‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 35 sur 77 · DATE · texte numérisé non relu

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Il établit son opinion par sept preuves; nous n'entreprendrons pas de les réfuter les unes après les autres. Nous nous bornerons à examiner celles qui paraissent les plus solides. D'ailleurs celles que nous laissons de côté, sont tellement invraisemblables, qu'elles se réfutent d'elles-mêmes.

1. ° «Il paraît, dit-il, d'après le verset 17, qu'il ne se trouvait «plus aucun apôtre parmi les lecteurs. B II conclut de là que l'épUre a dû être écrite assez tard. Mais ce verset peut ne faire allusion qu'à l'éloignement des apôtres et non à leur mort; on sait en effet qu'ils ne séjournaient pas longtemps dans une ville, à moins qu'ils ne l'eussent choisie pour centre d'action. D'ailleurs le mot souvenez-vous ne peut pas faire allusion à un temps bien reculé; l'auteur montre plutôt par là, qu'il s'adressait à des hommes qui avaient vécu du temps des apôtres , qui avaient écouté leurs enseignements, et que lui-même était leur contemporain Et lors même que le verset 17 devrait s'entendre de la mort des apôtres, qui avaient fait les prédictions qu'il rappelle, son contenu nous paraîtrait presque aussi rigoureusement juste et vrai à l'an 68 ou 69 qu'en l'an 80 , attendu que dans ce verset Jude ne veut pas parler de tous les apôtres , mais de ceux seulement qui avaient évangélisé ses lecteurs.

2. ° Credner dit encore en faveur de son opinion que « le mot « «Aeoç (miséricorde) , qui se trouve dans la salutation (verset 2), «indique un temps postérieur à la ruine de Jérusalem," parce qu'il se trouve dans 2 Jean, verset 3; 1 Tim. 1 , 2; 2 Tim. 1,2; Tite 1,4, épîtres qu'il croit avoir été rédigées après la destruction de cette ville, «comme si,» dit Gueriche, «il n'y avait « pas eu auparavant de raison pour souhaiter la miséricorde à «quelqu'un. 1 *

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