‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 66 sur 77 · DJ?^3 el N/xo**©c = vainqueur du peuple · texte numérisé non relu

DJ?^3 el N/xo**©c = vainqueur du peuple

teurs de l'enseignement de Balaam et des Nicolaïtes , distingue évidemment les premiers des seconds; voyez Àpoc. II, 14. 15. Quant à ces gens qui, d'après lui, enseignaient surtout la doctrine (<Ti«r*^»v) de Balaam , nous ne pensons pas qu'il faille y voir une secte qui regardât Balaam comme son fondateur. S. Jean veut plutôt parier d'individus qui imitaient Balaam, en ce sens que, comme lui, ils faisaient tomber les fidèles dans le péché. C'est aussi dans ce sens que Jude dit des impies qu'il combat, qu'ils se sont laissés entraîner par la séduction du gain de Balaam. Il ne parait pas vouloir parler de sectateurs f mais bien plutôt d'imitateurs de Balaam. Pour l'histoire de Balaam , voyez Nomb. XXII - XXIV , XXXI ,16.

K*/ tu ctvrtXoyttt t« K&££ «^■«wàokto } ils se sont perdus par la rébellion de Coré, c'est-à-dire, par le même genre de rébellion, en résistant, comme Coré, aux ordres de Dieu, transmis pour l'un, par la bouche de Moïse, et pour les autres, par celle de Jésus-Christ et des apôtres. Calvin croit que les adversaires de Jude imitaient Coré, en ce sens qu'ils troublaient l'ordre

établi dans l'Eglise; cette interprétation est un peu forcée. Le caractère principal de la conduite de Coré est la rébellion; le désordre que cet impie occasionna ne fut qu'une suite de sa rébellion. Pour l'histoire de Coré, voyez Nomb. XVI.

Verset 12. Critique du texte. Après ovrot u<rtv y A; 13 — 15 (l. re main), 26, 27, 29, 33, 34, 36 , 66 ; les vers. Syr. (Pesch. et Philox.), Copt.; Àug.; LacJun. et Tisch. ajoutent" • ot au T. R. Griesb. regarde cette leçon comme acceptable , sans toutefois l'insérer dans son texte. — A,B,C;13,27, 29, 40, 57 , 66 (et six autres), 68, 69, 73, 98 et vingthuit autres; a, g et huit autres de Mattliœi; la polygl. d'Mcal., de Plant.; l'édit. Slave; la vers. Âr.; Théophile; Griesb», Kn,, Scholz, Lachm. , Tisch. et Hahn ont Trctga- Qtçofxtv&i à la place de 7reçt<pt§ofxtveu du T. R. Nous acceptons cette leçon. — A la place d'cLy*7rcuç, A , C et plusieurs

194 i:\tGKSE.

Mns. (minusc.) lisent eeretrettç , leçon qui vient de 2 Pierre II , 13. — A la place â'vfju»v, A; les vers. Syr., Arm,, Vulg. et Lachm. lisent ttvruv.

Ov-rot u<nv (v rettç ctyoTrauç ujjluv inriXuftç , ce sont des taches dans vos agapes, l7rtXetJiç\ toutes les versions, tant anciennes que modernes, traduisent ce mot par taches ou un mot équivalent, et cependant il signifie rochers marins, François Junius't dans ses commentaires sur cette épitre, parait avoir résolu d'une manière heureuse la difficulté. «Les Grecs, dit -il, ont appelé « ffTr/Aee^ç les rochers continuellement battus par les flots de la a mer et souillés par son écume.* De là <nrt\<x£tç a signifié taches. L'auteur de la seconde épitre de Pierre l'a entendu dans ce sens, puisqu'il remplace ce mot par mXot, qui signifie aussi taches. Hesyclùus affirme de plus que cTrtXaftç est mis pour fjLifXtcLfffAtvot et pour Trrr^ati 7nott^ofxtvttJ t» $ct\tttrn , ce qui rentrerait dans l'explication de Junius, Le contexte , enfin , montre que (nrtXatSts doit être ainsi traduit. Ces raisons nous empêchent d'accepter le sens de ceux qui croient que mXafeç est une expression métaphorique désignant des hommes qui détournent les autres de la vraie piété, en faisant une brèche à leur foi, comme les rochers marins brisent les vagues de la mer (Scliarling).

AyauTr&t*, repas d'amour, où assistaient tous les chrétiens

de quelque condition qu'ils fussent. Ce qui restait de ces repas était distribué aux pauvres; ceux d'entre eux qui ne pouvaient y assister, recevaient leur part à domicile. Il parait qu'à cette époque, s'était déjà introduite une partie des abus, qui plus tard amenèrent l'abolition officielle 3 des agapes.

1. T. V. Biblia sacra tive tibr. canon Quinta edU.,cum indic. locupl.

P. Tossani. Hanau ,1024.

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