OBSERVATION XVI
TTnc petite fille; symptômes d’irritation gastrique ; céphalalgie; mouvemens convulsifs des yeux; somnolence ; cris plaintifs. — » ! Tous ces -phénomènes disparaisssent sous l’injluence d’un traite ment approprié à la gastro-entérite.
( Cette observation, est extraite de l’article Hydrocéphale du Dictionnaire abre'gé des Sciences médicales. )
Consultés, dit l’auteur de cet article, pour une petite fille dont nous trouvâmes la langue rouge sur les bords, et sur-tout â la pointe , et, de plus , piquetée de petits points rouges , la peau sèche , des vomissemens et de la tristesse ,< nous prescrivîmes quatre sangsues à F épigastre ; et, à la vue de la tête très-volumineuse de l’enfant , nous recommandâmes aux parens de recourir au même moyen chaque fois que la même irritation gastrique reparaîtrait dans la suite, afin de prévenir les convulsions auxquelles nous' avions lieu de la croire disposée. L’enfant se trouva mieux pendant quelques jours , au bout desquels la gastrite reparut avec une vive douleur de tête, une agitation continuelle de celte partie , des mouvemens convulsifs des yeux , des rougeurs subites alternant avec la pâleur , de la somnolence et des cris plaintifs ; nous fîmes réappliquer des sangsues à F épigastre , donner des bains de, pieds chauds , placer des linges
imbibés d’eau froide sur le front ; tout cet ap~
pareil effrayant de symptômes disparaît Avonsnous prévenu le développement de l'hydrocéphale ? Quelques faits analogues nous le font penser, et nous sommes persuadés qu’une semblable conduite doit être celle de tout médecin ; mais il ne suffirait pas toujours de chercher à dissiper l’inflammation des voies digestives. Pour peu que les symptômes de l’arachnoïdite persévèrent, il faut, sans délai , la combattre plus efficacement que par les pédiluves , et pour cela, appliquer des sangsues aux tempes, au nombre de trois, quatre , cinq ou davantage , selon l’âge ou la force du sujet. L’emploi de ce moyen doit être dirigé avec beaucoup de soin ; afin de tirer tout le sang nécessaire , on fait prendre un bain de pieds chaud, à l’instant où un afflux nouveau semble être sur le point de s’établir , et même on applique des réfrigérans sur la tête»
Réflexions. L’observation qu’on vient de lire corrobore d’autant plus notre manière de voir ,' qu’ici rien ne voile l’existence de la gastro-entérite : elle se montre dans son plus grand état de simplicité ; aussi fut-elle heureusement combattue par l’application de quatre sangsues à l’épigastre. S’étant manifestée de nouveau 3 on eut recours à l’application de quelques sangsues suc
î’abdomeri et le résultat fut le même. Bled plus , c’est que tous les phénomènes cérébraux qui , cette fois , avaient accompagné la phlegmasie digestive , disparurent aussi tout-à-coup.' Par cette méthode , qui devrait être celle de tout médecin , l’auteur de cette observation est parvenu à dissiper plusieurs fois et l’inflammation gastro-intestinale , et les prétendus symptômes ,j soit de la méningite 7 soit de l’hydrocéphale aigue.