Dispositions dep âges
Chaque espèce d'animaux a une certaine durée de It. vie qui lui est propre. Les physiologues ont cru trouver que la vie d'une espèce est plus courte, si son développement est plus précoce, et que les espèces qui se développent lentement, vivent plus long-tems:
cette règle a des exceptions, mais en général elle est vraie 0- De même les patholognes sont de l'avis qu'on développement respectivement lent de l'homme promet . en général nne vie plus longue, qu'au contraire un développement accéléré laisse présumer une dorée plus courte de la vie: aussi cette règle est vraie en général* Quelques races de nos animaux domestiques paraissent prouver la même règle; p. e. entre les races cavalines de l'Europe les chevaux Espagnols sont ceux qui sont les plus lents à se développer, mais aussi ils vivent le plus long-tems. De même l'accroissement et la dentition sont plus lents dans la race Mérinos que dans nos autres races de brebis, la puberté est plus tardive et la vie est plus longue. D'après Mr. Grognier (Cours de Multiplication etc« éd. Magne p. 299) on croit dans le département du Rhône, que les vaches les plus tardives sont, en général, les plus Agées, et que ce sont les plus fortes, quel que soit leur flge.
Le développement des animaux est continuel avec des accélérations périodiques, c'est à dire le développement commence avec la conception et dure jusqu'à la mort, mais comme tout mouvement vital il nous offre des moments de rémission et d'exacerbation, il est rhythmique, nous observons de telles périodes en chaque jour, un rhythme diurne de la vie, mais il y aussi des périodes plus grandes, marquées par des accélérations plus rapides du développement. D'abord nous distinguons a) une période ou l'organisme n*offre pas encore tous les phénomènes de la vie propres à l'espèce Cl*état imparfait ou la jeunesse), b) puis suit une période pendant laquelle l'état parfait de l'espèce dure avec une certaine égalité Cl'état adulte)^ c) après cela l'organisme commence à se détériorer et d'offrir de nouveau des imperfections jusqu'à la mort Cla vieillesse). Une observation générale nous montre que dans l'homme la jeunesse et la vieillesse sont beaucoup plus longues que dans tous les animaux. Cependant la jeunesse et même la vieillesse nous laissent encore distinguer des
*) Voîlâ an tabletu, tnrtont après TeMîer:
Eapècef.
Dnrée de la croissance.
Gestation.
Durée de la vie.
Mois.
Jours.
Ans.
Jnments
Anesset
do
Buffletiet
Vaches
Chèvres
Brebis
Truies
Chiennes
Chattes
Lapines
périodes da développement; noas nommons ces périodes les âges de Tanimal. Le développe* ment des mammifères étant plus rapide les Ages sont anssi moins marqués que dans l'homme, on peut distinguer: a) TAge foetal ou intrauterin, depuis la conception jusqu'à la naissance, b) Tige de raïlaitement, depuis la naissance jusqu'au sevrage, c) l'flge de la jeunesse (l'enfance et la jeunesse ne sont pas si bien séparées comme dans l'homme) , d) l'Age adulte^ e) la vieillesse (on ne peut guère distinguer une première et une seconde vieillesse comme dans l'homme).
L'Age foetaL
La mortalité des oeufs et des foetus est immense dans les classes inférieures des animaux, mais aussi le nombre des foetus est énorme; cette grande mortalité s'observe encore dans la classe des oiseaux; dans la classe des mammifères le nombre des foetus est beaucoup moindre et la mortalité aussi moins grande, dans les mammifères qui portent beaucoup de foetus les avortements sont aussi plus fréquents, p. e. dans les lièvres, les lapins. Les conditions sous lesquelles des maladies du foetus se développent, sont les suivantes:
1. La présence de plusieurs foetus (ou par la première conception, ou par superfétation). Dans les mammifères qui portent naturellement plusieurs foetus, l'organisation est telle qu'ils ne se puissent pas nuire, mais dans ceux où par exception le nombre des foetus est augmenté, ce phénomène est souvent cause de malformations; c'est généralement connu que la plupart des monstres et des moles sont le produit de grossesses multiples. — Quelquefois un foetus est reçu dans les cavités de l'autre (duplicité par inclusion) ; cette duplicité par inclusion ne se rencontre chez aucun autre animal aussi souvent, que chez les oies, car plusieurs observations qui me sont propres, ne laissent aucun doute que les corps plumeux, lardacés et graisseux que l'on trouve dans le bas ventre de cet animal (un cas de ce genre a été nouvellement figuré par feu Mr. Lobstein), ne sont que des foetus inclus. D'autres fois les foetus sont soudés ensemble et forment des monstres doubles, triples. Encore d'autres fois il arrive qu'un des foetus soudés s'atrophie en partie et forme un parasite qui est porté par l'animal entièrement développé. On n*a pas encore payé assez d'attention à l'influence qu'exerce le parasite sur son porteur ; je possède deux cas qui sont assez remarquables: 1) On m'envoya (Mr. le docteur Rchm é Kirchhain) un veau vivant qui porta A la nuque une extrémité cinquième assez bien conformée, ou elle est inplanté dans la peau de la nuque, il y a une bosse et une petite queue cutanée (sans os et chair), la bosse contient une cavité lisse dans laquelle se trouve, une masse celluleuse libre et lisse de 6 pouces de longueur (sans doute une partie du blastème du parasite); la chose la plus singulière oflre l'omoplate sinistre du porteur, d'ailleurs bien conformée elle a plusieurs appendices osseuses et cartilagineuses qui sans aucun doute se sont développées en elle, et n'appartiennent nullement au parasite, c'est comme si l'organisme du porteur avoit voulu
fermer mie btee ou un squelette pour le parasite, 3) Le deuxième cas est encore bien plus remarquable: je reçus aussi vivant Cde Mr. le docteur SUIlin; â Cassel} un agneaa bien portant qui porta une cinquième extrémité au cdté droit, dans la région des dernières côtosy le parasite Cformé seulement de cette extrémité) est implanté seulement dans la peau, mais de de côté le porteur a une côte surnuméraire et une autre côte est longuement biforquée, ce n'est pas touti tous les organes de la poitrine et du bas ventre sont bien conformés, aussi les deux testicules du porteur sont normaux, mais — du côté droit il y a un troisième testicule qui reçoit ses vaisseaux des vaisseaux du porteur I La seule raison qui me porte â raconter ces faits ici, est parcequ'ils peuvent servir â rendre plus probable une observation souvent reproduite, mais qui paroit toujours douteuse aux physiologues et aux médecins: ?onr l'homme une opinion veut qu'une jumelle née avec un jumeau, ou aussi une de deux jumelles étoit toujours stérile; que Messieurs Home, Krûgelstein, Klose ete. étoient en erreur en acceptant cette opinion comme règle générale étoit facile â prouver par beaucoup d'observations du contraire , mais je pense qu'il y a asseï d'observations qui prouvent que l'opinion n'est pas sans fondement Pour la vache cette opinion est très ancienne et répandue en presque tous les pays, en Angleterre on nomme de deux veaux jumeaux, dont l'un mâle l'autre femelle^ le dernier free-martin; John Hunter a déjà observé et disséqué trois de ces free - martins, et tous les trois étoient hermaphroditiques et possé-> dolent des organes m&les à côté des organes du sexe féminin; Mr. Youatt a ajouté des observations de stérilité, mais aussi de fécondité de tels veaux. C^9iB rindvioh p. 591.) Mr. Grognier confirme l'opinion en ces mots: «On a observé en Angleterre que l'un des «jumeaux était assez fréquemment hermaphrodite. Les Anglais nomment free-martin les veaux «ainsi conformés , ils les élèvent avec soin , et ils en font d'excellents animaux de travail »Ces sortes de monstres s'observent assez fréquemment dans le département de la Manche; «ils sont réputés femelles, on les nomme taurs 0- C'est une opinion -généralement admise, «que si une vache fait deux veaux jumeaux , l'un mâle et l'autre femelle, la génisse jumelle «est stérile. J'avais cru que c'était un préjugé, comme il en existe tant chez les paysans; «mais voici deux faits qui viennent â l'appui de la croyance générale, c'est M. Félix Ville- «roy qui parle: Un de mes amis avait élevé une génisse jumelle; après qu'elle eut été «nombre de fois menée au taureau sans résultat, on la vendit à un boucher du lieu qui avait «annoncé qu'elle ne porterait jamais, et qui, après l'avoir tuée, en apporta la matrice; elle «était tellement petite qu'il était impossible qu'elle portât un veau. J'avais moi-même élevé «une génisse jumelle; ses formes ne me plaisant pas, je la vendis au boucher qui me fournit «la viande, avec la demande expresse de me faire savoir si elle portait. Aujourd'hui «(13 Févr. 1833) ce boucher m'a envoyé la matrice de cette génisse, et elle est si petite.
•) CtJl «MM remarquable que déjà Vwro (de re roit, II, 5) et ColomeUa (II, 92) parient de ce» vaches «térîlef et les nomment taurae.
9qa*il n'était pas possible que la bète portât Cette laatrice contiendrait tout an plus un «oeuf de poule ; la génisse était Agée de 27 mois , pesant non tout^d-i^fait grasse 360 iîTres, «elle avait été par deux fois saillie.^^ Grognier Cours de Multiplication des animaux domestiques éd. Magne p. 385.
2. La nutrition insuffisante de la mère. Elle est souvent la cause de la mort du foetus; de là le grand nombre d'avortements de nos animaux domestiques dans les années de disette, p. e. au printems de l'année 1843.
3. La nutrition perverse des mères. Une foule de substances agissent sur le fœtus» le tuent ou provoquent l'avortement, telles sont p. e. les plantes résineuses ^ les myooides, l'ergot etc.
4« L'état psychique C^it venia verbo) de la mère agit sur le foetus; la peur, la teireur provoquent souvent des avortetnents. A ce qu'il paroit l'imagination de la mère agit aussi dans les animaux sur le foetus. Ce qui regarde l'homme c'est vrai les médecins ne sont pas d'accord sur ce phénomène , mais quant à moi je possède trop d'observations pro-* près pour que j'en puisse douter, outre les cas semblables d ceux vus aussi par d'autres médecins un cas bien frappant est la malformation de la pupille d'une fille qui est encore sous mes yeux v. H. Eisenach diss. sist. observ. Irideremiae partialis. Marb. i836. (elle souffre depuis plusieurs années de spondylarthrocace) ; un autre fait qui m'a beaucoup frappé , étoit un enfant de quelques mois qu'on m'apporta dans ma clinique ; en voyant l'enfant je brusquai la mère mais que diable gardez-vous mal votre enfant, et tous les médecins présents convenoient qu'ils n'avoient jamais vu quelque chose de plus ressem» blant que la bosse que l'enfant porta sur le front, avec la suite d'un coup bien fort, le père de la mère en riant ajouta, Monsieur, je viens vous prier de vouloir quérir l'enfant, pareeqne je vois bien que j'en suis la cause et j'entends les reproches chaque jour, j'ai trouvé l'amant auprès de ma fille, je l'ai régalé de coups de bâton et je sais bien qu'il avait une bosse sanglante toute pareille sur le firent; j'extirpai l'angiectasie bien singulière. Je pourrois citer nombre de faits analogues de mon observation, et je ne nie pas qu'il m'ont forcé de devenir croyant. Enfin pour l'homme le fait est toujours plus explicable que pour les animaux. Cependant des observateurs dignes de foi ont communiqué des faits de ce genre: 1) Une vache reçut pendant la gestation un coup de hache sur le front, son embryon avait une marque de contusion au même endroit (Bechstein gemeinnûtzige Naturgeschichte. I, p. 17). — 2) Une biche avait reçu un coup de fusil d la tète, son foetus avait une contusion au même lieu (Ibidem). — 3) Une chatte pleine reçut d'une ser<vante mi coup de pied sur la queue, elle fit cinq petits, dont quatre avoient une queue la partie postérieure de laquelle faisait un angle droit avec la partie antérieure. (Transactions of the Linn, Society. IX, p. 323.) — 4) Un fait tout pareil arriva d une chatte, il y a vingt ans, dans la maison de mon ancien collègue Mr. Gôbel, alors d Jena (d présent d Dorpat). «— 5) Mr. Martin d Glarus raconte: Mon voisin a une chatte qUi d
sa première portée «vail quatre petits , un desquels avait la queue de moitié plus courte^ coaune si elle avait été rompue, un autre avait à peine un yesûge de la queue, et les deux autres avoient seulement un pinceau de poils à la place de Tes coccygis , un desquels je nourris depuis trois années. La même chatte fait depuis ce temps chaque année des petits la moitié desquels a toujours la queue et les extrémités estropiées. Qu'est ce que peut être k cause de ces montruosités? Je ne connais pas d'autre que cette, que j'ai vu mainles fois cette chatte poursuivie et attrapée par un grand chien noir, auquel on avait coupé la queue â la racine; probablement ce chien sans queue avait agi sur l'imagination de la chatte. CMeisner naturwissenschaftiicher anzeiger d. Schweizer Ges. 1819. p. 61.) Mais il me parait plus probable que la chatte fut mordue dans la queue. — > 6} Mr. fioswell rapporte un fait bien singulier dans le Quarterly Journal of Agriculture, qui a été reproduit par beaucoup d'auteurs anglais : Un des éleveurs . les plus intelligents que j'ai rencontré dans l'Ecosse, Mr. Mustard de Angus, m'a communiqué Tobservation suivante: Une de ses vaches entra en chaleur en pâturant dans son champ, le taureau de son voisin franchit l'enclos et accompagna la vache â la ferme où elle fut conduite pour être saillie de son propre taureau , le taureau du voisin était blanc avec des taches noires et avait des cornes , Mr. Mustard ne possède qu'une race bovine sans cornes , et aucune bête qui aurait eu la plus petite tache blanche; malgré cela la vache mit bas au printemps suivant un veau tacheté de blanc et de noir et qui produisit des cornes. — 7) Mr. Youatt rapporte un fait encore plus â l'abri de doutes: A Keillor on n'élève que la race bovine noire; deux fois on fit pâturer une vache laitière de la race rouge d'Ayrshire avec le troupeau; la première année on reçut du troupeau qui n'était composé que de taureaux et de vaches entièrement noirs, trois veaux tachetés de rouge, la seconde année deux des veaux étoient de cette couleur. Depuis ce tems on a eu soin d'avoir tous les animaux domestiques de la ferme, jusqu'aux porcs et aux poules de couleur noire. — 8) Mr. Blaine raconte deux faits arrivés chez des chiens : J'avais une chienne doguin qui avait pour compagnon constant un chien épagneul, petit et presque blanc de la race de Lord River, qu'elle avait pris en grande affection; lorsque le tems de sa chaleur arriva et elle en fut séparé et mis ensemble avec un chien de sa race, elle se lamenta excessivement, et pendant quelque tems elle ne voulut pas admettre son nouveau compagnon^ ce qu'elle fit cependant enfin, au terme ordinaire de la gestation elle mit bas cinq petits doguins, dont un était élégamment blanc et plus suelte qu'à l'ordinaire. Bientôt après l'épagneul fut éloigné pour toujours, mais l'impression resta, car dans deux portées suivantes elle me présenta chaque fois un blanc , et les conaoissenrs savent que c'est une grande rareté. ^ 9) Feu le docteur Hugh Smith rapporta un fait de la môme nature qui arriva é une chienne couchant qui suivait 'Ordinahrement sa voiture; une fois voyageant é la campagne, elle devenoit amoureuse d'un mongrel qui la suivait, et comme il ne le pou voit pas chasser il le tua d'un coup de pistolet et continua son voyage; cependant l'image de son favori improvisé lui resta, elle se lamenta quelques semaines et
ne voulut pas admettre aucun autre chien; enfin elle admit un chien couchant de race pure; mais au terme de sa gestation le docteur fut mortifié par des petits qui portoient les marques de son favori et furent détruits; et la même chose arriva en deux portées suivantes, les petits retenoient Timpression de son favori. — 10) Un bon observateur, Mr. Bechstein^ raconte d'après une expérience de plusieurs années^ que si Ton laisse couver les oeufs des pigeons à ailes noires par les pigeons rouges à perruque, les pigeonneaux sont tachetés de rouges et ne ressemblent plus â leurs parents, ce qui n^arrive jamais dans l'état naturel. 1. c. II, p. 1031.) — 11) Mr. Stark communique une observation pareille à la précédente CPathologische fragmente. II, p. 291). Je pourrois bien ajouter les témoignages de cette croyance depuis les tems les plus reculés jusqu'aux Arabes d'aujourdhui qui y font attention dans l'élève de leurs chevaux.
5. Les maladies de la mère agissent sur le foetus. Des maladies des organes sexuels sont la cause de malformations, ou rendent tout à fait impossible la nutritition du foetus. — Des maladies générales des nerfs et du sang rendent souvent la nutrition du foetus maladive, causent des atrophies et des cacatrophies , ou la rendent tout-a^fiût impossible, causent la mort et l'avortement. — D'autres maladies se transmettent de la mère au foetus ; pour les dyscrasies, qui consistent dans un changeaient des principes du sang ou dans la formation de nouveaux principes, cette transmission n*a rien de surprenant, car nous savons que même des principes étrangers â l'organisme sont transmis au foetus, p. e. la garance mangé par la mère colore les os du foetus; aussi savons nous que dans l'homme l'ictère, le scorbut etc. ont été transmis ou foetus CGraetzer, krankheiten des foetus p. 116., 136.) et de cette manière de bons observateurs nous disent qu'ils ont trouvé la pourriture et même les douves du foie dans les foetus de brebis qui souflroient de cette maladie (v. Pièce just. III, CLXXIII. et p. CCLXIX). Une vache qui avoit la pulmonie contagieuse, porta un foetus les poumons duquel étoient attaqués de la même maladie (De la Harpe: Magaz. f. d. thierh. VIII, p. 3.). — Ce sont surtout les maladies contagieuses qui se communiquent souvent de la mère au foetus; pour l'homme les exemples de la rougeole et de la petite vérole communiquées de la mère au foetus sont fréquentes (Graetzer 1. c. p. 27 en a rassemblé bon nombre, ils peuvent être augmenté p. e. pour la rougeole une nouvelle observation: Hedrich dans Neuc zeitschr. f. geburtskunde XY, C^S44) p. 169. et plus de petite vérole, le savant Conring a déjà compilé des observations de transmission de rougeole et de petite vérole: De habit, corpor. germanic. antiq. et nov. caus. éd. Burggrav p. 396.); mais les exemples de transmission de la petite vérole des brebis des mères aux foetus sont encore bien plus fréquents! Déjà Pink a des observations d'agneaux avortes avec la petite vérole (B^^^^'^i'Gi'^ung der pockenkrankheit der schafe p. 50.), de même Mr. Tolberg (Erfahrungen ûber die pocken der schafe p. 23), qui a aussi déjà fait la remarque que des brebis qui ont la petite vérole pendant la grossesse et n'avortent pas , naissent des agneaux qui n'ont
plus de disposition pour ia maladie. Mr. Eisell trouta dMs nue épizooUe de petite vérole de brebis «qne les agfneaux de ces brebis on avoieni la davelée et mouroiait, on ils éloient sains et n'a voient pins de disposition pour la maladie (Schafpockenseuche im Taborer kreis. Oesterr. medic. Jahrbb. 1842. Oct. p. 79). C'est ainsi avec raison qu'on a remarqué que la clavélisation pendant la grossesse est dangereuse, Mr. Gilow â Anchun rapporte: file i2. Sept, les brebis pleines de la ferme T. furent inoculées, plusieurs avortoient dans le cours des mois d'Octobre, Novembre et Décembre, et les foetus avoient la clavelée^^ (Magaz. f. thierheilk. YI, p. 388.). Une observation bien concluante a été rapportée par Mr. Drouard: ^En 1826 on fit clavéliser un troupeau de 300 bêtes dont, quatre vingts brebis sur le point de mettre bas ; bientôt une clavelée bénigne se développa sur tout le troupeau, à l'exception de deux mères qui n'en ressentirent aucune influence. L'agnelage commençant quelque tems après, fut terminé en peu de jours; on clavelisa alors tous les nouvean*nés, mais on iîit étonné de voir la clavelée ne se développer que sur deux d'entre eux. Le berger, homme intelligent, qui avait observé et suivi la marche de la maladie, reconnut que les deux agneaux étoient le produit des deux mèreS chez lesquelles l'opération n'avait pas déterminé le moindre phénomène morbide.<< (Recueil de Méd. véten XIX, p. 38.) Je suis étonné que des vétérinaires qui ont fait des recherches sur la cause de la nonreussite de la clavelisalion sur des troupeaux entiers, n'ont pas tenu compte de ces observations, tandis que les phénomènes qu'ils racontent, prouvent évidemment qu'ils étoient é expliquer de cette manière (v. Steiner: Magaz. f. thierh. VIII, p. 90). On ne manquera pas de faire l'application de ces observations dans la pathologie humaine. — Les cas de transmission du charbon et de la peste bovine de la mère au foetus sont fréquents.
6. Mais c'est encore bien plus étonnant que le contagium des maladies contagieuses agit sur le foetus sans que la mère en ressentit le moindre effet! Mr. Graetzer a déjà rassemblé nombre d'observations, ou des femmes n'avoient pas la petite vérole pendant la grossesse et cependant le foetus en était atteint CI* e. p. 32), un nouvel vient d'être, communiqué par Mr. Joslin CNew-York Journal. American Journal of Méd. 1843. Jan.). Des observations de la même nature ont été faites sur les brebis. Dans ce cas le contagium est donc reçu par la mère et transmis au foetus sans qu'elle même s'en ressentit
7. Le foetus n'est pas entièrement à l'abri de l'agence des influences extérieures, il souffre p. e. par des agents mécaniques, et peut-être encore par d'autres influences p. e. Telectricité (v. plus bas).
Les maladies du foetus qui se développent de ces dispositions sont nombreuses, comme nous le savons pour le foetus de l'homme, les maladies du foetus des animaux sont encore peu observées. Ces maladies arrivant à une période où les organes ne sont pas encore formés, doivent avoir d*nutres cflets sur l'organisation que plus tard et après la naissance ou les organes sont formés. Les suites de ces maladies sont: 1) Des malformations des parties de l'oeuf avec atrophie du -foetus ou des moles. Les accoucheurs qui croyent
encore que des moles se peuveal former san^ coiius, sont ea erreur, toutes les moles ne sont que des oeufs malformés , dans la plus grande partie on trouve même encore des rudi* ments ou des vestiges du foetus, en Térité souvent difficiles à voir, mais j'ai disséqué un grand nombre de moles humaines, et je les ai trouvé le plus souvent; souvent elles sont formées par la caduque, peut-être plus souvent par le chorion malformé. Les moles des animaux sont encore mal observé, on les reçoit rarement, cependant je possède la matrice d'une chienne avec une mole , c'est la matrice d'une vieille chienne galeuse que je recevois i la moitié de la gestation , ea l'ouvrant je trouvai dans la corne gauche de l'utérus un foetus bien conformé, dans la corne droite une mole formée par une vessie de la grandeur de l'oeuf de l'autre côté, et qui paroit être formée par le chorion (je ne l'ai pas encore plus exactement disséqué); 2) des malformations du foetus ou des organes du foetus sont formées; 3) le foetus meurt et est expulsé, il y a avortement.
Les avortements sont souvent la suite de maladies et de la mort du foetus, mais souvent Us sont aussi causé seulement par la mère: a) la cause la plus fréquente des avortements des animaux est une nutrition insuffisante, c'est pourquoi les avortements sont si fréquents dans les années de disette, c'est ce qui les a rendu si nombreux au printems de l'année 1843 dans toute l'Allemagne; b) comme chez la femme on observe aussi chez les animaux, que ceux qui ont une fois avorté, gardent une disposition à Tavortement, et avortent souvent chaque année; c) l'accouplement continué est une cause de l'avortement, peut-être moins fréquente chez les animaux que chez la femme ; d) des causes mécaniques qui agissent sur les organes sexuels sont peut-être plus fréquentes chez les animaux que chez la femme ; e) les maladies des organes sexuels; f) un changement brusque dans l'alimentation, mais surtout des fouragcs délétères, surtout les mycoides, et avant tout l'ergot qui fait souvent avorter les cochons ; g) des maladies générales de la mère , outre la pourriture de laquelle nous avons déjà parlé, surtout l'ostéomalacie enzootique; h) des influences psychiques, la peur, la terreur; i) une imitation instinctive et involontaire, qui a déjà fait adopter A quelques auteurs un avortement contagieux; c'est déjà une observation commune que dans une écurie ou se trouvent des vaches ou des brebis près du terme de la gestation, si une bête vêle les autres suivent de près, même si elles sont encore plus éloignées du terme; c'est un phénomène très commun chez les lapins et surtout chez les cochons d'Inde, chez lesquels j'ai souvent avec plaisir observé la vive impression qu'une bête qui vêle , fait sur toutes les autres qui portent des petits; mais par cette imitation instinctive arrivent aussi des avortements; si une bête avorte on a déjà vu avorter des écuries entières, chose sur laquelle Mr. Flandrin a surtout dirigé l'attention des vétérinaires (Chabert Instructions VI, p. 156 etc.); k) mais enfin il y a des avortements épizootiques qui dépendent peutêtre d'une certaine constitution atmosphérique; déjà pour la femme les médecins supposent une constitution épidémique qui favorise les avortements, ce que j'ai observé plusieurs fois, la dernière fois en 1842 du tems de la constitution épidémique érysipélateuse qui a été
générale dans toute rAIlemagne, et on avec les abortus aossi les fièvres puerpérales étoient très communes. Pour les avortements épizoottques des animaux on peut souvent assigner les causes, mais d'autres fois elles restent inconnues; dans, notre Pièce justificative UI les épizooties d'avortements suivantes sont notées: 278 a. C. avortements généraux entre les femmes et les animaux a Rome. 1720 avortements des jumens dans la Transylvanie^ cause assignée les mauvaises fourages, surtout la rouille. 1721 moles et parts difficiles épizootiques des vaches et des brebis dans la Silésie; année humide. 1761 avortements des animaux, pourriture des brebis; végétation maladive. 1777 avortements épizoetiques des vadies et des truies dans l'Allemagne; la rouille et Tergot étoient fréquentes. 1784 les vaches et les juments ont presque toutes avorté â Chalons. 1792 avortements des vaches dans le Piémont, à cause de Thumidité â ce que dit Toggia. 1829. 30. Parts difficiles et malheureux dans le Nassau, disette, pourriture, ostéomalacie. 1831 avortements et parts malheureux, chutes de l'utérus des vaches dans la Westfalie. Mauvaises fourages, ergot, aussi Tergotisme dans la Saxe. 1832 avortements, parts malheureux, fièvres puerpérales des vaches, mauvaises fourages, ergotisme des cochons. 1839 avortements et parts laborieux des vaches et des juments dans la Litthouanie et dans la France , aussi dans la ' Bavière ; disette, mauvaises fourages. 1842 -> 43 avortements des animaux domestiques fréquents dans toute l'Allemagne; disette.
L'âge du tettage.
Depuis la naissance jusqu'au sevrage. Beaucoup d'animaux, cochons d'Inde, lapins naissent très développés, ils courent, ils ne tettent pas seulement, mais ils mangent aussi; d'autres qui naissent très imparfaits, chiens, chats se développent avec une grande vitesse. Cependant le but de cet âge est le même comme dans l'homme, se nourir et croître.
Les organes de la digestion diffèrent considérablement de ce qu'ils seront dans la suite, la bouche petite, sans dents ou avec peu de dents petites, des mâchoires faibles, est ou seulement organe de suction, comme dans les chats et les chiens, ou presque seulement, comme dans les autres animaux domestiques, la sécrétion de la salive nulle ou très peu abondante, eu égard â Ténorme quantité de ce fluide qui est sécrétée à un âge pjus avancé, dans les animaux herbivores surtout; la muqueuse de cette cavité molle et tendre, si Ton compare le grand développement de l'epitclium dans l'animal adulte, aussi est elle facilement irrité et donne occasion au développement des aphthes des tettants 0 qui conduisent à la mort, si elles s'extendent et passent en ulcération. Dans le long tube alimentaire la membrane muqueuse est épaisse et rouge, mais tendre; la musculeuse fort peu développée, surtout dans le gros intestin et l'estomac, le peu de développement de ce dernier organe
') IS'ous avon» fait remarquer plus liant que ceft en général la forme véaicalense qui f 'observe, la forme pseudomembraneuse ou le si dit mugnet de nos enfants nouveau-nés n*existe peut-être pas dans les animaux, au moins dans les ruminants.
86 recoiinoit surtool û$m les ruminoiii^, dans lesquels les trois premiers eskmiaes ne soni iras encore développés, et dans tons les avbres animatix domestiques la partie ganehe est encore imparfaite. Les atrésies de l'anus sont peut ** être plus firéqnentes dans les veaux et les agneaux que dans les enfants; une grande quantité de meconium est accumulé dans le rectum, tous les observateurs sont d'accord à attribuer une faculté purgative au promis lait sécrété par la mère, au colostrum, si les animaux ne reçoivent pas ce liquide, mais un lait plus vieux, ils sont souvent exposé à l'obstipation par le meconium accumulé et Ils meurent; le lait est le seul aliment propre à Tétat du canal alimentaire, le poulain com^ mence à manger un peu é deux mois, Fagneau à deux ou trois semaines, si les animaux mangent plus tôt^ ou avalent la Imne ou des poils ils sont exposé A des obstructions souvent léthales; par le mauvais état du lait ou par une alimentation non convenable tous les animaux nouveau -nés sont exposé A avoir des diarrhées par irritation et inflammation de la muqueuse, la si dite dysenterie des animaux nouveau-nés^ mdwiie dangereuse et très souvent léthale, après la mort on trouve la muqueuse enflammée et souvent fort épaissie et tendre, le vrai ramollissement n'a pas encore été observé, i ce que je sais, mais les symptômes de la si dite dysenterie des agneaux , des veaux , des poulains , ont beaucoup de rapport avec ceux que Ton observe dans la gastromalacie et l'entetomalacie de nos enfants. La chylification est très abondante et très active dans cet Age, si des sub-« stances délétères sont résorbé dan» le canal intestinal, A la suite des irritations ou d'une mauvaise alimentation , ou si par des influences sinistres la sanguification ne procède pas bien, les glandes mésaraîques se tuméfient, et les animaux sont exposés A la même maladie qui est si dangereuse pour nos enfants, l'atrophie mésaraîque. Immédiatement après la naissance les mères sont poussé par l'instinct A lécher la peau des animaux nouveau-nés ; cette opération ne nettoie pas seulement la peau de l'humeur visqueuse que les eaux de l'amnios y ont déposée, mais elle excite aussi sans doute la peau A remplir ses nouvelles fonctions si importantes pour l'organisme; aussi plusieurs animaux p. e. les chiens, les chats répètent fort souvent cette opération: mais si, par faiblesse de la peau, par des influences délétères etc. elle ne remplit pas bien sa fonction éliminatoire, ou si sa fonction d^uratoire ne suffit pas après une mauvaise sanguification , il survient souvent des éruptions cutanées A comparer avec les porrigo et impétigo de nos enfants. Les yeux des jeunes animaux cachectiques p. e. des veaux et des poulains sont Souvent attaqué d*inflammations et de blennorrhées que l'on peut comparer A l'ophthalmia neonatorum de nos enfimts. L'excrétion urinaire des animaux nouveau-nés ofiîre souvent des vices qui sont extrêmement rares dans nos enfants: c'est un phénomène commun dans les veaux et les poulains que l'urine passe plusieurs jours après la naissance par le nombril et l'urachus au lieu d'être évacué par l'urèthre; l'a nu rie s'observe plus souvent que chea nos enfants; la rétention de l'urine est aussi plus fréquente par du mncus qui bouche l'urèthre, on par l'accomulatioii da meconium. L'animal nouveau-né n'a pas encore au mtaie degré que ranimai
adulte la facoHé de produire el d'entretenir la températore qui loi est propre et les refroidissements lui sont bien plus dangereux qu'aux adultes. La respiration et le pouls sont bien plus fréquents que dans l'animal adulte, et la disposition aux inflammations plastiques est grande, cependant ces inflammations dans l'organe respiratoire^ le cenreau et la moelle épiniëre me paraissent plus fréquentes après la fin de cet flge. Mais le système osseux, mou et se développant avec une grande rapidité, est fort disposé â une maladie dangereuse, analogue à la rhachitis et à la paedarthrocace de nos enfants, les vétérinaires rapportent ordinairement cette maladie fréquente des agneaux, des veaux et des poulains, mal A propos aux maladies arthritiques; elle se trouve du même chez les jeunes chiens et méoie chez les oiseaux de basse -cour. Les animaux nouveau -nés ont la même disposition aux convulsions que Tenbut nouveau -né; l'influence régulatrice du cerveau et de la volonté manquant , les nerfs moteurs sont plus disposés â suivre l'impression des stimuli ou agissants immédiatement sur eux ou réfléchis des nerfs sensiiifs.
Le procès de la dentition qui chez l'honmie est si concentré sur deux périodes bien marquées, ne l'est pas de même pour les animaux, où il dure â peu près pendant tonte la jeunesse. Dans l'homme c'est k première dentition qui est la plus difficile et k plus importante, dans les animaux la première dentition qui s'effectue avant et bientôt après k naksance ne paroit pas offrir aucune difficulté, c'est la seconde dentition qui chez eux est plus difficile; elle arrive chez le chien au sixième mok, chez la brébk et k vache après douze, chez le cheval dans la troisième année, les symptômes locales d*irritation et d'inflammation paraksent être plus considérables que chez l'homme, au moins le chien et le cheval souflrent considérablement; les symptômes généraux d'irritation du canal alimentaire, de congestion vers le cerveau et les organes des sens sont pareik à ceux de l'honune a la première dentition; les singes de nos ménageries meurent souvent pendant la seconde dentition, et â ce qu'on dit, mêmes les animaux sauvages p. e. les jeunes lions souffrent considérablement.
La fin de cet âge tombe avant le tems de k seconde dentition qui est aussi pour le cheval, le boeuf au moins le lems naturel du sevrage.
Age de la jeunesse.
Depuk le sevrage et la seconde dentition jusqu'à raccroksement fini et l'entier développement des fonctions de la génération. Au conmiencement de cet âge les maladies de la plasticité sont surtout fréquentes, il y a une grande disposition pour le développement d'animaux parasites. Dans l'estomac et dans Tintestin se développent beaucoup de vers, de même dans les poumons , surtout des brebis et des cochons , au moins dans le boeuf le croup est dangereux comme dans l'homme (Toggia), les makdies du cerveau sont fréquentes, le tournis se développe surtout dans les brébk antennais, de mène dans k moéile épinière la maladie tremblante; les poulains soufrent de k gourme Cp^vA-
ir^
être surtout en même tems avec le^plus grand déTehjppeaient du système salivaureT)^ lès brebis de la cachexie aqueuse et de la maladie rouge. La clavelée attaque surtout les brebis , la maladie les chiens. A ce qu'il me paroit le développement du système sexuel n'est pas dangereux comme dans l'homme, et la sympathie de ces organes avec les organes de k respiration ne paroit pas se montrer d'une manière aussi frappante.
L'âge adulte.
En général l'animal est beaucoup moins disposé à tomber malade, et les maladies de la plasticité sont surtout beaucoup plus rares. Les inflammations franches, surtout celles du cerveau sont plus fréquentes. Peut -être seulement dans l'état de domesticité les fonctions du système sexuel donnent plus souvent occasion à des maladies.
. La vieillesse.
Dans l'état sauvage il y a à peine un état de vieillesse, car le rapport mutuel des animaux fait qu'un état d'infirmité suit A peu près immédiatement la mort; dans l'état de domesticité la vieillesse est une prolongation artificielle de la vie. . L'innervation devient plus iaible et toutes les fonctions commencent à languir: les dents usés et les muscles mal innervés rendent difficSe le broyement des aliments, les sécrétions diminuées et les musdes de l'estomac et des intestins faibles retardent la digestion, moins de chyle est formé, des indigestions et des obstructions arrivent, comme dans l'homme, les organes sécrétoirs, le foie, les reins, la peau, les poumons excrètent moins, le sang artériel est mal formé, il reste plus veineux, les membranes des veines moins élastiques se laissent distendre, le cours du sang est ralenti , des accumulations du sang se forment dans les organes , des apoplexies arrivent; les vemes distendues laissent transsuder le sérum du sang croupissant, des hydropisies torpides se forment; l'excrétion knguissante fait que les substances terreuses retenues se déposent dans les organes, les os plus terreux deviennent fragiles, les matières calcaires déposées autour des articulations forment des anchyloses, les muscles deviennent roides, l'animal se meut avec difficulté et. devient la proie de ses ennemis; la matière osseuse est déposée dans les membranes des artères, qui ne peuvent plus nourrir les organes qui s'atrophient, ils rompent môme et versent le sang par hémorrhagie; le toucher n'est plus exécuté par les organes roides^ dures et atrophiés de la peau, la cornée et le crystaDin deviennent denses et obscurs, cécité, les cavités de l'oreille se remplissent de sels calcaires et les organes deviennent immobiles, surdité, l'animal qui ne reçoit plus de sensations sommeille toujours, il n'est [dus averti du danger, il succombe. Tels sont les 'phénomènes que nous observons sur des vieux chevaux, chiens, chats, oiseaux etc. que nous laisscms vivre jusqu'i la mort naturelle.
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Les diffërenoes des sexes sont même phis développées dans les animsiix que dtBS llHMiime et lei dispositions qui en dépendent devroient être ph» connues; mais nous possédons peu d'observations exactes.
Quant â la digestion nous observons chez les annnanx comme chez Thomme, que le maie a besoin de plus d'aliments et d'aliments plus substantieux, les mâchoires et les dents sont plus fortes et grandes, dans quelques animaux il a plus de dents ; le ventre et le bassin sont plus grands et plus larges chez la femelle , organisation qui dans beaucoup d'animaux (p. e. des oiseauE) rend tout le corps plus grand que celui du maie; quant A la grandeur du foie et des reins, et Texcrétien de ces organes les observations manquent malheureusement pour les animaux; la peau est beaucoup plus développée chez le maie, elle est plus forte y ses couleurs souvent plus intenses, le poil plus développé, et elle a souvent des appendices cornées et des glandes qui manquent chez les femelles; les organes de la respiration et de la voix, le larynx et les poumons sont beaucoup plus dévdoppés chez le maie, toute la poitrine est plus grande et plus forte^ ce qui dans une partie des animaux, surtout des mammifères rend tout le corps du maie plus grand. Le sang du maie contient plus de globules, celui de la femelle plus d'eau et d'albumine« L'accroissement de la femelle de nos animaux domesliques est plutôt fini que celui du maie. Le corps de la femelle contient plus de tissu celluleux et de graise; la plasticité domme dans la femelle. Le système musculeux et les extrémités sont bien plus développé chez le maie; le maie est plus fort et plus farouche; du tems du rut le maie est surtout bemiooup plus violent.
Les maies sont beaucoup plus disposés aux maladies aiguës, aux inflammations véhémentes et aux congestions, A T^Mplexie, â la phrenitis, aux fièvres, p. e. le charbon, la peste attaquent de préférence les maies les ptais forts ; du tems du rut la fureur passe en vertige <Aez le cheval; en rage chez le chien; des excès du coitus affaiblissent surtout le système nerveux.
Les femelles sont phis disposées aux maladies chroniques, et si dans l'homme déjà le soTO féminin est plus disposé aux maladies végétatives et plastiques que le masculin, cette disposition est encore bien plus grande et souvent surprenante dans les animaux, la ca^exîe aqueuse, hydatideuse, tuberculeuse, vermmeuse, Tosteomalacie laissent souvent tout- a -Cul Hbres les maies pour attaquer seulement les femelles; la génération eaq^échée conduit quelquefois aussi à une fureur, mais bien moins farouche que chez les maies, qui dans plusieurs espèces entrent dans chaque acte de la génération dans une espèce de fureur, mordenl ei iSmppent la femelle qui reste toute tranquille; bien plus souvent chez les femelles siérilee se développent des cachexies plastiques, pendant la gestation chez les vaches se développe surtout la cachexia ossifraga, une lactation trop grande et trop prolongée donne occasion i la phthisie puhnonaire. Les maies succombent surtout dans les combats terribles qu'ils se
livrent souvent pour la possession des femelles du tems du rut, les femelles surtout A la suite de grossesses et àe parts anomaux et laborieux, de fièvres puerpérales etc.
Une bonne part de nos animaux domestiques consiste en animaux châtrés^ et nous devions donc fort bien connaître les suites de la caiBtration: nous en savons quelque chose c'est vrai , mais en vérité beaucoup moins que nous devions attendre, nous ne possédons pas aucunes observations exactes et suivies sur le changement des différents organes et systèmes et leurs fonctions après la castration en différents âges de la vie, et pourtant cela seroit un sujet bien digne * de recherches. Par la castration des maies dans la première jeunesse le développement des parties distinctives du sexe masculin est empêché, ranimai forme plus de tissu celluleux, sa viande est plus tendre, il engraisse plus facilement, comme nous voyons chez les chapons, les moutons, les cochons, les boeufs, mais ces animaux restent toujours faibles; des femelles châtrées dans la première jeunesse ne développent non plus les parties distinctive» du sexe féminin, elles deviennent plus grandes, grasses et restent tendres, comme nous observons chez les poulardes, les cochonnes, les moutonnes; si les maies sont châtrés après que les parties du corps qui distinguent le sexe mascufin, sont déjà plus développées, ces animaux gardent la force et perdent seulement Tardeur, la férocité, témoins les hongres, les ânes, les boeufs, mais ces animaux n'aunmt jamais la viande tendre et la graisse abondante de ceux châtrés dans la première jeunesse; de même le» femelles châtrées dans l'âge adulte continuent la sécrétion du lait, elle» pondent des oeufs C^^i Ton a seulement enlevé la muqueuse de l'oviductus) , mais elles n'auront jamais la viande tendre et grasse et la grandeur de celles châtrées plutôt.
Après la castraàon les dents particulières des maies Cp* e* dans les verrats, les chevaux entiers, les chats) ne se développent pas, les mâchoires restent plus petites et rexpr0ssion caractéristique du visage est perdue; de même le chapon ne, développe pas la crête, les éperons et les plumes du mâle, il ne mue pas, les mammifères ne développent pas le poil du maie, les cornes du boeuf plus effilées et plus courbes ressemblent plus aux cornes de la vache, le mouton n'a pas de cornes, on elles sont beaucoup plus petites que celles du bélier , le cerf et le chevreuil châtrés jeunes ne forment pas de bois, châtrés adultes ils ne le posent pas, et châtrés pendant sa croissance la ramure est souvent monstrueuse; le cheval et le taureau châtrés jeunes ont l'encolure effilée et la nuque moins large, le front du boeuf est plus long et moins large ce qui le prive de toute l'expression du taureau; chez tous les animaux châtrés la phonation des maies est perdue par la castration, les naseaux du hongre restent étroites, le larynx petit, la poitrine étroite, la croupe pointue, et malgré cela le bassin large et les hanches saillantes de la jument ne se forment pas, les extrémités sont effilées. L'ardeur du cheval et du taureau est perdu chez le hongre et chez le boeuf, la douceur et l'attachement de la jument et de la vache ne se retrouvent pas chez ces maies mutilés qui sont seulement patients et tristes ; les chapons peuvent servir A couver et surtout à conduire des poulets. L'odeur particulière des
maies (p. e. da bélier) n'existe plus dans les eunuques, et Turine paroit être moins concentrée.
Les eunuques humains sont déjà plus disposés aux maladies plastiques, surtout les affections de la peau , ils sont atteints de la chlorose, et à ce qu'on dit ils sont sujets à des « hémorrhagies périodiques par l'anus; les animaux châtrés sont disposés aux maladies plastiques, aux cachexies, a ce qu'on dit â la cachexie putride, et surtout aux affections cutanées.
En médecine humaine on désigne par Texpression constitution l'ensemble de l'organisation, texture et structure des individus, parcequ'on observe que tous les boounes ne sont pas organisés de la même manière, mais qu'il y a des différences qui retournent, et que l'on peut chsser en différentes divisions, p. e. on distingue une constitution forte et une constitution faible, dans la première la force de réaction est plus grande, dans la dernière la réceptivité prédomine; on distingue une constitution nerveuse et une vascoleuse; on distingue une constitution artérielle, veineuse et Jymphatique, dans la première il y a prédominance du sang artériel, des organes de respiration et du système musculeux, dans la seconde il y a prédominance du sang veineux, du foie etc., dans la troisième prédomine le système lymphatique, le système cdluleux, pituiteux, séreux. On n'a qu'à jeter un regard sur nos animaux domestiques, pour se convaincre qu'ils nous offrent les mêmes diflé- « rences de constitution, et qui sont peut-être plus grandes, parcequ'ils ne possèdent pas le même pouvoir de s'habituer que l'homme (les différences sont bien moindres dans les animaux sauvages, sans manquer entièrement); c'est clair que les différentes constitutions offrent aussi des différences dans les dispositions aux maladies; mais jusqu'à présent il n'y a pas encore assez d'observations pour pouvoir en traiter d'une manière satisfaisante.
Depuis les tems les plus anciens ont s'est convaincu qu'avec une certaine texture et structure intérieure de l'organisme est nécessairement lié une certaine conformation extérieure du corps, et qu'avec cette constitution organique comcide une certaine constitution de l'ame, et la première est donc l'expression de la seconde; l'ensemble de cet état somatique et psychique de l'organisme a reçu le nom tempérament, et d'après eux on a divisé les hommes en classes; le plus souvent on distingue quatre classes de tempéraments, le phlegmatique , le sanguin, le cholérique, le mélancholique. D'anciens écrivains, surtout les hippiaters depuis Ruini, ont attribué les mêmes tempéraments au cheval; plus tard d'autres auteurs 0 ont cru qu*on ne pouvoit pas retrouver ces tempéraments dans les animaux
*) P. e. Mr. Gandolfi qui • écrit ua petit traité fur cette matière: Su i temperanenti def li anima li domeitici. Opntcoli fcientifiei di Bologna. D, p. 328.
4l*ime même espèce y mais bieo qu'à chaque espèce convenoit un certain tempérament. Dans les derniers tems on a plus approfondi la pliysiognomique des animaux, et l'on a observé avec soins l'expression des animaux 0; de cette manière on ne pouvoit pas méconnaître que d'un côté chaque espèce d'animaux a son propre tempérament, mais de l'autre côté aussi que les espèces .de nos animaux domestiques offrent en général aussi les mêmes différences de tempérament que l'homme, seulement moins marquées. La prédominance d'un tempérament doit offrir certaines dispositions, c'est ce que nous observons en vérité p. e. dans les chevaux, les chiens etc. et le sujet mérite d'être plus approfondi par des observations directes.
Chaque être organique possède jusqu'à un certain point le pouvoir de s'habituer (gewôhnungsvermôgen); c'est a dire l'organisme, à la place que la nature lui a destiné, réagit contre les influences extérieures convenables de manière A se mettre en un tel rapport avec elles que sa vie est entretenue, des influences qui ne lui conviennent pas mettent sa santé en danger, cependant si leur action n'est pas trop brusque et si elle est réitérée, t'organisme change peu é peu ses fonctions et nécessairement aussi son organisation tellement qu'il se trouve en rapport convenable avec elles, et qu'il supporte des influences qui d'abord oompromettoient sa vie, où il s'habitue; il y parvient ou par la diminution de sa réceptivité qui s'émousse par l'action réitérée des stimuli, ou par la force végétative qui parvient de plus en plus é s'assimiler les influences ou de les décomposer et excemer promptemenl. . Ce pouvoir de l'organisme est donc un moyen de garantir la santé et d'éloigner ta maladie; mais l'organisation de l'être est tellement changée par l'habitude gagnée qu'elle lui est devenue nécessaire, et si des stimuli habituels n'agissent plus sur lui, il est disposé à devenir malade.
Ce pouvoir de s'habituer est en général d'autant plus limité, que l'être est moins parfait, plus bas dans l'échelle des êtres; il est très limité pour les plantes; de même encore difficile pour les insectes et beaucoup de mollusques qui par cette raison périssent souvent par millions si les influences changent (p. e. aphides, sauterelles, chenilles, hannetons, limaces etc. qui périssent souvent en quelques jours, mêmes en quelques heures par un orage, une pluie, une gelée blanche etc.); ce pouvoir est plus développé chez les oiseaux et surtout chez les mammifères; mais aucun animal n'égale pas l'homme pour lequel ce pouvoir est nne grande prérogative.
Tous nos animaux domestiques ne vivent plus dans leur état naturel et sous les influences qui leurs convenoient dans la nature, tous ont en général, et surtout en certaines races et localités des habitudes nombreuses le changement desquelles cause souvent des
0 V. Mon arUele Initincl daiu rEncydopédie de Erich et Graber, et lei onyragef qui y lont citéi.
maladies , et cette disposition est donc fréquente chez evx^ ce que l'on pent aisément pnm* Ter par beaucoup d'exemples. (Le pouvoir de s'habituer est plus grand dans la jeunesse, où Torganisation n'est pas encore si fixe que dans Tftge adulte, règle qui a cependant des exceptions pour les influences qui sont plus nuisibles dans le bas âge que dans l'adulte.)
Chez l'homme nous nommons idiosyncrasie un état, ou un individu réagit autrement contre certains stimuli que le genre humain en général, c'est donc une réceptivité anomale, en soi déjà un état anomal, mais qui dispose cet individu â des maladies. D y a chez l'homme des idiosyncrasies pour certain» aliments, certains remèdes, mais aussi pour certaines odeurs, couleurs, sons, pour des animaux, même pour des idées Cd^s exemples d'idiosyncrasies plus rares, v. J. Fletcher Eléments of gênerai pathology. p. 21) 0*
L'observation nous prouve, que l'aversion exceptionelle que nous offlrent ces individos humains contre certaines impressions, se retrouve chez des espèces entières d'animaux, et Ton parle de l'idiosyncrasie du chien contre certains sons, contre le verre, contre les chats, du chat contre certaines odeurs, de plusieurs animaux contre la couleur rouge etc.; mais on prend là le mot dans un sens diiTérent, au moins il faut distinguer cette idiosyncrasie spécifique de l'idiosyncrasie individuelle.
Mais le mot pris dans le même sens comme nous l'acceptons chez l'homme, aucun observateur attentif ne pourra méconnaître qde les mêmes espèces d'idiosyncrasie indfri* duelle se rencontrent chez tons nos animaux domestiques, elles sont surtout claires diez le chien et le cheval.
Not. La plupart des idiosyncrasies durent pendant toute la vie, depuis la naissance jusqu'à la mort; mais il y en a qui sont passagères; entre beaucoup d'idiosyncrasies que j'ai eu occasion d'observer pendant ma pratique le cas suivant est de cette sorte: Un homme aimoit beaucoup les écrevisses et il en mangeoit souvent jusqu' A l'âge de trente et quelques années ; il lui arriva un jour d'en manger qui étoient un peu gâtées, et il étoit mdisposé quelques jours d'un état saburral ; quelque tems après il retourna à son manger favori sans sentir aucune aversion, mais le jour suivant il avoit une urticaire générale, une seconde fois la même suite; il n'en mangea plus, cependant deux A trois fois il ne put pas se retenir de goûter une queue ou une pince, toujours la même SBite après le plus petit morceau d'écrevisse, il s'en abstint donc entièrement pendant plusieurs années; après quelques années se trouvant en société il osa de nouveau de goûter quelques pinces — sans aucune suite fâcheuse I D retourna à son manger favori sans en être jamais plus incommodé. — Je connois de propre observation plusieurs cas d'idiosyncrasie contre les chats, un offlcier fort, robuste et très bien portant, devint malade
*) Comp. •asti: C. B. Heinrich dîM. de Idioiynoruta. Bonn* 1641.
jusqu'à 9*évanotiir, pftie comme la mort, el la sueur froide sur le front, si on lui mit un chat sous son canapé, mauvaise plaisanterie que Ton se permit quelquefois, parceque cet homme à l'ordinaire vif et emporté, dans ce cas derenoit humble et doux comme un enfant.
Il y a des maladies congéniales que Tanimal a gagné dans l'âge foetal, durant la gestation ou par le part, et avec lesquelles Tanimal est né, nous avons parlé plus haut des causes de ces maladies. Hais dans d'autres cas les maladies du foetus sont guéries & la naissance, elles changent seulement la disposition de l'animal, p. e. nous avons remarqué plus haut qu'un animal qui a eu la petite vérole dans l'uterus n'a plus de disposition pour cette maladie; bien plus souvent il arrive que des maladies du foetus le rendent disposé é la même maladie ou A d'autres maladies qui ne se .montrent que quelque tems et quelquefois asse2 long- tems après la mise -bas. Encore d'autres fois les influences qui agissent sur le foetus pendant la gestation ou dans l'acte du part, ne le rendent pas malade, mais elles agissent sur sa constitution de manière à le rendre disposé à des maladies; un animal mal nourri, avec une constitution trop tendre et lymphatique sera disposé aux scrofules, un animal dont la poitrine et les poumons sont mal développés, sera disposé aux maladies du poumon et il n'engraissera pas bien; si le cerveau n'est pas bien développé, il sera disposé aux maladies de cet organe etc.
Une disposition congéniale est une telle qui gagnée pendant la vie intrauterine fait développer des maladies après la naissance , mais qui ne sont pas transmises des parents, on du grand -père et de la grande -mère.
S. MHw^m^iHmmm héréMUdrem.
Pour avoir une idée juste des dispositions héréditaires il faut connaître les lois de rhérédité naturelle en général; nous en donnerons un court aperçu.
A. De Vhérédité en général.
Essence de la génération. Si ^individu est entièrement développé, est parvenu A rage adulte, il a atteint son but individuel, il remplit sa place dans la chaîne des êtres, il commence à décliner et A mourir au profit des autres êtres ; mais le but de l'espèce qui doit être perpétuée dans la nature , n'est pas encore rempli ; les individus sont les organes de l'espèce, de la nature, ils doivent donc être faits qu'ils remplissent aussi le but de la dernière: la vie ayant entièrement développé l'individu, continue d'agir au-delA des bornes individuenes , en développant des organes et des séorétions qui ne servent plus A la formation de l'individu même, mais A la formation de nouveaux individus; avec eux se développe Fioitkict sexuel ou la conscience obscure de mettre en action les organes développés;
eol inftiact B*etl fu plas énigmatiiiae <|iie celui qui porte l'animil A mettre eo action lei orgaoof digeetift 9 et la recherche do sexe n'est pas phis dilBcile A comprendre que la re» cherche de la nonrriture; c'est toujours la vie qni agit, et tontes les explications données de ces actions ne sont que des comparaisons et des analogies, qui nous peuvent pbs on moins , mais jamais entièrement éclairer et satisfaire. Par Tacte de la copulation une matière informe est sécrétée, mais capable de se développer d nn nouvel Individu pareil aux parents (incluse dans un oeuf qui, jusqu'i ce moment étoit un organe de la femelle, et qui contient les matières nécessaires au développement). Dans cet acte il n'y a guère au fond ni pins d'obscurité ni plus de perspicuité que dans celui qui fait couler une salive convenable à la vue d'un certain aliment, ou d'un suc gastrique convenable A l'arrivée de cehii dans l'esté* mac, si toutefois nous ne nous trompons pas en évaluant les dernières explications chi* miquesl
Ce sont les individus produisants qni se repètent dans le produit. Le même procès vital qui fait que des mêmes aliments le boeuf forme la chair, les os etc. du boeuf, la brebis ceux de la brebis, fait que le germe se développe A la forme de l'espèce ; mms comme dans chaque nutrition individuelle les matières formées ont le caractère de l'individtt, ce sont aussi les individus produisants qui ont déterminé d'une manière individneDe la formation du nouvel individu. C'est vrai la nature demande l'espèce, mais celle -lA cou* siste des individus, qui toutes ensemble révèlent son idée étemelle et infinie, aucun des individus finis ne l'atteint jamais entièrement, et le produit portera toujours l'empreinte de la perfection plus ou moins grande des parents, comme organes reproducteurs de l'espèce, il ne révélera l'idée de l'espèce jamais dans un plus haut degré que ceux-lA.
La vie dans l'acte de la reproduction tendant A l'idée de l'espèce tâchera, autant que possible, d'éloigner du produit les propriétés non essentielles et fortuites des reproducteurs. En général seulement les caractères de l'espèce sont propagé; dans la règle des mutilations, des monstruosités, même les maladies des parents se ne retrouvent pas dans les enfants, chose que nous observons chaque jour, et des variétés et des races, de plantes et d'animaux, entretenues par les soins de l'homme, sous des influences amenées A dessein, s'éleindent et retournent A l'état primitif de l'es* pèce, aussitôt que la nature est libre. Toutes les variétés des plantes formées et entretonnes dans nos jardins, se perdent et retournent A l'espèce primitive aussitôt que les soins du jardinier relâchent, ou si les influences p. e. le sol etc. manquent qui les ont formé et entretenu; p. e. plusieurs plantes potagères de l'Europe prospèrent fort bien dans TEgypte, p. e. dionx- fleurs, sprouts de Bruxelles, melons etc., si «*- on fait venir les semences de l'Europe, elles ne peuvent être entretenu par la semence qn'ettes y portent, elles dégé* aèrent dans la première génération CElliotson Physiology p. 1138), nous obeervons la même chose dans nos pays, beaucoup de plantes potagères, usuelles et ornementales dégénèrent, surtout dans quelques localités et dans queUpies sols, si Ton ne fait pan venir de
teins en tenu de nouTelIefl semences d*an antre endroit, d*nn antre terrain* La même chose arrive dans nos races d'animanx, abandonnées dans la nature elles se perdent bientôt^ et même où tous les soins sont mis A leur entretien, on trouve cette tendance à retourner au type primitif, p. e. dans les races albinos tontes pures de tems en tems la couleur originale de l'espèce retourne dans un descendant, dans les races bovines sans cornes entretenues pures avec soin on voit de tems en tems des sujets qui produisent des cornes imparfaites CYonatt rindvieh p. 179. 315. 190. 198). On remarque généralement que dans des races nonvellement formées, qui existent seulement depuis quelques générations ce retour est plus facile et la perpétuation de la race plus difficile que dans des races anciennes et qui existent depuis plus de générations. Beaucoup de races ne se seroient jamais formées dans l'état sauvage ou auroient été éteintes bien vite p. e. les brebis à figure de loutre (otterbreed) , les races rhachitiques de chiens etc. a) parceque en généra! des animaux contrefaits ou peu ressemblants i l'espèce sont tués par les parents même, b) parceque des animaux contrefaits sont plus que le reste exposé A leurs ennemis, cO parceque dans le mt et dans l'acte de la reproduction les animaux imparfaits sont repoussé par l'autre sexe ; dans beaucoup d'animaux p. e. les bétes bovines, les cerfs etc. seulement les maies les pins parfaits et les plus forts couvrent les femelles, les faibles, les vieux etc. sont repoussé et mémo tué dans l'état sauvage et demi sauvage.
C'est un phénomène fort remarquable pour les lois de l'hérédité: que le maie qui s'accouple la première fois avec une femelle, agit encore sur les produits des accouplements subséquents de cette femelle avec d'autres maies. DéjA dans la classe des oiseaux il y a des phénomènes qui ne sont pas faciles A expliquer: Une poule en rut n'a qu'une sixaine de jaunes asses développés , les autres scmt petits et même très petits, cependant après un seul accouplement elle pond une vingtaine d'oeufs fécondés dans l'espace d'un A deux mois, elle les couve, et quelques semaines après elle pond encore des oeufs fécondés I Les oiseaux pondent en général un nombre fixe d'oeufs, cependant si on les ôte, ils continuent de pondre. des oeufs fécondés, p. e. une hirondelle pond 6 oeufs, on les lui ôta successivement, et elle en pondit 12 tous fécondés. Dans quelques quadrupèdes on a fait des observations qui paraissent prouver que non seulement les oeufb fécondés , mais aussi les restants dans l'ovaire, pour des parts subséquents, doivent recevoir une certaine impression au moment du premier accouplement. Nombre de bons observateurs et éleveurs assurent qu'une jument qui a été couverte par un Ane et produit un muleton, n'est plus capable de produire avec un étalon de bons poulains, ils ressembleront tous A l'Ane (Mr. Fttgger Gestûtbuch. Frankfurt. 1601. — Winter von Adlersflûgel Stttierey. Nûrnberg. 1703. p. i28); il y a des auteurs modernes qui ont nié le fait 0 » niais sans alléguer des observations du contraire ; de nos jours le plus grand nom-
*) Nuit pat Mr. Bmfnone, le témoigna fe duquel teroit d*uii grand poidt; il n*ea parle pas, el
bre de mules est iirobablement produil en France, dans le Peiton, Mr. Grognier se lait sur cette chose, d'après lui les meilleures juments mulassîères sont d'une race Tort laide, desquelles on ne se servira probablement pas pour l'élève de chevaux. — Le Earl Horion communique l'observation suivante: 91II y a quelques années que je souhaitai de domestiquer le Quagga , et je tàchois de m'en procurer quelques individus ; mais n'ayant reçu qu'un mâle j'essayois de le propager avec une jument de Va sang arabe, et qui n'avoit pas encore été couverte; aussi j'obtins une pouliche bâtarde, Agée de cinq ans A présent et qui trahit son origine mixte dans la couleur et les formes du corps. Plus tard je cédai Ui jument à Mr. Gore Ouseley, qui reçut d'elle et d'un bel étalon arabe, un poulain qui a un an à présent, et une pouliche Agée de deux ans ; l'un et l'autre sont si arabe qu'on peut l'attendre d'animaux qui ont 'Vi« de sang arabe, mais ils ont dans la couleur et dans la crinière une ressemblance frappante avec le Quagga^ ils sont bruns et plus ou moms tachetés de noir A la manière du Quagga, duquel ils ont la raie noire le long du dos, et les raies transversales sur les avantbras et les ja^ibes; chez le poulain les raies antérieures n'occupent que le garrot, chez la pouliche elles couvrent tout le cou et le dos; les crinières sont noires chez l'un et chez l'autre, la pouliche Ta courte, raide et érigée, celle du poulain est longue, mais raide, en cela elle ressemble A celle du bAtard, ce qui est d'autant plus étonnant, parcequ'elle est très fournie et tombante au cou de la jument. Le bAtard a bien quelques raies qui manquent aux autres, mais pas les plus caractéristiques aux avant- bras. 11 est fort remarquable sans doute que les propriétés d'un père d'une autre espèce sont transmises par la mère même aux enfants d'un autre père.<t CPhilos. Transact. 1821. p. 20.) — 9II y a dix années je laissois couvrir une truie, tachetée de noir et de blanc, qui n'avoit pas encore porté, par un sanglier brun foncé que je vonois de recevoir, et qui mouroit bientôt après; les porcelets étoient mixtes, mais dans quelques-uns la couleur brune du père étoit prédominante. Long-tems après la mort du sanglier la truie fut couverte par un autre verrat, et plusieurs des porcelets avoient des taches de la même couleur que le sanglier. Plus tard elle fit des petits encore d*un autre verrat, et aussi dans cette portée se trouvoient plusieurs porcelets avec les mêmes taches. Je dois ajouter que je connois depuis long-tems la race* A laquelle appartiennent la truie et les deux verrats, et que je n'ai jamais remarqué la couleur brune.^ (Giles: Philos. Trans. 1821. p. 21.) — Mr. Trautmann dit aussi ^si une brebis toute blanche a été une fois accouplé avec un bélier noir, elle portera aussi les années suivantes, si elle est couverte par des béliers blancs, souvent des agneaux tachetés « (Anleitung znr landwirtsch. I, p. 228.) — Pour les chiens c'est une observation souvent répétée par les éleveurs qu'une chienne qui a été
c'est à tort que Mr. Hofacker (p. 101) le cite. Mr. Ammon (Zucht u. veredl. d. pTerde p. 94) aa contraire a«iure qu'il a reçu de bous poulaiof de juments qui avoient porté dea mulea; cependant je ne croia pas qa*oo peut avoir beaucoup d observations dans la Littbouanic.
fois accouplé tvec un chien d'une autre race, aura dans les perlées suivantes avec d'autres pères toujours quelques petits ressemblants au^ premier père Cp- ^ Reil Patho* logie III, p. 31 et beaucoup d'auteurs). — Enfin pour rhomoie c'est une ancienne observation que les enfants d'un second mari ressemblent souvent au premier mari (p. e. Osiander handb. d. entbindttng.sk. I, p. 269)«
Dans les cas mentionnés nous avons supposé que te maie, qui s'accouple, agit sur l'ovaire de la femelle; mais on ne peut pas nier, qu'il y a des phénomènes qui peuvent faire croire à une autre espèce d'influence O9 savoir par l'imagination de la mère, phénomènes que nous avons indiqué plus haut p. 172. C'est une pratique commune en beaucoup de pays de montrer, pendant l'acte de l'accouplement, à la jument le cheval auquel on veut que ressemble son poulain, et les Arabes promènent avant et après Taccouplement réialon autour de la jument, par la même raison.
Si le maie ou les parents de la femelle restent autour d'elle on ne peut pas nier que l'imagination de la mère puisse encore pendant la gestation influencer le foetus de manière a produire une ressemblance, d'après ce qui a été dit plus haut p. 171 ^). Je ne sais pas si Ton peut adopter l'avis de JMr. Hancock, le célèbre voyageur en Amérique, qui veut expliquer de cette manière, pourquoi les nègres créoles qui sont nés dans les maisons des blancs depuis des générations ressemblent de plus en plus aux blancs ') ; mais on ne peut pas être sûr que des mixtions sexuelles n*ayent pas eu lieu, et d'ailleurs on pourroit regarder le fait comme une suite de la culture. On pourroit même encore d'une autre manière (pareille en vérité de celle en question} expliquer la ressemblance: chaque observateur un peu attentif aura remarqué que des domestiques, aortout si elles sont long-tems et dès la jeunesse dans les familles, acceptent les manières.
') Malgré rassertion de Mr. Isidore Geoffroy St. Hîlaire (Tératologie III, p. 548) qui trouve cette croyance un préjugé aussi ancien qu'absurde.
') Quftnt à l'homme outre les cas remarquables dans: lleimtichkeiten von Mflller u. Schuli. I, p. 245, et ceux qui ont été reproduits dans !• Physiologie de Burdach et dans la Pathologie de Stark, Mr Elliotson (Physiology p. 1119) a communiqué quelques exemples bien singuliers. Mr. Allen Thomson (Todd Cyclopaedia: Génération) qui ne croit pa:» au phênomûne, a doniiù une collection sans beaucoup de discernement. Je pense qu'une compilation critique des faits nombreux et cpan •eroit aises méritable. Pour le chien v. Bechstein Naturgescb. d. Stobeiith II, p. 97.
') nlt has appeared to me that very obvions changes are produced ia n few générations , from certain assimilations independently of iutermarriage. >Vc find in negro families which havc long dwelt >vith tbose of the wbitcs as dumestics, that successive générations become Icss markcd in their Afriran fenturcs, in the thick lip and flat nose; and with skius cf a shining black, thcy gradually acquire the European pbyfiogDomy. This is more ospecially observable amongst the older setllers, end in the amaller islandf, «ach as St. Kitts, Nevis, Moniserrat — wWre thcre liad been but small accessions of native Africans. Under such circumstances, wc niay oftcn distinguish a Dutch negro by the couutenance alone. This différence can icarcely be dcscribed by words, lut wc observe that oblif.uit} of the eye so common to tho Iioll«oder.<« Hancock: Walker Iutermarriage p. 279.
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la fiçoa de parier etc. de leoni maîtresses, ei asses soavenl les tralls du TÎsage se formeM an même type par imitation instinctive (c'est sans doute par la même raison qu'il faut ex* pliquer la ressemblance qui s'établit entre des époux qui s'aiment) ; cette imitation instinctiTe et la ressemblance qui en est la suite, ne manque pas même chez nos animaux domestiques; chacun qui a observé avec quelque attention, doit avoir remarqué comment les chiens, non seulement les petits, mais aussi ceux qui se sentent inférieurs, regardent les vieux, les parrats et les forts et imitent tout-A-fait les traits, la manière d'aboyer etc. et ils finissent par devenir ressemblants; les chiens imitent même d'autres espèces d'animaux; c'est une chose fort commune de voir des chiens élevés avec des chevaux et toujours courants avec eux , imiter les gestes, p. e. si les chevaux d'une voiture grimpent avec peine une montagne on voit le chien A côté d'eux marchant avec peine, et faisant semblant de tirer avec peine comme les chevaux. Il n'y a pas de doute que de cette manière des ressemblances peuvent être transmises des parents aux enfants.
C'est une chose remarquable que quelquefois il y a des ressemblances entre lea enfants, dont les causes on ne peut pas trouver dans les parents. Mr. Heckel a déjA rapporté nombre d'exemples pour l'homme, où la même mère donna la vie A des enfanta qui montroient tous ou plusieurs d'eux la même monstruosité (Patholog. Anatomie I, p. 16). Si ce sont des impressions de la tête etc. provenant d'exostoses ou de malfonna* tiens du bassin etc. de la mère la chose s'explique aisément; mais des monstres ne s'ex* pliquent pas si aisément: Par exemple une chienne mit bas quatre fois, et chaque fois entre les petits étoient quelques-uns qui avoient un bec de lièvre et auxquels manquolent les extrémités antérieures. — L'observation suivante est bien singulière (l'explication est tdie que la critique la doit rejeter): ))En 1785 on faisoit couver par une oie, dix oeuft qu'elle avoit pondus successivement, au tems ordinaire où les petits dévoient édore, on entendit leur voix dans les oeufs, mais aucun ne s'ouvrit pas et les jours suivants la Toix devenoit plus faible; on ouvrit donc un oeuf et l'on trouva le bec supérieur courbé en arrière de manière A toucher presque la tête, et tous les dix étoient déformé de la même manière. Dans la bassecour ou l'oie vivoit, il y avoit un grand chien qui toujours aboya el mit en terreur les oies aussi souvent qu'elles s'approchoient de lui; le bec avoit quelque ressemblance avec la gueule ouverte du chien»« (Berliner Intell. BL 1786. N. 294.)
Propriétés transmises en général: Tontes les propriétés peuvent se trans» mettre, la plus grande partie peut se perpétuer par la génération; que ce ne sont pas seulement les qualités physiques, mais aussi les psychiques qui se transmettent, personne n'en doutera qui veut refléchir que la matière et la force sont inséparables, que les formes physiques sont seulement l'expression des forces psychiques. Aucun éleveur expert ne douta pas de la transmission héréditaire des qualités psychiques des animaux; c'est ainsi que Mr. Grognier s'exprime: «Les habitudes des animaux domestiques ne sont pas les mêmes que celles de leurs congénères vivant A l'état stuvage: et l'on ne peut pas dire que eea difé»
tmteéB soienl tai refoltato de l'édactlioii et des oondilions de la domesticité: car eOes se manirestenl dès la première enfance. Ce n*esl pas seulement le ponhin sauvage dont on s'est emparé dans nne forêt, qu'on élève difficilement; mais encore celui qui, étant né dans une écurie, a eu pour père un cheval sauvage. Si ce poulain devenu adulte, est employé à la reproduction, il aura peur ils des animaux peu dociles ; et ce ne sera qu*A la troisième on quatrième génération, que s'éteindront les habitudes farouches de Tétat de nature ^). II est arrivé que, pour fortifier des races de canards, on a ramassé sur les bords d'un étang des oeufs de canes sauvages. On les a fait couver par des canes domestiques; les canetons A peine éclos, ont montré l'instinct de leur race; ils se sont bientôt échappés, en grande partie, de la domesticité; et si on put en conserver quelques-uns pour la repro* doction , il a fallu attendre plusieurs générations, avant d'en obtenir des canards enlièrement privés .... Il est chez l'espèce du cheval comme chez celle du boeuf, des qualités qui» s'étant transmises dans une longue suite de générations, sont devenues des caractères de race: telles sont la douceur et la docilité dans la race carossière du cotentin; l'aptitude de traîner avec sûreté la charrue au milieu des rochers, sur le penchant des précipices, chez la race bovine de Salers. L'indocilité du cheval Camargue, la paresse du boeuf suisse, sont l'une el l'autre des habitudes de race. Il est des habitudes individuelles, qui, sans découler d'une longue suite de générations, peuvent néansmoins se transmettre. Par exemple, le pas que l'on préfère en Colombie, dit Mr. Roui in, est, dans les chevaux de sellè^ domestiqués, l'amble et le pas relevé. On les y dresse de bonne heure: quand ils l'ont bien pris, on les lâche, s'ils ont de belles formes, dans les hatos, comme étalons; il résulte de M une race dans laquelle l'amble chez les adultes est aussi naturel que le trot chez nos chevaux. On élève facilement le fils d'un étalon bien dressé. D'après ce motif, des écuyers ont proposé de n'admettre â la reproduction, que des sujets exercés dans les cirques et les manèges. C'est très -rarement que des poulains méchants et rétifs naissent d'étalons doux et dociles; tandis qu'on en voit tous les jours disposés A ruer et A mordre, dont les pères et les mères éloient affectés des mêmes vices. Un étalon, entretenu A Alfort, étoit méchant; et il a transmis son caractère A la plus grande partie de ses produits .... C'est ainsi des chevaux tiqueurs, car on a des exemples de poulains, dont les mères étoient atteintes de ce défaut, qui se sont mis A tiquer sur la mangeoire, presque ou moment de leur naissance.^ (Cours de Multiplication etc. p. 239.) La transmission héréditaire des qualités psychiques se remarque surtout chez le chien, de là le proverbe: bon chien chasse dé race. Mr. Knight, entre autres, a communiqué des observations bien décisives sur ce point CPhilosoph. Transactions. 1837. p. 364;) '); si j'avois Tespace ici, je pourrois bien
*) Cela prooTe que ]*ob ne pevt pes dire tout de lelte, «n tel ■nimel tanvafe ne peut pet être deiqoé, p. e. le eèbre; le domeeliceUeo ne l'elfeciiiere qn*eprëi des génèretione ") m\ yonaa lerrier, wbose perenli hed beea mnch employed in destroyiny Polecels, end e jom^g
multiplier les exemples. En général on peut poser les lois suivantes: t) Des propriétés qui appartiennent à l'espèce se propagent beaucoup plus facilement que celles qui appartiennent seulement i une race, ce qui n'a pas besoin d'élre prouvé; b) plus long-tems des propriétés ont déjA régné dans une race, d'autant plus facilement elles sont transmises; c'est une observation journalière chez les plantes et chez les animaux, que des variétés nouvellement formées on reçoit toujours beaucoup de produits qui n'ont pas les propriétés denrées; mais des propriétés qui sont déjà passées par une série de générations, se rencontrent dans beaucoup plus de produits et souvent en tous, c) Toutes les propriétés innées (si c'est aussi la première génération, et les parents ne les possèdent pas) se transmettent plus aisément que les acquises pendant la vie. d) Toutes les propriétés qui sont favorisées par le climat ou par d'autres influences sous lesquelles vivent les animaux, se transmettent plus aisément, que si les influences sont contraires aux propriétés; p. e. le boeuf zebu transmet sa bosse toujours dans les climats où la nourriture est très abondante, ses produits sont souvent sans bosse dans des contrées où la nourriture est plus rare et plus maigre; la race des brebis dishley ou du Texel se propage facilement dans des contrées basses et grasses, difficilement dans des contrées hautes et maigres; les chiens nus d'Afrique et de la Colombie se propagent bien dans les pays chauds, ils dégénèrent dans les pays froids; les
Sprînging Spaniel whose ancestry through many générations had been eniployed in finding Woodoockai were reared logetber as companions, the Terrier not having been permiUed to see a Polecal or any other •nimai of a s imilar cbaracler , and tbe Spaniel baring been prevented seeing a Woodcock or any olher kind of game; and tbe Terrier evinced, as soon as it perceived tbe scent of tbe Polecat, very violenl anger, and as soon as it saw the Poiccat, attacked it witb tbe same degree of fury es ils parents would bave done. The young Spaniel on tbe contrary, looked on witb indilTerence; but it porsaed tbe firat Woodcock wbicb it ever saw, witb joy and exultation of whieb its conpanion the Terrier did not in wmj degree partake . . . Tbe most extraordinary instance of tbe power of instinctive bereditary propensity wbich I even witncssed, came under my observation in tbe case of a young dog of a variety usually called Retrievers. The propcr office of thèse dogs is that of finding and recovering wounded game, but tbey are eflen employed for more extensire pnrposes, and are fonnd to possess very great sagacity. I obtained a very young poppy (only « montb old) of this fanily, wbicb was said to be exceedingly well hred, asd had been brougbt to me from a distant coonty. I bad walked up tbe side of the river wbicb paases by my bouse, in searcb of wild Ducks, when the dog above mentioned followed me unobserved, and contrary to my wubes, for it was to young for service, not being tben quite ten monlhs old. It bad not recetved any other instroction, tben that of being taugbt to bring any floating body off a pond and I do not thiak Ihat it hftd ever done tbis more than tbree or four times. It walked very quietly bebind my gamekeeper opon tbe opposite side of the river, and it looked on witb apparent indifférence wbile I killed a couple of Mallards and >Vidgeons, but it leaped into tbe river instandy upon the gamekeeper pointing ont the birds to it, and it brougbt them on sbore and to the foot of (be gamekeeper, just aa well as the beat in» structed old dog could bave done. I snbeeqnenUy sbot a Snipe, whicb feH in the middle of a large aearfy itagnant pool of water, wbicb wai partially frosen over. I called the dog from tbe other side of the river and caoïed it to aee tbe Saipe, whieh coald not be doae withoat difBcalty; bat, aa aooa ai it aaw it, it swam to it, hrought it to me, laid it down at my feet, aad agaia awam to the river to the fceeper.i*
races blaHches se oonserveitl facOement dans les pays froids ou tempérés, difficilement dans les pays chauds etc. e) Des malformations qui sont plus communes, arrivent plus souvent, se transmettent aussi plus aisément; p. e. une malformation très fréquente dans les mammifères et dans les oiseaux, est la production de doigts surnuméraires, mais aussi est elle très souvent héréditaire, nous avons des races de poules avec cinq et avec six doigts, des familles d'hommes A 22 et à 24 doigts, la même chose vaut des variations des poils, de la couleur de la peau etc.
L'observation démontre que la transmission des propriétés ne se fait pas indistinctement des deux parents aux enfants, mais le père transmet surtout les propriétés qui sont plus développées en lui, c'est à dire les organes distinctifs du sexe masculin, la mère les organes qui sont plus développés dans le sexe féminin. C'est bien singulier que tant d'auteurs qui se sont occupé de la solution de cette question, n'ont pas trouvé cette loi si naturelle. Toutefois il y a toujours mixtion des propriétés du père et de la mère, ce qui prouve surtout le mulet; car on ne doutera pas que les phénomènes de la transmission, du père ou de la mère, doivent être d'autant plus décisifs, que les parents dlSërent plus entre eux; malheureusement les produits des générations hybrides ne sont pas toujours décrits avec l'exactitude désirable , et des observations plus soignées pourroient bien encore éclairer quelques points 0 : a) C'est une observation générale que la grandeur du corps est, le plus ordinairement, transmise de la mère, ce qui de tout tems 9 été observé sur les* hybrides du cheval et de l'âne , le mulet est le plus souvent aussi grand que la jument^ et le bardeau rarement plus grand que sa mère, l'ânesse, souvent il est plus petit (Grognier 1. c. p. 77. 82 et 234). Mr. Knight qui n'est pas tout -à -fait d'accord avec cette observation générale de tous les éleveurs, avoue cependant^ que b grandeur du foetus repond à celle de la mère, en disant: Ttïni obtenu des produits de juments Pony avec des étalons du London drayhorse, les extrémités desquels sont extraordinairement courtes, mais les épaules et le corps extraordinairement profondes, et par suite l'animal extraordinairement fort; je procédai avec beaucoup de précaution en faisant de tels expériments, craignant que je ne causasse une mort douloureuse aux infortunées juments, mais je trouvai que la grandeur du foetus étoit gouverné par la grandeur et la race de la mère; je répétai l'expériment opposé avec des résultats opposés.^ CWalker I. c. p. 205)» La longueur du corps de la mère se voit aussi che^ les bâtards du lion
') Les généralions hybrides que nous connaissons bien sont: Cheval et Ane, Cheval et Zèbre, Ane et CheTil, Ane et Zèbre, Quagga et Cheval, Chien et Chacal, Chien et Loup, Chien et Renard, Lion et Tigre, Boaqi|etin et Chèvre, Chevreuil et Chèvre, Chamois et Chèvre, Bouc et Brebis, Bouc et Chevreuil, Bélier et Chèvre, Cerf et Vache, Cerf et Brebis, Ours et Chien, Lièvre et Lapin, Lapin et Lièvre, et beaucoup d*hybrides d*oiseaux. Une compilation fidèle et complète de toutes les observations, avec des copies eiactes des figures (qui nalheureuaement sont rares, nous ne possédons même pas encore de bonnes figures du mulet et du bardeau), jieroit bien i désirer.
avec la U^esse (Linn. Martin natural history of mammif. anim. p. 163). — b3 Le bassin e( le ventre' sont aussi transmis de la mère, observation dans laquelle il y a aussi concordance de tous les éleveurs, le mulet a le plus souvent 6 vertèbres tombales comme le cheval, le bardeau 5 comme Tànesse; entre beaucoup d'exemples voilà un de Mr. Sturm: nll y a quelques années j*avois dans mon troupeau un agneau mdie, de si nobles parents, grand et laineux, que je me décidai de le garder comme bélier, malgré la déclivité et Tangulositc de sa croupe; a Tâge de dix -huit mois je le laissai couvrir les brebis, et j*avois le plaisir de voir que tous ses agneaux avoient sa télé et son encolure, pas un sa croupe. << (Sturm rasson etc. p. 18, où Ton trouve encore des exemples de chiens, canards, oies, bâtards entr^ poules et faisan etc.) Chez Thomme les observations ne sont pas assez nombreuses, cependant c*est une observation commune de retrouver dans la fille le bassin de la mère. — c) Le cou doit être donné par le père d'après la plupart des auteurs, et cela est le cas en général dans les mules des oiseaux, au moins le père prédomine p. e. chez le mulet, le bardeau, le bâtard du lion et de la tigresse, en général dans les croisemens des races des chiens et des chevaux, cepelidant souvent il est mixte des deux parents. — d) Dans la grande majorité des cas la poitrine des bâtards ressemble plus i celle du père qu*à celle de la mère, et la même chose arrive dans les croisemens de nos animaux domestiques. — e) Quant à la tête tous les auteurs s'accordent que c'est le père qui donne les formes de la tête! Déjà Daubenton fait voir que le mulet, d'ailleurs plus beau, a cependant la tête de l'âne, et le bardeau celle du cheval CBuffon naturgesch. b. XXI), et la même remarque sur la transmission de la tête de l'étalon au poulain est faite par tous les éleveurs p. c. Bachmann (Ueber zûchtung und krcuzung der hausthiere. Hannôv. Magaz. 1818. p. 163), Ammon (Sebald geschichte des pferds b. I, p. 147. 157), Mr. Sturm déclare que cette loi est générale et qu'on l'obser^'e surtout aussi chez le boeuf, 11 rappelle l'ancienne observation des éleveurs que des poulains produits par des étalons vieux portent souvent les marques de la vieillesse à la tête ') (I. c. p. 16. 17. 19), au premier regard on trouvera confirmée cette loi dans les têtes des oiseaux hybrides, aussi dans le bâtard du lion et de la tigresse etc.; en vérité même pour l'homme Mr. Hacquet a déjà fait la même remarque qu'un Arménien avec une Allemande ou Slavo a des enfants qui lui ressemblent dans la tête CR<^ise in die Dacischen und Sarmalischen Karpathen. II, p. 209), et Mr. Biumenbach trouve que le crâne d'un mulâtre, fils d'un Hollandais et d'une Négresse offre le caractère Hollandais (Dec ad. Cranior. VI, p. 12); j'ai ajouté que deux portraits dans ma possession prouvoient la même loi, savoir celui d'un mulâtre, dont le père étoit Espagnol mexicain et la mère une Négresse, et qui offre les traits caractéristiques de l'Espagnol, ainsi que celui d*un Ame-
') Ceita obferration raul aoMi do rhomme! Dm pères riens ont toiivevi ét§ enfiinU â Tecef de vieillardt.
ricain el d'une Négresse qui offlre les traits de la race Américaine (Heusinger vergleichende physiologie p. 251), j*aurois pu encore ajouter la même observation pour les enùints d'un juif (baptisé) avec une Allemande. Cependant justement ces beaux portraits auroient du éveiller mon soupçon! car la loi dans sa généralité est fausse! les auteurs se sont laissé en imposer par les apparences extérieures qui , nul doute , sont bien séduisantes pour les animaux, la face desquels Cq^i mérite a peine ce nom en comparaison avec la face de rhomme) est formée surtout par les organes de la mastication, et par les appendices de la vertèbre crânienne antérieure, qui sont surtout développé chez le mâle; quant à Thomme on ne peut pas se méprendre si aisément, aussi Mr. Walker a-t-il déjà senti la faute conunise; mais ne connaissant pas la composition et la signification des parties de la tête, il s'est aussi égaré en établissant la loi: nVnn des parents donne aux enfants la partie anstérieure de la tête — et, je pense ^ aussi la supérieure moyenne, — la partie osseuse de «la face, les formes des organes des sens (l'oreille externe, la lèvre inférieure, la partie «inférieure du nez et les sourcHs étant souvent modifiés); l'autre des parents communique nia partie postérieure de la tête et je pense aussi la partie moyenne inférieure , — le cer- «velet situé dans le crâne , immédiatement au dessus de sa jonction avec la nuque , et tout «le système locomoteur. — Chacun des parents peut donner ou l'une ou l'autre série. << Cintermarriage. p. 150.) Il ajoute des portraits qui auroient pu le conduire à la vérité. La règle générale à établir (sauf les exceptions qui suivront plus bas) est celle : L e p è r e donne la vertèbre antérieure ou frontale (supérieure chez l'homme), avec les appendices cutanées qui sont développé en elle; la mère donne la ver<^ tèbre postérieure ou basilaire, à l'exception des appendices cutanées qui sont plutôt transmis du père; la vertèbre moyenne de la tête est mixte, tantôt elle appartient plus an père, tantôt plus à la mère 0 (dans l'homme, car dans les animaux elle pareil plus influencée par le père). La règle est bien visible dans les portraits et les bustes de Napoléon, Marie Louise, et le duc de Reichstadt (Walker tab. II). — 0 I^es éleveurs disent que le& extrémités sont transmises du père, on peut l'accepter comme règle générale, p. e. chez les chevaux, les brebis etc., et cela vaut surtout des pieds et des mains; cependant la mère n'est pas sans influence, elle influe souvent sur la longueur des extrémités, et son influence paroit être plus grande sur les extré* mités postérieures que sur les antérieures. Les extrémités éloient du père chez les bâtards du bouc et de la brebis , du chien et du renard , du chevreuil et de la chèvre , du cerf et de la vache; elles ressembloient plus â celles de la mère chez les bâtards de l'âne et du zèbre, du bouc et du chevreuil. Du bâtard du lièvre et de la lapine Mr. Owen dit: ^jLa grandeur et la conlenr étoient celles du lièvre, mais les extrémités postérieures étoient plus
0 Snr ma maaière d'envisager lei vertèbres de la tête r. mon Anthropologie. Eisenach. 1939. p; 60.
courtes, el ressembloient plus à celles de la lapine.^' (Proceedinga of the zoolog. Soc 1831. p. 67.) Mr. Knight pense qu'à la naissance la longueur des extrénrités répond toujours à celle de la mère/ mais qu'avec l'âge elles changent d'après celles du père, il continue: «Les produits de mes juments Pony avoient à la naissance des extrémités aussi courtes que celles de leur mère, comme cela arrive toujours, mais le père, l'étalon drayhorse, causa que les pieds devenoient beaucoup plus forts, les articulations et les os beaucoup plus larges, malgré leur peu de longueur.^ (Walker 1. c. p. 205.) Des mulets Mr. Grognier dit: «Les jambes sont plus longues que celles du cheval (le caractère haut monté appartenant aux mulets); elles sont sèches, arrondies, les jarrets sont droits; les sabots sont, comme ceux de l'âne, hauts, étroits, â talons resserrés, mais ils ne sont ni ternes, ni raboteux; la dureté en est remarquable. Pas plus que l'âne son père, le mulet n'offre aux extrémités postérieures ces excroissances cornées, nommées chataignes<^ (I. c. p. 77). Le bardeau a des jambes plus fournies, des sabots plus larges, comme le cheval, mais rarement des châtaignes. Les agneaux d'un père ancon et d'une brebis commune ont en partie les extrémités malformées du père, et en partie ils ne les ont pas, ce qui s'explique par la loi précédemment établie, que la nature tend â retourner a l'état normal. — g) La mère n'est pas sans influence sur la queue, mais en général elle ressemble au père: la queue est presque entièrement dénuée de poils chez le mulet, comme chez son père l'âne, la queue du bardeau est beaucoup plus fournie de crins, quelquefois aussi bien que chez le cheval, son père. L'agneau d'un bélier mérinos, qui a la queue longue et laineuse, et d'une brebis d'Eiderstadt qui l'a courte et pileuse, a la queue pas beaucoup plus longue que la mère, mais toujours laineuse. CSturm p. 104.) — h) Les couleurs de la peau et des poils montrent l'influence du père et de la mère, cependant en général celle du père prédomine. Un parent noir et l'autre blanc donne dans l'espèce humaine un mulâtre de couleur brune; mais si le père est noir et la mère blanche, les enfants sont plus foncés, que si le père est blanc et la mère noire, ou ils sont moins foncés, observation constante que Mr. Stevenson a prouvé par beaucoup djexemples (Stevenson Reisen in Aranco etc. p. 180); on avoit fait l'observation que des mulâtres nés en Europe étoient plus bruns que ceux nés dans les Indes occidentales, c'est parcecpie ceux nés dpns les Indes sont presque sans exception les enfants d'un père blanc et d'une négresse, ceux de l'Europe aussi souvent d'un nègre et d'une mère blanche (Lawrence physical history of Mankind II, p. 551); il arrive quelquefois comme une grande rareté que les couleurs des parents sont juxtaposées non mixtes et que les enfants sont tachetés (v. des exemples: Elliotson physiology p. 1096, il y en a plus), plus rarement encore les enfants ont la couleur seulement d'un des parents, et des jumanx un étoit noir l'autre blanc (Ibidem). Chez nos mammifères domestiques des parents de couleurs différentes font des petits ou qui ont une couleur intermédiaire, ou qui sont tachetés. Dans quelques animaux les couleurs ne se mêlent pas si aisément, p. e. les mules et les bardeaux sont très rarement tachetés;
des souris blancs et gris font ensemble des petits qui sont le plus souvent ou blancs on gris, mais si Mr. Colla don dit que cette règle est sans exception, il se trompe, on reçoit aussi de gris tachetés de blanc, et de blancs tachetés de gris; des cerfs blancs et bruns ont le plus souvent des petits qui sont ou tout blancs ou tout bruns (Wildungen Neujahrsgeschenk. 1808. p. 165), mais aussi cette règle n'est pas sans exception
on reçoit aussi des cerfs tachetés. La prédominance du père se montre surtout dans les ovines, si un bélier a seulement quelques petites taches noires à la tôte, on peut être sûr d'avoir des agneaux tachetés, même plusieurs taches de la brebis n'ont pas la même influence. Des bâtards (p. e. du lion et de la tigresse) montrent souvent la couleur de la mère plus à la partie postérieure du corps, celle du père plus i la partie antérieure. — i) Sur les poils l'influence du père est en général beaucoup plus grande que celle de la mère. Dans rhorome les exceptions mentionnées plus bas sont fréquentes, mais dans les mammifères il y a peu d'exceptions, cependant le père agit plus sur les poils de l'antérieur du corps, la mère sur ceux du postérieur. Cette influence du père se montra dans les bâtards du bélier et du chevreuil, du bélier et de la chèvre, du bouc d'Angora et de la chèvre commune, du bouc et de la brebis, du chien et de la louve (Hofacker 1. c. p. 89), aussi du lion et de la tigresse; c'est une chose connue de tous les éleveurs que l'agneau d'un bélier mérinos et d'une brebis commune a la laine beaucoup plus fine que celui d'un bélier commun et d'une brebis mérinos; les agneaux des brebis de Franconie et d'Eiderstadt, à tête lisse, et d'un bélier mérinos ont toujours la tête laineuse. Mr. Sturm dit: «C'est connu que le cheval de bonne race a le poil court, fin et luisant, ce poil se montre sur le poulain de la première génération, si un tel étalon est accouplé avec une jument commune, et des acheteurs s'en laissent tromper, en faisant plus attention à de telles particularités qu'à l'ensemble. Aussi sur les bêtes bovines j'ai souvent remarqué le même changement, la plupart des taureaux des races de montagnes portent un poil crépu et laineux sur le front et sur la nuque, les races des plaines l'ont seulement par exception, après le premier croisement de ces races on le trouve déjà sur touts les produits» Ql, c. p. 103). — k) Le père a la plus grande influence sur les appendices cutanées de la tête, surtout sur les cornes. Mr. Sturm remarque: «Chaque agneau mâle d'un bélier mérinos et d'une brebis allemande , s'il est cornu , il n'aura jamais les cornes à la chèvre de la race allemande, mais la corne d'Ammon de son père; c'est la même chose avec les bêtes bovines, la forme, la substance même des cornes se trouve toujours au type du père; je connaissois 0 tout un troupeau de bêtes bovines sans cornes qui fut entretenu sur une ferme, cette race toujours multipliée entre elle-même depuis long-tems, ne fournit jamais un veau avec cornes; dans la guerre 1806 les taureaux furent perdus, et l'on étoit forcé de se servir d'un taureau avec cornes, entre 10 veaux que l'on en obtenoit 9 étoient avec des cornes<<
') Je Tai coiua de même cl robtervatioB m*est conaw aofii, c'étoit à Porttemlorf prèi de Jen.
Cl. c. p. 103). Mr. Cliae rapporte: 9981 Ton donne on bélier sans eomea à un troupeau de brebis, à peu près tous les agneaux seront sans cornes; en quelques comtés, Norfolk, Wiltshire et Dorsetshire la plupart des brebis ont des cornes, dans le Norfolk on pourroit se défaire des cornes en croisant avec des béliers de Ryeland, en Wiltshire et Dorsetshire on pourroit obtenir le même avantage en croisant avec des béliers South Down<^ C^aiker L G. p. 208). Un autre éleveur: «Mr. Colltng accoupla un taureau short homed avec une vache Galloway (sans cornes), le croisement avoit succès et existe â présent en vaches short -homed; je n'ai jamais entendu d'un produit sans cornes. Mr. Vansittard mit un taureau short -horaed avec des bonnes vaches de la race Hereford, tous les produits avoient l'apparence des short -horned; j*accouplai un bon taureau Hereford avec des vaches shorts homed, tous les produits étoient de la race Hereford Csans cornes) <> Clbidem p. 209). De même Mr. Grognier en parlant de l'introduction de la race bovine sans cornes en France dit: )»Le croisement de cette race avec nos races ordinaires donne de très -bonnes productions; toutes sont sans cornes^ un petit nombre a des comillons qui ne sont point adhérents au crâne, mais à la peau seulement; ils remuent en tout sens et finissent par se décalotter et tomber; les premiers mélis croisés avec des vaches ordinaires, ou avec des vaches aussi premières métisses, donnent également des vaches sans coraes<< ') (L c. p. 92). On en peut autant dire des huppes de nos oiseaux domestiques, p. e. des poules, qui se transmettent bien aisément des pères, et évanouissent si l'on prend des coqs sans huppes, des pères et des mères huppés donnent souvent occasion à des monstres sans crânes, conune Mr. Bechstein à l'égard des serins de Canarie, Mr. Blumenbach â l'égard des poules ont déjà prouvé. — I) On peut dire la même chose du bec des oiseaux .qui se transmet aussi généralement du màle, comme les bit tards des oiseaux nous font voir CB^chstein Stnbenvôgel p. 294. — Walker 1. c. p. 211. 212. 213) 2). — Les oreilles sont modifiées par la mère, mais en général elles sont transmises du père, comme on l'observe surtout chez le mulet, et le bardeau. — n) Les propriétés de sécréter beaucoup ou peu de lait et de graisse, paroissent être transmises également des deux parents. — 0) Ayant en vue les bâtards du chien avec le loup et le renard, ainsi que le mulet et le bardeau il faut convenir que la voix est influencée par les deux parents ^ cependant il y a prépondérance du. père CGrognier p. 78. 81. 82. Burdach Physiologie I, p. 579). — Les éleveurs des chevaux surtout ont souvent soutenu que les qualités psychiqnes se transmettoieot
') Nous verrons plus bas que Ton croit dans un pays que la race bovine sans cornes qui y existe, est une mutilation devenue héréditaire; en Ani^leterre ces races sans cornes de GaHoway et de Hereford «ont très ancienne* d*aprés Mr. Youatt (Rindvieh p. 178), on n'en connoit pas lorigine.
') Nous avons annoté comme une rare exception que d'un père blanc et d'une mère négresse furent nés des jumeaux dont l'un blanc l'autre noir ; cette exception dans la transmission n'est pas si rare dans les mammiréres multipares, où p. e. la moitié des petits d'une chienne ressemblent entièrement an père, Tantre moitié à la mère.
plus souvent de la mère que du père; on a avancé la même opinion pour Thomme; cependant cette assertion ne me paroit pas assez prouvée.
Mais ces lois valent. seulement de l'état le plus naturel des deux sexes, du rapport le plus normal dans lequel ils doivent se trouver, savoir qu'ils soient d'une égfale force de la vie, d'un pouvoir égal de production; ce rapport est bien aisément maintenu dans l'état sauvage et de liberté des animaux; mais nos animaux domestiques se trouvent dans un état forcé et artiGciel; c'est surtout chez l'homme ou ce rapport des sexes s'éloigne très souvent de Tétat naturel, et dans ce cas les lois naturelles de la transmission des parents aux enfants ne peuvent plus subsister. Si d'une manière permanente, ou passagère pendant l'acte de l'accouplement, un des deux sexes prévaut sur l'autre en force do vie, ce sexe aura une prépondérance anomale dans la formation du produit. Dans ce cas le mâle peut encore donner les organes qui naturellement dépendent de la femelle, et celle-là peut donner les organes qui dévoient être plus influencé par le mâle. Le poulain est plus influencé par le père, si l'étalon est d'une race fort développée, fort^ vigoureux et de moyen âge; si la jument a plutôt ces qualités et l'étalon est de mauvaise race, trop vieux, trop jeune, affiiibll etc. la jument aura souvent plus de prépondérance (v. Girou de Buzareingues. Breschet Répertoire VI, p. 34). Chez l'homme une totale inversion peut arriver, la femme peut donner les organes qui devroient être donné par le mari, et vice versa; un exemple bien frappant de ce cas fournissent les portraits de la reine d'Angleterre et de ses parents chez Mr. Walker pi. I, p. 156, la vertèbre frontale est de la mère, et la vertèbre basilaire du père. Les planches III et IV du même ouvrage donnent les portraits de deux parents et de deux fils, desquels l'un est formé selon la loi naturelle, il a la vertèbre frontale du père, la basilaire de la mère, l'autre est formé à l'inverse il a la vertèbre frontale de la mère et la vertèbre basilaire de h mère. Chez les animaux les aberrations de la règle ne sont ni si fréquentes, ni peutêtre jamais si grandes.
Certainement chez l'homme, mais é ce qu'il paroit aussi chez les animaux quelque* fois, il y a encore une autre cause d'aberration de la règle: Si des organes sont forte^ ment ou singniièrement développés, ils se transmettent souvent aussi contre la règle. P. e. les cheveux crépus des nègres ne se transmettent pas seulement de la mère négresse à peu près toujours aux enfants mulâtres, mais les mulâtres et les mulâlresiïes marié a des blancs les transmettent encore aux enfants et souvent aux petitsfils. Si Monsieur Klaproth dit que dans les alliances des Mongols, du sexe masculin et féminin, avec la race Caucasique, les traits mongoliques se transmettent toujours, il veut probablement parler des yeux qui souvent se conservent dans des générations sans nouvelles mixtions mongoliques. Le nez des Bourbons s'est transmis indistinctement à fils et â filles ctc*, c'est le même cas avep la lèvre Autrichienne, et des exemples pareils ne sont pas rares. Voir aussi plus bas les mutilations.
Des malformations arrivées par hasard ou des muliiations el des changements effectués par des influences extérieures peuvent devenir héréditaires. Cette proposition n'a rien d'étonnant d'après ce que nous avons dit plus haut sur h propagation des espèces et des races; mais les différences dans l'hérédité des différentes monstruosités, mutilations et variations sont assez remarquables. Nous aurions Ici l'occasion de devenir fort prolixes, mais il faut nous borner aux résultats les plus saillaBifl : 1) La grandeur du corps est souvent héréditaire, dans les animaux comme dans l'hoaune, nous avons des. races de géants et de nains entre nos animaux domestiques, dans la nature ces races se forment d'après la nourriture abondante ou manquante, tout le monde sait que les lièvres, les cerfs, les chevreuils etc. diffèrent considérablement selon les contrées fertiles ou maigres, les races grandes de nos animaux domestiques sont formées par la sumutrition qui de génération en génération la grandeur augmente; la petitesse est la suite du contraire, la race très petite de chevaux, dite Pony du Shetland ou des montagnes de la Corse etc. s'est formée dans ces pays par la nourriture chétive qu'elle y trouve, transportée dans nos pays et nourrie à la manière ordinaire elle grandit de génération en génération; les très petites races de chiens sont formées par l'art, on lave les jeunes avec de l'eau de vie, choisit les plus petits pour la multiplication, traite leurs petits de la même manière , et ils deviennent toujours plus^ petits , p. e. les petits dogums sont de la même race avec nos plus grands chiens, les mastifs. Ces formes produites par la nature ou par l'art s'entretiennent héréditairement sous les influences convenables 0- — 2) Le défaut du pigmentum dans la peau et ses appendices ou la leucose est une autre malformation qui devient souvent héréditaire, pas si souvent et si régulièrement dans l'homme, où elle se perpétue bien dans les familles , mais il y a toujours beaucoup d'individus qui en sont libres et d'ailleurs elle paroit plus fréquemment et plus généralement héréditaire dans les hommes de couleur, les nègres d'Afrique, les Américains, les Malaies des Indes orientales, que dans les Européens; au contrah-e dans nos animaux domestiques la couleur blanche, et la leucose complète ont une tendance prononcée é se perpétuer dans les races, une fois formées ces races blanches se gardent aisément pures, comme nous observons cela chez les chevaux, vaches, cerfs, souris etc. leucotiques; les taches blanches de ces animaux ne se transmettent pas seulement, mais en général elles aggrandissent dans les produits, et après quelque tems des animaux tout blancs apparaîtront; si le taureau est blanc dans un troupeau noir on rouge, les veaux seront tadietés, et après quelques générations tout le troupeau sera blanc (Hofacker 1. c. p. 16). Les Albinos sont chez nous un objet de curiosité, comme tel les
0 il y a 4000 mille uns les anciens Egyptiens connaissoient déjA une foule de différentes racea de chiens qai sont figurées de Nr. Rossslini. — Au même tems les pharaons avoient déjà la manie de garder à leur cour des hommes nains etc. V Wilkinson Manners and Customs of the aBcient Egyp-> tians ToL il, p. 436. N. 309 les figures d*nn nain et d*mi homme avec des pieda-beta.
Bapagnob les trouToient anm dans le imlais de Montezvaia à h conquête du Mexique, dans l'Afirique on les trouve aussi aux cours des princes; mais en générai ils sont un sujet de dégoût et d'iiorreur pour les autres liommes (Isid* 6eoffroy-St.-Hilaire TerattH logie I, p. 294 etc.), ils sont même expulsé de la société 0- Au contraire les animaux leucotiques étoient toujours tenu en grande honneur, ce n'étoient pas seulement les animaux des grands et des princes, mais ils jouent un grand rôle dans les mytbologies, comme c'est assez connu des éléphants blancs dans les Indes ^ des vaches blanches, des chevaux blancs dans la mythologie allemande et slavique (Grimm deutsche mythologie p. 623). La leucose est une malformation par défaut . d'un élément constitutif de l'organisme , on comprend bien qu'elle doit être plus fréquente que la suivante. — 3) La melanose ou h surabondance du pigmentum, si l'on prend le mot dans le sens le plus ample, arrive dans l'homme par des influences et est héréditaire, p. e. les créoles nés dans les climats chauds^ où les habitants des pays australes de l'Europe transmettent le teint obscur par des générations a leurs descendants, cependant elle a toujours une grande tendance à s'effacer. La même observation présentent nos animaux domestiques, la production accidentelle de la couleur noire est fort rare en comparaison avec celle de la blanche; la couleur noire se transmet dans les races noires de nos animaux, chevaux, bovines, ovines etc., mais il coûte beaucoup plus de soins de la garder pure, et en quelques animaux, comme poules, pige<ms c'est très difficile, probablement c'est plus facile dans les climats chauds; l'animal domestique qui oiTre le plus rarement des cas de leucose, montre le plus fréquemment la melanose, et la transmet le plus aisément, c'est le chat; aussi entre les mammifères et les oiseaux ') sauvages la melançse est beaucoup plus rare que la leucose. Le cerf qui est le plus souvent leucotique, offre aussi le plus de cas de melanose, c'est le daim, la race noire et la blanche duquel croisée^ donnent des animaux pies, ces trois races ne sont pas nres dans les parcs, et se trouvent aussi à l'état sauvage. Les poules nègres des climats chauds qui ont la peau noire dégénèrent peu â peu dans nos climats, et deviennent plus claires. — 4) L'accroissement surabondant des poils du corps s'observe souvent sur l'homme, el il y a vraiment d'hommes velus, même héréditaires (Fel. Plater Obs. III, p. 590);
*) L* antiquité nous ■ déjà préservé on exemple dans le réeit du faraenx Zal exposé: nMaintenant J» •vais raconter de près des récits anciens une histoire étonnante. Ecoute comment la fbrtnne se jova de •Sam, et prête moi l'oreille, 6 mon fils! II n'avait d'enfants, et son coenr sonhaitait un objet qu'il pût «aimer. Or il y avait dans l'appartement de êeê femmes une beauté dont les joues étaient des feuilles de «rose, dont les cheveux étoient de musc h espéroit avoir un fils de cette belle, car elle avoit nn visa^ •de soleU et étoit digne de porter fruit. Elle devint enceinte de Sam, fils de Neriman, et le lourd fardeau npésoit à son corps. Après quelque tems elle mit au monde nn enfant beau comme le soleil qui éclaira le vimonde. Son visage étoit beau comme le soleil , mais êeâ cheveux étoient blancs. La mère ayant mis an «monde nn tel enfant, on n'en parla plus à Sam pendant sept jours ••• .m L'enfant fut exposé. Firdonsi livre des rois. trad. de Mohl. I, p. 217.
*) Hr. Isid. GeoAroy-Sainl-Hilaire a ton de toolpnir que le mélanlsme n'arrivoit pu chex les oiseanx.
chez quelques animaux la chauveté arrive et se transmet héréditairement, et avec constance sous des climats convenables; des animaux chauves nés ont été observé dans plusieurs espèces , mais la transmission héréditaire est plus rare , le plus connu est la race de chiens chauves, ces chiens nus, connus chez nous sous le nom de chiens turcs, paraissent être l'effet du climat, car cette race est très répandue dans plusieurs climats chauds, p. e. elle est générale dans la Colombie en Amérique , comme Tattestent plusieurs voyageurs O9 de même dans plusieurs contrées de TAftique, chez nous on obtient bien toujours quelques nus, si on les croise avec d'autres races, mais elle montre tendance é dégénérer. On parle d'une race de chevaux nue, jusqu'à présent j'ai seulement vu et entendu parler de cas singuliers, pas héréditaires. Mr. Otto avoit un pigeon nu, ou la nudité étoit transmise par plusieurs générations CVerzeichnis der anatom. pràparatensamml. N. 3132)^. Les poules nègres sont presque nues; et un observateur raconte de nos poules que celles qui ont vécu dans les climats tropiques au -delà de la vingtième génération couvent des poulets qui éclosent avec un duvet bien fin qui tombe bientôt, de manière qu'ils sont tout nus sous les ailes et sous la queue (Bulletin des Sciences naturelles. XVII]). — 5) Nous avons déjà mentionné plus haut que la forme des cornes se transmet par hérédité, que de telles races doivent leur origine a une mutilation arrivée par hasard, est prouvé par plusieurs observations: a) L'année 1781 on remarqua dans les forêts du comte d'Erbach un cerf qui au lieu des bois n'a voit qu'une seule dague, et en 1788 on observa deux cerfii forts qui n'avoient pas encore de bois, et l'année suivante ils ne formoient qu'une seule dague, cette famille augmenta d'année en année, chaque cerf n'avoit qu'une seule dague du côté droit (Wildungen Taschenbuch. 1802. p. 73> b) Mr. Thaer raconte: »Une vache âgée de trois ans perdit par une suppuration la corne gauche, trois veaux qu*elle fit dans les années suivantes n'avoient pas de corne gauche > mais seulement des bosses cutanées non implantées sur l'os*» C^ôglinsche Annalen. X, p. 154). c) Nous avons vu plus haut que dans l'Angleterre on ne connoit pas l'origine des races bovines sans cornes; du Paraguay Mr. Azara assure, que l'année 1770 un taureau lut né sans cornes, et que c'est à lui que toute cette race en Paraguay doit son origine: «En 1770, il nacquit un «taureau mocho, ou sans cornes dont la race c*est très multipliée. Il est bon d'observer «que les mdividus qui proviennent d'un taureau sans cornes sont dans le même cas, quoique «la mère en ait, et que si le père a des cornes, les animaux qu'il produit en auront égale- «ment, quoique la mère n'en ait point. Ce fait prouve non seulement que le mâle influe
0 D*aprè« Mr. Rengger (Singthiere tob Pamgnay p. 151) ce chiea (perro ckino) e«t répandu dans tonte T Amérique méridionale, et il le prend pour Tancien chien des Indiens qni y eilsta amnl la décooTerte. D'ailleurs les chiens nus chez nous appartiennent an moins i deux races bien différentec. Tune soelte, à hantes jambes ressemble an lévrier (celle que décrit Bechstein), et Fautre grosse, à courte* jambes; la dernière peut-être TAméricaine?
*) Un antre exemple v. pins bas sons atavisiÉe.
- sea -
«plus qae la feaielle dans la généraiioncc (Voyages dans l'Amérique méridionale. I, p. 3793. Ces observations conviennenl donc avec celles faites dans les nouveaux tems en Europe, et mentionnées plus haut (p. 197). — 6) Les huppes sur la tète de quelques espèces d'oîseaux p. e. des poules, des serins de Canarie, sont des malformations qui arrivent souvent^ elles se transmettent presque toujours du père, pas si souvent de la mère^ mais si les deux parents sont huppés elles grandissent dans chaque génération et causent enfin souvent des déformations du crâne et de l'encéphale et même la mort (Blumenbach de anomalis et vitiosis nisus formativi aberrationibus. Gotting. 1813. Bechstein Naturgesch. IV, p. 4773. — 7) Un autre exemple d'une malformation devenue héréditaire fournissent les poules crépues ou frisées les plumes desquelles sont toutes renversées CgallQs crispus); j'ai vu moi-même cette malformation naître et devenir héréditaire dans la basse -cour d'un village, où il n'y avoit pas de poules crépues dans toute la contrée. — 8) Une autre malformation souvent arrivante et dévenante héréditaire est le défaut de la queue dans les poules, ou même l'os de la queue manque 0 Cgc^U* ecaudatus); on dit que cette race est fort répandue en Amérique, surtout dans la, Virginie (Mr. Lawrence Lectures p. 391 ajoute: «which has undoubtedly descended from the English breed«), Mr. Clayton CMiscell. curios. vol. III, p. 330) assure que les poules transportées de l'Angleterre dans la Virginie avoient perdu en voyage les queues, et que les descendants furent né sans queue; ce qui est sûr c'est que dans nos basse -cours la malformation arrive assez souvent, si par mutilation des parents? cela est bien possible et mérite l'attention des éleveurs. — 9) Un exemple bien frappant d'une malformation cutanée héréditaire dans l'espèce humaine offre l'Ichthyosis haereditaria, dont il y a tant d'exemples, le plus célèbre celui de la famille Lambert ou des Porcupine-men en Angleterre, dans ma contrée il y a aussi une famille avec ichthyose héréditaire des mams et des pieds CHoefling diss. de ichthyosi. Marb. 1830. 8.). — 10) Une malformation assez fréquente des mammifères (même sur les poissons et les oiseaux) est brièveté anomale de l'os maxillaire inférieur, mais dans aucun autre animal elle n'est plus fréquente que chez la brebis, où on la rencontre très souvent COtto pathoL Anatomie I, p. 184, mais je suis étonné que l'auteur ne relève plus le fait singulier), si un bélier a la mâchoire inférieure seulement un peu trop courte, il faut le rejeter, car il ne transmet pas seulement ce défaut à ses produits, mais la malformation augmente de génération en génération de manière qu'enfin les agneaux ne peuvent plus sucer et doivent mourir ; il y a long-tems que je connaissois ce fait, et mon ancien collègue Mr. Renner à Jena posséda une série de ces
*) C'est une opinion entièromenl fausse quand on a voulu soutenir dendèremcni qae ces poules n*étoienl pas nées dans la domesticité, mais une espèce apportée de Ceylon (Dickson poultry p. 19. Voigt Zoologie. II, p. 318), on les a de toutes les couleurs, et elles naissent bien souvent par malformation. S'il y a une telle espèce sauvage dans les forêts de Ceylon, cela prouve TobservaUen qne chez les numMa les malformations répondent souvent à des espèces naturelles afllnes.
mallbrmatioiis , il n^est pas resté inoonmi avx ^évenrs qm eonBeiBml wuuA de njeler de téb béliers (Bourgeois: Recseil de Méd. vét I, p. 50). — lO Tout le monde sait que dans quelques genres d'animaux , p. e. dans les rongeurs, la lèvre supérieure esl fen* due et le nez plus ou moins de même; cette conformation retourne ches rhomme et dbes tous nos animaux domestiques comme malformation, qui se nomme bec de lièvre; on ne manque pas d'observations qu'elle est retournée dans plusieurs générations chez l'honme, mais elle n'est pas devenue goiéraiement héréditaire dans des fomiiles, au contraire <AeB les chiens (m dans toutes les races la malformation est beaucoup plus fréquente, que ehei les autres animaux domestiques) eHe est devenue héréditaire et caractère de race chez quelques variétés de doguins et de dogues, surtout les double «nez, qui portent en même tems des membranes interdigitales. — 12) Non seulement le nez fendu dans cette race de chiens est devenu héréfilaire, mais aussi certaines formes du nez se transmettent dans les animaux, comme chez l'homme, comme (e nez aquilin de quelques races cavalines (Espagnols, Napolitains) et ovines; Mr. Pallas (Spicilegia zoologicaXI, p. 69) eom* munique la figure de la tête d*un bouc, chez lequel la partie cartiiagineuse du nez étoit courbée en bas, et la partie osseuse forme une bosse au dessus, ce vice de conformation étoit devenu héréditaire. Mr. Hacquet a l'observation suivante: Un homme de 21 ans avoit le malheur de se casser le nez en tombant du cheval, et il lui resta une impression du nez, une voix nasale et défaut du sens de l'odorat, sept enfants qu'U avoit, héritoîent ce défaut du père (Voigt Magazin VI, 4. 34). — 13) Les vices de conformation et les mutOations des yeux se transmettent assez souvent chez l'homme: Hagstrom observa chez un homme une pupîHe ovale et verticale sur les deux yeux qui devoit être héréditaire (Abhandl. d. Schwed. Akad. XXXYI, p. 150) et Bloch a une observation p««ille. Un homme avoit a la suite d'une blessure, reçue dans son enfance, une tache brane sur l'hris, son fils aîné avoit la même tache, les autres enfants l'avoient moindre ou pas du tout (Meckel Archiv. 1628. p. 164). Une autre <ri>servation plus bas. — 14) Un vice de conformation des plus fréquents est la polydactylie dans l'bomme et dans les animaux, même sauvages; que ce vice est souvent héréditaire chez l'homme, quelquefois par bea»» coup de générations, est une observation fort ancienne, Mr. Isidore Geoffroy- Saint -HSaire dans sa Tératologie et Mr. Bordach dans sa Physiologie ont rassemblé bon nombre d'exemples que l'on pourroit considérablement augmenter, s'il valoit la peine dans une chose si connue; chez nos mammifères domestiques cette hérédité ne se rencontre pas (malgi^ que la malformation n'est pas rare) , si l'on excepte quelques grandes races de chiens , les dogues et les épagneuls chez lesquelles le cinquième doigt rudîmentaire se développe sou- Tent entièrement et est transmis héréditairement, il y a même une race de dogues â six doigts, et une race de chiens de Norwegie a le pouce des pattes de derrière bifurqué (Boje Reise durch Norwegen p. 205. 408). Peut-être il y a en Amérique dea chevaux bisulci. Mr. Boulin en a vu deux dans la Colombie (Geoffroy Tératologie
I, p. 691))Ceqiii rappelle l'equag bûaloiu de MoUiia. Entre les poides il y a une race i dnq, et même une i six doigts. — 15} Il y a des animaux chez les^juels les doigts sont réunis par des membranes natatoires; cette organisation se retrouve ches l'homme et chez le chien comme vice de conformation, et chez l'un et Tautre il devient hérédi*taire. Chez Thomme cette formation est rarement héréditaire, Haller cite on cas et Mr. A dams Ta vn sur père et fils (Hereditary peculiarities p. 6b), mais chez les chiens une race de Mastifs, les chiens de New-Foundland et quelques autres races présentent cette particularité, — 16} Plus fréquente est c^z l'homme lasyndactylieoula réunion de plusieurs^ mémo de tous les doigts, héréditaire, observée par Weikard Cder phîlosophische Arzt}, Beck (ûber angeb. verwachsung der finger p. 52), Thoresi (Piorry de l'hérédité p. 40}, et surtout van Derbach qui observa en même tems 40 individus d'une famille Espagnole chez lesquels le ^ém^ et dîème doigts étoient réunis, forme en général la plus fréquente (Recueil de Mém. de Méd. Chir. Pharm. militaire. V, p. 176}. Cette syndactylie qui n'est pas rare comme vice de conformation chez les bovines et ovines, mais surtout chez les cochons, et fait ressembler leurs pieds à ceux des solidongles, est devenu héréditaire dans les races des cochons en Moldavie, Podolie, Hongrie, depuis des tenu très anciens, car Plinius dit déjà: «Sues in lUyrico quibusdam locis soUdas habent ungulagtt 0 et de nos tems ces pieds ont été souvent décrits. Les cochons importés par les Espagnols en 1509 dans llle de Cuba, y ont formé une race avec des ongles • extraordinairement fongs. — 17} Un exemple remarquable de la propagation d'une mutilation a été conservé par Blumenbach: Un oflkier avoit i la suite d'une blessure, reçue dans sa jeu* nesse, le petit doigt de h main droite courbé, et tous ses fils et ses filles avoient le même doigt courbé (Voigt Magaz. VI, 1. 22). Mr. Remer fait mention d'une famille, où le petit doigt des deux mains est courbé chez tous les individus CMetzger System d. ger. arzneiw. v. Remer. p. 367}. Dans une famille anglaise on a observé par neuf générations des mains avec des pouces complets, mais les autres doigts n'avoient qu'une articulation et pas d'ongles CEdinb. med. a surg. Journ. IV, p. 252}. »U y a encore à Clamart «une main a hqueUe il manque un doigt, et les parents du sujet de cette observation ne portoient naussi que quatre doigts^' (Piorry 1. c. p. 41}. — 18) C'est à présent une opinion fort générale et très probable , que les chiens bassets et autres races avec les extrémités courtes et courbées ne sont que les produits de chiens affectés de rhaohîiis dans Tâge foetal *). — <
*) Et déjà Aristoteles hisk anîm. II, 2, fiow^e^ t;«4, nfVîkvqioX^ iteà ip TLeuovia. Dant la Moldavie ils sont mentionné: Kantemir détcr. de la MoldaTîe p. 96. — C'est probableiMnt un mai entenda qni fait dire à Elien (de nat. anim. V, 27): Alya^ iè TKKv^a^ ôvXiJv ixova ixi^^f ^^
') En Paraaaay oa la rlyi€bitis est Mxoatique et endémique Mr. Rengger a observé beavcoap de
l6i femiies Hotlortottes et Bosjemanes; une pareUIe singularilé oAreitf les races des Ions A grosse queue (ov. aries lalicaudaia), qui ont des loupes graisseuses onseuleme&l é la base de la queue (é Asiracan), ou à deux loupes sur toute la queue (Perse , Chine, Russie), ou à une loupe large (Haute^Egypte), ou moins large (Cap de Bonne Espérance). — 21) Une particularité pareille forment les loupes graisseuses sur le dos de certaines races ovines et bovines , comme les brebis - chameaux en Perse, les boeufs zébu des kides, à une et A deux bosses, sans cornes et avec cornes; ces bosses maigrissent sous une alimentation plus maigre, et après quelques générations elles disparaissait sous un régime et un climat non convenable. — 22) Une mutilation fréquemment observée héréditaire ches les nations qui pratiquent la circoncision, est le défaut du praeputium, observation trèe ancienne chea les Juifs et souvent mentionnée des Talmudistes, comme nous expose le savant Th. Bartholinus Cde morbis biblicis. Francof. 1672. p. 121), entre beau* coup d'autres choses fort remarquables ; et de nos tems la même observation est mentionnée par Blumenbach (Voigts Magasin. VI, 1. p. 22), Hacquet (Ibidem. 4 p. 40), Leukart (Meckels Archiv. VI, p. 152). — 23) Mr. Lyonnet (de morbis haereditariis. Paris. 1647. p. 80) fait mention d'une famille dans lacpielle par plusieurs générations les garçons fiveut né avec le gland imperforé. -* 24) Quant A la tète c'est une très ancienne observation que dans les nations, qui avoient l'habitude de donner artiflciellement A la tête des nouveau-nés une certaine forme, cette forme est enfin devenue héréditaire et les enfants naissent avec elle; Hipp ocrât es fait déjA cette remarque Aroc* casion des Macrocéphdes , Cardanus la fait pour les anciens Américains, des voyageurs pour les Turcs, et comme cette habitude ne manque pas entièrement dans différents pays de l'Europe d'aigourd'hui, il est probable que cela arrive encore. Mais dans d'auhres cas de singulières formes de la tête en certaines familles, étoient probablement originairement des vices de conformation, p. e. les têtes A front prominent comme une tête hydrocéphalique que connaissent tous les médecins, parceque l'inexpert peut aisément se méprendre en voyant de tels enfonts. Cette dernière forme de la tête ne manque pu dani| certaines races de chiens, et probablement elles doivent leur origine première aussi A une retentioa du développement, car les chiens nouveau -nés offrent la même forme (comme tous les jeunes animaux, c'est ce qui a fait paraître le jeune Orang-outang beaucoup plus ressemblant A l'homme que ce n'est pas le vieux), de cette sorte sont différentes races d'Bpagneuls (V. p. e. Reichenbach der hund und seine racen. N. 134 jusqu'A N. 140), ces races nous imposent, et nous font présumer une sagacité qu'en vérité elles ne possèdent pas. — 25) Très communes sont les observations sur l'homme, ou de petites loupes sur la tête, sur le nez etc. sont héréditaires, on dit même que des familles (Cicero, Fabius) en ont reçu le nom; des cicatrices se sont propagé, Aristoteles en cite déjA un exemple, PKnhs en parle et <Kt que chez les Dad les marques du tatouément sur le bras se sont propagé par quatre générations (je ne connois pas d'observation pareille des tems modernes) ;
on dit que la famille des Lansada en Italie a reçu son nom de ce que de père en fils ils portoient une impressioB ressemblante à un fer de lance. Hr. Grognier rapporte des chevaux : ^que jusqu'à des tares accidentelles peuvent être transmissibles, c*est l'observation «faite fréquemment de traces de feu sur des poulains, dont les ascendants avoient été, dans «une série de générations, marqué par un fer incandescent toujours â la même place « (1. c. p. 245). — De plusieurs exemples allégués on pourroit déduire la loi qu'il y ait une plus grande tendance a devenir héréditaires dans ces malformations qui se trouvent comme états normaux dans d'autres genres ou même d'espèces voisines d'animaux; p. e. le bec de lièvre des chiens, la polydactylie des chiens, la monodactylie des cochons, le défaut de cornes des bovines etc.
On a établi la loi que, sauf les lois plus générales exposées plus haut, le père a plus d'influence sur les enfants femelles, la mère sur les mflles, surtout quant aux organes ou l'influence est mixte; malgré beaucoup d'exceptions je pense que la loi peut être soutenue. Pour la vie physiologique de l'homme c'est une ancienne croyance vulgaire, et s'H est difficile de la prouver par des observations directes et positives, je suis cependant de l'avis qu'un bon observateur la trouvera juste en général: l'état pathologique de l'homme ofllre un peu plus de preuves directes, surtout la transmission des malformations héréditaires en fournit, Mr. Burdach (Physiologie I, p. 582) a rapproché des cas de polydactylie, syndactylie, becs de lièvres etc. héréditanres dans des familles, où la transmission lut effectuée d'après cette loi, malheureusement il y a beaucoup d'exceptions. Quant aux animaux des observations communiquées précédemment fournissent déjà des preuves de notre loi, et il y en auroit probablement plus, si les auteurs avoient toujours indiqué le sexe des produits, p. e. des hybrides. Dans ces derniers teins c'est 'surtout Mr. Girou de Bnzareingues qui s'est occupé d'observations de ce genre; je trouve toute juste sa remarque aussi pour l'homme: 9»Les produits jumeaux des animaux roonopares ont entre eux ordinairement une grande ressemblance , lorsquMls appartiennent A un même sexe; mais souvent lorsqu'ils sont de sexe différents, le mâle ressemble é la mère, et la femelle au père<( (Breschet Répertoire. V, p. 70). J'ai sous les yeux pluneora cas qui prouvent la vérité de cette assertion d'une manière très positive. Il conseille encore: «On doit s'enquérir si l'étalon dont on veut obtenir des produits, tient ses plus belles formes de son père, ou s'il les a reçues de sa mère. Dans le premier cas, il les trttismettra probablement aux mâles; dans le second aux femelles. On doit faire la même observation sur la femelle: si ses formes proviennent de sa mère, elles passeront probablement â ses filles, tandis qu'elles peuvent passer plus spécialement â ses fils, si elles lui viennent de son père« (Ibidem p. 83). Aussi a-t-on observé en Suisse que le taureau transmettoit à ses produits femelles les qualités de la vache dont il étoit lui-même le produit, et j'pn a soin avant de choisir un taureau, de prendre des renseignements exacts
sur les qualités lactifères de sa mère (Grognier I. c. p. 234) .0* ^ f^^ sumnl eom^ muniqué par Mr. Girou prouve en même lems ce que nous avons dit plus haut (p. 172) sur rinflaence des impressions reçues par la mère dans l'acte de la copulation: «En 1807, et en la petite ville de Sévérac, une chienne bracque fut éreintée par un coup qu'elle recul sur la colonne vertébrale, au moment de l'accouplement. Elle fut paralysée pendant plusieurs jours du train de derrière. Cependant elle fit 7 a 8 petits qui tous, à Texception d'un seul qui ressembloit au père, eurent le train de derrière, ou défectueux, ou d'une très grande faiblesse , ou mal conformé. A l'un manquoient les extrémités pelviennes, l'autre les avoit grêles et courtes, un autre ne pouvoit mouvoir que celles de devant* (Magendie Journal. VII, p. 142). 9)Les mulets issus de l'âne et de la jument, ont en général le poil de l'âne ; mais celui de la jument se retrouve bien plus rarement sur la mule que sur le muleU C'est avec l'intention de connaître la marche de la nature, que j'ai fait cette observation dans un voyage en Languedoc. Je rencontrai sur ma route plusieurs ma» lets gris ou blancs, et point de mule de l'une de ces couleurs; il y en a cependant, mais bien moins que de mulets. J'ai allié pendant plusieurs années, des juments au poil bai, alezan, ou noir, avec l'éclair, étalon arabe, gris rouan. Mes poulains ont été, en général, gris, et je n'ai eu qu'une seule femelle, produit de la vieillesse de ce cheval, qui ne le fat point; tandis que quelques mâles, je dirois même plus de la moitié, ont eu le poil de leur mère. Je tiens de M. D. L., qui a été propriétaire d^une jument sans poil, que sur quatre produits qu'il en avoit obtenus, lorsqu'il m'a fourni ces renseignements, trois femelles avoient du poil comme l'étalon leur père, et un mâle avoit été sans poil comme sa mère. J'ai examiné attentivement les agneaux d'un troupeau où l'on avoit mis des béliers marqués de taches noires sur le nez: ces mêmes taches se trouvoient sur beaucoup d'agnelettes et sur très peu de la&les^ (Breschet Répertoire. VI, p. 33). «Parmi les produits d'on coeq sans queue et d'une poule ordinaire, j'ai compté beaucoup plus de poulettes que de poulets sans queue, et les poulettes étoient plus complètement que les poulets privées de queae.^^ 9»Sur les produits d'un cocq frisé et de poules ordinaires, j'ai remarqué que les plumes des poulettes étoient plus dénuées de barbe et mieux frisées que celles des mâles; tous les résultats de cet apparentement -ont eu constamment les plumes plus ou moins frisées, comme celles du cocq, mais sous le rapport de la couleur, plusieurs ont ressemblé spécialement â la mère.<t j^Une chienne de chasse au nez double, ou dont les naseaux étoient séparés par une solution de continuité, et issue d'on père an nez double et d'une mère au nés commun , a été accouplée avec un chien au nez conmiun, et sur huit petits issus d'une mène
*) Et lef mêmes obfervatioiif ont été faîtes «d Angleterre: nln the sélection of boUs besides atteading to those properties wbîch belong to ihe maie, we ougbt to be carefnl also, that they are descended from ■ breed of good milkers, at least if we wish the future stock to possess this property.B Wilkinson: Wnlker Intermarriage p. 343.
portée, il y a eu quatre mftlea au nez double, et une femelle au nez commun. « «Une châtie domestique, alliée é un chat sauvage, m'a donné deux chats qui ressembloient â la mère, et qui étoient doux et familiers à Thorome comme elle , et une chatte qui ressembloit au père, et qui étoit sauvage comme lui.<< nParmi les veaux issus de taureaux noirs et de vaches rousses, il y a souvent des mâles qui, roux en naissant, deviennent noirs dans la suite; et parmi ceux qui proviennent de vaches noires et de taureaux roux, on rencontre quelquefois des génisses qui, rousses en naisi^ant, deviennent ensuite noires; mais je n'ai jamais vu que le veau^ teint en naissant de la couleur de son père, prit ensuite celle de sa mère, ni que la génisse, teinte d'abord comme la mère, prit plus tard la couleur de son père.<« Des bâtards d'un chien et d'une louve les deux mâles ressembloient aussi plus au loup, une femelle plus au chien (Masch: Naturforscher. XV, p. 25). On pourroit encore multiplier ces exemples. Les qualités psychiques suivent souvent la même loi, delà l'axiome des chasseurs: chienne de chien et chien de chienne. Mais les parents doivent être égaux en force de vie, outre cela le sexe le plus fort l'emportera souvent sur l'autre. Des exemples mentionnés dans la section précédente s'ensuit une autre loi: Les produits ressemblent souvent plus aux aieux qu'aux parents, ce que les éleveurs allemands nomment rûckscblâge, en France et en Angleterre on le nomme la loi de l'Atavisme. Pour l'homme cela est aussi une observation du vulgaire, et l'on croit surtout, comme Mr. Girou l'avaoce pour les animaux, que le petit t fils ressemble â l'aieul paternel éi la petite-fille â l'aieule maternelle (Osiander: Entbindungsk. I, p. 634), quelquefois même la ressemblance est plus grande avec le bisaieul. Ce fait n'étoit pas inconnu aux anciens, Lucretius l'indique déjà 0* Mr. Burdach Ql c I, p. 582) a prouvé que la polydactylie héréditaire a quelquefois suivi cette loi; la leucose héréditaire en offre aussi des ej^emples bien décisib % L'observation suivante est communiquée par Mr. Hac-
*) Fit qaoque nt înterdnni aimiles existera ayorain
Posfint, et référant proavonini saepe figuras.
Propterea quia ma^ja modia primordia multia
Mista suo celant in corpore saepe parentes,
Quae patribus paires tradunt a stirpe prufecta.
Inde Venus rariâ prodncit sorte figuras,
Majorumque refert v9ltos vocesqney comaaqne. ') P. e. le suivant communiqué par Mr. Parsons: »About nineteen years âge, in a small plantation nnear to that of this family^ which belonged to a widow, two of her slaves being black, vtrere married, •and the woman brought forth a white girl , which this lady saw very often , and as the circnmstances of fitbe case were very particular I shall make mention of them hère: when the poor woman vrai told the iichild waa like the children of white people, she was in great dread of her husband, declaring at the same ittime, that she never had any thing to do with a white man in her life, and therefore begged tbat they nwould keep the place dark that he might not see il. When he came to ask her how she did, he wanted •to see the child, and wondered wby the roam was shnt up, as it was not usual. The womans fears in* •creased when he had it bronght into the Ught; but while he looked at it he seemed highly plenaed, re»
qaei: «Mr. Adam Haas, cideYant habitani de la ville d'Bger en Bohème, avoil la singulière affection que ses deux yeux se mouvoient continuellement par l'action involontaire des muscles reclus interne et externe, d'un côté à l'autre, je n'ai jamais pu savoir, si c'étoit une maladie connée ou acquise dans son enfance. Il avoit neuf enfants de sa femme, desquels 3 filles survivoient et fiûsoient des enfants; sa première fille, Ottilie, qui n'avoit pas le défaut organique de son père, avoient 13 enfants, desquels tous les garçons avoieni le défaut du grand * père, les filles pas, de ces enfants vivent encore un garçon et 3 filles; la seconde fille du nommé Haas, s'appelle Anna, aussi elle n'a pas le défaut du père, elle eut 7 enfants, 4 filles et 3 garçons, des derniers un avoit le défaut au même degré que le grand -père; la troisième fille, mariée ici à un nommé de Stecher, se nomme Magdelène, et elle a le défaut de son père, elle a jusqu'à présent 7 enfants, 2 filles et 5 garçons, deux des derniers ont le mal des yeux de leur mère<^ (Yoîgt Magaz. VI, 4. p. 34;). — Quant aux animaux nous avons indiqué plus haut (p. 19} que Apsyrtus connaissoit entièrement cette loi, en disant: »Qui non ictu contractam, sed genilivam notam in oculis candicanlem ostendunt, ad seminandam prolem repudiantur, namque editus hoc parente equus, cum ad eandem devenerit aetatem, simili modo coecitatis mutilatione vexabitur. Equam vero tali genitore procreatam, propter anniversariam purgationem, id malum non manet; sed mas, quem ea peperit matrix, avi tum referet vitium.« C'est vrai il parle plutôt de la disposition héréditaire à la fluxion périodique. Les vétérinaires suivans ont i peu près généralement reconnu cette loi de l'atavisme, ainsi Mr. von Ammon dit du cheval: ^un étalon est noble quand ses ancêtres étoient aussi sans défauts ; ses aienx avoient ils des défauts , il arrivera souvent — même s'il est de la plus grande beauté et tout- A -fait libre de ces défauts — il arrivera que ses produits auront ces défattts.<« (Von der zucht und veredlung der p fer de. p. 64.) Hr. Delabere Blaine dans la dernière édition de ses maladies des chiens dit: jiOn observe souvent, non seulement entre les chiens, mais aussi chez d'autres animaux domestiques, et même chez l'homme, que les produits ont plus de ressemblance avec la grande -mère ou le grand -père qu'avec les parents. Cette tendance est surtout grande dans des variétés accidenteOes ou races nouvelles, chez lesquelles peu de générations successives suffisent souvent pour faire disparaître toute apparence d'une variation de la race originaire; mais dans les races qui se rapprochent plus de l'original, et dans telles qui ont déjà subsisté par beaucoup* de générations , plus de tems est nécessaire pour les faire dégénérer. Cependant la tendance de retourner au type primitif est inhérente à tous nos
iitvaed the chlM, and behared wilh ettnordioarf tend^rneai. She îmaipned he disfembled hiâ resentment «tUl aha ahMld be aUe to go aboat, and that thea he wonld leare bar; bat in a few days he taid to her: wYon are aAraid ef ne, aad tberefore keep the room dark, becaaae my child ia white, bat I love it tbe yibetter for Uiat; for my own fatber was a whtte maa, thongb my grandfatber and grandmolher were bodi «aa blacà aa yon and myself: and althonsh wo came from a place where do white people were ever aecii, «yvl Uiere was aiwaya a white chiid in erery family that waa related to iia.« Phlloaoph. Tram rol.LY.
animaux domestiques, et â aucun plus qu'au chien. << Et Mr. Girou au lien cité aiBrme: )»J*ai TQ reparaître dans les poulains niales le poil de leur aïeul, et dans les pouliches celui de leur aieole, qu'on ne tronvoit ni dans le père ni dans la mère; le dernier de ces faits a été plus rare que le premier.<^ 11 y a un fait bien remarquable et peut-être bien décisif^ si Tobservation avoit été poursuivie et si le sexe des animaux avoit été noté, c'est le suivant: «Altenim est columba sex circiter hebdomadum nudissima, ut nullum plumae vesti-» gium, imo ne lanuginem quidem in corpore conspicias, ceterum bene formata et sine ullo vitio. Aliam columbam, huic similem et ex itsdem parentibus, 'quanquam alla incubatione natam, quae bene alita columbae adultae magnitudinem aequabat^ Inspecter musei zoologid spirittti vini immersam bénévole mihi ostendit dicens: viventem eam sese habuîsse et longius quam très menses aluisse: semper magno ciborum appetitu eam edisse semperque vivam et lascivam fuisse, donec calamitate quadam periisset. Nuperrime etiam aliam sibi allatam fuisse, aeque nudam, ex filia earundem parentum eaque plumata natam. Accuratius rem exploraturus ipsum virum, a quo missae fuerant cohimbae, petii, qui rogatus mecum communicavit: esse sibi columbarum par admodura fecundum, quod si duos puUos ex ovis excluderet, alterum nuduro manere, alterum pluoiescere. Nudos plerumque mox obire, interdum etiam per plurcs menses et dhitins vivere, imo per anni dimidium aliquos jam sese aluisse. Plumati, haud raro adolescentes et a reliquis columbis non différentes, si pullos ederent, eorum quoque alterum plumescere, alterum nudum manere. Uabere se, inquit, hoc ipso tempore colurobam, filiam illius paris, quae mari ex alla famiUa copulata duos pullos excludisset, quorum alterum, plumis instructum jam adultum, alterum illum esse^ quem vivum in Muséum zoologicum dedisset<< (Heusner descr. monstr. avium etc. diss. Berol. 1824. p. 8). Ce phénomène étoit bien difficile â expliquer, et au fond il l'est encore; cependant on a découvert dans ces derniers tems des phénomènes de la génération de certains animaux qui tendent, au moins par l'analogie, â éclairer cette espèce de transmission héréditaire; c'est la découverte de l'allemation des générations (generationswechseO dans beaucoup d'animaux. Mr. Chamisso étoit le premier qui découvrit que les salpes composées pondent des oeufs desquels se développent des salpes simples, et que celles-ci pondent des oeub desquels éclosent des salpes composées, qu'il y a donc une altematien régulière de générations, dans lesquelles les enfants ne ressemblent jamais aux parents, mais bien toujours les petits-enfants aux aïeuls. Bientôt on s'apperçut d'un phénomène pareil et encore phis surprenant chez les écUnodermes et des polypiers, on découvrit enfin la même manière de génération chez des entozoaires, et on expliqua par cette découverte les phénomènes connus de la génération des aphides (v. Steenstrup ûber den generationswechsel. Copenhagen. 1842). C'est vrai ce phénomène n'offre qu'une analogie bien faible que la fantaisie pourroit facilement outrer; cependant elle est toujours telle qu'elle nous rend moins extraordinaire et unique cette espèce d'hérédité.
Dispositions hérédiiaires.
Les défauts héréditaires desquels nous venons de parler^ se sont développé dans les différentes périodes de Tâge foetal, avec les organes mêmes, d'après les lois du développement; or le développement ne finissant pas avec la naissance, mais durant pendant loate la vie , il seroit bien singulier si Tinfluence de l'hérédité finit avec la naissance, . elle doit plutôt continuer pendant toute la vie. Cependant les développements qui arrivent avant la nais* sance sont plus grandes et regardent les formes en général, les défauts héréditaires que l'animal apporte en naissant doivent être plus apparents, mais dans l'essence ils ne diffèrent pas de ceux qui se doivent encore développer durant le cours de la vie, el qni subsistent à la naissance seulement comme dispositions héréditaires. U s'ensuit que toutes les lois établies pour la transmission des défauts héréditaires, doivent aussi valoir de la transmission des dispositions héréditaires, â cette exception près que les influences extérieives étant plus puissantes après la naissance, elles auront aussi le pouvoir A retarder ou à accélérer le développement des maladies héréditaires. Hais les différents organes et systèmes de l'organisme se développant l'un après l'autre dans les âges de la vie, le développement de leurs maladies doit aussi arriver dans ces différentes époques de la vie.
Comme les défauts héréditaires aussi les dispositions héréditaires ne sont pas des propriétés de l'espèce, mais elles se sont développé dans des individus et sont devenu des propriétés de familles et de races; les causes de leur premier développement peuvent être fort différentes, les plus fréquentes sont: a} Les influences endémiques et enzootiques, agissantes de la même manière sur des générations successives, doivent nécessairement changer toute la constitution, et toutes les maladies endémiques et enzootiques ont une tendance de devenir héréditaires ; b) La manière de vivre, la nutrition et le traitement des parents change leur constitution qui transmise aux produits leur donnera des dispositions d'autant plus permanentes que le même régime a été continué par phisieurs générations; c) des maladies qui se sont développé dans une ou dans plusieurs générations, surtout si elles ont amené un changement dans la texture et les formes des organes, causeront la transmission d'organes changés et affaiblis, et ainsi la disposition à la même maladie dans les produits.
Car si nous avons vu que dans les défauts héréditaires les formes extérieures du corps et de ses organes sont changées, il seroit bien étonnant si les formes des organes ii|térieurs du corps ne pouvoient pas être transmises changées de même, et comme dans les défauts déjà la texture est souvent changée, on ne peut attendre autre chose que la transmission d'une texture changée aussi dans tous les organes et fluides du corps.
Les lois de la transmission du père ou de la mère, au fils ou â la fille etc. de l'atavisme etc. doivent nécessairement être les mêmes que celles établies pour les défauts héréditaires.
Nous appercevons ces dispositions quelquefois de bonne heure, même déjà â la naissance, d'autrefois bien tard dans le cours de la vie; p. e. une mauvaise cofiformation des
sabots on des ongles nous laissera présumer une disposition anx maladies des pieds , des articulations faibles et mal formées des extrémités, surtout du jarret, nous laisseront craindre une disposition â l'éparvin, anx courbes, aux ganglions etc., une poitrine trop étroite des dispositions aux maladies du poumon etc., comme nous reconnaissons aussi quelquefois chez rhomme dans la jeunesse déjà la constitution phthisique , apoplectique , arthritique etc. ; mais assez souvent dans l'homme et dans les animaux aucun indice ne trahit la disposition, jusqu'à ce que le tems du développement des organes correspondants arrive et avec lui la maladie héréditaire.
Sans doute il faut repousser de la reproduction tous les animaux qui ont des dispositions héréditaires, ce qui est bien aisé i l'égard des animaux; dans les tems barbares des nations ont pris le même parti â l'égard des hommes, on lit des anciens Ecossais: ^Morbo comitiali, amentia, mania aut simili tabe, quae facile in prolem transfunditur, laborantes, inter eos ingenti facta indagine inventes, ne genus foeda contagione ab lis qui ex illis prognati forent, laederetur, castraverunt , mulieres hujusmodi morbonim quavis tabe leprave infectas procul a virorum consortio ablegaverunt. Quod si harum aliqua concepisse inveniebatur, simul cum foetu nondum edito defodiebatur viva.« Scotor. histor. auct. Hect. Boethio. Par. 1574. I, p. 12.
Comme le propre de tous les organes peut être transmis, aussi les dispositions â toutes les maladies peuvent être transmises, cependant les maladies dyscrasiques et les maladies organiques chroniques, avec un changement plus profond de Torganisation deviennent plus souvent héréditaires; de telles maladies sont p. e.: a) Le rétrécissement du canal intestinal chez le cheval (Grognier 1. c. p. 249;), chez l'homme le cancer de l'estomac; b) chez l'homme les maladies héréditaires du système sanguin sont fréquentes et remarquables, surtout l'apoplexie et les hémorrhagies léthales, chez les animaux il n'y a pas encore d'observations de cette hérédité; c) les maladies du poumon sont fréquemment héréditaires dans les animaux et dans l'homme, p. e. les maladies asthmatiques chez l'homme el chez le cheval CNotter I. c p. 49), le cornage de même (Grognier p. 246), la phthisie pulmonaire chez l'homme et chez les bovines (Dupuy affection tuberculeuse p. 401. 402); d) le goitre est congénial et héréditaire chez l'homme et chez les animaux, chevaux, brebis, mais surtout chez les chiens v. Pièce justif. Maladies enzoo tiques; e) la scrofule si souvent héréditaire chez l'homme l'est aussi chez les animaux, comme la fausse gourme des chevaux, le farcin (Dupuy 121. 401), la morve, la rhachitis surtout chez quelques races de chiens (terriers, doguins. Delabere Blaine p. 151), les bassets sont formés par cette maladie héréditaire, ils souffrent en même tems aussi d'autres formes de la makdie scrofuleuse, surtout de la scrofule mésaraîque; f) l'arthritis chez l'homme, les éparvins et d'autres anchyloses chez le cheval (outre une foule d'auteurs Grognier 1. c. p. 244); g) la melanose (Brugnone p. 61, sous le nom d'hémorrhoides , et beaucoQp d*aateurs); h) la ladrerie du cochon (Dupuy p. 404), comme peut-être des vers
intestinanx chez rhomme (Piorry p. 95)^ i) la maladie tremblotante el le tovnis des brebis Cbeaticoup d'auteurs) , maladies aussi fréquentes chez ces animaux que Thydrence* phalie chez l'homme; k) la surdité souvent héréditaire chez l'homme, aussi dans une race de chats blancs CAdams p. 67), et en d'autres animaux; 1) chez l'homme surtout la c»* taracte, qui chez les animaux se trouve aussi congéniale comme sur l'homme, mais la maladie héréditaire la plus fréquente des animaux c'est l'ophthalmie périodique des chevaux Caprès nombre d'auteurs Grognier p. 248), c'est en même tems la maladie qui offre le plus souvent la loi de l'atavisme: ^jla postérité de tels animaux peut être libre de la maladie dans une ou deux générations, et la maladie retourne dans la génération suivante» CSchûssele Veterinârchirurgie. II, p. 30), d'ailleurs nous avons fait voir plus haut que déjà Apsyrtus connaissoit et l'hérédité et l'atavisme de cette maladie (p. 212); m) la manie Csit venia verbo) est héréditaire chez les chevaux comme chez l'homme C^éme chez un poulain de deux jours CGurlt et Hertwig Hagaz. I, p. 38).
Nous ne savons a peu près rien de la différence des dispositions dans les différentes races d'hommes; c'est vrai tous les auteurs de traités de Pathologie en parlent, et quelquefois beaucoup, mais plus qu'ils en disent, moins il faut en croire; ce sont des suppositions ou des observations insuffisantes, et il en reste fort peu de certain; aussi les observations nouvelles ont elles presque toujours reprouvé les assertions antérieures. Ce n'est guère mieux en Médecine vétérinaire, nous savons bien quelque chose sur les différences de disposition des mérinos et des brebis allemands, des différentes races de chevaux et de chiens, mais rien de complet et d*un peu satisfaisant. Je ne connois pas de traité de pathologie générale, ni d'Hippiatrique , Bujatrîque ou de Kyniatrique, dans lequel Tauteur auroit seulement effleuré cette matière, qui offre cependant un très grand intérêt, même pour la pathologie humaine. Espérons que Ion commencera à remplir cette lacune.
Ce sujet a été entamé par les auteurs depuis Monsieur Grève et Yeith jusqu'à Monsieur Fuchs, mais ce n'est nullement ce qu*il faut attendre; cependant il faut être juste, l'état de la science ne permet pas encore de faire ce qu*elle demande; la base physiologique manque encore entièrement. Je voulois cependant donner ici une comparaison générale, surtout aussi sur les maladies des animaux sauvages; mais l'espace qui m'est encore concédé ne le permet pas.
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De ce qui a été dit plus haut sur le rapport de l'organisme anunal avec les phénomènes de la nature, nous avons vu que tous influent sur la vie, et que tous peuvent devenir
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agents morbifiques. Le nombre de ces influences est donc fort grand, et un traité qui com* prendrois toutes, demanderoit un espace qui nous n'est pas concédé; nous traiterons en particulier de celles qui agissent surtout dans le développement des maladies générales^ épi* zootiques et enzooUques.
Nous pouvons diviser les influences en trois classes, savoir; 1^ Influences organiques; l'exercise de nos organes, Faction de nos systèmes influe sur l'organisme entier, et peut devenir agent morblfique. 2) Influences telluriques; ranimai faisant partie de la terre doit être en rapport avec toutes les autres parties d'elle, tous les phénomènes tolluriques doivent influer sur l'animal. 3} Influences cosmiques; la terre est en relation avec d'autres corps célestes, si ceux-là agissent sur la terre ils doivent aussi agir sur l'animal qui fait partie de la terre. A ces trois classes il faut ajouter: 4^ Les Miasmas, c'est à dire des influences l'essence desqueUes nous est inconnue, nous connaissons les pro-* duits de leur action, et quelquefois leurs sources. 6} Les Contagia ou semences des maladies.
Les influences organiques sont de celles qui n'entrent pas dans le cadre de nos recherches, elles nous entraineroient trop loin, si nous voulions en traiter; nous les indiquerons seulement.
*1. Actions du système nerveux. Les fonctions du système nerveux ne sent pas si développées et si importantes dans les animaux, que dans Thomme; cependant on anroit tort de croire que l'action de l'instinct, les passions, les sensations agréables et désagréables etc. étoient sans influence sur la santé des animaux, l'observation paroit prouver le contrake.
2. Actions du système musculaire. Le repos et l'exercise, les différents mouvements, les efforts agissent sur les animaux pareillement que sur l'homme. Laissant de côté la considération de l'influence des mouvements sur la santé des animaux en général, noos reveillerons seulement l'attentimi du lecteur sur des effets qui ont rapports aux ^isooties.
a) D'abord on ne doutera guère que les voyages et les migrations des animaux doivent agir sur la saaié des pieds, et nous savons en vérité que des inflammaUons et des Mippurations y arrivent assez souvent; mais en parlant de la maladie aphthongulaire , surtout de celle de l'an 1638 nous avons fait mention de l'opinion de plusieurs médecins. Saxons el Prasstens , qui sont de l'avis que cette maladie se développe primitivement sur les pieds des cochons migrants de la Pologne, de la Hongre, de la Prusse ete. et se communique ttisuito eux autres animaux (Pièce justif. III, p. CCCCLXXIV); l'observation réitérée du développement de cette maladie dans notre pays, est tout -à -fait contraire à cette opinion, qu'elle est fausse pour les grandes épisooties nous l'avons prouvé aux lieux indiqués.
En général nom douions bien que oette maladie se aoil jamais déreloppé de cette raioiièrey mais elle eat sans doute répandue au loin par ces marches des animaux.
b) Quant à la maladie onguleire maligne ou française des brebis, il y a aussi des médecins qui pensent qu'elle 8*est développée primitivement, et qu'elle se développe même encore à présent par les marches el les migrations. A présent die paroit se développer toujours par contagion, les assertions contraires ne sont pas prouvées, et son premier dé* veloppement est encore ineonnu CPléee justificat. Y}.
c) La nutrition des animaux est considérablement changé par des mouvements forts, et 11 y a long*-tems que les états ont défendu par des lois de vener les cochons, les veaux etc. avant de les tuer, parceqn'on a trouvé que les viandes devenoient malfaisantes; Mr. Laubender (Senchen II, p. 389) trouva sur un boeuf qui avdt fait une marche forcée de 6 lieues, la viande, la graisse, la rate et le foie tellement changé qu'il le prit pour Budade; sans doute des animaux qui ont fait des marches longues et forcées seront plus disposés aux maladies, surtout aux maladies septiques que d'autres; mais l'assertion de quelques auteurs allemands et français CRenner, Hurtrel d'Arboval, Dupuy) que dans des tems où la peste n'étoit pas dans la Podolle et dans la Hongrie, des boeufs Podoliens et Hongrois avoient infecté les bêtes bovines en Allemagne et dans la France, sans en être atteints ou avoir été atteints eux * mêmes , est fort improbable , Mr. Veith a déjà bien développé toutes les possibilités d'un tel cas apparent. Mais je répète des animaux abîmés par les marches seront toiQOvrs fort disposés aux maladies.