‹ Recherches concernant la discrimination des plantes adventices en relation avec l'économie des sols des plantations d'Heveas et d'Elaeis de la Malaisie britanniqueChapitre 10 sur 121 · II. — Méthodes culturales en vogue dans les plantations · texte numérisé non relu

II. — Méthodes culturales en vogue dans les plantations

L'ère des ouvertures sur grande échelle ayant pris fin en 1929-31, nous résumerons en premier lieu les méthodes qui ont présidé à l'établissement des plantations, jusqu’à cette date.

La

Les principes généraux ont d’ailleurs peu varié depuis le début du siècle. Le soin et la méthode donnés à la réalisation ont, par contre, très rapidement progressé d’année en année.

A) BRULAGE

La forêt, abattue en principe de 0 à 1 m. 50 au-dessus du sol, est brûlée (après 6 semaines au moins d'attente), dès que les conditions atmosphériques sont favorables. Un bon brülage, affaire d'expert, ne laisse que des bois supérieurs à 12 cm. de diamètre. On recoupe alors le bois restant jusqu’à un diamètre donné, on met en tas et on rebrûle. (La tendance d’après guerre était de tout nettoyer, c'était le « Clean-Clearing ». Peu à peu on a admis de laisser aux agents naturels : termites, etc., le soin de nettoyer une grosse fraction des bois restants). Avant l'exploitation productive (cinquième année pour les Heveas, quatrième année pour les Palmes), un rebrûlage économique permet de se débarrasser de ce qui reste. Certaines Sociétés, dont la Socfn, laissent donc, au cours des premières années, tous les bois de diamètres supérieurs à 15 cm., ce qui présente un avantage notable dans la défense contre l’érosion et une certaine réserve de matière organique.

Page 1