D. — DEUXIEME ESSAI DANS LES TROUS
Il nous a paru utile de répéter la précédente expérience pour élucider ce point important : « Le régime de la décomposition des déchets est-il réglé dans une certaine mesure, par le pH originel des tissus? Ÿ a-t-il là une information de valeur pratique? »
La même expérience fut recommencée avec vingt et une
herbes différentes dont les pH couvraient une zone assez continue de 4,2 à 5,8.
Nous nous sommes limités aux pesées après vingt-quatre heures et quarante-huit heures, ce qui, d’après l'essai précédent, devait suffire pour indiquer l'allure de la décomposition. En effet, nous avons vu que les plantes a décomposition rapide subissent la transformation la plus importante au cours des premières vingt-quatre heures.
De l'examen des courbes, nous déduisons que :
a) Le pH originel semble, en effet, influencer profondément le mode de décomposition, au moins au cours des deux premiers jours.
b) Le pH des tissus après vingt-quatre heures de décomposition ne signifie plus rien.
c) Toutes les décompositions créent une alcalinisation des tissus, sauf pour le Bromheadia. Il y a évidemment décomposition des acides organiques et libération de bases. Le phénomène est particulièrement remarquable pour le Tephrosia.
d) Le raisonnement fait supposer que les plantes à pH <4,7 subissent, au début du moins, un séchage plutôt qu’une décomposition. Ces plantes peuvent donc, à ce titre, être a priori, sujettes à caution.
e) Il est assez difficile d'expliquer le « trou » de la courbe entre pH 5,2 et 5,6. Nous verrons, au cours d’autres expériences, que cette zone semble correspondre à une nitrification notable. Nous ignorons encore si ces phénomènes peuvent être rapprochés.
Décomposition des plantes dans les trous ( deuxiéms expérience)
3 | pH . PH ph No Plente Plantes aprés
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