Édit. Hieron. Wolfius. Bàle, 1631 ; p
de l'auteur ut: l'kpitrk. 23
n'avons pas rapportés ici : «Les amazones faisaient la guerre pour Antiopc [sœur] d'Hippolytc. » Ce qui fait suppléer clSïXqhv à ces mots, ce sont, comme plus haut, les témoignages de plusieurs auteurs qui affirment qu'Antiopc était sœur d'Hippolvte. Pausanias (liv. 1 , cliap. 41) : iTnroXurnv <P* «JtAÇav omolv Arrtttmç. Justin (liv. 2, chap. 4) : Multœ cœsœ captœque ; in /lis duœ
Ànliopœ sorores Hippolyte a Theseo. Hyginus (30.° fable
mvthol.) : Hippolyten , Martis filiam, comparé à fable 241 : Jntiopam, Martis filiam. D'après ces trois auteurs (Pausanias, Justin et Hvginus) Antiopc était donc sœur d'Hippolvte; aussi sommes-nous fondé à sous-entendre aJïX<p»v dans notre passage.
On trouve aussi un exemple dans Euripide 1 : Tetv ruv ettôtgi SivGtev AiorKytçtov EXtratv ix TlgiA/xu ko/ahtsu 3tA&>v etc.. L'édition classique de Fix et Lebas reconnaît l'ellipse dWiAp» et renvoie à Burnouf, Gr. gr. $. 310, qui admet aussi cette ellipse.
On peut encore citer le passage suivant de Plutarque, Conjugalia prœcepta, chap. 18 cf dernier : Ta <Te Qtxvvç Koir/xtat , xaii KXtoC*Xivnç , Kti Topyovç Ttiç AteoViS\i yvvciiKOç, Kat.iTifAox.Xux.: rmç &tctytvvç ctStXynç-, x*/ KXctvfsctç t»ç 7retXataç, Kett KoçvtiXixç t»ç ZKtTTttovoç, nai o<rau tyîvovro ^avfxarraLi km TrtçiConroi. . . . Sed Tîieanus ornamenta , et Cleobulinœ , et Gorgus quœ Leonidœ fuit uxor . et Timoctccr quœ Theagenis soror, et Claudiœ iilius priscœ et Cornel iae Scipionis sororis, aliarum
que illustres famœ mulierum C'est un exemple cité dans
le Ttiesaurus d' Etienne. On voit que le traducteur l'a entendu comme lui. Btthr, professeur à Heidelberg, dans sa traduction allemande de Plutarque*, l'a entendu de même : und einer Corneliœ der Sc/uvester des Scipio Et dans les notes il dit :
1 . Jphig. in Aulid. , v. 708 ou 773 dans les éditions avanl celle de Malin»*. Dans celle de Malthia:, vers 758.
2. Collection dr Ta/cl, Osiandtr cl Schwab; 51.' vol.; 26: de lMularq. Shillgard, l*2î>.
. Cornélie, la fameuse mère des deux Gracques, la sœur de «Scipion V Africain.*
Ceux qui , s'autorisant des exemples que nous venons de citer, pensent avec nous qu'on peut suppléer a/sA^oç à IvSkç icutetC*. ajoutent que dans l'Ancien -Testament le mot nx (frère) se sous-entend de la même manière, et ils citent à l'appui de leur opinion le passage suivant de 2 Samuel XXI, 19, où d'après le passage parallèle des Chroniques (1 Chron. XX, 6) "»nK doit
être sous-entendu avant JP^a :
1 Chron. XX, 5 : Tan Jvb vtk w^tk v^ia un>x !p Elchanan,Jih de Jahir, tua Lachmi, frère de Goliath , le Guilhien.
2Sam.XXI,19 : "»pan mVriw ■wbnn'»3 d^'k njp-ja }3n*>x ?p
Elcfianan , fils de Jaharè Oreguim Bethléemite, tua [le frère] de Goliath , le Guithien.
On sait, d'après l'histoire que Goliath ne fut pas lue dans cette occasion : aidé donc, d'un QÔté de l'histoire, et de l'autre du passage parallèle des Chroniques, où il s'agit du même fait, on conclut qu'il faut traduire n^"JiK par [le frère) de Goliath,
sous-entendant ainsi ">nx. Mais on ne peut en toute justice
s'appuyer sur ces deux passages , attendu qu'aux yeux de tous les critiques 2 Samuel XXI, 19' est un passage fort mutilé; si l'on veut le comparer avec soin à 1 Chron. XX, 5, on verra en effet que dans 2 Samuel XXI, 19 :