De hebraismis N. T. commentarius. Leyde, 1665; 2/ édiu
3. Matlh. XII, 46 — 50 [parallèles: Marc III , 21. 31— 35; Luc VIII, 1»— 21]; MaUh. XIII, 55 [parallèles : Marc VI, 3] ; Jean II, 12; Jean VII, 2 — 5. 10; Acu I, 14; 1 Cor. IX; 5.
4. Matth. XXVII, 56; Marc XV, 40. 47 ; XVI, 1 ; Luc XXIV, 10.
5. Jean XIX, 25, comparé avec Matth. XXVII, 61; XXVIII, 1, et les passages de la note 4.
DE LAUTEU» DE L'fcPlTftE. ,'J1
B. Les frères de Jésus sont nés de Joseph et de Marie. Cette opinion a été soutenue dans les temps modernes, principalement par Herder' , et elle n'est pas nouvelle 9 . Marie, mère de Jésus, aurait eu ainsi plusieurs enfants des deux sexes après avoir rais au monde son premier- né. Cette opinion, tout en étant sujette à l'inconvénient de la précédente, est combattue encore par une bonne raison , c'est que , d'après Jean XV, 26. 27 , la mère du Sauveur était sans appui à l'époque de la passion, et, par suite, ce semble, sans enfants; car ceux-ci n'auraient pas souffert que leur mère habitât hors de chez eux, et fût entretenue par d'autres que par eux ; d'autant plus qu'elle aurait eu des filles (Matth. XIII , 65 ; Marc VI , 3) , personnes dont l'amour filial est, en général , très-grand , et qui n'auraient jamais abandonné leur mère, lors môme que leurs frères l'eussent fait* On répond 3 , il est vrai , que les frères de Jésus étaient peut-être encore incrédules (Jean VII , 5) , ce qui aurait rendu leurs rapports avec Marie pénibles et désagréables s'ils avaient habité sous le même toit. Mais il est peu probable que les frères de Jésus -Christ fussent encore incrédules à cette époque reculée ; car nous les voyons quarante jours après (Act. I, 14); priant avec les apôtres et Marie, mère de Jésus. D'ailleurs, l'obstacle de leur incrédulité momentanée disparaissait aux yeux de Jésus, qui connaissait l'avenir.
On objecte encore que ces ttStxçot tm Kugtou sont presque toujours avec Marie, mère de Jésus-Christ 4 , d'où l'on conclut qu'il est naturel de croire que Marie était leur mère. Mais il faut
1. Briefe zweener Brader Jesu (Jacobi et Jud*) in unserm Kan. Lerago,
2. Grégoire* de Nysse et Nicèphore CalUste l'ont partagée. Voy. p. 72. l'indication de leurs passages.