TABLEAU N
C. — EXAMEN DES COURBES DE NEUTRALISATION DE LA SEVE (Voir p. 149)
__ a) Gleichenia Linearis. — 8 diminue brusquement après pH 5 indiquant la présence prépondérante d'acide malique. La présence d'acide oxalique n’est pas nette, mais elle est possible.
b) Lycopodium cernuum. —- I] y a encore prépondérance de malates. La décroissance progressive de 8 entre pH 5 et 6 indique la présence de citrates. Comme il n’y a pas de creux à pH 4 (causé par les citrates), on est amené à supposer une présence notable d’oxalate.
La présence de quelques phosphates semble probable par une reprise à pH 6,5. k
c) Mclastoma polyanthum. — La présence d’oxalate sem-
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ble indiquée par une petite bosse à pH 3,9. La présence de citrates (ou succinates?) est nettement marquée. La reprise de la courbe au-dessus de 6 indique la présence d’acides faibles : bicarbonates et, ou phosphates.
erhoul /iGn ecxasement ca /0. gros hnts fraucfe durs 40 es 0 du title
Schéma I. — Courbe de neutralisation de jus de racines.
Dans l’ensemble, cette courbe présente une régularité remarquable. On peut supposer à première vue (ce que nous vérifierons dans la 5° partie), que la décomposition de cette plante sera plus rapide et plus favorable que celle des autres.
d) Crotalaria. — La prépondérance de malates semble nettement marquée.
Le fort tamponnement dans la région acide est un signe défavorable pour la décomposition, à un degré moindre, néanmoins, que pour le Gleichenia et le Lycopodium.
154 ACIDIFICATION DU SOL
Ês
Schéma II. — Courbe de neutralisation de jus de racines.
D. — ESTIMATION DE LA CONCENTRATION TOTALE DES ACIDES ORGANIQUES DE LA SEVE, D’APRES LES COURBES DE NEUTRALISATION
a) Méthodes d'estimation. — Nous avons déjà exposé la méthode employée de calcul de l’Index-Tampon 8. On peut donc déduire de la courbe, le 8 correspondant au pK (pH d'effet tampon maximum) de l’acide cherché et calculer la concentration de cet acide (À) supposé seul par la formule :
quand pH = pK & = — (CAE R RASE
NOTA I. — Nous avons joint (schéma IT) la courbe de neutralisation de 4 Légumineuses remarquables par un fort tamponnement causé par acides faibles : bicarbonates et phosphates; on voit que d’un seul coup d'œil la discrimination des éléments-tampons dominants est facile.
NoTA II. -— Les feuilles sont très souvent beaucoup plus tamponnées que les racines. Pour les 4 plantes représentées graphiquement dans le schéma I, le tamponnement des feuilles est de deux à quatre fois supérieur à celui des racines. Nous avons représenté en pointillé, la courbe de neutralisation des feuilles de Gleichenia (échelle de NaOH et HCI réduite de moitié, pour faire tenir la courbe dans la feuille).
n remarquera la présence d’oxalates (environ de pH 4) de malates et d'acides faibles : bicarbonates et phosphates.
ACIDIFICATION DU SOL 155
Cette méthode demande une précision considérable dans la titration au voisinage du pK. Elle a un autre inconvénient : les pK des sels ne sont qu’approximativement connus (M. Small indique un pK de 3,9 pour les oxalates). L’acide oxalique, par contre, a un pK à 1,42, l’autre à 4,39. Le calcul indique que l’effet-tampon maximum devrait être voisin et très légèrement inférieur à 4,39.
Ïl vaut donc mieux utiliser des zones de pH assez larges (en particulier des zones variant de pH=0,5), sur lesquelles on a calculé d’avance le 8 moyen, pour une concentration acidique de 0,1 Molar.
D'après les courbes de M. Small (p. 363), on peut déterminer rapidement le 8 moyen pour une zone déterminée, par exemple :
Valeurs de $ pour une concentre on acidique de File -joeradsl oies Fast
Malates
Oxalates
Citrates
Tartrates
Nous ne savons pas jusqu’à quel point les courbes de M. Small peuvent être considérées comme précises, mais il ressort de la vérification de quelques points que leur exactitude est suffisante pour notre but.
Ex: Vérification pour les Malates.-
K =10-8%1 x 1020 PR SIL KT 0 7764X 0109
= coefficient de dissociation
(a) pour pH = 3.00 (H*) = 0,126 x 105 d'où; À" = 0.724 œ, = 0058 À = 2,303 x 0.724 ( 0.276) x 0.1 = O.0461I
JA = 2.503 x 0.058 (0.942) x 0.1 = 0.0726 . Pr3.o = 0.0587
(b) pour pH#Æ 5.40 nous avons trouvé = 0,0537
(c) pour pH = 4,94 nous avons trouvé 4 = 0.0629
NOTA. — Au-dessus de pH 5,4 il ne devient plus possible de négliger phosphates (8 — 0.008) et bicarbonates (8 — 0.016). Ces pH alcalins, ne nous ont pas préoccupés puisque notre but était en dehors d’une identification d’acide organique, de nous rendre compte, grosso modo, de l'intensité de leur concentration.
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On voit donc que, pour le cas général de nos plantes acides où les Malates sont prédominants et les oxalates masqués par des citrates, on pourra obtenir une bonne approximation de la molarité totale acidique, estimée en « équivalent-Malates », en se servant des coefficients calculés par M. Small pour les Malates.
Connaissant l’Index-tampon d’un jus de plantes au pH original, on pourra en déduire la concentration en « équivalent- Malates » par proportion. En effet, à un pH donné, À est proportionnel à la concentration acidique (A).
b) Application détaillée au Gleichenia. — Il a fallu 0,35 cc. N/10. NaOH pour alcaliniser de ApH = 0,5 le jus exprimé de 10 gr. de racines (dilué dans 40 cc. d’eau distillée re-bouillie). L’humidité d’un échantillon séparé étant 39,72 %, nous en déduisons que la sève occupait à peu près 3,97 cc. Le jus était à l’origine à pH : 4.936.
= — 0,0176 Moles par litre.
« L'équivalent Malates » aura donc une concentration totale acidique :
0,16 X 0.0176 COR 09 4=MOICS 0.052
; ces. noven Plante rtie pH ces. | +ApH ne fAséve de Malates Molarité des origin.| séve 0,1 Molar [équivalents Malates
Gleichenia|racines tiges feuilles
Lycopodium|racines tiges feuilles
Melastoma |racines tigen
Crotalaria|racines tiges
. + un un