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1. Le fait que rapporte l'auteur du second livre de Samuel, se passait sur la fia du règne de David, tandis que ce monarque, comme on sait, tua Goliath, qu'il n'était encore que berger. Voy. 1 Sam. XVII.
2. Il n'est pas inutile de rapporter ici la Iraduction des deux passages, par les Sep ta nie :
Premier livre des Chroniques , ch. XX, vers. 19 .- Kai fvxra^ty E*»*r*»
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Second livre de Samuel, ch. XXI, vers. 19 : K*/ tirxret^it Fxiaratr sçmgny.
c Y>xiQ}.tifAi<Tx( Ter T'-Ktx e l tc» r»9aitr. On voit que l'auteur grec du second livre de Samuel ne h est p.».s arrêté à la
de l'auteur de l'épitre. 25
2. ° Que de la particule nt< des Chroniques on a fait iva • qui, joint à "»)3nV, a fait Belhléemite ;
3. ° Qu'on a converti au contraire int< /reVe, en la particule nx, pour la joindre à rpJtt, Goliath;
4. ° Qu'on a mis après "njP ' e mot Dia .l fc< » q iu 86 lr ° uve de nouveau à la fin du verset 19, et ne doit être en effet que là, comme aussi il n'est qu'à la fin du verset dans le passage des Chroniques. La preuve que ce mot UTÏx est de trop dans le
texte, c'est que les critiques ont remarqué que, dans les manuscrits hébreux, chaque ligne est composée de trente lettres requises, et qu'en supprimant nWK après les autres corrections faites, comme nous les avons indiquées, on trouve effectivement les trente lettres, sans quoi il s'en trouve une de trop. Ces divers, motifs ont porté les savants à penser qu'il fallait rétablir le passage de Samuel par le passage parallèle des Chroniques.
Nous ne pouvons donc nous appuyer sur ces deux endroits de l'Ancien -Testament pour montrer que les Hébreux sousentendaient aussi quelquefois le mot n« frère.
Toutefois les exemples tirés des auteurs grecs n'eu demeurent pas moins comme preuve de l'ellipse que nous soutenons, et aucun motif, venant d'ailleurs, ne peut nous empêcher de traduire IvSkç Ixku&u par Jude [frère] de Jacques, et d'établir ainsi que Jacques, fils d'Alphée, avait un frère apôtre du nom de Jude. Des motifs même assez forts nous y engagent.
En effet, il nous semble étonnant que S. Luc, dans son Evangile (VI, 16) et dans ses Actes (I, 13), eût appelé simplement Jude . fils d'un certain Jacques, sans dire qui était ce dernier, d'autant mieux que dans son catalogue des apôtres il venait déjà de
contradiction historique, et qu'il a traduit le texte hébreu, tel qu'il l'a trouvé, sans exprimer le mol frère que l'on croit sous-entendu dans le second livre de Samuel; preuve, à ce qu'il parait, que l'ellipse ue se reproduisait pas dans le style hébraïque.
parler de deux Jacques. Il aurait prêté par là à une incertitude trop évidente ; on n'aurait vraiment su à quoi s'en tenir sur ce Jacques, dont il disait que Jude était le fils.
Qu'on ne dise pas, pour trancher la difficulté, que ce Jacques était précisément le dernier qu'il venait de nommer, c'est-à-dire Jacques, fils d'Alphée; car il n'est pas probable que le père et le fils fussent en même temps au nombre des douze apôtres, et la chose eût été assez extraordinaire pour que Luc ne sousentendit pas le mot y/oç, mais l'exprimât, afin de ne prêter à aucune amphibologie. D'ailleurs si l'apôtre Jacques, fils d'Alphée, est le même que Jacques, fils de Marie et de Clopas', dont Jésus-Christ était le neveu*, ce qu'on accorde généralement, il est appelé par les évangélistes fJLtttçoç 3 , ce qui doit venir probablement de sa différence d'âge avec Jacques, fils de Zébédée, qu'on a coutume d'appeler le majeur; comment alors admettre qu'il eût un fils qui fût assez âgé pour être parmi les apôtres. Jude ne peut pas être davantage fils de Jacques, frère de Jean, car Luc l'aurait dit pour qu'on ne crût pas qu'il était fils du dernier Jacques qu'il venait de nommer. Tous ces motifs nous portent à croire que Jude l'apôtre est bien le frère de Jacques, fils d'Alphée.
Cependant on tire plusieurs objections, contre notre opinion, de la manière dont sont énumérés les noms des apôtres dans les quatre catalogues que nous avons: Matth. X, 2 — 4; Marc MI, 16 — 19; Luc VI, 14 — 16; Act. I, 13.
Ainsi , de la comparaison de I«<fc*ç I«jt&»C« avec lct>tû>Coç AA<pee*« (Act. I, 13), on conclut qu'il faut traduire I«<T*ç 1*kû>C* par Jude [fils] de Jacques, comme il est certain d'après les autres catalogues qu'il faut traduire IatxaCoç AApsuou par Jacques [fils] dïÂlphèe.