‹ RECHERCHES CYTOLOGIQUES EXPÉRIMENTALES SUR LES CORYNÉBACTÉRIES (Bacilles diphtériques et pseudo-diphériques) ÉTUDE SUR LES CORPUSCULES MÉTACHROMATIQUESChapitre 5 sur 18 · DT TR · texte numérisé non relu

DT TR

entre les trois groupes (2) (corynebaclerium, mycobacterium, actinomyces) et, d'autre part, les affinités qui les relie aux hyphomycèles où champignons filamenteux (3).

Mais le genre corynebacterium qui se rapproche le plus des bactéries possède aussi une grande variabilité et ses caractères morphologiques peuvent parfois évoquer des aspects mycéliens.

Comme le fait remarquer Pergola (4), on peut rencontrer dans la même espèce « des formes naines de 1 vw à 2 v 5 et des formes géantes de 15 » avec ramifications latérales élégantes, longues de 7 &.

Les microphotographies reproduites donneront une idée du polymorphisme de quelques individus et l’on pourra aussi remarquer bien des ressemblances avec la disposition des actinomycees,.

Dræschler (5) déerit chez les actinomycètes un mycelium aérien avec des arborisations ou des feutrages, suivant les milieux, tandis que le centré du thalle se compose d’un protoplasme vacuolaire avec des corpuscules métachromatiques.

(2) Dans son Traité de bactériologie, MAGÉ rapproche les cladothrix de corynebacterium diphteriæ et de mucobacterium tubereulosis, LATE

— MassoL el GRYSEZz, Anligènes el anticorps communs de la diphtérie el de la tuberculose, Soc. Biologie, & LXXVIT, 1914.

(3) Le professeur VUILLEMIN classe aclinomyces parmi les hyphomycèles microsiphonés, groupe contigu aux schizophyles où bactériacées, dans Les Champignons, Essai de classification, p. 235 0. Doin.

(4) M. PERGOLA, Indazini considerazioni su alcune propriela del bacillo difterico con speciale riguardo di granuli metacromatici (Ann. d'Igiene, avril 1919, t, XXIX).

(5) Charles DRESGHLER, Morphology ‘of the genus actinomyces (Botan. Gazette, janvier et février 1919, {. LXVII).

Ces descriptions sont à rapprocher de celles de Concetti, de Spirig (6). Ce dernier a vu, dans les cultures de diphtériques un mycelium aérien comme celui des moisissures avec des ramifications portant des conidies, organes de dissémination.

Ces faits montrent {oute la série des variations d’un microorganisme : tantôt formant de véritables feutrages mycéliens ou des voiles « aranéeux » à la surface des cultures, tantôt se fragmentant en éléments nombreux plus ou moins petits.

Par cette dissociation, le végétal, suivant la pittoresque expression de Van Tieghem, « s'émiette et se pulvérise » sans doute sous l'influence de causes biologiques, chimiques ou physiques qui règlent sa morphologie en même temps que ses échanges osmotiques.

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