‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 56 sur 77 · Haer. III, 21 , n · texte numérisé non relu

Haer. III, 21 , n

de Lardner\ soit de Scfimid (Hist. antiq., p. 296. 298. 707), soit de Kirchhofer*, soit d'autres critiques, offrent des analogies trop éloignées avec les versets cités, pour que nous ayons le droit de les prendre en considération; nous arrivons sans tarder davantage à des citations plus précises :

Clément d'Alexandrie , f 217 : Pœdagog. I. III, c. 8. (Clerau Alex. Opp. Edit. Potter, Oxonii, 1716; p. 280): hthvttt y&p vfxaçj Ottviv o 'l«Ja6<, j&vXofJLeu, ort o &tcç etTretjç ex ynç klytmryi Xetûv ffUffetç y ro ftvrtçcv t«ç fjui 7rivTttj<r<trTcLç anruXtfftV eïyytXvç rt t«ç fxti Titçti-

ffetVTOLÇ TtlV tOtVTUV etP%tlY, aA\* ÉtWCAflTCtTtfÇ T0 jJW oUumPiOV,

tiç Kgiatv jutyaXtiç Mfxipatç, SïfffJLOtç ettftotç oVc \o9ov ttytuv dyyeXuv TtrnçtiKiV x.cu fxtrct pixçov JWWititÀ/x&TctTet tKT/ôeTau retç tUovetç reav KOiVo/jLèVtoV oucLt olvtmçi ort ti» o/a t« Kaïv t7T0PtUQtiaetv -, kcli tyi irXtLvn tw BetXetetfX e ^f^oÉWav, Keu ry ttvrtXoyitt t« Kop( <t7roXovro» Clément cite en entier dans ce passage les versets 6, 6 et 1 1 de notre épttre, et montre qu'il connaît les versets 7,8,9 et 10 lorsqu'il dit, après avoir cité les versets 5 et 6: x*/ fxtrct fxupov.... K0tvcfA.fV6)v, ce qui correspond bien au contenu des versets 7 à 10.

Sir ornai, liv. III, alin. 3 (édit. citée, p. 515): E7r/ t«tw, otfxctt, kcu T&V ôfxctetv «ipweav 7rpo9tiriKtoç ItfeTeev iV t» ifriaroh*

tlÇtIKfVZi ' OfJLOtUÇ fJUVTOt Keli OUTOt tVV7TVlCtXpfXtV04, Ov yttp VTTttP Tlf

«tAnÔéj* iynCcû&wtr «&ç, kcu ro ffrofxaL auruv XctXu V7repoyKct. Clément fait ici allusion au contenu des versets 8 à 16.

Stromat. I.VI, alin. 8 (p. 773): Toihtoç, oicç ti tKttm TruùevQcti rut TrctçxyyiXfxairt * kcu cvç fxtv tx. 7rvço<; eLfnrctfyri , ftatx.çtvofJiiVYtç

i Aimti (versets 22 et 23).

Eusèbe (Hist. eccl., I.VI, c. 13. Voy. p. 151) atteste que Clément se sert dans ses Stromales de l'épttre de Jude; c'est

1. GlaubwUrdigk. derevang. Gesch. [ans dem Engl. Ubers.). Bcrl. u. Lcipz., 1750 ; zweiter Th., erst. Band, p. 06. 170. 174. 302. 303.

2. Quelle nsamml. zur Gesch. des neutest. Can. bis auf Hier on. Zurich, 1842, p. 261 , noie 2.

CANONICITK DE l/fiPITRE. 147

une preuve de plus en faveur de l'authenticité dé ces deux dernières citations.

Il reste des Adumbraiiones latines sur quelques épUres catholiques, attribuées à Clément d'Alexandrie, dans lesquelles il s'en trouve sur Pépltrc de Jude'. Elles commencent ainsi : Judas, qui catholicam scripsit epistolam , f rater filiorum Joseph, exslans valde religiosus , quum sciret propinquitatem Domini, non tamen dixit, seipsum fratrem ejus esse. Sed quid dixilP Judas seruus Jesu Chrisli ut pote domini, f rater autem Jacobi, Quelques-uns (Eichhorn, Dritt. Band j erste Halfte, J. 296, p. 662) ont pensé que ces Àdambrationes n'étaient pas de Clément; mais qu'elles soient ou non de lui, il est tout à fait certain , d'autre part , que ce Père avait commenté plusieurs livres de la Bible, notamment l'épitre de Jude, comme on peut s'ett assUrer par les témoignages suivants : Eusèbe, VI, H. Vov. p. 161 ; — Cassiodore, f 562 : In epistolis aulem cdnonicis Clèmens Âlexandrinuè presbyter , qui et Slromateits vocattir , id est in epistola sancti Pétri prima, sancti Joahnis prima ét secùtida, et Judœ*, atlico sermone déclarant; ubi multa quidem subtiliter, sed aliqua incaUte locutus est qtiœ nos ita trarisfèrri fetimus in latinuhi, iH exclusis quibusdam offehditulis purificatà doétriha ejus sècurior posset hauriri (Divin, lection., c. VIII. Édit. Chôuet, Gen., 16Ô9, p. 875). OH croit que les Âdumbrationes qui nous restent, ne sont autres que la traduction latine dont parle ici Cassiodore, d'autattt plus que nous n'en avons que sur les épUres qu'il ludique (1 Pierre, 1 et 2 Jean, Jude). Vo^ei ce qu'en dit Fell, qui le premier les a imprimées à Oxford en 1683, in-12. Cassiodore dit encore : Ferunl itaque scripturas divinas Veleris Novique

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