‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 37 sur 77 · STYLE · texte numérisé non relu

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saire; Jude ne parle nullement de sectes et d'hérésies; ces maux naquirent plus lard, et, comme nous croyons l'avoir montré pages 89 — 91, Jude ne prit la plume que pour prémunir les chrétiens de son temps contre les séductions de gens impies et immoraux apparus à cette époque, qui se fit remarquer par la complète désorganisation des Juifs.

Voilà pour la date de l'épttre, quant au lieu où Jude l'a écrite, on n'en trouve aucune trace, ni dans l'histoire, ni dans Pépître, ni dans sa souscription. 11 est possible cependant qu'elle ait été écrite sur le théâtre même des vices, qu'elle était destinée à combattre, c'est-à-dire, en Palestine, à Jérusalem. Ce qui semblerait le faire croire, c'est la description détaillée et précise qui est donnée de ces égarements. Voyez encore sur le lieu, V Exégèse du verset 13.

Style de l'épitre.

Le style de l'Épitre de Jude est succinct, lumineux et énergique; ail se recommande en général, nous dit Schotl, par sa « clarté , sa brièveté et sa gravité. » De plus , le langage en est pur, et orné de traits saillants et d'élégantes métaphores. « L'épitre , ajoute De fVette y est écrite en bon grec, et rarement « il se présente des mots qui se rapprochent de la langue hé*

«braïque Le style est un peu dur; mais il trahit une

«certaine connaissance de la langue grecque.» On y trouve beaucoup de locutions qu'on rencontre dans les autres livres du Nouveau -Testament. Cependant l'épitre en a de tout particulières à elle. Nous en donnons ici le tableau; nous l'empruntons à Schott, complété par Scharling.

Verset 1. tv àta> ttyKtcfxtvot , sanctifiés en Dieu;

Xgtrre* rnnçnfAtvoi-, conservés par Christ ;. 3. ffTroufhv TTotettrQcti, mettre de l'empressement ;

trr<ty!.)Vit*<A%t , combative ;

Verset 4

» VI avi * •

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jivu is f nai. (po/i/&>, ueperir , seener ,

ei 07rwpa,j automne ,

OiÇ tXTTOQCLVC v~CL ,

aeux jois morts , c est-a-aire, entiere-

furieux, farouches;

fTrttQçitjttV ,

écumer, jeter de l'écume;

ourrtiptç 7r\etvnTeti ,

étoiles errantes;

convaincre quelqu'un de quelque-

chose de mauvais ;

murmurateurs ;

fAtfJL*\,ifA0lÇ0l ,

qui aime à se plaindre toujours;

$cLv/j,et%tiv7r(>orw7ret, honorer les gens qui ont de l'apparence,

on trouve ailleurs dans le Nouveau-

Testament , «/ç 7rgo<rûJ7rov oLvbpcûTrov

QXeTretv, ou ço-t&ttov tzvôçemK

fèXtTTUV J

m séparer par une limite;

tLyitaretrfi ,

très-sainte ;

CLJTTCLtfTOt ,

qui ne bronche jamais.

Berlholdt (p. 3194) et SchmidC (p. 314), [et ils ont été les

1. Histor. krit. Einleit. iru N. T. Gicssen, 18<M. N. T. .t., 1818, p. 314.

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