‹ Recherches d'anatomie et de physiologie pathologiquesChapitre 47 sur 66 · Même état que la veille ; pupilles trèsdilatées · texte numérisé non relu

Même état que la veille ; pupilles trèsdilatées

(Deux frictions sur la tête avec 3 j (3 d’onguent mercuriel pour chaque.)

30. Tous les moyens employés ne produisent aucune amélioration; la face est plus altérée; l’abdomen est toujours un peu douloureux à la pression; pendant la nuit, il y a eu plusieurs évacuations de matières noirâtres.

( Infusion de valériane, chiendent nitré, feuilles d’oranger, potion avec l’oximel scillitique 3 j |3, vésicatoire sur la tête. )

31. Altération plus profonde des traits ; hou-' che entr’ouverte et remplie d’une écume visqueuse ; narines pulvérulentes. ( Même près-, cription. )

Le soir , yeux largement ouverts ; pupilles énormément dilatées ; respiration embarrassée g le pouls donne i3o pulsations par minute.

Mort le premier août à une heure du matin.

Ouverture dû cadavre trente-deux heures âpres la mort.

Tête . Nulle trace de lésion sur le cuir chevelu et les tempes ; infiltration peu considérable de sang à la partie antérieure des hémisphères

du cerveau sous l’arachnoïdè ; sinus longitudinal supérieur gorgé de sang ; circonvolutions céré¬

brales effacées; ventricules latéraux très-dilatés et contenant environ trois onces de sérosité limpide ; la portion d’arachnoïde qui les tapisse ne présente aucune altération ; mais celle qui recouvre la protubérance médullaire et le concours des nerfs optiques est recouverte d une couche albumineuse d’un blanc jaunâtre, et présente en plusieurs points des adhérences contrenature. Une once et demie de sérosité est con^ tenue dans les fosses occipitales, f Thorax . Rien de remarquable.

Abdomen . L’estomac est large ; sa membrane muqueuse d’un rouge foncé , sur-tout vers le grand cul-de-sac , est épaissie , friable et s’enlève facilement. Les intestins grêles contiennent quelques vers lombrics , et offrent des rougeurs dans divers points.

Piefiexions. Si on se rappelle les idées que nous avons exprimées touchant la thérapeutique de la gastro-entérite , lorsqu’il existe en même temps des symptômes cérébraux, on concevra sans peine combien ont été peu rationnels les moyens qu’on mit en usage; aussi ne produisirentils aucune amélioration. Mais ce qu’il est difficile de se persuader , c’est qu’on n’ait employé

aucun agent thérapeutique pour combattre le# douleurs abdominales qui ont constamment tourmenté le malade , et qui pouvaient bien par conséquent faire présumer l'existence de l’inflammation digestive , dont la méningite n’était qu’un effet. L’épaississement, la friabilité de la muqueuse de l’estomac ne laissent aucun doute à cet égard.

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