‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 17 sur 77 · Ce sont les frères de Jésus qui parlent · texte numérisé non relu

Ce sont les frères de Jésus qui parlent

db l'auteur de l'î pitre. 45

mains (*<fiA$oi). Le mot disciple ne doit donc pas s'entendre ici des douze apôtres. D'ailleurs , les frères de Jésus-Christ ont parfaitement l'air, d'après ce passage, d'être du nombre des disciples.

Quant à Actes 1,14, nous répéterons ce que nous avons déjà dit plusieurs fois , c'est que Luc, lorsqu'il dit: les frères de Jésus, peut fort bien ne vouloir parler que de Simon et de Joses ; et lors même qu'il voulût parler de Jacques, Joses, Simon et Jude (Matth. XIII, 56), on n'aurait pas plus le droit de retrancher (et nous disons cela aussi pour Jean II , 12) Jacques et Jude du nombre des apôtres (parce qu'ils sont nommés séparément, sans que l'épilhète d'apôtres leur soit donnée), qu'on n'aurait celui d'en retrancher Pierre, dans les passages suivants: Attox.çâttç Je o ïltrgoç km ot enroffroXot tmov'. « N 'avons-nous pas le

«pouvoir de mener avec nous une femme comme les

«autres apôtres et Céphas.'» Cet argument nous parait sans réplique; aussi vaut- il mieux dire que, dans les deux passages en question , le style est aussi peu précis que dans les derniers que nous venons de citer; et que, tous les aftà<pot de Jésus-Christ eussent -ils été au nombre des apôtres, ou n'y en eût-il eu aucun, Luc (Act. I, 14) et Jean (II, 12) voulant insister sur leur présence, ne se seraient pas exprimés autrement qu'ils l'ont fait (xcei ot ebh\$ot clvtv kcu ot fxetBtirett aura [Act. I, 14], de même que Utr§oç Kctt ot tt7ro<rro\ot). Du reste, ce style peu précis n'entraînait aucun inconvénient, parce que les auteurs sacrés s'adressaient à des contemporains, qui connaissaient les faits et pour lesquels des détails circonstanciés n'étaient pas aussi nécessaires que pour nous.

On présente encore un argument à l'appui de l'idée qui distingue les «A Açoi des apôtres. On objecte que Marc ( III ,

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