‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 20 sur 77 · ç^n. Lorsque les Grecs ont à traduire des mots de · texte numérisé non relu

ç^n. Lorsque les Grecs ont à traduire des mots de

celle sorte, ils rejettent l'aspiration orientale du n et ajoutent la terminaison oc* ^aVn devient alors AAç«/cç. Matthieu, Marc

et Luc suivent cette prononciation , dans leurs catalogues des apôtres. Du reste on trouve des exemples de transformation de cette sorte. Les septante traduisent le mot 'an (Aggée) par Ayytttç»

2. ° ifi *Vn. Le n des Hébreux est souvent changé par les Grecs en Katmai -, de la sorte ''B'Vi se convertit en KAawa/ ou KA«:ree. Jean (XIX, 25) a suivi cette prononciation. On trouve aussi, comme pour le cas précédent, des exemples d'une pareille transformation. Voyez 2 Chron. XXX, 1 , où le mol noa est traduit par les Septante par Qa<rtx ; Genèse XXII, 24, nno , Septante : TctCex , etc.

Cet argument est aussi invoqué par ceux 4 qui , admettant

1. Maltb. XXVII, 56; Marc XV, 40. 47 ; XVI , 1 i Lue XXIV, 10. -±- Jean XIX, 25, comparé avecMallh. XXVII, Gl ; XXV 111, 1 et les passages avait le trait.

2. Que l'on n'oublie pas, que V existence de cousins germains de J. C. est un fait incontesté, et qu'ici la question est seulement celle-ci t Jacques, fils de Clopas et Y un de ces cousins germains, n'est- il pas te même que Jacques l'apôtre t rVUdMl 1 phee ? — Lorsque nous parlions encore (p. 37) des cousins germains de J»£v, nous ne mettions pas non plus en doute leur existence ; nous tâchions seulement de prouver qu'ils étaient les mêmes que les &&\<pu de J. C. ( Matth. XIII*, 55).

3. Voy. Lightfoot, Ho ras hebraicœ et Talmudicce, in~4.° Evangel. c, tractaU. chorogr. cur. J. B. Carpzov, Leips., 1GM.

A. De Mette, Guericke.

i>k l'auteur de l'épitre. ol

que Jude l'apôtre est fils d'un Jacques inconnu et non frère de Jacques, fils d'Alphée, pensent cependant que celui-ci était le même que le cousin germain de Jésus-Christ; le distinguant toutefois de l'*<feApoç de Jésus-Christ, qu'ils disent être frère propre de Jésus, et le même dont parle S. Paul (Gai. I, 19). Ils admettent donc deux Jacques : le cousin germain qui était apôtre , et le frère de Jésus-Christ.

Mais quelques critiques 1 croient que le Jacques, appelé aussi par Paul cuTfeApoç de Jésus-Christ (Gai. I, 19)% était le même que le fils d'Alphée, c'est-à-dire que l'apôtre. Ils sont donc obligés de traduire chez Paul , sans aucun motif, «oftApeç par cousin, ce qu'ils ne font pas chez les évangélistes , où ils traduisent cufkApcç par frère. Guericke et De IVette sont donc plus conséquents d'admettre que le Jacques des Gala tes (I, 19) est aussi un des propres frères de Jésus-Christ (Matth. XIII , 55) , et non le fils d'Alphée.

D'autres 3 évitent la difficulté en disant que ce titre dî«/*A<poç donné par Paul (Gai. I, 19) à Jacques l'apôtre, fils d'Alphée, est peut-être un titre honorifique, dont il fut revêtu par les judéochrétiens, quoiqu'il ne fût réellement que cousin de Jésus-Christ, c'est-à-dire fils de Marie et d'Alphée (ou Clopas) et apôtre, à cause de l'importance qu'ils donnaient aux rapports de famille. Ces critiques pensent donc que le Jacques des Galates, quoiqu'il soit appelé ttStXçoç du Seigneur, est le même que Jacques l'apôtre, fils d'Alphée ou Clopas, cousin germain de Jésus-Christ; mais qu'il est différent du Jacques de Matthieu (XIII, 55) et de Marc (VI, 3), qui est appelé cependant aussi cuTfcApoç de Jésus^Christ, Ces critiques, comme on le voit, ainsi que ceux

qui précèdent (Schott, Jessien, Neudecker) , admettent encore

1. Schott, Jessien, Neudecker, Lehrb. der histor. krit. Elnleil. in das N. T., etc. Leips., 1840.

2. Je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques, le frère du Seigneur.

3. Neander, Ifïner, Comm. in ep. ad Gai. Lcips., 1829; 3.' édit., p. 62.

i>2 INTRODUCTION.

deux Jacques: le cousin et le frère, différant en ce sens de De Welle et de Guericke, qu'ils pensent que le Jacques des Galates (I, 19) est le même que l'apôtre et cousin de Jésus- Christ, tandis que ces derniers l'en distinguent et le regardent comme le même à qui Matthieu (XIII, 66) et Marc (VI, 3) donnent le titre d'aJWupoç de Jésus-Christ, interprétant ce mot dans le sens de frère proprement dit.

Un second argument en faveur de l'identité de Jacques, fils d'Alphée', et de Jacques, ctfthçoç de Jésus-Christ (Mattb. XIII, 66 , et Gai. I, 19), c'est d'abord, que dans les Actes il n'est fait absolument mention , après la mort du fils de Zébédée', que d'un seul Jacques 3 , ce qui prouve qu'il n'y avait alors dans l'Église chrétienne qu'une seule personne un peu marquante de ce nom, et ensuite que ce Jacques est revêtu d'une autorité, telle qu'aucun motif autre que celui de son apostolat ne pourrait l'expliquer.

Les passages où il est parlé de ce Jacques sont les suivants : Act. XII, 17; XV, 13; XXI, 18; 1 Cor. XV, 7; Gai. I, 17; II, 9; II, 12. • • ■ ..i ii

Puisqu'il est constant, de l'avis de tous les critiques, qu'il s'agit , dans ces divers passages des Actes et des Lpitres, du même Jacques, et que Paul l'appelle o/fcAÇoç de Jésus-Christ, il nty'a aucun motif pour ne pas prendre ce mot dans le même sens que dans les Evangiles, et ne pas le regarder comme le même que Jacques, «<AiA<poç de Jésus-Christ (Malth. XIII, 66); dès lors, si l'on n'admet pas qu'il soit identique avec Jacques, fitsd'A4pbée^ apôtre et cousin germain de Jésus-Christ , qu'est devenu ce dernier Jacques? Pourquoi les Actes n'en parlent-ils pas? Cependant nous n'insisterons pas fortement sur ce point , car on pourrait

1. Désormais le même que le cousin de J. C , fils de Marie et <k Glopae. Aucun critique ne nie plus ce point.

Page 1