‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 67 sur 77 · Conc. de Laodic. Can. 28 , année · texte numérisé non relu

Conc. de Laodic. Can. 28 , année

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1ovtuto%ofxtvoi uQoCtoç, (olvtvç 7rotfA*JVovrtç; Les uns mettent la virgule après ffvvùv&>^ojj.tvot : lorsqu'ils mangent avec vous, ils se remplissent sans retenue; d'autres la mettent après ec<?o£&ç : lorsqu'ils mangent avec vous sans aucune retenue et qu'ils se repaissent. C'est assez indifférent; toutefois nous la plaçons après efpoCtoç, le sens alors parait plus naturel; il y a progression dans la phrase : Ils sont des taches dans vos agapes; ils mangent avec vous sans retenue; ils se repaissent. Autrement, elle n'existerait pas : Ils sont des taches ; ils mangent avec vous (cela va sans dire, puisque Jude dit qu'ils assistent aux agapes), et se remplissent sans retenue. A<?o&>ç, sans crainte, sans pudeur, sans retenue. Ces impies ne voyaient dans ces repas d'amour qu'une occasion de satisfaire leur intempérance; ils ne songeaient qu'à eux, oubliant les pauvres dont ils diminuaient la part.

NtGfAet/ cLvvfçoi u7ro ctvtfxuv TrxçsLQtçofjuvou , nuées sans eau portées çà et là par les vents. Ces impies ne sont que vanité au dedans; ils promettent beaucoup et ne donnent rien; ils sont sans principe arrêté de conduite et se laissent aller à tous les vents; eils ne possèdent pas en eux la Parole divine et fé- «conde,» dit Clément d' Alexandrie.

des arbres flétris , stériles, deux fois morts et déracinés. *9/vo- •7tuptva.de (pôm/y, dépérir, sécher, et o.tû>£*, automne; des arbres sans fruits ni feuilles. Pindare : M« QBtvo7ro)§tç etvtfxtcv ^tfxtgiet KttTctTrvoot. «Tct/xatAifoi %çovou (Pyth. «• vers. 161); Agvç ^ô/yoxa^roç, chêne qui a perdu son fruit («T.' vers. 471 ).

A/c ATroBctvovTûL, deux fois morts, pour dire qu'ils sont bien morts. Scluirling presse davantage le sens de ces mots et croit que Jude parle d'arbres qui, presque morts, poussent cependant quelques bourgeons, et ne trouvant point de séve pour les entretenir, meurent de nouveau, une seconde fois.

ExptfabtvTz , déracinés. Lorsqu'un arbre n'a plus ses racines

en terre , la séve ne monte plus ; il dessèche et meurt. Tous ces mots sont des métaphores énergiques pour montrer le néant de ces impies, la légèreté de leur conduite, la stérilité de leur foi et l'absence complète de leurs bonnes œuvres. On trouve encore de nos jours, en Orient, de pareilles expressions. Les Persans disent «Le roi qui ne rend pas la justice est comme «une nuée qui ne donne point d'eau."

Verset 13. Critique du texte. Le T. R. et HcJin mettent tok avant aucùvttr, mais tov est supprimé par À; 1, 21, 35, 36, 38,40, 45,47, 67, 68, 69, 73, 98, etc.; <z, c,f, k de Moscou; les polyg. d'Jlc., de Plant.; l'ép. du conc de Latran, Ephr., Théoph., Œcunu; Griesb., Kn., Scholz t Lachm. et Tisch.

YLvfxttret aygtat &et\cur9nçj çtÇovrct retç ttturm af^vvetç, littéralement, des vagues furieuses de la mer, ècumant leurs hontes. KvfxctTcL cty^iet $ct\<t<r<rt)ç , voyez Sap. LV1I, 20: «Mais «les méchants sont comme la mer qui est agitée, quand elle «ne peut s'apaiser, et que les ondes jettent de la fange et de «l'écume.» ETretQçifytv , jeter de l'écume, écumer. Voyez Moschus :

AAX' OTotv tt%n<rn ttoXioç /Suôoç, a A BatXajra-at Kuçtov t7r<t9çiÇtt, rot h kv/xclta poncça. fAtpnvn.

(Idyll., v. 5).

Ces impies sont des vagues furieuses de la mer, rejetant leurs impuretés, en tant que, menant une conduite effrénée et se livrant sans réserve aux désordres de leurs passions, ils ne commettent que des actions honteuses.

Arrtgtç 7r\av»Tcu - y quelques interprètes croient qu'il s'agit ici des feux follets, qui éclairent un instant l'horizon de leur lueur, pour disparaître bientôt complètement. Mais le qualificatif TrXavnrau doit plutôt nous faire songer à des comètes, auxquelles s'applique fort bien l'épithètc d'errantes.

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