‹ Recherches cytologiques sur les levures et quelques moisissures à formes levuresChapitre 12 sur 47 · IV. — Saccharomyces anomalus (Hansen · texte numérisé non relu

IV. — Saccharomyces anomalus (Hansen

Hansen a désigné sous ce nom une curieuse espèce rencontrée dans une levure impure d'une brasserie de Bavière. Elle a des cellules petites, ovales, quelquefois allongées et ses formes générales se rapprochent plus des Torulas que des Saccharomyces.* Elles forment à la surface du liquide des voiles analogues à ceux du S. membranœjaciens. Au bout de quelques jours, tant dans ce voile que dans les cellules du fond, se développent des spores qui ont une forme très caractéristique. Elles ont l'aspect de chapeaux formés d'une demi-sphère reposant sur une membranes épaisse, qui les

déborde. Il y a dans chaque .cellule mère de deux à quatre spores. Leur diamètre est de a à 3 (A. Cette forme de spores ressemble beaucoup à celle de VErtdomyces decipiens^ avec lequel du reste Hansen et Barker ont rapproché cette levure.

Développement çégétatif. — Au commencement du développement, le S. anomal us contient plusieurs vjicuoles disséminées dans un protoplasme très dense; le plus souvent il en existe deux situées au voisinage des deux pôles de la cellule. Ces vacuoles renferment un certain nonjbre de corpuscules métachromatiques d'abord très petits, qui se fusionnent dans la suite pour constituer quelques sphérules de taille moyenne.

Le noyau est placé soit à Tune des extrémités de l|i cellule, soit plus ordinairement au milieu. Il se trouve quelquefois en contact avec l'une des vacuoles ou pressé .entre les deux vacuoles, mais il en est très souvent séparé.

Ce noyau est un petit corps sphérique d'environ 0,8 [X de diamètre, constitué d'un chromablaste entouré d'un nucléoplasme incolore. Dans quelques cas on distingue une membrane enveloppant le nucléoplasme (PI. IV, fig. de 29 à 35).

La division se tait presque toujours par un partage du chrbmoblaste; em deux masses égales, analogue à celui que nous avons penconjré dans le D. species et VO. lactis.

On remarque souvent ,que les bourgeons naissent très près des noyaux et il pourl»ait exister dans cette levure certaines liaisons entre la position du noyau et celle dés bourgeons, mais il y a cependant de nombreuses exceptions.

Au cours du développement, il se forme tm certain nombre de vacuoles renfermant du glycogène.et disposées soit aux deux pôles de la cellule^ soit au centre entre deux vacuoles à corpuscules métachromatiques.

Sporulation. — Dans la sporulation, on remarque comme toujours une vacuolisation du protoplasme etune spécialisation en vacuoles à glycogène et vacuoles à corpuscules m^tachromatiques ; celles-ci occupent ordinairement le centre de la cellule, les premières sont surtout situées à ses extrémités.

Oji observe à un stade ultérieur les mêmes phénomènes de dissolution de corpuscules metachromatiques^ que nous avons toujours rencontrés jusqu'ici au début de la sporulation et qui se manifestent par de très belles colorations rouges des vacuoles (PL XII, fig. de 47

à 49). L^ noyau apparaît sur un des côtés de la cellule, appuyé •coiitre la metobrane et en contact avec les vacuoles à corpuscutes métachromatiques. Le protoplasme se condense autour de ce noyau, puis^ commencent la division du noyau et la formation des spores qui paraissent s'accomplir suivant le procédé normal. Les spores naissent en des endroits très variables; soit au centre, soit plus souvent aux deux pôles de la cellule. Elles apparaissent comme d^ordinâire en forme de petites calottes concaves et irrégulières dans leur concavité (PL IV, fig. 36, 37 et 38).

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