‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 59 sur 77 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Littérature de répitre de «Inde.

A. Époque des Pères.

Clément d'Alexandrie, sur lie rapport iXEusèbe, Hi$£.. eccl. , liv. VI, chap. 14 (vov. les citât, p. IqI), avait fait des Ai»>»ffttç t7TtTsrf/.tifjt.tvûbç ou Narrations abrégées de toute ta Bible, dans son livre des Hypoty poses, (TwoTwran/ç). Ces <Ti»>»«*ç sont, à ce qu'on croit, des éclaircissements sur des passages de L'Ancien et du Nouveau -Testament, Cassiodore, dans deuxpassages (voy. p. 147 et 148) , affirme aussi qu'on rapportait que Clément avait commenté tous les livres de rAwiiea et du Nouveau- Testament, et en particulier les épitres catholiques. Photius, enfin, rapporte (voy. p. 148) que Clément d'Alexandrie avait lait des sortes d'Interprétations (E^fxtivusu) de la Genèse, de l'Exode, des Psaumes, des épitres de $. Paul, des épîtres catholiques et de l'Ecclésiaste. U ressort donc des témoignages de ces trois écrivains ecclésiastiques que Clément

avait fait des commentaires sur plusieurs livres de la Bible, entre autres sur les épitres catholiques, comprenant celle de S. Jude. De tous ces commentaires il ne nous reste que des Àdumbrationes (scholies) latines 1 sur des épttres catholiques, au nombre desquelles se trouve celle de S. Jude; encore est-ce un livre altéré, au dire de JFàlch*. Dans tous les cas, ce ne peut être qu'une traduction, puisque Clément d'Alexandrie a écrit en grec. Les adumbrationes particulières, sur notre épltre, sont des explications assez suivies sur tous les versets de Jude , sauf les 2. e , 3. e , 15. e — 18. e et 25. a

Origène (f 254) avait aussi fait des commentaires sur toute la Bible, dont il ne reste que les fragments, publiés pour la première fois par Huet, sous ce titre : Origenis in sacras scripluras commentaria ; Rothomagi , 1668/ Paris, 1679, et Cologne ou Francfort, 1685. Il n'y a rien sur Pépître de Jude. On a encore d'Origène les extraits (<p<Aox*A/*)> qu'ont fait de ses commentaires, pour les passages obscurs, Basile et Grégoire de Nazianze, imprimés pour la première fois à Paris, en 1618, à la Bibliothèque royale. Il ne reste encore rien sur notre épltre.

Didyme d'Alexandrie (f 394) a laissé des commentaires, sur les épitres catholiques, que Lucke a publiés à Gœttingue, en 1829, sous le titre : Quœstiones ac vindiciœ Didymianœ seu Didymî alex. enarralio in episl. cathol. lal., grœco exemplari magnam parlem è grœco schol. 4.° Ces commentaires se trouvent aussi dans la Magna Bibl. vel. Pair., t. 4; Colon, agripp., 1618 , in-fol.

Cassiodore (f 562) a laissé des Complexiones in epistolas et acta apostolor. et npocah; imprimées à Florence en 1721, in-8.°, par Se. Maflei.

1. Clem. Alex, opéra; édit. Potter. Oxon., 1715, p. 1007. On croit que ces Adumbrationes sont de la traduction de Cassiodore. Voy. p. 147.

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