‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 19 sur 77 · Matlb; X, 2^4} Mare 111,1»-' 19; Ut Vi,'r4^l6. /l/ * wA · texte numérisé non relu

Matlb; X, 2^4} Mare 111,1»-' 19; Ut Vi,'r4^l6. /l/ * wA

2. Brun, Essai d'une introduction critique. : . . *J'ép1tre dtf\te?l*rAf*!f 1842, p. 14. • 1 - •'" ' 1 ■ 1 " ' r * ••-f *'"P ' ,n *'

3. Âdumbrationet ad epistolaih Juâet' (Clem. Alex: Opp. Edîtl'PdUer. J Oxonii, 1715, p. 1008).

de l'auteur de l'épitre. 49

et Jude, aeAxpoj de Jésus-Christ, soient mis au nombre des apôtres , c'est-à-dire, soient les mêmes que les apôtres Jude et Jacques, fils d'Alphée; il est temps d'exposer les raisons qui l'appuient.

Mais avant d'entrer en matière, nous devons rappeler de nouveau, que plusieurs des arguments qui vont suivre ne s'appliquent d'une manière directe qu'à Jacques. Cela toutefois nous suffit, car prouver que Jacques, ahxçoç de Jésus-Christ, est le même que l'apôtre Jacques, fils d'Alphée, c'est prouver que Jude, frère du premier, est le même que Jude l'apôtre, frère du second, puisque les deux Jacques ont chacun un frère du nom de Jude, à moins d'admettre que l'un des deux Jacques eût plusieurs frères du nom de Jude, ce qui n'est pas probable. *

Un premier argument donc en notre faveur, c'est l'identité des noms AXÇcuoç et KAowatç *. On sait que Marie, sœur de la mère de Jésus-Christ, mère de Jacques et de Joses, et mère aussi de Simon et de Jude, car nous espérons avoir prouvé (p. 33 — 38) que les *hX<poi de Jésus-Christ (Matth. XIII , ÔÔ ; Marc VI , 3) doivent se confondre avec les cousins germains, on sait, dis -je, que cette Marie était épouse de Clopas 3 (Jean XIX, 25) ; c'est ce qu'on voit

1. On voit maintenant pourquoi nous avons attaché tant d'importance à prouver (p. 21 — 28) que Jacques l'apotrc, fils d'Alphée, avait un frère apôtre du nom Jude (l«Jkc [*e&A?o<] UxmCiv).

2. Et non Kx««*-«c, comme dans la Vulgate. Voy. Grie*back y Nov. Testant, grœce; 2/ édit., 1." vol.; 1796, p. 642.

3. Luc (XXIV, 18) parle d'un Cléopas (K**mt* { ), mais ce doit être une autre personne, à cause de la différence de forme des deux mots; car K*«wr*ç trahit une origine grecque. En effet, il est mis pour Kxiojr«<m^ comme Avrorac pour Arrflr«<r»/. La version syriaque, qui se sert souvent de synonymes, a distingué K>i*ir«c (Luc XXIV, 18) d'Alphée. Cette observation réfute l'objection d'fferder qui , soutenant que le Ka«gv«c de Luc est le même que le Ka»w*c de Jean , prétend que Luc qui se sert du mot Alphée, n'aurait pas appelé le même homme, dans le même Évangile, de deux noms différents, ce qui prouverait, scion lui, qu' Alphée et Cléopas ne sont pas le même nom.

en combinant les passages indiqués dans la note 1.* Et si Clopas est le même nom qu'^lplœe, comme nous nous proposons de le démontrer, c'est une présomption en faveur de l'idée, que les apôtres Jude et Jacques qui sont Jils d'ÀlpIxèe, sont les mêmes que les apôtres Jude et Jacques, cousins de Jésus-Cbrist *,JiIs de Marie et de Clopas, puisque le nom de leurs pères est le même. En effet, le mot araméen "•fiVn admet deux prononciations 3 :

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