De scripfuris canonic. Wittemb
CANONICITÉ DE t'ÉPITRE. 125
Les auteurs anciens qui nous parlent des doutes qu'on eut à son sujet sont : Eusèbe (f 340) ', Didyme d'Alexandrie (f 370)% Grégoire de Nazianze ou le Théologien (f 39 1) 3 , Jmphiloque (f 394 ) 4 , Jérôme (f 420) 5 , Théodore de Mopsueste (f 429 ) 6 et Junilius (VI.* s.) 7 ; quelques-uns en indiquent la cause (Didyme et Jérôme), et quelques autres la partagent; ce sont : Eusèbe, qui la place, par trois fois, dans les antilégomènes ; Grégoire de Nazianze et Amphiloque, qui recommandent de ne recevoir sur les sept épltres catholiques que les trois suivantes : Jacques, 1 Pierre, 1 Jean (le premier cependant, dans le second des passages cités, les regarde toutes les sept comme authentiques); Théodore de Mopsueste, qui rejette les épltres catholiques, et Junilius, qui place au second rang Fépltre de Jude, en l'appelant une épttre mediœ auctoritalis , par opposition aux autres qui sont des épltres perfectœ auctoritatis.
Parmi tes modernes, Luther (p. 155), Semler (p. 169-173), Bollen*, Ritper 9 et Michaelis (t. IV), nient l'authenticité de l'épitre, et pensent qu'un imposteur a pris le nom de l'apôtre Jude pour la faire adopter.' 0
1. Hist. ceci., 1. II, c. 23; III, 25 ; VI , 13. 14. Voy. le g. 3 du cfaap. IV.
2. Enarrat. in ep. Jud. Voy. Magn. Bibl. Fet. Pair. Colon, agripp., 1618; t. IV, p. 264.
3. Greg. opp., edit. Cailleau. Paris, 1840; t. II, p. 1104; I. 2, sert. 2, cartn. 7. ; — t. II, p. 261 ; 1. 1 , sect. 1 , carni. 12. De ver. scriptor.
4. Amph. opp. t édit. de Paris, 1844, p. 132; tvttrr. Zuto*. , V, 312 et suit.
5. De teriptor. eccl. y c. IV , au mot Judas; edit. de Francfort s. M. , 1084 ; t,I, p. 172.
6. Voy. Leontitu advocat. Byzant., conlr. Nestor, et Eutyck. , c. XIV, dans la Magn. BibL Fet. Patr. Colon, agripp., 1618; t. VI, p. 477.