I. — VALEUR DES METHODES PROPOSEES
Deux ans d'expériences ininterrompues semblent confirmer l'exactitude de notre hypothèse. Les plantes à sucs très acides se comportent, en général, beaucoup moins favorablement que les plantes à sucs plus ou moins neutres.
Cette méthode nous permet d'étudier les plantes dans leur habitat propre.
En effet, on sait que les cellules végétales peuvent rarement tolérer une acidité plus forte que 3,8, et nous n’avons pas trouvé de sections présentant cette réaction-limite.
Nous avons exposé, dans le paragraphe précédent, que nous n'avons pu décéler d’une facon très nette que l’acidification causée par quatre plantes. La méthode proposée, dont l'application est donnée dans le tableau suivant, semble donner une approximation suffisante pour un travail de sélection.
Méthode proposée,
Ecart-Suspension.
pH Sol pH Sol pH So CpH Racines JpH Tiges [pH Feuilles
Lycopodium c 4 ,80 4,4 4,2 4,2 492 Melastoma po 4,4 4,3 4,2 4, I Blechnum ori 4,5 4,7 4,5 4,5 JGleichenia 1 4,6 4,6 | 4,5
Nota:Toutes les mesures électrom triques ont été faîtes sur suspensions,
IR CONCLLSIONSTECEINIQUES
L'expérience nous a conduit à plusieurs conclusions :
a) Il ne faut utiliser, pour la détermination des pH, que des plantes poussant sur des sols normaux à pFI compris entre 4 et 4,8. Les sols moins acides conduisent aux conclusions tendancieuses.
136 ACIDIFICATION DU SOL
b) Il faut répéter les déterminations sur au moins dix échantillons prélevés en sols différents, mais de pH semblables.
Il est à remarquer que les pH des plantes varient plus ou moins avec le pH du sol.
Ce n’est d’ailleurs pas la seule cause de variation. Dans des sols de même pH, des plantes de mêmes espèces donnent parfois des indications différentes.
Il se peut que l’acidité dépende de la pauvreté du sol en minéraux et qu'il y ait une sorte d'adaptation.