CHAPITRE V
Saccharomyces Ludwigii (Haasen)
Cette espèce fut rencontrée par Ludwig avec un certain nombre de microorganismes dans les suintements muqueux de chênes vivants et d'autres arbres. Elle fiit considérée par cet observateur comme ' une forme levure de V Oïdium Magniusii^ qu'il avait découvert sur les mêmes produits.
Hansen réussit à l'isoler et à démontrer son indépeîidance de VO. Magniusii.
Les cellules du S. Ludwigii sont très variables ' de dimensions et de formes ; elles peuvent être elliptiques, allongées, en forme de bouteille ou même de citron.
Les spores se forment très facilement et même dans les voiles. Elles sont d'ordinaire au nombre de 3 à 4 par cellule, parfois de 6 à 8. Elles pos-
sèdent un diamètre variant de 3 à 4 !^- Leur germination présente un caractère spécial que nous étudierons dans la suite.
' Hansen a signalé dans cette même espèce un caractère curieux que nous retrouvons d'une manière plus accusée encore chez les Schizosaccharomyces : dans une série de cultures de cette espèce, il est arrivé à séparer des cellules qui fournissentfacilement des spores de celles qui n'en donnent* pas et à isoler deux variétés : Tune conserve sa facilité à fournir des spores ; l'autre la perd et ne la retrouve pa# même lorsqu'on la reporte dans les conditions les plus favorables à la formation des spores.
* I^ variété asporogène possède des cellules très allongées, formant des rudiments de mycélium ayant une certaine ressemblance avec un Oïdium.