‹ Recherches critiques sur l'épître de JudeChapitre 70 sur 77 · I. Voy. p · texte numérisé non relu

I. Voy. p

les vers. Copl., Ârm., Eth., Ar. (d'Erp.), Vvdg.; Ephr., Basi., Théod., CassL, Bèd.; Lachm. , Tisch,, mettent tX*y%rr* ftcMçtvojxtvvç. — A,C; ô — 18, 13, 15, 17, 18, 2ô— 27, 29, 36, 40; 34 de Lambec.;fde Mosc; 1 de Barber.; les vers. Copt., Syr., Arm., Eth., Vulg.; Clèm. d'Alex,, Ephr., Œcum., Cass., Bèd.; Lachm, et Tisch. enlèvent tv Qeû* au vers. 23 avant «-«îrrt. — A, C ; 1 — 4, 11 , 22, 46, 46, 56; a, c, d,f, k, l, de Mosc,; les édit. de Colin., Bog.; Ephr.; Laclun. et Tisch. enlèvent t« avant wu^oç au verset 23. — Après <t^rcàfivrt<i (les mots *v f oCu> étant supprimés de devant fl-a^r», et «Amit* ftetnçivo/xtvci étant remplacés par tXty%m S'toutçwofM v*ï) , A; 5, 7, 17, 27,29, 33, 40; 34 deLambec. à la marge ;fdtMosc; 2 de Barber.; des vers. Syr., Copt., Arm., Eth., Vulg.; Clèm. d'Alex., Ephr., Œcum.; les Schol. des mns. 12, 15, 16, 49; Lachm. et Tisch. placent «ç Si iA«mt»(ou »*e*Te) iv QcQa. — Ces quatre leçons, toutes admises par Lachmann et Tisch., modifient, en somme, le T. R. de la manière suivante : Kai «ç /m* t\iy%m httxçivofXivvç 1 , A ?*{rrt, »k th/^cç et^rct^oKTiç, «ç A lAfeert ik 0e&>, fAHnsrrtç x. t. A» — Nous gardons avec Griesb., Kn., Schol. et /faAn la leçon du T. R. qui nous parait de beaucoup la plus vraie. Kat ovç fxtv i Af urt S'iat.KÇivofjuvoi , ayant pitié des uns en usant de discernement, c'est-à-dire, en se servant, à l'égard de chaque individu, de la marche la plus propre pour le ramener à la foi. « Il ajoute une autre exhortation , dit Calvin , comment les « fidèles se doivent gouverner en la correction des frères pour «les réduire au Seigneur; or, il remontre qu'on les doit traiter «en diverses sortes, un chacun selon qu'il est besoin, eu égard «à son naturel; car, envers les bénins et dociles, il faut user

1. Reprenez ceux qui se séparent (de l'assemblée chrétienne); ou convainquez (par des arguments) ceux qui hésitent (au sujet de la vraie doctrine).

«de clémence. Il y en a d'autres qui sont plus durs; il les faut «donc dompter par crainte et frayeur, et c'est en cela que «consiste la discrétion de laquelle il fait mention. Ainsi donc, «la somme de ce propos est, que si nous voulons pourvoir au «salut de ceux qui fourvoient, il faut considérer la nature d'un « chacun , à savoir que ceux qui sont bénins et Imitables, soient « doucement ramenés au chemin , comme dignes de miséricorde ; « mais si quelqu'un est revêche et opiniâtre, qu'il soit corrigé «plus rudement.»

Ovç «h tv <po& ruÇrrt , les uns traduisent : Sauvez les autres avec crainte, c'est-à-dire, prenant garde que, tout en cherchant à les convertir, ils ne vous séduisent pas vous-mêmes ; d'autres : Sauvez-les phr la crainte des châtiments divins. Le mot PtetKçivojMvot, usant de discernement, semblerait appuyer le premier sens, et les mots «* t« 7rv§oç A^Trtt^om^ développant l'idée de ffeoÇrrt, paraîtraient au contraire favoriser le second. Nous penchons toutefois pour lé premier sens , à cause des dernières paroles du verset 23 : Haïssant jusqu'au vêtement souillé par la cluùr, qui sont un conseil de précaution, et qui expliquent, peut-être, les mots *v ÇoCto cùiÇrru

Ek t« *u£oç a^rct^ovTfç. Nous regardons ces mots comme une espèce d'expression proverbiale, dont Jude se sert pour indiquer de quel grand danger ses lecteurs tireront ces impies s'ils les convertissent; aussi traduisons-nous, les arrachant (comme) du feu. On trouve des locutions semblables dans Amos IV, Il : fous avez été comme un tison arraché du feu. Zachar. III, 2 : Celui-ci n'est-il pas un tison tiré du feu. 1 Cor. III, 15 : Mais, pour lui, il sera sauvé, toutefois comme au travers du feu. Dans Tliéocrite on trouve une expression semblable : Tv juct Jïvreçot. t% *vçoç uXsv, «tu m'as arraché du feu» (Idyll. H, vers 131). D'autres traduisent : les arrachant du feu de l'enfer qui attend les méchants. Il y aurait alors, ce semble, ™§oç atuviv, expression dont Jude s'est déjà servi pour rendre cette idée.

MitwTtç *ett rof airo tkç «rat^xoç tffTrsXu/xtvov %iTuvd 9 haïssant même la tunique souillée par la chair; hyperbole pour avertir les lecteurs de fuir non -seulement le vice en lui-même, mais encore ce qui , de près ou de loin , pourrait s'y rattacher; d'éviter autant que possible le contact des impies; c'est dans ce sens qu'il leur dit d'avoir horreur, môme de leurs vêtements, qui sont souillés par le seul fait, qu'eux, hommes de mœurs déréglées, les ont portés. On sait que les vêtements des lépreux et des débauchés étaient regardés comme souillés sous l'ancienne loi.VoyezLévit.XIII,16. — Awo rnç <retçKoç trTriXufxtvoVi souillée par la chair, c'est-à-dire, par un homme qui se livre aux passions de la chair. Xiô&v , vêtement intérieur le plus rapproché

du corps. La métaphore renfermée dans les mots pkmvrtç

Xnuva, se trouve quelquefois dans le Nouveau - Testament : Apoc. III, 4 : «Tu as aussi à Sardes un petit nombre de noms qui n'ont point souillé leurs vêtements (en tant qu'ils n'ont pas péché)*; VII, 14 : « Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'agneau." C'est dans ce sens encore que les élus sont dits dans le ciel vêtus de robes blanches; parce que la couleur de leurs vêlements répond à l'innocence de leur cœur.

Verset 24. Critique du texte. A la place d'y/xatç , B , H , et d'autres lisent «uthç.

Après avoir donné plusieurs instructions et conseils à ses lecteurs , Jude termine son épître, en exallant celui qui peut seul leur donner la force de les suivre; car, par eux-mêmes, ils sont faibles et impuissants à combattre. «Quid enim sum ego, «dit S. Augustin', mihi sine te, nisi dux in prœceps.»

Tu <fk Sbvttfxtvu <pv\at%eu vfXAç et7rroLirrvç , Jude imite Hom. XVI , 25 , ou plutôt se rencontre avec lui : Ta «Ti fova/mtvto vfxttç rrti^eu^, à celui qui peut vous affermir. A7rT*i<rroç qui ne bronche jamais, au propre et au figuré. Ce mot est relatif aux

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