‹ RECHERCHES CYTOLOGIQUES EXPÉRIMENTALES SUR LES CORYNÉBACTÉRIES (Bacilles diphtériques et pseudo-diphériques) ÉTUDE SUR LES CORPUSCULES MÉTACHROMATIQUESChapitre 4 sur 18 · CHAPITRE PREMIER APERÇU GENERAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER APERÇU GENERAL

A) CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES ET CLASSIFICATION DES CORYNÉBACTERIES DIPHTÉRIQUES. — B) LE GROUPE DES ACTINOMYCÈTES. — C) CARACTÈRES CYTOLOGIQUES. — D) EXPOSÉ DES PRINCIPAUX TRAVAUX SUR LES CORPUS- CULES MÉTACHROMATIQUES.

Tout d’abord, avant de montrer les modifications morphologiques et evtologiques, déterminées expérimentalement chez des Corynébactéries, nous indiquerons brièvement la définition et la situation des espèces étudiées (1); enfin, nous citerons les principaux travaux publiés, portant sur un caractère important, les corpuscules métachromatiques, que nous envisagerons plus particulièrement.

A. — Caractères morphologiques et classification

On admet généralement que les bacilles diphtériques et pseudo-diphtériques font partie du genre Corynebacterium, dont le nom (2) rappelle une forme rencontrée assez communément chez eux.

(1) Nous laisserons de côté dans ces recherches le bacille de Ja morve considéré par certains auteurs comme une corynébactérie,

(2) De xue:Vn (massue).

En effet ces microbes se présentent, à l'examen microscopique, le plus souvent comme des bâtonnets de dimensions très variables (1 45 à 7 ou 8 v); souvent leurs extrémités sont plus ou moins renflées en spatules, ce qui leur donne un aspect caractéristique.

On distingue dans la pratique bactériologique trois espèces

1° Le bacille diphtérique vrai (corynebacterium diphteriæ, Lœffler) qui peut se présenter sous trois variétés (L. Martin) mesurant entre 2 et 74. C'est la forme loneue, grêle et mince qui est la plus typique : avec certains procédés de coloration, on décèle presque toujours dans son cytoplasma, des corpuscules métachromatiques. Au point de vue des caractères biologiques, ce bacille détermine la fermentation des sucres, sauf ceile du saccharose et de la mannite : on peut également le cultiver en présence ou en l'absence de l’air (anaérobiose).

2 Le bacille pseudo-diphtérique (corynebacterium pseudo-diphteriticum, Hoffmann) plus petit que le premier (1 u 5 à 4 & ). Le type le plus fréquemment rencontré est en forme de grain d'orge (L. Martin) ou de navette (Barbier). En culture, il n'attaque aucun suere: la présence de l'air lui est indispensable. Certains auteurs (1) affirment qu'il est toujours dépourvu de corpuscules métachromatiques, d'autres (2) estiment

(4) R. DEBRÉ et R. LeTULLE. Le diagnostic rapide du bacille diphtérique, Presse médicale, 41 septembre 1919.

(2) AVIRAGNET, WEILL-HALLÉ, MARIE. Diagnostic de la diphtérie, Journal médical français, janvier 1920.

que l’on ne saurait souscrire sans réserves à ces assertions,

3° Le bacille banal de la peau lcorynebacterium xerosis, Neisser) où bacillus cutis commune (Ch. Nicolle) à plus d'un trait de ressemblance avec le bacille diphtérique vrai, On décèéle dans son protoplasme des corpuscules métachromatiques très nets que Neisser avait découverts en 1888, En cultures, il est Je plus souvent aérobie, attaque tous les sucres, y compris le saccharose.

Tous ces bacilles prennent et gardent le Gram : ils présentent sur les frottis une disposition fréquente et typique dite « en palissade », Ils peuvent se rencontrer sous des aspects très polymorphes suivant les conditions de cultures ainsi que nous le verrons plus Join, Ces formes sont appelées formes d'involution.

B. — Le groupe des actinomycetes.

Certains auteurs (1) très autorisés réunissent Je groupe corynebacterium au groupe tuberculose (mycobacterium) et au groupé actinomyces pour former une famille importante intermédiaire aux champignons et aux bactéries, et désignée sous le nom d'actinomycèles.

L'importance de cette fusion $e précise quand l'on considère, d’une part, les nombreux points de similitude

(4) Lenwanx et Neuwmaxx, Manuel de bactérislogie, 5. 522, Traduction française du Docteur Puisipenr. Baïliëge, éditeur,

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