OBSERVATION XX
Dix-huit mois; fièvre continue; convulsions; coma profom! ; dilatation des papilles ; trismus ; ventre tendu; constipation; contraction des membres thoraciques. -- Plusieurs selles bi~ lieuses fétides , déterminées par une potion huileuse 9 font dis® paraître tous les accidens ; guérison.
( Chalupt , ouvrage cité. )
Le 26 décembre 1828 , je fus appelé à q heures du soir pour donner des soins à un jeune
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enfant <ie couleur , âgé de 18 mois. Cîet enfant/ dont la sortie des dents canines et incisives était effectuée depuis quelque temps , avait , depuis deux jours une fièvre continue avec sécheresse à la peau et tendance à l’assoupissement.
Le soir dù deuxième jour i tout-à-coup convulsions violentes qui durent cinq minutes / et se renoUveMenf une heure après. A mon arrivée , coma profond ; pupilles dilatées et à peine sensibles à l’impression de la lumière ; pouls d’une vitesse extrême, petit ; visage décoloré léger trismus ; ventre tendu ; constipation.
(Bain , une sangsue derrière une oreille, frictions camphrées sur le bas-ventre ; potion avec l’huile de palma christi , aromatisée avec un peu d’eau de menthe i à prendre par cuillerées chaque demi-heure.)
Convulsions nouvelles , mais de peu de durée, après la sortie du bain, et immédiatement ensuite déjections stercorales , copieuses et fétides. Dès-lors , diminution de l’affection comateuse , Soif plus vive ; le sang fourni par la piqûre de1 la sangsue est noirâtre et se coagule promptement.
3e Jour. Le petit malade a eu, vers le matiri, quelques contractions des membres thoraciques. Il n’y a pas eu d’évacuations depuis minuit.’ Il y a encore de la tendance à F assoupissement*
Les pupilles offrent de la dilatation , mais sont néanmoins pins mobiles que la veille ; le ventre est un peu rendent. Quelques cuillerées d’une potion huileuse , comme la précédente , déterminent plusieurs selles bilieuses fétides , qui sont bientôt suivies de la cessation absolue de tous les accidens.
Réflexions. La cause des convulsions n’est pas moins manifeste ici que dans l’observation précédente. En vain on voudrait les rapporter à une modification du cerveau ; en vain on voudrait soutenir que l’émission sanguine , opérée par la sangsue appliquée sur l’apophyse mastoïde , a déterminé la guérison. Mais les nouvelles convulsions , qui se manifestèrent , ne sont-elles pas une preuve du contraire ? C’est donc à la constipation seule qu’il faut les attribuer. Cela est si vrai qu’elles furent de peu de durée, et que le coma , dans lequel était plongé le malade , diminua immédiatement après l’évacuation de quelques matières al vin es. Les mêmes accidens s’étant renouvelés , on prescrivit une nouvelle potion purgative qui amena plusieurs selles bilieuses fétides ; dès ce moment, tout rentra dans l’ordre physiologique. (
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