HISTORIQUE
Les premiers bolanistes qui eurent une connaissance précise de la cellule végélale, ne manquèrent pas d'être frappés par la présence très fréquente au sein du protoplasme de lacunes plus ou moins volumineuses remplies d'un liquide clair, le suc cellulaire. [ls nomment ces espaces des vacuoles et constatent que le liquide qu'elles renferment, est formé pour la plus grande part d’eau, tenant en dissolution diverses substances salines en petites quantités.
Il existe d’après eux des cellules sans vacuoles : ce sont les cellules jeunes, que l'on observe dans les méristèmes, où elles se multiplient activement en vue de la croissance des organes. A mesure que ces éléments vieillissent, il apparaît dans leur protoplasme des vacuoles d'abord petites, qui grossissent peu à peu et finissent généralement par confluer en une énorme et unique vacnole remplissant presque toute Ia cavité cellulaire et qui rejette noyau et protoplasme à la périphérie.
Ces vacuoles peuvent naître à l'intéricur du protoplasme à une place quelconque : elles résultent de l'agrandissement d'espaces d'abord minimes et microscopiques dans lesquels se rassemble le trop-plein de l'eau retenue par le protoplasme.
Les vacuoles n'ont pas, par conséquent, un caraclère permanent : elles sont absentes dans les cellules jeunes embryonnaires et leur apparition, ainsi que leur croissance, se produit au cours de l’évolution que subissent les cellules jeunes avant
d'atteindre l’état adulte.