H. — PRINCIPE DES METHODES PROPOSEES
Nous avons d’abord tenté de pallier à l’imprécision des mesures, en n’étudiart en laboratoire que des plantes poussant sur des sols à pH moins acide que la normale.
134 ACIDIFICATION DU SOL
Par exemple, le Mimosa invisa acidifie un sol neutre dans la proportion suivante :
aa 2H moyen,sol extérieur.| pH moyen, 801 adhérant A pH moyen Erreurs (suspens.) aux racines ( suspens.) Standard
Nous avons vite abandonné cette méthode, qui était tendancieuse et pourrait faire déconsidérer des plantes inaptes à acidiñer sensiblement des sols déjà très acides.
Nous avons ensuite tenté l'essai de cultures en solutions nutritives réglées à un pH normal, par ex. : 4,2. La variation du pH de la solution était notée. La méthode fut trouvée peu pratique et peu sûre, en raison de l’alcalinisation spontanée des solutions-types.
En définitive, nous nous sommes arrêtés à l’hypothèse suivante :
« Déterminer le pH moyen en suspension des par- « ties les moins lignifiées de la racine.
« Comparer ces valeurs au pH du sol contigu aux « racines.
« En déduire arbitraitement qu’une plante est « acidifiante si son acidité est nettement plus mar- « quée que celle du sol. Dire qu’elle est alcalinisante
« si son pH est nettement plus proche de la neutra- « lité. »
Notre hypothèse est en moyenne assez logique à un double point de vue :
a) Pendant la croissance de la plante. — Nous connaissons l'intensité des échanges osmotiques entre le sol et les différentes parties de la plante. Il y a tout lieu de supposer qu'il y a une relation étroite entre le pH des sections et le pH de la solution de sol, sucée par la région pilifère.
Nous savons que le pH en solution de nos sols est sensiblement neutre, en tous sols normaux. L’acidité de la solution de sol à l’intérieur des racines sera dépendante, dans une large mesure, de l'acidité des exsudations. Les exsudations seront d'ailleurs généralement plus acides que les solutions de sol absorbées.
En nous limitant à ce point de vue, il eût donc été plus exact de mesurer le pH en solution de la sève, au lieu du pH en suspension. Îl ressort de nos expériences que cette dernière estimation donne, en effet, des résultats plus constants et dignes de foi. Néanmoins, comme nous le verrons, la complication
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supplémentaire entraînée (filtrage sous vacuum très rapide, ou centrifugation) n’est pas justifiée en première analyse et dépasse le but cherché.
b) Pendant la décomposition de la plante. — La décomposition en surface du sol, comme nous le montrerons au cours de la cinquième partie, semble dépendre assez largement du PH original des tissus. Le pH en suspension semble alors la mesure la plus judicieuse. Nos expériences semblent confirmer ceci, quoiqu il reste encore de nombreux points obscurs.