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C. — Cellules de Ia couche interne de l’albumen

au contact des cotylédons.

Dans les graines germées, de même que dans les graines au repos, les cotylédons foliacés de la plantule sont en contact intime avec la couche interne de l’albumen. Dans la graine müre, ce contact est assez étroit, pour qu'il soit impossible de séparer les cotylédons de l’albumen sans dommage pour celui ci, mais dès que la graine germe, il devient facile de détacher une portion du cotylédon, pour mettre à nu une zone assez étendue de la couche interne de l’albumen ; si alors on fait agir une solution de rouge neutre sur cette surface très perméable, on obtient rapidement la fixation du colorant vital par les cellules : on fait alors une coupe tangentielle de l'albumen et on observe immédiatement au microscope.

L'intérêt de cette partie de l'albumen consiste dans la possibilité qu'elle offre, d’être colorée vitalement dans des conditions de vie normale, ce qui n'est pas réalisable pour les

cellules profondes d’albumen dont nous venons de faire l'étude et qu'il nous a fallu colorer sur des coupes.

D'autre part, celte assise contient des éléments à gros grains d'aleurone du type des cellules profondes, qui renferment Îles inclusions caractéristiques et sa situation au contact immédiat des cotylédons, lui donne un rôle certainement un peu spécial par rapport aux autres portions de l'albumen.

Pendant les premières périodes de la germination cette assise conserve des grains d’aleurone presque intacts.:

Tout à fait au début et lorsque la coque de la graine est seulement éclatée, on peut observer de belles colorations vitales des cellules d'albumen, telles qu'elles ont été représentées (Jig. 13, pl. V).

Dans les cellules les moins modifiées, les gros grains d’aleurone n’ont subi qu’un léger gonfiement et leur aspect diffère peu de celui qui existe dans une graine à l’état de repos. Dans les intervalles de ces grains. on en observe de beaucoup plus petits, colorés en rouge brique. qui sont assez souvent dépourvus d’inclusions : ils sont parfois encore arrondis, comme dans la graine à l’état de vie ralentie, mais la plupart du temps, dès ce premier stade de la germination, on les trouve déformés, allongés, souvent étirés d'une façon considérable ; plusieurs de ces corpuscules aleuriques arrivent à se joindre entre eux et l’on observe alors des ébauches de réunion en réseau.

Pendant ce temps, on constate que les gros grains d’aleurone n'ont pas encore été modifiés et conservent leur forme ovale ou sphérique. Plus (tard, sur des germinations plus évoluées (lg. racine = 1/2 cm.) on les observe à leur tour comprimés et déformés et les inclusions persistent encore très visibles comme des enclaves non colorées.

Dans les stades suivants, (1g: race = 1 cm.) les réseaux vacuolaires sont plus rares et les inclusions sont partiellement dissoutes ; les cellules qui renferment de grandes vacuoles à contenu homogène sont fréquentes. Ces vacuoles absorhent

encore très éncrgiquement le rouge neutre et se colorent en rouge brique foncé. Le contenu protéique est donc toujours abondant et il arrive qu'il se précipite en globules rouges plus colorés que le reste de la vacuole.

La transformation des grains d'aleurone en vacuoles, qui s'opère à ce moment, a lieu très rapidement comme le montrent les indications suivantes : sur des germinalions dont la racine atteint un centimètre de longneur, on peut encore {rouver des grains d’aleurone reconnaissables renfermant leur inclusions ; sur des germinations dont la racine à une longueur de deux centimètres, il n'y a plus que de grandes vacuoles dans cette assise interne de l’albumen et toute trace d’inclusions à disparu de ces vacuoles.

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