DES COLORATIONS VITALES
On fait quelquefois aux colorations vitales le reproche d'altérer la cellule et de donner ainsi des images artificielles des éléments cellulaires.
Il est possible que certaines colorations vilales employées par les zoologistes, aient donné lieu à des « artefacts », car l'observation de la cellule animale vivante et non altérée est difficile et demande l'emploi d'un liquide conservateur spécial tel que l’eau salée physiologique, où un autre milieu, rendu isotonique des cellules qui y sont placées.
En outre, la membrane généralement mince et très perméable des cellules animales, les rend plus sensibles que les éléments végétaux aux variations des conditions de milieu. Pour toutes ces raisons, il se peut que certaines coloralions dites « vitales » effectuées dans les tissus animaux, ne soient en réalité que des colorations « postvitales », c’est-à-dire faites dans des cellules légèrement altérées.
Cependant le cas doit être assez rare, car il existe une sorte de compensation à tous ces inconvénients : ainsi, la perméabilité des membranes, nuisible à une étude prolongée dans un milieu qui ne serait pas rigoureusement isolonique, se prête d'autre part à une rapide pénétration et fixation du colorant, ce qui permet de réduire beaucoup le temps de lobservation.
En ce qui concerne la cellule végétale, la revue des principaux travaux permettra de se rendre compte de la valeur de la méthode.
Pfeffer, le premier en date, a obtenu la coloration vitale, soit