Poids résiduel après le premier jour
végétaux sur leur décomposition.
accompagnée d'un séchage et d’un ratatinement général. La comparaison des chiffres de l'humidité originale et de la perte de poids en cinq jours, ne permet pas de déduire une relation nette entre ces chiffres. 11 semblerait donc, et l’observation tend à le confirmer, qu’il y ait eu, en dehors du séchage, une décomposition nette. (Rappelons que la disposition en trous était très favorable à la diminution de l’évaporation.)
c) Certaines plantes réputées à juste titre pour leur bonne et rapide décomposition ont subi, au cours des premières vingtquatre heures, une transformation profonde de coloration et perte de poids double ou triple des autres; ce sont : Hedyotis, Cheiïlanthes, Centrosema, Paspalum conjugatum.
Les feuilles d'Hevea, le Crotalaria, le Tephrosia, le Gleichenia, le Melastoma et aussi le Lycopodium, se sont mal comportés au cours de ce premier stade et n'ont rattrapé plus ou moins leur retard que grâce à une condensation d'humidité dans les trous, qui prit place entre le premier et le deuxième jour.
L'utilité fertilisante en surface du sol des débris végétaux de ces six origines, est probablement très intermittente et discutable en dehors des saisons de pluies régulières.
d) Les feuilles d'Hevea se distinguent particulièrement par leur capacité de rétention d’eau après les pluies. Il y a là un élément non négligeable dans l’économie d’un sol tropical. Les autres déchets sont beaucoup moins favorables à ce point de vue. Les deux moins mauvais sont le Tephrosia et le Melastoma.
e) Il nous a paru utile de cohsidérer le quotient — poids final humide
- — utilisé comme index de la décomposition.
poids sec original
Lorsqu'il y a simplement séchage, ce quotient doit être égal à 100 %, ou plutôt être supérieur, car ce poids final est un poids humide.
Connaissant l'analyse moyenne faite en notre laboratoire d'engrais verts de même origine, il nous a semblé alors intéressant de chercher quelles relations cet indice pouvait avoir avec les facteurs : N %, pH, humidité, lignine, de l’engrais vert original.
f) Les schémas, ci-joints, semblent montrer une relation assez nette entre la teneur en azote et l'indice de décomposition.
L’index de décomposition passe par un minimum au voisinage de N — 3 %, indiquant une décomposition avancée accom-
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Variation du poids des engrais verts dans le temps.
pagnée de pertes. [l est probable que les teneurs d’azote supérieures à 4 % ont permis une synthétisation rapide des produits de la décomposition, sous forme de protoplasme micro-organique qui a évité les pertes de CO: et NH: par évaporation.
Cette conclusion importante demande confirmation; elle cadre néanmoins assez bien avec les remarques faites page 168 à propos des plantes à rapport C/N inférieur à 12.
g) Le pH originel des tissus végétaux semble avoir une influence.
La perte de poids augmente en se rapprochant de la neutralité. Ceci semble raisonnable lorsqu'on se rappelle que dans les médiums à acidité décroissante, l’action bactérienne l’emporte rapidement sur l’action des fungi. L'action bactérienne est réputée peu économique pour les cycles de l'azote et du
carbone.
Nous proposons l'explication suivante:
pH original resultats en I jour Resultats en 24 jours
5,9 à 4,2 - La perte de poids est Relativement pau de assez faible.Nous l'attribuons au seohage,. ertes,grucs à uno 4,2 à 56,2 - Perte minima.Nous suppôsons [synthetisation fungiune activité fungicidale de synthetisation maxima cidale active.
5,2 à 5,75 -Perte maxime probablement Perte maxima probable. causée par une aotivité bacterienne. causée par une activi- 5,75 à 6,5 - Nous n'avons que 2 points. té bacterienne,
Zone imprecise-.
h) L'influence de l’humidité des tissus est moins nette que les deux facteurs précédents. La relation semble tout de même se manifester.
1) Même remarque pour la teneur en lignine.
j) Nous avons essayé de comparer les pertes de’ poids après les premières vingt-quatre heures avec les différentes constantes de l’analyse chimique. Tous les graphiques tracés, ne représentent qu’une série de points disséminés, semble-t-il, par le hasard. Nous ne les reproduisons pas.
Un seul graphique représente une répartition de points réguliers. Il s’agit de la perte de poids après le premier jour, en fonction de la réaction ionique des tissus végétaux à l’origine. [Il semblerait donc que l’hypothèse émise à ce sujet au cours du premier chapitre de cette cinquième partie soit justifiée.
Cette courbe nous indique un minimum de perte en un jour pour des réactions pH comprises entre 4,5 et 5,0, et un maximum pour les réactions 5,25 à 5,50. Il est également possible qu'il y ait un second maximum vers pH 6, ce qui n'est pas très clair.
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k) Conclusion. — Cette expérience tentée sur des bases rappelant les conditions naturelles des champs semble confirmer l'application à nos sols d’une partie des connaissances générales exposées au cours du premier chapitre de la cinquième partie de cette étude.