Voy. Opp. Clem. Alex., édit. cilée, p
2. Quelques-uns lisent Jacobi au lieu de Judœ , mais la leçon Judœ est préférable, car il e9t certain, comme nous l'a vous vu, que Clément connaissait l'épltre de Jude, tandis qu'il ne l'est pas qu'il connût l'épllre de Jacques. Voyez Dahl y p. 0 et 7; et Schmid , p. 312, $. 125, noie 59.
Liber V, Comm. in ep. ad Rom. (t. IV, p. 549): Quomodo etiam quod Judas apostolus in epistola catlwlica dicil,
pote rit explanari? «/{ enim ita : angelos qupque réservant
(Jude, 6).
En présence de ces nombreuses citations, des éloges que quelques-unes d'enlr'elles donnent à notre épitre, et du titre $ apôtre et $ écriture divine dont elles qualifient notre auteur et son écrit, on ne peut que trouver tort à Eusèbe (VI, 25) qui, rapportant le canon d'Origcne, ne parle pas de l'épttre de Jude.
Dans un Traité a Novatien , attribué à tort à Cyprien, f 258 , mais qui paraît appartenir à yn de ses contemporains, se trouve la prophétie d'Énocb : Sicut scriptum est : Ecce venit cum multis millibus nunciorum suorum facere judicium de omnibus , et perdere omnes impios et arguere omnem carnem de omnibus factis impioruni quœ fecerunl impie , et de omnibus verbis impiis K quœ de Deo locuii sunt peccatores \ Dalû (p. 15) soutient que l'auteur inconnu de ce passage suit l'Éthiopien et non Jude, ce qui prouverait qu'il ne connaissait pas ce dernier. Le fait es£ loin d'être exact, car en comparant attentivement les trois textes, différents du reste un peu les uns des autres, on trouve que le latin du, Traité a plus de leçons communes avec Jude t qu'il n'en a avec l'Éthiopien, et, de plus, qu'ijl en a plusieurs qui diffèrent de ce dernier. 1
1. Cyprian, Opp.; édit. Baluz. , revue par les moines de Saint-Maur. Paris, 1725, p. 17.
2. Leçons communes du Traité avec Jude : suorum : *u<n j de omnibus : a*** wrmv; de omnibus factis impiorum : vtfi iraror» t»v »/>»v «M&tt&t; operati sunt de rÉthiop. manque dans le Traité comme dans Jude; quœ ffice-
runt impie : cet »cri6><r*v; de omnibus verbis impiis quœ locuti sunt :
m£i *«trr»v <t«v trittoigeev uv t\et>jt<T*r.
Leçons communes du Traité avec l'Ethiopien : Perdere omnes impios : et perdat impios; arguere omnem carnem : litiget cum omnibus carnaiibus. Leçons du Traité différ. de. l'Éthiopien : nunciorum : sançlorum; de omnibus:
CVN0N1CITÉ DE l'ÉPITRE. 149
De Princip., liv. III, c. 2 (t. I. er , p. 138) : voy. p. 128, note 2.
Homil. IV in Ezechiel (t. III , p. 370) : Jud. 6.
Homil. VII in lib. Jesu Nave (t. II, p. 412): Petrus etiani duabus epistolarum suarum personal tubis. Jacobus quoque et Judas.
Tomus X Commentarior. in Mattfa. (t. III, p. 463): K«i i*Jeeç iyça^tv eV/a-roAwv, ôXtycoTt%pv fAev, 7n7rXn(>UfAtvtiv Si ruv rttç oùçaLVtM %etçtT0ç iççtofxtmv XoyoùV-, ôcrriç tv ru TrçootfAtu t i^wxiv • IvS'etç Ittrv XÇt<mt cf«Àoç, JSiXQoç Se IcutuCv.
Tom. XIII Comm. in Matth. (t. III, p. 607 ) : Jud. 1.
Tom. XV Comm. in Malth. (t. III, p. 692 et 693): Jude 6, trois fois cité.
Tom. XVII, Comm. in Matth. (t. III, p. 814): Ei St n*t t»v IvShTrçGffono rtç eVifl-roAHf, égare» ri introït ru Kcyu haro* ctyytXouç rt rcvç fxti m ç»<rxvraç . . . . remçttxtv (Jud. 6). OçctroSï o rtt retewTtt toX/mov tyrtiv, 7ruç etvruv <Té àxvetv ruv 'tv Ttvt<ret ytygctfifMtvuv, éri iSovrtç, etc. , Gen. VI , 2. Des critiques ont prétendu qu'il ressortait de ce passage, qu'à l'époque d'Origène, on doutait de l'authenticité de notre épitre. Mais d'après le contexte ce passage veut évidemment dire: «Si cependant quelqu'un veut «encore citer l'épître de Jude, comme argument de l'opinion « émise ; » et non : « Si quelqu'un veut recevoir ou reconnaître «l'épitre de Jude. » Ces mots « Si nç ne sont pas conditionnels, c'est comme s'il y avait oç ou ocriç àv. «Celui qui admet l'épitre «de Jude;» comme si l'on disait à un chrétien égaré : «Si vous «admettez l'Évangile, voyez la condamnation de votre conduite » (Jessien, p. 114; Schott, p. 432; De Mette, Lehrb. der histor. krit. Einl. §. 181, p. 301 , note c).
Tom. XIII Comm. in Joann. (t. IV, p. 247 ) : Jude v. 6.
Liber III Comm. in ep. ad Rom. (t. IV, p. 510) : Et nisi hac lege teneretur , numquam de eis diceret scriptura divina : angelos quoque .... réservant (Jude, 6).
des livres qui -n'étaient pas universellement reçus. Toutefois il a soin d'ajouter, à deux reprises différentes, que Yépttre était reconnue par beaucoup (III, 25) et qu'où la lisait publiquement dans de nombreuses églises (II, 33). Ces restrictions prouvent en faveur de notre épttre, et si Ton veut bien observer que l'opposition, dans quelque ordre de vérité que ce soit, fait ordinairement beaucoup parler d'elle, quoique souvent elle soit peu importante, sans fondement même, on verra que ces doutes dont parle Eusèbe ne devaient pas être considérables. C'est le sort de toute divergence, roulant sur un sujet tant soit peu sérieux, d'attirer sur elle Pattenlion, qu'elle soit ou non légitimée, et d'être grossie par l'imagination à mesure qu'on s'éloigne de l'époque où elle a paru. Ces doutes signalés par Eusèbe, ne doivent donc pas nous effrayer, surtout s'il est probable, comme nous l'avons dit plus haut, qu'ils avaient leur source dans les récits apocryphes de l'épltre, car alors ce ne serait point par manque de certitude historique, qu'on aurait rejeté cette dernière, mais par pure raison dogmatique. Or, celte raison dogmatique ne peut plus nous arrêter, ce semble, après tout ce que nous avons dit, p. 140 — 145'. Du reste, si quelques Pères du quatrième siècle rejettent l'épltre de Jude, une foule d'autres, et des plus marquants, lui accordent une entière confiance, et en font un usage fréquent , comme on peut s'en assurer par les noms suivants : Lucifer de Cagliari (f 371) : De non conven. cum hœretic. (Magna biblioth. veter. Pair. Colon, agripp., 1618, t. IV, p. 164).
Athanase (f 371 ou 373): Epist. FesUd. (Athan. Opp. omn. Éd. des Bénédicl. Patavii, 1777. 1. 1, part. 2. p. 767); — Synops. script, sacr. (t. II, p. 99 et 146).
Ephrjem (f 379 ou 378) : Comm. in Gen. III. (Opp. omn., Edit. CIcm. XII; Rom., 1737 ; vol. I, t. I, p. 136 des Opp.
!. Voy. Bertholdt, p. 3187 c\ 3188.
CAN0NIC1TÉ DE l' ENTRE. 153
syr.); — advers. impudicit. (vol. VI, t. III, p. 61 — 63 des opp. graec.). Toute l'épi Ire se trouve dans ce passage.
Cyrille de Jérusalem (-f- 386) : Calech. IV. de decem dogm., alin. 36. (Cyr. alex. Opp. omn. Édit. des Bénédict., Paris, 1720, p. 69).
Philastrius (f 387) : De Hœresib. Àpocryplù, XL. hœr. (Magna biblioth. veter. Pair. Colon, agripp., 1618, t. IV, p. 605).
Grégoire de Nazianze (-j- 389 ou 391) : De ver. scriptor. lib. (Greg. naz. Opp. omn. Édit. Cailleau , Paris, 1840, t. II, p. 261 ; liv. I , sect. 1 , carm. 12).
Didyme d'Alexandrie (f 394) : Enarration. in ep. Jud. (Magna bibliotb. veter. Patr. Colon, agripp. , 1 6 1 8 , t. IV, p. 264).
Ambroise (f 397 ou 398): Expos. Ev. sec. Luc. Vlll. 24; liv. VI, n.° 43. (Ambr. Opp. Édit. des Bénédict. , Paris, 1686, t. I, p. 1393).
Epiphane (f 403) : Adv. hœres., liv. I, t. II, n.° 11. (Epiph. Opp. Édit. Den. Petau. Colon., 1682, t. I, p. 92 et 93). — Adu. hœres., liv. I, t. II, n.° 13 (p. 96).
Chrysostome (f 407) : Sermo de pseudoproph. (Chrys. Opp. omn. Édit. Montfaucon , Paris, 1728, t. VIII. Spuria, p. 76 et 77).
Innocent I. (f 417 ): Voy. IVcell et Jus tell, biblioth. juris can. veter., Paris, 1661, vol. I, p, 201. Décr. d'Innoc. I.
Jérôme (f 420) : Epist. XV II ad Marcellam. (Hieron. Opp. omn. Édit. de Francf. s. M. et Leipzig, 1684, 1. 1, p. 81); — Catal. script, eccl. (t. I, p. 172); — Epist. LIV adv. Jovian., liv. I (t. II , p. 34) ; — Epist. LXI ad Pammach. adv. Joan. Hierosol. (t. II , p. 1 1 5) ; — Àdv. Pelag. , liv. I (t. II , p. 1 83) ; — Comm. in Oseam XIV. liv. III. (t. VI, p. 40); — Comm. in Psalm. X. (t. VIII , p. 12) ; — Comm. ad TU. L (t. IX , p. 200) ; — Comm. ad Ta. lll. (t. IX, p. 205); — Comm. in Hierem. XXIX. liv. V (t. V, p. 280); — Comm. in Ezechiel XVI II. liv. VI (t. V, p. 366); id. XXX H. liv. X (t. V, p. 422); etc.
Le Faux Denys l'Aréopagite , De divinis nominibus (Opp omn. Édit. des Jésuites , Venise , 1756, t. I, p. 3T3).
Concile de Laodicée (364) : Can. LX (Yoy. K\rchkofer y p. 12).