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Actions du système génitaL

4. Actions des organes de nutrition et d'excrétion. Notre histoire des ^iiQOlieB prouve que les années de disette, oi les fourrages manquent ou sont peu niilritiiis , sont en général aussi des années d'épizooUes. Ce qui regarde la différente qualité des aliments , nous aurons plus bas l'occasion d'iqouter quelques remarques, ici nous ne pouvons pas entrer dans un sigel aussi étendu; sans dente la chimie moderne en a bien mérité, cependant les résultats ne sont pas si grands qu'ils paraissoieiit au premier coup d'oeil ; des recherdies suivies édairtront sans doute encore plusieurs poinis. Sans doute plnsienrs matières aussi végétales entrent le corps de l'animal presque sans changement, p. e. les graisses, les matàètes grasses n'engraissent pas seutement bien, mais on les retrouve même avec leur gott, pw e« les eîes engraissent bien vite par des tourteaax de lin, mais, aussi ettes coniraotent un go<U abominable de lin , pour avoir des poulardes et des chapons bien savoureux il fitut lea engraisser avec de la brine de mil et du beurre bien frais, rien de plus délicat qu'une dinde engraissée avec du amys et des noix (24 par jour) , elle aura le goél des noix, je sais cela pev'earpérienoe. Mais l'idée émis» que toute la graisse des anîmaux étoit ibumie par tes plantes est sans doute entièrement fausse, d'autres matières p. e^ la fécule, la gomme, le sucre feusnironl aussi la graisse pnr une transposition de leurs principes comlituants^ cefondant ces transpositions peavent être multiples el elles peuvent

ansM feornir d^astres matières de ranimai ^ ces tranapoaitkNUi proposées §mi aeulemenl dea poMîbillléa et les chimistes en jouent souvent un jeu bien hasardé. L'idée que quel^pies matières alimentaires étoient seulement des moyens de respiration, d'autres des moyens de nutrition est insoutenable^ etc. etc.

Les influences telluriques ou celles qui dérivent des autres parties de notre globe agissantes sur les animaux, peuvent dire divisées i) en influences terrestres, 2) influences atmosphériques, 3) influences de la végétation, 4) influences de la nature animale.

a. Des influences terrestres.

Les influences terrestres sont celles qui proviennent de Faction des parties solides et fluides de l'écorce de la terre, nous distinguons: a3 l'action physique et chimique du sol, b) l'action de l'élévation et de la configuration du sol, c) l'uetion de la partie fluide ou des eaux.

L Influences physiques et chimiques des sols. C'est dans ces derniers tems qu'à l'aide de la géologie et de la chimie, nous sommes parvenu â une connaissance plus exacte des sols et des soussols; nous savons que la végétation dépend en grande partie de la nature des sols, parceque les plantes n'en reçoivent pas seulement leurs prindpes organiques et l'eau, mais que les diiTérentes plantes même «i tirent différents principes anorganiques 0; or la vie des animaux herbivores de l'autre côté dépend de la nature vé-» gétale d'une contrée. Hais cette action médiate des sols n'est pas la seule, ils agissent encore autrement sur )a vie des aninmux. Par les travaux des Savans p. e. MrSé Groelin, F. Schulze, Mûller etc. nous possédons des analyses de beaucoup de roches qui forment les sottssols et par leur désagrégation fournissent les sols, les principes desquels et leurs propriétés physiques nous sont connu par les savantes recherches de Mrs. Schâbler, Sprengel, F. Schulze, Morton etc. Nous en conchions que les sols doivent agir différemment sur la température de l'atmosphère d'après leur plus grande force d'absorber ou de refléchir les rayons solaires, de favoriser plus ou moins l'évaporation , de retenir on de com- BBuniquer hi chaleur; ils doivent influencer différemment l'état électrique de l'atmosphère par le différent degré de l'évaporation et de l'humidité qu'ils fournissent; les sols agiront même différemmctlit sur les principes chimiques contenus dans l'atmosphère, ils doivent absorber ou dégager du carbone , et ils fournissent même par l'évaporation avec les videurs aqumises des sels à l'atmosphère, des principes organiques et probablement

■) Et les Anciens connaissoient déjà parfaitement Fart d'améliorer des sols par d'autres sols, comme rindfque Theophrastns de C. P. III, 25, et Pliniiifl h. d. XVII, 5 et 8, qui conseille »temm terra if« BMia aortout ColumelU de r. r. Il, 15, 4,

mène des organismes Cspores, oeufs, infiisoiresD, et du sable de différente composition; i agissent snr l'humidité de Tatmosphëre et surtout, par la radiation de la chaleur, sur la formation de rosées de différentes qualités; ils ont une grande influence sur la composition des plantes qui croissent sur eux et qui fournissent l'aliment des animaux, car les plantes reçoivent d'eux leurs principes anorganiques, les sels terreux et alcaliques, le soufre, l'iod, et même une partie du carbone etc., et je ne pense pas que cela est si indifférent comme le croit Mr. Hlubek (Béant wortung der wicht. fragen d. eckerb. p. 34. 46, mais je ne vois pas comment il veut prouver que le sol agit sur la couleur des animaux I ) , la différente quantité de ces principes anorganiques autant que la différente composition organique des plantes des sols doit agir sur les animaux qui s'en nourrissent CFranz vervollkommn. d. viehz. p. 326); mais si Ton a observé des maladies dangereuses de nos animaux domestiques, après avoir employé le gypse ou d'autres terres pour améliorer le sol CHaubner krankheitslehre. I, p. 150) je pense plutôt que d'autres plantes, des cryptogames, des maladies des plantes se sont développé. Voyons ce que l'expérience a démontré regardant l'influence des différents sols: 1) Le sol sablonneux ou siliceux; son action varie considérablement d'après la nature du soossol, elle est peu ou pas changée si le seussol est aussi siliceux ou calcaire , plus pur qu'il est d'autant moins il retient l'humidité, il est donc sec et rend sec l'atmosphère, ne cause pas de malaria, comme il ne forme pas beaucoup de vapeurs il ne refroidit pas l'atmosphère et il n'influe pas beaucoup sur son état électrique, il réfléchit la lumière mais en général pas autant que les sols crétacés , il entre dans la composition des plantes plus que l'argile, mais moins que le calcaire, s'Q est plus pur et le climat sec , sa végétation est fort pauvre, dans un climat humide elle peut être bonne, et avec une admixtion de calcaire ou d'argile elle peut être riche; ses plantes sont sèches et peu succulentes, les amylacées comme la pomme de terre etc. y contiennent beaucoup d'amylum, elles sont saines, rarement malades et nourrissent bien les animaux; les cryptogames sont rares sur lui; c'est avec raison que Mrs. Bosc et Magne disent: »Les animaux s'y font remarquer par la bonne santé, l'énergie, la sobriété, plutôt que par la taille; les chevaux y sont fins et vifs: voyez ceux de l'Auvergne; les moutons y ont la chair savoureuse: voyez ceux des Ardennes. On ne doit pas introduire dans ces pays des races d'une forte stature, eDes n'y réussiroient pas bien.<( Je pense que Ton peut dire â peu près la même chose de l'homme, témoins une partie de la Saxe et de la Marche de Brandebourg, les cachexies p. e. la scrofuleuse sont aussi rares chez les habitants humains d'un tel sol, que chez les animaux domestiques p. e. la pourriture, le charbon etc. En général il ne convient pas aussi bien pour les porcs et les boeufs que l'on veut engraisser, mais plutôt aux moutons, surtout aux lapins, qui y prospèrent si bien, à cause de sa siccité et de la pureté de l'air, que Mr. Sinclair dit que des coteaux sablonneux donnent plus de profit en garenne que par la culture, cela vaut peut-être d'une partie des environs de Darmstadt Une influence mauvaise produit dans les pays sablonneux la poussière ^ ei le

sable calcaire est encore plus aialsain que le sable siliceux plus pur, il gite la laine, favorise des maladies de la peau, et cause des irritations et inflammations de la moqueuse re* spiratoire et de la conjonctive des yeux. Si les sables secs des climats chauds ont une grande étendue et sont tout- é- fait sans végétation, l'air sur eux gagne des propriétés malfaisttites , comme nous verrons en parlant des vents. Qu'un terrain granitique puisse favoriser le Cretinisme de l'homme, j'en doute, cependant Mr. Schausberger est de cet avis (Oesterreich. medic. vrochenschr. 1842. N. 44. p. 1095}. — 2) Le sol calcaire. Le gypse ne retient l'eau pas beaucoup plus que le sable siliceux, la chaux carbonique en retient beaucoup plus et plus long-tems, mais jamais autant que le sol argileux; en général il réfléchit fortement la chaleur; c'est surtout la chaux carbonique basique qui est contenue en beaucoup de roches et de sols, et qui attire l'acide carbonique de l'atmosphère pour devenir sel neutre et soluble; la chaux carbonatée a une grande tendance d'entrer dans la composition des plantes qui croissent sur lui, et des plantes essentiellement calcaires réexcrètent une grande quantité de chaux carbonatée dans les feuilles, aussi ces plantes ne peuvent elles guère vivre sur d'autres sols (Unger einfluss des bodens etc. p. 177. 187); les plantes qui croissent sur des sols siliceux et calcaires, contiennent une beaucoup plus grande masse de chaux si elles croissent sur les montagnes calcaires que sur les montagnes granitiques, comme cela est prouvé par les expériences de Mr^ de Saussure, sans doute ce phénomène ne peut pas être sans influence sur les animaux herbivores et même sur l'homme, Mr. Sasasure a trouvé qu'avec une égale quantité de fourrages les vaches sur les montagnes granitiques étment plus petites, plus maigres et donnoient moins de lait, celles sur les montagnes calcaires étoient plus grandes, plus grasses et donnoient plus de lait, et Mr. Magne dit: ^On est étonné de trouver de grandes et belles vaches sur quelques mamelons jurassiques ; c'est que l'herbe de ces pacages est très substantielle , et nourrit beaucoup sous un petit vohime; les fourrages artifioiels venus sur ces sols, sont éminemment nutritifs et propres à rengraissement<« CCr^ognier éd. Magne, p. XX). Les brebis prospèrent surtout sur des terrains calcaires, pourvu qu'il n'y a pas de poussière calcaire qui gâte la laine. On communique un fait bien singulier qui tend aussi A prouver rinfluence des sols: «Les mérinos transhumantes ne reçoivent pas de sel durant l'hiver qnand ils séjournent dans le Midi de l'Espagne, ni en voyage, mais Sur les pacages d*été dans les Castilles ils reçoivent du sel autant qu'ils veulent en manger, s'ils paitent sur un sol calcaire ils n'en mangent pas un seul grain, le berger ne devant pas les laisser longlems sans sel, les conduit sur un sol argileux et déjA après un quart d'heure de séjour ils mangent du sel, s'ils se trouvent sur un sol mixte, ce qui arrive souvent, il en mangent à proportion» CKorth Schafzucht 1, p. 83). Peut-être parceque les herbes crues sur différents sols contiennent une différente quantité de sels? car cette diflërence est prouvée par les analyses des pins par Mr. de Saussure et Mr. Berthier C^iebig die Chemie in ihrer anwendung auf agricultur. 1843. p. 88). Au moins les animaux ont rare-

neni b poorrilore et le charbon sur des sols calcaires |»tas pures p» e. le — sdieikafk, mais ces SMladies sont plus fréqueetes sur le sol calcaire argileux p. e. le Jurassique qui contient souvent des vallées argileuses, et le Liasique, qui est également malsain pour l'homme en quelques contrées: «Ce terrain et le redmole qui en fait partie, retiennent une humidité continuelle é la surface de la terre, et Ton voit les fièvres affecter notamment plusieurs communes voisines les unes des autres qui sont bAties sur ce sol; tandis qu'ailleurs C^ans le même département) ces mêmes maladies sont très rares, la où le terrain, formé de granité, de schiste, permet facilement aux eaux pluviales de s'écouler» CDe Caumont Essai sur la topographie géognostique du départ du Calvados). Aussi les terrains crétacés deviennent plus malsains là ou ils deviennent plus argUeux Chi Champagne pouilleuse, la Sologne). Cependant les calcaires argileux de l'Angleterre, le Coral-rag et le Potllandstone passent pour être très sains. Après le défrichement des terrains i bruyères Cainsi sablonneux) dans le Norfolk A soussol crétacé on vouloit avoir observé la rhacUtis des agneaux CAgriculture of the County of Norfolk. 1813. p. 476). Les médecins ont même soutenu que des terrains malsains pour les honunes ont été assainis et des endémies bannies par la chaux mêlée au sol: Mr. Sinclair CStatistical account of Scotland) pense que non seulement le dessèchement des marais, mais aussi ramélioradon du sol par la chaux a rendu plus sain le comté de Perth. Mr. Dazille CObservations sur les maladies des climats chauds) raconte qu'une fièvre épidémique maligne dans nie de St. Domingue avoît été finie dès qu'on eut jeté une grande quantité de chaux dans un marais. De l'autre côté il y a des maladies qui paraissent être plus firéquentes sur des sols calcaires, que les scroftales sent endémiques sur des sols calcaires est une opuûon fort générale, de même les maux des dents; que le goitre et le crétinisme se rencontrent de préférence sur le musohelkalk, sur la gypse et le xechstein, l'taroUthiasis sur les terrains crétacés et jurassiques, est défendu par beaucoup d'auteurs 0* — 3) Le sol argileux. L'alumine attire avec force une grande quantité d'eau, la retient avec ténacité et n^ laisse pas passer quand elle en est saturée, el cette imperméabilité fait que facilement les eaux séjournent sur elle; elle attire aussi avec force et beaucoup plus que hi silice et hi chaux l'oxygène de l'atmosphère CSehûbler Agriculturchemie. II, p. 83); elle se rechauffe lentement et réfléchit peu les rayons du soleil , et rend froide l'atmosphère ; .cette dernière propriété est encore augmenté par l'évaporation et l'humidité qu'eUe communique i l'air; elle conduit l'électricité phis que les autrek terres; elle s'imbue facilement avec les détritus organiques, l'humus, favorise sa décomposition, dans ce cas elle attire encore phis l'oxygène de l'air, exhale du gas adde carbonique, sans doute souvent avec d'autres produits de la décomposition, et gête donc l'atmosphère, moins aussi long-tems qu'elle est couverte

') L*e«pace me force de m'abitenir de beaucoup de citattonf, el de mentionner tealement en pntsant let maladlei de rhonme.

d'eaa, mais d'autant plos qu'elle est découverte et accessible à l'air et a la lumière; elle entre en fort petite quantité dans la composition des plantes. Tontes ces propriétés se trou-* vent d'autant plus dans les sols argileux que l'alumine est plus pure, p. e. dans les dépots arg^eux des terrains basaltiques, liasiques, grés caiiwnifères etc., ainsi que dans le sol des formations connues sous les noms de London clay, plastic clay, weald clay; elles sont moindres dans les sols qui contiennent plus de chaux ou de silice p. e. des formations schisteuses et traumatiques. Les sols argileux favorisent singulièrement le développement des entoptaytes, de l'ergot, des uredinées etc., les graminées y donnent plus de paille que de grains, et ik contiennent beaucoup d'herbes insipides et peu nutritives. ^Les animaux qui vivent sur les terrains argileux où l'eau est stagnante, ne prennent pas de graisse; ils sont faibles, mous, peu propres au travail, souvent affectés de maladies organiques. Les femelles donnent un mince revenu de lait Les moutons y contractent la pourriture. Les poulains qu'on y élève présentent rarement de belles formes; la tête en est grosse, lourde, l'encolure chargée de crins, le ventre volumineux; les yeux en sont mauvais, exposés à la fluxion périodique, les os gros, les membres peu dégagés, velus, les pieds grands, plats, a corne molle, les tissus flasques^ les muscles mous et sans énergiec< CMagne). En vérité quelle différence de savourer un gigot de mouton du Vogelsberg et de dévorer un tel de rOhmthalI Sur ces sols régnent surtout les maladies charbonneuses des animaux, comme l'attestent beaueoup d'observations, p. e. Mr. Uatthieu trouva à RoviUe dans les Vosges la cause d'une ensootie meurtrière de charbon dans le sol des étaUes: s^D'après un examen sévère du sol de ces étables, je pense que c'est à la couche très profonde d'argile Celle a plus de six pieds) qui le constitue, quil fiaut rapporter l'origine du mal. On sait que cette nature de terre laisse difficilement infiltrer les matières liquides, et que, par la même raison, elle retient celles qui l'oot pénétrée, d'où leur décomposition et la formation d'exhalaisons w miasBies infects et putrides* CRc^^^oH de Méd. vét lY, p. 109). D'après les observations de Hessiaurs Leigh et Youatt CD^s rindvieh p. &33) la dysenterie des boirtnes se dévdoppe surtout dans les pfturages des sols argileux qui reposent sur le lias. L'iaiuence malfaisante du sol argileux sur la santé de l'homme n'est pas moins connue , les lièvres inlennittentes, rémittentes, putrides, la dysenterie, le typhus abdominalis et le typiMS icterodes so«t surtout endémiques sur ces sols (Linné Amoenitatt. aeadd. voL L S. Mitchill skizze e» m»d. geogr. Kûhn Journ. I, 4. — Bancroft yellow fever. 1821* p. 154 etc. > Le Draeunculus, plutAt un épizoon qu'un entMoon, infeste les hommes et les chevaux surtout sur un sol argileux dans la xàne torride CTransact of the med. 800. at Calcmtta* VIII, p. 53 etc.). Les scrofules sont aussi fréquentes sur un tel sol C«I luive often witnessed the bad effecto of a résidence upon elevated , clayey lands, espedaiiy if the bhie lichen, commonly called a moss, grows abundantly on the orthardtrees and wooden palings(< (Carlisie means of preserving heaith. p. 64> Le sol «cgileuat est surtout nudsain lorsqu'il est couvert par une mince couche de sable, ce qui est

déjà mentionné d*Abalfeda ctMr. Fodéré en parle avec beaucoup de sagacité: »Ce sol peut être recouvert d*une légère couche de sable ou de craie et n'en être pas moins pernicieux, sans que souvent l'on s'en doute, parcequ'on se contente de juger d'un terrain par sa surface. Lind rapporte qu'à Pensacola, Vhydaa, l'Ile de Bonavista, et dans plusieurs déserts de l'Afrique et de l'Asie, couverts d'une espèce de sable communément 1res fin, blanc, mouvant, il s'élève à travers ce sable, pendant les mois d'été et la chaleur du jour, une vapeur pestilentielle qui occasionne les plus graves maladies. L'on sait que dans les déserts de l'Arabie, contrée entièrement sablonneuse, et qui n'est jamais rafraîchie ni par la pluie ni par la rosée, pendant les ardeurs d'un long été, les hommes qui y vivent profitent d'un peu d'humidité qui s'est conservée de l'hiver dans quelques endroits, qui alimente des datiers et d'autres végétaux peu nombreux, et qu'ils n'ont d'autre resource pour eux et leurs bestiaux que celle de quelques puits, dont la propriété est une richesse: Or nous apprenons d'Abulfeda, dans sa description de l'Arabie, que, lorsque quelques circonstances locales augmentent l*humidité de ces oasis, elles deviennent insalubres. Celle d'Tabrin, dont parle cet auteur, éloit telle que ceux qui y mangeoient des dattes, y bnvoient de l'eau ou y dormoient à l'ombre, étoient sûrs d'êtres atteints de la fièvre. Ces observations ont été confirmées par les voyageurs modernes; et comme les sables ne tiennent pas l'eau qui s'y est infiltrée, qu'elle que soit son abondance, qu'ils se sèchent avec promptitude, il faut qu'au dessous de ces couches de sable il y ait d'espace en espace un fond argileux, attesté d'ailleurs par les poteries dont les fabriques ne sont pas rares en Arabie, en Nubie et dans la Haute Egypte. J'ai été conduit par un examen attentif que j'ai fait d'un pâturage sur les bords de l'IU, où des bêtes à cornes, qui y paissoient vers le milieu de l'été de ISBO, furent afibctées de péripneumonie gangràieuse, qui devint épizootique. La nattnre sablonneuse du pâturage et sa sécheresse sembloient en attester sa salubrité, et il n'y avoit en apparence d'autre cause de la maladie que la contagion; mais après de plus amples r»» cherches, après avoir vu des flaques d*eau séjourner sur ce sol, et son Ibnd, découvert dans quelques endroits, montrer une argile compacte, j'en conclus que l'eau qui avoîl séjourné dans cette argile, mélangée avec le détritus des feuillages d'un bds rabougri qui y croit, avoit été décomposée par la chaleur, et s'étoit exhalée en vapeurs malfaisantes. Je suis porté a attribuer la même origine à ces vapeurs qui s'élèvent de la terre dans certains pays, tels que llle de Sardaigne, très meurtrières pour les hommes et les animaux, et qui le sont d'autant plus que ces pays sont placés sous un climat brûlant, surtout en été« CLeçons sur les épidémies..!, p. 48). Aussi Fiandrin Cde l'éducation des moutons. P. 1793) remarque qu'un tel sol cause la pourriture* des moutons en Angleterre comme en France. L'insalubrité de la Dombes est expliqué de cette manière par Mr, Bottex CCauses de l'insalubrité de la Dombes p. 33): 9»Le sol arable de la Dombes est, comme celui de la Bresse, formé par un méhuige de silice et d'argile dans des proportions variables; il est complètement privé de l'élément calcaire; telle est aussi

h oonpodlion du soiusol, qui est plos compact, tont-â-fiit imperméable, et dont Tépaii* senr Tarie de deux â huit pieds. C'est donc le sonssol argileux qui, par son imperméabilité, rend possible Tassolement en eau sur presque toute retendue du plateau de la Dombes; c'est donc seulement perce qu'il retient l'eau à la surfoce du sol et parce qu'il s'oppose à son infiltration dans le sens perpendiculaire, qu*on a pu l'accuser d'être la cause de l'insalubrité de la Dombes.^' Dans le même sens s'exprime Mr. R ivoire dans un mémoire sur le même snjel: «La couche arable n'ayant que quelques pouces d'épaisseur, se laisse facilement pé^ nétrer par les eaux de pluie, lesquelles, arrivées â la couche argileuse compacte, sont arrêtées, y séjournent, forment une sorte de marais intérieur. Ces eaux, comme celles contenues dans la couche végétale, tiennent en macération et en dissolution une foule de débris animaux et végétaux; ces débris, par l'action de la chaleur, se décomposent, entrem en fermentation, s'évaporent avec l'eau qui les tient en suspension, et se répandent dans l'atmosphère sous forme d'eifluves ou d*émanations moins humides, moins aqueuses, si l'on peut ainsi dire, mais bien plus délétères que celles des étangs. << Mr. Delafond CTraité de la maladie du sang des bêtes â laine eta P. 1843) en parlant de l'insahibrîté de la Sologne et de la Beauce, dit: «Dans le Loiret, sur la rive droite de la Loire, se trouve une partie de la Sologne, pays humide et plat, peu cultivé, â surface sablonneuse et é fond argileux. La maladie de sang est inconnue dans cette localité, habitée par la race solognote petite et rustique; mais cette race est souvent décimée par la pourriture ou cachexie aqueuse» .... Dans la Beauce, où la maladie de sang règne «le soussol est formé par l'argile blanche et le carbonate de chaux; on le nomme terre blanche. Souvent cette conche mamo-argileuse, parfois recouverte par un peu de sid>le rouge, est si peu profonde que le soc de hi charrue l'amène â la surface du sol. Dans beaucoup, d'endroits, et notamwaoX entre les hauts plateaux et la marge de k Beauce, le sol cultivé et le soussol renferment une grande quantité de pierres blanches formées de calcaire compacte, tandis que près des forêts de Marchenoir et d'Orléans le sol cultivé est formé d'un peu d'argile, d'une petite quantité de sable rouge et de beaucoup de sable blanc. Ainsi, dans les plaines de la Beauce, le sol renferme les principaux éléments terreux qui concourent à favoriser la végétation des plantes. L'argÛe lui conserve de l'humidité et s'oppose â la filtration profonde des sek tfiykiUes, le soussol marneux lui donne de la chaleur. Les plantes qui poussent sur un tel sol et au miUeu d'un air sec et vif doivent assurément, sous un petit volume, renfermer une grande proportion des principes alibiles, et donner par conséquent beaucoup de j^dpes fibrine* albumineux et globuleux au sang des animaux. La mortalité est annuellem^t phu considérable dans les fermes ou la terre cultivée est peu profonde et recouvre immé* dialement le saUe ferrugineux et où le sol cultivable ne forme qu'une couche légère au dessus du tuf. Cela tient à ce que les plantes qui végètent sur ce sol sec et catcaire, quoique moins vigoureuses, moins élevées, moins, tassées que celles qui croissent sur un sol cultivé profond, frais, abondant en humus, contiennent, sous un petit volume, antanti

fioan plof de principes natritib et excitants. Peut-être même le principe femigioeiix pompé par lea plantes et fourni au sang augmente- 1- il la proportion de la matière colorante el de ses globules, qui sont la partie la plus animalisée du liquide sanguin» etc. Je parlerai plus bas de ce que Mr. Delafond dit sur Tinfluence de la végétation et des maladies des plantes, mais en général il me paroit donner trop peu aux miasmes qui doivent se développer sur un tel sol, et qui agissent immédiatement sur les animaux et les plantes et médiatement par les maladies des dernières aussi sur les premiers. Selon Mr. Savi Taria oatttva de la contrée de Volterra, qui ne contient point de marais, est développée par le sol , qui est argileux et contient beaucoup de masses volcaniques , soufre , sels sélénitiqoes, et sel culinaire; les miasmes se forment après des fortes pluies et des débordements C A finales de Chimie et de Phys. 1841. Nov.). — 4) Lo sol volcanique (Laves, basaltes, trachytes). Le sol fourni par ces roches est souvent très fertile, il est souvent humide, attire l'eau, mais il n'est pas imperméable (a l'exception des terrains argileux qu'il contient souvent), il est chaud et ses propriétés sont telles que l'on ne pourra guère trouver des causes d'insalubrité; des savans ont voulu lui attribuer les causes de maladies, p. e. dans l'Italie, mais je ne peux pas reconnaître les raisons, et l'observation paroit prouver sa salubrité pour l'homme et pour les animaux. Mr. Falck lui a assigné une immunité du goitre, et je ne connois pas de preuves contre cette assertion que peut-être l'Auvergne d'après Mr. Cordier et Robert. Cependant mes vues regardent nos sols volcaniques et basaltiques en Allemagne; ces sols sulfureux et muriatiques en Italie etc. peuvent bien agir différemment, comme nous venons de voir que le suppose Mr. Savi; aussi Mr. Hugi pense que ces sols en Calabrie, en Sicilie etc. sont la source de l'Aria cattiva (Ausland. 1842. Mârz). — 5) Le sol tourbeux. Les tourbières sont formées de végétaux morts, dont la décomposition sous l'eau procède avec une telle lenteur qu'elle n'est pas accomplie en beaucoup de siècles, sur la tourbe végètent de nouvelles plantes, mais sur ce terreau aigre et incomplètement décomposé croissent seulement des pbintes plus celluleuses, pauvres en principes nutritifs, sphagnum, carex, juncus, scirpus, eriophorum etc. qui chaque année ajoutent une nouvelle couche de tourbe é l'ancienne ; lentement se forment sous l'eau l'ulmin, l'humin, le géin, qui en attirant de l'oxygène de l'eau passent en acide crénique et apocrénique, qui unies aux oxydes du soussol (souvent de fer) forment des crénates et apoorénates qui colorent en jaune ou en brun l'eau de nos tourbières; rarement, surtout quand la chaleur arrive, voyons nous s'élever des bulles de CHi, probablement une bonne partie de carbone se réunit à l'oxygène formé dans ces eaux par les conferves et les infusinres. Aussi ces tourbières ne paraissent pas beaucoup agir sur k santé des hommes aussi longtems qu'elles sont couvertes par l'eau, mais quand par l'action des chaleurs les eaux sont entièrement évaporées et la tourbe est à sec, elle attire Toxygène de l'air avec avidité et, la décomposition procédante avec beaucoup plus de rapidité, elle forme des miasmes qui développent des fièvres intermittentes et typheuses; c'est pourquoi les tourbières très grandes,

mate eoQverles d'eau, des pays du Nord ne paratoaeDt pas beaucoup inOuencer la sauté des habitants, dans nos climats tempérés elles deviennent nuisibles à la santé dans Pété, surtout des années chaudes^ p. e. 1826 (H. Schmidt d. europâische sommerfieber. p. 108), dans les pays plus chauds elles sont aussi beaucoup plus dangereuses. Sans doute les ani- ■lattx herbiyores souffrent plus que l'homme, ils ayalent les herbes celluleuses peu nourrissantes, sans doute souvent couvertes de cryptogames, ils boivent l'eau remplie d'humates, crénates etc., aussi la cachexie aqueuse est elle enzootique dans telles localités, mais peutêtre elles ne causent pas si souvent des makdies charbonneuses I au moins dans ma contrée dans une vallée sablonneuse et tourbeuse, dans laquelle le typhus de l'homme est endé» nique , les maladies charbonneuses des bestiaux sont inconnues, pendant que dans une vallée toute voisine, mais argileuse et tourbeuse annuellement chevaux, boeufs et moutons sont décimés par le charbon, qui presque chaque année coûte aussi l'une ou l'autre vie humaine. Aussi dans la Grande Bretagne les maladies charbonneuses ne paraissent pas être fréquentes, malgré ses tourbières étendues. — Les iignites (braunkohie) devroient avoir encore bmmis d'influence, cependant Mr. Wille (Gebirgsmassen zwischen Taunus und Vogelsberg. p. 65) remarque que les personnes qui boivent les eaux qui en sortent contractent des affections cutanées. — 6) Sol formé par un terreau trop riche. Un terreau qui contient les corps organiques en une telle quantité, que par leur décomposition successive en humâtes, ulmates, crénates et apocrénates, ils fournissent enfin pas plus de carbcme que la végétation peut consumer, un tel terreau n'aura aucune influence funeste sur la vie des animaux, au contraire la riche végétation qui en est la suite, sera très favorable à la via des animaux ; mais je pense que quelques auteurs ont raison en supposant que des terreaux qui contiennent plus de matières organiques en décomposition que la végétation n'en peut pas consumer, doivent émettre des émanations nuisibles et même très délétères, si un tel sol est humide et fortement échauffé par le soleil, comme cela arrive souvent dans les régions tropiques; on peut présumer que les vapeurs qui s'en élèvent, contiennent les produits des différents dégrés de la décomposition successive dès les ulmates jusqu'aux gas hydrogène carbonés, sulfurés, phosphatés etc. On fait mention de tels sois â Guinea, â Madagascar (Alian: the London and Bdinb. monthly Journal I, p. 549), surtout au Bengal O9 à Arracan, i Sennaar etc.; mais en moindre degré ils se rencontrent aussi en Europe. Que tous les animaux domestiques y souflrent autant que les hommes de fièvres intermittentes et rémittentes, nous le savons des récils de Mrs. Burnard et Stevenson. — 7) Le sol marécageux ou un sol qui toujours ou pendant une grande partie de Tannée

*) f»Tbe ran of o«r knowledge of the natare of thU poiion leenf lo be, that it proeeedf from thoM elenento which eibt in a rich foil «ad DoarÎBh the vegeteble end Mimai kinsdcnia. Tbat theie elememti, when fabjected to the action of the tan together with the inSaence of the air and moiftnre, Htm new eomhinatioBt, which are rolatiliied by the fwif beat, and readily combine with the mofietnre.« An netley Obferv. I, p. 75.

est covreii d*6anx stagnantes on cronpiMantes , réunît les influences malfaisantes des sob argfileux et tourbeux à l'influence de Teau pourrie. La formation d*un marais demanda à) h préilence d'un bassin sans pente ^ sur lequel peuvent séjourner les eaux, fi') un sol argîlenx qui retient les eaux et ne les laisse pas filtrer, f) des corps organiques qui se décomposent, &) une température assez haute pour causer Tévaporation des eaux. Nous nous arrêterons quelques moments a envisager ce sol sous quelques points -* de - vue , pour nous préparer à rétude de l'aria cattiva de laquelle nous traiterons plus bas: a) Le sol ou le soussol des marais est bien essentiellement formé par l'argile, mais des différences assez remarquables qoi se rencontrent, ont une grande influence sur la manière d'agir des marais; d'abord il y a des marécages l'eau desquels se couvre d'une végétation dense qui, retenue à la superficie et diangée en tourbe, souvent par des inondations mêlée avec du sable et du limon, forme pra à peu un couvercle du marais, capable de porter hommes et animaux, mais il cadie un marais sous» terrain et de tems en lems, s'il devient trop lourd, il se détache é la circon* ftrenee et s'enforce dans un marais souvent non soupçonné, par exemple si des digues trop lourdes sont posées sur un tel terrain , il arrive qu'elles s'enfoncent entièrement 0 ; Mr. Monfalcon p. e. dit des marais de la Bresse: «Ces marais sont impraticables pendant une grande partie de l'année; leur superficie est une croule composée de débris végétaux et d'un terreau noir qui n'a aucune consistance; dans le tems des chaleurs, une partie de cette écoroe se dessèche et se fendille ; on y conduit les bestiaux, mais ils n'y trouvmit que des alimens insuffisans et insalubres; plusieurs mêmes y périssent quelquefois, soit dans les flaques et fondrières qui subsistent çà et là, soit par l'affieiissement de la superficie dont la soiidîté n'étolt qu'appareate<( (Hist med. des marais, p. 31). Le même plus bas: «Les marais qui existent aux environs de Soissons et de Laon reposent sur un sol inégal et b^ fisse d'élévations entre lesquelles l'eau est retenue; plusieura sont impraticables aux bestiaux; l'homme qui veut les parcourir doit ne s'y engager qu'avec précaution; un d'eux, dont l'étendue est fort grande, présente dans sa partie centrale un fossé rempU d'eau cournate, qudques vaches maigres et étiques paissent auprès. Il existe, dans le Bas-Berri une contrée bien malheureuse dont plus de quatre cents étangs occupent la surface depuis le septième siècle, c'est la Brenne; elle est un bassin peu incliné, dont le fond est un mélange de débris organiques et d'argile; c'est U que se rassemblent les eaux pluviales, elles ne peuvent s'inflitrer dans nae terre presque imperméable, et des digues rendent leur écoukmeBt ; ainsi retenues elles chargent l'atmosphère de brouiUards épais et infects, et

') 9iln den obéra marschea «a der Eyder, die ebeDralls aaf moor lîeses, bat man hlafif beûpiele, dsM die febiqde iiokes. «lan Bsdet d«a ainàeD, ao ?kl îch weiaa, nur bei aolcben^ die aaf noor liegea. Gaai enlacbiedea iat daa iiskcn der bietifeo dcicbe, inaoodcrbeit aeit 1757, nacbdeoi naa aie atfrker uaà bAber, asd alio acbwerer gemacbl batte, danit iat ei aebr weît s^fangen; ao wie nan aie bdber anff&brte, aaiikea aie bald daraaf eioife foiae ein; man erb4bte m voa oeaea, and aie faaàen wieder» etc. Telena Reiaen in die marichlinder an der Nordaee. p. 299.

contribuent à la formation d'orages qui exercent souvent des ravages considérables. ^

La Sologne est un sol d'atlenissenient d'une grande étendue, fort mal cultivé, et très peu productif; on le considère comme un vaste terrain de transport, formé en grande partie de débris de montagnes de calcaire marm, de grès et de schistes long^tems mus et lavés par les eaux; les quarts pyromaques, autrefois renfermés dans des montagnes calcaires, sont divisés en cailloux roulés, innombrables, mélangés avec d'autres, nés des quartz en filons dans les montagnes de schistes et de grès qui se trouvoieni adossés aux calcaires marins, et avec des argiles, prodnit de la décomposition des schistes; tantôt seules, tantôt unies â des sables quartzeux, les eaux ont dissout le calcaire qui ne se trouve plus que dans quelques parties autours du bassin de la Sologne, et dans quelques bassins d'origine différente, qui ont servi de support au détritus des montagnes» (Ibid. p. 35). Le fond de la Nordsee aux côtes de la Hollande et de la Basse Allemagne est une argile couverte des produits de la mer et ça et là par des bancs de sable d'une différente profcmdeur; cette argile forme le soussol des marais nombreux de ces pays, le sol même diffère selon les localités 0; mais en général on peut distinguer a) l'argile (klei des Holfaindais) est i un ou couverte par un peu de sable, l'alumine s'y trouve en différente proportion an sable, en général il contient beaucoup d'oxyde de fer, Mr. Mulder trouva dans l'argile de i'Hariemer Meer: Oxyde de fer 7,6, Oxyde "de Mangane des traces, Ahimine 5,7, Carbonate de Magnésie 3,5, Carbonate de chaux 4,3, Phosphate et Sulphate de chaux des traces. Sable et silice 78,9; il avolt perdu par l'incinération acide huiniqne et matière végétale 4,5; il suppose que l'eau avoit dissoute de ce sol: chlorure de calcium, chlorure de sodium, chlorure de magnésium, sulphate de sodium, sulphate de calcium, carbonate de calcium, carbonate de magnésium CVan Geuns 1. c. p. 281). /f) De la tourbe CVeen des Hollandais) de kqnelle nous «vons parié plus haut, y") Une tourbe mêlée avec beaucoup d'argile qui repose toujours immédiatement sur l'argile, que lecr Hollandais nomment derrie on dariniL, les Bas -Allemands darg. df) Molm ou de la tourbe soulevée et mue par les eaux; les trois derniers sols de I'Hariemer Meer ont été analysé par Mr. Mulder^), qui a encore

■) tiWat den boden der moerasgronden selve betrefl, d«ie is, eoo tli men begrgpt, naar de ge-

steldheid der mocrassen, verscbillend ; in poelen en plassen is hct een modderacbtig slyk; in rivieren, die

grdorende het heete jaargelijde in naaitwe bedding terugkeeren, is het een weeke kleiachlige bodem; ia

laag gelcgene laaden, die dei winters oreratroonid wordes, treft inen, naar de plaaUeliika geateldbeid,

nu eens yeengrond, dan klei of akkergrond enti. aan. In het algemeen kan men aïs een eigenaardig jets

der moeraâsen aanmerken, dat het water slechts tôt eene gcringe diepte kan doordringen, en daar terag-

gefaovden word( door eenen grond, traardoor het moeyelijk beendringt, wo «la biîv. eeoe vaate kieilatg***

Van Genna moeraisen en moerasiiekten. p. 11.

Molm *) Harsen %05 . . .

Humufianr ... 31,00 .. ,

Huoiuakool .... 11,35 . .

Planteaoverblijraelea 29,15 . .

Zottten, lendeB klai 96^45 , .

van Geuna L c. p. 278.

Veen

Derrie

- «sa -

comparé différentef autres aortes de ces matières. Mr. van Geuns trouve que c'est le so argileux qui forme les miasmes délétères, selon lui la Seelande est si malsaine parceque le sol argileux de la mer est chaque jour mis à découvert par le reflux de la mer: «De schorren of slikken , waardoor voomamelyk die koortsen ontstaan , zijn kleibasken die da* gelîjks bij de ebbe bovenkomen; des avonds en des morgens stijgt darult een dauip op, wiarvan men den verderfelijken invioed uit de vereenigte werkmg van dezen kleigrond met de verschillende organische deelen, die in ontbinding overgaan, en door het zoute water besproeid worden, moet aOeiden<^ (.van Geuns 1. c. p. 29). Les auteurs qui ont écrit sur l'épidémie hollandaise de 1826, accusent aussi le sol argileux des marais: s^Sunt qui terrae argillaceae seu aluminosae, momento quo siccari incipiat, effluviis, prae aliis imprimis prae fundo arenario, tribnunt spécifiée nocivam hanc potentiam; nec desunt quoque exemple, terram argiUaceam, eamque valde compactam, qualis agrorum nostrorum fertilitatem faeere solet, ardente sole din exsiccatam, ex hiatu profonde hinc et inde aperto, vapores emisîsse mricolis manireste nocentes; argilia autem vix potest quin maxima in culpa ponatur, si com* parata fuerit cum solis terris arenosis: praeterquam enim quod sabulum, humore quantum capere possit imbulum, porositate sua aqnam facile demitlat, quodque reliquum est ardore solis ventisque dispergentibus cilo exbauriatur, non oblivîscendum est; nostrae experientiae fontes, sitve solum vaporem aqueum spectent vel miasma quoddam specificum, maxfanam partem in terris argillaoeis esse sitos; primo nimirum maris belgici fundus ad fluminum ostia ex argilia constat, qnae aquarum. recessu, a tempore praesertim vemali ad autumnum usque, saepius nuda jacere solet; ita vero ut, sive maris aeslu vel proceUis quandoque impulsa aqua, a plenaria siccitate servetur; ejusmodi quoque evaporatio, si diu perstiterit, sua coutribuere poterit ad excitandam febrem, hinc inde endemicam, indolis biliosae, quandoque typhoideae, nec rare intermittentis<( (Bakker epidemia quae Groningam etc. p. 6). Une opinion pareille est émise par Mulder et Roelants Bydrag etc. Rotterdam. 1827. Mr. Monfalcon pense qu'outre son imperméabilité la nature du sol n*est pas d'une grande importance, cependant il remarque: «La terre végétale, dans la partie du département de l'Ain qui est couverte d*étangs, n'a que quelques centimètres d'épaisseur; au dessous est une argQe compacte, jaunâtre, dure, mélangée d'oxyde de fer, imperméable; on y trouve une autre couche de terre végétale, formée, de même que celle des vallons, de terre entraînée par les eaux, et de végétaux putréfiés, elle couvre la surface des étangs les plus grands; son épaisseur moyenne est de quatre à cinq centimètres, c'est un bon engrais; on trouve dans quelques endroits des dépôts bitumineux. Le sol des marais dans la Bresse est généralement ainsi composé: une couche de tourbe d'épaisseur inégale, formée de débris organiques; une seconde couche semblable, mais mélangée avec un sable fin, dont elle contient une quantité d'autant plus considérable, qu'elle devient plus profonde; une troisième composée de cailloux et d'une terre légère; une quatrième, de terre mélangée plus compacte; des bancs d'argile ou de marne; enfin d'autres parties plus solides, dont il

ii*a pas élë facile de délenniner la nature<« (I. c. p. 97), En Italie on étoit persuadé depuis long- teins que la nature du sol avoît une grande influence sur Tinsalubrité des marais; Testimable Thouvffnel dit déjà: >11 s'établit entre les couches supérieures de la terre , et les couches inférieures de Tatmosphère, une stagnation d*eau et d'air, une réaction de fer^mentation, éminemment propre i la génération du méphitisme; et ce qui prouve que la composition des terrains y contribue beaucoup , même dans les pays a collines, telles qu'une grande partie des maremmes de Toscane, c'est que parmi ces collines, celles qui sont formées de tuf et de sablon^ sont beaucoup moins malsaines à habiter, que celles d'argile et de marne; celles-ci étant habituellement plus humides, et d'une filtralion plus difficile pour les eaux pluviales, elles exhalent d'une part une vapeur gâtée, et de l'autre elles ne donnent que des sources faibles et presque stagnantes; ce sont, en quelque sorte des marais inclinés ou montucux .... En général les plaines maritimes sont d'autant plus infectées , qu'elles sont formées d'un sol plus gras et par cela même plus humide; cette circonstance seule les rend plus propres à engendrer, ou du moins à féconder les miasmes méphitiques, soit par la transpiration épaisse el fétide , qui leur est particulière , soit par- la putréfaction qui s'y excite, à raison des corps organiques que renferme ou qui recouvrent leur superficiel^ etc. CClimat d'Italie p. 182). Dans ces derniers tems un des savants les plus célèbres de ritalie, Mr. Savi s'est occupé de ces recherches: Mr. Savi remarque d'abord que ce ne sont pas seulement les marais qui forment la Malaria, mais qu'elle se développe de certains aols non marécageux, p. e. dans la contrée de Volterra; ce sol est surtout formé par une marne bleue , argileuse, marine de la période tertiaire, connue sous le nom de Mattajone '>» soulevée et interrompue en beaucoup d'endroits par des masses volcaniques, et modifiée par l'action plutonique sous-terraine; souvent elle contient des masses séléniliques, remplies de soufre et de sel culinaire; ce mattajone mêlée de gypse et de sel culinaire forme surtout les fonds des vallées et les flancs des montagnes, qui sont composées de roches volcaniques; c'est au fond de ces vallées, aussi si elles ne contiennent pas d'eaux courantes ou stagnantes, et aux flancs des montagnes jusqu'à une certaine hauteur, que la Malaria se développe en une telle quantité, que la plupart de leurs habitants soufirent annuellemeut de fièvres intermittentes et pernicieuses; ces maladies se montrent et se répandent presque tou- )0urs après les pluies et les inondations, les habitants du Toscana entretiennent l'opinion que le sol, desséché par les chaleurs du soleil et après mondé par les pluies, entre dans une sorte de fermentation, par laquelle se développent les miasmes délétères, plus souvent que

') iiDen grAaien tbeil der ob«rfliche bildea terliSre bildungen, die uatente voter den namen nattajoae vnd biencena, bci Sieaa niiricblig creta, berûchtigt, Ut ein bald hellerer, bald dunklerer mergel voUer meerconchylien , arm an wasser und an pflanzcncrde, scigt grosse unfrucbtbarkeit und Ode. Aaf dieaen mergeln lagert ein kalkbaltiger aandstein, Info, firnicr an meerconchylien mit gutem qnellwasier. In der Dihe der nicht immer iichtbaren Plqtoniacbcn aulbrûche xeigeo die«e felsartcn bedeu tende rerftndemngeB* etc. Martena Italien. I, p 50.

dtns une année les sécheresses et les pluies alternent, d'autant plus meurtrières sont aussi les maladies. En outre Tauteur observe que tous les marais ne sont pas malsains, il y en a dans le Toscana p. e. ceux de Bientina et de Maduccoli, qui ne forment pas de Malaria, il trouve que ceux-là ne contiennent presque pas de sels en solution, et leur soussol n'est pas formé par des masses minérales marines; les marais malsains sont partagés en trois dasses par Mr. Savi: à) ceux qui contiennent de l'eau de mer, fi) ceux qui couvrent un terrain qui étoit autrefois fond de la mer 0 9 Y^ ceux qui reçoivent des eaux minérales ; l'auteur confirme l'observation du comte Fossombroni que les marais marins des maremmes continuent é développer la Malaria encore par une suite d'années après le dessèchement Le sol composé de mattajone et de fragments volcaniques et exposé aux effluves sous -terrains, contient de la gypse, du soufre, sel culinaire, sulphate et carbonate de soda etc. et encore une substance bitumineuse, des matières végétales, il ressemble au fond d'on marais desséché, lubrifié par l'eau et brûlé par le soleil il doit développer des gas délétères. Mr. Savi rapporte des exemples ou des eaux minérales qui oouloient dans les marais, agissoient de la même manière comme l'eau de la mer, et les marais furent assainis en détournant d'eux les eaux minérales. Les effluves contenoient des gas hydrogène sulphuré et carboné et des matières végétales en putréfaction. L'auteur a prouvé l'influence délétère des sols décrits (Nuovo Giornale dei Letterati. 1839. N. 106). A peu près les mêmes vues ont été professé par le comto Paoli dans un mémoire lu au congrès sdentifique de Milan en 1843. Aussi Mr. Hugi dans ses voyages en Italie et en Sidle a reconnu que le développement de la Malaria est du a ces sols volcaniques (A us 1 and 1842. Mirz), en soutenant qu'elle ne se développe pas des marais, il a méconnu les rapports que ces sols ont avec le sol de beaucoup de marais, qui sont bien démontrés par Mr. Savi. Enfin tout ce que nous avons rapporté suffit pour prouver que la composition chimique du sol des marais a une très grande influence sur la formation de leurs effluves. — b) Que la qualité des sels dissoùts dans l'eau des marais a une grande influence sur les miasmes qui se forment, vient d'être prouvé par les observateurs mentionnés; or ces sels peuvent provenir du sol même des marais, ou ils peuvent y entrer avec les eaux. Les marais salins qui ne reçoivent pas d'eaux douces ne sont pas si malsains, parcequ'il n'y a pas beaucoup de matières organiques dans ces marais, mais depuis très long-tems on a reconnu que c'étoit le mélange des eaux douces et des eaux salées qui cause des miasmes délét^es; ainsi des marais salés qui reçoivent des fleuves d'eau douce deviennent malsains par les matières organiques qu'apportent les dernières; que les marais qui reçoivent des eaux minérales deviennent insalubres n'est pas seulement observé par Mr* Savi, Mr. de Humboldt dans

*) La défcriplion que raoteur donne det mnniis et det meremmea dn Totcana, convient avec celle qae Thonvenel déjà a donnée, et l'on troorc one description fort aasace d*eux dana rovvrage eilé de Mr. Martena.

h relation de ses voyages Cl II, p. 188) rapporte déjà à cette cause Tinsalubrité ejttrême de Cariaco en Amérique et des alentours de la lagune de Campoina qui reçoit . le Rio Âzul et des eaux chaudes hydro-sulphureuses; Mr. Fodéré (Recherches sur les fièvres de Martigues. Marseille. 1810) raconte que l'étang de la Valduc, situé dans la France méridionale , à deux lieues de la ville de Martigues, est prodigieusement salé, et est séparé seulement par deux ou trois pas d'un étang d'eau douce nommé Engrenier, lorsque à la nite d'une pluie abondante les eaux des deux étangs se confondent, une infection considérable se répand aux alentours. Depuis long-^tems on connoit l'infiuence délétère du mélange de l'eau de la mer et de celui des marais (v. 6. Georgini sur l'insalubrité de l'air dans le voisinage des marais en communication avec la mer. Ann. de Chimie. XXIX, p. 225). Mr. Thouvenel explique fort bien, en parlant des Maremmes d'Italie, que non seulement le mélange des eaux douces et marines même, mais aussi le mélange des vapeurs des marécages et de la mer dans l'atmosphère est une source fertile de miasmes: ^La cause la plus puissante de l'insalubrité des lieux maremmatiques, c'est le mélange des exhalaisons marines avec l'air stagnant des marais oirconvoisins ; la eircouvallation montueuse de ces espaces semi- elliptiques, ouvris seulement du côté de la mer, en empêche totalement la ventilation, et l'abondance des forêts qui en recouvrent la plus grande partie, augmente encore la stagnation de l'air; dans ces enceintes élevées et boisées l'air croupit, comme l'eau, dans les étangs et les lacs, les vapeurs aêriformes n'y éprouvent d'autre mouvement, que celui des ondulations sans déplacement et sans dispersion, ce sont des espèces de marais atmosphériques. Ainsi, tandis que d'un côté la mer et ses dunes, de même que toutes les contre -pentes de son rivage, arrêtent l'écoulement des eaux superficielles et profondes, de l'autre cdté, les enceintes montueuses semi- circulaires, placées à peu de distance et encombrées de bois, arrêtent la circulation de l'air, le cours des vents, et avec eux les miasmes, d<mt ils sont chargés; le propre de ces vents très variables, et de peu de durée est de jeter sur ces plages voisines, avec les innnondiees de la mer^ les vapeurs en partie putrides, en partie salées, qu'ils répandent et mélangent avec une grande rapidité. De même que les épanchements marécageux des eaux douces, auxquels se mêlent ou passagèrement, ou durablement des eaux salées, sont beaucoup plus fermentescibles , et plus méphitiques, que les uns et les autres séparément (comme Tavoit observé le Dr. Do ni bien avant le Dr. Pringle). De même aussi le mélange de l'air muriatique, et du sel marin en nature manifestement vaporisé dans l'atmosphère des plages, développe dans le sein de ce fluide stagnant une fermentation putreseente. Des expériences directes faites avec ces divers méknges, ainsi que l'examen des fluides aéri- Ibrmes par le moyen des eudiomêtres, prouvent en efiet que sur les masses d'qau et didr croupissantes, comme sur les substances organiques, les sels muriatiques, à petites doses, exercent nue propriété putrébctive, que hi chaleur accroît fort considérablement» etc. (Clinat dMtalie I, p. 183). Le même auteur démontre plus loin que les sols qui contiennent

des ivlphales exerceni une graade influence sur rinsalubrité des Maremmes de liteUe (Ibidem p. 195). Mr. Georgini dans l'ouvrage cité phis haut rapporte d^desobeernations curieuses que l'on avoil fait en Italie: Il existe, non loin de Lucques et au sud des Appennins Liguriens une plaine marécageuse accessible à la marée; l'influence des eaux stagnantes avoit réduit au plus déplorable état la population de ces contrées, on ne Toyoii dans les environs de cette plaine que quelques cabanes de pécheurs habitées par des hommes toujours valétudinaires, aflëctés de maladies du foie et de la rate, et pendant ramomne, de Sèvres très graves et très opinifttres; la dépopulation augmentoit dans ce canton avec une énergie eflVayante; on sépara par des éohises et par d'autres travaux hydrauliques les eaux de la mer des eaux douces, et le fléau qui désoloit ce pays cessa aussitôt, la population augmenta, Viareggio devint un bourg très considérable; en 1768 et 1769 les portes de l'échise endommagées laissèrent passer les eaux de hi mer, une mortalité considérable Ait remarqué immédiatement après; même chose eut lieu en 1784 et 1785; dans ces deux circonstances la séparation des eaux douces et des eaux de hi mer fut suivie de la disparition de l'endémie, la mortalité cessa. Des travaux semblables ont été faits pour les bassins des lames de Motrone et du hic Perotto, l'échise terminée, l'air de Montignoso est d»* venu aussi salubre que celui de Viareggio. Ces travaux ont été continués avec beaucai^ de succès dans ces derniera tenis, comme on peut l'spprendre de Fouvrage cité de Mr. Marte n s. Lorsqu'on 1826 après des mondations de hi mer et de fortes chalenn de l'été une épidémie meurtrière édata dans hi Hollande, Mr. de Leeuw s'aperçut que l'eau des canaux contenoit beaucoup de sels et il luisoit comme celui de la mer CPricke zweiter bericht p. 28). L'amirauté anglaise s'étant aperçu que le cuivre des vaisseaux, stationnés é l'embouchure des fleuves aux côtes, extrêmement insalubres, de l'Afirique occklenlaiey i Sierra Leone, le Nigre etc. s'usoit bien plus vite que dans d'autres stations, faisoit venir de l'eau de mer de ces côtes dans des flacons bouchés, et Mr. Daniell y trouva nne grande quantité de gai hydrogène sulfuré, il en conclut que ce gax étoit contenu dans la mer, qu'il se formoit par fai décomposition de matières organiques apportées par les fleuves, qui en soustraient l'oxygène des sulfates de fai mer causoient son développesMUt, que c'étoil ee gas qui usoit le cuivre et formoit en même tems le principe délétère de l'atmosphèro CHi^^<>f dans: Buxton d Africanische sklavenhandeL p. LXIl); bi dernière expédition du Nigre reçut donc l'ordre d'analyser les eaux de mer dans ces diflérents parages, mais les nédedns de l'expédition, Mra. Pritehett et William ne trouvèrent pas ce gax dans aucune fa>calité dans l'eau de mer, ni dans des flacons bouchés hermétiquement qu'ils rqipor* tèrent (Pritehett the African rémittent fever etc. L. 1843. p. 117 ei surtout William médical history of the expédition to the Niger. L. 1843. p. 164X Tous les écrivains se sont hâté de publier ces résultats, mais ils ont oublié de mentionner que Mr. William après peu de teau trouva beaucoup de ee gas dans des flacons bou(Aés à IHirdinaire, et qu'il le trouva aiènie i Fetmando Po dans l'eau de mer qu'il garda

on toimean pour des bains (William 1. c. p. 167 etc.) 9 ce qui proare qu^en vérité de riiydrogène suIAiré se développe de Teaa de mer stagnante. Enfin Mr. Savl a trouvé par ranalyse le gaz iiydrogëne snllbré el carboné en grande quantité se développant du lac de Rimigliano , qni reçut l'eau minérale JulAireuse de la source de Caldana. C'est donc prouvé que la présence des sels, surtout des sulfates et des carbonates, dans les marais a une grande influence sur la formation des miasmes. — c) Depuis long-tems les médedns se sont proposé la question, si l'espèce de corps organiques en décomposition dans les marais, avcit une influence sur la qualité des miasmes qui se développent? Sans doute des plantes qui se décomposent dpivent développer d'antres principes que des animaux en décomposition, et une plante n'étant pas composée comme l'autre, aussi les produits de leur décomposition ne peuvent pas être les mêmes I cependant l'observatton ne nous a pas encore beaucoup appris sur cette difl*érence, et les pliénomènes sont si compliqués que l'étude sera toujours sissez difficile: Mr. Monfalcon dît à cette occasion: «Si les eaux stagnantes contiennent ane quantité considérable de substances animales, eRes ne dégagent pas sans doute des paftieules exactement les mêmes que celles dans lesquelles beaucoup de végétaux séjournent et se putréfient; à ces diBSrences probables, mais dont la détermination rigoureuse est im« possible, v(Mt--on correspondre des maladies d'espèces diverses? Tai étudié comparative-» Bient les fièvres intermittentes de la Bresse, et celles que produisent les marais salans, l'analyse physiologique m'a toujours montré l'afiection des mêmes organes, mais modifiée suivant les conditions de température, de climat, de constitution individuelle, et quelquefois suivant des circonstances qu^on ne sauroit expliquer^ etc. Cl' c* P* 71); mais peut-être ces dreonstanoes sont les dilTérents corps organiques en décomposition? Mr. Macculloch ne parvient i des résultats non plus 0* Qve l'on veuiDe comparer ce qui je dirai plus bas

') «iThaf , aiflo, knowing, m we do, lliat the lensible gazeoiu prodace of lome plaoto in tkia alate, il Terj différent from tkat of otheri, and knowing also, from cbemical analyéis, that ihere are nameroni •Bd rttf itriking dfifferencei îd ilie elementory eoaatiUiUoM of plaaii , aa Ibère are in Uieir aciîooi en the •■iaal bodf while in a Uving ilate, it would not be an irralional lupposition that the pecuUnr fubataoei^ Malaria, wbich reanlu, as a genns, from ail vegetable décomposition, could be regulated, as to certain Tsriatlons, by the original cbemical nature of the plant pruducing it; or tbat nnder this leading type, thore were essentiel varieties, poisons capable of prodaeing différent disenses or modiflcnttona of disense, J«ai as différent gases, distingntshable by tbeir smells, if not aa yet snbjected to better and cbemical testa, nre prodnced diiring the décomposition of soch planta. Tbus to bave recourse to illustration, mlght the cmciform pfanto, or the tribe of fongî, produce a Malaria differing from that poison as resultiog firom the gramineoui ones, or the conséquence of the putréfaction of seeds differ from that of leaves; and thus a1|0, irhile the putréfaction of capsicnm produced a gaa singnlarly fetid and remarkable, as doea that of the Bixa Oréllana one not less offcnsire, if différent, mlgbt the Malaria generated by thèse be attended with «nnsnnl rirolenoe, or aome other pecoliaretiea. If It is tme that we bave not as yet any decided évidence on this anbject, there are not absolotely wanting aome facta wbich appear to Justify snch a conjecture; aoeb aa the pecoliariy poiaonons effecta of flax and bemp In this atale; together with those of indigo, often •haerrod, and Ihoie of ceffee and other substances, ai aupposed to bave been ascertained at Vfew-Toit.

sur rinflaence de la Tégétation. Dans ces derniers lems Mr. Savi a surtout accusé les espèces de Chara ou la Putera des Italiens, qui croit très abondamment dans les marais des MaremmeSy et en se décomposant elle répand une odeur nauséabonde et fort désagréable, Mr. Savi y a trouvé un principe poisoneux qu'il croit aussi avoir retrouvé dans Tair marécageux (Ricerche sulla Chara o Putéra. Pisa. 18310. Si Ton a trouvé que les résidus des féculeries dans les eaux sont surtout dangereux CP&r^nt Duchatelet) cela s'explique aisément, ces résidus contiennent surtout le gluten et le soufre des plantes. — d) La température de l'atmosphère a une grande influence sur la salubrité et l'insalubrité des marais; tous les pays marégaceux sont sains pendant que les marais sont gelés, et même ceux qui ne gèlent jamais, sont souvent salubres à une basse température, p. e. les Maremmes du Toscana sont habitées pendant l'hiver, elles sont inhabitables seulement pendant l'été, quelques pays marécageux deviennent malsains seulement dans les années très chaudes, les marais des pays tropiques sont malsains toute Tannée et ils deviennent seulement plus malsains pendant les fortes chaleurs; la chaleur favorise la décomposition des corps organiques, elle rend plus solubles beaucoup de sels, surtout elle favorise l'évaporation des principes délétères, enfin beaucoup de marais deviennent seulement insalubres lorsque les eaux sont entièrement évaporées et le sol est a nu. En général les marais sont surtout insalubres si une haute température alterne avec une basse, p, e. si é une journée brûlante succède une nuit fraîche, parceque les vapeurs délétères formés durant le jour retombent sur la surface de la terre ou dans les régions inférieures de l'atmosphère pendant la nuit. — e) Peut-être l'électricité n'est pas sans influence dans l'action de la Malaria, la chose est encore obscure, mais d'après les observations de Mr. Pouillet 0 iknis devons supposer que pendant l'évaporation des eaux salines des marais les vapeurs auront -f- E et la terre — E, ce qui convient avec les observations; aussi pendant les brouillards Mr. de Saussure (Reisen III, p. 254) et Mr. Schûbler CMeteorologie p. 87) ont constamment observé un fort développement de 4* ^ ^^ l'atmosphère, et il faut supposer que le — E de la terre étoit aussi fort, et dans ce cas Mr. Pritchett pourroit avoir raison en supposant que le -}- E du corps de l'homme étoit enlevé par le sol et que la suite en étoit une tendance à la décomposition dans les fluides de l'organisme 0* Cependant il

Tliuf aifo hM il heen thought or taid, thaï one caïua of the fiiperior virulence of Malaria within the tropicf , conaûted in the great proportion of aslrinsent barks or vegetables whîch those régions prodace.* Maccnlloch Malaria p. 58.

0 Poggendorf Ann. XI, 418 et 443.

*) wMoistnre being a condactor of electricity, a aeparation of the two electricities pouetied by the •Irata of the atmoephere, where the degree of humidity ia greateat, readily takei place; and thon the air more immediately in contact with the earth is olleo obserred to be in a négative stale, a ftate in which it may be fuppoaed to altract and oondnct away the poeitiTO electricity of the body, and fo prodnea aahnnilîon of the nenrona ayatem in conaMpienoe of ita iaceaaant efforta to anpply thia vital atimnlna. Aa

y a U tant de possibilités que de telles explications restent fort problématiques! Ce qui paroit sûr c'est que les orages sont forts et fréquents dans les pays marécageux et que souvent en même tems des maladies charbonneuses arrivent, mais ce phénomène comporte aussi une autre explication v. pbis bas de l'influence de rélectricité I — 0 I^^s eaux marécageuses contiennent une foule innombrable de petits végétaux — des algues, et d'animaux microscopiques — des infusoires, les auteurs ne sont pas encore d'accord sur le rapport qui existe entre la formation de ces êtres et les procès de bi fermentation et de la putréfaction; il y a des auteurs qui entretiennent l'opinion que ces êtres entrent pour une bonne part dans l'action délétère de ces eaux CRaspail Nouv. Système de Chimie organique III, p. 569); au moins je ne voudroit pas dire avec Mr. van Geuns 0 Que c'étoit une absurdité d'y croire, aussi long -tems que l'observation n'a pas prouvé le contraire. — 9) U y a long -tems que l'on étoit de l'avis que les vapeurs qui s'élèvent des marais^ contiennent des molécules putréfiées; déjà la couleur du brouillard qui s'en élève les laisse présumer, en vérité on reconnoit aisément ce brouillard épais blanc ou gris qui s'élève lentement au lever du soleil, les Mexicains descendants des montagnes vers la plaine de Vera Cruz et appercevants ce brouillard blanc couvrant les côtes pestiférés, le nomment le drap funèbre des Savanes; aussi l'odeur singulière et nauséabonde de ces vapeurs faisoit y croire, quant â moi je ne suis jamais passé en Allemagne, dans la Hollande, dans la France et dans l'Italie, le matin ou le soir ou pendant une journée sombre et humide par des marais sans m'apercevoir de cette odeur, si des savants et même d'une grande autorité, ont avancé le contraire dans ces derniers tems, eh bien ils sont passé pendant des tems où il n*y avoit pas de vapeurs dans les régions profondes de l'atmosphère ^) ; les chimistes les plus célèbres ne pouvant trouver par leurs essays eudiométriques des gaz délétères n'ont pas hésité d'accepter ces molécules putréfiées dans Tair, Mr. Thénard dit: ^Plusieurs de ces produits, en se dégageant, emportent une portion de la matière même à demi décomposée, ils répandent une odeur si fétide, qu'il est difficile de la supporter et de là sans doute les miasmes ou germes putrides.<< Mr. Or fila dit: «Ces gaz en se dégageant»

indWidaal snbjected nnder iQch circumstancei to iolar influence, almott cerUinly manifeiti that peculiar dérangement of the sjriteni whick is known nnder ike name of fever, in tbe more severe cases of whick tkere iê aa obvions leadeney lo decomposiUon among tbe constituent éléments of tke body, even before Ibe extinction of life: tbe vital laws are bere superseded, tbe ordinary physical laws come into play. If tbis goes beyond a certain very limited extent, life ceases** etc. The African Rémittent, p. 130. Mais quel nombre de suppositions!

^) nZeker is bet eene ongerijmheid, om de scbadelijkheid der moerassen aan de myriaden van micffoacopiseke dieryes, die xicb dar ontwikkeln knnnen, toe te schr^ven.» L c. p. 293.

*} Si Mr. Pritchett assure qu'il n'y avoit ni odeur ni de vapeurs dans les parages du Nigre où ils tomboient malades, cela ne prouve rien; car tout fait croire que les équipages étoient infectées pins bas, et plusieurs jours avant de tomber malades. L'odenr insuppontable du delta du Ffigre est décrite par Laird ot par William.

entrainent me portion de matière à demi pourrie, qui les rend si inGects et qui coistitae sans doute les. miasmes on germes putrides.* Mr. Devergie: «Il y a tout lien de croire que les gaz, en s'échappant des matières animales putréfiées, entraînent avec eu de la vapeur d'eau qui est combinée avec une certaine quantité de matière animale très divisée, ce qui constitue ce que nous désignons sous le nom de miasmes.* Le premier qui a séparé cette matière organique contenue dans l'air marécageux c'est Mr. Moscati qui la condensa dans l'air des rizières; après lui Mr. firochi l'a condensée et décrite dans Tair des marais Pontins; du même endroit Mr. Rigaud de l'isle l'a extrake et en a fait différentes expériences, telles comme on pouvoit les attendre dans l'état de la chimie de ce tems. Mr. Jnlia Fontenelle l'a séparé de l'air de différents marais de la France. Hr. De' Renzi l'a trouvé dans l'air du lac d'Agnano dans le royaume de Naples. Enfin nous avons vu que Mr. Savi croit même y avoir retrouvé la matière spécifique d'une certaine plante, de la Chara, la Futerine. Cette matière organique a donc été trouvée dans Tair marécageux de localités fort différentes, et c'est a souhaiter que dans l'état présent de la chimie on s'en occupe de nouveau et eu différents pays. — h) Déjà Varro et Colnmella, Palladius, Vitruvius, plus tard Kircher, Lange, même Linné supposoient de petites animalcules comme cause délétère de l'air marécageux, Mr. Grognier trouve cette opinion plausible; cependant la plupart des auteurs modernes l'ont rejetée comme absurde, et Ur. Monfalcon dit: «aucun fait ne l'établit, elle n'est la conséquence «Caucune induction plausible, et l'analogie la repousse<( (1. c. p. 50). C'est vrai il n'y a pas encore de faits observés, mais aussi on ne les a pas encore cherché, et il y a une série d'années qu'en rendant compte des observations des auteurs cités (dans le Journal de Schweiger-Seidel) j'ai regretté et je regrette encore que fou n'ait pas encore fait de recherches miax)scopiques sur cette matière organique, parceque je ne trouve pas si «bsurde Tidée qo'elle pourroit contenir des êtres microscopiques végétales ou animries. — i) Enfin leâ auteurs ne sont pas d'accord sur la question si des effluves gazeuses sont formées par les marais, ou non? Bientôt après les découvertes de Lavoisier on conclut que les marais dévoient exhaler des gaz hydrogène carboné, sulfuré et phosphuré; aussi l'expérience ne tarda pas à prouver cette conclusion: Vol ta agita avec un bâton le fond des marais et le sol marécageux el en retira un gaz brûlant lentement avec une couleur bleue, et les auteurs suivants trouvèrent que ce gaz contenoit en différentes proportions C^^lon les localités) de l'acide carbonique, de l'hydrogène carboné, hydrogène sulfuré, et quelquefois phosphuré, quelquefois de l'azote, et quelquefois de l'oxygène, comme l'ont prouvé les analyses exactes de Mrs. Orfila et Parent Duchatelet CP^r^nt du Chatelet Hygiène publique I, p. 479); nous avons vu que Mr. Savi trouva du gaz hydrogène carboné et sutfuré. Dans ces derniers tems Mr. Dan. Gardner (American med. Journ. April. 1843) a fait beaucoup de recherches dans l'Amérique, il trouva du gaz hydrogène sulfuré dans l'air snr tous les marais et dans toutes les contrées marécageuses. Lé comte PaoliCLe.)^ aussi

tiowré ce gaz dtns Tair marécafMx; et ni les phénométtes qui se yassconi^ peraenae i» peui guère denier %iie ce gas doit se trouver dans l'atoiesphèce naréeagetuie. Cefteadaul fiationî CUém. de l'Acad. de Méd. X,. p. lOft)^ Sauasare ei beaucoup d'autres autours célàbres u'iivoient Irôuvé ce gaa duns Tair sur les aurais, l'air y étoift même fbàs fiche en oxygène que sur les oMutagiies; eela s'explique ' aisèiuenit , d'abord nous savons à présent que dans ces eaux avec infusoires el conferves se fonne de l'oxygène (d'après les observations de Morren et de Wdhler>, et les gax hydrogène carboné et sulfuré sedé«veloppent en petite quantité aussi iong-tems que le sol est êntièreinenl couvert d'eau, et si celle-là ne contient pas beaucoup de sulfates; la décomposition des végétaiàx procède avec lenteur, et les gaz développés se coaibinent probablement à l'instant avec l'oxygène développé dans l'eau à la manière indiquée, et forment des composés plus sobibles dans l'eau; aussi voit en rarement sortir une bulle de l'eau, et jamais un feu foUet ne te nootre; mais la chose change aussitôt que la plus grande partie de l'eau est évaporée et l'air atmosphérique a accès au sol, la décomposition est accélérée, toute la fange devient buUense et la nuit elle est souvent couverte de feux follets qui ne sont pas autre chose que des gax qni brûlent avec l'oxygène de l'air , une quantité considérable de gaz hydrogène sulfuré se répandra dans l'air. — Le dernier résultat de nos recherches est donc: Les marais et les sols marécageux exhalent des vapeurs d'eau qui contiennent des molécules organiques puantes, desquelles il n'est pas impossible qu'elles contiennent aussi des êtres organiques, el la nature desquelles diffère selon les corps en décomposilion , ib exhalent aussi des gaz hydrogène carboné et surtout sulfuré en différente quantité selon les matières organiques en décomposition, selon les principes salins que contiennent les eaux et l'air, et selon la nature du sol; la température et l'état électrique de l'atmosphère doivent avoir one grande influence sur ces exhalaisons; le principe délétère réside probablement autant dans le gax hydrogène sulfuré que dans la matière organique des vapeurs. La différence des exhalaisons a probablement une grande influence sur le caractère différent des maladiea de rboaune qui se développent dans les pays marécageux 0* Ne pouvant pas traiter ici plus amplement de ces dernières, je veux seulement urger une faute, probablement aus» commise dans la dijudication des désastres de la dernière expédition du Nigre: le principe

délétère de l'air marécageux reçu par l'organisme, agit bien quelquefois avec assez de vitesse, mais le plus souvent la maladie qui en est la suite, ne se développe qu'aprèa des jours et même des semaines ! ce qui paroit aussi prouver que l'on ne peut pas croire à une influence électrique, solaire eta mais bien à un principe fort matériel. — U y a bon nombre d'anhnaux invertébrés qui vivent fort bien dans les marais, aussi beaucoup d'am-

Médicale.

*) Et detqitelle* je purlorai amplemeBt dans ta* prenien Toliime]» de mon Trailé de Géoj^rnphie 1^

libies et poissons, une liste desquels donne Mr. Monftdcon Cl- c. p. 111), il y en a même qui y vivent mieux que dans toute autre eau, p. e. Tanguilie qui préfère les eaux fangeuses et mêlées d*eanx douces et salées p. e. dans la contrée de Venise; mais les poissons des eaux pures p. e. de nos rivières y meurent, plusieurs cas de mortalité des poissons que j'ai rapporté dans Thistoire des épizooties le prouvent, et Mr. Parent Duchatelet (Hygiène publ. I, p. 438) en rapporte un exemple bien fort, où je suis seulement surpris de voir que Mr. Parent s*étonne que les anguilles ne mouroient pas. Les poissons qui meurent, paraissent avoir une espèce de maladie charbonneuse. Il y a aussi des quadrupèdes dont Torganisation est telle qu*ils peuvent vivre impunément dans les marais: p. e. Mr. John Davy dans l'intérieur de Ceylon décrit des localités qui paraissent coi^venir avec celles décrites par Mr. Savi de litalie, ce sont de territoires très -sujets é des maladies périodiques, souvent inondés, souvent exposés é de longues sécheresses, mais dont le sol transpire sans cesse, et couvre les plaines et les vallées d'épais brouillards; dans l'un de ces cantons, celui d'Aliponta, poste militaire, sur 250 Européens, 2 seulement avoient échappé é la fièvre endémique en 1818, depuis le 11 Juillet jusqu'au 20 Octobre, et sur ceux qui en lurent attaqués, il en mourut 200, et cependant ces contrées si insalubres sont l'heureuse et tranquille propriété des éléphants, des buffles, des sangliers, des ceris et des paons, parmi les roseaux et l'herbe longue et toufltae d'oA émanent les effluves qui font périr les honmies, et dont, au contraire, ils se nourrissent et se délectent. Au contraire dans les marais de la France Mr, Mon fa 1 cou trouve «la loutre et le rat aquatique, parmi les quadrupèdes, les seuls habitans des marais de nos climats. Les quadrupèdes domestiques , qui habitent les pays marécageux, sont en général de petite taille, ont peu de force, et paraissent être rachitiques; j'ai vu des vaches et des boeub étiques, chercher leurs alîmens dans des étangs, dont l'eau fangeuse atteignoit leur poitrine; ces ruminans, ainsi que le mouton, y languissent et y dépérissent avec rapidité; leur chaire devient aqueuse, insipide, peu nourrissante. C'est un fait reconnu que celle des brebis qui paissent dans des Heux marécageux, n'a pas la saveur et la délicatesse de celle des animaux de même espèce nourris dans un pays sec et élevé. Le pAturage des marais dégrade les races de chevaux et de boeub; Mr. Bosc a vu, et j'ai vu comme lui ceux de ces anhnaux qui ne quittent point les marais de Bourgoin, aussi cacochymes que leurs propriétaires, les moutons y meurent; cependant il est une race en Allemagne, qui y est tellement faite, que des moutons dont la grosseur seroit un démenti aux observations précédentes, amenés à l'école vétérinaire d'Alfort, préféroient, aux plantes herbacées du bois de Vincennes, les végétaux des eaux de la Marne. En général les grandes espèces dépérissent dans les pays marécageux, dix ans suffisent au renouvellement des races, et elles s'abâtardissent des la première génération» (1. c. p. 112). Les montons dont parie Mr. Monfalcon sont ceux d*Eiderstadt et du Texel, qui en vérité sont acclimatés dans les marais; il y a une race pareille en Italie de laquelle parie Mr. Lullin de Chateauvieux «Pourries vous croire qn*a

une race de hêies i laine, préparée par la nature, ou plutôt tellement acclimatée dana cea lieux humides , qu'elle n*a pour alimena que les plantes aqueuses que produit le chaume des rizières et les gazons qui tapissent les digues; cette race est forte, vigoureuse et si fé« conde, que les mères portent toujours deux et souvent trois agneaux; aucun autre bétail ne pourrolt parcourir ces terres fangeuses sans y enfoncer, et il a fallu que la providence permit cette espèce de phénomène, afin qu*il n*y eût pas une place sur la terre qui restât déserte^ Cl^ettres écrites d'Italie, p. 380). En vérité Mr. Koreff raconte: «Pas toutes les races peuvent vivre dans les Maremmes, elles doivent y être habituées par des générations, en 1811 on y introduisit 1000 Mérinos, 700 en mouroient dans le premier hiver (Ueber die bôsen luftregionen Italiens, p. 12), mais aussi seulement pendant rhiver les bovines et les ovines restent dans les Maremmes et dans les marais Pontins. Pété on les conduit aux Appennins (Ibid. p. 18,41). Mr. Tetens prétend que les marsches (bas -fonds) du Schleswig exercent une influence sur la couleur des bovines: «J'étois étonné de ne point voir si souvent les grandes vaches rouges d'Eiderstadt; on me disoit que les épizooties les avoient détruites ; mais comme le sol est la cause de leur grandeur et de la couleur rouge, elles s'augmenteront bientôt, car on m'a assuré que les petites vaches noires du Jutland déjà dans la troisième génération passoient en grandes vaches rouges^ (Reisen in die marschlânder. p. 100). Mais peut-être on avoit des taureaux roux ? 0* Comme les hommes dans les marais souffrent de la Chlorose, de l'Hydropisie, de la Dysenterie , du Scorbut et de la Fièvre intermittente, les animaux y sont surtout attaqué de Maladies charbonneuses, de la Pourriture, de la Dysenterie et aussi de fièvres intermittentes (Ruini, Royston, Dupuy etc.)* C'est surtout Mr. Ma cculloch qui a entrevu l'importance de l'observation des maladies du bétail dans les marais pour éclairer les maladies de l'homme, mais il mêle des maladies qui ne dépendent pas des marais. (On Malaria p. 454). Mr. Bail 1 y observe: «Le charbon, l'anthrax, les fièvres charbonneuses, sont, en quelque sorte, les maladies régnmites parmi les troupeaux en Italie. Mais ce qui est étonnant, c'est la ressemblance qui existe entre les organes affectés chez Phomme et chez quelques animaux; ainsi, aux environs de Rome, il n'est pas rare de voir des chèvres mourir presque subitement, et i l'ouverture on trouve la rate crevée, et le ventre rempK du sang qui s'est échappé de son tissu . • . • On sait qu'aux environs de Montpdlier, par exemple, il y a des villages, près des marais, tellement infectés de fièvres intermittentes, que^ pendant certains étés, sur quinze cents habitants > il y en a plus de douze cents ma-

>) L*obierTatioii convieodroit cependant avec FaMertion de Mr. d'Orbigny qui prétend «que le plof on noinf d*haniîdilé d*une région influe, on ne peut davantage, fur l*inteniité de la teinte del*honinie et que l'hamidité b rend pluj claire» (L'homme Américain I, p. 77). Mais tt y a beaucoup fex-

lades; eh bien, ce soni aussi ces pays qui donnent naissance aux épizooties les plus meurtrières, qui de là se répandent dans le reste de la France; en 1812 par exemple, dans le territoire d*ArIes et près d'un marais voisin du Rhône, la pourriture se développa dans les troupeaux, chez les mulets, les chevaux, les lièvres, les lapins, et fit périr plus de cent mille brebis, et un nombre immense dans les environs de Nimes et de Montpellier; des anthrax et des charbons malins atteignirent les boeufs, tandis que les hommes ftirent pris de fièvres intermittentes opiniâtres^* (Traité des fièvres intermittentes, p. 9). Enfin notre histoire des épizooties contient nombre de faits de ce genre. — 8) Le sol salin. Ce qui précède nous a prouvé suffisamment la grande influence qu'ont les sels contenus dans le sol, les eaux et dans l'atmosphère même; or il y a des terrains qui se distinguent par la grande quantité de sels solubles qu'ils contiennent, leur composition difiere considérablement, on n'en doutera pas, mais ce sont de préférence des muriates et des sulfates de soude, de potasse et de magnésie qui caractérisent ces sols. De tels terrains de petite extension se trouvent partout autour de nos salines etc., et toujours est -il possible que leur influence soit plus grande que l'on ne présume pas ordinairement, p. e. dans notre Wetteravie; que les côtes de la Nordsée dans rAIlemagne et dans la Hollande sont de cette nature nous l'avons vu plus haut, aussi Mr. de Humboldt les a-t-il comparé avec les steppes (Ansichten der Natur. p. 3); Mrs. Fossombroni et Savi nomment Safanastraje les terrains de l'Italie que l'on a desséché et gagné sur la mer, dont le sol est formé par de l'argile mêlée avec des cailloux, et de débris d'animaux et de plantes marines, des années se passent ou une bonne végétation est impossible sur ces sols qui sont couverts seulement par des salsola, atripiex, statice etc. et par des années ils continuent d'émettre et de répandre des miasmes, ces salmastraje ne sont en vérité que des steppes en petit; il y a de ces salmastraje en grand, mais quelques milliers de siècles plus anciennes, ce sont les steppes de la Mer noire, qui avec leur sol crétacé et tertiaire couvrent une large surface de la Russie méridionale, depuis les Hauteurs de Waldai et le pied des Carpathes jusqu'à la Mer noire, et la Mer d'Azow finira sous peu de tems d'en faire partie. Ce sol est formé par des bancs de craie, de cailloux, de sable et d'argile, partout imprégné de sel et de matière bitumineuse, toutes ses sources sont saumàtres et salines; plus grandes encore sont les steppes de la Mer Caspienne, qui remplissent l'immense espace entre l'Altai, l'Ural et rindukuh, contiennent nombre de lacs et la Mer Aralienne et Caspienne, et sont parcouru par l'Ural, le Tobol, l'Irtysch, l'Emba, l'Amu darja, Syr darja; voilà ce qu'en dit Mr. Hagemeister: Tout le pays situé entre ces montagnes, l'Irtysch et la Mer Caspienne, n'est qu'un vaste bassin, qui paroit avoir été jadis rempli par les eaux de la Mer Glaciale. Un fond d'argile durcie, mêlée de sable, fortement imprégnée de sel et parsemée de coquillages en beaucoup d'endroits, vient à l'appui de cette hypothèse qui acquiert encore plus de force par le grand nombre de lacs salans dispersés dans ce pays. Le sol est de la même nature dans toute la plaine du Turkestan, mais la proportion qui existe entre la

quantité du sel et du sable d'un côté, et l'argile de l'autre, varie et détermine le plus ou moins de fertilité du sol. La partie occidentale du Turkestan forme un désert dont le sol est dur, mais recouvert de tertres d'un sable mouvant; l'eau y manque entièrement sur de grandes étendues, où bien celle qui s'y trouve en petite quantité est saumàtre. Le terrain devient fertile partout où il a pu être arrosé, et sur les bords des rivières qui traversent le pays, s'étendent des oasis riantes. Mais dans le steppe habité par les Kirghiz la sécheresse du sol y est si grande, â cause du manque de pluies et de rosée, que la végétation meurt partout où elle se trouve en contact avec le désert (Sur les ressources de l'Asie occidentale, p. 2). Mr. Pallas dans ses voyages Cod. ail. I, p. 366) décrit les eaux saumfltres , salines et gypseuses qui remplissent le sol en plusieurs endroits, p. e. la contrée du fleuve Kurtamysch : Le sol est bas et humide, avec beaucoup de mares et- bas-fonds salins, toute la basse contrée est couverte avec du sel natreux, qui étoit répandu sur là terre comme une écume blanche, et contient beaucoup de sel de Glauber, et Ton trouve sur tous les terrains salins entre le Tobol, Ischim et Irtysch toujours une efflorescence de sel amer et culinair, qui au printems transsude de la terre sous la forme d'une bouillie blanche, et par les chaleurs il est transformé en une farine blanche; le bétail ne veut pas manger ces sels; si Ton creuse la terre on trouve au dessous d'un banc de sable une argile noirâtre qui contient le sel; toutes les eaux des puits et même celles du Kurtamysch sont saumâtres et salines etc. Cl^id. II, p. 297), le même, comme plus tard Mr. Erdmann CR^Ison II, p. 58) décrit les lacs qui déposent une quantité énorme de sel, p. e. l'Altan-nor ou lac Elton, dernièrement Mr. Gôbel a démontré que celui-là reçoit son sel par le fleuve Charychasa; dans une nouvelle et intéressante déscripiton de ces sols on évalue la surface des terrains et des lacs salins du steppe des Kirghiz à 177,000 werst carrés (Au si and. 1844. N. 330)? — Une autre steppe fort grande est celle qui embrasse presque toute la Perse depuis l'Elbourz et l'Hindukuh jusqu'à la mer de l'Inde. Mr. Hagemeister en dit: Ce pays quoique étroitement lié à l'Arménie, par sa position géographique, en est entièrement distinct par la qualité du sol. Le sol est un composé d'argile et de gravier, fortement imprégné de sel; de là les nombreux lacs salans, comme celui d'Ourmiah et le goût saumfltre même des eaux courantes. Dans les parties basses, où par une plus grande accumulation d'humidité, le sel est tiré du sol et se crystallise au soleil, la terre se couvre d'une croûte blanche; c'est ainsi que s'est formé le désert salant qui s'étend de Kachan, d'Ispahan et de Chnraz jusqu'à Candahar et à Kélat. Dans tout Tlran, rien ne prospère sans irrigation; l'herbe à peine poussée se fane, la pluie et la neige ne tombent qu'en hiver et an printems, la rosée est presque inconnue, et la sécheresse de l'air est si grande, qu'elle empêche même la putréfaction des matières végétales et animales. — \5ïi steppe plus petit se trouve dans l'Asie mineure entre Kaissar et Koutahia, il porte les empreintes de révoiotions volcaniques, le terrain est imprégné de sel et de nitre. — Dans le Pentchab de l'Indtts entre ce fleuve et le Djellum se trouve une montagne remplie de mines de sel,

aussi de aoufre, d'Antimoine et d*alan, de sources chaudes, qui pareil avoir une grande influence sur la qualité des eaux el sur la santé des habitants (A. Bnrnes Reisen in Indien. I, p. 116).— Dans TArrique le Cap de Bonne Espérance contient une telle steppe saline et stérile, les grands Karroo: «The surface of the Great Karroo is diversified: in many places it is a stiff brownish coloured clay , in some parts a bed of sandstone , crossed with veins of fat quartz , and a kind of pondérons iron - stone in others, a heavy sand, with hère and tbere a blackish loam. Near the bed of the Buffalo- river, the whole surface of the country is strewed over with small fragments of a deep purple-eoloured state, scaltered among thèse fragments are black tumefied stones, having the appearance of volcanic stags or the scoriae of an iron fumace. Some flat sandy marshes of the Karroo are overgrown with rushes; and abound in spriogs strongly impregnated with sait, and a species of salsola grows hère in perfection; the surface around its roots being generally covered with a fine white nitrous powdert^ (Martin Colonial Library. III, p. 63). — La Hongrie nous offre une steppe saline, plus humide, la si dite Puszta, aux bords de la Tbeiss jusqu'au Danube et même a la Drave, terrain saturé de sels formant des lacs salés ouverts, ou de profonds marais couverts de végétation (hansag) aussi dangereux que ceux dans le steppe des Kirg-liia, mais la plus grande partie inondée dans l'hiver, en été bmlée et parsemée avec des sels elDorescens et de petites mares infectes. — Dans l'Amérique les plus grands terrains de cette espèce sont lesLlanos de l'Orenoco et du Maranon qui couvrent d'après de Humboldt une surface de 16,000 lieues carrées (Ansichten der Natur. p. 11). Plus grandes sont les immenses Pampas de la rive droite du Paraguay jusque dans la province Brésilienne de Matto grosso, dans lesquelles l'eilDorescence de sels est si grande que l'on y gagne presque tout le sel pour l'usage des habitans de l'Amérique méridionale; Mr. Rengger (Reise nach Paraguay, p. 33) décrit surtout ces salines: ï^Lorsque après la retraite des eaux le soleil a desséché le terrain, l'on voit sa surface, là où il est formé d'argile , soit jaune , soit noirâtre , se couvrir d'une couche mince de seL On l'enlève an moyen d'un râble et l'on en fait des monceaux. Si le soleil est bien actif el qu'il y ait en même tems de fortes rosées, l'on peut répéter cette opération, à l'intervalle de quelques jours, aussi long -tems qu'il ne survient pas de nouvelles inondations ou des pluies trop continues, car les petites pluies favorisent l'eilDorescenca Ce n'est pas du muriate de soude tout pur , mais il contient du sulfate de soude dans des proportions variables selon les localités , ce qui le rend plus ou moins amer et déliquescent. Dans l'intérieur du pays on trouve des terrains analogues qui donnent du sel â l'instar de ceux que je viens de signaler et on les exploite de la même manière. Ce sont le plus souvent des terrains plais, situés an bord d'un ruisseau qui les inonde dans ses débordements, ou des bas -fonds d'une vallée qui permettent i l'eau de pluie d'y séjourner; ces eaux qui forment des lagunes, ainsi que les ruisseaux qui submergent les terrains salifères, en contractent quelquefois un goAt sannUre. C'est particufièrement le cas du lac d'Ypacaray et du Saiado, par lequel ce lac se décharge

dus le rio Paraguay , Tun et Tautre contieimenl une eaa sanmâtre, comme rindiqae le nom du niisseau. C'est au bord du Salado, à quelques lieues du lac, sur un bas-* fond formé d'une glaise noirâtre et qui est souvent inondé par les eaux de ce ruisseau, qu'on fabrique une grande partie du sel, qui se consomme dans le pays. Ce sel est ordinairement plus Uanc que celui qu'on recueille ailleurs et contient, au lieu de sulfate de soude, du sulfate de magw nésie ,« ce qui fait qu'il n'est point déliquescent comme l'autre. Il y a , dans toute la partie basse du pays, une infinité d'autres lieux, où l'on observe les mêmes efflorescences; l'on peut dire qu'elles se forment partout, où, la terre végétale étant été enlevée, l'argile paroit au jour et où les eaux peuvent s'accumuler; lorsque celles-ci, après y avoir séjourné quelque tems et bien imbibé la terre, l'on voit blanchir la surface du sol par le sel dont elle se recouvre.^' Aussi Mr. Brunel CObservations faites dans le Rio de la Plata. p. 1) remarque que les eaux qui proviennent de la rive orientale du la Plata sont douces, quelques-unes ont la propriété de pétrifier les substances animales et végétales; tandis que celles qui proviennent de la rive de Buenos -Ayres sont saumAtres et ont ime saveur caustique, elles contiennent en dissolution des sels de. soude et de, potasse. — C'est généralement connu que le soi de l'Egypte contient une grande quantité de nitre et d'autres sels solubles, et que les lacs, surtout les lacs du natron fournissent une immense quantité de muriate et de carbonate et sulfate de soude. — Tous ces terrains ne sont pas seulement malsains, mais les steppes de la Russie sont aussi le berceau, du plus grand fléau qui afflige le bétail de l'Europe; il vaut donc bien la peine de réfléchir un moment quelles peuvent être les causes de cette insalubrité: a) On devoit présumer et l'expérience l'a prouvé, que toutes les eaux de ces sols contiennent en solution une grande quantité de ses sels, et l'homme et les animaux qui s'abreuvent de l'eau des puits et des fleuves doivent donc avaler une grande quantité de ces sels, plus encore s'ils sont forcé de se servir de l'eau des lacs et des mares, qui outre cela sont encore souvent infecté par une végétation et une nature animale singulière et nuisible, les eaux de ces lacs sont souvent colorées par des algues et des infusoires, p. e. Mr. Clot-JSey (Aperçu sur l'Egypte. I, p. 134} rapporte des lacs de natron en Egypte f 9>Les eaux de deux des lacs sont colorées en rouge par une substance végéto- animale; lorsqu'on les fait évaporer, le sel marin, qui cristaUise le premier, retient cette couleur rouge, et acquiert un parAim agréable, qui res* semble a celui de la rose.» La même chose se retrouve dans les lacs salins des steppes de In Russie, p. e. Mr. Pal las rapporte de TAitan-nor Cqm en a reçu le nom — lae d'or) : «Die sole bat gemeiniglich einen rMhlichen schein nnd ihulen eyergestank, auch ein zu oberst schwimmendes vieifârbiges hâutchen. Ats der see noch tiefer mit der sole gemit war, hatte er von fem unter der sonne ein Eîemllch rothes ansehen, itst aber schien er kaum etwas feurig auszusehen. Das diesjâhrige oberste lockere salz ist nur an der oberflache , wo es abtrocknet, weiss, scharrt man es von einander, so sieht man eiae starke rôthe; es bat auch don hinri^eren- oder violen - geruch , den solcbe rothe salze sni haben

pflegen, und behfilt ihn lange» (1. c. p. 453) ')• b) Les sels doivent s'évaporer avec Fean en partie , et les vapeurs de l'air atmosphérique en doivent contenir une quantité, qui agiront sur la peau des animaux, mais surtout doivent ils être respiré et être reçu dans le sang dans les poumons. C'est vrai Mr. Torosiewicz COesterr. med. Zeitschr. 1841. N. 14) n'a pas trouvé d'autres principes dans l'atmosphère des salines de Wieliczka que de l'acide carbonique, mais aussi on n'y pouvait pas attendre du sel, car c'est connu que cette atmosphère est extrêmement sèche, et le sel est seulement contenu dans les vapeurs. C'est vrai aussi que dans ces derniers tems Mr. Roubaudi en Italie et de Vyvere dans la Belgique CHamb. Zeitschr. 1843. XXIII, p. 269) n'ont pu trouver du sel dans l'air marin, mais probablement ils l'ont aussi cherché dans l'air sec qui ne le peut pas contenir. Mr. Hermbstâdt a voit déjé prouvé que l'évaporation d'une solution saline A la température ordinaire de l'atmosphère contient du sel (Abh. d. Berlin. Akad. 1814 — 1815. Phys. p. 63), et nombre d'auteurs ont trouvé le muriate de soude dans l'atmosphère de la mer et des salines: Si l'air est humide on s'en aperçoit déjà par le goût (v. Grâfe Gasquellen p. 496), et on le trouve déposé sur les plantes etc. des côtes de la mer, et Mr. Tetens (I. c. p. 85) raconte déjà que durant un vent de Nord -Ouest, à deux lieues éloigné des côtes de la mer, il a trouvé dans le Holstein, l'eau qui tomba des arbres d'une saveur salée, et Mr. Hooper (Topography of Jersey, p. 27) rapporte de cette Ile: ^Certain it is, however, that afler the continuance of thèse high winds, plants and grasses acquire a saline flavour, scveral miles from the coast; which circumstance rendors the herbage peculiarly agréable to cattle and sheep, and may account for the former being generally healthy along the coast, and the latter rarely, if ever, affected with the Toi.^ Moi-même j'ai vu dans l'Istrie et à Venise des incrustations salines sur les feuilles el les herbes à une grande distance de la mer, et A Nizza tous les enfants savoient qu'il falloit essuyer les fruits, outre cela ils ont un goût salé ; il y a des auteurs qui disent avoir trouvé les sels dans l'atmosphère jusqu'à plus de vingt lieues de distance de la mer. Aussi dans l'atmosphère des salines on a prouvé la présence des sels (Liebig Chemie in ihrer anwend. f. agric. p. 102). Dans les steppes salins c'est généralement connu que les herbes se couvrent d'incrustations salines et que la rosée est saline Cv. p. e. P a il a s Reisen. I, p. 365 et III, p. 459); aulour de la mer morte tous les objets sont couverts de sel et pendant un tems humide les habits des voyageurs sont pénétrés de sel ( Abhandl. d. Berl. Akad. 1821-^22. p. 63). Jusqu'à présent on a seulement cherché et trouvé le muriate de soude dans cet air, mais sans aucun doute tous les sels solubles contenus dans les eaux, les sulfates, jodates, bromates etc. se comportent de la même manière, et seront aussi contenu dans les vapeurs de Tair. Un phénomène qui mérite une grande atten-

*) Aoisi les Mlinet de la mer près de Marseille offrent cette eoloniUon en roiife, Nrt. Payen et Aadouin ont prouvé qae c*éloient des infosoires qui cansoient cette colovatîon.

lion, c'est la présence d'un principe organique, de la si dite Glairine, dans Tatmosphère marine (Kastner Archiv. I, p. 274), on a tout lieu de soupçonner qu'il se trouvera encore en plus grande quantité dans l'atmosphère des steppes, c) Le sol marin agit d'une manière fort distincte sur la végétation, or les végétaux agissent sur les animaux qui s'en nourrissent. Nous avons déjà vu que sur le soi salin les végétaux sont couverts de sel, Theophrast (N. F. VIII, 10) paroit déjà indiquer cette incrustation, sous le nom akfitji entre les maladies des céréales, les végétaux ordinaires ne supportent pas ces effluves (ou seulement les sels, ou l'acide muriatique) ')) >l5 meurent, les arbres sont comme brûlés par ces effluves; les steppes salins comme les salmastraje aux côtes de la mer, si le fond est argileux, se couvrent des espèces de salsola, salicomîa, chenopodium, atriplex, poly* cnemum, s'il est sablonneux, des statices, juncus, scirpus, on trouve encore des artemisia, eryngium, aster, astragalus, plus grands se trouvent la zygophyllum et le saxaul; ces vé* gétaux contiennent beaucoup de soude, et les animaux qui sont forcé de s'en nourrir, seront sursaturés encore une fois de sels, car ils doivent aussi avaler les incrustations, d) Les mares et les lacs qui contiennent tant de sulfates et de corps organiques en putréfaction doivent occasionner le développement de gaz hydrogène sulfuré, d'après ce qui a été dit plus hauL e) Quant à la nature animale de ces contrées salines nous observons d'abord qu'elles fourmillent d'innombrables huées d'insectes fort incommodes et même dangereuses pour les hommes et les animaux, des sauterelles, des mouches, des cousins, asiles, taons, oestres, araignées etc. c'est ce que nous apprenons de la Russie CP&H^s L c. I, 363. 364. III, 454), de la Hongrie CRichter p. 96) etc. Quant aux quadrupèdes les steppes marécageuses soot le domicile favori des sangliers, et les cochons y prospèrent bien, les steppes sèches nourrissent surtout le jerboa; mais c'est généralement connu dans tous les pays que les animaux sauvages recherchent de tems en tems les sols salés, pour y puiser un principe indispensable pour l'entretien de leur organisme; aussi pour tous nos animaux domestiques le sel est absolument nécessaire, et sur des sols qui ne contiennent presque pas de sel ils meurent, s'ils n'en reçoivent pas, plus haut en parlant du sol argileux nous avons déjà communiqué un fait remarquable des brebis en Espagne (p. 221); Mr. Warden dans sa description du Brésil raconte que dans le Brésil méridional on ne donne jamais du sel au bétail, parceque le sol et les eaux en contiennent assez, mais au Nord du 27iêiii6 degré les animaux meurent s'ils ne reçoivent pas une portion de sel ou de sable salin ou barreire (Annales de l'Agriculture française. i834); Mr. Russel (Naturg. von Aleppo II, p. 35) raconte que les chameaux, surtout après de longues voyages, vont dans la mer pour s'abreuver une fois d'eau salé, et cet animal prospère bien dans le steppe

•) PenUètre les plantes ne sapporlent elles non plus les effluves des corps en putréfaction, an moins j'ai soaTent observé que des plantes semées mouroient dans des chambres, oA javots des préparations anatomiqaes.

galin el aride des Kirghix. Dans les steppes sees le manque des fourrages s'oppose à rélë?e des bétes à cornes CHagemeister 1. c. p. 56), mais les. sol salans d'une riche Tégé* laiion nourrisseni les plus grands troupeaux de boeuTs, comme la Hongrie, l'Ukraine, la Podolie, les Pampas de l'Amérique; de cette dernière contrée Mr. Rengger raconte: ^L'on appelle ces endroits varreros, qui signifie proprement le résidu de la terre dont on a rétiré le sel. Us sont visités régulièrement et à des époques plus ou moins rapprochées par les bétes A cornes et les chevaux, qui, selon le besoin qu'ils en éprouvent, viennent tous les 3, 6, 10 ou 20 jours, lécher moins le sel, que l'argile salifère dout ils sont extrêmement avides. U faut que le sel soit nécessaire A ces animaux, car dans les pAtorages, quelque bons qu'ils soient d'ailleurs, où les varreros manquent, les bestiaux y engraissent d'abord rapidement, mais après quelques mois ils maigrissent, s'exténuent et finissent par périr. Dans le sel des varreros il entre aussi avec le sulfate du carbonate de soude, mais tous deux en petite proportion. C'est ainsi que le canton de Curuguaty, situé dans la chaîne centrale au sud de celle de Haracayu, est entièrement dépourvu de varreros, ce qui fait que, malgré ses excellents pâturages et quoiqu'il soit assez peuplé, l'on y trouve fort peu de bestiaux. Les habitans de ce canton étant obligé de faire venir le sel de la capitale, il leur revient très cher à cause du transport long et pénible, cependant ils s'en passeroîent plutôt eux-mêmes que d'en laisser manquer à leur bétail«< (I. c. p. 34). Les brebis prospèrent fort bien dans les steppes secs des Kirghiz etc., elles se contentent des pAturages maigres et salins, et endurent les rigueurs de l'hiver, on a môme remarqué que des moutons Kirghiz qu'on plaçoit pendant l'hiver dans des étables, perdoient en partie leur queue et que leur laine devenoit en proportion plus fine. On remarque une dégénération aussi chez les moutons de Boukhara, si on les transporte ailleurs. Ces animaux, de couleur noire^ fournissent les fameuses peaux employées pour bonnets, et payées si cher en Perse. Lorsque ces moutons sont transportés ailleurs, leur laine s'altère (Hagemeister I. c. p. 52). De môme les moutons du cap de Bonne Espérance A grosses queues, qui paissent sur les arides déserts salins, dégénèrent s'ils sont transportés ailleurs. D'après Mr. Grognier on estime beaucoup, en France, les moutons qui se sont engraissés dans les pAturages des bords de la mer, on les nomme moutons de près salés (Cours de Multiplie, p. 596). A cet animal le sel paroit donc encore plus nécessaire qu'aux autres 0* 0 Les influences élaiit compliquées c'est diiBcile d'expliquer l'action du sol salin; sans doute l'air marécageux y entre pour beaucoup, mais l'action des sels, qui, comme nous avons vu entrent par tant de voies l'organisme y n'est pas A méconnaître : Les sels reçus dans le sang le rendent trop

*) Probablement le tel est eoeore plus nécessaîre aux aninaax, dam lef clinats chauds que dans les froide, le manque de sel cause rhelminthiasis à Tbouime et aux Bninmax, et les sels sont les neilleon norens pour les yaraniir des rers, or dans les pays chauds les entoxoaires sont extrémemeni fréquerta, el dans plusieurs colonies les nègres souffrent beaucoup des rers, parcequ'ils no reçoiTeni pas asses àm neL

fioke an seb el {MUtre en fibrine CSpanftmie) , dans le$ steppes secs et i roanvaise em pnrimblenieat les enknanx boîrent pen, et rexcrétion des sels par les mines est rendn pins difficile Cheurensement pour rhonnne quelques fraits • aquenx prospèrent fort bîeii dans le soi salin, eomne les concombres, citrouilles, neliffis, les melons des lidi de Venise sont excellents), c'est donc la même dyscrasie dn sang que celle que l'on rencontre dans le scorbut u) en vérité les maladies scorbutiques de Thomme sont aussi fréquentes dans les steppes salins et autour des salines que sur les bords des mers; le scorbut des bords de mer est connu depuis la HoUande jusqu'à St« Pétersbourg, surtout les travaOleurs des salines de mer en souflftrent beaucoup (Ramazzini éd. Pâtissier éd. allem. p. 118), aussi les travailleurs en plusieurs salines de terre ferme sont scorbutiques (Annalen fur Staats*- «rzneikunde V, p. 351), la fréquence du scorbut dans les steppes de Russie est gêné-* ralement connue (Pallas 1. c. p. 365. Erdmann L c. p. 103 etc.). fi) Les maux de dents, surtout la carie sont très fréquents sur les bords de mer, ou il y a des affections 8cori)utiques , depuis la HoUande jusqu'à St. Pétersbourg, aussi sont -ils endémiques sur le Rio de la Plata (Brunel I. c. p. 40). y) Les habitants de la montagne saline du Pend*chab offiroient une constitution scorbutique, et une maladie endémique qu'ils nommoient Nosl, dans laqudle un flux aqueux du nez conduisit à la mort CBurnes L c. p. 115. 116. 119). d) Des ulcères de la peau, des exanthèmes avec une sécrétion ftcre, une espèce de lèpre sont des affections fréquentes dans les steppes, surtout aussi sur le sol salin do golfe Persique près d'Ormuz (Kaempfer Amoenitat. exot. p. 722). e) La fréquence des ophthalmies dans les pays salins, p. e. dans la Karroo de l'Afrique, en Egypte etc. a été souvent annoté, tp Les fièvres intermittentes et rémittentes malignes sont bien pfais dangereuses dans les marais salins que dans d'autres, comme la fièvre des steppes de Russie , la fameuse febris hungarica on le Tzomôr dans la Hongrie, aussi le Lake Fever des BMrais salans de l'Amérique du Nord CStevens on the blood. p. 312). •9) Les mala* dies charbonneuses du bétail paraissent être surtout fréquentes et dangereuses sur ce sol, moi -même je connois trois salmes, dans les alentours desquelles elles sont enzootiqnes, elles sont décriées dans les steppes de la Russie Ch fameuse Jaswa de la Sibérie) et dé-> crites par beaucoup d'auteurs CP^llas 1. c. III, p. 468. Jessen Rinderpest. p. 49. Witt Klima der Moldau und Wallachei. p. 08. 70. 71 etc.), chaque année on grand nombre d'animaux meurent de ces mriadies '); qu'elles ne sont pas rares dans les Pampas de l'Amérique, on peut le déduire des infections qui arrivent de tems en tems par les peaux provenantes de Buenos Ayres. O ^^^ les steppes sont le berceau de la cruelle peste bovine, qui se développe spontanéiment seulement dans les steppes de la Russie, dans la pusita de la Hongrie, et peut-être dans l'Egypte (Jessen 1. c. p. 49 etc.

*) La maladie est ai fréquente entre lea hommes que ce n*est pas impossible qa'elle se développe quelquefois aussi orîginairemeat chet l*liomme.

Lorinser 1. c. p. 105). — 9) Le sol ferrugineux. Les sols qui contiemieBt des sels de fer insolubles, ou aussi qui contiennent trop d'oxyde de fer sont mauTsis pour l'agri* eulture, mais Tadmixlion d'une petite quantité d'oxyde de fer au sol argileux, rend plus fertile ce dernier, Mr. Liebig Cl- c. p. 72) explique cela par l'attraction qu'un tel sol exerce sur l'ammonium. Les eaux d'un tel sol contiennent du fer qui avec la boison doit passer dans l'organisme de l'homme et des animaux; peut-être les plantes d'un tel sol contiennent -ils plus de fer? En général nous observons que les hommes et les animaux sont forts et pléthoriques sur de tels sols. Mr. Trampel dans sa description des eaux do Meinberg, et Mr. Weikard (Verm. Schr. I, p. 116) en parlant de celles de Bruckenau, entretiennent leurs lecteurs d'une action spécifique de ces sols sur les organes génitaux des femmes! Mr. Delafo,nd CBlutkrankbeit p. 23, v. plus haut p. 225) assure bien décidément que dans la Beauce plus de brebis meurent de la maladie du sang (fièvre charbonneuse) sur un sol crétacé couvert par du sable ferrugineux, que sur d'autres sols, il pense que les animaux reçoivent sur un tel sol plus de fer que les plantes pompent du sol , et leur sang devient pléthorique Cplus riche en globules), é mon avis les eaux d'un tel sol suffiroient pour expliquer un tel effet, mais toute l'hypothèse ne me paraît pas probable. Mr. Heyne (Madras quarterly Journal. 1841. N. 10) a fabriqué une hypothèse sur l'action d'un certain sol ferrugineux qui ne me paroit pas très vraisemblable non plus: Sur les Ghauts de la péninsule des Indes régnent des fièvres intermittentes fort délétères, dans une hauteur très considérable — the Hill Fevers — , Mr. Heyne croit avoir observé que ces fièvres se rencontrent seulement la où les montagnes sont formé de latente décomposé, il trouva que le fer de cette roche devint magnétique par réchauffement, il pense donc que la force thermo - électrique des rayons du soleil peut développer une électricité qui contient la véritable cause des fièvres ! D'ailleurs c'est vrai que les roches de quelques pays extrêmement malsains de l'Afrique, Sierra Leona et Cap Mesurado et les bords du Nigre, consistent en grès ferrugineux, et au moins il parait que les éclairs sont très dangereux sur ces endroits (William Expédition to the Niger, p. 28. 30. 33). — 10) Solplombifer. Uya long-tems que l'on savoit que le plomb étoit un poison pour les animaux comme pour l'homme, et que dans les fabriques de plomb les chats, chevaux etc. souffrent de maladies pareilles é celles des hommes . qui travaillent dans ces fabriques ; mais dans les derniers tems on a publié nombre d'observations qui prouvent que des terrains qui contiennent des oxydes et des sels solubles de plomb, capables d'être communiqués aux eaux, é l'air etc. exercent une influence fort délétère sur la santé des animaux. Déjà Stokes (Edinburgh Essays. 1761) observa dans l'Ecosse que les vaches, les chevaux, les brebis, qui paissent dans la contrée des mines de plomb, aussi les chiens souffrent de la colique de plomb, que les parts des quadrupèdes y sont difficiles et que les oiseaux cessent do pondre; et Carte (Percivall poison of lead. L. 1774) avoit fait les mêmes observations dans le Derbyshire en 1678. J'ai observé moi-même dans la. Ca-

rinUiie rinflaence délétère de Fair et des eaux qui oontenoient des oxydes de plomb sur les plantes, les quadrupèdes et les oiseaux, telle qu*elle a déjà été mentionnée par Mr. Se h le gel O9 pent-être il n'y a aucune autre contrée ou cette influence est aussi grande et aussi marquée. Mr. Kuers (Diâtetik. I, p. 38) rapporte que sur un bien dans la Silésie, dont le sol contient du plomb, les brebis ne réusissent pas. Mr. Meyer (Verheerungen der Innerste. Gôttingen. 1822) communique des observations étendues sur l'action des mines de plomb sur le Harz, les poules, canards et oies ne pondent plus et meurent souvent, les mauvais parts sont très fréquents entre les animaux domestiques el beaucoup de ' chevaux , de vaches , brebis , chèvres , chiens et chats deviennent malades et meurent, surtout dans la jeunesse. Des observations pareilles sur Taction des vapeurs de plomb des usines du Harz sont communiqué par Mr. Sander (Casper Wochenschrift. 1836. N. 2), qui ajoute qu'aucun chevreuil et aucun oiseau de passage ne vit pas dans cette contrée, on trouve souvent des oiseaux morts dans les forêts. Enfin der-* nièrement Mr. Fuchs (Die schfidiichen einflûsse der bleibergwerke. Berlin. 1842) a amplement décrit les maladies de plomb des animaux domestiques dans la contrée des mines de plomb de la Prusse rhénane. Aussi Mr. Ledebour remarque les maladies de plomb des poules dans la contrée des usines de l'Altai (Reise in das Altaigeb. An h. II, A. 1). Ces maladies des animaux oiHrent beaucoup d'intérêt pour la pathologie humaine, mais l'espace ne nous permet pas d'en traiter ici. — Sans doute les s^Aa qui contiennent du cuivre, du mercure, de l'arsenic etc. exercent une action malfaisante sur les animaux comme sur l'homme, il y a bien quelques indications p. e. de Roraas dans là Suède etc. mais pas encore d'observations suivies et décisives.

II. De l'élévation et de lu configuration du sol. Que l'élévation du sol ou sa hauteur au dessus du niveau de la mer a une influence marquée sur la vie des animaux, est déjà prouvé par l'observation que des espèces d'animaux vivent seulement sur une hauteur considérable, et que d'antres au contraire ne ^quittent jamais les bas -fonds; de même par l'observation des races de nos animaux domestiques qui diflèrent considérablement d'après l'élévation de leur séjour. Si nous connaissons les extrêmes des différences possibles, nous en pouvons conclure dans les différences moins grandes et où l'effet est

*) VI AU ich dai grosfe bleibergwerk in Bleiberg in Kirnthens hochlande besuchte, flberceugte ich ffiich auch Ton den verheerenden wirkungen des bleies: Ein kleiner bach wurde da, wo aus den bleierawftsaern anderea wasaer sich mit ihm vereinigte, vergiftet; $0 weit es grûne pflanzen berflhrte» alerben aie ab und Terdorren. Pferde, beaondera jange nnd rinder, wenn aie davon aanfeo, werden elend und aterben aach woU. Der raucb ans den BcbmeUOfeny Ton dem daa thaï fast nie frei iat, Teracbenchl die vôgel, nnd wenn ja welche darflber fliegen wollen, aiûrzen aie betâubt herab; tauben, hûner und gftnie gedeiben aelten. So weit der ranch in djcken wolken um aich greifen kann, TerwQstet er die tannen und fichten, aie rerlieren ihr grûn, werden gelb, grau^ nackt und aterben ab.o Ramaciini Krankb. d. handw. abera. v. Schlegel. p. 69.

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plus difficile â observer; d'après les loii cosmes de k physique nous devow piéamier: 1) Que la preMion de ratmosphére gur le oorps de ranimai, doil diminner d'autant ptaia qne celui-ci s'élève sur le niveau de la mer, la colonne d'air devient toujours plus courte, el son poids spécifique toujours moindre; on calcule qu'un tomme adulte, au niveau de la mer, sous le 45iâine degré de latitude, à une température de 0^, supporte une pression atmos* pbérique qui équivaut à 33,883 livres, si cet homme sous les mêmes conditions s'élève i la hauteur du MontUanc ou à 14,706 pieds, la pression de l'atmosphère ne sent pins qne du poids de 19,334 livres; si la pression diminue les os ne sont plus retenus dans les articulations avec la même force et les muscles doivent exsérer une plus grande force, la fatigue doit d<Hic être bien plus grande; avec la diminution de la pression le sang est retenu avec moiof de force dans les vaisseaux, il aura hi tendance de traiissuder et de former des hémorrhagies , ou les parois sont assea faibles, et le sang s'accumulera dans les organes moins contractiles, où les vaisseaux capillaires se laissent plus aisément dilater, p. e. dans les membranes muqueuses, dans les poumons, le cerveau, il y aura congestions dans ces organes; le coeur qui a moins d*<Astacles a surmonter, se contractera plus souvent et le pouls deviendra plus fréquent. 2) La pression étant diminué l'évaporation par la peau et par les poumons doit être augmentée, et par antagonisme la sécrétion des reins est diminuée 3) Cette évaporation est encore augmenté par hi siccité de l'atmosphère, en général l'air est sec sur les hauteurs , mais cela change si un haut plateau est entouré par des montagnes encore ptas hautes, p. e. l'air est humide sur le pbteau du Mexique. 4) La fréquence de la circulation et de la respiration est contrebalancé par la moindre quantité d'oxygène que contient l'air raréfié qne l'animal respire, si l'air atmosphérique au niveau de la mer contient dans un volume 23,01 gr. d'oxygène, i n'en contiendra plus que 13,14 gr. i la hauteur du Montblanc; plusieurs auteurs avoieni même cru que la quantité rdative de l'oxygène étoit diminuée dans l'atmosphère des hautes montagnes, mais l'observation n'a pas prouvé cek CKâmtz Météorologie. I, p. 27), cependant l'air y doit être pins libre de suhstahees accidentelles, plus pur; probablement le sang reste plus noir. 5) La températore de l'atmosphère devient plus basse â mesure que nous nous élevons CKimtz Le, p. 132. Prout Chemistry Meteorology etc. p. 270), cependant le refiroidissement est encore bien plus sensible i cause de l'évaporation augmentée du corps, et probablement la force calorifique de l'organisme est diminuée par l'abaissement de la respiration, de manière que l'organisme périt phis facilement par le froid. 6) L'action des rayons du soleil est bien plus forte sur les hauteurs qu'au niveau de h mer, la lumière pénètre pins profondément le corps et irrite surtout les yeux, le cerveau et hi moelle épinière CSaussure Voyages dans les Alpes. IV, p. 439). 7) ProbaMement l'électricité est plusfbrle, el moins souvent négative sur les hauteurs que dans les Ueux profonds. — II y a nombre d'auteurs qui déclarent de n'avoir point senti de dérangement de b santé en visitant des montagnes , et moi-même je ne me suis jamais aperçu de quelque indisposition sur les hauteurs

que Ton a contnme de fréquenter dans les Alpes Cde 4000 à 6000 pieds), nais il y a asses de bons obsenrateors qui les ont observé sur des hauteurs plus considérables >)• I^^jA 1^ vieux Scheuchzer CHelvetiae Stoiehographia I, p. 12) en n*y voulant pas croire, et eu défendant sa Suisse concède cependant qu'il y a senti quelque difficullé de respiration. Le vieux di Acosta en donne un récit bien original que je citerai d*après la traduction Italienne, ne possédant pas Téditton Espagnole: «Je ho Toluto dire lutlo questo per decUarare uno strano effetto, ch'è fatto in certe terre deir India daH'aere o vento, che corre M, che fa cradel affanno alli uominL Alcnni Thanno per una favoh, altri dicono eh'è un afn«* pMficazione; io dire quelle che roi occorse: Nel Peru vi è un monte aHissimo, che chiamano Pariacaca; io aveva u(Hto a raccontare qnesta mutazione, che cagionava e haveva preparato y neglio, che si poteva conforme a quei document! che daimo là quelli, che chiamano Vaqniani, o Pratici, e cen tutta questa preparazione quando io uscl la scalera, corne essi h dnanumo, ch'è la più alta parte di quei monte, quasi subito mi venne m angoscla tanto flM>rtale, che mi dnbitai di cadere da cavallo in terra, e perché quantunque eravamo roolti ciascbeduno si avicinava al passe, e non risguardava il compagno per uscira presto di quel viaggio, mi ritrovai solo con un Indiano, il quale pregai, che mi ajutasse a tenermi a cavaile. Con tntto questo mi venue tanto aifanno e vomito, che mi pensai di mander liiora io spirito. Pereio che tra il mangiare e la flegma , e colera e pin colera una pallîda l'altra ▼erde, che io venni a vomitar sangue dalla violenza, che sentiva Io stomaco. Finalmente io dico, che se questo fosse durato poteva essere certo, che io fossi morto, duré se non che tre o qnattro bore, finche arrivassimo in tntto al basse, e che giongessimo a temperie pi<^ oonvenienle; ove tntti i compagni, che eravamo quatordid o quindici stavano moMo stanchi, alcnni caminando facevano la confessione pensando realmente di morire. Altri smontavano, et erano presi per Io vomito , e per la disenteria , alcuni mi dissero , che H era successo il finire la vita per quelle accidente; Jo vidi un altro, die si gittava per terra, e dava gridl per Io rabbioso dolore, che li haveva cagionato il passagîo di Pariacaca. L'ordinario non dimeno è di non far danno dlmportanza, se non quel fastidio e disgusto peuoso montre che dura. E non solo quelle passe del monte Pariacaca, che fa quel efbtto, ma tutta quella fila die corre in lungo più di cinquanta leghe, e voglia per dove si passi si sente quelh nirana distemperie; quantunque più in una parte, che nell' altra, e molto più quelii, che nsciscono deUa costa dd mare e vanno al monte, che quelii die ritomano dal monte al

') Quelques aateuri françaii, mais sartont Mr. Canningbam dans TAnglelerre (Lond. Med. Gaz. 1S34. Hfli) ont sotttenn qne les phénomènes que Ton observe snr les montagnes de l*hémisphère méridional étoient font opposés à ceux qui arrivent snr les montagnes de Thémisphére boréal! i peu près tous les auteurs do mités élémentaires, amis du merveilleux, ont répété cette assertion étrange, qui le devient encore plua quant on Ut les théories inconcevables de cet auteur (The motions of earth etc. L. 1834) , mais on n'a qu*i comparer quelques observateurs pour se convaincre qne Vassertioo est entièrement fiiosse!

m foannilleneiit el piMtemeiil dans les exiréniléfl et autres sfKtplômeg pareils '). Cet ckangemenls arrivenl sur un espace de 8 lienes , car ea aotaol d'heures on Uà% le cheaHaa (ibidem p. 76). En parlani du séjour sur les Panas ott montagnes du Pem il dit: «Les effets da froid et de la rareté de Tair sool teUemeal sensibles que Ton s'en apearçoil a Tinstaul sur les corps vivants aussi bien que sur les métaux. L'air est sec el subtil, et cauae une teUe siccité que l'épiderme des parties tendres, surtout aux lèvres crevasse, ces parties deviennent douloureuses et commencent i saigner; les mains deviennent rudes et écaillaases, et prennent une couleur noiriire que l'on ne peut pas enlever par le lavage, les Indiens nomment cet accident Cbunno, mot qui désigne crispé ou enduré par le froid. Aussi sur les métaux on peut observer cet effet, car on observe que les cloches dans ces contrées reçoivent des fissures, se fendent, ce qu'on ne peut pas même empêcher par la prévoyance que l'on a de les faire plus finrtes, cet accident qui n'arrive pas dans des contrées où il gèle bien plus que dans les nôtres, prouve qu'outre le froid c'est aussi la subtilité de l'air qui agit dans ce cas. Le dimat des Punas est un moyen contre la putrescence, les poissons pris dans la mer, s'ils arrivent après quelques heures sur les Punas, peuvent être transporté 50 et 60 lieues, et Ton peut les garder aussi long-tems que l'on veut, ils ne se dé* composent pas. Il pleut beaucoup dans ce pays pendant l'hiver, mais mdgré cela l'air est toujours sec , l'eau coule sur les parois et les pavés des maisons, mais elle ne nuit pas i la santé. Si on s'élève des pays bas sur ces hauteurs, on s'aperçoit sur tout le corps d'une sensation incommode qui est encore plus désagréable que le froid, aucun moyen contre le firoid n'est pas à même d*en garantir, ni la diaieur du feu, ni le lit le plus doux et le plus chaud. Cette incommodité qui dure quelques jours est encore plus désagréable pendant la nuit que pendant le jour; malgré tous les moyens extérieurs d*échaaffement on sent les effets du froid dans Tintérieur de tout le corps, comme le froid pendant un accès de fièvre intermittente. Cette inconunodité dure vingt à trente jours, après elle diminue et on s'habiMe au climat. Si l'organisme s'est une fois habitué au climat on ne sent plus le froid autant que dans les pays où la température de l'été et de Phiver diffère de beaucoup de dégrés. Les personnes qui ne sont pas habituées au climat souffrent, outre l'accident mentionné, encore d'un mal bien plus fort et plus désagréable; c'est le si dit Mareo de la Puna, qui épargne rarement un arrivé, ce mal est aussi désagréable et aussi afBigeant que la maladie de la mer: La tète est prise de vertige, de chaleur et de douleurs fortes; dégoût et faiblesse sont suivis d'un vonûssement bilieux, abattement et dépérivseaiienl des forces, anssi la fièvre se développe. Il y a des personnes qui sont tellement abattus et caduques que l'on eraindroit pour eux, si l'on ne sa voit pas que ce n'est que le Mareo. Ce mal dure deux ou trois jours, après ceb on est entièrement rétabli; mais il n'est pas

') Mr. Ulloa explique ces phénonèoei par Texpiinfion produite par la chaleur, maia probableneni ili lonl l'effet de la preuion angnienlée de Tataosphère.

égal chti tma , cependant il est rare que quel^'un en reste libre. Dans le pays 4e Quito qui it^eat pas moins haut que le pays du Péru, on ne Toit pas cette maladie, car elle diffère de edie que l'on nomme Enparamarse, au moins nous ne l'avons pas rencontré lorsque nons y étions. On remanitte aussi que des personnes qui sont fort disposés au mal de mer, le sont de même pour ce mal des Panas et vice versa. Un antre accident s'observe sur les animaux de ces contrées: s'ils ascendant des plaines sur les hauteurs des Pnnas, leur respiration devient très diffieile, ils s'arrêtent plusieurs fois pour respirer, et souvent Os tombent et restent morts sur le champ: Les habitans nomment cela pasar la veta (passer an filon de métal), parcequ'ils supposent qu'il y a sur un tel endroit un filon de quelque métal, et que la terre y exhale des particules d'antimoine, de soufre, d'arsenic etc. • . . Mais c'est plutôt l'air subtil qui en est la cause; aussi les hommes qui ne sont pas encore long-tems dans ces contrées, éprouvent des phénomènes pareils A ceux mentionnés des animaux; car en allant ils sentent un abattement, une espèce de constriction et de sufibcation, très pénible pour eux, et qui les force de s'arrêter et de se reposer; cet accident leurs arrive même dans la plaine, ainsi on ne lui peut pas assigner d'autre raison que l'air subtil» Clhidem p. 83). y^Comme les maladies de poitrine sont très répandues, c'est aussi le crachement de sang, que Ton observe dans les régions les plus froides, il est très commun à Guancavclica ; mais il n'y a pas de maladies hectiques, au contraire celles-là se rencontrent dans le bas pays, ou le crachement de sang n'est pas commun (Idem. Ibidem, p. 202). Mr. Archibald Smith qui dans ces derniers tems a traité des maladies du Pém (Edinb. med. a surg. Journ. vol. 56. 57 6t 58) confirme les observations de Ulloa et de Mr. Pôppig que je vais communiquer, quant aux animaux il remarque la fréquence de l'apoplexie sur les vaches et sur le chien : «Cattle that feed near the snow line, where the pasture is very fattening, are when in high condition, very prone to sudden death, and the Natives attribute the event to the too fuU state of the bloodvessels in the animais eut ofT in this manner. I recollect that in Cerro Fasco a fine bull-derrier belongmg to one of the Comish miners fell down dead, probably from apoplexy, when in the act of fondly jumping up, in aknowledgement of the caresses of bis master or some of his friends^ (1. c. LVII, p. 357). Mr. Poeppig est le plus nouveau observateur éclairé de ces phénomènes dans le Péru: ^jCelui qui est nouvellement arrivé sur le Cerro de Pasco, rencontre beaucoup de difScuItés, à peine a-t-il fait quelques pas sur un chemin égal, il se ressent déjà d'une fatigue inexplicable, et en ascendant les rues escarpées il s'y joint encore une pénible difficulté de la respiration, une légère douleur de la tête et même une congestion du sang vers la poitrine, signes certains que l'on ne peut pas plus se soustraire aux attaques de la Puna, que tout autre étranger. Si le Puna (aussi nommé Veta, Soroche, Mareo) est présent en moindre degré, il se borne à une difficulté de la respiration, car en marchant on est forcé de s'arrêter à peu près à chaque dixième pas, et l'on essaye en vain par des inspirations profondes et par la plus grande dilatation de la poitrine, de remplir les

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poumons de rélémeni vivifiant; on croit se trouver dans le vide , et la peine augmente à la nonréussite de tous les efforts pour vaincre la faiblesse^ à peine les pieds peuventp-its porter le fardeau du corps, les genoux fléchissent, et chaque occasion de se reposer, même si elle s'ofll*e après peu de pas, est acceptée; Tascension d'une rue déclive cause la plus grande peine; la peine diminue seulement dans Tétat du repos le plus complet, mais convaincu de Finévitabilité du mal et incapable de se livrer aux travaux de l'esprit, regrettant la perte d'un tems précieux Thomme le plus fort devient faible comme un enfant. Hais si le mal atteint à un degré plus haut, on faillit souvent de s'évanouir, le sang se porte à la tète et aux poumons et cause un malaise inexprimable, et sans chaleur de fièvre, même souvent avec le sentiment d'un froid interne et d'une anaesthésie des mains et des. pieds le pouls bat 108 é 120 fois dans la minute; la fatigue et la somnolence ne conduisent pas au sommeU, au contraire les heures de la nuit causent les angoisses les plus cruelles, incapable de supporter plus long -tems la position horizontale on cherche le soulagement au feu de la cheminée et on le trouve encore le plus dans un air rempli de vapeurs de charbons ; les yeux sont si sensibles que l'on ne peut pas lire long -tems, quelques-uns ont de légères douleurs de tète, d'autres ont des envies de vomir et des maux comme dans le mal de mer. Si cet état terrible touche a sa fin, on voit se développer quelquefois des phénomènes critiques fort pénibles. En général chaque homme doué d'une poitrine forte et d'une bonne constitution se rétablit a la fin de six a sept jours, mais des semaines peuvent passer avant que les suites disparaissent; tantôt une urticaire se développe en différents endroits du corps, ou l'exanthème se borne aux lèvres, mais pour s'y concentrer et former des croûtes qui saignent et causent de^ douleurs insupportables pendant qu'on parle. Si celui qui souffre du Puna Cspsramado) en passant les Jalcas a été atteint du mal susdit du Chuno^ il peut être sûr que toutes les gerçures de la peau deviendront d'autant plus douloureuses, et qu'une desquamation aussi hideuse que pénible de la peau du visage et des mains sera inévitable. Malgré cela on n'a pas d'exemple qu'un homme d'ailleurs sain auroit succombé, seulement qui souffrent de la poitrine et surtout de maladies organiques du coeur, se trouvent en danger sérieux. Tous ont bien des battements de coeur, mais rarement ils deviennent insupportables , et la forme la plus développée avec crachement de sang, irritation nerveuse, délire etc. est heureusement assez rare .... C*est rare que quelqu'un est attaqué une seconde fois, mais la fatigue et la dlfliculté de la respiration restent long - tems... . Avec peu d'exceptions tous les animaux, nés dans d'autres contrées et amenés dans ce pays, souffrent autant que l'homme. Chaque mulet, aussi habitué qu'il peut être aux Andes, s'il n'a pas été tenu depuis des mois sur les Jalcas, commence à aller plus lentement et à montrer sa débilité croissante lorsqu'il s'approche du Cerro de Pasco ; ceux qui sont tout étrangers demandent une attention toute spéciale, on doit diminuer leur fardeau, car le Puna les attaque sous la forme d'une mort subite, non d'une maladie chronique; ik s*arrétent, sont hors d'haleine, tombent â terre, et peuvent être sauvé seulement par des affusions d'eau froide,

des saignées et de frictions avec de Tail; de tels animaux ne peuvent plus servir pendant lottg-tems, il Taut les envoyer sur un pâturage profond pour qu'ils se rétablissent. Les chiens ne montrent pas de trace de cette maladie 0; seulement le chien nu ne supporte pas le climat. Les chats sont rares sur le Cerro et sur tous les Jalcas de la même hauteur, on m'a dit qu'on les amène toujours de très loin, et que les jeunes sont très difficiles à élever. Avec les poules les femmes ont beaucoup de peine, ou elles ne pondent pas d'oeufs, ou elles ne peuvent pas en couvant faire éclore les étrangers; les couveuses apportées des vallées ne vivent pas long-tems, et on les traite ainsi que l'un ou l'autre poulet éclos, comme des oiseaux très rares 0. Le Couy et les lapins supportent le climat, mais il perdent beaucoup de leur fécondité, ailleurs si grande» CR^ise in Chile/.Peru etc. II, p. 84). Dans la Colombie Mr. de Uumboldt observa les phénomènes comme Bouguer avant lui: 9)Dans le mois de Mars 1802 nous passâmes quelques jours dans les grandes plaines autour du volcan d'Antisana, dans une hauteur de 2,107 toises, où les boeufs, quand on les chasse^ quelquefois vomissent le sang. Le 16 Mars nous découvrîmes sur une pente un chemin dans la neige, sur lequel nous montâmes jusqu'à la hauteur de 2,773 toises, le baromètre s'abaissa jusqu'à 14'^ 7'", et dans la grande rareté de l'air le sang sortit de nos lèvres, des gencives et même des yeux, nous sentîmes un abattement fort grand, et un de nos compagnons tomba en défaillance. Pendant notre voyage au Chimborasso nous réussîmes à nous approcher de la cime du mont jusqu'à 250 toises; nous montâmes jusqu'à la hauteur de do 3,031 toises, et aperçûmes le mercure s'abaisser jusqu'à 13'^ 11'^', le thermomètre étoit à 1,^3. Nous sentîmes les mêmes malaises que sur la cime del'Antisana, même 2 à 3 jours après notre retour dans la plaine nous avions une indisposition, que nous pouvions seulement regarder comme une suite de l'air dans ces hauteurs.» Aucun pays n'offre peut-être plus d'occasion d'observer l'influence de différentes hauteurs que le Mexique. Les maladies qui régnent cruellement sur les côtes et dans la tierra caliente sont des fièvres intermittentes, la fièvre jaune ou vomito prieto, une espèce de fièvre pétéchiale, et — pour nous la plus remarquable — la calentura del piojo, une fièvre charbonneuse des bovines qui est transmise aux hommes. «Dans la tierra fria l'air raréfié et toujours un peu humide est dangereux pour ceux qui sont disposé aux maladies de poitrine, des fièvres inflammatoires et bilieuses ne sont pas rares, et des rhumatismes très opiniâtres, et dans les mois d'été le coup de soleil. Du plateau de Hejico ou TenochUUan (7400 pieds au dessus du niveau de la mer) Mr. MOhlenpford dit: vLe plateau des Cordillères, auquel appartient la vallée de Tenochtithin est libre des maladies contagieuses des côtes, aussi le soleil n'a pas dans ces hauteurs la même influence malfaisante sur les terrains marécageux qui entourent la ville,

*) Cependant Tobservation susmentionnée de Mr. Smitb, et nne antre rapportée ploi bas, prourenl i|n0 les ehiens ne sont pas à Tabri de cette infloence.

*) Mais, est-ce que des vapeurs mét«mques n'influent pas sur eux?

coaiflie dons k tierra caliente; mais le gaz hydrogène snUiiré qu'exhaknt les laeSt ^ ^^ tout le TezcAco, en grande quantité, comporte a gflter l'air et à le rendre malsaki^^ (Mulilenpford Mexico. I, p. 350. II, p. 263). Un autre observateur reman|iie les cott» trastes de la teaapérature comme dans le Péru, on est bnilé dans le soleil, on gèle dans l'ombre, et l'air raréfié cause des pneumonies très dangereuses, et souvent mortelles; mais c'est surprenant que la respiration souffre surtout quant le baromètre est extraordinairemenl haut, l'auteur craignoit une attaque d'apoplexie lorsque le mercure s'éleva une fois pendanl quelques heures à 23,330 pouces esp. CMexicanische Zust&nde. I, p. 21). Mr. Glennie dans son voyage au mont Popocatepetl commença à sentir les phénomènes de l'air raréfié dans une hauteur de 16,895 pieds angl., abattement, difficulté de la respiration, mal de tête (Philos. Magazine 1828. Jun. p. 449). Mr. Burkhart décrit k maladie des chevaux et des mulets, comme dans le Péru: j^Les chevaux et les mulets dans le Mexique sont souvent sujets à une maladie, qui est peu ou pas connue en Europe. S'ils sont bies nourris et on les force pendant la chaleur du soleil à de grands efforts ou à un mouvement vite et continuel, ils sont aisément pris d'un battement du coeur et d'une accélération du pouls et de la circulation du sang si forte que par tout le corps arrivent de fortes convulsions. Des larges saignées sont le meilleur moyen contre cette maladie que l'on nomme A sole a do; souvent on se sert aussi d'autres moyens qui souvent améliorent la maladie, mais ne la guérissent pas entièrement, de manière qu'elle se montre de nouveau pendant quelque effort plus grand. Si l'on achète des mulets ou des chevaux il faut donc laisser gallopper l'animal pendant un court espace, et voir si la maladie ne se trahit pas par un battement fort dans la région du garrot. Souvent ces animaux meurent quand on s'en seti sans interruption*^ CBurkhart Reisen in Mexico. I, p. 63}. Mr. Lyell raconte que les Anglais qui possèdent des mines sur le plateau du Mexique, dans une hauteur de 9000 pieds au dessus de la mer, y conduisoient des chiens lévriers pour chasser des lièvres, mais ils ne pouvoient pas supporter la chasse dans l'air raréfié, ils étoient hors d'haleine avant d'atteindre le gibier; au contraire leurs petits nés dans cet air ne souffrent pas dans l'air raréfié, ils chassent et atteignent le gibier aussi bien que les meilleurs lévriers dans l'Angleterre (Elliotson Physiology. p. 1132). Dans l'Europe les observateurs a voient fait les mêmes observations dans les Alpes et dans les Pyrénées il y a long-tems, Ilalier est de ceux qui n'y veulent pas voir les effets de la rareté de t'air, mais il est en erreur lorsqu'il croit que ceux qui montent à cheval sur les hauteurs n'en étoient pas affectés, déjà Acosta prouve le contraire; Zimmermann CVon der erfahrung. II, p. 170) a rassemblé beaucoup de faits sans se décider. Saussure a surtout bien étudié ces phénomènai: ))Un homme fatigué dans la plaine ou sur des montagnes peu élevées, l'est rarement assez pour ne pouvoir absolument plus aller en avant; au lieu que sur une haute montagne, on l'est quelquefois à un tel point, que, fut-ce pour éviter le danger le plus éminent, on ne feroit pas A la lettre quatre pas de plus, et peut-être même pas un seul Car si l'on

ÎBsisIe à faire des eflfofts on est saisi par des pelpiMions et par des battements si rapides et si forts dans tontes les artères, que l'on tonberoit en défailianoe si on les augmentoit encore en continuant de monter. Cependant, et oed forme le second caractère de ce singulier genre de fatigae, les forces se réparent aussi promptement, eC en apparence aussi complètement qu'elles ont été épuisées; la senle cessation de mouviement, même sans que Ton s'asseye, et dans le court eqpace de trois où quatre minutes, semble restaurer si parfaitement les forces, qu'en se remettant en marche, on est persuadé qu'on montera tout d'une baleine jusques à la cime de la montagne. Or dans la plaine, une fatigue aussi grande que celle dont nous venons de parier, ne se dissipe point avec tant de facilité. Un autre eifet de cet air subtil, c'est l'assoupissement qu'il produit; dès qu'on s'est reposé pendant quelques instans à ces grandes hauteurs , on sent, comme je l'ai dit, ses forces entièrement réparées; l'impression des fatigues précédentes semble même totalement effacée, et cependant on voit en peu d'instans, tous ceux qui ne sont pas occupés s'endormir, malgré le vent, le froid, le soleil, et souvent dans des attitudes très -incommodes. Ces effets de la subtilité de l'air m'ont paru très -universels; quelques personnes y sont moins sujettes, les habitans des Alpes par exemple, habitués de vivre et d'agir dans cet air subtil, en paraissent moins affectés, mais Hs n'échappent point entièrement à son action: on voit les guides, qui dans le bas des montagnes peuvent monter des heures de suite sans s'arrêter, être forcé é reprendre haleine à tous les cents ou deux cents pas, dès qu'ifs sont ù la hauteur de 14 à 15 cents toises, et dès qu'ils s'arrêtent pendant quelques moments, on les voit aussi tomber dans le sommeil avec une promptitude étonnante. Mais il y a des tempéraments que cette rareté de l'air affecte bien plus fortement encore: On voit des hommes d'ailleurs très vigoureux, saisi constamment à une certaine hauteur, par des nausées, des vomissements, et mêmes des défaillances, suivies d'un sommeil presque léthargique; et tous ces accidents, cessent, malgré la continuation de la fatigue, dès qu'en descendant ils ont regagné un air dense. Heureusement pour les progrès de la physique Mr. Pictet n'est pas affecté à ce degré extrême par la subtilité de l'air, il l'est cependant plus que le commun des hommes; car quoiqu'il soit très fort, très -agile et bien exercé à grimper les montagnes, il se trouve toujours saisi d'une espèce d'angoisse, d'un léger mal de coeur et d'un dégoût absolu, dès qu'il arrive A la hauteur d'environ 1400 toises au dessus de la mer. Pour moi je n'en ressens d'autre effet que d'être obligé de me reposer très fréquemment, quand je monte de pentes rapides , à ces grandes élévations .... Je ne parle point ici d'un troisième effet de l'air des hautes montagnes, qui est pourtant bien remarquable, c'est de rougir et souvent même d'excorier les parties découvertes de la peau, celles du visage principalement. Cet effet dépend en partie de la vivacité de la lumière, car il est plus sensible lorsque le soleil brille, et quand on parcourt des montagnes couvertes de neiges et de glaces; l'air y entre cependant aussi pour quelque chosec^ (Voyages dans les Alpes. II, p. 307, comp. aussi IV, p. 438). Mr. Saussure remarqua encore que sur le Mont Cervin» dans une hau-

teur de 1736 toises, les mulets, sans être chargés, ne pouyoient s'avancer qn'ayec peine, ils étoîent hors d'haleine, après avoir fait quelques pas ils dévoient s'arrêter, et respirer, quand ils s'arrêtoient ils respiroient avec peine et poussoient des cris lamentables. D'après Mr. Saussure il y a peu d'hommes qui souffrent déjà dans une hauteur de 800 ou 1200 toises, plusieurs sont déjà affectés à une hauteur de 1500 à 1600 toises, a 1900 toises fort peu de personnes restent libres, à 2000 toises il n'y aura peut -être pas une personne qui ne s'apercevroit plus ou moins de l'influence de l'air raréfié. Le pouls de Mr. Saussure, de son valet et du guide Balmat battoit 60, 3 fois dans la minute a Chamouni, mais chei tous les trois 100,3 fois sur la cime du Mont-Blanc, sur le Col du Géant (1763 toises) 81,3. Ce changement dans la fréquence du pouls annoté par plusieurs observateurs, p. e. aussi par Mr. Gay Lussac dans son ascension dans l'air, a dernièrement été observé par Mr. Par rot dans les Pyrénées, qui trouve d'après ses observations que son pouls au niveau de la mer bat 70 fois dans la minute, dans une hauteur de 1000 mètres 75 fois, à 1500 mètres 82 fois, à 2000 m. 90 fois, à 2500 m. 95 fois, à 3000 m. 100 fois, à 3500 m. 105 fois, A 4000 m. 110 fois 0 Cl^rorieps Notizen. X, p. 216> Les observations de Mr. Schultes sur le Grossglockner et de Mr. Ramond dans les Pyrénées conviennent avec les mentionnées. A l'ascension de l'Etna Mr. de Say s'aperçut des phénomènes de la fatigue, de difficulté de respiration et de battements du coeur à une hauteur de 9000 pieds CBulletin de la Soc. philom. 1822. Août). Les dernières observations sont de Mr. Spilaler d'une ascension du Venediger dans le Pinzgau (entre 11,000 et 12,000 pieds de hauteur}, il observe: Nous avions le besoin d'inspirer plus souvent et tous les muscles étoient mis en action avec peine, les battements du coeur et du pouls doubloient et nème triploient, le pouls même étoit petit et faible dans une hauteur de 10,000 A 11,000 pieds, les difficultés de la respiration augmentoient chez quelques-uns jusqu'à des angoisses^ un étoit forcé de retourner à cause de la dyspnée, éloigné seulement de quelques cents pas de la cime; un autre retournant de la cime avoit une légère hémorrhagie des poumons; la sécrétion des reins étoit singulièrement diminuée, ce qui étonna plusieurs de la société; la transpiration de la peau de voit être plus qu'insensible, mais augmentée, personne n'éloit incommodée par la sueur, mais la soif étoit fort grande. Nous avions une température de -f- 6<> à 4- 2^ R., et dans la neige il n'y avoit que — l^', sans doute dans la plaine nous n'aurions pas eu froid, mais c'étoit tout autrement sur le Venediger, dans une hauteur de

') J*ai observé mon pouls sur différentes hauteurs ^ mais toujours les circonstances étoient telles que je ue croyois pas pouvoir en faire usage; je crainds que la plupart des observations mentionnées ne imiI pas meilleures, car de bonnes observations coûtent beaucoup de sacrifices; j*ai tenté d*en faire, mais eUea sont trop peu nombreuses, j'ai observé mon pouls à Venise, au lac de Garda, à Botxen et au Brenoer, toujours i la même heure du jour après le même déjeûner et après avoir fait quelques heures en roiture; je.l'ai de même observée Bieberich et sur le Feldberg sous les mêmes conditions pareiHes, les résultats •eroient encore plus grandes que coUes de Mr. Parrot; mais les observations doirent être plus nombrewea»

9000 pieds un saitimeiit pénible de froid nous prit, tous ardent la peau sans turgor et le Tîsage d'un air vieux, la force des muscles, étmt singulièrement diminuée, et de 40 seulement 26 atteignirent la cime. Sans doute le grand nombre de morts par le froid qui arrivent chaque année sur les Tauren, soqt moins dû à la grandeur du froid qu*à la subtilité de Tair. Tous avoient au soir le visage bruIé par le soleil et des douleurs des yeux, et l'épiderme se desquama chez tous (Oesterreich. Med. Jahrbb. 1842. Oct. p. 1> Mr. Burnes en passant le Hindukuh dans une hauteur de 10,000 a 11,000 pieds souffrit considérablement du froid et en même tems de la brûlure du soleil (Reisen in Indien. I, p. 182 3. Comme déjà les plantes deviennent pileuses dans les hautes montagnes (Hegetschweiler Alpenpflanzen. p. 25), aussi chez les animaux Taccroissement des cheveux et surtout de la laine paroit être favorisé par la hauteur du pays, beaucoup d*animaux qui ne portent pas de laine dans les pays profonds, vaches, chèvres, chevaux même, en développent sur les hautes montagnes ; dans les pays profonds c'est impossible d'élever des brebis à laine fine, des animaux qui vivent surtout dans les pays hauts, comme du genre cervus ont des cheveux à grandes cellules, des animaux des bas-fonds, p. e. les sangliers ont des cheveux â peine celluleux plutôt cornés. Chez l'homme et chez les animaux nous trouvons fréquemment dans les pays hauts: des apoplexies, des inflammations du cerveau, des hé-^ morrhagies du poumon, des inflammations des organes respiratoires, des rhumatismes, des maladies asthmatiques, des maladies squameuses de la peau? la fécondité diminue souvent; dans les pays profonds se développent surtout des hydropisies, des scrofules, chloroses, blennorrhées. Un changement brusque est souvent dangereux, Mr. Toggia CMal. dei bnoi II, p. 313) remarque que des vaches et des cavales pleines abortent presque toujours lorsqu'elles descendent en automne des hautes montagnes dans des bas -fonds. On a voulu assigner des termes de hauteur a quelques mabdies miasmatiques et contagieuses, que cela est fort difficile Mr. Annesley (1* c. p. 36) l'a déjà prouvé, les fièvres inlermittentes p. e. se rencontrent en Europe dans les hautes vallées du Tirol et du Salzbourg, en Asie dans la contrée de Balk etc., le Choléra n'est pas monté haut en Europe, mais il a cruellement sévi sur le haut pbteau du Mexique en 7000 pieds, la fièvre jaune est une maladie des côtes basses, cependant elle est montée à Gibraltar Qi400 pieds) en Europe, dans le Mexique elle ne s'élève ordinairement qu'à 2800 pieds, jusqu'à la région des chênes, cependant le Matlazahuatl ne sera probablement qu'une fièvre jaune qui en quelques années s'est élevé plus haut dans les vallées de la tierra templada et fria. — La configuration de la terre a une très grande influence, parcequ'elle tend à modifier toutes les autres influences, et celui qui s'occupe de la géographie médicale d'un pays doit y porter une attention toute spéciale; mais comme nous devons parler dans la suite des influences qui sont modifiées par les formes du sol, un court aperçu peut suffire. Les plaines différent d'après leur hauteur et leur grandeur; sur les hauts plateaux agissent toutes les influences mentionnées de l'élévation, ila sont ordinairement secs et très souvent ravagés par les venta

et les ouragau; chiDS les basses phines nous trouvons toutes les influences opposées et elles sont humides, souvent couvertes d'effluves. Les montagnes diflTèrent selon que oe sont de8 montagnes en masse, ou des montagnes en chaîne, et dans le dernier cas d'après le nonriire et la fonnation des terrasses. Les vallées ont une grande inflnence sur la santé des animaux: les vallées en entonnoir, ou les bassins ronds et enclos ont un air stagnant et souvent chargé de substances étrangères et malfaisantes; les vallées longitudinales ou celles dont la direction suit celle de la chaîne des montagnes, sont en général plus ou moins closes aux extrémités, le renouvellement de l'air est souvent empêché, son* vent elles sont encore humides et elles se rapprochent dans leurs propriétés souvent des vallées en entonnoir; les vallées transversales, même si elles sont dirigées seulement d'une terrasse contre Tautre, ont en général plus de pente, la basse extrémité est plus large et le renouvellement de Tair facile, mais si elles débouchent dans des plmnes, ou des lacs, ou à la mer, le renouvellement de l'air est très facile et arrive souvent journellement le soir et le matin, elles sont en général saines, le contraire arrive seulement sî leur extrémité inférieure donne accès au mauvais air, ou à un air qui par le mélange avec son air devient pernicieux, comme nous avons vu que cela arrive par exemple dans les vallées des maremmes du Toscana, probablement aussi dans les Qucbradas du Pém eto. Une grande influence exerce la hauteur des versants de la vallée, qui étant hauts lui peuvent entraver la lumière et empêcher le renouvellement de l'air, une plus grande influence exerce encore la position géographique, de hauts versants vers l'Est et vers le Midi la rendent sombre, humide et malsaine; la nature du sol d'une vallée doit exercer une plus grande influence que dans la plaine, parceque les effluves formées y sont plus disposé à séjourner; la qualité des eaux est fort importante, si c'est un fleuve à cours rapide, ou s'il forme des inondations, s'il y a des lacs ou des marécages; enfin c'est la végétation qui exerce une très grande influence. Si plusieurs des influences malfaisantos se réunissent une telle vallée pent être bien malheureuse, p. e. si une vallée longitudinale ou en entonnoir, fermée vers l'Est et vers le Midi par des hautes montagnes, a un sol argileux et des eaux stagnantes, les rayons du soleil souvent ne l'éclairent pas pendant la moitié de Tannée, l'air stagnant saturé de vapeurs aqueuses et d'effluves la remplissent d'un épais brouillard, et pendant l'autre moitié les brouillards s'élèvent bien pendant le midi pour montor aux côtés des versants, mais le plus souvent pas assez haut pour être enlevé par les vents, ils retombent au soir pour former une rosée malfaisante, et même les pluies lui rendent les effluves, dans de telles vallées les hommes souflreiit de scrofules, d'hydropisîes, de fièvres intermittentes du goitre et du cretinisme, les animaux de la pourriture, de la puknonie etc.

III. Influence des eaux. Si les eaux manquent entièrement à un pays, connue sur des hauts plateaux et dans les dés^ts, il n'y a pas ou peu de végétation, et cehi paroit avoir une influence délétère sur la qualité de l'air, comme nous verrons dans la suite ^ il n'y a pas d*évaporation, pas de rosée, l'air devient très sec et très chaud en été, souvani

très imd en hiver, il a une influence pernicieuse sur les poumons et sur la peau. Par la présence des eaux une altemation d'évaporation et de rosée ou de pluie est donné, par cela la chaleur est modérée et un renouvellement continuel de l'air est effectué, Pair humide est moins irritant, de même l'électricité est continuellement éveillée et conduite â la terre, la tension électrique diminuée; mais la quantité et la qualité des eaux a une grande influence; de grandes masses d'eau qui évaporent rendent un pays toujours plus humide et plus froid en été, en hiver la température est adoucie par la condensation des vapeurs en brouillards et en neige. Pas encore expliquée est l'action de l'eau sur les personnes qui ont eu la fièvre, chez lesquelles elle produit des rechutes C^ussi l'eau courante et pas marécageuse), et son action sur les rhabdomantes qui reçoivent une impression de l'eau cachée sous la terre (j'ai vu moi->méme de telles personnes), ces actions peuvent être les effets du changement de température, peut-être de l'humidité, peut-être aussi de la soustraction de l'élec* tricitél 1) La mer dans les climats froids adoucit surtout la température, mais dans ces climats les vapeurs ne s'élèvent pas si haut dans l'atmosphère, elles restent sur la surface de la mer et de la terre, souvent par plus de la moitié de l'année, l'air est toujours sombre et humide, p. e. dans la Hollande, les côtes basses de la mer baltique, ou les habitants n'ont jamais vu le ciel bleu, c'est dans ces pays que les vapeurs salines de la mer empêchent la végétation sur les côtes, dans l'espace de plus d'une lieue de la mer aucun arbre ne prospère; dans les climats tempérés et chauds les vapeurs ne s'accumulent pas, elles s'élèvent dans l'air, aussi elles n'empêchent pas autant la végétation des côtes, la chaleur est mitigée et la lumière n'est pas interceptée, le plus grand avantage que rend la mer dans les climats chauds, consiste dans le renouvellement de l'air qui s'effectue journellement par l'alternation des vents de terre et de mer. Les vapeurs de la mer doivent contenir les différents sels de la mer, et sans doute les mers qui sont plus salées enverront aussi plus de seb dans l'atmosphère, la Méditerranée plus que la Nordsee, la Mer Caspienne encore plus, et la Morte le plus, et cela ne peut pas être sans influence sur l'atmosphère, et par conséquent sur la végétation et sur la santé des animaux; mais l'immense quantité d'animaux et de mucus dans la mer doit fournir aussi une grande quantité de matière organique à l'atmosphère iei en général je pense avec Messieurs Parrot et Martens que la phosphorescence de la mer est due surtout â cette matière décomposée (Martens 1. c. p. 286). La proximité de la mer devient très nuisible â la santé seulement sous quelques conditions: la première de ces conditions est la qualité du fond de la mer, et la forme de ses bords, si les derniers sont escarpés l'espace dénudé pendant le reflux est petit, ne contient que fort peu d'animaux qui meurent, et de substances mortes qui se décomposent, il n'y a pas de mauvais air, si au contraire les bords sont horizontaux, ou ont peu de pente, l'espace dénudé par le reflux est fort grand, un grand nombre d'animaux morts et vivants sont laissés â sec et se décomposent, dans l'Italie ont peut souvent sentir le reflux dans l'éloignement d'une lieae; cependant si le fond est composé de sable ou de roches il ne se forme pas de mau«-

▼ais air, mais s'il est argileux on bourbeux les effluves sont insupportables et souvent fort délétères, p. e. le fond est sablonneux ou rocailleux sur les côtes de Trieste et de l'Istrie, il est limoneux depuis la Sdoba jusqu'à Venise et Comacchio, même pendant les chaleurs brûlantes et pendant les plus grands reflux il n'y a pas de fièvres à Trieste, aussi longtems que le vent vient de la mer, il y en a a l'instant si le vent souffle des côtes du Venisien etc. Le fond des côtes de la Belgique, de la Hollande, de la Basse Allemagne etc. est argileux, et elles sont malsaines; écoutez p. e. un ancien observateur sur les environs de Calais: 9»L'eau de la mer fait périr toutes les plantes, les arbres, les insectes et les poissons qui vivent dans l'eau douce; elle rend même la terre stérile pendant quelques années, on l'a éprouvé ici en 1735, la mer dans une tempête extraordinaire, força les dunes et se répandit dans une partie de la basse ville, où elle causa des dommages dont a vu les vestiges encore long -tems après. L'eau de la mer laisse après elle, partout où elle se répand, une odeur forte qui aflecte c'eux qui n'y sont pas accoutumés; cette odeur devient encore plus forte et plus pénétrante dans les endroits ou l'eau croupit, et le limon qu'elle dépose a mesure qu'elle s'évapore ^ est d'une infection insupportable, surtout en été. Ceux qui sont exposés aux exhalaisons de ces cloaques, sont sujets à des maladies putrides qu'on peut distinguer par l'intensité des symptômes, de la plupart des maladies de cette espèce qui dépendent d'une autre cause. J'ai fait cette observation à Ostende, où la marée s'étend fort loin dans les terres, l'immense évaporation qui se fait sans cesse de l'eau de la mer, entretient dans l'air une humidité malsaine qui produit ou dispose à la longue à beaucoup de maladies, entre autres aux fièvres intermittentes et au scorbut, dont on est plus ou moins affecté lorsqu'on vit habituellement sur les bords de cet élément: d'ailleurs cette humidité habituelle de l'atmosphère influe puissamment sur le caractère et sur le tempérament de la plupart des personnes qui ont vécu dans un climat opposé; leur esprit perd peu à peu de sa vivacité, le corps s'appesantit, et devient sujet à des indispositions qu'il n'éprouvoit pas ailleurs .... On s'est aperçu trop tard que les arbres réussissent partout, excepté vers les bords de la mer, où les vents les font périr ou les empêchent de croître; mais à une lieue de la côte et partout où il y a des abris, il n'y a point de terrain où ils ne viennent • . . Toutes sortes d'arbres ne réussissent cependant pas partout également, il y a du choix à faire par rapport à l'exposition et i l'élévation du terrain: ceux qu'on voit réussir le plus généralement, sont les bois blancs, tels que le bouleau, le saule, le peuplier , le hêtre. Les arbres fruitiers ne réussissent nulle part en plein champ ; les enclos même à une certaine distance de la ville, ne suffisent que pour garantir le pommier et le poirier etc. (Daignan: Richard de Hautesierk Recueil etc. II, p. 77. 102). Les maladies hydropiques et charbonneuses sont enxootiques dans ces pays. Hais la source la plus inépuisable de maladies de l'homme et du bétail est le mélange des eaux douces avec les eaux salées, si en même tems les eaux deviennent stagnantes ; sans le mouvement continuel du flux et du reflux la mer seroit sans doute une source pestiféré pour l'homme,

heureusement ces mouvements sont les plus grands durant les chaleurs de Tété et dans les pays chauds. — 2) Les Lagunes de la mer. C'est assez connu que là ou les fleuves s'embouchent dans la mer il y a des endroits ou la force propulsive du fleuve et la force répulsive de la mer se contrebalancent, et un repos des eaux en est la suite, qui cause le dépôt des substances entraînées par le fleuve, et que de cette manière se forment des barres qui souvent s'élèvent en lies (les Nehrung de la mer balUque, lidi de la mer adriatique), l'eau stagnante derrière ces barres est toujours un mélange des eaux douces et des eaux marines, et on nomme ces lacs marins lagunes, elles contiennent toujours beaucoup de débris organiques, et beaucoup d'anhnaux y meurent toujours, parceque seulement certaines espèces d'animaux y peuvent vivre, les animaux des eaux douces aussi bien que les animaux marins y meurent, et donnent occasion à des effluves mêlées aux vapeurs salines, méhinge les propriétés nuisibles duquel ont été mentionnées plus haut Cp« 232); ces émanations sont augmentées par le reflux d» la mer auquel participent les lagunes , et surtout par le décroissement ou même le dessèchement des fleuves dans les saisons sèches et après des mondations, l'action délétère des émanations de ces lagunes sur la santé de l'homme et des animaux est assez connue dans l'Italie, dans la France, dans la Grèce etc., elle est encore plus grande dans les pays tropiques; or on devroit croire que personne ne pouvoit douter que ce sont des gaz hydrogène sulfuré et carboné et des molécules de corps organiques en putréfaction (peut-être avec des germes organiques) qui forment le poison mortel. — 3) Des lacs. Plus grandes que sont les masses d'eau qui forment les lacs, d'autant plus leur action générale doit se rapprocher de celle de la mer; les lacs d'eau douce et qui n'ont pas de fond marécageux, encore plus s'ils ont un renouvellement de l'air journel, comme p. e. les lacs alpins de l'Italie, exercent une influence très favorable sur la santé des végétaux et des animaux, les lacs enclos et des pays plus froids, comme p. e. déjà ceux de la Suisse, de la Bavière etc. n'agissent pas tout-à-fait aussi favorablement, cependant ils ne sont pas encore nuisibles. Les lacs salans, p. e. dans l'Italie, dans la Saxe, dans l'Amérique du Nord etc. 0» ne sont pas nuisibles à la santé non plus, mais ils deviennent très malsains, si le fond est argileux, ou tourbeux et ils se dessèchent, ou si un mélange avec les eaux douces arrive, après des fortes pluies^ des inondations etc., comme

') nThere is in ihe State of New Jercey, near to New York, several thousand acres of sait water manhes; yet Ihe inhabitants who live near to thèse are exempt from the marsh fever. This has been stated by otiiers, and I know it to be tme from personal inquiry. It is also well knowa that thoogh thèse persoos are exempt from fever 90 long as the marshes are fiUed with sait water, yet in places where thèse bave been partly drained, or where the sait water has been prevented from getting in, and when, after heary rains, they are covered with fresh water, the intermitting fever has become épidémie: and this, in some places was so gênerai, thaï the inhabitants were obliged, in order to prevent the ferer, to break down the dykes, so as to allow Ihe surface of the marsh to be covered by sait, in place of rain water.« W. Stevens Observations of the blood. p. 316.

cela est prouvé par beaacoup d'observations; aussi dans ce oas personne ne dontera pas, je pense, que ce sont les agents chimiques mentionnés qui sont contenus dans le Malaria. — 43 Des Marais. En pariant du sol marécageux nous avons déjà fait remarquer les causes de rinfluence délétère des marais; nous répétons ici seulement qu'en général les marais ne sont pas nuisibles à la santé aussi long-tems qu'ils sont entièrement remplis d'eau, où on les peut regarder comme des lacs, il y a cependant des exceptions ou les marais développent le malaria aussi avant que le sol est mis à découvert: a} si trop de matières en putréfaction p. e. les eaux des féculeries, des routoirs de chanvre et de lin etc. se mêlent aux eaux, dans ce cas non seulement les poissons de ces eaux meurent, mais une telle quantité de gaz hydrosulfuré est développé, que les métaux sont noircis dans les maisons, et des fièvres malignes des hommes, des maladies charbonneuses des animaux se répandent Cv. plus bas); b) la même chose arrive si des étangs par évaporation sont trop concentré, ou le Malaria se développe aussi sans que le sol marécageux soit mis A découvert; c) si des eaux snlIÎH reuses ou salines se mêlent avec les eaux des marais, les mêmes phénomènes arrivent. Que le dessèchement des marais n'empêche pas tout de suite la formation du mabria, qu'au contraire son développement peut être plus fort pendant quelques années, aussi souvent que le sol est inondé ou seulement humecté, a été annoté plus haut; mais avec le tems l'assainissement ne manque pas d'arriver, des observations de ce genre ont été publié en grand nombre, p. e. l'Amérique du Nord a été considérablement assainie de cette manière 0« Mr. Brocchi pour le climat de Rome, Mr. Marte n s pour celui de Venice ont annoté la grande sensibilité des habitants pour les fortes odeurs, elle se retrouve dans plusieurs autres contrées de l'Italie, je ne sais pas encore si ce sont de préférence les pays exposés au Malaria. — 5) Des fleuves. Plus grands qu'ils sont, d'autant plus ils peuvent exercer rinfluence générale des eaux sur h température, l'humidité et l'électricité du pays. Si la pente d'un fleuve est rapide, il cause un courant d'air, facilite le renouvellement de l'atmosphère, des fleuves qui ont peu de pente se rapprochent dans leur action des lacs on des marais. Si le lit du fleuve est sablonneux ou pierreux il n'est pas disposé a former du malaria, au contraire s'il est vaseux, il se rapprochera souvent des marais. Des fleuves à bords escarpés ne sont pas disposés a développer du mahuria, mais des fleuves é bords

') P. e. wA freth water pond and meadow of sta^ating water, not half a mile to ihe norihward of tbe ciXy of New York, has been lately drained for the beneftt of tbe soil, withoat aoy thoagbt of aoy adranta^e to tb« health of the neighboariog inhabitanta, though its effecis in tbat respect h€ very manifest. Every summer the inhabitants of the bouses on ihe north side of it, before it was drained, were tubject to malignant intermittents, and several, in the few honses there, yeariy died Since the draining of that place, thèse houses are become as healthy as any in the neighbourhood.o Cadwallader Golden: Americ. med. a. philos Résister. I, p. 329. Comp. aussi Ibid. p. 322. Et dernièrement lea exemples les plus frappants ont été communiqués par Holmes On the Intermittents ofNew Eng«> land. Boston. 1841.

plains el surtout argileux, qui souvent débordent, sont souvent des sources inépuisables de malaria, encore plus si grands pendant les saisons buinides, ils tarissent dans les saisons sèches. Les principes contenus dans les eaux des fleuves ont souvent beaucoup d'influence, quelquefois ils reçoivent Teau des marais en telle quantité qu'ils peuvent devenir malsains 0« On croit avoir observé que les eaux calcanres causent l'urolithiasis enzootique chez les bovines et les ovines (Kuers Diâtetik. I, p. 69>, comme on veut avofar observé la même chose chez les hommes Qy. Windemuth de lithiasi endemica. Marburg. 1842} et encore dernièrement Mr. Sigaud rapporte: ^Les eaux cristallines et savoureuses de Camurâ en Brésil, contiennent un principe salin qui cause des calculs, d'après ce qu'affirme José GoBsalves da Fonseca, dans son voyage de navigation au Para << (Maladies du Brésil p. 86). Que pour Thomme on a souvent cherché la cause des goitres dans les eaux d'une contrée, est assez connu, mais un phénomène biçn singulier de l'action des eaux d'un fleuve a été pubUé dernièrement: »Mr. le maréchal Raymundo da Cunha Mattos rapporte un fait qui démontre évidemment l'influence directe de la localité sur la production de la maladie. Des recrues envoyés au Rio Urubu, à Goyaz, y furent atteints en peu de tems du goitre i un tel point de développement, que la plupart eflrayés, prirent la fuite et retour* nèrent dans leur province, au Para, où l'on put vérifier le rapide et volumineux accroissement de la glande thyroïde dû uniquement aux eaux de cette rivière, et sa progressive diminution dans une contrée où cette infirmité n'est point endémique comme elle l'est à Goyazc^ (Sigaud Maladies du Brésil p. 85). — 6) Des sources. Ne voulant pas nous occuper de l'influence des eaux comme boissons nous remarquerons seulement qu'un terrmn très riche en sources peut devenir malsain par la trop grande humidité, et par le changement de la température, et outre cela elles peuvent devenir nuisibles par les principes qu'elles contiennent p. e. par l'hydrosulfure. — 7) Des inondations. Nous avions déjà différentes fois l'occasion de parler des débordements et des inondations des fleuves

') ?• e. nll U well kiown, tbat Ihe PalU-rirer, or Wallkill, in Ulster coanty, in New York, bas beea long Caken notice of as very prejudicla! lo ihe health of ihose who live near ihe bankfl of ît. The waters of this river are of a dark colour» and corne from a large space of groond orerflowed with stagna* ting waters. The Inhabitants along this river, are yearly afflicted with intermittent ferers, during the sammer season, and a constant fog or vapour is observed almost ail the sommer to arise over tbat river, nnd to remain tbere at a certain beight and distance every morning, till the beat of the sun disperses it, and frequently likewise in the eveniog. I bave observed thèse intermittents to bave différent degrecs of malignity in différent years, and that thèse two last years tbey hâve been more malignant than usaai. There msy be a reason given for this malignity this last sommer; besîdes tbat of the fewer tbunder-gusti wbffdi were commoa with the year before, ris. the great nnmber of ground caterpillars, which destroyed the grass in the meadows, from whertce this river and the streams which run into it arise, and which died there, and raised a very offensive smell. I hâve known some of the inhabltants along this river, who by removing to a higber gronnd, and to the sooth side of the river, bave fireed tbrir familiet from the ioflneiice of thèse noxions vapoars. Colden 1. c. p. 323.

et des mers, et notre histoire des épizooties offre assez d'exemples d'épixooties causées par ces accidents. En vérité les inondations des grands fleuves surtout de l'Asie, de TAniériqne et de l'Afrique sont une source intarissable de maladies malignes. En général partout les inondations ne causent pas tant de mal, aussi long-tems qu'elles durent, cependant cela peut être le cas autant par l'humidité, que par le malaria développé par le mélange des eaux douces et salées; mais bien plus souvent les maladies ne se montrent qu'après Ui retraite des eaux. Des Taits nombrenx ont été recueillis dans: Kottmann dis s. deinriuxu situs locorum in morbos. Altorf. 1803. p. 15. 22 et un auteur nouveau en traite bien: Au si and. 1841. N. 2. p. 8. En général le danger dépend a) de la quantité de débris organiques laissés sur la terre, b} de la qualité du sol inondé, où le sol argileux et salin est le plus dangereux, c) de la température de l'air après la retraite des eaux, influence sur laquelle nous possédons des observations exactes par Mr. de Humboldt, d) de la qualité des eaux et des matières en putréraction. U nous entraineroit trop loin si nous voulions parler des maladies cruelles des hommes occasionnées par les inondations, quant aux maladies des animaux les observations des pays chauds sont malheureusement très rares encore, en général ce sont les mômes maladies que celles causées par les marécages, surtout des maladies charbonneuses, et la pourriture; outre cela on observe en Egypte le Farcin des chevaux, maladie qui fut aussi fréquente à Lyon après la grande inondation; de tems en tems se développe en Egypte la peste bovine et cause des ravages énormes, mais je ne suis pas encore sûr, que c'est tout- à- fait la même maladie que la peste bovine des steppes Européens. — 8} Les irrigations artificielles, chez nous pour les prairies, mais dans les pays plus chauds établies pour la culture de certaines céréales p. e. le riz , ne sont en effet que des marais artificiels, et qui en ont toute l'influence délétère. Un exemple bien frappant de l'effet pernicieux de ces irrigations, a été fourni par deux garnisons anglaises dans les Indes orientales : Ces deux garnisons CHissar et Hansi dans la province de Delhi) étoient sans culture^ mais saines, dans l'année 1826 on établit des cultures par irrigations, en 1829 les maladies commencèrent (rémittent and intermittent fevers) et sévirent annuellement d'une telle manière qu'en Novembre 1837 U y avoit 423 malades à l'hôpital; on discontinua les irrigations et dans les années 1838, 1839 et 1840 il y avoit au mois le plus maladif seulement 71, 103 et 76 malades! (Bal four the Effect of irrigation in the East-Indies: London a. Edinburgh monthly JournaL 1842. p. 30.) Malgré beaucoup de débats personne n'osera de vouloir sérieusement nier que la culture du riz dans l'Italie, dans l'Espagne etc. doit produire le même effet ')•

A ces influences terrestres nous ajouterons encore quelques réflexions sur l'influence de quelques changements qu'éprouve l'écorce de notre terre par le feu, savoir des énqK

*) La coBpUfttion la plnf complète dani: Capaont anl Cltaa delta baas» Lombardia MW la no. 1839. Ouvrage sur lequel je reriendrai piaf bai

lions volcaniques et des tremblemenls de terre. C'est vrai quelques auteurs chez lesquels ces phénomènes jouent un rôle bien énîg^matique dans l'histoire des épidémies^ les rapportent aux influences cosmiques , mais c'est bien tout humblement notre terre qu'ils modifient dans un petit point de son écorce.

lY. Eruptions volcaniques. Si des savants ridiculent, peut -être non sans raisons, les auteurs qui voient dans les éruptions volcaniques les causes des épidémies, ils tombent cependant dans l'autre extrême en niant l'influence de ces révolutions, certainement elles exercent une grande influence, une influence qui dure souvent par des milliers de siècles I Non seulement les éruptions mêmes coûtent souvent beaucoup de vies, p. e. l'érup-* tîon du Vésuve de 1631 tua 4000 hommes et bien plus d'animaux; des témoins oculaires des grandes éruptions du Katlegiaa en Islande en 1755 jusqu'en 1756 racontent: »il en sortit un torrent d'eau rempli de glaçons, de pierres - ponces , cette eau étoit en général épaisse et bourbeuse, imprégnée d'argile sulfureuse et de fraisil.... Une exhalaison sulfureuse et insupportable incommodoit beaucoup, ainsi qu'une cendre fine qui pénétra par notre respiration dans les narines et la bouche , et tomboit ensuite sur la poitrine .... Les fortes exhalaisons mettoient les habitants en danger d'être suffbqués; elles attaquèrent la poitrine, et on perdoit totalement le goût et l'odorat; les yeux en devinrent rouges, les paupières gonfloient, les gencives s'enfloient d'abord, et ils s'y formoient des ulcères qui * crevoient et suppuroient. Les bestiaux, que l'inondation n'avoit pas enlevé, n'échappèrent point au désastre; une partie devint enragée d'épouvante du feu, du tremblement de terre, et se précipitoit dans les abîmes des rochers; ceux qui restoient, furent affamés, parceque les sables et les cendres couvrirent les pâturages, de sorte que les animaux qui cherchèrent é brouter l'herbe, eurent les dents et la bouche gâtées, l'eau potable fut aussi corrompue par l'air infecté et la cendre volante COlafsen et Povelsen Voyage en Islande. IV, p. 267. 274). Lors de l'éruption du Vésuve en 1794 tous les animaux de la mer étoieni morts dans une étendue de deux lieues. Pendant l'éruption de 1822 les insectes, les mollusques, les amphibies, les souris éioient entièrement exterminés dans une étendue de cinq lieues autour de la montagne, on trouva même beaucoup d'oiseaux morts etc. Mais les influences médiates sont encore bien plus grandes , qui s'observent aux volcans en activité, semi - éteints , éteints, et aux volcans imparfaits: 1) Par les éruptions se forment de nouveaux terrains contenants beaucoup de soufre et de sels décomposabies, dont la décomposition continuée pendant des siècles remplit l'air d'effluves malsains, comme nous voyons cela dans une grande partie de l'Italie. — 2) Les fumées et les cendres qui sont rejetés des volcans gâtent l'atmosphère non seulement aux alentours du volcan, mais souvent dans un espace de centaines de lieues. P. e. de l'éruption du Vésuve qui extermina les villes de Pompeji et d'Herculanum un ancien auteur rapporte : «Est et cineris vis ineffabilis efltasa, qoo in aère terra et mari dissipato, pisces et volucres perierunt, et duo oppida Herculanum et Pompeji populo in theatro considente, sunt oppressa. Tantum porro cineris fuit, ut ali-

quantam etiain in Africain, in Aegyptmn, et Syriam, ipsamque Romam perfeiretor , onde peslilentia consecuta est<^ (Délia Torre geschichte d. Vesuvs. p. 95). De réroptioa du Décembre 1631 il y a un rapport du capitaine Badilly: «Ais wir am 6. Dec. 1631 in meerbusen von Volo vor anker lagen, fing es um 6 uhr abends sand und asche zu regnen an, und dieser regen dauerte bis 2 uhr morgens; er lag ungef&hr zwei zoli hoch auf dem verdecke, so dass wir dasselbe mit schaufeln reinigten, wie wir am tage vorher mit dem achnee gethan hatlen; es wehte nicht als dièse asche fiel. Sie fiel nicht nur da, wo wir uns befanden, sondem auch an andern orten auf schiOe, die vou St. Jean d'Acre nach unsrem hafen kamen, und die damais 60 meilen von uns entfemt waren. Wir verglichen die asche, sie war von derselben beschaOenheit'' (A. Bertrand Revolutionen des erdba 11 s. p. 253). De Téruption de l'Aetna il y a des rapports que les cendres sont tombés dans une distance de 100 lieues dans la Calabrie (Ibidem p. 250). Encore à l'éruption du Vésuve de 1822 les cendres tomboient en telle quantité que pendant le jour on été forcé d'allumer des chandelles en plusieurs endroits. Enfin nous avons communiqué l'histoire des grandes fumées qui dans Tété 1783 couvroient toute l'Europe, qui provenoient des éruptions dans les Calabries et dans l'Islande, ou 9336 hommes, 28,000 chevaux, 11,000 bêtes bovines, 190,000 brebis mouroient, et l'influence malfaisante de laquelle dans l'Europe moyenne sur les végétaux et les animaux nous avons exposé (P. justif. p. CCLXII). Mrs. Olafsen et Povelsen donnent un rapport des propriétés malfaisantes d'une telle ploie de cendres en Islande: ^Malgré qu'il fit du soleil, l'obscurité étoit toujours si épaisse qu'on ne pouvoit voir qu'à quelques pas ; la cendre qui étoit rougeâtre, noircissoit tout, elle pénétroii jusques dans nos malles; elle étoit tellement subtile qu'elle passoit au travers de nos habits, et nous rendit le corps aussi noir que nos visages, la preuve que nous dûmes avaler beaucoup de cette cendre par l'aspiration, c'est que ce que nous rendîmes par l'expectoration étoit également noir. Les chevaux ne pouvoient ni manger ni tenir les yeux ouverts, et deux devinrent même aveugles, parceque leurs yeux se fermèrent par le pus que l'inflammation qui s'y étoit mise, avoit produit^ (1. c. IV, p. 432). — 3) Les eaux des sources et des fleuves sont très souvent considérablement changées et deviennent délétères aux animaux. Plus haut nous avons déjà mentionné un tel changement d'un torrent dans l'Islande; un autre exemple fournit l'éruption du Jorullo dans la Mexique en 1759: «durch den Volcan tritt so viel wasser aus dem gebirge, dass der bei dem Jorullo entspringende, frûher nor wenig wasserreiche bach Guacana jetzt nicht zu durchwaten ist und das dorf zu ûberschwemmen droht; dièses wasser aber ist so schmutzig und stinkend, dass die thiere, welche es getrunken haben, davon gestorben sind. Das vieh stirbt vor mangel an futter und jvasser, und hat sich verloren, ohne dass die Eigenthûmer wissen, wohin es geflohen» dit un témoin oculaire; depuis cette année, ainsi depuis 84 années, le Jorullo n'a phis eu d'éruption, mais malgré cela il a encore beaucoup de mofletes et de sources d'eau hydrosulfureuse (Burk*hart Reisen in Mexico. I, p. 227. 231). Mais tous les pays volcaniqoes nous offrent

des exemples de telles sources malfaisantes, p. e. les Appennins dans l'Italie les fameuses sources, en partie brûlantes, dont la plus connue à Pietra mala, qui sont connues sous les noms de salse, gorgogli etc. et qui contiennent en différentes proportions de l'hydrogène sulfuré et carboné, du bitume, des sulfates et carbonates kaliques et terreux (Martens Italien. I, p. 167 — 171^, ces sources très nombreuses dans le Toscana, la Romagna, le royaume de Naples doivent fournir à l'air une immense quantité de principes délétères. Elles sont de même fréquentes dans la Sicile, aussi dans la Sardaigne et la Corse. Bien que ces sources sont les plus puissants remèdes contre différentes maladies, leur présence rend toujours malsain le pays; ce que l'on peut même dire des sources chaudes et sulfureuses de notre Allemagne. — 43 Enfin les volcans actifs aussi bien que les inactifs exhalent une quantité immense de gaz délétères, et donnent occasion à la formation de sources gazeuses, de moffètes: Mr. de Renzi CTopografia medica del regno di Napoli. I, p. 41) reconnoit déjà l'influence malfaisante de ces exhalaisons en général: «Le météore delle qualî si fa centre il Vulcano ardente, l'aflluenza del fîioco elettrico, le piogge di cenere che dà di quando in quando, il fermente continuato delle sostanze bituminose ed accensibili nel seno délia montagna, non solo crescono la somma del calorico libero dell' atmosfera ed elevano la temperatnra de' luoghi, ma benanche spargono nell' aria dei vapori e de' gas, che respirati troppo da vicino, possono a creder nostro, dlsporre a la cronici^ e lenta bronchite , il cui termine ordinariamente disegnasi col nome di tisi pulmonare. E quelB poi che si trovano per qualunque cagione incaminati in questo morbo fatale, dovranno affrettare il loro eccidio nel sottoporsi ail' azione troppo continuata e prossima di taie atmosfenu» De telle sorte est p. e, la fameuse Solfatara, un volcan â demi éteint qui exhale une énorme quantité de vapeurs d'eau avec hydrogène sulfuré, qui déposent du soufre, ou en se combinant avec l'oxygène de l'atmosphère et les terres du lieu elles forment des sulfates. A ces sources appartiennent dans le Toscana les fameuses Lagdni CSoiBoni, BuUicami, Fumacchii), dont les vapeurs bouillantes contiennent outre les principes mentionnés une grande quantité d'adde boradque, leur atmosphère est une des plus délétères pour l'homme et pour les animaux dans tonte l'Italie. Très fréquentes sont autour du Vésuve les si dites Moffètes froides, des lieux ou la terre exhale une énorme quantité d'acide carbonique qui s'accumule dans les caves, les bas -fonds de la terre, quelquefois il remplit toute une vallée, les plus renommées de ces sources sont la grotta del cane^ le lac d'Avemo etc., mais comme rien ne trahit souvent la présence de ce poison, il n'est pas rare de trouver morts des hommes, des quadrupèdes, des oiseaux qui par hasard sont entré dans ces caves, cavernes, vallées 0»

■> P. e. la Tallée dei Santoli (Amiancti taIIm de Virgile): nin Ihale telbit flndetnan tampfe, deren waiter fo fchwtn wie tiate sa feyn «cheint, aad in diesen an Tielen tteUen «tarke eniwidielangen von fohwefeiwassentoirgat nnd kohlensftnre; ilir pfeifen nad tpnideln bildei in der 6den gef end ein bdiyfchea eoneen, der schwefelgernch des waMerttolTgafes rerbreitel tich weît nmher nnd die kohlenrtnre, welclie •ich ein paar fnsi hoch Aber dem boden lagert, lOichl fackehi aoi nnd hindert das athmen. An eiaer

Ott seulement des enfoncements de la terre CDella Torre 1. c. p* XXXVI, p. LXIIL Martens L e. p. 89. 100). Très célèbres sont les sources de gas hydrogène ou le demi Tolcan de Maccaluba en Sicile. Mais en tous les pays volcaniques il y a de pareilles sources ; y y en a aussi dans des pays où les volcans sont éteints depuis des milliers d*années, p. e. elles ne sont pas rares dans notre Wetteravie qui borde Tancien volcan du Vogeisberg, et qui est si fameuse par ses fièvres intermittentes des hommes et ses maladies charbonneuses du bétail C'est vrai il y a aussi des exhalaisons gazeuses dans des pays ou il n'y a pas d'indices de volcans, diose de laquelle on s'est surtout aperçu en forant des puits artésiens '> V. Tremblements de terre. Les tremblements de terre arrivent surtout fréquemment dans les pays volcaniques, ils sont souvent accompagnés d'éruptions, et leur cause est la même, elle réside bien dans l'intérieur de la terre; les observateurs les plus exactes nient tous les présages observables dans l'atmosphère, ou au ciel, ou même à k surCMe de la terre; aussi les pressentiments que l'on attribue aux animaux sont des fables C Martens Italien. I, p. 116). Pendant le tremblement les animaux sur la terre, dans la mer et dans l'atmosphère sentent les concussions aussi bien que les hommes, ils sont épouvantés comme les hommes, et ils paraissent avoir les mêmes sentiments désagréables. Souvent arrivent des inondations, mélange des eaux de mer et des fleuves et de mares, les sources sont taries ou gâtées, des moflètes se forment comme dans les éruptions volcaniques; mais très souvent un très grand nombre d'hommes et d'animaux sont tués par les suites roéca* niques du tremblement.

«lelle, il ^oido délia morte ^enannl, hat man schon erstickte Tdgel, basen und schafe fefundeB, seibst neaschea sollen hier erslickt leyB.» De celle nanière s'expliqneot probablenenl aussi les faîls qoe Mr. 8iark (Pathologie p. 347) yeal expliquer par le nagaétisoM lerreslre.

■) Ua exemple biea frappaal snr les bords de la Liveaaa, ftiaieases par le Pellagre endémique: «Mr. le comie Alphonse Séraphin de Porcia, entrepril Tantomne passé de forer nn pnil artésien i Gajarîne, districte de Conegliano , sur la rive droite de la Livenza. Après 30 jours de trarail on éloil arrivé i une profonétm de 130 pieds, qui étoieni formés par les coaches saîvanles: terreau 1', caillons siliceux 5', argile plastique 14% grands caillons roulés 45% ane coacbe très dure de caillons et d'argile 1% argile très caBH> pacle 6% sable avec peu d'argile 5', argile plus ou moins compade avec couches minces de marne 53'. Une eau bouillonnante saillit avec beaucoup d'air, le gas sortant avec l'eau s'enflamma à l'approche d'une lumière et brûla avec une flamme de 3 pieds de hauteur, qui malgré le jet d*eau continua de brâler peadam 3 beures, daas des essaya conlinnés la flamme devint toajours plus grande et plus durable, de manière qu*aa 27 Mai la flaaime mêlée d'eau s'éleva i une hauteur de 30 pieds, et avait 6 pieds de circon* féreace. Le gas ctoit de l'hydrogène carboné.<« Osservatore Triestîno. 1^33. Juin. 8.

Un autre exemple est de TAngleterre: nA Jonstone fut foré un puil artésien dans l'été 1831, i une profondeur de 150 pieds, surtout par le schiste. Arrivé à une profondeur de 125' les ouvriers entendoicat ■a brait qa*Us preaoieal pour calai de Teaa ascendante, mau plus tard oa s'aparçat qu*il fat produit par «a caaraat de gas; après avaîr foré ancora 25 pieds plus bas, oa troava l'eaa qai s'éleva presque à la •arCaca, et da laquelle sortit ua gas avec ua brait sifflaat; le gas paroil être de Thydrogèna carbaaé, car il brûle avec aaa flamme bleua« et aa quantité est telle qu'il salErail paar ealreteair deax laataraea ardi» EaaartorT of aalaat iaveatioas. Mars. 1S32.

Que des épidémies el des épizooties soivent très souvent les érapUons et les tremble* ments de terre, personne ne voudra le nier, rexpérience Fa prouvé; notre histoire des épixooties conlient assez de preuves, et l'on n'a qu*A lire Thistoire de quelques tremblements récents p. e. de la Jamaica, Martinique, Guadeloupe, Haili etc. pour s'en convaincre. Les épizooties étoient souvent des maladies charbonneuses. Les causes les plus puissantes de ces maladies étoient sans doute la décomposition des animaux et des végétaux morts, et la famine des hommes et des animaux qui suit ordinairement; sans doute les inondations, l'altération des eaux et de l'air y peuvent aussi entrer pour leur part, de même les émotions de l'âme. Mais les auteurs tant anciens que modernes n'ont pas été contents de cette explication; ils ont cherché un rapport secret entre ces phénomènes et les épidémies, ils ont parlé de maladies de la terre etc. Certes rien n'arrive par hasard dans la nature, le moindre phénomène est dicté par les lois éternelles de la nature; mais une loi aussi générale de la vérité de laquelle personne ne doute, n'explique rien, parcequ'elle laisse un champ trop large de possibilités, et de posse ad esse non valet consequentia. En vérité il y a pour les épizooties quelques coïncidences assez remarquables, p. e. les années de 1682, 1732, 1756, puis 1766, 1783 et 1703, 1712, 1760 distinguées par des bouleversements et éruptions sont des années remarquables de glossanthrax, de charbon, d'une maladivité générale; mais on ne trouve pas d'autre rapport que les influences susmentionnées 0- Do l'autre cAté on ne peut pas nier que les effets des tremblements s'étendent quelquefois bien au lohi, p. e. du tems d'une éruption dans la basse Italie des sources ont été changé dans la hante Italie et même dans la Hongrie; c'est un fait assez connu que le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 avoit une influence sur des sources en Angleterre et même en Allemagne ')• Aussi il faut concéder que quelquefois ces révolutions peuvent être peu observables, et cependant elles peuvent influer sur la santé; les phénomènes qui arrivent quelquefois peuvent laisser soupçonner de telles influences, que l'on n'est pas autorisé cependant de généraliser et de présumer, où elles n'ont pas été observé I P. e. les phénomènes qui arrivent quelquefois sur le lac de Laach près d'Andemach, et encore l'année 1844: ^Le 1 Juillet vers quatre heures et demie, par un tems calme et serein, une agitation subite se produisit dans les eaux de ce lac, et en quelques instants les eaux avoient atteintes une hauteur telle qu'elles débordoient de tous côtés. Peu d'instants après le débordement cessa et les eaux rentrèrent dans leur lit. Mais cette espèce de reflux se fit avec une telle vitesse, et l'eau se retira si loin, que l'on put apercevoir des àbtmes dont on n'avoit aucune connaissance; en même tems un bruit souterrain se faisoit entendre, à peu près semblable au

*> Des oompilttioDS comme oeUes données ptr Mr. Buorial, eomprenuiies senlameni une seiilo dMtfto période ne peuvent rien prouver; il fondroil pour cela des observations complètes pendnnt des sîides, el Bons ne pouvons pas encore avoir de telles.

') Et la même chose a élé observé en d*autres tremblements de terre v. Thonvenel Climal é'Italie.1, p. 160.

tonnerre grondani de loin, et one odenr fétide s^éleroit des profondeors du lac; la terre aux alentours se couvrit de crevasses; on grand nombre de poissons morts parurent à b surface de Teau, et beaucoup d'oiseaux tombèrent à terre dans les environs, atteints sans doute par l'exhalaUon pestilentielle du lac» (L'Institut, i 844. N. 555. p. 280). V. plus bas Miasme humatil.

b. Inflaencef ttMOfphériqiiei.

L'atmosphère est la couche la plus extérieure, et gaseuse de la terre, dans laquelle nous vivons avec nos animaux domestiques, composée essentiellement de 79 parties d'azot et de 21 parties d'oxygène, en vohime, elle est cependant modifiée sans cesse, et ces modifications exercent les plus grandes influences sur la vie des animaux. Les agents modificateurs sont: 1) L'électricité^ 2) la lumière, 3) la chaleur, 4) l'eau, p) la densité ou la pression de l'air, 6) les mouvements ou les vents, 7) différents principes étrangers qui sont souvent mêlés dans l'atmosphère.

L De l'électricité. De nos connaissances actuelles nous devons bien tirer la conclusion que l'électricité est un des plus puissants agents morbifiques ; mais outre l'obscurité qui règne encore dans les points les plus essentiels de la doctrine électrique, l'enchaînement des phénomènes est tel que les explications deviennent extrêmement difficiles: 1} D'abord on a avancé que le magnétisme terrestre avoit une grande influence, surtout sur la marche des épidémies; a priori on sera très disposé d'admettre que ces courants réguliers électro- magnétiques de la terre, devroient avoir une grande influence sur la vie des animaux, mais notre science demande des preuves directes par l'expérience, et telles n'existent pas encore. Mr. Buzorini (Luftelectricitât etc. und krankheitsconstitution. Constanz. 1841) a en vérité avancé l'opinion que le Choléra s'étoit répandu dans la dhrection des lignes isogones et isodynamiques, mais quant même la doctrine généralement professée sur la marche régulière du Choléra ne seroit pas fictive, comme elle l'est en vérité, Je ne saurois pas retrouver cette loi; quant aux centaines d'épizooties dont l'histoire nous avons communiqué, il n'y en a pas une seule qui pourroit fournir des preuves d'une tdle assertion, comme nous verrons cela plus bas. Mr. Buzorini a encore voulu expliquer les constitutions épidémiques par les variations irrégnliéres de l'aiguille magnétique, s'il n^ avoit pas une foule d'autres objections â faire déjà le petit nombre de faits, et le oonrl espace des observations s'opposeroit à l'établissement d'une telle hypothèse. — 2) Mr. Eisenmann (Die vegetativen krankheiten. Erlangen. 1835) a proposé l'ingénieuse hypothèse que T'étoit l'électricité par contact ou galvanique de la terre qui avoit la plus grande influence dans la génération des maladies, que les diflërentes couches de la terre, surtout avec les amas d'eau formoient des piles voltaiques; contre l'Idée en général on ne peut guère opposer, je concède aussi volontiers que quelques phénomènes, p. e. les rechutes des fièvres intermittentes en passant l'eau, la rhabdomantie, quelques

infections terrestres etc. se pou rr oient expliquer de cette manière^ mais de posse ad esse non yalet consequentia, il n'y a pas une preuve directe , l'hypothèse dans sa généralité explique trop, et par cela même elle n'explique rien. — 3) Dans les derniers tems on a tenté d'expliquer beaucoup de phénomènes par la force thermo-électrique. C'est déjà une des hypothèses pour expliquer le Magnétisme terrestre, la terre chauffée par les rayons du soleil sous la zone torride chasseroit un courant + électrique vers les pôles, et comme après les expériences de Becquerel, Munke etc. par la mixtion de l'air froid et de l'air chaud le premier devient -|- le dernier — , cela expliqueroit l'électricité atmosphérique en général et surtout la grande tension électrique sons les tropes, et comme d'après Pouillet par l'évaporation des eaux qui contiennent des sels, ainsi de toutes les eaux terrestres, il y a séparation de l'électricité de manière que les vapeurs contiennent -|- E. et l'eau — E., ces phénomènes pourroient bien servir â expliquer des faits pathologiques généraux qui seront mentionnés plus bas. C'est fort probable que la grande fréquence des phénomènes électriques du tems des éruptions volcaniques et des tremblements de terre s'explique par la thermo- électricité, et des tristes événements qui^ â ce que je sais, ont toujours été expliqué d'une autre manière, rentrent probablement dans le cadre de ces faits, je veux parler des morts subites qui souvent sont arrivé, lorsque des hommes s'approchoient des grandes masses de laves rouges brûlantes, malheur qui est encore arrivé à la dernière éruption de l'Etna; le récit d'un tel fait arrivé dans l'Islande ne laisse guère en doute que c'étoit un éclair volcanique qui causa le mal: y^Le volcan lançoit au milieu de son impétuosité , un météore semblable â un éclair dont les effets furent aussi étonnants que terribles : onze chevaux en furent tués, dont trois étoient dans l'écurie; on les y trouva morts l'un à côté de l'autre; deux individus en perdirent la vie, avec des circonstances remarquables: l'un, respectable paysan, en sortant de la porte de sa maison, en fut atteint, et tomba mort A l'instant; on ne vit d'abord aucune marque de blessure sur son corps, ni de feu sur ses vêtements; mais ayant été déshabillé, on trouva la peau et la chair du côté droit brûlées jusqu'aux os, ainsi que la chemise et le gilet, qui probablement étoient de toile de lin, puisque ses habits de dessus qui étoient en laine, furent intacts. L'autre victime de ce phénomène fut une servante qui devoit sortir avec le paysan pour sauver les bestiaux; elle fut atteinte du même coup^ mais elle ne mourut pas de suite, elle brûloit aussi du côté droit; on la changea de vêtements, mais le feu la consumoit toujours; ce feu poissant et glutineux (bien différent du feu d'éclair ordinaire) 0 brûloit dans les pores etc. Plusieurs personnes observèrent que ce feu perça d'outre en outre les rochers durs qui se troavoient sur son passage» (Olafsen et Povelsen 1. c. IV, p. 275> Ces faits prouvent que le développement local de l'électricité peut être très grand, et si l'on se souvient des phénomènes thermo -électriques qu'offrent plusieurs minéraux, comme la tourmaline, le schoerl etc. on

*) Pu da tout, la nème choie est ploilenfi foii arrivâe cbex des pertonnei frappées de la foadre.

ne trouvera pas impossible que sous la zone torride la themio-éleclriclté de q[uel<|iies roohes puisse élre d'une influence sur la santé )des bommes, mais Thypotbèse susmentionnée de Mr. Heyne que ^électricité développée par le latérite éloit la cause des fièvres de montagnes dans la province de Madras devient fort peu probable, si Ton compare tous les rapports sur ces fièvres. — 4) On a tenté d'expliquer des phénomènes pathologiques par l'action électro-chémique des corps terrestres; au fond ces explications doivent coïncider avec les explications par l'électricité galvanique, cependant c'est juste peut -être d'attribuer la plus grande influence aux décompositions chémiques arrivées sous l'influence de l'électricité dans les agents extérieurs aussi bien que dans le corps de l'homme; et probablement ce n'est pas sans raison, que Mr. Matteucci regarde les procès chimiques de la terre comme une source de l'électricité atmosphérique. — 5) Toujours faudra -t* il reconnaître que les frictions de l'air entre ses couches et avec le sol sont une source féconde d'électricité. On seroit tenté de croire que pendant des calmes prolongés de l'air l'électricité atmosphé* rique devoit devenir 0 ou peut - être par l'eflet du sol — E. , et cela pourroit expliquer le sentiment d'oppression et de malaise, et même l'influence malfaisante d'une telle atmosphère sur la santé des animaux.

Les sources qui peuvent fournir l'électricité i l'atmosphère sont très nombreuses, mais malgré cela la physique est bien éloignée de pouvoir nous expliquer les lois de l'éleetridté atmosphérique; et les observations sont encore assez peu nombreuses; malheureusement elles manquent surtout des régions équatoriales. Les observations, surtout de Mr. Schûbler, suffisent pour établir 1]) qu'en général dans nos cUmats l'électricité de l'air est fiiibie et positive (en 13 mois et entre 480 observations elle étoit 438 fois -f-, 36 fois — el 6 fois 0), celle de la terre étant négative. — 2) Déjà Mr. de Humbcrid et Tralles, aussi Schûbler et Iphofen ont prouvé que dans des vallées profondes et encloses l'électricité est plus souvent nulle ou même négative: au contraire déjà Beccaria et de Saussure, Lambert, Monge, Gay-Lussac, comme Mr. Schûbler ont prouvé que la tension électrique positive devient d'autant plus grande, que l'on s'élève plus haut dans l'atmosphère (l'électromètre de Mr. Schûbler montra 15^ à une hauteur de 30 pieds au dessus du sol, à 73 pieds il montra 28», à 145 pieds 50>, et en 180 pieds 64^. Aussi Le Blond (Fièvre jaune, p. 87) trouva dans l'Amérique aux bas -fonds la tension électrique à peine perceptible, sur des hauteurs moyennes elle étoit plus grande, et sur les hautes montagnes fort grande. — 3) Mr. Schûbler a prouvé que l'électricité atmosphérique montre une variation diurne régulière, elle est à son minimum avant le lever du soleil, elle s'accroit jusqu'à 6 — 8 heures du matin, où elle atteind son maximum, elle décroit jusqu'avant le coucher du soleil (4^6 heures) , et accroît jusqu'à deux heures après le coucher du soleil où elle a son second maximum. EUe montre aussi une variation régulière annuelle, elle a son Maximum dans le mois de Janvier, son minimum dans le mois d'Avril. — 4) Probablement k tension électrique est beaucoup plus grande dans les pays tropiques; on doit tirer cette conclusion des

observations de Mr. de Hnmboldt dans rAmérique, de Lind, Boyle etc. de rAfriqoe et d'après Mr. de HuinlK)Idt l'intensité de réiectricité de l'atmosphère et des hydrometeores s'accroît depuis les pôles jusqu'à l'équateur CVoyag. VI, p. 178). Les états électriques ont une très grande influence sur la santé dans ces pays, probablement les coucbes infé* rieures de l'air sont négatives; c'est inconcevable que les naturalistes de l'expédition dn Niger n'ont pas fait d'observations sur l'électricité I Je vais cependant communiquer quelques observations nouvelles de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Asie, qui sont assez remarquables : «Au Sénégal des orages fiéquents régnent dans la saison des pluies. Il est bien rare que celle-ci n'en soient pas précédées: au contraire, il arrive plusieurs fois que le tonnerre gronde sans amener de pluies. Sur 57 orages observés en deux hivernages, nous ne trouvons en effets que 47 jours de pluies. Quelquefois l'orage se montre dans la saison sèche ; je l'ai entendu deux ans de suite dans le mois de Mars, à l'époque des vents d'Est. Il nait toujours dans l'Est, s'accompagne d'éclairs et de décharges électriques, tourne vers le Sud et meurt au Nord à mesure que la pluie tombe. Suivant Thion de la Chaume l'aiguille aimantée fait alors le tour du cadran; de là le nom de Tornades donnés par les Portugais aux orages de la côte d'Afrique. Il faut sans doute attribuer aux changements électriques opérés dans l'atmosphère, c'est-â-dire au défaut d'électricité des couches inférieures dans l'hivernage et au rétablissement de l'équilibre effectué par l'orage, le malaise extrême et l'abattement qu'on éprouve au commencement de la mauvaise saison, et les violentes perturbations qui en sont la suite trop fréqente. De nombreuses observations m'ont prouvé qu'au Sénégal en particulier les maladies s'aggravent sous l'influence des orages. Ainsi d'après Lind beaucoup de soldats anglais et les deux tiers des femmes tombèrent malades au Sénégal pendant la nuit qui suivit un de ces ouragans.<^ Thevenot Maladies des Européens etc. p. 79. «NuUe part l'électricito n'éprouve des variations périodiques et accidentelles â un degré pluâ intense que dans les latitudes de l'équateur aux tropiques. Nulle part la sensibilité des organes ne se ressen| davantage de son influence • . • . Dans les journées d'été, si l'atmosphère est lourde (atmosphère que les Portugais désignent sous le nom de Mormaço), on ressent par l'excès de dégagement de l'électricité un état de prostration tel qu'on ne peut se livrer au travail qu'avec difficulté; les* mouvements , les idées sont frappés d'une paralysie pour ainsi dire de courte durée, et ils ne reprennent leur activité qu'après la pluie et lorsque le vent vient à souffler du Sud ou d'un autre point quelconque de l'orizon. L'électricité est moins forte dans les montagnes que dans les plaines 0 ? malgré la fréquence et la force des orages dans les premières : dans les plaines, l'humidité étant plus grande, elle concourt à l'excès de fluide électrique. Dans les unes comme dans les antres, l'action électrique entretient l'irritabilité nerveuse qu'on remarque

0 L'auteur croit cela, parcequ'il n'avoit pat les mêmes sensations désagréables, mais c*est probablenent pareeqa'il it*y a paa tant d'électricité Bégatlve que dans les basses couches.

sur les individus lymphatiques ; cette action répétée produit les maladies nenreuses qui s'observent en grand nombre dans les provinces de Rio de Janeiro , de Minas, de Saint PanL Mrs. Spix et Marlius ont rapporté au mode d'alimentation la fréquence de Thystérie et de rbypochondrie dans cette dernière province; je crois que ces deux affections partidpent davantage de TacUon permanente de Télectricité.» Sigaud des Maladies du BrésiL p. 61. Bien extraordinaire est la description du développement de l'électricité dans le Deccan, haute province des Indes renommée par les fièvres pestilentielles qui y régnent: «In the Deccan, etectricity exists in a more or less concentrated state,#according to the condensation or the raréfaction of the atmosphère, and to the moistness or thedrynessofit During the cold weather, and hot dry winds, which immediately précède the rain, it passes from animais very rapidly, and is accumulated in large quantities in non-conducting substances. Flannel taken from the body, and beld at a little distance from it, produces an electric current, the effect of which is very perceptible in passing from Uie body, so as to cause the hairs upon it to stand erect. A more remarkable phenomenon, of a similar kind takes place while riding: A wooUen coat may be observed to attract the hair of a horses tail. The phenomena of sparks, also, are strikingly seen on suddenly removing a blanket or any woollen germent. From ail the above circumstances, a conjecture may with rnucà diflidence be hazarded, that the Choiera may be owing to the différent States of atmospheric electricity, acting with more or less intensity through the médium of the nervous System on the blood, and suddenly producing this gênerai and very dreadful 6courge.<( Graham Choiera in Kandeish 1839. London and Edinburgh monthly Journal. 1842. p. 628. — 5) Nous avons déjà fait remarquer que les hydrométéores ont une grande influence sur le développement de l'électricité, car dans l'évaporation même l'électricité est éveillée, la terre ou l'eau restant — E. et les vapeurs devenantes -f* E. Mr. SchAbler trouva presque toujours une forte électricité positive des brouillards, qui ne sont que des nues basses, et les nues mêmes étoient tpujours fortement positives, mais la pluie tombante plus souvent négative que positive dans le rapport de 155: 100. Mais l'eau étant très boa conducteur les brouillards et les nues doivent attraire l'électricité de l'atmosphère, comme nous voyons que l'eau et mêmes les eaux sousterraines attraient l'éclair. Durant un orage Mr. Schûbler trouva l'électricité souvent très variable, dans un moment -|- dans l'autre — . Les vents ont montré une grande influence sur l'électricité des pluies tombantes , d'après Mr. Schûbler les pluies sont le plus souvent positives si elles arrivent avec des venta dn Nord , elles sont plus souvent négatives durant des vents du Sud ; aussi Mr. Gersdorf trouva l'électricité négative extraordinaire dans des tempêtes du Sud. Sur l'électricité du Sirocco V. plus bas. Sur l'électricité du Malaria les observations sont malheureusement oontradio» toires. — Des recherches nouvelles ont prouvé ce que Cavendish avoit déjà soupçonné, que par réclair une partie de l'azote de l'atmosphère est combiné avec l'eau pour former de l'adde nitrique, ce procès pourroit bien être avantageux pour la santé des animaux, plus

^e pour la natrHion des pirates (Liebig Agricaltur-obemie p. 298). •-* Mr. Bumh* fini a iait des expériences pour prouver que Patmospbère contenoil plus d'oxygène après l'orage qu'avant I*orage C^O, 31 et 20, 55), mais ces différences sont trop petites et ani* vent par hasard, et sa manière d'expérimenter ne pouvoit pas conduire i des résultats.

U y a long-tems que Ton savoit que l'électricité accélère le procès de la putré^ lîMtion, Achard avoit déjà fait des essaya avec des morceaux de viande électrisés et non électrisés, et avoit trouvé que les premiers passoient toi^ours les premiers en putréf action; le même compara des oiseaux tués par des coups électriques et d'autres tués par la section de la moelle alongée, les premiers étoient en putréfaction avant les derniers; Xr. Van Mafum observa la rapide décomposition d'anguilles tuées par l'électricité (Edwards Influence of pbysical agents. App. p. 328> Mr. Stevens assure que les pécheurs de Newfoundland savent depuis long-tems que des éclairs qui passent & côté du vaisseau , font, que le poisson pas encore salé se gftte. Probablement l'électricité agit par la décomposition de quelques principes qui une fois établie entraîne bien vite celles des autres; probablement l'électricité négative favorise plus la décomposition que la positive, parcequ'elle favorise l'oxydation. Mr. Mateucci a fait une expérience fort curieuse qui tend à éclairer le sujet: U a placé des morceaux de viande sur des plaques de zinc, ils se sont conservés frais pen^ dant long-tems. Le zinc s'étoit électrisé vitreusement et la viande résineusement; or comme l'oxygène qui favorise toiyours la putréfaction est un corps essentiellement électro-résineux, il a été en quelque sorte repoussé par la chair musculaire, qui étoit eUe même dans cette condition électrique, et la putréfaction a été retardée.

Quant i la végétation, Mr. Pouillet après avoir démontré qu'à chaque combustion le corps combustible devient *— et le comburé 4*» ^ùnsi le charbon — et l'acide carbonique -|-9 a professé l'opinion que la végétation étoit une source principale de l'électricité atmosphérique, et Mr. Front (Chemistry, Meteorology p. 342) est du même avis, 'cependant Mr. Prout pense que l'électricité fournie étoit — , Mr. Pouillet la prend pour 4* 9 ^^ U ^^^ Pavoir prouvé par des expériences directes, qui cependant comme Mr. de la Rive remarque avec raison, ne sont pas concluantes; d'après les vues théoréliques de Mr. Pouillet elle devroit être positive pendant la nuit, et négative pendant le jour pour les parties vertes, le contraire pourroit avoir lieu pour les fleurs, qui en vérité offrent souvent des mouvements que l'on a pris pour électriques, et ce qui eat plus sûr, elles émettent souvent une lueur comme électrique (les si dits éclairs — daa blitzen der blumen — observés surtout, aussi par moi-même sur les Calendula oiSc, Tropaeolum, Tagetes, HeUanthus, Lilium etc. Haggren: Neue Schwed. Abhandl. IX, p. 59 etc.). — Une expérience de Mr. Becquerel CTraité de l'électricité) tend à prouver qu'un courant faible électronégatif sur la racine d*ttne plante et un courant positif sur la cime favorisent la végétation. — Plusieurs expériences paraissent aussi prouver que l'influence d'un courant électrique est favorable à la germination des semences. — Tout le monde sait que la pluie électrique accélère plv

^e toat autre eau la végétatîon. — Plusieurs observateurs ont vu des végélatioBS extraordinaires après l'influence de réiectriciié et Mr. Decandolle CPI^TsioIogie végétale III, p. 1090) croit cette influence générale. En général on peut bien s*étonner que nous ne possédons pas encore des expériences exactes et suivies sur l'action de l'électricité sir la végétation, elles promettent des résultats importants. Le phénomène le plus connu c'est la végétation extraordinaire des plantes mycoides après des orages et pendant une atmosphère électrique, j'en ai communiqué un exemple bien frappant (P. jus t. III, p. DX.), mais j'ai souvent observé, comme beaucoup d'autres avant moi, cet accroissement extraordinaire des champignons sous l'influence d'un air électrique, on observe surtout souvent les si dits cercles des sorciers (hexenringe), des places rondes plus vertes que le reste des prairies sur lesquelles on trouve un cercle de champignons, quelquefois double, je l'ai même vu triple, dans ce cas les cercles extérieurs contiennent des champignons plus jeunes, le milieu du cercle contient un ou deux champignons vieux ou leurs débris 0 CTreviranus Biologie II, p. 362. Wiegmann krankheiten der gewâchse. p. 144). 11 n'y a pas le moindre doute que les champignons parasites, la rouille, l'albigo etc. se forment sous la môme influence, de quoi je parlerai plus bas en traitant de l'influence de la végétation. — Durant la floraison des plantes les éclairs deviennent souvent nuisibles et causent l'avortement des semences, phénomène qui est surtout connu du sarrazin, mais aussi des céréales, les Anglais nomment aussi la maladie blight (Wiegmann 1. c. p. 99. p. 146. Kreyssig pflanzen- und thier-production. II, p. 83). Surtout le houblon est souvent dévasté par les orages du tems de la floraison, il soufire de la maladie que l'on nomme en allemand nder brenner^ (Schubarth anbau der feidgewâchse II, p. 37), aussi souvent de l'albigo; ces maladies du houblon ont été observé du tems du Choléra, et Ton a eu tort d'y voir un phénomène extraordinaire. Mr. Bassi croit aussi avoir observé Piofluence de l'électricité sur les épizooties de la muscardine (Botrytis Bassiana) des vers A soie, entre les causes qui font cesser ces épizooties il nomme la transition brusque ndal massimo grade di elettricita atmosferica positiva alla negativa» (Del mal del segno I, p- 42.)

Les quadrupèdes, et surtout les chats, sont plus électriques que l'homme, mais s'ils en forment plus, ou s'ils la retiement mieux parcequ'ils sont mieux isolés par les poils, on si elle se développe par la friction de la peau, demande encore des recherches; elle est surtout grande chez les chats, et elle est vitreuse. A peu près tous les animaux nous montrent qu'ils sont fortement affecté par l'électricité atmosphérique, et la plupart paraissent

0 Mail c'est mal à propoi qae Pod croil qae cci cardca éloieat la suite de Tédair; en général iU font la suite d*ezcrémenU d*ttD animal on d*nn homme, et la forme s'explique par la dissémination des spores du premier champignon qui s'est formé; le peuple est étonné de Textrème Titesse de la Tégétation, de U le noau

pressentit les orages encore beaneoup mieux que rhomme. Les insectes paraissent snrtont affectés, j'ai remarqué plusieurs fois que pendant des tems orageux la gale se communique beaucoup plus aisément, et ses douleurs deviennent insupportables; tout le monde sait qu'un état électrique de l'atmosphère rend très méchants les insectes parasites; d'autres insecteft souffrent beaucoup par les orages, d'immenses quantités d'aphides sont souvent morts et évanouis après un orage, j'en ai rapporté un exemple P. just. p. CCCLXXXII, mais chaque observateur un peu attentif peut s'en convaincre bien souvent dans les jardins, comme ils sont tués par millions par un orage, aussi Mr. Wiegmann annote: 9»C'est remarquable que les aphides qui apparaissent dans la miellée du houblon, meurent dans le moment, où un fort orage se décharge ; aussi les jardiniers qui voient disparaître l'espoir d'une bonne récolte par les aphides du houblon, ne souhaitent rien de plus que beaucoup d'orages<< (I. c. p. 101 3. Aussi les vers a soie. sont pris d'épizooties pendant un état électrique de l'atmosphère, Mr. Nysten dans son excellent traité des Maladies des vers â soie. P. 1808. p. 40 remarque: ^La chaleur accablante et le calme parfait de l'air qui constituent cet état que l'on désigne sous le nom de touffe, et qu'on observe surtout à la veille d'un orage, sont une cause occasionelle des épidémies de muscardine et de la maladie des morts flats: mais cette dernière maladie semble particulièrement se développer lorsque l'humidité se trouve réunie à la chaleur, et que les vers occupent un petit espace. << — Aussi les sangsues paraissent beaucoup souffrir et mourir sous l'influence de l'électricité. Mr. Derhelms C^ist. nat d. sang:sues. P. 1825) avoit émis l'opinion que c'étoit l'électricité , des orages qui les faisoit mourir en grand nombre, et plus tard il s'en est convaincu par l'expérience (Buchner Repert. XXI, p. 341). Tout le monde eonnoit l'état inquiet et excité de nos animaux domestiques à l'approche d'un orage; et même les animaux sauvages expriment par des hurlements etc. leur état souffrant; Mr. Rengger p. e. raconte: »!! se passent souvent des jours sans qu'on entend la voix du Jaguar; mais si le vent du Nord a soufflé pendant plusieurs semaines, alors les Jaguars annoncent par leurs hurlements, souvent prolongés par la moitié de la nuit, la prochaine arrivée du vent du Sud. Comme les Paraguayens souffrent beaucoup de douleurs rhumatiques et des os au changement du tems, ils pensent que c'est aussi le cas avec le Jaguar, et que ses hurlements en sont la suite; est-ce que peut-être l'accumulation de l'électricité atmosphérique seroit la cause du phénomène, au moins c'est hors de doute qu'elle fait une grande impression sur nos chats domestiques^ CSâttgthiere von Paraguay, p. 171). — Il y a quelques faits qui pourroient fair croire que l'électricité plus forte a surtout une influence délétère sur le foetus des animaux: Dans tous les pays i peu près tous les cultivateurs sont persuadés que de forts orages font mourir les poulets dans les oeufs douves, et en quelques contrées on met des morceaux de fer dans le nid pour garantir les oeufs contre l'électricité. J'ai vécu assez long-tems i la cam-> pagne pour ne point rejeter cette opinion. Dans les derniers tems un médecin des Indes occidentales a émis l'opinion que la forme des nids des oiseaux dans les pays tropiques,

ri exfosi$ an orages étoit calculée par la nature pour préaenrer les oeofa de rinlhieiiee délétère de Télectricité, au moins l'opinion est développée avec sagacité 0* Chea les Mammifères les avortements sont très fréquents pendant et après des orages: «Les intempéries atmosphériques agissent, au pâturage, plus fortement sur les vaches que sur les juments; on a vu des troupeaux entiers des premières, avorter dans un violent orage, soit par la terreur du tonnnerre et des éclairs, soit par une forte influence électrique» (Grognier Cours de Multiplication, p. 316> La même chose arrive quelquefois chez les brebis.

*) NatiinilUta bave remarked , obiarret M. HiU (Spanish Towd. Jamaiea) , thaï in Iropieal M»ntffioi, thera ara a gréa ter numbar of birda Ibat build clase neato Ihaa In the ^mperate clhnata of Europe. Jb Ihe West Indian Islandi, with the exception of the pigeon tribei and the huroming birdf , Ibe nesta are almost nniformly circular coverhigs of dried graM, varied by intermingled cotton, moss and feathert, with an opentng from below, or an entrante at the aide. The Banana bird weares a hammocii of fibres, aonelîBiefl of horsebair, deep and purse-lika, and looidy notted; the maacicapa olivaria, a banging cet of withered leaTes, ftraw, mois, fibroua threada, and apidera weba , fitted together; and the mocking-bird builds, in the midst of a maas of wicker work, a neat nest of straw, lined with haïr. The wood pecker and the parrot take to bollow trees; bot I hardly know an arboreal bird beside that conatructs any neat Ibat ia no whoUy eovered or doomed over. Very many inaeeta Uiai are exposed to tbe air doring tMr BMtaarorpboaea wcave eoveringa of ailk and cotton, in which tbey lie ibronded, al once impenelrable to moisture and «ninfluenced by the disturbancea of the atmosphère. It would seem that tbe objeci, whatever it be, ia tbe same in both. It is not for warnitb that the insects apin thèse webs, for tbey form their ce* Terings of silk and cotton in the botlest period of the year; and I find that, whilst ail onr birds that bnild open ncsts breed early, Ibose tbal constrnct the doomad and spberical ones nestle in the aeaaon helwcen Ibe spring and aotumnal raina, wben Ibe air ia aalunted with eleclricity, and ia in a atale o^ conalaaft change.

The destructive influence ezercised by tbe active eleclricity of the atmosphère on tbe e^gt of birds, accorda wilh Ihat organic gradation by whicb tbe bigh embryonie animais commence Tegetatire Kfe with an organianlîon atmilar lo tbal of Ibe lower. Tbe ancœssive stages of derelopment présentée by Ibe egf during incubation eihîbil Ibe beart and greal vesseb constructed Uke those of tbe Balrachian reptile, wilh référence to a bronchial circulation. In the descending scale of organisation in animais where the respiration ûi low and the irritabilily high, the eicctric stimulas is rapidly fatal. Fish and Crustacea pertab In graat numbera nnder Ihe influence of a Ibunder-slorm; and ihe balfmalnred embryo in tbe egg ia doairoyed by tbe disturbancea which prevail during Ihe activity of the summer iigbtning*

£lec4ricity being entirely confined to Ihe surface of bodies, and Ihe quantitiea tbey are capable of reeeiving not folio wing Ihe proportion of their bolk, but depending principally opon the exteni of surface OTcr wbieb il b apread, Ihe exterior of bodies may be positively or negatirely electrlc, while the interior ia ia a alale of perfeci neutrality. Under isolation Ihe qnieaceni t taie of the aleciricily oecasiona no aoo* aible change in iheir properties. The power of retaining the electric fluid depending iipon Ihe abape, «od Ibe sphère and the spheroid retaining it readily, while it escapes from a point, or is received by a point with facinty, tbe enveloping the eggs of birds in dried and non condocting materials spresd entirely aod widelY roond ia a neans of steadily matntaioiog an untform distribution of electricity, and wilb il of pn^ aerviag tbol atale of quiescence by which no sensible charges are comnonieated lo the embryo wllhiB. Thns al & lime wben Ibe air is excessively dialurbed by exploaiona of lighlning and by abocka of Ibnndevatorms, ibe business of incubation is carried on in a apace completely isolated, and Ibe tgg aulfera no ehange of properly by Ibe varied cleclrie action thaï i$ prerailîng in the free atmosphère around. Pro* oo«éi»g:s af càe floologicai Society of London. F. IX, 1841. p« Si.

Un fait remarciuable cpil poiirroit éloigner Pldée que ravorteroeni dans ces cas étoil la suite de la terrenr^ est celui ou un éclair tua l'enfant dans l'utérus d'une femme sans nuire i celle -la: »Hr. Renovanz écrit de Bamaul: la foudre tomba é la St Jean sur deux femmes, qui prioient l^ine à côté de l'autre; l'une reçut une bande rouge par tout le corps ^ Pautre qui se trouva dans les derniers jours de sa grossesse, fut assoupie, et ses habits s'incendioient, de manière qu'elle fut brûlée au yentre et à la poitrine, elle avoit la fièvre; peu de jours après le coup, elle accoucha d'un enfant à terme , son visage avoit un air apoplectique,'la peau de la tète étoit couverte de cheveux et sans lésions, mais l'os frontal et les os de la tète jusqu'à la nuque étoient fracassés en petits morceaux. Ainsi c'étoit un éclair qui tua l'enfant dans le ventre sans endommager la mère, car si ses habits n'avoient pas pris feu elle n'auroit pas été lésée; elle est entièrement rétablie « (Lichtenberg Magasin. Il, p. 159) 0- Je prî^ I^ lecteur de vouloir garder en mémoire que l'éclair entra par la tète du foetus.

L'électricité de l'homme sain et malade est faible en général, mais il y a des hommes quelquefois qui sont si fortement électriques qu'ils donnent des étincelles, en général sans être indisposés; l'électricité de l'homme sain et malade est positive; il y a bien des auteurs qui ont avancé que dans quelques maladies l'électricité étoit négative, en d'autres nulle; cela n'est pas impossible , cependant en quelques cas où j'ai voulu vérifier ces assertions je les ai trouvé fausses, et elles ne méritent pas beaucoup de confiance. Sur l'action diffërente de l'électricité positive et négative on a coutume de répéter les assertions de Mr. Rltter, mais nous manquons d'expériences exactes; elles sont indispensables. Le système nerveux est le meilleur conducteur de Télectricité , et il y a dans le système nerveux un double courant électrique, un centripetal (probablement par les nerfs sensuels) et centrifugal (probablement par les nerfs motiles), et ces courants sont éveillés par toute électricité extérieure; c'est une question encore indécise, si le principe nerveux est l'électricité même, ou s'il en difière; les premiers physiologistes de l'Allemagne (Mûller, Wagner, Valentin) sont de l'avis qu'il en diffère; au premier abord Tidée que notre système nerveux agiroit comme une pile voltaique a quelque chose de choquant pour l'esprit, mais en réfléchissant un peu plus, on trouve bien que, malgré l'importance de la découverte, si elle est juste, elle n'est pas plus grande que p. e. les découvertes chimiques, c'est toujours l'effet qui nous est dévoilé, et la cause est cachée, le voile de l'Isis n'est pas levél Ce qu'il y a le plus â craindre ce sont les théories pathogénétiques qui en seront la suite. Avant tout il nous faut encore beaucoup de recherches sur rêlectricité atmosphérique, car les faits qui jouent le rôle le plus important dans les théories sont encore tout- a -fait hypothétiques.

Si on réfléchit sur Taclion de l'électricité atmosphérique sur le corps animal^ on trouve 1) que celui-là est bien isolé par les parties cornées qui rouvrent la peau, etTani-

*) Un autre exeaiple d'an foelas tué dana la mèrt vivante: A et. Acad. N. C. I, p. 5* Que oelte •èawmliM eaïaaoieone, etiproavépar lea roottd'Ambr. Paré. Oenrres od.Jlalgaif on. III, p. 306.

mal encore mieux que Tbomme par les poils, et les pointes, cornes, pieds, qaeues sont garnies des meilleurs isolateurs; cependant ces pointes doivent toujours laisser passer de Télectricité , et la force isolante de la peau doit diminuer i mesure, que la peau deTienl humide, encore plus, si son humidité contient des sels; la perte de Télectricité sera d*au* tant plus grande que Pair ambiant est plus humide, et encore plus si les vapeurs contiennenl des sels, mais elle sera extrême si rélectricité atmosphérique est négative, el dans ce cas on pourroit supposer qu'un affaiblissement du système nerveux en seroit une suite immédiate. De ces vues se sont laisser guider en Allemagne Mrs. Eisenmann et Buzorini (V. plus bas Choléra^, en Angleterre iMrs. Johnson (v. plus bas fièvres intermittentes) et Pritchett Cv. fièvre rémittente du Niger), Townsend (fièvre jaune) etc. en Italie surtout Mr. Brocchi, qui au moins a eu une ample occasion dans l'Italie et dans le Sennaar, pour exposer ses propres sentiments sous cette influence 0- Mais malheureusement les preuves pour la qualité présumée de l'électricité atmosphérique manquent encore. — 2) Je

') 11 écrit du Seonaar: nMolto è stato disputato intorno alla natora dell' aria catlira génératrice délie febbri intermiitenti, quale è quella di Roma, délie Paludi Pontine ec, e qaaie è l'aria del Seopaar poichè sono cadute le piogge. Convcrrebbe indagare se in cambio di aUribnire la qualité maJigna di qncat aria ad un particolare miasma , corne generalmente si crede, si potesse derivarla daUa sua facoltà di aaaorbire l'elettricismo, di maniera che sottraesse dal nostro corpo quella quantité di elettricité, che è necessâria per costituirlo in istato sano. E già noto che l'aria asciutta è un cattivo conduttore che dtflrcilmente ammette il passaggio del fluido elettrico; ed ë noto a!tresi che ha una qualité affatto opposta allordiè sia umida; poichè quandu Tatmosrera è annebbiata, o nelle giomate nuvolose, maniirsta cod Pelettrametro oa grado più o meno forte di elettricité positiva, ossia in più, elettricité che dee avère rapito ai corpi cir^ costanti, e che alcuui opioano che scappi dal globo e si spanda nel atmosfera» (le raisonnement est en général faux) nSiccome l'umidilé è maggiore e più condensata nelle ore notturne, cosl allora la sua aiione debbe essere più energica** (mais les observations prouvent le contraire, l'électricité est moindre) ntd acquistare Taria un grado più esaltato di malsania. Certo é che l'aria notturna produce su certi individu un' impressione ingrata ne* paesi stessi ove non pu6 dirst malsana. Jo sono del numéro di questi. Fino dalla mia gioventù , se per qualche ora délia sera mi espongo ail* aria delta notte, o se dormo in nna stania mal difesa, roi svcglio alla mattina svogliato con le membra fiacche, e come indormenlîte: la faccia è pallida, e la bocca amara, sintomi che svaniscono dopo qualche ora, speiialmente con l'esercisto délia persona. Nelle montagne elevate, ne* descrti del Egitto e délia Nubia non risentii questi effetti, ma sempre nei luoghi piani sotto qualsiasi clima. Ora potrebbesi credere che in un aria pregna d'umidité e poco agitata dai venti, la sostrazione dell* elettricité possa essere cosi forte da indurre gravi sconcerti nell* economia animale, a segno di cagionare la febbre. Se ciô fosse vero si potrebbe spiegare, perché i vesttlî dî lana, e perché le unzioni con sostanze oleose si oppongano ail* influenza dell* aria cattiva, essendo materie isolanti che non danno passaggio al fiuido elettrico. Gli abitanti del Sennaar usano generalmente di spalmarsi il corpo di grasso e di burro .... Debbonsi ammettcre luoghi in cui 1 vapori aquei che s'inaliano dalla superfizie del suolo si disciolgono perfettamcnte nell* aria, e questi non sono punto insalubri; ed altri in cui l'umidité rimane o sospesa o imperfeltameute combinata con l'atmosfera, e questi saranno maJsani. Rimarrcbbe adesso da sapersi in quali circostanie provengano queste differenie, e sotto qoali eondiiioni. Possono esservi più cause locali che v'influiscano. Mi sembra che nei luoghi ove ratmosferm non é assai agitata dai venti, ne* luoghi bassi debba accumularsi neU' aria Tumidité. L*aria umida e calda e conduitrice dell* elettricité, pin di queUo che lo sia easendo fredda. Jo conghietlaro adnnqae che Pacqna ■ igrometrica sottragga al nostro corpo una porzione di flnido elettrico y non gié che gliem oammoûcÉi,

crois aassi avec les auteurs modernes que la soustraction de rélectricité du corps animal arrive plus souvent; mais que .rélectricité lui peut aussi être communiquée par l'atmosphère très électrique ne peut pas être nié, les phénomènes mentionnés plus haut des pays tropiques le prouvent déjà , les efTets de la foudre ne peuvent gnère laisser de doute que cela peut arriver, et les lois physiques ne s'opposent pas à une transmission moins sensible, aussitôt que la force isolante de la peau devient moins forte; et si Fisolation est plus com-plète, un état électro- négatif de Tatmosphère pourroit produire une accumulation de l'électricité positive dans le corps par diffusion. Les effets de la foudre que nous allons communiquer, ne laissent guère en doute que l'électricité communiquée agit de préférence sur le système nerveux, le plus souvent l'éclair entre par la télé, non seulement dans l'homme, ou l'on pourroit croire que c'étoit la partie la plus haute, mais aussi chez les animaux, souvent il tue sans lésions apcrcevables, souvent il suit la moelle épinière ou lies grands troncs des nerfs, souvent il cause des paralysies nerveuses, ou il en guérit aussi; souvent il laisse des névralgies; et des symptômes nerveux, migraine, hystérie, convulsions s'observent souvent avant les orages. C'est bien possible que l'on trouvera encore des lésions dans la structure intime du cerveau des personnes tués par la foudre, ou non n'a pas vu des lésions jusqu'à présent, mais il est possible qu'il tue sans lésion, comme il y a des hommes qui sont revenus à eux mêmes après deux ou trois quarts-d'heures, qui étoient paralysés seulement pendant quelques heures et plus tard il n'avoient aucun symptôme qui auroit trahi une lésion organique. Cette action^ de l'électricité sur l'innervation est la principale et souvent elle explique tous les autres phénomènes qui suivent. — 3) Aussi si la variation présumée de la quantité de l'oxygène n'existe pas, on peut bien supposer que la quantité et la qualité de l'électricité de l'air doit avoir une influence sur les phénomènes chimiques de la respiration, et sur la formation de l'acide carbonique dans cet acte de la vie, ainsi sur la qualité du sang; Mr. Schûbler CAnnalen der Physik XXXIX, p. 336) et Mr. Buzorini (Luftelectricitfit. p. 185) se sont occupé d'expériences dans cette vue, en laissant respirer des oiseaux, des souris et des hommes dans l'air non électrisé, électropositif et électro- négatif. Dans les expériences de Mr. Schûbler une souris mourut dans l'air enclos d'une cloche non électrisé après 3 h. 57 min. et avoit consumé p. h. 3,0 pouc. cub. d'4>xygène, celle dans l'air électro -positif mourut après 2 h. 30 min. et avoit consumé 3,38 p. c. oxygène, celle dans l'air électro-négatif mourut après 3 h. 1 min. et avoit consumé 2,33 p. c. d'oxygène. Dans les expérience» de Mr. Buzorini la souris dans l'air non électrisé consuma par heure 7,7 parties d'oxygène, celle dans l'air électro-positif (i^olé) 9,5 parlies, et celle dans l'air électro -négatif 6,9 parties. La manière d'expérimenter ne laisse guère attendre des résultats, cependant Mr. Buzorini trouva qu'il consuma dans l'air non

poichè se coti fone, e se da cîo dipendesse la sua insalabriti, dobrebbero i luoght élevait essere i più malsaai, giacchè îo questi é più eaergica Kelettridtâ.tt Oiornale di Tîng^gi. fasc. 31. p. 215.

électrisé 4,7 parties d'oxygène , dans Tair électro-positif 5^ p. et dans Tair électro-négatif 4,4 p. Sans doute Tinfluence sur la sanguifîcation seroit t^ës grande. Une telle tension électrique n'existera jamais dans Tatmosphère; cependant la répétition des expériences est i souhaiter. — 4) Nous connaissons fort bien les décompositions des substances qui arrivent sous Tinfluence de l'électricité concentrée, mais sans expériences directes c'est impossible de dire quelles décompositions chimiques peuvent arriver dans le corps vivant; si p. e. trois soldats atteints par la foudre ont eu hi gravelle (Archives générales de Méd. XXIII, p. 258) le Dût est inexplicable. On croit avoir observé, et moi-même j'ai été disposé à l'admettre plusieurs fois, que dans un air électrique des ulcères et des plaies passent aisément en un état gangreneux, c'est fort possible que par Télectricité le sang est décomposé et la formation des cellules empêché, mais il seroit fort hasardé de tenter une explication sans observations directes et sans connaître le degré et la qualité de l'électricité, et enfin on ne sait pas encore quelle part y prend la chaleur et l'humidité et quelquefois des miasmes; pour le médecin cependant la simple observation du fait doit suffire pour craindre le passage. — 5) Si l'électricité concentrée agit sur un animal non seulement une décomposition chimique générale est effectuée, mais encore la chaleur développée agit et les effets méchaniques se font sentir. Si p. e. Mr. Edwards allègue comme un phénomène distinctif de l'action de l'électricité, qu*un ver de terre qui didsé en plusieurs pièces vit et se remue pendant une heure, est mort et immobile é l'instant ou Ton a déchargé une étincelle électrique sur lui, on ne peut pas savoir si c'est seulement l'annéantissement de Tinnervation qui en est la cause (ce qui souvent est vraisemblable) ou si c'est la décomposition totale du sang. Si un animal tué par Télectricité ne montre pas la rigidité des muscles après la mort , cela pourroit provenir (d'après l'explication de Nysten) seulement de l'annéantissement de l'innervation, mais c'est plus probable que c'est la suite d'une décomposition chimique des muscles qui empêche la coagdation de la fibrine des muscles, car la noncoagubtion du sang dans le cadavre des animaux tués par l'électricité, ne peut être que la suite de la décomposition connue du sang. Je pense que l'observation physique et chimique pourrmt encore éclairer quelques points. — La base donnée pour l'explication de l'action de l'éleotricité en général, est donc bien fiiible, et les hypothèses proposées s'écrouleront bien aisément. C'étoit plutôt une dévination qui faisoit proposer déjà a Mr. Hopf (djss. de princip. febres inflammat. gignente. Tubing. 1794) la théorie qui prévaut encore dans les écoles. Mr. Veith (Uandbnch der veterinârkunde. p. 265) l'a encore plus développée d'après la doctrine de Mr. Ritter, il dit: «L'électricité positive de l'atmosphère exalte le procès vital, elle fait excemer plus de carbone par la respiration, le sang devient plus riche en azot, en fibrine, et la disposition aux maladies inflammatoires est donnée; par l'électricité négative le procès vital est abaissé, la plasticité est diminué, et il y a disposition aux maladies nerveuses et putrides.<( Le résultat final de Mr. Buzorini est le même, sa démonstration est trop longue pour la répéter ici.

Pour prouver tes Dtfts mentionnés snr Faction de Téieelriolté je coaimaniquerai un d'obserreliomi snr l'effet de réclair , et je laisserai sinvre un aperçu critique des maladies générales dont Porif ine les auteurs modernes veulent dériver de l'influence de l'électricité.

1) J*ai eu à traiter plusieurs fois des hommes lésés par l'éclair, mais un seul cas mérite d'être mentionné pour prouver Paction sur le cerveau : Trois paysans jeunes et vigoureux (tarent atteints par un coup de foudre sous un poirier, l'un étoit mort sur le champ, il n'avoit d'autre lésion sur tout le corps qu'une place de la grandeur d'une pièce de 6 livres sur l'os pariétal gauche , où les cheveux étoient brûlés on plutét rasés , sans sugillation et sans lésion de la peau , au dessous de cette place l'os étoit percé par un petit trou de deux lignes de diamètre, et de ce trou sortoient trois fissures .très fines de 6 â 12 lignes de kmgueur, au dessous de Pos nulle lésion, dans tout le corps pas d'autre lésion. Les deux autres vivoient et après être revenus é eux-mêmes ni l'esprit ni le mouvement étoit affecté, bnIs ils étoient cruellement brûlés par des bandes profondes, larges et noires qui commefrçoient sur la tête et finissoient aux pieds, ils mounirent tous les deux le troisième et le qjuatrième jour avec des douleurs atroces, l'un n'avoit aucune lésion interne, Pautre avdt une inflammation du larynx et de la trachée -artère. 2) Pour montrer comme l'éclair suit le cerveau et la moeUe épinière Mr. Theden (Neue bemerkungen. III, tab. 1. 2) a donné deux figurés. 3> Pour prouver comme ces hommes tués par l'éclair sont souvent extérieurement pas changés Mr. Reimarus (Neue bemerkungen vom blitz. p. 119) voramunique plusieurs observations, p. e. une où deux hommes étoient encore assis derrière une haie, et l'un tenoit en main un morceau de pain qu'il tendoit d un chien qui étoit tué de même. 4) Un cas A peu près pareil â celui que j'ai communiqué de ma propre olhservation est communiqué par Mr. Hopf: Un homme marchant avec une hache sur Pépaule fut atteint par la foudre et étoit mort sur le champ; les soudures de son bonnet de cuir et de ses bottes étoient toutes décousues, les bouts des cheveux aux tempes et la barbe étoient brûlé; on distingua surtout une place depuis l'os frontal jusqu'à la tempe gauche où les eheveux étoient brûlés, aussi une petite excoriation s'y présenta; il y avoit des taches bleues sur Poeil et sur la joue gauche, mais en incisant on ne trouva aucune sugilation; dans tout le système osseux on ne trouva aucune lésion en aucune région, et aucun organe étoit altéré. Un cas pareil offrit encore le professeur Richmann qui fut tué en 1753 A Pétersbourg par un éclair du paratonnerre, en faisant des expériences (Henke Zeitsckr. II, p. 170). 5) Le cas suivant prouve plusieurs faits énoncés plus haut: ^Le 24 Juin 1773, je fus pris, près du hoc de Vemeuil sur les bords de la rivière d'Oise, d'un violent orage accompagné de grosse grêle et d'un vent si impétueux, qu*un cultivateur qui s'étoit mis A Pabri sous un arbre, et auprès duquel je m'approchai, me retenoit a brasse corps, dans la crainte que nous ne fussions emportés dans la rivière. Je retenois mon cheval de la main gauche, la foudre nous sépara, le cultivateur fut renversé A cinq pas de lA; mon

ehdTtl fui j^lé dans un Ibffé el moi â environ qnini* pied» do dfstaioo. ' Lt conniissttieo ne revint trois quarts- d'heare après mon accident, et je me trouvai presque paralysé éo loot le côté gauche. Parvenu avec peine à l'endroit ou j'avois été frappé, je trouvai le cultivateur et mon clieval étendus par terre sans mouvement. Mon cheval parvint, après 4le grands eflbrts, à se relever; le cultivateur paraissoit privé de k vie; M étoit immobile oft roîde ; il avoit le visage noir et brûlé , il rendoit de Técume sanguinolente par le nea el p^r la bouche. Sa langue étoit serrée entre ses dents et couverte de boue; il fut secouru^ il recouvra la connaissance au bout de 14 heures et ne put être iraosporlé chez lui fu« tfois jours après. J'observe que ce malheureux n*étoit point mouillé. Mon cheval est de-^ venu excessivement faible et en six mois ses jambes se sont arquées. Oa me transporta chex le curé de Vemeutl, et dès que je fus au lit j'éprouvai un violent accès de fièvre qm se termina par une sueur abondante, laquelle remplit tellement la chambre d'une odMV sulfureuso, que ceux qui y entrèrent en furent très -incommodés. J'ai toujours ressenti depuis et surtout dans le lems orageux de violons maux de tête, des engourdissements daas k côté gauche et des étourdissemcnts semblables à ceux que j'éprouvai lorsque je fus frappé» Le tonnerre paroit s*être insinué par le coi de ma chemise poslérieuremenl ; il ma flagellé le dos, la cuisse, la jambe et le pied gauche, la semelle de ma botte s'est trouvée dé» cousue intérieurement de quatre travers de doigL Les marques de mon dos ont rougi plus d'une année entière lorsqu'il tonnott; ees rougeurs n'ont disparu qu'à la suite d'une fièvre maligne nerveuse que j'essuyai en 1776. Six semaines après mon accident, je m'aperçus que mes ciseaux étoient puissamment ainuinté. Réfléchissant sur cet eflet et sur sa cause. Je crus devoir Tattribucr au tonnerre et j'en fus pleinement convaincu pur la vertu magnétique de mes lancettes, chappes de boucles, couteau de chasse et tout ce que j*avois éo ftar sur mui. Les ustensiles du cultivateur, ainsi que les fers do devant de mon cheval avoient la même propriété. Mes ciseaux enlevoient un poids de trois gros et demi, et mes lancettes six grosses aiguilles à coudre.<« Billouet; Histoire de Tacad. r. d. Med. I, p. 351. 6) )i ... On a aussi vu é Aumale un homme qui ayant été frappé du tonnerre le long de l'épine dans le moment qu'il se baissoit pour sonner une cloche, pronosiiquoit le tonnerre dès la veille; il se seotoit un mal -être et une démangeaison doiilourense tout le long de la trace que le tonnerre lui avoit imprimée sur le dos. Plusieurs personnes m'ont assuré avoir rectifiés ses pronostics, sans avoir pu le trouver en défauL<« Vandermondo Journ. de Méd. XI, p. 31.^ 7) Il y a quelques cas ou des hommes paralysés fureni guéris par un coup de foudre, que la mémo chose est aussi arrivé cher un animal prouve le cas suivant: nUne vache Dut paralysée du train de derrière é la suite d'un accoucheoBent

'} Un aulre cas qui ressemble à celui qne j'm' communiqué sous N. 1 a été décrit par Mr. Schottint Jahus ConvcrsaiioDsbI. I, p. 1. Extérieurement on ne voyoit qu'un endroit de la tète ou les cheTent élaltnl hrûléi, a« deasons il y avoil des BÉaun» des oa.

- fil -

liborfenx et mal soigséy Mr. BdÉn le frit pour incurable. Ur jour le tanerre tonbt sir ta arbre i côté de réoarie, depuis ce noaieal l'ammàl était eaiièremeni guérL« Carui. ttnil Radius wôchentl* beitrftgpe. I, p. 370« 8} L'observation suivante prouve surtool' la force attractive du cerveau, parceque Tédair non venant d*en Iniut, nuis réfléchi de différentes manières, attaqua cependant presque toutes les personnes psr la tête: s^Lo 30 Jubi 4828 la foudre tomba sur la aMfison du bourgeois Hihinger à Tnttlingen, tua 4 personnes et blessa 6 autres: a> la femme Hilzinger Ait trouvé morte dans sa chambre au preawr élagie, les cheveux de hi région temporale et les aourcila du côté gauche sont un peu brûlés, le bras et te sein gauches ont l'épiderme enlevé par brûlure; outré cela om ne r^ marqua aucune lésion, b) La fiiie de la dile feaMne, âgée de 18 ans, fut trouvée morte dans la cuisine, les cheveux longs de Toceiput sont comme rasés ée la peau, pas ceux dm reste de la tète , dès la nuque jusqu'aux iesses la peau est brûlée dans la largeur d'nae main, la face étoit Meue; c) la grande -mère de la dernière, âgée de 70 ans fat tDouvée uMNTte sous la porte de la cuisine, on ne pel trouver en elle de lésion outre quelques phieid de ta tête, qui paraissoient être k suite de la ehute; d) une petite -^fille de la dernière^ igée de 8 ans , fut tué en veulani aller i Técole , tout près de la porte , les cheveux ma (nM et aux tempes, les sourdis étoient brûlés, depuis le coi par ta* poitrine et le ventve la peaiu étoit brûlée dans la largeur de quelques pouces, pas d'autre lésion. Tous les oa« dhvres eniroient bientôt en putréhction. e) La soeur de Hilzinger âgée de 30 ans, recel le coup de tonnère dans la cuisine du parterre où elle étoit occupée A laver, elle fut trouvée évanouie, après 10 minutes elle revint à soi, la peau du bras gauche, de la poitrine, du ventre et des cuisses éloit profondément brûlée; eOe fut guérie; f) Ph. Ifizinger, Agé de M ans, dans la asAme chambre atec sa femme tuée CO et son fils (g), fut renversé par le coup sans connaissance, lorsqu'il revint i soi il voulut s'enfuir, mais ses jambes n'obéisseient pas A la volonté et tout étoit noir autour de lui, cependant Tusage des jaaibes revmt Mentdl, il sortit par ta porte, et beurta contre des objets sans reconnaître que s'étpient sa femme et sa belle «-mère mortes, en talonnant après ta nanpe sur l'escalier une lueur lui revint dans ses yeux, mais au dehors tout resloit sombre, arrivé au bas de ^escalier ta«vue M revînt ; ta déglutition éieit difficile, la conjonctive de roeil étoit rouge, ta tête doulooreesev Il se rétablit bientôt; g) le fita Hilzinger, Agé de 22 ans, cordonnier, «ravaiUoit 8 i 10 pMh éloigné de son père, ne perdU pas ta connaissance et s'enltait, eependant ii avait quelque lems k^ouie sourde et des douleurs de tète, b) La mère de Hilainger, Agée de 80 années, se erouva près de la fille tuée C'); elle s'évanouit , mais elle n'avait pas de léaions» i) J. Vogler, Agé de 27 ans, regarda par ta fenêtre de sa maison vis- A -vis de celle de Hitainger et éloignée de 50 pas, il vit tomber l'éclair et retomba A l'instant sans connaissance, après quelques minutes il revint A soi, mais il ne put pas avaler une goutte d'eau, et son oeil droit étoit entièrement aveugle, après 8 minutes il recouvrit la vue, et ta déglutition se rétablit peu A peu , autour de l'oeil droit se forma une tumeur, h) J. Vogler,. Agé

de 32 ans, Yît d*iine fenêtre de la même nuriaoa, mais d'u autre étage, Tédair, i rinslant il fat pris d'une grande faiblesse, et se traîna à son lit, aussi il ne put pas avaler pendant quelque tems , et avoit des douleurs dans les jambes. Après quelques heures il fut rétablie Bad. Annalen der Staatsarzoeik. V, p. 821. 9) L^observation suivante intéresse sous plusieurs points -de -vue malgré quelques lacunes qu'elle laisse: Le pâtre d'un village dans la contrée de Trêves , voyant arriver un orage se retira avec un troupean de 30 vaches sous un hêtre '); ^ peine arrivé il se vit entouré d'un éclair terrible, coaune d'une pluie de feu, et il fut renversé sans connaissance; il revint a soi après une demie heure et se vit entouré par 27 vaches mortes, une étoit seulement assoupie et se rétablit bientôt, deux autres qui étoient allé dans la forêt étoient sains. 21 heures après Mr. Fuchs arriva et trouva les 27 vaches mortes couchées sur le cêté droit, 6 ne montrèrent aucune lésion extérieure, mais 21 offrirent sur le côté gauche des bandes en zigzag de la largeur de 2 à 4 lignes, formées par U brûlure des poils, qui découroient vers les genoux, les hanches et les trayons; tous les cadavres étoient déjà en putréfaction; chez un animal l'éclair étoit entré par la bouche; outre Taccumulalion d'un sang noir on ne trouva aucune lésion intérieure. Preuss. Vereins-Zeitung. 1836. p. 45. — Le 13 Mai 1803 l'éclair tua à Fehrbellin un berger avec son chien et 40 brebis. On ne voyoii rien aux brebis, mais les agneaux étoient tout nus sans qu'on pût trouver un vestige de la laine; le berger étoit aussi nu, le crâne du côté gauche étoit fracassé, il avoit deux trous au cou, et la peau des membres éto'.t comme écorchée. Yoigt Magazin V, p. 503. 10) Le 4 Juin 1838 à Herrliberg dans le canton de Zurich une maison, dans laquelle se trouvèrent 4 personnes, fut atteinte par la foudre: a) Une femme de 46 années Ait prise par Tédair à la tête, il lui déchira le bonnet, le mouchoir, le collier en argent doré, il sortit par les pieds, on se trouva un chat qui fut tué ; ses cheveux étoient brûlés au côté droit de la tête^ de là passoient des lignes brûlées autour du cou, le long de la poitrine et du ventre par ia cuisse droite jusqu'au genou, et par la cuisse gauche jusqu'au pied. Elle fut rétablie, ii) Une femme de 38 ans, a côté de ia première, ne fut pas lésée extérieurement, mais elle fut assoupie, et une iuSammation de la trachée artère se développa, c) Le même assoupissement chez un autre homme. Le chat tué avoit seulement les poils du museau brûlé, pas d'autre lésion, v. Pommer Schweiz. Zeitschr. IV, p. 306. — 11) Près de Jéna l'éclair tomba sur une maison, tua deux pigeons au dessus de la porte, entra par ht porte et frappa un homme, lui fit un trou dans la peau avec des rayons étoiles au côté gauche de la tète, tout prés du vertex etc. Voigt Magaz. IV, p. 417. fig. — Tous les

0 On prétend que le bètre n'est jamaÎB frappé de la foudre! (Decandolle Physiol. veg. III, p. 1092.) Outre cet exemple j'en connois un second, il y a quelques années la fondre tomba sar od TÎeni bèUre vis- a -vis de ma maison et y mit le feu. Malgré cela je suis aussi de Tavis que le bètre est rarement frappé , et le chêne très aouveat.

cai prottTMit qac le cerreav exerce une attraction pour Téclair, que l'action première est un affaibliaaement , et en plus haut degré un anéantissement de Tinnervation , Téclair suit le décours des niasses nerveuses; je n'ai pas trouvé de cas qui puisse faire croire que l'éclair suit la direction des os, et les fractures, outre celles de la tète, sont rares. — D'ailleurs dans tous les animaux et les hommes manqua la rigidité et le sang ne coagula pas, la putréfaction s'établit très vite. — Un fait singulier que je trouve deux fois observé, mérite encore d'élre annoté: Un taureau tacheté de rouge et blanc Ait atteint de la fondre, seule* ment le poil des taches blanches fut brûlé, les taches rouges étoient intactes. Lambert et Green: Philos. Trans. LXVI, p. 493. Mr. Pitschaft observa deux boeufs, tachetés de blanc et de brun, qui furent atteints par la foudre, seulement le poil blanc étoit brûlé, pas le brun. La même chose a été observé sur un cheval. Hufeland Journ. LXIV, p. 78. Ce fait prouveroit donc ce que l'on devoit déjA supposer, qu'aussi les hommes de couleur sont mieux isolés que les blancs^ et par là mieux adaptés aux climats tropiques 0*

Dans les observations rapportées que je regrette de ne devoir point augmenter^ celles surtout méritent toute notre attention, où Tinfluence de l'électricité n'étoit pas si forte ^ oA des troubles phis légères ont été seulement observées, parcequ'elles nous loissent mieux entrevoir rinflnence- que l'action contnraée d'un air électrique pourroit produire. Passcms en revue les maladies dans lesquelles les auteurs ont cm trouver une influence marquée de réiectricité atmosphérique. — 1) L'Ophthalmie égyptienne. Plusieurs auteurs ont cru avoir observé une influence maifiûsante d'une plus forte électricité dans cette maladie; p. e. dans une épidémie de cette maladie à Vicenza on observa le 22 Juillet 1822 dans la Buit après un orage une telle augmentation que 22 malades avoient des rechutes, 13 deve«* noient aveugles des deux yeux, et 9 d'un oeil CGrâfe u. Walther Journ. VI, p. 114); et si quelques médecins ont observé que la maladie empira sous ^influence d'un certahi vent, cela pouvoit toujours aussi être une plus grande tension électrique; en Egypte la Maladie se montre généralement du tems du Chamsin qui est fort électrique. En vérité les observations rapportées démontrent déjA que Télectrioité agit de préférence sur les yeux, et phi* aieurs antres observations prouvent la même chose, p. e. une fille Agée de 11 ans se tnNiva lisant A 1^ croisée, lorsqu*un éclair tomba dans la chambre, A l'instant la vue sur l'oeil gauche étoit perdue, en même tems elle sentit une démangeaison dans la conjonctive; la douleur s'accrut* Sous un traitement antiphlogistique le mal améliora de manière qu'elle pouvoit vohr après 22 jours passés , mais l'oefl étoit encore faible, et au commencement eite ne pouvoit pas distinguer les couleurs. U y a des observations ou l'amblyopie et la para<-

') Encore on fait me frappe, non senlemenl dans les obserraiions rapportées, mais aussi dans beaucoap d'autres — le côté gauche paraitroit être affecté de préférence. Je n*ai pas le tems A présent de comparer tontes les observations, mais il mérite d*ètre fait.

lyae d» roeil fol guérie par Téclair; H y en a d'autres oa ramawoae et lacatanele ei les fliiitea. Je pense que certaines ophlbalaiies sont entre les audadîesy daas lea^iaeiles Fia* fluence ite Télectricilé est le plus probable. — 2) Les rhumatisnes. De bons obser* vatears qui ont bien réfléchi sur la genèse des maladies rhnmatiques , n'ont pas pu s'eni» péober de reconnaître un changement dans l'innervation, par lequel il arrive qu'un élsl paralytique des vaisseaux capillaires du tissu oellolaire, et des membranes séreuses et mv-* queuses se forme , qui est le vrai commencement des états rhumatiquea ; or si l'on se rappelle les conditions sous lesquelles les rhumatismes régnent le plus souvent, l'idée est hieB proche que des changements dans l'état électrique de Tatmosphère pourraient être une cause fréquente de ces mabidies; en vérité Hr. v. Hlldenbrand dit de l'électricité atmosphé* rkjpie: 9iQuamvis nullus negaro ausim hocce potentisslmum elementuin imponderabile in processum organieo-plasticum mira ratione inflnere, tallque pacte in producendis morbis cachéetîois suam quoque habere partem, multo tamen majori cum secnritate proferre auderaa^ morbos ut medici passim dlcunt, dynamlcos, atque inter epidemicos febres intermittentes el rheumatismos ab aérea eleclricitate per eminentiam dependere; et quidem, ni bllor, prières a lensione négative , posteriores a positiva, rapidisque vicîssitudinibustt (AnnaL schoL olinic. Ticinens. I, p. 820. Que ce sont surtout les personnes qui soulrenl de rimaatismes habituels C^t surtout de névralgies rhumatiques) , qui sentent les orages long-teav avant qu'ils arrivent, sera connu a tous les médecins; que c*esl aussi le cas cher les ani^ maux, Mr. Fus ter en cite un exemple: «Certains animaux jouissent de ce privilège comme l'honune, ou A un degré supérieur. Il est développé notamment chez les ehats, gièce i llrrilabilité naturelle de la race féline. Une bonne et belle chatte n'en a fonral milto exemples. La pauvre béte a essuyé pendant deux ans nn rhuoMtisme très doulaureax â là palte antérieure droite. Elle en souffroit peu ou pas du tout, lorsque le terne resloit égal et chaud; mais dès que l'atmosphère tendoit à se troubler, le renouvelIcseBt de sua rhnmalisme m'en avertissoit constamment sept ou huit jours d'avance. Cette douleur vague abandonna la patte à la Gn de l'hiver si humide de 1837 et envahit les lombes et h quena Ce déplacement inattendu exaspéra ses souffrances au point de compromettre sa vie« (Des Maladies de la France, p. 360). L'auteur qui s'est occupé de ce sujet avee le ptaa de sagacité, est Mr. Eisenmann Cdie krankheitsfamilie Rheuma. I, p. 17), nnis il hasarde même l'application de doctrines qui sont encore très obscures pour la pbysiqucL Bnfin aussi vraisemblables qu'elles peuvent paraître, ce sont toujours encore des idées, d^ ■nées de preuves. — 3) Je crois avohr observé que les érysipèles et les urticaires 0 deuennent plus fréquentes avant les orages. *- Mr. Guggenbuhler CD^i* Alpenatieh p. 73. p. 78) qui prend la Pneumonie endémique des Alpes et la Pulmonie des bovines pour des érysipèles internes, pense aussi que l'électricité est une des causes de cette

') AoMi obsenré par io«. Franck Prai. ■ie4. I, p. 4%9.

lidie. -« 4) Fièt res inlerniilUiites. Nous avkms déjà plusieurs fois oecasioft ie Toir 4|iie c'est une idée f«¥orie des auteurs modernes que réiectricité est hi cause des Cèvres intermittentes; nous venons d'entendre Mr. v. Hildenbrand, mus avons communiqué les vuei de Mr. firocchi et Pritchett, et déjà antérieurement nous avons cité l'opinion de Mr. Refue, Mr. Eisearaann Ta dérendue, et nombre d'auteurs sont du même avis. Je ne nie pas qu'il y a des raisons assez spécieuses qui peuvent faire croire à une teHe influence, mais q«e ce n'est pas la cause principale des fièvres intermittentes, nous prouverons cela dans le chapitre du Malaria. — • 5) Fièvres rémittentes pernicieuses. L'influence pernicieuse de réleetridié a été défendu non seulement dans i'Arrique, mais aussi dans les Indes orienlaies p. e. par Mr. Johnson. Aussi dans la Fièvre jaune Hr. Shecut (On the Teilow fever. p. 72), Townsend/EJler etc. veulent avoir observé une influence très pemi* cieuse de Téiectricilé. On a avancé la même chose pour la Peste. Mais toutes ces assertions, énoncées, sims observations directes et exactes, ne peuvent guère être d'une grande valeur. — 6} Choléra. Nous avons déjà remarqué que l'idée que celte maladie s'éloit répandu selon les lignes isodynamiques, est insoutenable; en réfléchissant sur la marche de cette maladie je pense qu'a peine on peut soupçonner une hifluencc électrique; enfin lés raisons qui poussent Mr. Bucorini à rapprocher la maladie de la si dite constitution gastrie^ nerveuse sont bien faibles; et en général il règne une telle obscurité dans ces théories palhogénétiqucs que Ton ne sera guère porté à 6*y fier, si l'on cherche des boses sûres de la science. Mais on cite des Taits que uous ne sommes pas autorisé d'ignorer; ils sont oom^» pîlés par Mr. Buzorini avec tant d'assiduité que nous n'avons pss besoin de les répéter en particulier: D'abord on a avancé qu'en plusieurs pays durant le Choléra les orages étoient rares, et qu'après un orage l'épidémie a fini ou s'est beaucoup mitigé après on orage I (Buzorini 1. c. p. 61) mais en d'autres endroits la maladie a aussi empû-é après un orage; et de telles assertions vagues, sans comparaisons exaotes et continuées, rentrent dans la catégorie de tant de des on dit, que nous trouvons dans Thistoire des épidémies; et le firit peut même être vrai, mais par l'orage tant d'influences ont clé changées que l'on ne peut pas savoir laquelle doit être accusée. Alais quelques médecins â Vienne, et Mr. Buzorini i Munich, ont Tait des observations sur l'électricité atmosphérique durant l'épidémie du Choléra, el ils ont trouvé que durant l'épidémie du Choléra la tension électro-négative de l'atmosphère se rencontra bien plus souvent et étoit plus forte que dans d*uutres tcmsl C^* ^- P- ^6- 66 etc.) Sans doute il faut rendre grâces à Mr. Buzorini d'avoir institué ces observations; mais si Mr. Buzorini en inrére Tique durant la constitution épidémique inflammatoire l'électricité atmosphérique est positive, que durant une constitution gastro- nerveuse elle est plus couvent négative, et qu'elle a été au summum de celte qualité dorant le Choléra ,«^ on ne doH pas oublier que nous possédons encore fort peu d'observations en général, et que des observations de si peu d'observateurs, et qui comprennent un si court espace de tems, n'au* toriscnt pui à une conclusion de tant de conséquence. — 7) Mr. Bozorlni dit déjà qu'il «

observé une augmentation de rélectricité négative de Talmospliére dorant i' Influons a de Tannée 1837; â Chettenham en An^eterre on vent avoir fait la même observation '); l**vtear anglais (Nash) ajoute savamment qu'il en fait mention, seulement pour éveiller l'attention des médecins à faire plus d'observations. — 8) Si Ton doit se permettre de hasarder une opinion sans observations exactes, c'est peut^-ètre une des assertions les plus probables, que chez l'homme et chez les animaux, une plus grande tension électrique et probablement négative, favorise l'état gangreneux des plaies et des ulcères; pendant un tems orageux, et où les sentiments indiquoient l'état électro- négatif de l'atmosphère, j'ai fait cette obser* vation plusieurs fois, j*ai même vu se développer la gangrène traumatique. P. e. Mr. Drouard à Montbard qui avoit clavelisé beaucoup de brebis sans accidents clavelisa un troupeau le 27 d'Août avec du bon virus sous la queue, mais pendant un tems duquelil dit: la chaleur étoit extrême, on ne pouvoit résister dans les bergeries, le tems se couvrit de nuages, de nombreuses éclairs sillonnèrent la nue, le tonnerre gronda avec force, et bientêt une pfarie d'orage nous força de cesser après avoir clavelisé 345 brebis. Le 30 presque tontes les br^is avoient le ventre gangrené. La gangrène traumatique faisoit beaucoup de ravages. Recueil de Méd. vét XVIIl, p. 742. Probablement la fréquence de la gangrène trau* matique et des ulcères gangreneux dans les pays tropiques, est en partie an moins due i cette cause; dans l'Afrique ces Ulcères sont très fréquents (Boyle, Thevenot}, aussi dans les Indes orientales CAnnesley). — 9) Maladies charbonneuses. C'est us résultat d'observations souvent répétées que les maladies charbonneuses se développent sur-tout pendant des tems orageux, où le sentiment de touffe que l'on a, fait présumer une ten* sion électro- négative de l'atmosphère Con peut p. e. comparer notre Pièce jostif. III, p. CCXXX, p. CCLXVIII etc.>, e} j'ai presque chaque année Tocoasion de faire la même observation: Aussi avions -nous occasion de parier de la fréquence de la maladie dans les pays tropiques , p. e. dans la tierra caliente du Mexique , dans les Antilles Françaises el Anglaises ^). Mais surtout Mrs. Dressler et Lowak ont dans ces derniers tems défendu

*) »Il is worthy of remark Ibal darîng the whole of the «bove period , Ihe magnet electromeler of Lient Horruon indicated an almost cooalant présence of négative eleclricily in tiie atmosphère. The resnit of bis obsenrations dnring tbal period is as foUows :

Number of Observations 70 £1. + 687«. Mean. defleetion 9. 8**

n « 173 El. — 2716» n n 15. 7»

» » 17 El. + 0»

Lient. Monrison informa me that a namerous séries of observations made by bim with the same instrumeni at Liverpool, in the spring of 1834, wben nnch epideoûc discase prevailed, presented slmilar resalls, the magnetic needie being deBected 13* from the north dnring 24 consécutive days^ with very few excapli— a.» Provinc. mcd. TransacL VI, p. 297.

') Probablement ce sont encore des maladies charbonneuses qui sévissent crneUement dans les saisons des otages et des pluies, sur tous les animaoi de llle de Rionw dans les Ivdea hoUandafseï ; tibeureuit

l'c^inion que rélectricilé esi la cauge principale da charikon. Le premier après avoir décrit la grande épizootie charbonneuse de Tannée 1835 dans la Pmsae orientale, cherche a prouver que la cause principale du charbon est l'électricité atmosphérique et surtout la tension électronégative, opinion quUl établit avec beaucoup de sagacité C^agaz. f. thierheilk. III, p. i 74). Mr. Lowak explique le développement de deux épizooties de charbon de la même manière Cibidem. VI, p. 17. p. 29). Mr. Fuchs (Pathologie p. 83) approuve cette manière de voir. Je reconnois qu'il y a beaucoup de raisons qui parlent pour cette théorie, et même je ne doute ,pas que Tair électro-négatif doit disposer aux maladies charbonneuses; mais j'ai observé assez souvent le développement de ces maladies au printems et en automne, et même au milieu de Thiver, ou il n'y avoit pas d'indice d'une plus grande tension électrique, ce qui prouve que l'électricité ne peut pas être la cause principale; comme nous venrons plus bas que sans aucun doute les parasites cryptogames des plantes et les eaux pourries Cp^^t-étre les organismes qui s*y développent) sont une cause principale des maladies charbonneuses, et comme nous avons déjà annoté plus haut, et le prouverons encore plus bas, que Tinfluence de l'électricité sur ces maladies des plantes ne peut pas être nié, on pourroit bien demander, si Tinfluence de l'électricité et des orages sur le développement des maladies charbonneuses n'est pas plutôt une cause médiate qu'une immédiate? — 10) On a soutenu que la faiblesse ou le défaut de la tension électrique dans certaines vallées, étoit la cause des Scrofules et surtout du Goitre. Qu'elle ne peut pas être la seule cause, est facile à entrevoir, qu'elle concourt à favoriser le développement de ces mahdies est fort probable.

II. La Lumière. L'électricité, la lumière et la chaleur, sont des influences si étroitement liées, qu'il devient souvent très difficile de dire laquelle il faut accuser. Malgré la connaissance de ses mouvements, que nous possédons, la nature même de la lumière nous est aussi inconnue que celle de l'électricité. Nous pouvons ici abstraire des différentes sources terrestres de la lumière, c'est la lumière solaire, directe ou réfléchie dont l'influence il nous importe seulement de connaître. La lumière est afiaiblie en passant par les couches

meni c'est un TOyagenr sans connaissances médicales qui parle: i»Par Tatmosphère humide dans le mois de Décembre, tons les objeU dans la maison commencent à se coaTiir de moississores, parceque pendant les mies épaisses el 1^ aTerses le thermomètre Reanmar n'abaisse pas au dessons de 23<^. Pendant ce tems sérissent les fièvres entre les hommes et la si dite peste (Sampar) entre les animaux. Les animaux meurent avec les symptômes du Choléra. Ceai remarquable que cette peste dans une année enlève souvent toutes les poules, dans l'autre preM|ue tons les cochons, et encore dans nne autre é peu près tous les chiens et les chais. Mais non seulement dans les mois de novembre et Décembre, aussi en Mai et en Juin, après l'entrée do Mousson Sud-£st cette peste sévit, et ce n'est pas rare qu'en peu de jours elle tue toutes les bovines. Avec la peste du Juin et du Novembre meurent toujours beaucoup de poules, et rarement on achète une poule an dessous d'un demi-écu. C'est singulier plus que la peste sévit entre les animaux, d'autant plus sains sont les hommes.» ROItger briefe fiber Hinterindien. p. 183. A comparer ce que je dirai plus bas sur le Bnrsanttee ou l'angine gangreneuse «t le -glossanthraz des vaches dans les ||»ays chauds.

de Tatmosphère , oomaie la physique le provre, el son influence est donc plus grande sur les montagnes et sur les pays hauts qne sur les pays bas; elle est encore plus affaiblie par des vapeurs dans Tatuiosphère , des brouillards et des nues. C*esl clair qu'elle est pbu grande en été qu'en hiver, qu'elle est beaucoup plus grande dans les pays équatoriauz qne dans les pays polaires. L'influence de la lumière est considérablement augmenté par le pouvoir réfringent de la qualité et des formes du sol, et elle peut être intreceptée par les montagnes. Mous sommes encore éloigné de posséder une connaissance parbite de l'action chimiqne de la lumière sur les corps anorganiques; en général son action est desoxydante, cependant cette action paroit être due seulement au rayon violet, et le rayon rouge paroit posséder une action opposée. Aussi devons -nous nous garder de vouloir trop légèrement expliquer par ce phénomène l'action de la lumière dans la nature organique. La lumière pénètre pro* fondement dans les corps, surtout les corps organiques; sans doute eUe pénètre plus aisément par quelques textures que par d'autres.

L'action de la lumière est très visible dans les végétaux : La germination procède mieux sous Tinfluence d'une lumière très affaiblie; mais après la germination aucune plante supérieure ne se développe sans l'influence de la himière ; seulement les plantes les pins imparfaites, les mycoidces, croissent mieux sans lumière, et encore les plus inférieures d'elles, les rhizomorphes , encore des byssacées, rhizoctones etc. a peu près à l'exdnsion totale de la lumière, les mycoidées plus développées demandent déjà un peu plus de lumière: Mr. Chaptal CAgriculturchemie. I, p. 128) p. e. observa dans l'entrée d'une mme de. charbon, qui étoit très éclairée au commencement, puis devenoit toujours plus obscure, que le bois de U gallerie étoit couvert de champignons, ceux de la partie éclairée de l'entrée étoient jaunes et fermes et ils contenoient beaucoup de tissu fibreux ; ceux de hi partie moyenne étoient moins colorés, moins fermes, contenoient moms de tissu fibreux et plus de mucilage; ceux de la partie obscure étoient blancs et mous, contenoient seulement un peu de tissu fibreux et beaucoup de mucilage. Sans l'influence de la lumière les plantes exhalent l'acide carbonique, seulement sous l'influence de la lumière elles le décomposent, exhalent l'oxygène et forment leurs principes essentiels du carbone; l'influence de la lumière est déjà indispensable pour la formation de la fécule, de la lignine, du chlorophylle, il en faut encore beaucoup plus pour la formation des pigments, des principes résineux, huUenx eta des fleurs et des semences. Si l'on exclue la lumière des plantes germées elles s'étiolent, ne forment que des cellules contenantes un suc aqueux, des tiges blanches sans feuilles, qui croissent souvent rapidement vers la lumière dans une longueur prodigieuse et meurent; s'il y a un peu plus de lumière au moins les feuilles sont pâles, et les plantes ne flenrissent pas, portent encore moins de semences; s'H y a encore phis de lumière, les plantes développent beaucoup de feuilles, fleurissent aussi, mais les parties colorantes, odorantes et savoureuses manquent et souvent eUes ne portent pas de fruits ou de fruits peu développés. Dans ce cas les rayons violets agissent snr les plantes comme la lumière entière, les rayons

iwiges Gonme rexelnsion de la lumière, les pfanies fiiient même b lomière ronge au liea de la rechercher CHunl: ReporU of Ihe brilish association. XII, Ci8420 p. 75). Beaucoup de plantes p. e. plusieurs Mesemhryanthemuoi, ouvrent les fleurs seulement sous llaflnenoe du soleiL Aussi les plantes montagneuses et alpines, sous l'influence d'une lu-* ■Hère intense, se distinguent elles par la grandeur, la coloration et Todeur de leurs fleurs, comme il a été prouvé par Mrs. Ramond, Schouw, Parrotetc. CHofrmann physikalische géographie, p, 309 etc.) De même les plantes équatoriales se distinguent paria grandeur, les couleurs vives des fleurs, les arômes et les fruits savoureux des plantes pflles, insipides , inodores , aqueuses , peu nutritives des régions polaires. Jusqu'à un certain point une luaùére artificielle peut suppléer au défaut de la lumière naturelle, et l'on a déjà pro« pesé d'éclairer artificiellement les serres dans les pays froids et obscurs boréaux. La lumière agit donc sur les végétaux comme un stimulus indispensable de la vie, en effectuant les décompositions chimiques nécessaires pour la formation de leurs principes.

Aussi chez les animaux le premier développement du germe, inchis dans l'oeuf, s'effodue à rexchision de la lumière, et l'influence de la lumière paroit souvent nuisible au premier développement; mais le jeune animal, souvent déjà les larves et les têtards, ne se développent plus sans l'influence de la lumière; p. e. les vers à soie ne prospèrent qu'à la lumière, et en France il faut les éclairer avec des lampes si le soleil est caché par des nuages épais CMagne 1. c. p. 107). Mr. Edwards ClAfl^^nce des Agens physiques sur la vie p. 398) a &it des expériences curieuses avec des têtards: nJemettois des têtards de grenouilles dans deux grands vases contenant une dixaine de litres d'eau, tous deux capables d'admettre la lumière, l'un de verre, mais avec un diaphragme à fleur d'eau, pour empêcher la respiration aérienne, l'autre ouvert, pour laisser aux animaux la Ub^té de monter à la surface et respirer l'air de l'atmosphère. Les uns et les autres jouissoient de la lumière , il n'y eut de difiérence que dans le défaut de resphration pigr les poumons. Ceux qui en étoient privés se transformèrent à la vérité plus tard ; mais ce délai fiit si court que l'influence de la cause que je voulois apprécier me parut très-iSûble. Il résulte de la comparaison de ce foit et du précédent^ que Fabsence de la lumière avoit la plus grande part dans le retard de la transformation des deux têtards plongés sous l'eau, et dans la persistance de la forme de tous les autres. Je mis cette conclusion à une contreépreuve: Je fis l'expérience sur des têtards de crapauds accoucheurs; je laissai à tous la liberté de respirer à la surface; j'en enfermai dans des vases où la lumière ne pénétroit pas ; j'en mis beaucoup d'autres dans des vases transparents : je savois déjà, par le fmt que j'ai rapporté plus haut , que la transformation pouvoit avoir lieu dans l'absence de la lumière : aussi un de ceux qui en étoient privés parvint-il à un développement complet; mais l'autre persista dans sa forme première, caractéristique du premier âge, tandis que tous ceux qui jouissoient de la présence de la lumière subirent le changement de forme qui appartient à l'adulte. Il est ici très important d'observer que cette influence de l'obscurité sur la forme

ne provient pas d*nn dépérissement de rindivida; il paraissoit en parfaite santé, et, ee q«i est très remarquable , il acquit de g^ndes dimensions. J*avois observé le même phénomène chez les têtards de grenouilles qui ne s'étoient pas transformés dans la boite de fer -blanc

submergée dans la Seine plusieurs entre eux grandirent au point d'acquérir le doable

et le triple de leur poids primitif. Ainsi ces deux séries d*expériences concourent à prouver que la présence de la lumière solaire favorise le développement de la forme, et servent é faire distinguer ce genre de croissance de celui qui consiste dans Taugmentation des dimensions générales du corps.» L*alongement du corps avec persistence des branchies avoit déjà été observé sur les tôtards des salamandres, tenus dans Tobscurité, par v. Scbreibers. — On a dit avec raison que des hommes qui, quoique bien nourris, vivent sons l'absence de la lumière, p. e. dans des cachots, deviennent pèles, ne suent pas, laissent une urine tenue et aqueuse, la bile devient aqueuse, les muscles mous et celluleux, les os plus mous, mais ils engraissent et même beaucoup. C'est vrai il ne faut pas oublier qu'en même tems le défaut de mouvement influe, cependant la plupart des phénomènes sont dûs à l'absence de la lumière, surtout la pâleur, et l'engraissement, qui dure seulement pendant un certain tems, ce tems passé peu â peu la graisse accumulée est remplacée par du sérum et une hydropisie générale se forme; au contraire l'homme toujours exposé é la lumière a les chairs fermes, les os durs, la peau élastique et il n'engraisse pas si aisénrent Les habi* tants des pays sombres et obscurs (p. e. de la Hollande) deviennent lourds et gras; les habitants des pays bien éclairés (p. e. de l'Italie) deviennent musculeux et plus suelteSL Sans doute il faut aussi tenir compte de l'humidité de l'atmosphère et de l'abaissement de la respiration. Sans doute le procès chimique de la nutrition est abaissé, les tissus difiérents ne sont plus bien efibrmés, le tissu indilTérent, celluleux et graisseux seulement se forme, et le procès encore plus abaissé il reste l'eau et le mucus, comme dans une plante étiolé. Il y a long -tems que l'on sait que l'obscurité facilite l'engraissement de tous les animaux, Vegetius CH» 28, 6) le sait déjA, et Columella donne déjà les meilleurs avis aux engraisseurs des poules 0 ^^ des oies 0 » que l'on peut conseiller encore aujourd'hui. Mais la graisse se forme aux frais des chairs, les animaux doivent avoir formés les muscles avant qu'on leur dérobe la lumière; et tous les engraisseurs savent bien que l'on ne peut pas continuer le séjour dans l'obscurité au delà d'un certain terme, ou le sérum commence i remplacer la graisse, les animaux deviennent hydropiques. Aussi les médecins ont -ils reconnu depuis très long*tems dans l'absence de la lumière une cause principale de certaines maladies de la nutrition, savoir du goitre, de la chlorose, des scrofules et du rhachitis, eC

') LocDft ad hanc rem deaideralor maziiD« caUdoa, et minimi laminia, in qao aingnlae careia angustioribus vel aportia incliuae pendeant avea, aed ita coarctatae, ne venari posaent. VIII, 7. 1.

') Sintque calido el teoebricoso loco, quae rea ad creandaa adipej mnltaan conferunt VIII, U, 11.

BOUS sarons que penr nos enfants scrofnleux un des meitteurs remèdes est l'exposition au soleil du printenjs. Cependant il faut se garder de vues trop exclusives, p. e. dans les villages de la Lorobardie les scrofules sont assez fréquentes, malgré l'abondance de la lumière, el malgré qu'on voit déjà courir nus assez d'enfants I et même sur quelques Antilles les scrofules ne sont pas rares.

L'action la plus générale de la lumière est la coloration plus intense, la production d'une plus grande quantité de pigmentum* Nous l'avons déjà remarqué pour les végétaux, les animaux nous offrent le même phénomène, les espèces blanches sont aussi fréquentes dans les régions polaires, que rares dans les pays tropiques, la richesse de la coloration nous frappe surtout chez les oiseaux, les poissons, les insectes 0 des pays tropiques. — Nos animaux domestiques sont plus colorés dans les pays méridionaux, ce qui p. e. Mr. Toggia remarque pour les cochons (Educ. dei porci. p. 10), et Mr. Golberry (Reise I, p. 193) rapporte que l'on voit rarement une brebis blanche sur la côte de Guinée, elles sont noires, brunes, rousses. L'homme qui ne s'expose pas au soleil a la peau blanche, la peau brunit toujours sous l'influence des rayons du soleil; les hommes les plus colorés habitent de préférence les tropiques. Cependant les montagnes font une exception de fai règle, hommes et animaux sont moins colorés sur les montagnes, malgré l'abondance de la lumière^ que dans les plaines (Heusinger Anthropologie, p. 85). — La fonnation du tissu corné paroit augmentée en général, l'épiderme de Fhomme est phis épais, et des qua-* drupèdes tropiques Font extrêmement épais et même écailleux, ce que Ton ne rencontre pas dans les pays polaires, au contraire la formation des poils est diminuée, la bourre se perd, la laine devient rare et dure, des races nues Cchiens, poules) se forment, et mêmes les genres nus ou avec peu de poils (Eléphants, Rhinocéros etc.) se rencontrent, que Pon ne trouve pas dans les pays froids ou tempérés; aussi dans ce cas les montagnes font une exception, ce qui paroit prouver que la température y influe aussi. — L'affection la plus connue de la peau, qui est produite par Taction de la lumière, souvent très faible, est la formation des épbeUs et des chloasma (les derniers sont aussi fréquents sur les nègres), elle paroit devoir son origine à une décomposition de Tacide carbonique de la peau, par laquelle est causé un dépôt de matière riche en carbone; que quelques exanthèmes contagieux de la peau, p. e. la rougeole, étoient propres aux pays polaires, est une fiction de quelques médecins, les épidémies de rougeole ont été fréquentes et meurtrières au Bengale, dans l'Amérique tropique etc. Un médecin américain, Mr. Piclon, a prétendu que les boutons de varioles ne se développoient pas sous l'exclusion de la lumière I (Froriep No t. XXXV, p. 318.) Chez nous je sais bien qu'ils se développent ordinairement en plus grand nombre sur les parties découvertes, mais je sais aussi qu'ils se développent dans l'obscurité presque

*) Mr. Lacordaire (Introdaction i rEolomoIogie II, p. 538) reat cependanl un pea Ibaîiar eette loi.

parCûte, et qu'ils apparaissenl aussi sur des parties entièrement eoavertes. L'infioenoe de la lumière dans beaucoup de maladies de la peau de l'iiomme et des animaux est ^certaine; i ce qu'il parait elle a une bonne part dans le développement du Peliagra (t. Hildenbrand 1. c. I, p. 100. 105).

La lumière agit de préférence sur les yeux de Thomme et des animaux, comme lo stimulus nécessaire à leur fonction, à leur vie; une lumière trop faible, p. e. dans des chambres et des étables obscurs, rend Toeil faible et irritable, il s'enflamme aisément, et la faute commise de tenir les enfants dans des lieux trop sombres est une cause principale des ophthalmies cachectiques; la même chose s'observe chez les animaux. Une lumière trop abondante, directe ou réfléchie, surexcite les yeux et les épuise, de là les ophthalmies fréquentes dans les pays chauds, p. e. dans TAfrique et dans les pays très froids et couverts de neige, surtout aussi sur les hautes montagnes; les héméralopies et les nyctalopies sont des maladies rares dans les climats tempérés. Mais on auroit tort de croire que cette action de la lumière se bornoit sur les yeux, l'excitation est propagé sur le cerveau; de là d'un côté les encéphalites fréquentes chez des personnes qui s'exposent habituellement à une lumière concentrée, et le danger de Tirritation des yeux chez les enfants disposés à celte maladie, et l'exaspération de toutes les maladies irritables de l'encéphale par Tinfluence de la lumière sur les yeux; de l'autre coté la perte des yeux entraine souvent la perte de l'organisme entier par la privation du stimulus nécessaire du système nerveux; une bonne part des enfants qui perdent les yeux après la naissance, dépérissent de bonne heure, ou se développent mal.

Le système nerveux est donc excité par la lumière reçue des nerfs optiques, nerfs organisés pour ce stimulus spécifique; cependant un agent qui mflue si puissamment sur les fonctions végétatives, doit déjà exciter aussi les autres nerfs, mais on peut bieii présumer qu'en pénétrant le corps la lumière doit aussi plus immédiatement agir sur le système nerveux. Toutes les maladies avec irritation du système nerveux, sont exaspéré parTûifluence de la lumière, chez l'homme la manie, les névroses, les spasmes; chez les animaux le vertige, le tétanos, en général toutes les maladies inflammatoires; aussi les animaux atteints de ces maladies fuient-ils la lumière. Mais hommes et animaux qui souffrent de maladies atoniques recherchent l'influence de la lumière, elle fait du bien et souvent elle est un grand remède dans les hydropbies, les scrofules, les états vermineux, la pourriture etc. La privation de la lumière dans la jeunesse peut conduire à la démence et au crélinisme.

L'action immédiate des rayons du soleil sur la tète et sur le cen^eau chez Thomme et chez les animaux cause une maladie que Ton nonune coup de soleil. Quelquefois la mort suit immédiatement sous cette influence, et l'on ne trouve pas de signes d'inflammation après la mort; d'autres fois une inflammation du cerveau ou de ses membranes, est la suite de l'action Cphrenitis insolationis). En général on devroit croire, que les animaux par l'organisation de leur tête étoient mieux préservé contre cette maladie que l'homme, cependant die est

peot-élre aussi fréquente chez eux que chez rhorame. Les inflammations du cerveau qui sairenl, si les animaux ne meurent pas i Tinstant apoplectiques, peuvent être aiguës ou chroniques, on nomme chez le cheval une de ces formes le vertige solaire CsonnenkoUer). Tous nos animaux domestiques en souffrent La maladie est fréquente dans les pays tro-^ piques, plus fréquente dans le midi de TEurope, p. e. dans l'Italie, que dans le nord; mais elle est aussi fréquente sur les hautes montagnes, p. e. dans la Suisse, où la température de l'atmosphère n'est pas haute, et de l'autre côté les hommes et les animaux peuvent être exposés a une haute température sans être atteints de cette maladie. Sans vouloir nier Tin* floence de la température et de la chaleur rayonnante surtout, il me paroit cependant que Taction de la lumière est une cause principale de la dite maladie. Du coup de soleil, affec*tion essentielle de l'innervation il faut distinguer ce que les vétérinaires nomment coup de chaleur, affection essentielle de la respiration, et effet combiné de la chaleur et du mouve-* ment, duquel je parlerai dans le chapitre suivant ')•

J'ai déjà parlé de l'influence favorable que la lumière exerce sur la végétation du système osseux chez les hommes et les animaux; il y a une remarquable difl'érence entre les squelettes fermes et durs et bien développés des habitants du midi et les squelettes spongieux des habitants du nord; il y a une grande différence entre les os d'un boeuf qui a été au pâturage, et un autre qui a toujours été â l'étable; mais quelle différence entre le squelette d'une poule qui a marché dans la liberté et celui d'une poule tenue dans une basse -cour obscure et dans l'écurie! chacun en sera frappé. Tous les animaux des pays chauds qui meurent dans nos ménageries, ont les os plus ou moins malades. Je sais biea qu'il faut tenir compte de la privation du mouvement, cependant la privation de la lumière paroit y entrer pour beaucoup; déjà Valli CYom hohen alter. p. 30) en étoit si frappé, qu'il demanda si des animaux qui vivoient dans l'obscurité, n'avoient pas moins de terre osseuse?

*) Je ne bù» pe» queUe ect !• netnre de r«ffectien singulière que Mr. Rodet observe danj l'Espagne, et si eUe est due à l'actioB de la lumière ou plutôt de la chaleur (ou même de rèlé?ation) : «iPamii les effets nuisibles attribués à une insolation rive, il en est un asses extraordinaire, que Mr. Rodet a observé en Espagne sur les chevaux de la cavalerie française, au milieu des courses dans les gorges des hautes montagnes de cette contrée; ce sont des coliques aussi violentes que subites, qui n'avoient jamais Heu que vers le milieu de la journée, long-iems après que la digeetion devoit être achevée. C'éioit surtout pendant les haltes dans les gorges étroites, A l'abri des vents régnants et A Texposition des rayons solaires, soit directe, soit réfléchie, que ces coliques se déclaroient. On les traitoit sans saigner, malgré leur analogie ou la ressemblance de leurs symptômes avec Tentérite suraiguè; on plongeoit le plus avant possible, dans un bain d*eau froide, ranimai qui en étoit atteint, ei on prolengeoit ce bain jusqu'A la cessation d^ tons les accidents morbides, ce qui demandoit une demi-heure ou trois quarts d'heure, après quoi la gu^ rison étoit complète. Jamais, malgré la violence de ces coliques, Mr. Rodet ne les a vues causer la mort des chevanx ainsi traités; il a de pins appris, par différents rapports, que quand les individus attaqués n'étoient pas mis au bain, ou n'y demeuroient pas assex long-tems, fh ne eonservoient guère ces mêmes coliques que jusqu'A la fraîcheur de la nuit." Hnrtrel d'Arboval Dictionnaire. III, p. 345.

Ce qui précède suffira pour prouver l'influence de la hmière; l'influence des différents rayons de la lumière ou des couleurs sur les plantes a été mdiqué plus haut, leur infloence sur les animaux offire des différences, il n'y a rien de surprenant que le blanc ou la rén* nion de tous les rayons est irritant pour les yeux, de même on pouvoit attendre que le noir ou l'absence de lumière seroit déprimant; l'action adoucissante et calmante du vert n'est pas inexplicable non plus; mais ce n'est pas seulement le rayon le plus lumineux, le violet, qui agit sur les plantes comme la lumière entière, qui excite le système nerveux, le rayon le plus chaud, le ronge, qui repousse les plantes et agit sur elles comme l'obscurité, excile encore plus, et surtout beaucoup d'animaux sont fortement irrités par la couleur rouge ; c'est vrai on pourroit dire que l'action a quelque chose d'opposé, le violet excite mais il a quelque chose d'attrayant, et le bleu, qui excite moins, attrait encore plus; le rouge irrite mais il a quelque chose de repoussant et le jaune, qui irrite moins, repousse cependant encore plus. Les explications de Mr. Stark (Pathologie p. 218) reposent sur des suppositions qui ne sont pas toujours assez bien fondées.

Chez l'homme la lumière agit fortement sur l'esprit et Mr. Kidd (Adaptation of nature to the condition of man. p. 83) a bien exposé cette influence, qui nous n'occupera pas ici.

III. Température. Les sources terrestres de la chaleur ne sont pas tout-a-iait sans influence sur la température de l'atmosphère, nous avons des pays volcaniques, des endroits qui possèdent des sources chaudes (p. e. Wiesbaden), où la température jamais n'abaisse pas autant, que dans d'autres endroits aux alentours; mais en général cette chaleur est de peu d'importance, et la température de l'atmosphère est due à l'action des rayons du soleil; nous avons parlé ailleurs de l'influence des hydrométéores sur la température.

La chaleur rayonnante du soleil, mais aussi des feux artificiels, cause souvent des inflammations et des brûlures de l'épiderme, même si l'air ambiant n'est pas chaud du tout, et doit nous enlever encore de la chaleur; nous avons remarqué ce phénomène en parlant du séjour sur les hautes montagnes, où nous sommes gelés dans l'air froid et brûlé par les rayons du soleil en même tems et les animaux, surtout les brebis, souffrent de la même manière; j'ai été étonné plusieurs fois, en observant des brûlures très considérables du derme , de trouver intactes les parties sousjacentes. A ce qu'il paroit la chaleur rayonnante n'agit pas bien profondément; pour savoir quelle part elle prend dans les coups du soleil etc., il faudroit connaître les propriétés diathermaniques des tissus, et encore des tissus vivants *de l'organisme animal, sur lesquelles nous ne possédons pas encore des expériences 0*

') La chose e«t importante auMi pour la médecine pratique. An lien des moxa que j'employai antrefois, je me sers depuis plusieurs années sonvenl des fers rougis que je laisse agir de la distance de quelques pouces, avec un succès étonnaat; il y a quelques mois j'ai été surpris moi -même de la célérité a¥ec

Le chaleur commiiiiiquée tâche d'agir, et agH en yérité, sur le corps animal comme dans la nature inorganique ; cependant cette action est considérablement modifiée par le pouvoir de l'organisme d'entretenir sa propre température* spécifique , de se chaufiier si trop de chaleur est enlevé par les moyens ambiants, et de se refroidir si trop de chaleur lui est communiqué! La physiologie explique le pouvoir calorifique des animaux par la combustion continuelle des corps combustibles, surtout du carbone dans l'organisme vivant, et pour la plupart des phénomènes la théorie suffit, mais des points extrêmement importants pour la pathologie restent encore inexpliqués.

Dans les états les plus firëquents et les plus ordinaires la chaleur de l'atmosphère est au dessous de celle des animaux supérieurs, quadrupèdes et oiseaux, et ceux-là communiquent de la chaleur à l'air ambiant, ce que nous observons, un grand nombre d'hommes chauffent les appartements, les animaux les écuries; le pouvoir calorifique des animaux n'étant pas le même 0» les animaux plus chauds doivent chauffer mieux que les moins chauds, p. e. les chevaux dont la chaleur spécifique n'est que de 37^— 38^ cent no peuvent pas chauffer aussi bien que les brebis dont la chaleur est de 39* — 40^, et les oiseaux chaufferont encore mieux. Mais si la température de l'atmosphère est bien plus basse, l'organisme animal doit perdre beaucoup plus de chaleur, et dans une température de — 25*^ A 30^ K l'homme et les animaux domestiques ne peuvent pas subsister A la longue; jusqu'à — 10^ centigr. les animaux ne perdent presque rien de leur chaleur spécifique, dans des températures plus basses la perte est remarquable, mais nous ne possédons pas encore des observations exactes sur sa grandeur; si l'air est sec et calme la perte est moins grande, si l'air est humide, il devient meilleur, conducteur et la perte est plus considérable, l'homme supporte mieux une atmosphère sèche de — 25^^ R. qu'une atmosphère humide de — 20^ et même de — 15® R.; de même Tair calme nous enlève moins de chaleur^ que l'air agité et toujours renouvelle, de manière que les compagnons- du capitaine Parry dans son voyage arctique, supportoient mieux une température de — 46^,11 cent, par un tems calme, que lorsque l'air éloit a — il^^Tl cent pendant une brise , c'est à cause de cela que les ouragans dans les steppes de la Russie sont si terribles pour l'homme et pour les animaux; aussi l'habitude paroit causer une grande différence, p. e. Mr. Edwards en refroidissant en hiver des moineaux à — 10*, voyoit baisser leur température spécifique seulement de 0^,4, mais en faisant le même expériment dans l'été leur température baissa de près de 5^,0. Pendant un court espace de tems (jusqu'à 15' et 200 l'homme a supporté une température artificielle de plus 128^ cent, et dans ce cas la température propre de l'homme fut élevée de 5^,0 seulement; sous les mêmes conditions on observa dans des essays avec des quadru-

laqaeHe une coxitif rhnmatiqne fut gnérie. Cl^'aUlenn la doulenr ett trèa^gnmde dans oette opération, BMlgré la légère brûlure qui suit ordiDairement.)

0 J* Davy ReMarchef phyiiol. a. anal. I, p. 18t poor lee obforvattoai laf plot coaplètM.

pèdes une éiévatioB de leur températare de 1^,0 à 9 fi cent. 0 > <^ qoi suppose un énorme pouvoir de se refroidir, comme dtns le premier cas de se chauffer. Les températures les plus hautes que l'homme et les ammaox domestiques supportent plus long-tems, sont Chors les rayons du soleil) à peu près 46^ C. dans la zone torride, rarement elle s'élève pins hani» hors l'effet de la chaleur rayonnante. Malgré le pouvoir de se refroidir, la tempera-» ture propre de l'homme et des animaux domestiqoes est élevée par une haute température extérieure; les observations nombreuses de Mr. J. Davy démontrent: O qu'en Angleterre l'homipe est plus chaud en été qu'en hiver, 2) que l'homme passant de rSurope dans les Indes acquiert un accroissement de sa chaleur propre, 3) que les habitants de la zone torride possèdent une chaleur plus haute que les habitants des pays tempérés, et la différence est de 1® à 3^ F. 0* C'est dommage que nous ne possédons pas encore plus d'observations sur les variations de température de nos animaux domestiques qui sont probablement encore un peu plus grandes, nous devons à Mr. Davy CI- c. p. 180) les observations suivantes, fakes en hiver et en été, en Angleterre, au Cap de Bonne Espérance, et an Ceylon.

Aniniaiix. Teoipér. almospliér. TeMpér. de r«iifn«l.

Simia Aygida (Ceylon)

Soioms getulns CCeyI.)

Bip.

Canis famil CAnglet)

Décembre.

— — CCeylon)

Felis domest. (Lond.)

loi». ,

— — CCeylon)

Boeuf (Edimb.)

été

— CCeylon)

Brebis (Ecosse)

été

^ CCap d. B. E.)

— (Ceylon)

3 Brebis (Lond.)

rectmn 104». sanp 105».

rectum 105». sang 106»— 107^.

recL 105»— 106. »mg 106» — 107».

rect 105». sang 107».

roct. 106,25. sang 104»— 106».

rect 109»— 106» s. v«iii. 105»- 106. 5. ait

de OM Mu diM Edv

') V. UDe eompitation

mé» I. e, p. 368.

') L*auertioii coolnire

de Franklin, Buk»,

Solandcr eie. qui eM encore contenue dm nof traitéf

de palhoLoeie, eel fragae^ eoi

UM •■ ponvoit bien «taira d*«n»ce.

- aw -

Anintax. Tempér. atniMpliér. Tempér. de Tamnal.

He&ard blanc 0

ioe»,75.

Qûù

Pigeon (Lond.) — (Ceylon)

Poule (EdinbO ^ CCeylon)

Aussi Mr. Edwards trouva k température de phirienra bruants plus élevée de 2^ d 3^ c. Tété que l'hiver. Mais encore ce sont seulement les animaux adultes qui possèdent ce pouvoir calorifique; il y a bien quelques animaux qui l'ont des la naissance, p. e. les cochons d'Inde; les poulains et les veaux le possèdent en beaucoup moindre degré , nos enfants, les diiens et les chats encore moins, et ils meurent facilement par le froid, Mr. Edwards (L c. p. 238;) Ta prouvé par beaucoup d'observations, p. e.: ^L'air de l'appartement étant à 10^ c, j'y exposai deux petits chats âgés d'un jour, et qui avoient 37^. Au bout de 2 h. 25' la température de l'un étoit descendue a 17^, celle de l'autre â 18^; ils étoient devenus roides et presque insensibles. Au mois de Janvier de la même année, quatre petits chiens, nés de la veille, avoient 35* et 30^; l'air de l'appartement étoit à 11^ Le refroidissement qu'ils y subirent, depuis 9 h. du matin jusqu'à 10 h. du soir, fit baisser leur température à 13^ et 149. Ils étoient alors tellement affaiblis, qu'ils étoient presque sans mouvements.<i( — La haute température de l'atmosphère, si elle reste aussi bien au dessous de la chaleur propre des ammaux, cause toujours un échauffement de leur corps (comme les exemples susmentionnés le prouvent), parceque eUe n'enlève pas autant de chaleur au corps qu'une basse température. La première suite de cet échauflément du corps doit être son extension. C'est une chose étrange que les auteurs de padiologies répètent avec quelques physiologues que la température du corps n'est pas élevée par la température extérieure, et malgré cela ils concèdent, et doivent concéder, l'expansion des parties du corps par k chaleur I comment cela se feroit-U? l'expansion n'est que la suite de réchauffement. L'expansion sera différente dans les différents tissus, et elle sera surtout grande dans

') Dn voyage de Parry; ces reoardf éloieal prif daai des piôget el l'on ne tavoît pas, combien de tems ils y avoient séjonrnés.

les fluides, dans le sang; il en doit résulter une dilatation des Taisseaox capillaires et une congestion du sang , qui doit commencer dans la peau et les poumons, organes sur lesquels la chaleur extérieure agit immédiatement L'expansion mécanique conlinuée des parties solides ne peut pas manquer d*étre suivie d'une relaxation.

C'est la peau qui la première doit se ressentir de l'action de la chaleur atmosphé* rique, communiquée et rayonnante; par son échauffement et son expansion le sang est porté en plus grande quantité dans la peau, il y a congestion, sa température élevée et sa rarefaction favorisent l'évaporation de l'eau du sang , d'autant plus si l'air est sec et agité, dans ce cas l'organisme a le plus puissant moyen de réfrigération, car une grande quantité de la chaleur du corps devient latente dans la formation des vapeurs, et le corps est refroidi comme l'eau dans les alcarazas; un exemple nous prouve la puissance de ce moyen, les voyageurs anghis Denham, Clapperton et Oudney, qui pendant le jour supportoient la plus grande chaleur sur le plateau équatorial du Fezzan, élevé seulement de 1200 pieds an dessus de la mer, voyoient pendant la nnit geler l'eau dans les outres et Oudney y moonit de froid. Si l'air est humide et calme l'évaporation ne peut pas si bien procéder, l'eaa transsudée forme la sueur, aussi dans ce cas le sentiment de chaleur est bien plus accablant, et le refroidissement moins grand. L'excrétion augmentée de l'eau par la peau entraîne nécessairement aussi une plus abondante excrétion des autres principes de l'exhalation catanée, de l'acide carbonique Cce qui est prouvé pour l'homme par CoUard de Martigny), des lactates et muriates de soude et d'ammoniaque, Chalmers et Hiliary ont même observé des cristaux sur la peau des hommes dans les pays chauds, qu'ils prenoient pour des urates, chez le cheval Vauquelin trouva de Turée et des phosphates de chaux, outre cela dans tous les animaux de l'albumine et de la graisse en grande quantité; probablement le tissu corné est excrété en plus grande quantité (ce qui est apparent chez les chevaux) O? ^^ de même le pigmentum, dont la formation chez l'homme par l'influence de la chaleur est défendue par plusieurs auteurs (EUiotson Physiology. p. 1134), probablement c*est la chaleur jointe i l'humidité? qui la favorise surtout. L'excrétion des batraciens par les poumons et par la peau, sous un diiTérent degré de chaleur atmosphérique, est bien instructive, Mr. Edward's (L c. p. 288): i>Lorsque les grenouilles vivent en liberté dans les eaux des marais, des étangs et des petites rivières, elles peuvent se tenir sons la surface tant que la température ne s'élève pas au dessus de 10^, comme il arrive ordinairement en automne, en hiver et au commencement du printems; mais pour peu qu'elle dépasse ce terme, elies sont dans la nécessité de monter pour puiser de l'air dans l'atmosphère. Ayant reçu cette influence vivifiante par un surcroit de respiration, elles sont en état de séjourner de nouveau sous l'eau, et d'autant plus long-tems que la température est moins élevée au dessus

') En généni il y a pen de lacnnct que la phyiiologie et U pathologie regrettenl plot, que l'igoo* rance de rexcrélion cutanée des Hanoiiftrea.

de iQP'y mm i mesure que la chaleur augmente, la durée de leur séjour sous Teau diminue ; elles sont succesftvement obligées de remonter plus fréquemment A la surface , jusqu'à ee qu'il yienne une époque où elles ne peuvent presque plus se passer de la respiration pulmonaire. Il est un autre mode de respiration auquel elles sont forcées de recourir dans les plus fortes chaleurs de Tété. Alors la respiration pulmonaire, aidée de la respiration cutanée dans Teau, ne sulfit plus pour contrebalancer reffet de cette haute température. Il faut qu'elles sortent de l'eau pour mettre la peau en rapport avec l'air de l'atmosphère, dont l'action est plus vive sur cet organe que celle de l'air dissout dans l'eau.c^ Si dans ce cas les grenouilles ne peuvent pas sortir, elles meurent. On voit bien que le surcroit d'action de la peau, excemant de l'acide carbonique et de l'eau, doit remplir en partie les fonctions des poumons, et par l'excrétion de l'eau (et des sels) elle doit prendre la place de la fonction des reins, la quantité de l'urine est diminuée, et celle-là plus concentrée; de là peut-être aussi la plus grande disposition à la lithîasis dans les pays chauds. Ce n'est pas impossible qu'il y ait quelque chose de vrai dans l'idée de Mr. C. H. Schultz Cdie verjûngung des menschl. lebens. B. 1842) que l'excrétion de la peau étoit surtout en rapport avec le système musculaire, il paraitroit qu'une excrétion profuse de la peau affaiblit surtout le système des muscles. La production des poils et surtout de la laine est diminuée par la chaleur; la laine des brebis se perd dans les pays chauds (selon Mr. Hancock la brebis anglaise perd la laine dans le Guyana dans le cours de deux années, et elle est remplacée par des poils), et les races nues y sont plus fréquentes, au contraire dans le Nord et sur les hautes montagnes du Tubet et du Bootan les boeufs mêmes portent une bourre sous les poils, et dans le Shetland les cochons mêmes ont des poils laineux (Walker interm. p. 347); seulement dans les contrées froides les chameaux portent le poil laineux estimé pour la confection des étoffes (Hagemeister 1. c. p. 55). Quant aux maladies de la peau les ouvrages des médecins contiennent beaucoup de febles, quant aux ammaux nous possédons encore peu d'observations; j'ai parlé plus haut des ulcères de la peau de l'homme dans les pays tropiques, et j*ai été de l'avis que l'électricité pourroit avoir part dans leur production, d'autres les laissent dépendre de la chaleur, peut-être il faut encore accuser l'aria cattiva , et probablement ils doivent Torigine à un concours ' de différentes influences; mais ces ulcères se rencontrent aussi sur les animaux domestiques: Dans les Indes occidentales Nie. Mena r dis en fait déjà mention: «Porro non solum in hominibus ejusmodi ulcéra curare, sed etiam in animalibus ipsa experientia docuit; nam per universam Indiam frequentia ulcéra vaecas, boves et alia animalia infestant, quae facile ob regionis humiditatem extremam putrescunt et vermibus scatent^ (Hist. simplic. medicam. ex novo orbe delat. de tabaco. p. 24). Dans le Madagascar et dans les lies Mascarenes ces ulcères sont connus sous le nom de Ulcère de Madagascar ou Mal de Malgache: nCelte maladie est héréditaire et se communique par un contact immédiat; elle commence par une tumeur carcinomateuse qui, une fois ouverte, produit un ulcère qui

s'agrandit de plus en plus, et est toujours saignant, parceque la qualité acre de la npparation tourmente ranimai, qui y porte instantanément sa langue, laquelle étant ftpre comme la plus rude brosse, produit cet effets ([Beauvais] Mém. sur les malad. épizoot. des bêtes à cornes les îles de France et de Bourbon. P. 1783). Probablement c'est encore une maladie pareille qui affecte les chevaux dans le Bengale et qui est décrite par Mr. Jackson, sous le nom de Burusauttee, et qu'il prend pour un fuagus haernalodes CThe Veterinarian XV. 1842, p. 257).

L'influence de la température est très grande sur la respiration: Comme tous les corps aussi l'air atmosphérique se dilate par la chaleur, et le même volume d'air contient moins d'oxygène s*il est chaud, que lorsqu'il est froid. Tous les calculs ne peuvent être qu'approximatifs, mais on peut facilement démontrer que cette influence est très grande: Dans les essays sur la respiration de Mrs. Lavoisier et Seguin, le dernier consnma dans une iieure 1344 p. c. d'oxygène â une température de 12^ R., mais il n'en consuma que 1210 p. c. â une température de 26^, ainsi pour une différence de 14^ la consommation de l'oxygène ou l'excrétion de l'acide carbonique , étoit diminuée de 134 p. c. on à peu près d*un dixième; d'après cette observation on peut calculer qu'un homme qui vit dans une température de ^ 10^, p. e. en Islande, excemera par mois 275,760 p. c. d^adde caitoniqne de plus, qu'un autre homme qui vit sous + 30^, p. e. au SenegaL Mr. A. W. Schnltz a tâché de fixer ce calcul un peu plus exactement; si Ton accepte la quantité d'oxygène con» sumée = 1, à 0%0 R., 336"^ de hauteur du baromètre et 0,0 d'humidité, elle sera caeteris paribus = 1,10258 à — 20^ R., et = 1,05771 à — 12° R., = 0,93331 â + 12» R., et = 0,89073 à -f- 20^ R. Et si la quantité d'oxygène inhalée dans un volume donné d'air pèse 1^947 grains à 0^ R., elle pèsera 2,158 grains à — 2KPVi. et seulement 1,699 grains à -f- 20^ R.; et d'après les expériences directes faites par Mr. Copland dans les climats chauds, la difiérence seroit encore plus grande que l'on ne pouvoit pas présumer 0* Si l'air est sec et agité la peau éliminera la plus grande partie du carbone, qui ne peut pas être excrétée par les poumons dans une haute température, mais pour peu que Tair soit plus humide, et la pression atmosphérique plus forte, la peau ne suffira pas du tout à cet effet, nous verrons que c'est le foie qui doit concourir à éliminer le carbone de Torga-

*) D*après Rob. Armatrong (Influence oT Climate. p. 8) le thorax est moins spacieux chez lea Earopéens nés dans les Indes occidentales ; probablement parceque les fonctions des poumons étant rc> slreintes, ils se développent moins que la peau et le foie. — Pendant l'impressioa de cette foulle je reçois le traité de Mr. Vierordt sur la respiration (l^^^rlsruhe. 1845). L'auteur a fait pUuieura centaines d'observations sur sa respiration à des températures différentes, depuis 3° jusqu'à 24° c. de Tatmosphère; il trouve comme résnllat général, que pour chaque degré du therm. ccntigr. que la température de Tatmosphère augmente, le pouls est ralenti dans la minute de 0,150 battements, le nombre des exspirations dans le même espace de tems diminué de 0^054 , la quantité d>ir exspiré de 60,18 centim* cub., la qiantité d'acide carbonique exspiré de 3,809 c. c, la quanlilé relative d'acide carbonique de 0,0183 p. c. I. c. p, 77.

nisme. Cependant si même ces orpines ponrroient suffire i remplacer les fonctions des poamons, chez un anima] pas habitué ou pas né pour une haute température, la circulation du sang ne pouvant pas être changée , il y aura toujours congestion du sang aux poumons, d*autant plus forte, si le besoin de l'excrétion est augmenté p. e. par des violentes exercises, et dans ce cas il surviendra facilement une apoplexie pulmonaire, maladie que les vétérinaires nomment coup de chaleur chez les chevaux. Après la mort on trouve le sang très noir et liquide dans tout le corps, et une accumulation plus ou moins grande de sang dans les poumons, pas d'autres lésions organiques. CDes observations instructives: Bouley sur les chevaux pris de chaleur. Rec. de Méd. vét. XVIII, p. 201. — Mercier des chevaux pris de chaleur ou de l'anhématose. Ibidem, p. 212.) Selon Mr. Lafor e la même maladie et sous les mêmes conditions est observée sur les boeufs: ^^La rarefaction de l'air par une haute température, l'insolation directe, pendant les travaux pénibles el soutenus, paraissent occasionner la maladle.« Maladies particulières aux grands rnminans, Toulouse. 1843. p. 617. La même maladie a été observé sur les hommes, p. e. assez souvent dans les guerres des Européens dans les pays chauds, p. e. à Java. Mr. Mercier a choisi le nom anhematose, parceque la cause de la maladie fait que les phénomènes cadavériques différent, sons plusieurst points, de ceux qu& Yoti observe ordinairement dans l'apoplexie puhnonaire. Si la mort ne survient pas, des maladies chroniques des poumons peuvent se former; les pneumonies sont rares dans les pays chauds, ce qui ne peut pas étonner, l'état du sang n'est pas tel qu'il peut ftvoriser le développement des inflammations franches ; mais des pulmonies peuvent se former chez les bestiaux, et une maladie aussi analogue que le supporte la différence de la structure da poumon, chez l'homme , que l'on a coutume de confondre sous la dénomination de pneuiDonta notha. Que la tuberculose des poumons de Thomme n'est pas si rare dans les pays ehrads, comme on le croyoit autrefois, est généralement connu. D'après Mr. H amont (L'Egypte sous Mehemet Aly. I, p. 573) la même maladie (la pomelière) est fréqoente sur les vaches dans l'Egypte. Ces maladies des poumons n'arriveront guère, s'il n'y a pas d'autres influences qni se combinent avec cdle de la chaleur^ p. e. l'humidité^ raltemation brusque de la température et surtout le violent exercise. — Probablement c'est aussi une su'ite de Faffaiblissement des poumons, que les chiens transportés dans les pays équatoriaux gagnent peu à peu une voix rauque, et finissent d'aboyer entièrement après quelques années, ou au moins leurs descendants n'aboient phis, chose assez connue des Indes orientales, pour la côte de Guinée v. Isert. Ehrmann gesch. d. R. X, p. 56 et Bosman. AUg. gesch. d. R. z. W. u. z. L. IV, p. 251.

Si par l'effet de la chaleur le sang n'est pas suffisamment décarbonisé dans les poamons et dans la peau, le foie reste encore pour éliminer le surcroit de carbone qui se trouve dans le sang. En vérité nous observons déjà dans nos climats tempérés que dans la saison des chaleurs une pléthore se forme dans le système de la veine -porte et que la

sécrétion de la bile devient abondante, la disposition aux maladies da foie devient prédominante; les animaux domestiques offrent les mêmes phénomènes. Cette pléthore veineuse et abdominale est la suite nécessaire de Pexcrétion diminuée dans les poumons, qui doit rendre plus difficile la circulation du sang dans les poumons et le passage du sang veineux dans le coeur. Dans les pays chauds ces phénomènes se présentent encore en plus haut degré, et les maladies du foie deviennent plus fréquentes. D'après les rapports de l'armée anglaise publiés par Mrs. TuUoch et Annesley la fréquence des maladies du foie est en Angleterre 8,000 et la mortalité qu'elles causent 0,300; sur les troupes indigènes de la présidence de Madras la fréquence est 9,000 et la mortalité 0,110; sur les soldats nègres i Guiana la mortalité est de 0,300; à Jamaica de 0,400; à Dominica de 1,600; à Antigua de 1,700. Ces nombres sont petites en raison de la grande fréquence de ces maladies sur les non acclimatés qui arrivent des pays tempérés dans les pays chauds , à Malte la fréquence des maladies du foie sur les troupes anglaises est, d'après les sources indiquées, de 21,000 et la mortalité par elles de 1,100, à St. Helena 29,000 et la mortalité de 4,000; i Ceylon de 53,000 et la mortalité de 4,300; dans la présidence de Bombay 62,000 et 3,500; dans la présidence de Bengale 63,000 et 4,600; à St. Mauritius 82,000 et 4,000; Western Africa 82,000 et 4,000, et dans la présidence de Madras d'après Mr. Annesley 116,000 et 5,620. Que la chaleur est la principale cause des maladies du foie ne peut guère être révoqué en doute, cependant une comparaison de leur fréquence dans les différentes stations prouve qu'elle ne peut pas être la seule cause, ce qui a déji été remarqué par plusieurs auteurs (Annesley Researches p. 242. Boyle Western Africa p. 360. W. Thomson Diseases of the liver p. 92 etc.)^ on nomme Pusage des boisons spiritueux, l'usage des aliments animaux 0 9 les vicissitudes de température , l'exercise forcé etc. , probablement il fiiut surtout accuser l'humidité qui exalte l'action délétère de l'air chaud sur les poumons et la peau, et le malaria qui empoisonne le sang. — Que ces maladies du foie sont aussi fréquentes sur les chevaux dans les pays chauds est prouvé par Mr. Ha mont, qui dit: «Le ramollissement du foie dans l'Egypte, est une maladie essentielle, prUnitive, très répandue dans l'armée et dans les campagnes, plus commune en été qu'en hiver, attaque de préférence les chevaux les plus gras, ceux d'un âge adulte; très redoutable, elle fait périr beaucoup de chcvaux<^ C^'Egypte sous Mehemet-Ali. I, p. 565, et plus amplement: Rec. de Méd. vét. XVI, p. 104.) Mr. Uurtrel d'Arboval dit aussi que l'hépatite des chevaux est fréquente dans les pays chauds, surtout la forme nommée mal d'Espagne dans ce dernier pays. Probablement les maladies du foie des animaux sont plus fréquentes dans les pays chauds, mais nous possédons si peu d'observations de ces pays.

0 Mr. Conwell (Chingef of tlie lirer p. 72) assore qae les indigènei dei Indei orientales qui Tivent à 1« manière de leors uicêtres, ne sont pas sujets aux maladies du foie: mais eenx qoi vivent comme les Européens en sonik«nt aussi pareiUement

L*aflliuc du smg vers la pdau, avtant qae rhématose empêchée dans leâ fmaMiB^ et la pléthore veineuse abdominale, font languir la fonction digestive chez les hoasmes dans les pays chaods et dans la saison chaade; Pappélit se perd, les habitants mangent peu, comme Hippocrate pour la Grèce, Baglivi pour Rome l'ont déjà annoté, et les habitants des pays tropiques cherchent à réveiller Tactivité des organes digestifs par les aro» mates les plus énergiques; mais Texcrélion diminuée du caiiH>ne et leur inactivité fait qu'ifs ont aussi un moindre besoin de restauration, ils ne mangent pas seulement moins que les habitants des pays froids, leurs aliments végétatifs contiennent aussi beaucoup moins de carbone et de nitrogène; Hr. Liebig a fait voir que les fruits dont se nourrissent les premiers contieiment à peine 12 p. C. de carbone, pendant que les viandes et les graisses des derniers en contiennent 66 A 80 p. C; les habitants du Nord boivent des boisons spiritueuses, ceux du midi des acides; et Palimentation animale et les boisons spiritueuses des Européens qui passent dans les pays chauds, absorbent beaucoup de vies, parceque le sang surchargé de matières ne peut pas ce dé&ure du superflu CConwell Hepatic Disease p. 64). Malheureusement nous ne possédons pas d'observations sur l'alimentatira différente des animaux domestiques dans les pays froids et dans les pays chauds, probablemrat ils doivent oflnr de phénomènes pareils. — Au commencement, dans les pays chauds comme chez nou^ dans l'été, les excrétions alvines sont plus rares, elles deviennent plus fréquentes et passent dans l'état de diarrhée et de dysenterie, après que la pléthore abdominale a causé des irritations.

D'après ce qui a été dit sur la modification des excrétions par la chaleur, on est forcé de présumer que la composition du sang est changée, le sang surchargé de carbone doit être moins plastique, et plus prône a la dissolution, et la fonction des reins étant aussi baissée par la chaleur, cet état du sang doit être augmenté, et il doit être encore plus prédommant si l'humidité est jointe A la chaleur de Tatmosphère. La chaleur en soi-même favorise la décomposition. Malheureusement des observations exactes sur Pétat du sang dans les pays chauds nous manquent toujours encore; cependant les descriptions de tous les bons observateurs, Lining et Chalmers, Gleghom etc. conviennent entre elles, le sang est monis plastique, la coagulation incomplète, le coaguhim mou, le sérum coloré en jaune oir en rouge, des particules noires se déposent, quelques observateurs l'ont trouvé oléaginettx. Le pouls est considérablement accéléré, si nous nous exposons A une haute temperature CDobson, Nick), k même chose arrive chez les Européens dans les pays diauds, mais si c'est aussi le cas chez les acclimatés, est une autre question encore indécise, au moins chez les nègres et chez les mulAtres le pouls ne paroit pas être accéléré sous les mêmes conditions comme chez les blancs (R. Armstrong influence of climate p. 23). Dans l'état mentionné du sang et de la circulation nous devons chercher la cause des mahdies les plus dangereuses des climats chauds, de l'homme et des animaux. DéjA chez nous les animaux domestiques sont plus disposés aux hémorrhagies intestinales dans

Télé que dans l'hiver; d'après Mr. Hamont elles sont très dangereuses et ioeni beaucoup de chevaux en Egypte Cl* c. I, p. 567). — Nous venons de faire remarquer que la vraie source de la dysenterie tropique est â chercher dans la pléthore veineuse abdominale et dans la dyscrasie du sang, amenées par Tinfluenre de la chaleur, probablement augmentées par l'humidité et le malaria, réruption même est le plus souvent due aux vicissitudes de la température, comme nous verrons plus bas. Ces dysenteries si meurtrières entre les hommes dans les pays chauds, ne sont pas moins â craindre pour les animaux domestiques; Mr. Hamont en fait mention pour les chevaux, les bovines, les ovines et les chameaux en Egypte (ses vues étiologiques ne me paraissent pas é l'abri de la critique): »La dysen-* terie est fort commune en été sur les chevaux de troupes et autres, sévit sur les animaux placés dans les campagnes en plein air, et sur ceux qui habitent des écuries basses, peu aérées; dans les régiments il règne quelquefois, pendant les mois de Juillet et d'Août, une dysenterie aiguë qui tue les chevaux en quelques heures. La boue, la terre, le sable que contient l'eau du Nil dont les animaux s'abreuvent, occasionnent la dysenterie; 6n trouve ces matières dans les intestins CD; l^s grands rassemblements d'animaux, une chaleur trop intense, des aliments trop secs, uniformes, la déterminent encore'' Cl* c* P- 564). T^La dysenterie des bovines est très répandue partout, dans les villages, dans les villes, au milieu des campagnes, comme dans troupeaux du gouvernement; meurtrière, tue quelquefois très vitect Cl* c. p. 574). jjLa dysenterie des chameaux est quelquefois aiguë, quelquefois chronique; elle fait mourir un très grand nombre de chameaux; quand elle est aiguc, sa marche est très rapide. Au Caire, les chameaux sont logés dans de grandes enceintes ouvertes de toutes parts, ils y passent les jours et les nuits dans une saison froide, après un été quelquefois très-chaud. Dans cette condition, ils doivent éprouver les fâcheux efTcls d'un abaissement parfois brusque de la température^' Cl- c. p. 583). — Dans les fièvres endémiques etenzootiques des pays chauds la chaleur joue toujours le premier rôle, mais différentes autres influences leurs impriment un caractère différent dans les diverses contrées: Que les fièvres des chevaux participent au caractère des fièvres tropiques des hommes est déjii indiqué par un vétérinaire anglais dans les Indes C^i'cHi^r ^^^ vêterinary art in India. Madras. 1802); dans les pays où les fièvres intermittentes sévissent entre les hommes, les chevaux en sont aussi atteints plus souvent, comme des médecins dans les Indes orientales, dans l'Algérie, aussi dans l'Italie, ont observé. Quant a la fièvre jaune de l'Amérique nous parlerons ailleurs des maladies simultanées des animaux Cqui sont déjà indiquées dans la Pièce justif. N. III). Mr. Evans CEpidemic f cvers ofthe West Indies. p. 29) a décrit les fièvres qui attaquent les chiens Européens transportés dans les Indes occidentales, et qui offrent de la ressemblance avec les fièvres des hommes; 99 Thèse poor créatures are imported in St. Lucia from England in considérable numbers, and are always in demand, as few survive the first year of their transportation, either being carried off by accidents, as the bite of the serpent , convulsions produced by

ittsolatHm, or (by far the greater nnmber) dying frooi fever of différent types, presenting similar symptoms aad pathological appearances as are foand in man. When ill, the créature ia seen atretching hinself ont in the aunshine, or under a cool shade, where the air blowa freely; his eyes are duil and heavy, bis tongue protruded from the mooth, and white; hia respiration is qnidcy and his sleep apparenlly disturbed by dreams. When his thirst inducea him to rîse and seek for water, he often trembles in his gait, and seems to réel either firoro giddiness or weakness. At length, life is terminated generally by a convulsion. Thèse symptoms may be intermittent, or they may be continued. That they arise from malaria I thmk is certain ^ , because they are not seen in the otber islands , where this poison is less abundant; and secondly because they can be produced at will, in recently arrived dogs, by cbnfining them Mrithin the range of the action of the swamp. In ail the dogs I bave examined which bave died with thèse symptoms, I baye found, with only one exception, the cause of death in an inflammation of some part of the gastro-* intestinal mucous membrane. There was also a perceptible change in the blood, Mrhich though it coagulated to a certain degree when taken from the vessels, and poured into a basin^ afler death, the coagulation was soll, and the sérum contained a quantity of the colouring matter. This was the extrême extent of altération in its appearance; in one or two it scarcely differed from that found in death from other causes, and seemed in part at least, to bave coagulated in the vessels; yet it did differ. The brain was examined in two cases only, it presented no laesion whatever.» Sur l'influence de la chaleur dans le développement de la fièvre jaune de ThQmme v. Boot Life of Amstrong I, p. 292 seq. — La chaleur (peut- être conjointement avec rélectricité y. supra) paroit favoriser beaucoup le développe* ment des états gangreneux, en vérité le plus souvent sous le concours du malaria; des ulcères, des pfaiies bien légères des hommes passent en gangrène dans les pays chauds et humides (Annesley I. c. p, 544), et sous les mêmes conditions les pneumonies etc. gangreneuses s'observent surtout; chez les animaux ce passage est peut -être encore plus fréquent, Mr. Renault dans un ouvrage qui mérite d'être consulté aussi par les médechis, a rassemblé un grand nombre de cas pour prouver que c*est la putréfaction des caillots etc. amenée par l'action de l'air qui cause ces gangrènes (Gangrène traumatique des animaux domestiques. P. 1840. p. 127. p. 166 — 186), sa manière de voir peut être un peu trop exclusive, probablement il faut expliquer ce phénomène 1) par l'impossibilité de sécemer une bonne matière plastique^ le sang se trouvant dans un état peu plastique et enclin é la dissolution ; 2) par la résorption empêchée du sang, du pus etc. a cause de l'inactivité et de la réplétion des vaisseaux, aussi i cause de la dyscrasie du sang, qui

') Aussi pour le développement de la Sèvre jaune il y a coincideoce de la chaleur et du malaria. Contre Topinion professée par Tautenr il faut observer, que la mortalité des chiens, importés de TËurope, est gnnde dans tous les pays tropiques. Le changement du sang observé par l'autenr est le même, qne celui que Ton observe dans les fièvres d accUnutement de l'homme.

empédiera Tanloliièse normale; 3) enfin par Faotion déccmipoMnte de l'air ^ peut-Mre la décompositiqn roiasmatique. — Déjà sur Thomme les maladies éryripélatenses et les anthra* ooidea (plus haut p. 108) sont très fréquentes; quant aux animaux nous tâcherons plus bas de prouver que la cause prochaine des maladies charbonneuses est i chercher dans un empoisonnement du sang par des substances alimentaires, mais malgré cela la cha-* leur doit être regardée comme une puissante cause prédisposante à ces maladies; les maia* dies charbonneuses sont très meurtrières dans tous les pays chauds, comme nous verrons dans la Pièce justificative sur les Mabdies enzootiques. Mr. Hamont dit firéquent le sang de rate des ruminans, mais rare la pustule maligne des chevaux ^^qui se montre dans les mois de Mai et de Juin pendant l'existence du vent très chaud du Kamessbie« Cl- c. p. 568). Mais une forme des maladies charbonneuses des bovines, enzootique dans l'Egypte est sur* tout remarquable pour la médecine humaine, c'est l'angine gangreneuse des bovines: «Cette maladie règne dans toute l'Egypte, en hiver, en été, au printems et en automne. Elle est contagieuse, et fait mourir les animaux en deux, quatre et six heures. Elle a son siège dans la gorge. Une tumeur survient au haut du col, elle se développe, gagne de proche en proche, et tue. L'air expiré, la bave communiquent la maladie, ce dont nous nous sommes assuré par des expériences^^ (Hamont 1. c. p. 577> Nous avons déjà vu (P. justif. II!) que les anciens médecins grecs connaissoient l'angine gangreneuse de l'homme dans l'orient (Ulcéra Syriaca, Ulcéra Aegyptiaca), et que quelques nouveaux Médecins All^ mands ont professé l'opinion que les grandes épidémies de cette maladie avoient eu une origine animale. Mr. Hamont ajoute: «Le mal de gorge de contagion est sporadique, ensootique et épizootique. Ses causes sont inconnues. Si le pratiden arrive dès le début du mal, il doit employer immédiatement le feu sur la gorge, puis l'onguent vésicatoire«« Aussi les grandes épicooties de glossanthrax ont toujours commencé dans le midi do l'Europe.

Ce qui regarde les maladies contagieuses, la chaleur humide favorise staigulièrement leur développement, et la plupart des maladies contagieuses sont originaires des pays chauds; mais une haute chaleur sèche aussi bien qu'un froid mtense, détruit les virus. — Les vers intestinaux se développent en énormes quantités chez les hommes et chez les ani* BHUix dans les pays chauds, l'Egypte, l'Abyssinie, le Bengale, la Guiane, les Indes ocd* dentales en sont infestés. De même les parasites fourmillent dans les pays chauds. Les filaires de la peau et des yétix infestent les hommes et les animaux dans les parties chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique, elles ne paraissent pas beaucoup dépasser les pays tropiques 0*

*) Je veux encore •nnotery que Ton a sonlenn qve, par l'effet dn cliinal, les racbet dans rAmériipM BSéridionale ne donaoient plus de lail après le sevrage, et qu'elles ne ponvoient pas être trait; mais 0 y a d*antres pays chauds oà Ton tire le lait, et probablement ce n'est pas l'influence du climat, mais de Tbabitude; aussi dans la Russie les vaches des grands troupeaux perdent le lait après le sevrage.

La chaleur fiivorise la fécondiié de rhomme et des animaux; dans les pays polaires les Taches, aussi d'antres femelles de nos animaux domestiques^ passent souvent une amiée sans porter de foetus, et dans les pays chauds elles portent plus souvent plusieurs petits; rhomme est plus fécond dans les pays chauds que dans les pays iroids, des femmes qui sont stériles ou ont fini de faire des enfants dans les pays du Nord, deviennent ou redeviennent fécondes, quand elles passent dans des pays du midi. Le développement des enfants est plus précoce dans les pays chauds. D'après Mr. Girard fils le climat a urfe grande influence sur la dentition du cheval: j»La sortie des dents , tant caduques que per* sistantes, n'a pas lieu à la même époque dans tous les pays. Ainsi dans les chevaux du midi de la France, qui sont élevés dans leur pays natal, l'éruption des incisives de rem* placement a lieu quelquefois dans les premiers jours de Septembre, le plus souvent au commencement d'Octobre; elles sont toujours sorties dans la première quinzaine de Décembre. Cette éruption est plus tardive dans des climats plus froids: en Normandie, par exemple, elle n'a lien, lorsqu'elle se fait naturellement, que dans les mois ; de Janvier, Février , Mars, et même Avril. Dans le Limousin, elle est rarement terminée avant le mois de Janvier. Ces variétés sont tellement dépendantes du climat, que lorsque les pouhins sont transplantés d'un pays froid dans un pays chaud, l'éruption est plus précoce; elle est plus tardive dans le cas contraire, et cela d'autant plus que la température des lieux est plus différente.» Rec. de Méd. vét. I, p. 132.

En général le développement du règne animal est favorisé dans les pays chauds, cependant l'homme et le cheval atteignent la plus haute stature dans les pays tempérés, ils restent plus petits dans les pays très chauds et dans les pays très froids, p. e. les chevaux les plus petits se trouvent d'an cèté dans le Shettland, la Nonvégie, la Russie, de l'autre cAté dans la Corse, la Sardaigne, l'Afrique, le Java etc.

En général la chaleur agit sur le système nerveux en excitant, en augmentant la sensibilité, mais la dialeur plus haute épuise l'énergie nerveuse, les hommes souffirent d'une foule d'affections nerveuses, surtout de spasmes, d'épilepsie, de tetanus et trismus; mais l'innervation succombe bientôt dans les maladies. Aussi les chevaux souffrent plus souvent du tetanus dans les pays chauds; et dans l'Egypte le ramollissement de la moelle épiniëre arrive souvent en été d'après Mr. Hamont (I. c. p. 566). Probablement c'est une maladie pareille que Mr. Grellier décrit comme très fréquente dans les Indes orientales, sous le nom de la maladie de Pallamcottah : 9)The weakness in the Imns, usually termed the Fallamcottah-disease, from its predominating there, is, I think, occasioned by exhausiion. At the above place I am informed, the land-mnds very much prevail, and from what l 'hâve before observed , on the eflbcts which thèse and winds must produce on the System , complaints arising from exhaustion must be very Kkely to ensue; and the weakness of the loins , I hâve every reason to believe , is seated either in the nerves or spinal marrow. That it is not in the arascles is évident, from the résistance it makes to the most

forcible remédies, and still more from the pecoUar actioD which existo in ail the jointe poalerior to the loins — an action which any médical man may observe to arise from a disease in the nenres. The action is short and sudden; or else it gives way allogelher, and the animal trips. Spasms and convulsions , and ail the varions forms of disease which so sad* denly destroy the animal, I imagine arise Trom the same caiise.<^ Peut -être ces maladies sont la suite de l'insolation de la moelle épinière? C'est vrai la moelle épiniére est bien gardé contre cette influence, mais cependant je pense que dans les climats très chauds le soleil pourroit bien agir sur la moelle épinière des animaux, comme il agit sur le cerveau de l'homme. Chez nous on ne peut guère dputcr, que le soleil ne soit pas la cause de la myeiitis des agneaux et des brebis nouvellement tondues.

La qualité du sang des habitants des pays chauds, est telle quelle ne peut guère aussi bien nourrir les muscles, que le sang plastique et riche en fibrine des habitants des pays tempérés; aussi tous les observateurs ont -ils trouvé constamment que la force musculaire des habitants des pays chauds et surtout des hommes de couleur est bien inférieure â celle des Européens, Pérou s'en est convaincu avec le dynamomètre, et un auteur expert dit: ^^Although we meet with the finest and most muscular forms amongst them, they are inferior to the Europeans in point of physical strength^ This is most cleàrly observed, when a party of natives are employed at the same time with Europeans. On many occasions, when a woriiing party of seamen and marines were employed in the Dock Yard at Jamaica, in landing stores etc. one white man would perform twice as much work as a negro, or man of colour, who were employed as labourers. With their native energy of character, the former would roU heavy casks, or lift weights, which more than double the number of natives could not eirect<< CR« Ârmstrong the influence of climate. p. 23). De là le sentiment de lassitude, l'antipathie contre les mouvements, la paresse des habitants des pays chauds; de Tautre part cet amour du repos fait que l'homme consume moins, le besoin de manger et de respirer (ainsi de chauiTer) est moindre, et cela convient avec l'influence du climat, et aide â conserver la santé. Cependant beaucoup d'animaux des pays chauds ont une très grande force musculaire, p. e. les lions, les tigres etc., leur organisation doit diflërer de la notre.

L'influence du froid agit en tous les points contrairement à ceUe de la chaleur. Cependant nous supportons mieux le froid que la chaleur, une température de l'atmiosphère qui est égale â celle de notre sang nous incommode déjà beaucoup, et si elle s'élève é 9^ ou 10^ c. plus haut que notre température propre, comme cela arrive dans les pays les plus chauds, elle nous paroit insupportable ; au contraire une température qui est 20^ a 30^ c. phis basse que notre chaleur propre, nous incommode fort peu. — Les parties cornées qui forment la surface du corps étant mauvais conducteurs de la chaleur, s'opposent â la perte de la température propre; cependant une atmosphère froide enlève toujours de la chaleur à l'organisme, la peau se refroidit la première, peu à peu le froid pénètre aussi plus pro*

fondénent 0; n»s rorganisme répare cette perte, et son pouvoir calorifique est mis en plus grande action, ainsi le froid active, stimule les fonctions de Torganisme. — Comme le froid augmente la contraction, la cohésion des corps en général, il agit de la même mauière sur la peau, Tépiderme se resserre et forme ce que Ton nomme peau ansérine, si le froid n*est pas grand et agit peu â peu, les vaisseaux capillaires se resserrent aussi, et la peau pâlit; la même chose s'observe chez des sujets vieux, aQamés, afiaiblis par une cause quelconque aussi sous l'influence d*un froid intense; mais chez des sujets vigoureux un froid plus intense agit comme un stimulus, et provoque un afflux du sang sous Tépiderme et la peau rougit; par la soustraction du calorique Tévaporalion de la peau est diminuée et son resserrement Tempèche presque entièrement, Taction du moyen réfrigérateur de Torganisme cesse donc. L'cvaporation cessante, le resserrement et le refroidissement de la peau croissant le sang n'y afflue plus avec la même force, il est repoussé vers les organes intérieurs, et la peau palit, elle gèle; si cela ne dure pas long-tems, une inflammation s'y établit, il y a gonflement et rougeur, une si dite engelure, qui se forment surtout aux pieds des animaux aussi bien qu'aux extrémités de l'homme. Mais si le froid pénètre plus profondément, les tissus sont détruits et mortifiés, la gangrène s'établit CMoricheau-Beaupré Effets du froid, p. 152). L'air froid et humide, étant meilleur conducteur delà chaleur, nous en enlève plus et l'évaporation est encore plus impossible, il affaiblit la peau, si l'humidité est gelée en aiguilles, ce qui arrive souvent dans la Russie et dans l'Amérique du Nord Ces barbiers du Canada) elle cause des picotements de la peau, des gerçures de l'épiderme. Dans les pays froids, surtout dans les pays froids et humides la peau perd facilement son élasticité, elle devient épaisse, des hypertrophies et des endurcissements du tissu cellulaire se forment souvenL Les animaux forment beaucoup de poils et de bourre sous les poils ^) , la couleur blanche prédomine, et même les poils colorés de quelques animaux blanchissent par l'eflet du froid, comme les expériences du capitaine Ross sur des lemmings ont prouvé.

Nous avons démontré plus haut (p. 310) que l'air froid, étant plus dense, contient dans le même volume plus d'oxygène, que par la respiration plus de carbone est brûlé et excrété dans les poumons, le sang refoulé de la peau vers les organes intérieurs passe facilement par les poumons et se décarbonise, il n'a pas besoin de s'accumuler dans le système veineux abdonûnal, l'eau qui n'est plus excrété par la peau est excrétée par les reins. La grande activité des poumons les dispose aux inflammations, les pneumonies sont fréquentes dans les pays froids; les membranes muqueuses respiratoires sont irritées

') J*ai communiqué plus haut les expériencef de Mr. J. Oavy qui prouvent que le corps n'est pas font à lait indépendant de la température atmosphérique, pendant l'impression de cette feuille je reçois une con* tlnoation de ces eipériences faites en Europe ▼. Annales de Chimie S. III. toI. XIII, p. 182.

*) Mais Mr. Mackenaie (Reise p. 348) en Islande, et Mr. Lesslng (Reise naeh Ifor* wef en) i Tornea, s'étonnoîent de voir tant de bovines sans cornes dans le^nord.

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par Tafr froid qoi les pane, et la réaction cause des phleghyraeniles respiratoires, sartool Tair froid et humide qui empêche Tévaporation et cause des congestions dans ces membranes de Toeil, du nez, du pharynx, des bronches etc. (t* sur quelques phénomènes: Osborne: Reports of the British Assoc. IV, p. 94). Dans le haut Nord, en Groen-* lande, les chiens n'aboient non plus que sous Téquateur. Egede Saabye p. 17 2.

L'activité du système musculaire, TexcitaUcn du système nerveux, la perte considérable de carbone dans les poumons, Partérialité prédominante du sang /qui doit avoir une grande influence sur la sécrétion des sucs digestifs, l'absence de la pléthore abdominale et de la relaxation des intestins qui en est la suite, font que Tappétit s'accroît dans les saisons et dans les pays froids, la digestion se fait promptement et la faim revient plus vite, les habitants des pays froids mangent beaucoup plus, et des substances animales qui nourrissent mieux. Aussi nos animaux domestiques, s'ils ne restent pas inactifs, mangent plus en hiver. Que les habitants du midi qui passent dans le nord, acquièrent autant d'appétit, que les habitants du nord qui passent dans le midi en perdent, est une observation constatée C Mort che au -Beaupré p. 68); pour nos animaux herbivores la comparaison est difficile â établir, parceqoe les végétaux des pays méridionaux, plus riches en amidon, sucre etc., nourrissent beaucoup mieux.

Le sang est plus plastique sous l'influence du froid médiocre, le pouls pins fort et plus grand, mais moins fréquent, la disposition aux inflammations franches est plus grande. Par le froid médiocre la disposition pour la décomposition est autant diminuée qu'elle est augmentée par la chaleur. Aussi les fièvres avec ce caractère dyscrasique du sang, p. e. la fièvre jaune de l'homme, le typhus des animaux etc. disparaissent à rentrée de la saison froide.

Le froid agit sur les nerfs sensitifs en les engourdissant; si un froid intense agit pendant peu de tems, il suit une réaction avec sensibilité augmentée de la peau; si le froid intense agit plus long-tems des sensations désagréables de picotements arrivent, mais aussitôt que la peau palit, elles sont remplacées par une torpeur et insensibilité absolue; aussi les fonctions du cerveau deviennent peu â peu torpides, si l'action du froid continue. La force nerveuse est épuisée par l'action continuée du froid.

Un îroid médiocre, et non cwtinué pendant trop long -tems, excite les muscles â la contraction^ probablement parceque le sang est plus fibrineux, nous sommes disposé aux mouvements; et par l'exercise même k température du corps est augmentée, ce qui prouvent aussi les expériences de Mr. J. Davy CAnn. de Chimie 1. c. p. 185). Aussi la force musculaire est elle plus grande chez les habitants des pays tempérés; car dans les pays très froids elle diminue aussi.

Que la grandeur du corps diminue aussi bien et encore plus dans les pays très froids, comme dans les pays chauds, a été dit plus haut. On a remarqué avec raison que ce sont

- an -.

snrtoitt les extrémités qni seni raecoarcies chez les bebilants du nord, et chez les chevaux de ces pays.

Mais un froid intense, et môme im froid médiocre, p. e. de — 6^ ou — 8^, trop long-tems continué, se montre ennemi de la vie de I^omme et des animaux domestiques. Probablement c'est surtout Tétat torpîde'dn système nerveux qui abaisse Innervation de tout l'organisme, et à la longue la sanguîfieation même ne procède plus bien, il se forme une cachexie albumineuse on aqueuse, les hommes souffrent de la scrofule 0» de phlegmorrhées-; d^ydropisies , les animaux de la pourriture, du ferdn etc. Toutes les excrétions, et même la décarbonisation dans les poumons, languissent sous l'abaissement de l'innervation, la dyscrasie scorbutique se développe. .

Les jeunes animaux ne possédant pas encore le même pouvoir calorifique que les adultes, succombent facilement par l'action du froid; outre les observations citées de Mr. Edwards v. encore: Audony sur l'influence du froid ^r les animaux nouveau-nés. Jonrn. prat. de Méd. vét. 1830. p. 289« L'évolution des germes dans les oeufs demande tou-r jours une température plus élevée. La fécondité de l'homme et des animaux diminue dans les climats froids.

Des hauts degrés de froid qui agissent long«-tems sur l'animal, détruisent la vie ; l'engourdissement nerveux, duquel j'ai parlé augmente de manière que l'animal ne voit ni entend phis, les muscles deviennent raides, le sang refoulé vers les organes centraux opprime le cerveau, le coeur, les poumons, le sommeil s'empare de lui, le pools ne bat plus, l'animal entre dans l'état de mort apparente, qui peut durer très long-tems chez les amphibies, elle ne dure pas si long-tems chez les mammifères et chez l'homme qui meurent souvent bientôt ou après quelques heures, cependant il y a des exemples ou ils ont été rappelle à la vie après deux jours *).

Une température continuellement uniforme ne paroit pas très favorable à la vie de rhomme et des animaux domestiques, une alternation comme elle arrive dans les saisons des climats tempérés paroit bien plus convenir à la santé, en faisant alterner l'activité des organes de l'organisme, l'hiver met en jeu les poumons et les reins, l'été donnant plus de repos à ces organes rappelle TacUvité de la peau et du foie; pourvuque ces transitions des saisons ne soient pas trop brusques, mais arrivent peu à peu. Au contraire les vicissitudes brusques de la température agissent toujours défavorablement sur la santé des animaux; parceque les fonctions antagonistiques des organes ne peuvent s'établir avec tant de célérité,

•) Lm homme* Birtifs d« l'Afrique, de TAsie, de rAnëriqoe méridionale, ainsi que les quadrupèdes et les oiseaux de ees |Miys sont atteint des serofules i Londres. Carliste Me ans of preservîng beaith p. 53.

•) Une femme vÎTott encore après 8 jours sous la neîgfe. Whistlecrafl Climate of Ëng*

land p. 21.

— Smm, —

il y a donc soppression de fondions néoessaires âjn vie, foî Bt'eH pas compensée toul de suite. — Les vicissitades annuelles de température sont très petites sous Téquateur, p. e, à Suriname elle n'est que de 0^ c. (hiver 25^25» été 25o,87), à Trinconomale de 2^,67, à Sierra Leona de 2^,41 etc.; mais elles sont très grandes dans les pays polaires, oà le court été est très chaud, le long hiver très froid, p. e. au Nordcap elle est de 28^^ c« (hiver — 260,50, été + 1^83>, sur Tlie Melville mémo de 36%47 (hiver — 33%47, été -f 3^,14), A Moscou de 27^,40, à Rome encore de 14^51 etc. I4i température la plus haute observée à Suriname étoit + 32^,3 et la plus basse + ^^^y^l u>^ é Moscou la pins haute température est + 32^,0 et la phis basse — 38^,8. La grande chaleur du court été du nord qui arrive bien soudaine après le long hiver rigoureux est toujours très malfaisante pour le bétail, les maladies charbonneuses se répandent surtout dans Tété dans la Russie, la Finnlande, la Suède, la Sibérie, dans la Russie se développe la peste bovine, et la mortalité est très grande. — Au contrahre les variations diurnes de la température sont Uen plus grandes dans les climats équatoriaux; le rayonnement de la chalear, la proximité de la mer, Thumidité ont beaucoup d'influence sur ces variations; mais il y a beaucoup de pays dans les Indes orientales et occidentales, où le thermomètre journellement ^ et dans Tespace d*une demi -heure s'abaisse de plus de lO^, et des abaissements de 20^ ne sont pas très rares, on observe encore de plus grands. Ces variations brusques causent un refroidissement terrible, et sont la cause des maladies les plus funestes de l'homme et dee aniihaux. — Dans nos climats tempérés de telles variations arrivent, mais elles ne sont pas dans la règle, comme dans plusieurs pays chauds; l'homme et les animaux ressentent ces variations beaucoup plus, que dans les pays plus froids* v. McCleland Komaoa p« 202 0*

') On peut «e faire une idée de cette inflaenoe def obtervation* faite* an Sénégal: «La teaipéraiara dn matin, dans la «atson «ëche (Octobre — Mai} est, terme moyen, de 14** R , minimum 11* i 5 — 6 h. do matin; maximum 17^; elle est d*autant plus élevée qu'on se rapproche davantage de l'autre saison, teUe que dans les mois de Mai et de Juin. La moyenne dn milieu dn jonr est de 24* R., minimum 17* par on tems couvert, maiiamai 35* avec Ici vents d*est — C*est donc par les vents d*est qu*on observe les plaa g^randes variations de la température* Elles sont telles, que de 11* ou 12* R., le tbermomètre s*élève ca quelques heures jusqu'à 28* et même 35* , marquant ainsi une différence de 18* i 22* R. de 6 b. à midi, puis de 15* à 18* le soir, par un nouvel abaissement de la température. Ces variations eitrèmes sont teUement brusques, sons le règne des vents d'est, que cinq minutes suffisent pour établir une différence de 8* à 10* R. Ainsi il m'est arrivé souvent de voir la colonne de mercure «levée par le vent d'est i 39* L, tomber subitement à 25*, des que la brise du large étoit venue le remplacer. La plus grande varîatiois dans la saison humide (Juin — Septembre) n'excède pas 8* R.» Thevenot Maladies dans les paya chauds, p. 61. — Brocchi (Giornale I, p. 309) observa dans la liante Egypte le matin i 7 h. 4" 2*,5 et i 2 h. après midi -(* ^^ R* I^sns le Sennaar le même observa pendant toute l'année une variation diurne de 10* à 15*. Caries daas nos cUaiats tenpéiés de pins grandes variations arrivent, miûs elles ne sont pan continuelles, et surtout, comme dans quelqaes eliaials froids ou arrivent anssi des variations de pins ém 20* (p. e. dans l'Île Saint Pierre), elles ont lien dans les basses températures que nous supportans beanoon^ oiieoi. Enfin c'est Thmaidilé, meilleare eaadactrice de k chaleur qui aaas relioidit taol dans les pays chauds.

Ces abaiflfMieDts brofqaef de la tampéralare agiront prineipaleiiieiit sur les foMloiia de la peau, qm étant très •- exaltées par la chaleur, sent bmsqnement suppriaées^ et l^afltax du saag vers elle est empêché; or diez nous â la fin de Tété, et dans les pays chauds ionjoura il y a déjà pléthore abdonmaie qvi dms ce cas donné occasion an développemeni des hépatites 9 des entérites, des dysenteries, des enterodothienies. SI celte pléthore abdominale n'existe pas, p. e. chez nous an prîntems ou an conunencement de l'été, c'est souvent l'organe destiné à remplacer la peau dans l'excrétion de l'eau, qaà reçoit la prenilière impression, des néphrites albumineuses on rhumatiques se déinaloppent. Très souvent les membranes séreuses sont atteintes, des orrhymenites se forment; quelquefois c'est aussi le poumon. En d'autres cas des rhumatismes apparaissent. C'est l'état précédant de l'or*ganisme , et la coïncidence d'autres influences qui détenmnent les formes et le caractère des maladies qui se développent; et cela vant pour les animaux aussi bien que pour l'homaif.

IV. Influence de l'humidité. L'atmosphère contient toujours de l'eau, dans la forme de vapeurs invisibles, élastiques (dampO; le quantité d'eau qu'elle peut dissoudre de cette manière diffère selon sa température, si à une températnre de Q^ (au niveau de la mer) elle en peut contenir 5,4 gr. , elle n'en peut dissoudre que 2,9 i — 10^ c. et que 1,5 A —20», mais 9,7 à + iQ9, et 17,1 gr. à + 2», et 29,4 à + 30» c Le volume de Tair n'est Ci peu près) pas changé par la difltasion des vapeurs dans l'atmosphère, mais bien sa preasion; sa composition chimique ne paroit pas altéré non plus; aussi long-tems qu'il n'y a pas de dépAt de vapeurs visibles Cdunst) nous n'avons guère l'impression de rhnmidilé ; malgré cela la différente quantité d'«au dissoute dans Pair a une grande influence sur la vie des animaux , non seulement par la {nression , par sa différente conductibilité de la chaleur et de l'électricité, et par sa dUTérenle disposition aux dépôts aqueux, mais aussi pnr hi force hygroscopique qu'exercent sur lui les parties externes du corps animal, et sor^ tout par l'influence qu'il exerce sur l'émporation de l'eau dans les poumons et dans la peau, et par le trouble des excrétions qui en doit être la suite. Or la quantité d'eau dissoute dans l'aUnciphère diSbre conaidérablement d'après les tems, et d'après les localités. En gàiéral la quantité d'eau dissoute dans l'atmosphère dépend: 1) de l'élévation d'un pays au dessus du niveau de la mer, un pays phtt bas a un air plus humide, cependant les autres conditions peuvent amener des différences notables, p. e. le désert bas de l'Afrique centrale n l'air très sec, et le haut plateau da Mexique a l'air plus humide que la hauteur ne laisse présumer; 2) de la quantité d'eau qui érrapore dans le pays, amsi de la présence des lacs, des mers, des rivières; de la nature du sol, qui laisse pénétrer l'eau comme le sol siliceux, ou k retient, comme le sol argileux; de la richesse de la végétation et aussi de la population animale; 3) de la direction des vents régnants qui peuvent être secs ou surchargés d'eau. Nous envisagerons d'abord l'action de l'air sec et humide, sans faire attention aux dépôts aqueux qui peuvent survenir.

Un air qui ne contiendroit pas d'eau (hi tout^ n'existera pas, mais il peut être très

éloigné du poinl de sa saturation et par eonséqaent très sec. Chez wm dans l'Europe moyeane rhumidité absolue de i'air est plus grande en été , dans les mois de Juillet, Aoèt, Septembre, mais Thumidité relative est la plus petite dans ces mois, elle est bien plus considérable dans raotomne et au printems. L'Immîdtfté de Tair varie beaucoup dans TEurope moyenne, des sécheresses extrêmes sont rares, et arrivent par exception, p. e. Mr. Au g us t à Berlin observa, mais «omme une très rare exception, le 19 Aoât 1842 à 2 h. le thermomètre sec du psychromètre à 31^7. le thermomètre humide à 1^4. ainsi une humidité relative de 0,16., humidité absolue 5,16.^ et Mr. Erman père a vu une seule fois à Berlin rhygromètre Sauss. s'arrêter à 42^ (tempérât, de Tatmosph. 23^7. c). v. Humboldt Centralasien p. 49. 71. Mais ce sont de rares exceptions, en général Thygrom. Sauss. donne chez nous dans la saison la plus sèche â midi 60^ — 85^., et la tension moyenne des vapeurs dans la même saison est de 5'" â 6''^ Dans l'Europe australe le pays distingué par sa sécheresse constante, hiver- et été, c'est le plateau des Castilles dans l'Espagne. Dans la Grèce l'hiver, l'automne et le printems sont humides, mais l'été extrêmement sec; Mr. J. Davy <;Jonian Islands I, p. 235. 249) observa dans le mois de Juillet A Cerigo que pendant le jour le thermomètre humide étoit de 1P,12 plus bas que le sec, pendant la nuit encore de 8^,3 c, p. e. le 2 de ce mois au matin le therm. sec étoit à 23^89, l'humide à 14^,44, ainsi la tension des vapeurs 5''',43, le point de la rosée étoit à 13^4, l'humidité relative 0,54, humidité absolue 12,0. Le même auteur rapporte qu'H a observé à Zante le 8 Août 1824 la plus grande sécheresse qu'il a jamais observé en quelque lien de la terre: le thermomètre sec étoit à 37 '',22 c. , l'humide à 19^,44, ainsi' 17^,74 plus bas. Mais il y a des pays ou une telle sécheresse de l'air régne pendant toute l'année ou au moins pendant la plus grande partie de l'année: Mr. v. Humboldt Cl* c.) a ihit une série d'observations dans les steppes de la Russie asiatique qui prouvent l'extrême sécheresse de l'air dans ces pays, l'observation la phis extraordinaire est de Platowsliaja le 5 Août 1829, le thermomètre sec étoit à 23^,8 c, l'humide à 12",2, la différence 11^6, la tension des vapeurs l'^',66, le point de la rosée à — 4^,4, humidité relative 0,16, humidité absolue 3,9; il repondroit au degré 29 de l'hygromètre de Saussure. On peut bien présumer que l'air du désert de l'Afrique, du Sahel, a la même sécheresse pendant toute l'année. La même siccité règne encore pendant toute l'année sur le plateau des Andes du Féru et du Chile, a Quito Mr. Boussingault a plusieurs fois vu l'hygromètre Saussure à 26^, et sur un plateau du Mexico Mr. de Humboldt l'a vu entre 4(P et 42* à une temp« de 22* é 23® c. L'animal domestique qui paroit né pour vivre dans un tel air, c'est le chameau qui s'y trouve fort bien, et il souffre toujours dans un air humide, probablement dans le même cas se trouvent les lamas et les alpacas, et entre nos animaux domestiques les chèvres et les brebis. — Si l'on réfléchit sur l'action d'un air sec sur l'organisme animal, on trouvera: 1) La siccité doit favoriser l'cvaporation de l'eau de la peau et des poumons. Déjà les corps morts évaporisent plus dans l'air sec que dans l'air humide, comme tout le monde le sait;

fllephen Haies «rinerra déjà qu'an helnntkas annuiis en 12 heures d^ne naît, où l'air éloil sec, perdoit par l'évaporalkHi 3 onzea, dans le mdme eepace de tems, mais pendant k rosée elle. ne perdoit rien. Edwards Cl* ^' P* ^^2. 610) obs^ra que des grenonillei^ viyani dans une atmosphère où l'hygromitre Sanss. étoit à 100^, ne perdoient par heure qae 0,0023 da poids de leur corps, mais dans une atmosphère où l'hygromètre ne montra qae 54^ à 58®, elles perdirent 0,0178; des léiards gris évaporoient dans l'air humide par heure 0,0003, dans l'air sec 0,0053. Six cochons d'Inde perdoient par la transpiration et par les évacuations ahrhies a ib^ de température ext. dans le même espace de tems, dans l'air humide 11,7, dans l'air sec 16,6 Cldem.- Ibidem, p. 641). Quatre moineaux per-* dolent par la transpiration et par les évacuations alvines, A 13<* de temp. ext», dans l'air humide 1,52, dans l'air sec 2,28 (Ibidem, p. 642). 2) Si dans l'air sec l'évaporation de l'eau, par la peau et par les poumons est. favorisé on doit déjik présumer que l'excrétion de l'eau dans l'urine doit être diminuée; c'est ce que les observations sur l'homme et les expériences de Mr. Chossat prouvent, à la même température dans l'air humide nous excernons beaucoup plus d'urine , que dans l'air sec. 3) Mais les observations physiologiques ont prouvé, que l'êiinHnation de l'eau dans les sécrétions entraine toujours aussi une sécré-* tien plus abondante des substances caractéristiques des excrétions; 4) ainsi si moins d'eau est excrétée par les reins, cela fait que moins d'urée etc. est éliminé, que si l'eau dans l'urine est abondante; et l'urine est plus concentrée; cela ne peut pas être sans influence VÊt les matadies des reins, mais jusqu'à présent' on ne peut pas encore > établir des comparaisons; 5) de même on peut présmner ^ue par la transpiratioti augmentée de la peau, plus de carbone doit être conduit dans cet organe , et si l'air atmosphérique ne peut pas s'en charger, il pourroit être déposé dans l'épiderme en pigmentam; de cette manière on pourroH expUquer l'opinion de Mr. Dorbigny, si elle est fondée, que l'humidité de l'air rend les hommes plus pâles, la sécheresse plus foncés en couleur, opinion qu'il cherche à prouver par beaucoup d'exemples des nations Américaines (L^homme Américain. I, p. 77 — 79); on pourroit croire que le carbone entraîné par l'eau de la transpiration dans la peau, n'y seroit cependant pas entièrement exhalé dans l'acide carbonique, mais en partie déposé dans le pigmentum. 6) Ce qui est plus sûr, et ce qu'on observe généralement sur nos animaux domestiques , c'est que l'air sec s'oppose à la formation de hi graisse, et empêche l'engraissement, ce qui pour l'homme avolt déjà soutenu Lorry CSamml. auserl. Abhandl. IX; p. 246). 7) La siccité et la rareté de l'air paraissent favoriser l'accroissement de la laine, témoins les chameaux des steppes, les vicunnas des Andes, les mérinos d'Espagne. 8) La sicdté johite a la chaleur paroit surtout empêcher la formation de la graisse non seulement, mais aussi du tissu cellulaire, et rendre les corps secs, observation que l'on fera en comparant les habitants des pays secs et des pays, humides, p. e. Mr. Volney (Voyage en Egypte. I, p. 360) en pariant des bedoums du centre de TAraUe dit: «On consideroit aivee surprise ces hommea plus petits, plus maigres et plusnoirs qu'aucuns Bédouins connus;

leurs jambes sèches n'avoient que des tendons sans mollets, bur «entre éloil eeHé à lenr dos, leurs cheveux étoieni crépus, presque autant que ceux des nègres.<* Sans doute In température modifie considérablemeat l'influence de la sicdté de Pair: 9) L*air froid et sec est mauvais conducteur de la chaleur, mais il se charge aisément de la transpiration aqnense et refroidit de cette manière, mais en activant le procès vital et le ponvohr calorilqne de l'organisme, il est dense, contient beaucoup d'oxygène, et facifite la décarbonisation da sang dans les poumons, il favorise donc l'hématose; mais fl dispose aussi aux maladies in» flammatoires, surtout des poumons; 10) l'air chaud et sec, raréfié fiivorise encore plus k transpiration, et enlève l'eau qui en beaucoup plus grande quantité est amené à la périphérie de l'organisme, mais contenant dans le même volume moins d'oxygène, U ne peut pas enlever autant d'acide carbonique que Tair froid, les fonctions des poumons languissent, eC le foie est surexcité et disposé aux inflammations, qui ne sont pas si développées, parceque le sang n'est pas bien élaboré. La sicdté est ennemie de toute la végétation, et cela s'observe aussi dans les maladies, les maladies épisootiques et contagieiises s'éteignent souvent dans un air sec.

Dans l'Europe flu>yenne l'air est très humide et près de la sainration dans les pays bas, en automne et au pnntems, dans la Hollande p. e. plus de la moitié de l'année; mais ce sont surtout des pays bas tropiques qui sont très humides, d'après leur situation la moitié de l'année ou tonte l'année. Les médecins de la dernière expédition du Nigre en 1841 Mr* William et Mr. Pritchett nous ont commumqné des observations psychrométriqnes pendant une année, qui prouvent que ces côtos de l'Afrique sont très humides pendant presque toute l'année, le plus sowrent la différence du thermomètre sec et humide n'est que de 1® à 3^ c. à une tompérat. 25<>; sur le Nigre pendant les mois d'Août et de Septoaibre, que l'expédition y passa, l'humidité étoit a peu près la même; un calcul approxhnatif me donne pour le mois d'Août les moyennes suivantes: A 3 h. a. m. thermmn. sec 35^,5 c, thenn. humide 29^,8, ce qui repond A une tension des vapeurs de 9''%80, le point de la rosée étoit à 230,83, l'humidité relative étoU 0,8T., l'humidité absol. 21,1.; et A 3 h. p. m. Cpériode la plus sèche de k journée) le thermom. sec 26^,1 , le thermom. humide 23^,3, différence 2^8, ce qui repond A une tension de 8''',94, le point de la rosée étoit A 21^6, l'humidité relative 0,7& , l'humidité absolue 19,5. Dans llle d'Ascension, mois d'Avril, le matin et le soir le thermonk sec 22^,2 , l'humide 21^6 , ainsi la tension 8''',81 , le point de b rosée 21%5, l'humidité relat 0,96, l'humidité abs. 19,4, et A 3 h. p. m. thenn. sec 2^,3, tberm. hum. 21«,6 c, ainsi: tons. 8''',40. le pomt de la rosée 20^,b, l'humidité relat 0,85, l'humidité absol. 18,5. Deg observations faitos sul le Nigre en Août 1842 donnent pour le matin: tons. 9%61, humid. rel. 0,81, hum. abs. 20,8. pour l'après midi: tens. W^ hum. rel. 0,81, hum. abs. 22,4. pour le soir: tens. 9'",52, hum. reL 0^2, huss. abs. 20p. Ces observations répondait aux dégrés 90^— 100<^ de l'hygrom. Saussure. Aux Indes occiden* taies A Cubo, A la Martinique, Guadeloupe etc. l'humidité est de même très gnnde.

4Mf 1a abîma rtcha, ou rhygronèlre ai lever dui seieU se rappreehe lonjours do petol 46 la «ataratioii, le^ vay^nnes sont à la Jbvaae 9S9fi^ a la Guadeloupe 86S3, à la Mar^^ ttBMpie S7<^,7 hygr* Sa«8s. , il m desoeud é nkU à la Havane qu'à 66 , A la Martinique e( i la Guadeloupe rarement au dessoua de 60^; A Cuba, Thnaiidilé de quelques aïois étant supérieure a 88^ , et durant le oours de la plupart d*entre eux, l'atmosphère offrant en de nombreuses occasions 99^ et iOO^, de plus sa température moyenne étant de 26^, 26^ et 27® en quelques mois, on peut se figurer combien doit être considérable lliumidité réelle de Tair dans ces r^ons; Mr. de Humboldt dit que, comparée A oeUe de l'air de Genève» durant Tété, elle est dans le rapport de i2 A 7 CRamon de la Sagra hist phys. et pol. de Cuba^ I, p. 186 etoO- A Rio di Janeiro les moyennes des mois varient entre 66<> Cubais dans un seul mais) et 8J^ Sauss. et les moyennes maxima ne sont dans auciui mois au dessous de 90® CSi^and maladies du Brésil, p. 34). Dans quelques pays les difiërences annuelles sont très grandes, p. e. an Sénégal A set siliceux, pendant le règne des vents N« E. du désert, 8 mois de Tannée sont extrêmement secs» de manière que même les grands abaissements de la température pendant la nuit ne font toflrt>er que peu de rosée, qui est enlevé par les premiers rayons du soleil , 4 mois , pendant le règne des venta op*^ posés sont extrêmement humides, il y a quelques mois de rosées et de brouillards et A peu près un mois de pluies: » Alors une humidité profonde imprègne tous les corps; un sentiment de relâchement et de faiblesse succède dans l'organisme vivant A la 'tension vigw* reuse causée par les vents de nord* est; les corps inorganisés eux-* mêmes changent d'élat, les bois naguères fendus par la sécheresse, se gonflent et se pourrisaeni, le fer se couvre de rQuiUe, les étoffes se piquent.^ Thevenot L c. p. 74 Pareils phénomènes s'observent dans les lies de l'archipèle des Indes orientales etc. Dans quelques pays les variations diurnes sont presque régulièrement aussi grandes que les variations annuelles: On a publié p. e. les moyennes des observations psychrométriques de trois années A Calcutta : la tension des vapeurs déduite de six observations diurnes étoit dans le mois de Janvier 0,471 {69^,83 hygr. SO, dans le mois d'Août 0,816 091^05 h, SOi pendant toute l'année la tension moyenne étoit au lever du soleU 0,392 C94P,96), A 2. h. 50 m. après midi 0,547 C75%14) et au coucher du soleil 0,680 C84^063* Hontgomery Martin Stat. of the Brit. Colonies p. 285* -*• 1) On sait de la physique que déjA dans la nature inorganique Tévaporatîon diminue en pbis grande proportion que l'humidité de l'air augmente, on ne doutera pas que Téviqioration de l'eau de la peau et des poumons des animaux doit diminuer dans l'air humide, dans l'air chaud et humide la peau se couvre de sueur qui ne peut pas être diasonte dans l'air, mais malgré cela l'organisme perd beaucoup moins d'eau que dans l'air sec; lir. Southwood Smith a prouvé la grande différence par des observations sur les ouvriers des fabriques de gas A Londres, ;il trouva que les ouvriers exposés A une très haute température, perdoient dans l'heure 3 A 4 livres par ta transpiration, mais dans une jownée nébirteuse la perte moyenne étoit seulement 2 livres 3 onces , et dans un^ journée

sèche et ot le vent sovflle 3 livres 6 onees. 2) L^évaftorttion empêchée dérebe le no^fMi réfrigérateur à ranimai, et toutes les infloences sinistres de la ohaleer se feront sentir en plus haut degré. 3) Si l'air humide est froid les reins se chargent de rexcrétien de Tean, ils sont facilement surexcité, car la méliturie, la polynrie et l'aibominurie des chevanx d de rhomme sont plus fréquentes dans les pays humides que dans les pays secs; mais si l'air humide est chaud les reins ne remplacent pas si aisément la peau et les poumons, cependant aussi dans ce cas les fonctions des reins sont troublés , l'hématurie de l'homme est une maladie fréquente des pays chauds et humides, p. e. dans le Brésil, dans les îles Mascarenes, dans l'Egypte; l'hématurie des animaux n'est pas encore assez bien distinguée relativement é ses causes. 4) I/air humide contient autant d'oxygène que rah" sec, mais probablement déjà la pression des vapeurs rend la décarbonisation plus difficile, et la sup* pression de l'évaporation de l'eau doit aussi rendre plus difficile l'émission de l'acide carbonique , rhématose est rendue plus imparfaite. Que l'humidité a une très grande part dans le développement de maladies dans les pays chauds a été entrevu par plusieurs auteurs et prouvé par des observations directes CPritchett 1. c. p. 128). 5} L^humidité influe surtout sur les fonctions des membranes muqueuses, qui sont relflchées et la sécrétion dv mucus est augmentée; cela est très apercevable dans les pays froids et humides, p. e. dans la Hollande, la basse Allemagne, ^Angleterre orientale, toutes les phlegmorrhées, catarrhes, diarriiées, flueiyrs blanches y sont fréquentes; mais aussi dans les pays chauds et très humides ces maladies paraissent prévdoir. 6) C'est une ancienne observation que l'humidité favorise la sécrétion de la graisse et l'engraissement, il y a des oiseaux, p. e. les ortolans qui, pris dans une journée nébuleuse, sont toujours plus gras, que ceux pris dans une journée sèche. 7) C'est une observation toute générale que l'humidité enfle et rend plus humide le corps, comme l'air sec le sèche, le tissu cellulaire, le sérum dans ce tissu et dans les membranes séreuses s*accumule, il y a disposition aux hydropisies, et quelques animaux, surtout les chèvres, les brebis^ les cochons d'Indes, les lapins en sont souvent atteints dans les pays humides, l'homme et les autres animaux n'en sont pas exempts; cette anémie ou hydroénde, et hydropisie des chevaux paroit être connue, dans quelques contrées de la France, sous le nom de mal de marais (v. Canu sur le mal de manda du cheval. Mém. de la soc. des vétérinaires du Calvados et de la Manche. V, p. 41)« 8) Sans doute la facilité avec laquelle Tabr humide conduit la chaleur et Télectricité est aussi très importante. 9) Comme la chaleur humide favorise toute la végétaUoti, elle favorise aussi le développement et la propagation des maladies miasmatiques et contagieuses, ce qu'on pent observer dans toutes les épizooties et épidémies, comme on Ta dernièrement observé pour le choléra (August luftfenchtigkeit und choiera. Berlin. i831). iO) Comme la chaleur humide favorise la putréfaction de tous les corps organiques morts, on ne peut pas révoquer en doute qu'elle dispose le corps vivant é la déoompoailion , qui est favorisée par l'hématose incomplète et la surabondance de Teau. U y a quelque exagé»

nHEfon , mais aussi beaucoup de vrai dans les mots d'un médecin Américain : s» . . . We find that faighiy malignant fevers, do not prevall where the dew point is below 60^ F. If nve seeli for the cause of the excessive fatality of tropical diseases, we shall find it in a dew point of 7(P or 80^ F. Tbe dew point in our climate (New-York), is fortunately, as a gênerai rule, many degrees below the température of the atmosphère. It is but rare indeed, that they neariy or quite coïncide; such weather is then cailed close, sultry, or muggy; and ils dcprcssing influence on the System, is too weil known, to be described. The very color of the skin, to say nothing of Ihe languor of the mind, and the debility of the muscular System, shows that tbe blood does not undergo the proper change in the lungs .... The daily range of the hygrometer in the United states , is much greater tban in Great Britain, and the other European countries, and to this I attribute our greater liabi<^ lity to fébrile disorders .... On the table lands of Columbia , under tiie Bquator and in Mexico, the dew point corresponds very neariy with that in our own latitude, as does aiso the mean annual température, and the inhabitants enjoy an eqaal degree of health. In Havana, Vera Cruz, and ail places where the yellow fever and other high grades of bilious lever are prévalent, the mean state of the dew point is very high.'^ Forry Climate of the United States, p. il2.

En général nous avions en vue jusqu'à présent seulement les vapeurs élastiques, dissoutes et invisibles de l'air Cdunst), aussi long*-tems qu'elles restent telles, nous ne noua apercevons guère de Timpression de Tlmmidité; mais nous avons cette impression toujours à l'instant où il y a déposition en vapeurs vésiculaircs et visibles (dampO, et dans ce cas l'humidité devient en général plus nuisible à la santé des animaux. Ces dépositions dépendent ou de la trop grande quantité d'eau qui évapore, si l'air saturé reçoit encore des vapeurs qu'il ne peut plus dissoudre, elles doivent rester suspendues, comme cela arrive dans des pays bas et très humides; ou elles dépendent des grandes vicissitudes de la températare, si l'air est assez près de la saturation, mais les abaissements de la température sont très petits, il n'y aura pas de dépositions, au contraire si Pair est assez éloigné du pddt de la saturation, mais les abaissements de la température sont très grands, les dépositions arriveront; elles dépendent encore de la direction des vents, car si l'air chargé de vapeurs par l'évaporation , est toujours renouvelé et remplacé par de l'air sec, un pays peut avoir une atmosphère sèche, malgré la grande quantité d'eau qu'elle reçoit par révaporfttiOB, P. e. le renouvellement continuel de l'air sur quelques lies de la mer méditerranée, du Sénégal etc. nous expliquent la sécheresse de l'air de ces pays malgré la grande évaporation qui a lieu; Thumidité de quelques vallées des Alpes etc. s'explique par le nonreiloa'r vellement de Tair; dans les steppes de l'Asie les dépositions sont extrêmement rares, malgré les grandes variations de la température, parceque l'air contient peu d'eau, en d'autres contrées les variations sont petites et malgré, cela les dépositions sont grandes A cause de la quantité d'eau que contient l'air. A Hyderabad et dans d'antres contrées du Deccan las

déposttons sont très grandes, pareeqne les varialùms diames da therm. Fakr. sont de 30^ à 4(P (Annesley 1. c. p. 87}. Le moyenne d'abaissement nécessaire pour amener une déposition dans llle de Cnba est seulement d'un !<> c. , dans la matinée et de 0^,6 pour la nuit, et 3^,5 à midi. A Londres la moyenne d'abaissement nécessaire est de 4^,8 c; dans nie de Madère de 7^,4 CItamon de la Sagra L e. I, p. 194). Les formes sous lesquelles arrivent c^ dépositions, sont: i) la rosée; 2) les brouillards et les nuages; 3) la pluie.

La rosée est déposée de l'air refroidi dans le voisinage des corps qui refroidissent par la radiation de la chaleur; ce pouvoir rayonnant est différent selon les corps, et il arrive après le coucher du soleil, si le ciel est serein; ce refroidissement peut devenir encore plus grand par l'effet de l'évaporation, qui peut avoir lieu pendant la nuit, mais surtout m lever du soleil; car nous savons p. e. que la neige fondante gèle de nouveau sous l'in* fluence des rayons du soleil et de l'évaporation. La quantité de la rosée dépend de la quantité d'eau que contient l'air, et du degré de la radiation du sol et des végétaux qui couvrent le sol. Dans les steppes secs de FAsie centrale et dans le désert de l'Afrique centrale etc. il n'y a pas de rosée, malgré la grande radiation terrestre, parceque l'air esl trop sec, Denham et Clappertou remarquèrent la rosée en s'approchent du Jac Tsad dans l'Afrique centrale; mais la quantité de rosée est immense dans les pays tropiques, surtout aux bords de la mer, des lacs et des grandes fleuves, p* e. aux bords du Golfe persique, de la mer rouge etc., où p. e. la terre et les habits des voyageurs sont autant mouillés par la rosée, que chez nous par une très forte pluie. — L^eau de la rosée, déposée de l'air, est naturellement la même que l'air a reçu par l'évaporation des eaux de la terre; «lie est souvent pure, mais si elle est fournie par l'évaporation des eaux impures des kca, des marécages, de végétaux mahdes ou par le malaria formé dans l'atmosphère même, ou peut présumer que l'eau de la rosée est aussi impure: Mr. Davy C^^^oian Islands I, p. 293) ne trouva dans la rosée à Malte, que fort peu d'air atmosphérique, pas d'autre gas; beaucoup d'observateurs ont trouvé du sel dans la rosée déposée dans le voisinage de la mer et de lacs salés, comme Falk et Pallas dans la Russie, Denham dans l'Afrique, Cleghorn dans la Mmorque et plusieurs autres obsertaleurs mentionnés plus haut; or s'il est prouvé que des sels sont déposés dans la rosée, ont peut bien présumer que d'autres principes p. e. organiques peuvent y être contenus de même; en vérité Mr. Davy ne trouva pas de sels dans la rosée à Malte, mais des traces d'une matière végétaie 0* Nous possédons trop peu d'observations, mais l'analogie laisse présumer que la rosée peut contenir des principes très mairaisants, surtout dans les contrées marécageuses

*) fiThe dew waf coUected io gUts reMels; the nitrate of «Iver had no effecl at first, but, afier eiposure to sunshine, the dew acquired a faint porpIUh tint, probably owing to a rery minute qiiantity of veyeuible flinttar.« I. c. p. t9Z,

ou dans cofles qui reçoiTem par les vents des efflaTes. La rosée qui couvre les plantes et la terre y ne peut pas manquer d'afir sur la santé des animaux: a) par l'huniidité qtiieil quelquefois très grande, de la manière indiquée plus haut; b) par le refroidissement subit et qui peut être très grand, autant le refroidissement qui est la cause de la rosée Cpsi" la radiation de la chaleur) que celui qui est la suite de la rosée (par Tévaporation). Mr« Davy (L c. p. 280. 290) a communiqué une série d^ofaservations qui prouvent que la radiation et la rosée à Malte produuent en général un abaissement de la température de lOo Fahr.; de même Mr. Armstrong (Influence of Cllmate. p. 70) dans les Indes occidentales trouva , é 4^ort Royal un abaissemeoi de 4^ à 10» F. '). C'est clair qu'en gé-* néral cette action doit être plus grande sur les quadrupèdes qui sont plus près du sol, que sur l'homme, qui en souffrira autant, seulement s'il est couché par terre, c) Mais si la roeée contient des principes mrifaisants et organiques, miasmatiques, ceux-là doivent agir bien plus fortement; et c'est la croyance générale du peuple, des bergers, des pâtres, des vétérinaires et même d'anciens médecins: Mr. Magne (l- <^- P- 9^) remarque judicieusement 9 .. .. celle qui contient des effluves, comme cela arrive dans les environs des marécages, donne lieu à des maladies plus graves. Les fourrages couverts de rosée ont élé ioBg-tems considérés comme dangereux, en raison de leur humidité; mais d n'est pas dé^ montré que cette opinion sdt fondée: il y a aujourd'hui de savants agronomes qui n'admis nistrest le trèfle vert à leurs bestiaux qu'après l'avoir aspergé. Il parait donc que si la rosée est insalubre, on doit en attribuer les propriétés A sa température et aux subslanoes fu'dle tient en dissolution. Elle est toujours beaucoup plus saturée de ces matières que l'eau do phiie.« Tous nos bergers connaissent bien l'action malfaisante des rosées du matin, ils craignent surtout aussi l'avortement, ce qui peut bien être la suite de principes végétaux, peut-être de germes mycoides contenues dans la rosée; ils craignent de même avec raison la fièvre charbonneuse. Les bergers des meriaos en Espagne, depuis le mois de Janvier jusqu^au mois de Juin, ne mènent jamais paître les brebis le matin qu'après que toute la rosée est séchée, parcequ'ils craignent la Basquilla (fièvre charbonneuse). Dans notre Pièce justif. IIL on trouve nombre d'épizooties , doni fai cause les auteurs ont cherché dans une rosée, peut-être on Pa quelquefois confondu avec la miellée et l'albigo, cependtnl ce n'est pas impossible que les rosées jouent quelquefois un rôle dans la production dt ces mafaidies des plantes 0* Do^ anôens médecins parient de pustules, d'aphthes,

*) «lA therintfineter in the colonnade, and that suspended, wonld indicate (at night) Uie same tempenlare, 74% 76% 78* or 80® while tiw Ikermoneter onf Uie auiiace of the grafa, would indicate a ûlM^ MMO of firom 4* to 10\ On lyins down, aad ezpoawf my breaal to the aky for the space of a few mi» notes, a most unpleasant senaation of cold was ezperienced, followed by a slight rîgor.**

*) La miellée, comme Talbigo, est une maladie des> plantes, comme nous verrons plus bas; c*est i regretter que Mr. Kflmts (Météorologie I, p. 364) par son autorité a sanctionnée l'ancienne errenr, (po la mieUia éioil le produit des aphidca.

ophthalniies , dyseoteries etc. des bommes produiles par les rosées, p. e. Fr. Hoffmann èi d*attlres médecins mentionnés dans noire histoire des épizooUes. Un médecin snisse rapporte: An multis etiam Helvetiae regionibus rorem adeu esse veneficum, ut bomines, qui matutino tcmpore nudis pedibus in eo incedunt, illico aegrotent et animalia, quae plantas eodem adhuc madenles comedunt, moriantur, in nociva hujus terrae condilione qoaerendam erit. Quodsi enim a plantis ipsis ortum duceret, idem animadverteretur in planlis rore nondam adspersis, aut cum ros sole nondum fuerit absumtus, qnin si ipse ex aère fuisset praecipitatns, tamcn e vaporibus ortus est e terra surgenUbus.<( Kottmann de influxu silus locorum. p. 27. Aussi dans T Amérique on s'est aperçu de Taction délétère de la rosée dans quelques années, v. Foot facts concerning the noxiousness of rainwater and dew in 1797. New-York Medic. Repos. IV, p. 344. Probablement on aura plus souvent Toccasion de s'en convaincre dans les pays tropiques. — La gelée blanche n'est que la rosée gelée.

Les vapeurs vésiculaires et visibles déposées dans l'atmosphère, se nomment brouillards dans les couches basses, et nuages dans les couches hautes de l'atmosphère. La rosée arrive très souvent sans brouillards, les brouillards se forment quelquefois sans qu'il y a déposition de rosée, très souvent la rosée et le brouillard sont combinés. L'ean des brouillards doit contenir les mêmes principes que celle de la rosée. L'air qui contient les brouillards est toujours sursaturé de vapeurs, ils sont hi suite d'une évaporatîon surabondante , ou de l'abaissement de la température d'un air humide , ou des courans d*air qui les amènent; par l'action des rayons solaires ils s'élèvent pendant le joljr, et retombent à la surface de la terre pendant la nuit. Il y a des pays bas et humides, p. e. la Hollande qui sont couverts de brouillards épais pendant plus que la moitié de l'année, dans quelques pays boréaux ils durent encore plus long-tems; mais il y a aussi des vallées très hautes et encloses qui sont ensevelies dans les brouillards pendant une grande partie de l'année. Nous avons parlé plus haut de leur action sur l'état électrique des animaux ; ils interceptent Taction de la lumière sobire sur les animaux; comme bons conducteurs du calorique, ils l'enlèvent aux animaux et les refroidissent; mais de Tautre côté ils empêchent la radiation de la terro et la garantissent souvent contre les gelées; l'action de l'huinidiié exposée plus haut, est la plus pénétrante en eux, et les animaux s'imbibent de tant d*eau, qu'ils en rendent plus par l'urine qu'ils n'en reçoivent dans les aliments et les boisons, et malgré cela le corps abonde encore en humidité. Us déterminent des catarrhes, des rhumatismes, des hydropisies, la pourriture, la chlorose, les scrofules; s'ils contiennent des eilluves malfaisantes ils occasionnent des maladies miasmatiques v. plus bas. — Il y a aussi une espèce de brouillards gelés, où les vésicules d'eau sont changées en aiguilles de glace, p. e. dans les burans de la Russie, les barbiers du Canada, aussi en moindre degré chez nous, dans ce cas ils irritent très vivement et souvent dangereusement la pean et les ponmons.

La pluie fonnée par la eondensalîon dea vapenrs véaicolaires en gouttes aoiîdea, qui ne peuvent plus rester suspendues dans Tair, agissent sur les animaux en raison de leur température et de leur humidité; mais d'après les récits de quelques observateurs sur l'action des pluies dans quelques pays tropiques, il faudroit croire qu'elles contiennent aussi quelquefois des principes étrangers; cependant les observations sont encore trop vagues* — Si la neige et la grôle agissent encore autrement que par rhumidlté, la température, et par leur effet mécanique, est inconnu.

V. Influence de la pression atmosphérique. L'observation du baromàtra nous prouve que la pression de ratinosphère n'est pas toujours la même, qu'elle varie selon la différence du lieu et du tesns. La pression diffère a) suivant la hauteur du lieu, nous en avons traité plus amplement en parlant de l'influence de l'élévation du sol; b) suivant la latitude géographique; antérieurement on croyoit, que la pression devqnoit plus forte régulièrement depuis l'équateur jusqu'aux pôles, de manière que la pression sous Téquateur (au niveau de la mer, é 0') seroit de 337''', sous 50» lat. de 338'",09, et sous 90» laU 338''',86 etc. (Munke: Gehlor phys. Wôrterb. O, mais les observations postérieures de Mr. Sehonw prouvent, que la pression s'acîToit seulement de 0^ C337''',0) jusqu'au SO^^ne degré C339'",0) , d'où elle décroit jusqu'au 65i^e l b. (333'",0} , et accroit de nouveau jusqu'au 75iène (335'",0) ; c) la pression varie nécessairement suivant la température de l'atmosphère (Kâmtz 1. c. II, p. 280); d) suivant l'humidité de l'atmosphère (Kâmtz ibidem p. 246. 250); e) suivant les différents vents (ibidem 361}; f) il y a des auteurs, p. e. Laplace qui admettent une influence du soleil et de la lune. Cependant toutes ces influences ne suIBsent pas encore pour expliquer les variations régulières et irrégulières du baromètre. La variation diurne du baromètre est telle qu'il atteint le maximum de son élévation le matin entre 9 h. et 10 h. , il baisse jusqu'à 3 h. ou 4 h. , où il atteint son premier minimum, il s'élève de nouveau jusqu'à 10 h., son second maximum, et s'abaisse de nouveau jusqu'à 3 h. ou 4 h. du matin, où il atteint son minimum. Ces variations diurnes comprennent sous la x6ne torride un espace de l'",ll jusqu'à l'",33, dans notre climat seulement de 0"',35, et sous le 55^ 1. b. seulement de 0'",09. Les variations irrégulières du baromètre sont très petites dans la zônc torride, elles sont très grandes et très fréquentes dans les régions polaires: A la Trinité (lœ I. b.) les différences annuelles ne sont que de 4 millim. ou pas encore 2'", à la Barbade (13^) de 6 millim., à la Havane de 9 millim. ou pas encore 4'", mais elles sont de 20''' à 24'" dans le climat de la France et de l'Allemagne, de 30"' à 36'-' dans la Russie boréale. Si l'on se souvient que chaque ligne d'élévation du baromètre équivaut à une augmentation de la pression atmosphérique de 6,59 livres sur le pied carré, et que la quantité d oxygène est beaucoup plus grande dans l'air condensé sous une forte pression, que dans l'air raréfié sous une faible pression, on ne doutera pas que ces variations barométriques doivent avoir une grande influence sur la santé des animaux, surtout si elles arrivent brusquement.

Oh s'est demandé si les variations diornes régulières n'avoient pas une iaOoence sor la loi des naissances et des morts , le plus grand nombre des naissances et des décès, de fhomme arrivant entre minuit et 6 heures du matin (Qnetelet sur l'homme I, p. 102. 802); la loi paroit aussi valoir des animaux, pour la peste bovine il paroit sûr que le plus grand nombre des morts arrivent aussi après minait, au matin.

Nous connaissons Tinfluence des grands abaissements du baromètre, ou de la preasioa atmosphérique diminuée sur l'homme assez bien; surtout si ces abaissements arrivent brosqvement, chaque médecin un peu attentir a observé que beaucoup d'hommes se phignent de congestions et de difficulté de respiration; des hémorrhagies , des apoplexies arrivent plus fréquemment; cela est une observation incontestable. — Pendant les grandes élévations éa mercure, ou si la pression est augmentée, les pathologues disent bien quil y avoit congestions vers les intestins , et disposition aux maladies muqueuses , mais j'avoue que je n*ai guère fait une telle observation; la seule chose que je connois, c'est que les habitants des pays hauts venans dans les pays bas se plaignent généralement que Pair est lourd et épais, mais peut-^élre dans ce cas c'est plutôt Phumidité qui doit être accusé.

Quant aux animaux je crois que les vétérinaires ont encore porté peu d'attention svr cette influence. Mr. Rychner assure que les chevaux affectés de la pousse, respirent avec phis de difficulté sous une forte pression atmosphérique, ce qui m'étonne, parceque un tel air contient plus d'oxygène; le même auteur assure que la convalescence après les pneumonies est plus longue.

Mr. Prout avoit cru trouver que le poids spécifique de l'air atmosphérique n'étoil pas toujours le même, et qu'il étoit augmenté du tems dv choléra é Londres (Chemistry, Meteorology etc. p. 353); mais Mr. J. Davy (Jonian Islands I, p. 273) ne powoit jamais trouver de différences en des essays nombreux.

VI. Influence des vents. L'air qui n*est pas mu, reste stagnant, se gflte et devient malsain pour Thomme et pour les animaux; les cahnes qui durent quelque teaas, nous rendent toujours mal disposés, déjà dans nos climats^ encore phis dans les cUnuils chauds: les causes de cette insalubrité ne sont pas encore expliqué, peut-être que sa oom» position chimique est changée, pent-être que des effluves organiques y séjournent; quelques auteurs ont avancé que réiectricité y manquoit totalement, p. e. dans les vallées encloses, comme nous avons vu plus haut; mais les phénomènes électriques les pins singulières oal été observé pendant des calmes; Mr. Russegger (Baumtgdrtner etc. zeitschr. f. physik. 1837. p. 504) p, e. raconte de son voyage à Chardun dans le Sennaar: »Le mdel y est presque toujours serein; j'ai cependant observé une exception remarquable le 9)17 Août: je chassai au coucher du soleil sur le Nil blanc, il regnoit un calme général, là run brouillard de couleur jaune ignée venoit remplir fout le pays , et intreceptoit toute la ^vue, l'atmosphère avoit tout«»A-fait l'aspect comme du tems d'un fort Chamsin, l'air étoit yybrûlant à étouffer, la respiration difficile, la sueur couloit en abondance, et nous avions

«loui de légères attaques de vertige; deux heures plus tard des édairs se montrent dans «l'Est 9 el un vent frais d*Bsl se lève, disperse le brouillard , et se change plus tard en nvenl fort de S. 0.« Un autre fait est oomoiuniqué d*Alger: ^Le 8 Mai 1831, après le «coucher du soleil, toute l'atmosphère étoit en feu; le tonnerre grondoit continueUenrat, et «tes éclairs silpnnoient les airs dans toutes les directions. On aperçut alors, aux extré^ «mités des mâts de pavillon, qui sont en très*grand nombre dans Tintérieur d'Alger el sur «les forts environnans, une lumière blanche, en forme d'aigrette; qui persista pendant une «demi- heure. Des officiers du génie et de rartillerie, qui se promenoient tête nue sur la «terrasse du fort Bab-Azoun, furent très -étonnés de sentir leurs cheveux se dresser et «de voir une petite aigrette à l'extrémité de chacun de ceux de leurs camarades. Quand «ils levoient les mains en l'air, il se formoît des aigrettes au bout de leurs dcMgts, qui diff» «paraissoient aussitôt qu'ils les àbaissoieut. Pour vérifier complètement le fait, ces messieurs «firent venir sur la terrasse dix soldats, sur lesquels le phénomène se reproduisit â l'instant «même et avec une égale intensité. Les officiers et les soldats éprouvèrent des oontrao*- «tions nerveuses dans les membres et une lassitude générale, principalement dans les menw «bres.tt A. Guilbert sur la colonisation du nord de l'Afrique, p. 363. Peut^ être que dans ces cas le vent du désert regnoit dans les oauches hautes de ratmosphère. Aussi dans l'Amérique les observateurs parlent de l'influence sinistre des calmes sur la santé. La casse est encore inconnue, mais nous voyons bien que des mouvemens, des conrans dans l'atmosphère sont nécessaires. Un des observateurs les plus experts de nos tems a bien apprécié cette influence, mais il a aussi supposé des propriétés de l'air, qui ne sont pas encore prouvé, c'est Mr. Annesley qui â cette occasion rappelé que Tépidémie la plus terrible de fièvre jaune dans l'Amérique et dans les Indes occidentales arriva après des calmes extraordinaires ')•

*) ffWhen the atmosphère is perfeclly itill, in conjunction vrlih great humidlty, il soon becomei lMi4ed wltb Ibofe eihalationi lo wbicli il tiiui oiTerf ao freat an afBnity. Hence llie dans«r of approachiuf tlie fourcef of malaria during itill italea of a humid and warm atmosphère, particnlarly al ihe close or dawn of the day, whcn the exhalations are condensed, or unrarified by the solar beat, and ivhen tbe System is more open to their nozions impression. During moist states also of a warm atmosphère, the eipiilibrinm of ils eleclrical conditions is disturbed, as well as Ibal of Ihe wbole body, and Ibe changea offaoled upon (he blood in Ibe lunga during Ibe fuootion of respiration, is aome wbat impeded. The good effecis of a free and quick renewal of the atmosphère in nubcalthy places ; of a Iborongh YenUlalion ; of bigh winds; of lornadoes^ burricanes, and thundersiorras , in dispersing and aitogelher sweeping olf the •Kbaialions and erauYia proceeding from tbe exnviae and decay of animal and TOgetable substances , musl he sufBeienUy apparent from wbal bu been adduced. The dry winds and tbe thunderalorms, so frequenUy oecarrlng wilbio Ibe tropios, are tbe means wbicli Nature resoru lo in order lo dilule tbe exbalaliona: and if thèse more violent commotions of Ihe atmosphère werenot lo superrene frequently, rery many distrlcla of coaniry wonid he rendered uni n habitable, botb by man and by many of tbe bigher animais. Indeed il bas been oflen obaerved, Ibat when the air bas contiuoed long undistnrbed by winds er Ibunderslorms , discase lea a peslQenlial ehamelcr. Of tbis fact médical blsloHea fumisb naaerout ezanples. Tbe Tery

- as6 -

Limportance de rinfiuence de ces oourans dans l'air oa des vents sur la santé de rhommey a été reconnu des médecins dès la plus haute antiquité, et les vétérinaires se sont bien aperçu de la même influence sur la santé des animaux; les anciens l'ont même mienjc apprécié que les modernes; mais l'explication de leur action est souvent très difficile, et c'est un sujet de reclierclies é peine ébauché; car la physique a â peine commencé A rechercher les causes et les propriétés des vents. Nous devons abandonner l'expUcalion des vents par la différence de la température des eaux Cmers, lacs) et de la terre (brises de mer et de terre), ou de la terre même (vents des déserts, des steppes, des terrains couverts de neige), qui en général amène des courans des tropiques vers les pôles dans les régions hautes de l'atmosphère, et par le mouvement de la terre qui fait régner en général un vent d'Est sous la ligne, et les vents de Sudest ou de Nordest dans les tropiques, et comme dans des latitudes plus hautes de l'Europe et de TAmérique le vent Sudovest domine dans les régions basses de l'atmosphère etc. (y. Kâmtz, Pouiliet etc.) Pour l'expBcation de I^lction des vents c'est très important de se souvenir que les vents sont très sonvent réfléchis par les montagnes de la terre; j'ai plus de cent fois observé cette réOectk» en petit sur le vent des tourbes de Westfalie (haarrauch), et il est quelquefois repoussé fort loin; de telles réflections arrivent très souvent, et en général les médecins n'y ont pas fait attention. Mr. Hennen (Topography of the Méditerranéen p. 156) en parle pour les îles ioniennes; Mr. Faggiani (Topografia di Padova p. 144) explique par ces vents réfléchis les phénomènes météorologiques de l'Italie supérieure >)• Ces vents réfléchis sont de la plus haute importance pour la santé des vallées, même de certaines rues dans les villes, et ils expliquent souvent des phénomènes qui paraissent très frappants et inexplicables au premier abord. On sait quelle influence ces réflections exercent sur les moussons des Indes et du golfe de Mexique. — En général les vents agissent: a) déjé par leur force qui est quelquefois telle qu'ils détruisent immédiatement la vie des animaux et des hommes, comme cela arrive souvent dans les ouragans et les tornades des tropiques, dans les burans de la Russie etc., plus souvent ils produisent par le frottement une irri-

remarkable épidémie fever which rava^ed the We«t Indles and the coast of America was whered in and accompanted , accordinf lo the testimony' of Rosh, Cbisbolm, Clark, Devè*e and otbera, by Ion; conlinaed drou^ts, a ttUl and hnmid atate of the air, and a moal unosual abtenee of thnoderstormt and harrâcnast» etc. Annesley Reaearckei etc. p. 30.

') «Prima di tutto convieoe fare distioEione dei venti basai ed alti, i quali non posaooo sperimen* tarfi colle nostre bandiere; nn vento dunque che aembra renire da uaa parte, non pnô essere identico di qnella direaione, ma bensi nn vento riflessoda un punto opposto. Lo aleiao aTviene dal noslro TnaMntana, che non e vero Tramontana, ma nn misto di ostro e scirocco riflcaao, i qnali dne nltîmi aono Temacale i due Tenti pioTosi ed umidi, perché portano dal Adriatico i Yapori, e spirando in alto rifletlono la auoa dei vapori nelle Alpi, che poi disceodendo sui piaoi timulano il Tramontana o il Greco o il Maestro, s^ condo la direatone o la riflcssione che prendono. Qnesta è ropiniooe dei navigaati che approdaao aile noftre cottc« che i yenti che incontrano in quelle non sieno che i renti che U ûuino ahbordara, ■» rîiaaii.*

ItlioD des Ycies de la respiration et détermineiit des angines, des bronchiles et des pneamonies, pleurésies (le Verfangen du peuple et des anciens yétérinaires) ; b) ib agissent par leur température , comme nous avons vu plus haut, les vents froids du Nord, Nordouest et Nordest dans l'Europe moyenne causent des refroidissements, des rhumatismes, le tétanos sur les animaux; les vents chauds du Sud causent des avortements, des chutes et des renversements de la matrice (Rainard Traité de patb. et de ther. gen.); c) par leur buaûdité ou sécheresse, de ce que nous avons parlé phis haut; d) par la pression qu'ils exercent, et qui n'est pas encore tout-â*-fait expDquée; dans Phémisphère boréal les vents boréaux et orientaux font monter le baromètre, les méridionaux et les occidentaux le font baisser, le contraire arrive dans rhémisphère méridional^ A Berlin le vent NE. fait monter le baromètre de 3''',56 phis haut que le vent du S., Mr. Schflbler a calculé Tinfluence de la manière suivante: S. — 2'",13, SO. — l'",58, 0. — 0'^06, NO. + 0"',66, N. + l''M3, NE. + 1"',43, E. + l'^lT, SE. — 0'",64. Aussi la respiration est toujours activée par les vents d'Est et de Nord, elle est abaissée par les vents de Ouest et de Sud, ce que nous sentons fort bien, et il mérite d^étre prouvé par des observations. A Cuba encore Mr. Ramon de la Sagra (L c. I, p. 159) a fait la même observation: «Nous avons observé les plus grandes hauteurs barométriques aux mois de Décembre, Janvier et Février, alors que soufDoient les vents du Nord et du NE., les plus petites aux mois de Juillet, Août et Septembre, é Tépoque des vents du S. et du SO., le môme phénomène est encore prouvé par les observations barométriques faites i Ceylon et A Calcutta. Mais Tinverse arrive dans le Brésil, et dans la nouvelle Hollande, les vents du Sud font monter le baromètre, d) Une influence encore peu observée, mais d'après toute apparence fort grande, exercent les vents par leur état électrique; il y a long-tems que les médecins supposent une tension électro- positive plus grande durant les vents d'Est et du Nord, et beaucoup d'observateurs ont cru observer une tension électronégative du tems de quelques vents du Sud, et Mr. Schûbler (Météorologie p. 139) a prouvé que les pluies durant les vents boréaux sont le plus souvent électro- positives, celles durant les vents méridionaux le plus souvent électro - négatives ;• Mr. Black pense aussi que les vents du Nord et du Sud dans la méditerranée offrent souvent une électricité contraire, les premiers positive, les derniers négative. CClimate of tbe Mediterranean. Sdinburgh new philos. Journ. 1828. Sept p. 251. 256.) C'est un sujet qui mérite bien des recherches ultérieures, e) Enfin des matières étrangères anorganiques et organiques sont souvent contenu dans l'air des vents, nous en traiterons dans un chapitre suivant — Le vent du Nord est en général froid, lourd, et fort Ctr^s distingué p. e. sous le nom de Bora a Trieste et sur la mer adriatique), il cause surtout des maladies catarrhales et inflammatoires. — Le Nord-Ouest froid et humide dans l'Allemagne cause des rhumatismes et des bronchites. Dans fai Provence il arrive des cimes glacées des Alpes, il est très firoid, sec et très impétueux, connu sous le nom de Mistral on Mistrau il est un

grand fléau du pays, il détruit la végétation et cause aoBvenl des maladies des organes respiraloirs 9 mais de l'autre côté il détrmt aussi les miasmes marécageux (Statistique des Bouches du Rhône. I, p. 190). Aussi dans les Canadas ce vent est très froid et secCBouchettel, p. 343). A Paramalta dans la Nouvelle Hollande le NO. est un vent de désert, pareil au vent du désert de T Afrique, il dessèche et brûle tout CCunningban p. 96). — Le Nord-Est, dans TAIlemagne froid, impétueux, assez sec et électrique pro* duit des maladies inflammatoires; dans la France méridionale il arrive presque chaque aeir de la chaine glacée des Alpes et du Jura, il cause des refroidissements, mais aussi il condense et précipite les miasmes évaporés (Nepple fièvres intermittentes p. 10). — Les vents du Ouest et du Sud-Ouest sont chez nous chauds, humides et relAchants, aflaiblissants (probablement en nous enlevant de réleclricilé), ils favorisent les blennorrhées, les hydropisies, des stases veineuses, des maladies nerveuses. Le Sud et le Sud-Est, assez rares chez nous, sont chauds et secs dans rAliemagne, ou ils ont perdu les propriétés malfaisantes de leur origine. — Très remarquables sont les vents du grand désert de TAfrique, qui se font sentir par toute l'Afrique, une grande partie de l'Europe et de l'Asie. Ce vent de la Sahara est un vent du 0. ou du SSO. dans l'Egypte 0 y 1® Typhon des anciens Egyptiens, le Kamsin des modernes, mot qui veut dire cinquante, parceque on dit qu'il souffle pendant 50 jours entre l'équinoxe du printems et le solstice d'été, mais avec interruption, et rarement 3 jours continuels; en vérité Mr. Brocchi (Giornale II, p. 153) dit sous le 22 Avril: «Nella giomata di oggi s(Hrô il primo vente di Kampain che abbia sentito in Egitto,<^ et le docteur Morpurgo (ibidem I, p. 128) observa pendant 3 années qu'il souffla une année 49 jours, la seconde 64 jours, et hi troisième 50. Sa rareté et le tems de son règne s'expliquent facilement par le mouvement de la terre et l'influence du soleil*). Mr. Kamtz a déjà compilé les narrations de Volney, Sonnini, Denon, Burkhardt etc. que je no répéterai pas ici. L'exacte Prosper Alpino au 16i^«e siècle en donne déji une bonne description qui est confirmée par les observateurs nouveaux: 9»Eori Austrique venti, a meridie loca arenosa, summoqn^ calore inflammata transeuntes atque in Aegyplum spirantes, tantum caloris aestus, pulverumque et inflammatarum arenarum cvdwBt, ut ignilas flammas, nec non pulveribus obscttrissimas, nubes eas asportasse videantur. Pnlvis illa vel arena copiosa ventis tum aqiortata^ tom ex solo Aegypti ventis arrepta, atque per airem agîtata, non minus quam aêr sue calore, corpora laedit atque ofiendit, oculoaque

*) Comme cela eft aisez prouvé par les autoritéi cités de Mr. Kfimti Met. II, p. 272. H y • des voyagenn qui sont inesacU, Mr. Ta tes p. e. le dit daaa le premier Tolane S. oo SE., mais roi. II, p. 384 il dit bien que c'est ie Yent SSO.

') Et îl ne faut pas oublier que d'après les Lois physiques il doit être en Egypte et en Syrie na Tent bas, qui arrive tout droit du désert, pour remplacer l'air rareSé et élevé en haut par les rayons d« soleil dans TEst; au contraire le scirocco dans TEurope a déjà été un vent baut qui s*est abaissé et mêlé nrec Tair par. Pesdant la nnift U ■• ionlie pas, il esl ramplaeé par la Nsrd.

nMzhne , -quos mordet et inflammat. Hincqoe epidcmias piarlaMis et ophtbalmias , quae tune lemporis psr orbem Cayrum vaganlur, oiiginein habere dicerem. Hi venti Interruptd el inconstantery quandoque tribus, et quanduque quinqtte, et aliquando etiam septem atqae ttovem diebus (qoamqaam rarissime contingat) spirant* Ipsosque Charonios vocare possumus^ qaod quasi a Charonle procédant , semper plurimos lethales morbos iis populis asportantes» Qqo tempore multas pestiferas febres, alque pbrenitides, homines non dlebus, sed paucis horis perdentes, saevissimasqae quampluriinas ophthalmias ibi vagari observavi. Corpora omnia ita ab his langoida reddontur, ut fere cibos abhorrere yideantur, inextingulbitique siti continue ardeant.<< De med. Aegypt. Nordling. 1829. p. 48. Un observateur qui a vécu Idng-tems en Egypte en rapporte: »Le retour de Téquinoxe du printems change la bce de la terre; le vent embrasé du Sud' commence d souffler, mais il dure rarement plus de trois jours de suite. Il a quelquefois une force telle, qu'on lui a vu tordre et déchirer des branches de sycomores de deux pieds de diamètre. Dès que ce vent de Sud nommé Khamsym en Egypte, Samiel en Arabie, et Séimoum dans le désert, commence à soulier, l'atmosphère se trouble; une teinte pourpre plus ou* moins vive la colore; le ressort deTair et son élasticité cessent; une chaleur sèche et brûlante les remplace, en même tems que des tourbillons, semblables aux émanations d'une fournaise ardente, se succèdent par intervalles. Lorsque cet état de l'atmosphère n'est que faible, il cause un malaise général, dont tous les êtres organisés se ressentent; â un degré plus intense, il rend malade, et peut même causer la mort.<< Rifaud Tableau de l'Egypte, p. 8. Un autre médecin, qui a habité l'Egypte pendant quinze années, s'exprime en ces mots: i»Velney et plusieurs autres voyageurs ont si longuement parié du Kamsin, que je me bornerai à en fiiire une très courte description. A son apparition, le ciel revdt une teinte rougeâtre; l'atoKisphère n'est plus qu'une immense nuée de poussière; une chaleur excessive dessèche k transpiration cutanée; le thermomètre Reaumur s'élève quelquefois jusqu'à 40^; on respire avec peme; on éprouve un malaise général, une prostration complète, souvent suivie d'ophlhalmie, de céphalalgie, d'apoplexie, de dyssenterie aiguë; sous l'influence de ce vent funeste, l'état des malades s'aggrave, et, s'il règne une épidémie, la mortalité s'accroil dans des proportions sensibles. Parfois le Kamstn prend un tel degré de violence, qu'on est porté a croire aux récits fabuleux de caravanes, d'armées entières, anéantis par le redoutable vent du désert. J'ai été plusieurs fois surpris par des coups de kampsin qui soulevoient autour de moi des tourUlIons de cailloux, qui m'auroient immanquablement meurtri^ ri je ne m'étais dérobé A leurs terribles atteintes.f' Clot-Bey Aperçu général sur l'Egypte I, p. 102. Il y avoit des auteurs qui croyoient que ce vent étoit tout-i-fiut sans électricité, et que comme bon conducteur il soustraiait l'électricité au corps animal, et par cela ils exp&quoient son action sur les animaux; d'autres au contraire croyoient qu'il étoit fortement électrique, p. e. Mr. Denon (Voyage p. 179), o'est ce fue tend aussi prouver une observation deMr.RAppell (Retation de son voyage A Akaba. Zach Correspond* astronom.

VII, p. 532): «C'étoit le 21 Mai lorsque é mon retour A Cairo, à 7 lieues de celte TÎOey dans le désert, nous fûmes surpris par le vent du Sud. Ce vent souilla avec une grande force de SSO.; des nuages de poussière remplirent tellement l'atmosphère, qu*Â SO pas avant soi on ne voyoit plus rien, on ne distinguent pas un chameau; j'enteadois sur le sol du désert un fracas, qui paraissoit produit par le roulement des petites pierres que le vent cbassoit devant soi ; nos faces , les joues , les mains et les pieds , qui éloient exposé à oe vent, étoient très chauds, et nous y perçûmes un sentiment douloureux, comme si nous étions piqué avec des épingles, et en même tems un bruit craquetant se it entendre. D'abord je crus que ce picotement sensible éloit produit par des petites pierres que le vent chasseroit , pour reconnaître leur grandeur et leur qualité, je tûchois d'en prendre quelquesunes avec mon bonnet, mais j'élois fort étonné de n'en pouvoir attraper aucune, je m'aperçus dès lors que ce picotement n'étoit pas la suite de pierres chassées par le vent, mais qu'il étoit produit par quelque cause physique invisible, qui me paraissoit ressembler au développement de l'électricité. Seulement après que ce soupçon m'éloit venu, mon attention lut plus éveillé, je remarquois que mes cheveux s'étoient un peu élevés, et que la douleur mentionnée se montroit surtout dans la région des articulations, comme si j'avois été électrisé. Je tendois une feuille de papier contre le vent, mais aucun bruit, aucune impression sur le papier ne fut apercevable ; j'étendois mes doigts, et sur le champ je sentois le picotement avec une force augmentée dans leurs bouts<^ etc. L'énorme sécheresse de ce vent et son effet desséchant sur l'homme est prouvé encore par plusieurs récits de Mr. Burckhardt (Reisen in Nubien pi. 1.). Un des derniers voyageurs anglais, Mr. Yates (Modem history of Egypt, its climate, diseases etc. I, p. 50. II, p. 384) s'en plaint beaucoup: ^In March the Q'hramseen winds begin; they blow from the south, brmging with them clouds of fine dust, which may oflen be coUecled on the decks and rigging, many miles at sea. It is so subtle as to find its way into watches and other machinery. They constitute the sirocco of Ilaly, — the sickly season of EgypU During this period, the whole atmosphère looks wild and lurid ; the skin is bot, the longue parched, the eyes suffused and blood-shot, the temples burn and throb, and the most distressing thirst is experienced — symptoms which are oHen the forerunners of purulent ophthalraia, and of the most loathsome diseases.<^ .... ^The winds most to be feared, are the Q'hramseen, or Samiel - winds , which blow at a season when the sands of the désert are at the hottest; and their effects are terrible, exdting the most malignant diseases, and generating swarms of insects. They may truly be called poisonous: for no constitution can withstand their influence: they blow from varions quarters of the désert; but in Egypt, the most violent are the SSW. , as thèse bave the longest stretch of bummg sand to traverse. I hâve only farther to remark conceming them, that the approach of an Egyptien typhoon or sandstorm is indicated by the peculiar livid and dense purple aspect of the horizon, which gradually becomes shrouded in masses of rismg douds, rendered more terrifie by a co-

lonring of deep blood - red , such thaï if an artist were to depict it failhfally , it wonld not be understood, at leasl in Europe: ihough something like it may be seen al sea, after a ▼ioient atorm, in volcanic districU. During the prevalence of thèse Sirocco hurricanes, Ihe waters of the Niie are tempesl"*tossed, and resemble the great Iakes in Scotland during a gale.<t Aussi ces phénomènes me paraissent parler pour une action électrique. Mr. Hanont parle seulement du charbon des chevaux et de la pleurésie des bovines comme suite du kamsin, mais probablement il a V^s d'influence sur le développement des épizooUes. •— Si ce vent du grand désert de l'Afrique passe par l'Egypte dans l'Arabie et la Syrie on l'appelle dans ces pays Samyel ou Samoum CBad-Sammum, vent poisoneux), il y est connu jusqu'en Palaestine , aux bords de l'Euphrat et du Tigris , et au golfe Persique. Il devroit donc élre un vent du Ouest ou du Sud -Ouest, et probablement il est tel le plus souvent, Mr. Wellsted p. e. CReisen nach der stadt der Khalifen. p. 210) écrit du désert de Syrie : «Les vents impétueux du Ouest balayaient la plaine du désert avec une «force irrésistible, pendant tout notre voyage^ (Avril!) »ils soufflaient avec une telle fureur «que nous étions souvent forcé de nous arrêter, et dans ce cas les chameaux se retourfinaient toujours pour offrir le derrier au vent, et ils refusaient de s'avancer. Ce vent du «Ouest était terriblement desséchant, mes lèvres étoient fendues et ma peau toute écorchée,- «non visage se desquama plusieurs fois, et la peau prit une teinte bronzée. J'étais â Bagdad «du tems, ou les vents chauds étaient très fréquents et très impétueux^ et j'y trouvai «3 pèlerins qui avaient parcouru la Sahara et le grand désert entre. l'Arabie et Mecca, ils «confirmaient l'extrême chaleur des vents qui passaient sur la ville, le thermomètre s'élève «quelquefois dans l'ombre jusqu'à 127* et la chaleur tue tous ceux qui lui sont exposé sans «abri. Son action est instantané, et un nouvel accident, qui nous a enlevé plusieurs indi- «vidus du corps vaillant de TEuphrat, a de nouveau prouvé le danger de ces ouragans du «désert. Ils passent sur le désert dans une série de tourbillons^ enlèvent arbrisseaux, tentes «et tout ce qui se présente, dans le haut de l'air. Ils amènent aussi des colonnes de sable, «qu'ils ne peuvent pas prendre dans le désert arabique le sol duquel est trop dur, et il est «remarquable que ces colonnes de sablé sont assez fermes pour faire le chemin du golfe «arabique au golfe persique. J'étais quelquefois sur des chemins près de Bushir quand le «vent de l'Arabie amenait tant de sable que l'on ne pouvait pas reconnaître les objets «éfoignés de quelques pas, et il nous fallait envelopper les chronomètres en du coton, pour «l'empêcher A y pénétrer.c^ Cependant le Samoum ne vient pas seulement du Ouest, il y a trop de bons observateurs qui ont observé le Samoum de l'Est, du Nord-Est, ou Sud-Est; dans ce cas je crois que ce sont des vents réfléchis par les montagnes du Libanon et de la Syrie d'un côté , et par celles du Sinai et de l'Arabie de l'autre côté, pour les fréquents Samoum d'Est qui ont été observé par les voyageurs dans le désert entre Suez et Cairo, h chose est A peine douteuse. D'ailleurs le Samoum a tout- à- fait les mêmes propriétés que le Kampsin, seulement il est encore beaucoup plus dangereux dans le désert aride que

dans I^gypte. Les récits des anciens voyâgenrs arabes^ de Chardin , Pockocke, Thevenoty Tavernier, Bruce, Niebohr etc. se tronvent reproduits chex Rungius (Morgéniindische fragmente. Dresden. 1783) qui commet seulement quelques erreurs, et chez Nor^ berg CBostrom praes. Norberg de Semoum vento pestifero. Lundae. 1795). Il est.diflicile de dire combien est vrai ou fabuleux de ces récits; à ce qu'on dit ils cauaenl de la somnolence, des angoisses, Taphonie, des convulsions et la manie; il y en a qui meurent i Tinstant; après la mort le sang sort par toutes les ouvertures du corps, la peau devient bleue et noire, le corps reste mou etc. et Mr. Russel CAIeppo I, p. 90) les compare déjà avec ceux qui ont été tué par la foudre. Nous verrons qu'il y a encore d'autres vents chauds dans l'Asie mineure, mais d'après les mots de Mr. Wildenbruch CMonatschrift d. Berl. ges. f. Erdk. N. P. I, p. 245) je ne doute pas que c'étoit encore le Samoum de l'Afrique qu'il a observé a Bairout dans la Syrie: «Le 27 Mars le soir à 9 h. le thermomètre s'éleva à 19<» R., le baromètre s'abaissa de 335''',9. i 331'''^ le vent CSEO étoit très fort, causa des maux de tête, et sécha tout avec une grande promptitude. Seulement si le kamsin est très fort il peut se montrer comme SE., d'après la configuration du pays, ordinairement il souffle sur la côte du S. ou du SSO., mais on le reconnoit é l'instant à la -couleur jaune de soufre de l'air et aux vapeurs spécifiques qui remplissent i'atmospkère.<^ — On s'est étonné que ce vent du grand désert n'est pas fréquent et pas si dangereux dans le Nord de l'Afrique, et surtout dans les états d'Alger, je ne trouve pas si étonnait la chose, d'abord ces payi? sont abrité contre lui par l'Atlas , et puis il sera encore trop haut dans l'atmosphère, il s'abaissera seulement dans des latitudes plus boréales. Un témoio oculaire bien expert qui a parcouru l'Afrique, depuis TIemcen jusqu'à Constantine^ sous toutes les températures, en toute saison, dit: «Le vent du déseitt (SE.) agit puissamment sur les personnes pléthoriques, et sert souvent chez ces mêmes personnes, de développement aux maladies inflammatoires ; mais il seroit absurd de supposer qu'il seconde l'action miasmatique des marais. Je dis plus, c'est que chaque fois que ce vent a soufflé avec un peu de force n'importe sur quel point de la Régence, nous avons eu moitié moins de malades à envoyer à l'hôpital, que par la température ordinaire.» Bonnafont Géographie médicale d'Alger, p. 93. Cependant ces vents du Sud et du Sud- Est sont toujours très chauds, violents et très secs, et font baisser le baromètre. Guilbert Colonisation d'Alger, p. 358. 361. Quelquefois le Samoum paroit souffler dans l'intérieur avec les mêmes phé* nomènes, comme en Egypte CAusIand 1830. N. 156); et Denham qui en fut fort incommodé dans son voyage par le désert entre Murzuk et Bomu, trouva déjà entre Tripoiis et Murzuk un endroit couvert d'os, où un an auparavant 50 brebis, 2 chameaux et 2 hommes avoient été tué par un ouragan CKnldGcl^^>^?^f ^îs® P- 7). Un médecin allemand qui a servi en Alger, en dit: ^Sans être malade j'ai senti plusieurs fois déjà la veille de l'a^ parition de ce vent, un grand abattement, des angoisses, oppression de poitrine, mal de tète , vertige. Quand il souffle le ciel est couvert de nuages grisâtres (ce qui est très nre

en été); le vent du déiert arriTO enveloppé dans une poussière dense, ralmosphère est brAIante, et comme palpable , c^est à dire l'air est lourd qu'on est tenté de vouloir le prendre avec les mains; la poussière fine que le vent amène, couvre tous les habits, elle pénètre le corps ^r la bouche, par le nez et par les oreilles ; on croît respirer des flammes, la langue sèche tient au palais , on est tourmenté par une soif insatiable , l'appétit manque, le pouls devient dur, plein et fréquent, on sent une grande chaleur interne; une sueur froide et tenace couvre le corps; la tête est lourde, en vacillant on cherche le lit sans pouvoir dormir. II agit de même sur les animaux; les animaux domestiques, chevaux, chiens, chats sont tristes et paresseux, se roulent avec inquiétude sur la terre, et ne mangent pas. Lorsqu'il souifloit, toujours beaucoup de malades de fièvre intermittente mouroient.«( Herrmann wechselfieber in Algier. p. 29. — La direction la plus ordinaire de ce vent doit être celle de SE., et en arrivant dans cette direction dans l'Europe, il a reçu le nom de Scirocco; en passant la mer méditerranée il est saturé de vapeurs et arrive ordinairement très humide; beaucoup d'auteurs ont cherché la cause de son action délétère dans cette humidité, mais cela ne peut pas être le cas, parcequ'ii a déjà les mêmes propriétés nuisibles dans T Afrique, étant encore sec. Mr. Black (On the Climale of the Mediterranean. The Edinburgh new philos. Journal. 1828. September. p. 252),^ qui a long-*tems servi sur les vaisseaux de la station de la Méditerranée, a bien senti cela, O et il est de l'avis que c'est un état électronegatif du Sirocco qui dérobe le corps animal de son électricité positive : ^The animal body , then , may be deprived by the atmosphère, in a séries of degrees, of that energy which, if it i5 not the produce of the living functions, is at least the natural portion of electricity which the body possesses iu common with surrounding objects at the time. Life may even be extinguished from the highest opération of this cause, as oiten happons during thunderstorms , when no marks of physical injury can be detected»c( Malheureusement il n'a pas fait d'observations directes. Cette manière de voir (qui est en général déjà celle de Brydone etc.) expliqueroit d'ailleurs le bien que rbomme et les animaux retirent , pendant le Samoum, de la position horizontale sur la terre, et les morts ou les maladies qui, d'après les récits, serment arrivé aux voyageurs inexperts qui n*ont pas voulu se prosterner. Mr. Black observa surtout des fièvres intermittentes pendant le Sirocco (1. c. p. 249), et il fait mention d'une observation â bord la frégatte Euryalus dans le port de Bona en Août 1824: «Pendant quelques jours des vents humides

>) wlt is évident that betidef tbe hamidiljr and heM, there if tometbiBS else connected with tbe ai? Ibat affacta the aainal tyston la that rcniarkable manner wbîch is witaessed dariog a Sirooco. On a change lakins pJRce to this direction, tbe inhabitants of a place, and those who hâve lived but a short time in it, sensibly expérience a languor and relaxation or both the mental and physical énergies; while diseases dependîng on hixtty of flbre or emnnctory, become at the same time aggrarated. Thus dyspeptic iplainlSy ebreoic catarrh, aad cysaBche, nake ao progrcas towards recovery »

du Nord avoieni régné, iorsqu^ils furent interromini pour deux henres par on fort Sirocco, accompagné d*une grande élévation de la température, et le vent éloit tellement sec, que tons les objela humideci aéchoient aussi promptement, comme s*ils avoient été ejqNMéa an feu. En même tems 19 cas de fièvre arrivoient, qui guérissoient bientôt par l'usage d'un évacuant, et après le changement du tems qui survint^^ (L c. p. 264). Mr. Hennen (Médical topography of the Méditerranéen p. 242) allègue des observations qui proiH vent son origine Africaine, et tendent à prouver son électricité : j^Si le Sirocco a été impétueux et violent, et suivi par la pluie Qce qui est ordinairement le cas), il tombe avec la pluie sur la terre un sable très fin rouge et micacé, que j'ai recueilli plus d'une, fois dans la Sicile en grandes quantités; ce sable tomba en abondance à Palermo l'année 1811, et au mois de Mi|rs 1819, étant allé voir mes amis, il en tomba une telle quantité dans Tintérieur de cette Ile, que j'en ai recueilli plus de trois onces; ce sable diffère entièrement de celui qui se trouve en Sicile ou à Malta, et il ne me paroit nullement paradoxe d'admettre qu'il a été amené de rAfrique par la violence du vent. . . . C'est un fait indubitable, que pendant la prédominence de ce vent des météores électriques sont souvent observés; je me souviens d'un cas, quand le Sirocco éloit bien fort en Sicile, que la moindre friction des poils d'un animal vivant, ou quelques secousses d'un habit de laine suiBsoit pour produire des étincelles électriques... Les premiers symptômes apperçus durant ce vent, sont les suivants: Une lassitude générale ou torpeur du système, musculaire, mal de tète, un sentiment de pesanteur et d'oppression du système nerveux , qui rend impossible tout effort du eorps ou de l'esprit; tout ce qu'on touche est humide, surtout les habits qui paraissent mouillés dans l'eau; l'appétit manque, la soif est ardente, la transpiration profuse, en un mot on a le senUment comme si tous les pores du corps étoient rélâchés et ouverts. On comprend aisément que dans cet état l'absorption est rendue plus active, et ceh explique les effets délétères du Sirocco dans les contrées marécageuses et qui abondent en malaria, les troupes anglaises dans ces contrées de la Sicile ne sont pas échappé A cette influence; des personnes qui souffrent du foie, se ressentent de ses effets délétères plus que les autres.^^ L'acUoa de ce vent s*étend fort au loin, on s*en apperçoit encore fort bien i Constantinople; li entre le 1 et 20 Juillet les vents du nord qui, pendant trois mois ont presque constamment soufflé , cessent et font place au Sirocco ; c'est ordinairement vers le milieu de la nuii que ce changement arrive, et annonce la peste. Mr. Brayer (Neuf années à Constantinople II. p. 74) a bien décrit ce phénomène: nA peine avais-je goûté quelques instants de repos que j'étais éveillé par le cri fréquent et monotone de la chouette perchée sur un des cyprès voisins. Bientôt après mon sommeil, ordinairement calme et léger, devenmt inquiet et pénible. Ma couverture, que la fraîcheur des nuits et le souffle du Nord me faisoient trouver agréable , devenoit pesante, incommode. La transpiration insensible qui auparavant s'évaporoit facilement, maintenant bumecloit mon corps. Je me sentois lourd, triste» découragé. J'éprouvois une faiblesse dans toutes mes articulations et me levois, rallemenl

rafraîchi du sommeil de la irait. Le scirocco manifestoil déjà son influence délétère. De grand matin j'ouvrois la fenêtre de mon kiosk qui donnoit sur la Propontide, et.au lieu de voir sa vaste étendue, unie comme un miroir, réfléchir les rayons du soleil levant, je n'apercevois plus qu*un brouillard épais, d'un blanc sale, qui ne me permettoit plus de distinguer les Iles - des - princes. Je pouvois alors annoncer avec certitude la prochaine arrivée des convois de la Méditerranée et le commencement de la saison pestilentieile.f' Dans la Grèce il est connu de même, et déjà indiqué par Hippocrate et par d'autres anciens auteurs. Sur les lies ioniennes il est fréquent et il a été observé par plusieurs médecins dans ces dernières années. Mr. Hennen I. e. p. 157 donne la description suivante : 99 Sans affecter sensiblement le thermomètre ou le baromètre, le scirocco donne invariablement la sensation d*une chaleur brûlante et d'oppression de la poitrine, accompagnée de lassitude et d'une disposition de transpirer au moindre exercise; à peine ai -je jamais trouvé une personne qui n'auroit pas été plus ou moins sensible de ces effets, quelques-uns qui les sentirent faiblement à leur première arrivée, en furent sensiblement affectés après quelque tems; beaucoup de personnes peuvent prédire l'approche du scirocco, quelques heures avant qu'il commence, d'après les sensations qu'ils éprouvent, et il y en a fort peu qui ne le peuvent pas déclarer a l'instant, lorsqu'il a commencé, sans faire attention à quelque objet extérieur; mais ce sont surtout les malades et les faibles convalescens qui se ressentent le plus de ses effets déprimans. C'est un fait remarquable que des plaies et des ulcères, et les fluxes des membranes muqueuses se détériorent en général durant la prédominance du scirocco. Je ne sais pas, si tous les animaux se ressentent de l'action relâchante du scirocco, mais chez les chevaux c'est certainement le cas, car ils suent plutôt, et ils sont plus faibles. Ses effets sur la nature inorganique sont très apparens, et je les ai observé en différentes régions de la Méditerranée, les parois des maisons, les corridors, les pavés deviennent invariablement humides, lorsque le scirocco souffle, j'ai vu à Corfu les pavés entièrement mouillés sans que la pluie étoit tombée, et des personnes qui ont fait des observations hygrométriques, m'ont assuré que durant le scirocco Tinstrument s'étoit souvent abaissé de 10 à 20 dégrés. Malgré l'humidité avec laquelle est imprégné le scirocco, les végétaux, surtout leurs parties qui lui ont été exposées pendant quelque tems, apparaissent froncées et comme brûlées, et souvent ils sont entièrement détruits. Les viandes se putréfient promptement pendant le scirocco, aucun prudent ménager ne sale du boeuf pendant le scirocco, ou il se putréfie A l'instant sans prendre le sel, ou il se gâte bientôt. Les canaux et les cloaques émettent plus d'odeurs putrides durant le scirocco qu*à d'autres tems. Aucun charpentier ne se sert de colle pendant le sirocco, car elle ne tient pas; aucun pemtre n'aime pas de travailler, car les couleurs ne sèchent pas, je possède moimteie des tableaux qui prouvent cela, ils sont à présent, après trois mois, à peu près dans le même état que du tems où ils ont été peints. Les boulangers diminuent la quantité de la lewe durant le scirocco, car ob trouve que la pâte fermente sans elle.» C'est vrai

Mr. J. Davy nie plusieurs de ces observalions, il assure qu*il n*a jamais trouvé une pins grande tension électrique, et il veut tout expliquer par rhumidité du scirocco C^onian Islands. I , p. 268") ; mais avec tout le respect pour les mérites de Mr Davy j'avoue que les assertions d'un auteur qui ne reconnoit pas l'origine africaine du scirocco, qui n*entrevoil pas que ce ne sont pas les vents SE. mais ceux de SO. de l'Egypte qui doivent être comparé avec le scirocco etc., ne m'inspirent pas beaucoup de confiance. A ilalte ou le SO. est très sec, le scirocco est de même humide, le vrai scirocco ou SSE. ne souffle dans l'année que 14 jours, tous les vents entre S. et E. 68 jours (Miège histoire de Malte. I, p. 42). Un physicien bien expert Hr. Dolomieu (Hém. sur la température du climat de Malte. Paris. 1782) s'exprime de la manière suivante: 9»Les vents, en tournant au Sud, deviennent funestes : l'air a passé sur le continent aride et brûlant de l'Afrique où la végétation est presque nulle, ou la chaleur est si forte que tout ce qui est susceptible de raréfaction dans la (erre forme des exhalaisons qui entrent dans l'atmosphère ; il ne s'épure pas dans le passage de la mer, parceque le canal est étroit et que les eaux, ayant l'abri des terres, sont trop peu agitées pour absorber par leur mouvement les miasmes

méphitiques qui sont dnns l'air Lorsque les vents passent subitement du midi au nord,

on éprouve une légèreté, une faculté de respirer, un bien-être étonnant; il est sûr aussi que l'air gagne presque dans l'instant 20 ou 25 dégrés de pureté, souvent même davantage, quoique le thermomètre ne varie point. << Aussi à Malte c'est en été et en automne qu'il souffle le plus souvent. Mr. Davy trouva que son humidité contient du sel marin C I- c, p. 277). Les pluies de sable paraissent être assez fréquentes pendant le scirocco à Malte» Mr. Davy en a analysé plusieurs échantillons^ et il y trouva du carbonate de chaux, du sable siliceux, un peu de muriate de soude, et une matière végétale (tiAII the spécimens I examined had slight traces of vegetable matter, in the forme of fine fibres.^^ 1. c. p. 302). Le pays le plus maltraité par ce vent paroit être l'Ile de Sicile. H a été souvent décrit par les voyageurs, la description la plus connue qui est répétée dans tous nos ouvrages de Pathologie, est celle de Brydone (Reise durch Sicilien und Maita. II, p. 53), comme il y a des inexactitudes dans ce libre, on s'est méfié aussi de cette description, mais Mr. Hennen la nomme fidèle; en vérité des observateurs exacts et experts des derniers tems la confirment; on a observé que le Scirocco fort est quelquefois sec (sans perdre de son action délétère) , probablement dans ce cas le vent a été haut jusqu'en Sicile où il se sera abaissé par l'action des montagnes? au moins cela me paroit une explication plus naturelle que celles proposées le plus souvent. Le célèbre cap. Smyth confirme les observalions de Brydone. Un voyageur exacte rapporte de Palermo: 9>Le 25 Avril: le scirocco souffle depuis la nuit passée toujours, le thermomètre à Tombre montre 17* R., toute la contrée oSroit l'aspect d'être poudrée de sable blanc; d'ailleurs il faut remarquer que tous les vents méridionaux ressemUenl' au Scirocco (SB), p. e. le Libecchio ou le SO. et l'Australe ou S. Aux jours où ces vents souiBent l'atmosphère perd sa transpareaoe , le

soleil esl bleuâlre et terne; en même tems les feuilles des arbres se froncent , comme si elles avoient été rongées par des insectes.^ CSimond voyage. Fischer taschenbibl. III y 1. p« 75.) Mr. Parthey a bien décrit l'arrivée d*un Sirocco en Sicile. Un observateur qui pendant plusieurs années vivoit en Sicile en qualité de médecin, dit de ses effets: 9»Un mal cruel pendant Tété sont les vents de SE. ou lescirocco; Taction instantanée de ces vents consiste dans une dépression générale des forces, oppression de la respiration, battemens du coeur, angoisses, et s*ils durent plus long- tems, ils produisent la roélanchoUe, la nostalgie, et le désespoir; comme Thaleine d'un serpent venimeux il tue toute Tcnergie vitale; les phlhisiques souffrent surtout par lui; les plaies et les ulcères empirent à l'instant, la suppuration se gâte; aussi les végétaux souffrent beaucoup pendant sa durée; le vin bouché dans ce tems, ne devient jamais clair; le coilus est surtout nuisible; les animaux cherchent à l'éviter, en se retournant ils pressent la bouche et le nez contre la terre. L'assertion des voyageurs qu'il ne souffle que 24 heures, est entièrement fausse, je l'ai observé souvent pendant 3 à 4 jours continuels, ce qui je peux assurer, ayant vécu pendant des années sur les bords de la mer, où il sévit surtout. << Ziermann krankheiten Siciliens, p. 69. Aussi llle de Sardaigne est fort maltraité par ce vent que l'on y nomme Levante, voilà ce qu'en dit Mr. de laMarmora C^^^yage en Sardaigne I, p. 128): 3}Ce vent (SE., TËst lui ressemble) qui vient du golfe de la Grande-Syrthe, arrive â Cagliari surchargé de vapeurs aqueuses : il est redouté par les Sardes méridionaux, qui l'appellent é juste titre Maledetto Levante. Son influence est principalement â craindre dans les grandes chaleurs; alors l'atmosphère est imprégnée d'une humidité qui pénètre tous les corps; la langueur est générale; le relâchement des fibres est complet; les hommes et les animaux, accablés d'une faiblesse insurmontable, éprouvent une lassitude extrême sans avoir fait le moindre mouvement, et transpirent, même en restant dans l'inaction. L'humidité pénètre jusque dans l'intérieur des maisons; les degrés des escaliers, le pavé des rues, paraissent fraîchement arrosés. Les vapeurs salines >) qui saturent alors l'atmosphère, en causant d'assez grands dommages a la végétaCon, influent sur la nature des métaux, dont elles favorisent l'oxydation, et hâtent la décomposition des substances animales et végétales. On peut assigner également â cette cause les changements qu'éprouvent, pendant l'été, linéiques espèces de vins. Malgré cette excessive chaleur apparente, la température du Levante n'est pas si élevée qu'elle le paroit réellement. Sous son influence, le thermomètre n'a jamais monté à plus de 29<',7 à Fombre et à l'air Ubre, et â plus de 20\ de nuit, dans une chambre ouverte et non habitée, tandis que le même instrument, dans une position semblable, indiquoit des résultats plus considérables lorsque le Maestrale souffloit. Ces obser-

') J'ai plttflieort foii, pendaot le Levanto, porté i la heache soit des feaUlea d'arbrea aipoféi à ce Teat, soit det caiUoux àlon très hniiaide«i et (oigours en liea de reconnaître nn goût plna on moina niarqné de mnriale de soude.

valions prouvent, ce me semble, que malgré les bouffées très chaudes qui accompagnenl le Levante, les effets désagréables que produit ce vent doivent plutôt être attribués aux vapeurs aqueuses dont il se charge dans sa traversée maritime qu'à toute autre cause 0- Il dure rarement moins de jrois jours, et se prolonge quelquefois pendant une semaine entière. Il revient assez souvent pendant Tété, et se fait même sentir à Cagliari en hiver. Ayant éprouvé les effets de cette funeste influence, je suis convaincu que les habitants da nord n'y resisteroient pas.'' La Corse trop haute et mieux abritée est seulement sur ses côtes orientales infestée par le scirocco ou Levante. Les Iles Baléares en souffrent plus (Cleghorn krankheiten in Minorca. p. 33). Dans TEspagne les côtes de la Mureie, la partie méridionale de Granada et surtout la basse Andalousie sont soumises à ce fléau, qui y est connu sous le nom de Solano. Malheureusement je n'en connois pas d'observations exactes, peut-être il est plus sec que le scirocco. D'après Hr. Fischer (Reise p. 382) il souffle sens force, le ciel est bleu blanchâtre, le soleil comme voilé, l'eau de la mer très chaude, les poissons viennent souvent a la surface, le vol des oiseaux est très bas, les chiens se cachent, les chats paraissent devenir furieux, les mules respirent avec difficulté et mangent peu etc. Mr. de la Borde (Intinéraire de l'Espagne III, p. 384) dit: 9»il est brûlant, il dessèche les plantes en un clin-d'oeil; il pénètre les corps, il y produit une effervescence des fluides, une raréfaction subite des humeurs, il porto surtout une impression dangereuse à la tête; l'imagination s'exalte, elle s^allume, elle bouillonne, beaucoup de personnes tombent dans un état peu différent d'une véritable frénésie: c'est le tems où les assassinats et les coups de poignards sont le plus fréquents dans ce pays. On voit même quelquefois , lorsque ce vent est violent et qu'il dure long-tems, des femmes tomber dans un état de fureur singulières^ Un médecin allemand, en service anglais, pendant les guerres de la péninsule, rapporte de lui: 9»Ilerbarum et plantarum foiia convoivuntur, plura exsiccantur. Respiratio est diilBcilis et anxia, ac si atmosphaera minus oxygenii contineret, et in vasis contentus sanguis quasi densior persentitur. Et homines el ammalia hebetia ne sub umbra quidem, sed in aedificiis tantummodo lapideis recreantor, sitis insatiabilis. Cubitus in ventre sedat et admittit somnunu Venti vis vehemens et tanta quidem, ut arena fluminis ad instar duos tresve pollices adscendat et nivium ad instar oeaeervetur. Quid quod mense Martio 1811 in aggere prope Puntalem tormenta magna, sndes farratae et valli arena prorsus obtegerentur.« Leiblin dissert, de typho icterode p. 24. L'auteur croit qu'il fut la cause d'une dysenterie générale. Mr. Gonzalez rapporte que des Solanos extraordinaires précédèrent l'épidémie de fièvre jaune à Cadix en 1800. Mr. Hennen L c. p. 33 communique la singulière observation que ce vent SB. est humide

0 Let ▼•peurs aqueases et ialinei peoreol bieo ««smenter ractlon délélàre de ce rent, maïs je le répèle elles ne peiiTeel pas être la cause principale, eoane le pnsiMie nolro aulear, car il afil de la même manière, étant encore sec, dans l'Afrique.

a Gibraltar el sec â Cadix et Xeres 0* II ie décrit comme le scirocco. Mr. Quarrier a rapporté une observation qui prouve bien évidemment Taction malfaisante de ce vent: Après le bombardement d*Alger en 1816 le vaisseau qui contenoit les blessés, fut conduit a Gibraltar, où il arriva le 10 Septembre. Toutes les plaies se trouvoient dans le meilleur état possible et la guérîson procédoit fort bien, lorsque le 31 le scirocco arriva (nthe pestilential easterly wind set in, by its sudden puOs obstructing the pores of the skin, and brin* ging diseaae and death in its train»), et le même jour 4 blessés furent pris de fièvre rémittente, et les plaies des autres offrirent un mauvais aspect, le jour suivant on mit voile pour TAngleterre, et tous se rétablirent. Medico-chirurg. Transact. VIII, p. 5. Mais le pays du continent de l'Europe qui est le plus en proie des fureurs de ce vent, c'est l'Italie toute entière. C'est clair que les côtes trans-appennines du Naples, de Rome el de Toscana en souffrent plus, les pays cisappennins de la moyenne et de la haute Italie^ surtout la Lombardie en sont peu tourmentés, mais c'est remarquable que sa fureur retourne en. haut de la mer adriatique, je l'ai senti très fort é Trieste et dans l'Istrie; des médecins de Trieste m'ont fait voir que pendant la Bora et les Levantere ils n'avoient pas un seul malade de fièvre intermittente dans le cours de plusieurs semaines, mais le jour même où le scirocco arriva plusieurs se présentèrent; dans ce cas il ne faut pas oublier qu'il a passé sur les marécages de Comacchio, d'Ailino etc. pour arriver â Trieste. Partout dans l'Italie il paroit le plus à craindre lorsqu'il se mêle a l'air marécageux, dans les régions hautes il ne paroit pas être si dangereux; cette observation a déjà été faite par Mr. Thouvenal: «Il est par fois le plus contraire d la bonne végétation, quoique dans certains tems, et dans certains lieux, il soit, le plus favorable à la maturation des récoltes. Dans les régions les plus alpestres, comme dans les saisons les plus rigides de Tltalie, il est un vrai bienfait pour les végétaux, comme pour les animaux, et pour les hommes; il est une sorte de com* pensation à ce que, dans d'autres tems, et d'autres lieux, il n'exerce que des effets dévaslateurs* Qh c. II, p. 79). Toutes les côtes du royaume de Naples lui sont fort expo^ sées, et déjà dans ce pays il ne se montre pas seulement comme vent direct de SE., mais aussi réfléchi comme SO., dans le dernier cas il est souvent moins chargé de malaria, v. Mr. Thouvenel: nll n'est pas moins vrai que si le Scirocque, en sa qualité de vent chaud el brûlant, est un plus puissant promoteur ou générateur du méphitisme dans le premier cas, c'est à dire dans les lieux ou son influence est directe, il est au contraire un météore plus humide, plus accablant, et plus intempéré, dans le second cas, savoir dans les régions où il n'arrive que par réflection, où il n'agit que par contrecoup Cdi ribalzo).<' 1. c. II» p. 61. C'est surtout la Poiùlle qui souffre par ces veuts, et ils sont souvent la cause d*épi-

') nStmiige to iay, while moîfiare is the obvious character of the easterly wiods at Gibraltar, the Inhabitanta of Cadix et Xeres attribttte their unpieasant eifects to their extrême dryness.** Cela prouveroît doac abaolnmeut, que Thaaiidité n'eat pas la catue dq mal qae fait ce vent.

demies et d'épizooUes 0- Leur action est la même, comme en Sicile. A Rome les anciens ont bien connu les effets malfaisants du scirocco (v. Winkelmann Werke ausg. v. H. u. S. 111, p. 55). Horace le nomme plumbeus auster, et Celsus dit: nAuster aures hebe* tat, sensus tardât, capilis dolorcm movct, alvum solvit, totum corpus eflicit hebes, humidum, languidum> Des médecins modernes qui ont long-tems habités Rome, n'en veulent pas beaucoup reconnaître, Mr. J. Clark (Influence of climale p. 144) s*exprime de la manière suivante: »Even the relaxing and enervating effets of the Sirocco are not mnch felt, exccpt by the more sensitive, and plethoric among the healthy, and by them only, after it bas continued to blow for a few days> Cependant l'exacte Tournon (Etudes statistiques sur Rome. I, p. 197) dit: ^Le vent de Sud-Ouest ou de scirocco répand une chaleur étouffante, le corps est en sueur, la respiration pénible, les forces vitales engourdies et le besoin de repos, de sommeil, ne peut être combattu que par des efforts dont les étrangers sont plus capables que les indigènes. Ce vent redouté dure souvent plusieurs jours.<< Plusieurs auteurs sont de l'avis qu'il favorise le développement du malaria, et qu'il l'amène é Rome (Guislain lettres sur l'Italie, p. 46). Mais tout le littoral de la Romagna et du Toscana lui est fort exposé, et son influence s'étend plus ou moins loin dans les vallées des Appénins. Il n'y a pas de doute qu'il n'entre pas pour une bonne part dans l'action de l'air maremmatique , ce qui est reconnu par plusieurs auteurs, p. e. Tournon I. c. p. 209 et Thouvenel 1. c. I, p. 222, le dernier auteur L c. II, p. 312 dit expressément: nDu reste tous les vents n% sont pas, à beaucoup près, également propres à dissoudre, à propager, les exhalaisons paludeuses, les germes méfiUques et miasmatiques des lieux et des cadavres pourrissans. L'observation à prouvé que l'austral et ses deux collatéraux, y sont bien plus favorables que les autres. <( Des observations pareilles ont été communiqué plus haut d'autres pays. Je crois a Gènes déjà on ne sent guère plus le scirocco, et à Nice lorsqu'on m'a dit c'est le scirocco qui souffle, je ne l'ai pas plus senti qu'un vent SO. en Allemagne dans l'été. Cependant il ne manque pas entièrement, et pro* bablement il est plus perceptible dans les vallées phis élevées, Mr. Fodéré (Voyages aux Alpes maritimes I, p. 306) en parle en ces mots: ^Les vents d'Est et de Sud- Est, desséchans, extrêmement nuisibles aux animaux et aux plantes, agissant sur ces dernières comme un cautère, réduisant presque en poudre les feuilles des oliviers et les dé»

*) hLo scirocco (SE.) e il libcccio (SO.) sono umidi, caldi e aojofli, opprimono le fone fiiiche, oitundono le facoltà morali e rilasciaoo esireroamente la fibra.» De Renzi topografia fisica de! regno di Napoli. I, p. 29. «iDa cio avviene nella Puglla, che qoanio più ferme, più lango et piA coatante è nella atate 11 domlnio di queslo vento, tanto maggiormeoie ai avegltaao le coititnuopi CDdeniooinorbose.M Del Re deacrisioDe del reg:no délie due Sicilie. I, p. 81. nThe cffecl of the acîrorco, even at Naples, Is very oppressive io the ncrvous syatem daring the beat of summer, althoagh it if not felt there nearly so severely as at Palermo. Ail nature seema to anffcr from ita influenoe, tbe air is still, the sca calm and leaden, tbe vine and tbe Sg tree bang their leaves, antmala are laoguid and oppresscd, and the whole atmosphère is in a higbly electric state.» Cox biala for invalida etc p. 15.

tachant de Tarbre, ainsi que j'en ai fait tant de fois la remarque, autant sur ces arbres que sur les châtaigniers de la vallée de la Visubie, où ces vents pénètrent pareillement. <( Plus bas p. 314 le même auteur parle des brouillards épais que les vents du Sud amènent toujours dans la direction au Nord dans les vallées des Alpes maritimes, il en cite un exemple de la vallée de Sospelio: «Je vis ces spectres s'avancer vers mois lentement, et me cacher la mer et divers villages qui étoient à mes pieds. Bientôt je me crus en pleine mer: les montagnes et les autres objets avoient disparu; je n'entendais plus que confusément la voix de mon escorte, et le bruit des sonnettes de mon mulet. Mes habits étoient imprégnés d'un humide salé, et mes yeux, ainsi que mes narines, étoient aiTectés d'un picotement trèsincommode. J'obtins donc la certitude que ces vapeurs épaisses étoient de l'eau salée, chose qui m'avoit déjà été conOrmée par un grand nombre d'analyses de plantes; voilà pourquoi ils cautérisent les bourgeons des arbres, les olives, les figues, les raisins et les jeunes plantes. Nous les verrons ailleurs, également fâcheux pour les hommes et pour les animaux.» D'après Tauteur ils causent chez l'homme Tépilcpsie (ibidem II, p. 245) et les fièvres intermittentes, souvent malignes Cp* 250); chez les brebis des maladies du foie (I, p. 352). A ce qu'il paroit le scirocco arrive rarement pur a Nice, il est le plus souvent mêlé ou réfléchi, ce qu'on peut conclure des mots de Mr. Risso: rLe vent du Sud, connu ici sous le nom de lebec, quand il arrive directement du plateau d'Afrique, est toujours chaud et humide, il produit un relâchement sur le système vital, diminue les forces des individus faibles, dilate les pores et provoque au sommeil. C'est à son humidité et à sa température, et non é des modifications chimiques de l'air, que l'on doit ces qualités affaiblissantes. Ce vent ne dure jamais au de -delà de six heures continues; pendant ce tems il agit puissamment sur le mercure dans le baromètre, et lui fait atteindre son plus grand abaissement, élève la température du thermomètre, et sature l'hygromètre. Quand ce vent du Sud approche du continent d*Europe, à mesure qu'il diminue de température, une partie de l'eau qu'i| tient en dissolution se change en brouillards, en nuages, ou se précipite en torrens. Le Sud -Sud -Est, sir oc, qu'on croit précurseur des orages et du mauvais tems ne contient jamais toute la quantité d'humidité que comporte sa température; il parcourt le plus souvent les régions élevées de l'air, donne une teinte pâle à la voûte azurée , qui se couvre de vapeurs légères , lesquelles se convertissent en nuages denses qui laissent précipiter une petite quantité d'humidité en changeant de température. Le vent d'Est, quoique vif, frais léger et sec, fait peu élever la colonne de mercure dans le baromètre I Qnand ce vent se présente imprégné de gaz aqueux et d'une humidité extrême, il n'en a de l'Est que l'apparence: c'est toujours alors un vent du midi, qui^ frappant les Appennins, est forcé de rétrograder vers l'Ouest par les courans du Nord et de l'Est, qui s'opposent i son passage I Cette espèce de scirocco, poussé avec plus ou moins de violence, est toujours fort, souvent impétueux; il encombre notre atmosphère de gros nuages; il est chaud ou d'une humidité désagréable et froide, suivant quil a plus ou moins déposé de son

calorique^t CHistoire naturelle de l'Europe méridionale. I, p. 218). Une obser-* vation de Mr. Naudot ClnHuence du climat de Nice p. 15) tend à prouver la loi que nous avons déjà plusieurs fois établie, savoir que le haut courant du SE. s*abaisse peu à peu, en procédant vers le NO.: «Les vents brûlants et humides *du Sud et du Sud -Est, partis de l*intérieur de TArrique, ont parfois la même avidité pour Teau, réduits à l'état de vapeur que les vents froids et secs du Nord. Ces courants arrivent quelquefois sur les côtes des Alpes Maritimes, privés d*humidité, quoiqu'ayant franchi une grande étendue de mer; dans cet état de sîccité, ils absorbent une énorme quantité de calorique libre, et pro* duisent des efiets physiologiques qui ne sont pas sans importance pour Téconomie vivante et sur les végétaujc.tt Les plaines de la Lombardie sont abritées en général contre le scirocco vrai, par les Appennîns, mais il le reçoivent réfléchi, et dans ce cas mitigé, ce qui a déjà été entrevu par Thottvenel: j; Il est remarquable que ces vents de Thémisphère austral, qui n'apportent pas immédiatement les pluies, dans les régions Lombardes, en sont presque toujours les précurseurs. D'où il est â croire que les vents les plus procelleux, les plus pluvieux, qui sont le NE. el le NO. Cë^6<^o e maestro) ne sont autre chose que les vents sciroc et libèche répercutés.* 1. c. II, p. 311. Pour Padove nous avons déjà mentionné plus haut le témoignage de Mr. Faggiani; de Pavie Mr. Hildenbrand CAnnales I, p. 83) dit: Venti australes nobis rari, qui maris aequorem verront, Apenninoramque juga percurrant, plurimum jam deferbuere, antequam ad nos pervenerint, libenter pluviosum, udumque reddnnt coeIum.« Mais lorsque les vents méridionaux ont régné dans des années, les médecins les ont toujours proclamé comme d*une influence malfaisante. Les ouvrages des grands médecins de Pécole italienne du dix -septième et du dix -huitième siècle, qui ont écrit sur les épidémies et sur les épizootles dans la haute Italie, sont remplis de plaintes sur les infâmes austrini venti, qui causoient la rouille des plantes, des maladies des animaux et des hommes ; on en trouve aussi des exem[)les dans notre histoire des épizooties. Que Trieste et PIstrie souffirent beaucoup du scirocco, nous Pavons déjà remarqué plus haut. Il y a toujours eu des auteurs qui ont cru que c'étoit l'électricité qui agissoit dans le scirocco, et Thouvenel (I. c. II, p. 132. 13C) a déjà discutée cette idée, mais dans les cinquante années qui sont écoulées, depuis que cet auteur a écrit, rien n'a été décidé par des observations et des expériences I Je pense que Ton peut encore quelquefois reconnaître le sirocco dans le midi de la France, dans le vent austral Cl'^isseroque des Provençaux), mais il est déjà bien modifié par le mistrau, et par les montagnes de la Corse etc. Mais nul doute il perce quelquefois, par les gorges des Alpes, dans la Suisse, Tissot, Lusser, Guggenbûhler etc. le disenl même très fréquent dans les hautes vallées des montagnes du Gotthart C'est un vent austral, connu dans la Suisse sous le nom de Fôhn; il est très chaud et humide, élève le thermomètre et fait abaisser le baromètre, la tension électrique est grande, surtout avant qu'il arrive; un auteur qui l'a observé long-tems, Mr. Lusser en a donné une déscriptiott intéressante que je ne peux pas répéter id; il règne très souvent sur les hauteurs sans

«^abaisser dans les régions basses (c'est donc le courant régulier des régions tropicales aux pôles, ce qui est encore prouvé par la bise boréale basse qui le précède sonvent), de son action Tauteur mentionné dit: ^les végétaux se fanent , les animaux deviennent inquiets, les vaches ne veulent pas boire, mugissant et la queue élevée elles sautent de cdté et d'autre, les chevaux exspirent dans l'air et sont inquiets, les oiseaux se cachent, se baignent et s'arrachent les plumes, les poissons s'élèvent souvent au dessus de la surface de l'eau, les insectes sont très irrités. Une apathie générale opprime tous les hommes, beaucoup ont de la céphalalgie frontale, quelques-uns ont des envies de vomir, et vomissent môme, un grand abattement et somnolence sans pouvoir dormir, se rencontre aussi souvent, les mem* bres s'engourdissent souvent, on se sent incapable aux efforts de Tesprit; il y en a d'autres qui se ressentent de tiraillements dans les membres, surtout les anciennes fractures, luxa* tiens, contusions deviennent douloureuses, surtout les arthritiques, les atrabilaires, et ce«x qui ont d'anciens ulcères souffrent beaucoup. Ces phénomènes se montrent surtout avant l'entrée du Fôhn, après son arrivée ils s'abaissent, mais ils n'évanouissent pas entièrement* Schweizer naturw. anzeiger. i820. p. 75. Mr. Tis'sot a décrit une telle constitu* tion australe dans l'année 1765, où la pulmonie régnoit entre les bovines (l'année 1764 la maladie aphthongidaire générale) et des pleurésies mortelles etc. entre les hommes. Il rapporte que beaucoup d'hommes, sans être malades, se sentoient très abattus, ils se plaignoient de céphalalgie, de vertige et d'amblyopie; il ajoute: c'est sans doute l'effet de l'action du vent du midi sur l'organisme, car c'est un fait généralement connu qu'au printeois, dans les hautes Alpes, où il est à peu près endémique, quand il est encore dans le haut de l'atmosphère, grand nombre d'hommes sont pris d'abattement, de céphalalgie et de vertige, et des étrangers qui passent le lac des Quatre Cantons A ce tems sont pris de vomissement. Ce vent souiDoit presque continuellement pendant 6 mois, et il y avoit des orages dans chaque mois de l'hiver, chose inouie. (Lettre é Mr. Zimmermann, p. SI. p. 119.) Mr. Scheuchzer (Schweiz. Naturgesch. I, p. 181) décrit une telle constitution australe de l'année 1705. Le même auteur (Meteorologia etc. helvetica I, p. S) fait mention de l'action merveilleuse de ce vent sur la végétation, et sur la santé de l'homme ■)• D'après Mr. Guggenbùhler il est la cause de la pulmonie des bétes A cornes et de la pneumonie ou pulmonie des hommes endémique dans la Suisse. (Der Alpenstich p. 79.) Cet auteur croit aussi qu'il agit en enlevant l'électridté A l'organisme. Dans l'Afrique occidentale ce vent du désert est l'Est pur. L'empire de Marocco eil abrité contre lui par l'Atlas. Mais les Açores et Madeira (Heineken) le ressentent

>) nDie oMiM dM geblûlM wird auffelAil, die darcbd«mpfaiig rtrmekrt, die ■panoung der haoU lAferen gemindert, daher ofl, nachdem die flôchtigereo tbeile weggeflogen, die diclieren and liherea Iheile larficiibleiben , und allerhaod fieber Teruraachen, wie lolcbea ini betonder gewahret wird la Neufchiael, Rappendiweil, Feldbach, and anderen gegen des Pdhn offenen drtem.«

déjà quelquefois dans Tannée, les Canaries sont plus souvenl soumises à toute la fureur da vent de la Sahara (el levante); et c'est remarquable que dans les régions hautes de Tatmosphére et dans les parties montagneuses des lies il est encore sec et brûlant comme dans l'Afrique, dans les régions basses il est humide et un peu moins chaud. «Sur les montagnes son action est terrible, Tépiderme se fend et se desquame ^ les yeux deviennent rouges et douloureux, la soif est insupportable et augmente la détresse de l'homme jusqu'au désespoir, il jette souvent à terre les hommes et les montures sur lesquels ils sont assis; c'est en vain que les chèvres se cachent dans les fentes des roches et tiennent le museau contre les pierres pour pouvoir mieux respirer. Peu à peu tout ce qui est vert, dtsparoît, les oiseaux se cachent et le pays devient désert, l'air est obscur et sans couleurs, malgré qu'il n'y a ni brouillards ni nuages, on ne peut plus voir les montagnes éloignées de peu de mUles. Dans les plaines il est moins chaud et plus humide, mais malgré cdia les plantes se dessèchent, le bois dans les maisons se crevasse et laisse transsuder la résine fondue; l'homme respire avec difficulté, et malgré la chaleur peu de sueur froide se montre sur la peau. Pour comble de malheurs il amène quelquefois de grands amas de sauterelles. Heureusement il n'est pas très fréquent et il ne dure que trois à quatre jours.<^ Mac Gregor die Canarischen insein p. 6. Peut-être dans aucun pays les vents de la Sahara ne sont aussi fréquents que dans la Sénégambie, pendant qu'ils soufflent, en qualité de vents SO. , à peu près 40 jours dans l'année en Egypte , ils soufflent , en qualité de vents E. et NE., pendant 239 jours de l'année dans la Sénégambie (Thevenot L c. p. 60), ce qui se comprend aisément par le courant régulier d'Est; aussi le tems où ils soufflent est opposé dans les deux pays, dans l'Egypte le kamsin souffle, comme nous avons vu plus haut, dans les mois d'Avril jusqu'en Juillet, T harmattan dans la Sénégambie souffle du 15 Octobre é la fin du Mars, ce qui s'explique par la marche de la terre autour du soleil dans réclip*tique. Les anciens auteurs comprennent sous le nom d'harmattan les vents d'Est et de Nord -Est, Mr. Thevenot a plus judicieusement distingué ces deux vents qui, en se ressemblant sous plusieurs points, diffèrent entre eux sous d'autres. Beaucoup d'auteurs ne veulent pas reconnaître, que l'harmattan est le même vent du désert comme le kamsin et le sirocco, ce qui cependant est apert; la différence d'action du premier sur Thomme et sur les animaux, s'explique probablement seulement par la nature du climat de la Sénégambie et des autres parties des côtes occidentales et australes de l'Afrique, où la saison des vents du Ouest ou la saison humide est absolument malsaine et pestiféré, l'harmattan sec enlève toute l'humidité et tous les miasmes et les chasse sur la mer, de la manière que relativement il assainit les pays les plus malsains du monde; cependant il ne seroit pas impossible que l'admLxtion du vent du Nord, ou môme la direction du vent pourroit produire un changement dans ses propriétés p. e. électriques, mais les observations manquent. ^Les vents d'Est ne régnent que dans la saison sèche; il est rare qu'ils soufflent dans la saison des pluies, et ce n'est alors que pendant les orages; i l'époque naturelle, ils apparaissent par

séries de quatre a cinq jours, raremeni plus loag-tems de suite, précédés et suivis des vents de Nord*- Est. Tant que règne ce vent redoutable, l'air du Sénégal a Podhor, est obscurci par des nuées d'insectes, des légions de sauterelles s'abattent dans la campagne, les pbntes se flétrissent, les verres se fendillent, les meubles s'écartent, et une poussière très -fine pénètre de toutes parts. Une sécheresse excessive caractérise donc ce vent, plus encore que celui du Nord-Est, mais de plus une chaleur suffocante analogue au rayonnement d'un four. Ce vent d*£st, qu'on redoute beaucoup, n'est cependant pas malsain, il produit de légères congestions vers la tête, gerce les gencives et dessèche la peau; mais jamais, comme les vents de Thivernage, il ne donne ce sentiment de maladie qui nait avec les premières brises du large.« Thevenot 1. c. p. 55. ^iLes vents de Nord -Est arrivent au Sénégal après avoir traversé l'Atlas et le grand Désert; toujours chargés d'une grande quantité de sable qui obscurcissent l'air, ils soufflent avec une violence considérable qui, dans les plaines de Sahara, y cause d'horribles tourmentes.- Les qualités de ces vents sont une extrême sécheresse et un froid assez vif. Ils découvrent rapidement le sol submergé, par les pluies de rhivernage, et par l'effet de la même évaporation, dessèchent tellement les vases, que les marais deviennent sans danger. Mais pour la même raison, ils suspendent, pour ainsi dire les actes de la végétation: ils crispent la fibre et s'opposent à la transpiration ; ou plutôt l'évaporation des fluides sécrétés se fait si rapidement que la transpiration paroit ne pas se faire. Cependant les vents Nord -Est ont un effet tonique, pendant qu'ils régnent, le corps est plus diqK)S et plus allègre, les fonctions intérieures se font plus complètement. Un froid souvent très vif, accompagne ces vents; il seroit difficile de tUre s'il dépend de leur nature même plutôt que de l'éloignement du soleil. «^ Ibidem p. 5 3. L'auteur ne dit rien de l'action des vents sur les animaux domestiques, il dit seulement en général p. 312: 9)11 est ici des maladies fréquentes parmi les bestiaux, provenant soit de l'aridité du sol, soit de la chaleur excessive.<^ Plus au midi de la Sénégambie, les vents du désert ou les harmattan ne peuvent plus arriver immédiatement sur les côtes de TAfrique occidentale, ils doivent passer les hautes montagnes de la Nigritie qui coatienneni les sources du Niger, du Sénégal etc. Cependant ils sont encore décrits comme dans la Sénégambie, et ils soufflent à Sierra Leona aussi du Septembre au Mars de l'Est: jjEn général les Européens nouvellement arrivés les louent comme agréables, pendant que les Européens qui ont été quelque tems dans la colonie, ou qui sont acclimatés, ou ont eu la fièvre bilieuse rémittente endémique, et aussi les natib, les trouvent fort ennuyants, cependant ils ne sont pas dangereux dans leurs effets. Us erapregnent l'air avec un sable fin, presque impalpable, qui irrite toutes les parties sensibles avec lesquelles il est contact p. e. les narmes , les oreilles , la bouche et surtout les yeux ; les meubles dans les maisons sont couverts de sable fin, et la sécheresse extraordinaire de ce vent est telle que tables, chaises, portes et tous les ustensiles de bois et même de verre, qui lui sont exposé, se fendent, Pencre dans les vases est bientôt évaporé, les plumes se fendent et le papier se fronce

niignlièremeiil. Ils causeni aux nalib ei aux Européens acclimatés des catarrhes, des riwnes et une forme spécifique de fièvre intermittettte> Boyie Western Africa. p. 43. Win-* terbottom donne la même description de Tharmattan à Sierra-Leona, il ajoute qu'il sèche tous les végétaux et qu'il fait un grand tort a la végétation; il est si froid que le themM^* mètre s'abaisse de 10^ à 12<^ au dessous de sa hauteur ordinaire; lés hommes ne suent pas et l'épiderme se desquame; mais ceux qui souffrent d'ulcères, de maladies de la peau et de fièvres intermittentes, guérissent; les épidémies, les maladies contagieuses, bi petite vérole disparaissent; Winterbottom raconte qu'il avoit 900 escbiYes, entre lesquels la petite vérole se montra , la plupart furent inoculés avant l'harmattan , 70 quelques jours plus tard, lorsque l'harmattan souffla déjà, les prenuers guérirent bien, mais les 70 n'étoient pas malades et aucune éruption ne survint; il continue: je crus que tout était fini, mais quelques semaines plus tard la maladie se montra de nouveau entre les 70, cinquante furent inoculés une seconde fois avec succès, les autres avdent la petite vérole naturelle; un second harmattan survint, et tous guérirent, à l'exception d'une fille qui fut prise d'un ulcère de mauvais caractère â la place de l'inoculation. Le brouillard sec qui durant ce vent cache le soleil et le colore en rouge, avoit les particules si fines qu'il ne les ponvoit pas reconnaître par une loupe, cependant il étoit si épais qu'il rendoit la peau des nègres grise on blanchâtre. Winterbottom Sierra-Leona-Kûste. p. 62. Aussi Mr. TuUoch (Statistic. Reports p. 5) dit: exceptées les maladies catarrhales et les affection des poumons q^'il cause, son influence est plutôt favorable. Mais aussi le pays est terriblement humide, et cette humidité délétère est diminuée par l'harmattan (Idem ibid. p. 30 >. Dans les cok>nies danoises de Guinea Mr. Monrad (Gemfilde von Guinea. p. 271) donne touté-fait la même description de l'harmattan. Norris et Dobson (Philos. Trans. 1781) confirment que b petite vérole et d'autres épidémies finissent et que la vaccination ne prend pas durant l'harmattan. L'aU>é Bichard rapporte qu'un anglais laissoit exposées deux chèvres A l'harmattan, qui mourroient dans l'espace de quato*e heures. Mr. Annesley (1. c. p. 31) est de l'avis que l'Afrique occidentale seroit inhabitable sans l'harmattan; et le célèbre Mungo Park fut deux fois guéri et sauvé de la fièvre du pays par l'harmattan. Mr. Berghaus (Linder- und Vôlkerkunde I, p. 322) communique les observations du coB^e Resdiwesky dans le désert de Syrie. Ce voyageur trouva avec les Arabes que Taetion du vent est bien nutigé, quand on le respire à travers un tissu p. e. «n mouchoir; il confirme d'ailleurs qu'il tue cpelquefois A l'instant, d'autres fois il cause des maladies mortelles, avec une faiblesse extrême, et une dissolution du sang, l'hématurie, il croit que son interprète fut sauvé par une hématurie. Pour la connaissance que les aacieBS possédoient de ce vent du désert de l'Afirique conf. Ideler Météorologie vet Grae* corom et Romanorum. p. 120. 12& Aucun antre désert ne peut avoir une aussi grande influence que le sahel; cependant dans d'autres déserts et dans les steppes se forment aussi des vent qui ont des propriétés pareitles: P. a â Zarisyn dans la Bossie dea

Yenlci da Sud et des slq^pes, brAIanls et i6B|riii de pouesiére f<nt mewir m meis de JaBlet un très grsnd nombre de brebis (Pallas Reise I, p. 439 et III, 643), à Oreidmrg ces bunins d'été sont malsains, cependant pas délétères comme les bvrans d'hiver CHel-p mersen Reise in d. UraL I, p. 170). Mr. Dubois de Montpérenx (Voyage autour du Caucase III, p. 1313 décrit un tel vent dans Tlmirétie, probablement ori^ ginaire dans les steppes de la haute Asie ^): «Rien n'est plus insupportable, phis terrible» qu'une espèce de sirocco qui souffle du Sud -Est, et dégorge A Kontais par la vallée du Phase -Rion, sans qu^on puisse bien expliquer son origine. Son souffle est comme Tardeur embrassée qui sort d'un four: les feuilles si fraîches, si vertes, jaunissent en quelques heures; à minuit le thermomètre montre encore 2d^ R., pendant le jour il monte quelque** fois A 33®, d l'ombre, et exposé au loleil a 55®. Ce vent dure ordmairement trois joorr, après quoi k. température change et se met à la pluie. << Le Pak«*Fung à Canton doit enccre être un vent pareil, probablement origaaire de la Haute Asie, Mr. Dobbell en rapporte: «Les Chinois ne teignent les étoffes en couleurs riches, que lorsque le Pak^Fung commence 4 souffler, ce qui est ordinairement le cas d la fin dn mois de Septembre ou au coflunenceflMnt d'Octobre. Ce vent est si remarquable dans ses effets, et on le sent tette«» ment d l'instant, que lorsqu'il commence d souffler pendant la nuit, et toutes les portes et les fenêtres sont fermés, sa sécheresse extraordinaire pénètre, dès le moment, toute ta maison, de manière que les meubles et les parquets commenceat d cracpier et d faire un bruit qui ressemble d un coup de pistolet^ (Travels in Kamschatka etc.). Outre ta disposition donnée par la forme des yeux des Chinois, ce vent est peut-*étre nne des causes de la fréqumice des opbthalmies dans la Chine, car dans tous les pays où ces vents régnent les ophthabnies des homme» et des animaux sont fréquentes. C'est un vent de NO., probablement des steppes de la haute Asie. Aussi dans ies Indes anglaises, surtout dans les provinces occidentales de tels venis des déserts régnent Aussi au Cap de Bonne Espé-* rance des vents secs du NO. qui causent des fièvres bilieuses. Dans la vallée du Mexique un vent du Sud est si dangereux pour la santé des hommes et des chevaux et leurs cause si souvent le mal de costado, que les anciens Mexicains l'avoient exprimés dans leurs hiéroglyphes par UM tête de mort, et ils le nomment encore viento de los muertos CMexicanische austdnde. I, p. 22). Aussi dans la Nouvelle HoUande un vent de rintérieur pareil au scirocco, Clark the influence of climate. 3rd éd. p. 332.

VII. De l'influence de substances accidentelles, contenues dans l'atmo sphère. Des explications de phénomènes^ données par quelques médecins, démontrent que ces auteurs n'ont pas toiyours présente d Tesprit, toute la possibilité du transport de matières étrangères par l'ateosphère. Juequ'd quel point ce transport, même de corps assea

■) Le Kadim o« reni d*Efi de la teinte Eerititre esl peiit«ètre tuisl quelquefois un rent desBleppi» éé te hMte Ade.

grands et assez lourds, peut se faire, est provvé par im fedl meotionné par Mr. de Htiiii'* boldt, cet auteur rapporte: »Mr. Boussingault dans son voyage à la dme de la Siila en Caraccas, devint témoin d'un phénomène qui démontre d'une manière remarquable le courant perpendiculaire dans l'air: il vit, avec son compagnon de voyage Don Mariano de Rivero, à midi, que de la vallée de Caraccas s'élévoient des corps luisants, qui parvenoiem jusqu'à la dme de la Silla, de 5400 pieds de hauteur, et qui retomboient ensuite sur la proche côte de la mer; ce jeu dura sans cesse pendant une heure, et ce qu'on avoit pris d'abord faussement pour des volées de petits oiseaux, fut reconnu n'être que de petites pelottes de brins d'herbe. Mr. Boussingault m'a envoyé de ces brins d'herbe, que Mr. le professeur Kunth à l'instant reconnut d'appartenir à une espèce de Vilsa, fréquente dans les provinces de Caraccas et de Cumana« CAnsichten der Natur II, p. 48}. Après cette observation on ne sera plus étonné de voir arriver des matières bien plus fines (p. e. le Malaria) sur des montagnes encore plus hautes. La chose est très importante pour l'explication de quelques maladies endémiques et enzootiques. Les explications offrent souvent de grandes difBcultés, nous allons d'abord envisager les sources qui fournissent des matières étrangères d l'atmosphère, et ensuite nous traiterons de l'action des matières étrangères trouvées dans l'atmosphère.

Les sources qui fournissent des matières étrangères à l'atmosphère sont: la terre même, les eaux, les fabriques et les usines, les végétaux et les animaux de la terre. 1) La terre ou le sol même a) divisée en atomes plus ou moins fins et légers, élevés dans l'air et formants une poussière, laquelle ne manque pas d'agir mécaniquement, et probablement souvent aussi chimiquement sur la peau, sur les yeux, sur les organes de la respiration, sans doute la forme et la nature chimique des atomes doit avoir une grande influence dans leur action, «et une poussière siliceuse doit agir autrement qu'une calcaire ou saline. La chaleur et le vent par la désagrégation du sol forment de la poussière, presque partout; mais nous avons fait voir plus haut Cp« 339 etc.) que des quantités énormes de sable sont très souvent transporté par les vents jusqu'à une distance de centaines de lieues; outre les exemples nombreux rapportés par nous mêmes, on fait encore mention de beaucoup d'autres et de bien extraordinaires, p. e. le 19 Janv. 1825 le vaisseau anglais Cl y de, se trouvant éloigné des côtes de l'Afrique de 200 lieues, entre les parallèles du Gambia et du Cap vert, pendant un vent de NE. Çmnsi Harmattan) Ait tout couvert de sable fin CAnn. de chimie XXX, p. 430), et Mr. Ehrenberg CVerhandi. d. Berliner Akad. 1844. Mai. p. 194) communique des observations pareilles, il trouva des animaux Polygastriques et des Phytolithaires qui formoient la sixième partie de ce sable recueilli par Mr. Darwin, dans un vaisseau éloigné de 380 nulles des cAtes de l'Afrique, sons 17* 43 1. b. 26<^ 1. 0., le vent soufllant des côtes de l'Afrique; Mr. Ehrenberg est de l'avis que ce sable doit provenir d'un pays marécageux desséché, ce qui jetteroit un nouveau jour sur la nature du harmattan et du sciroccol Les exemples les plus connus se np-

portent au sable du gnnd désert de TAfriqne, mais sans doute sons des conditions pareilles ils peuvent aussi arriver dans d'autres contrées, p. e. Mr. McClelland CThe province of Kemaon p. 200) 0 fait mention de tels vents secs et remplis de sable, qui durant les mois de Mai et de Juin spufBent du Ouest dans la province de Kemaon , sous THimalaja dans les Hautes Indes , qui paraissent ressembler au scirocco. Même dans l'Europe , p. e. dans l'Ecosse il y a des phénomènes pareils (Cuvier Umwâlzungen der ordrinde V. Noggerath. p. 181). b) Par la décomposition de la terre dans les éruptions volcaniques, qui remplissent l'air de cendres volcaniques, souvent en quantités incroyables, et qui sont transportés aussi loin que les sables des déserts. Aussi leur action doit différer d'après leur composition chimique. Nous en avons parié plus haut p. 271 et dans la pièce justificative N. III. nous avons communiqué l'histoire de la fumée volcanique remarquable, causée par les éruptions dans l'Islande et dans les Calabries, qui en 1783 couvrit toute l'Europe, pendant plusieurs mois. C^est remarquable qu^me itamée pareille couvrit le Tyrol et la Suisse avant le tremblement de terre de 1755.' Dans la Provence on a aussi observé ces fumées non seulement en 1755 et en 1783, mais aussi en 1812 brs du tremblement de terre qui renversa le village de Beaumont près de la Durance CStatistique des Bouches du Rhône I^ p« 194). Dans les Canadas ce phénomène, connu sous le nom «the dark days,« a été observé deux fois en 1785 et en 1812 CMartin Colonial Li-> brary I, p. 199) '). U y a plusieurs autres exemples fort remarquables: Lorsque en 1815 le volcan de Sumbava étoit en action, les cendres tomboient jusqu'à Celebes, et dans la partie orientale de l'Ile de Java Céloignée de 60 à 70 milles) elles couvrirent le sol à une hauteur de 8 pouces I A une- éruption de l'Ile St. Vincent les cendres furent transportés dans une direction contraire au vent bas sur l'ile de Barbados, éloignée de 20 milles, de flumière que l'obscurité la plus parfaite entra A midi, et elles couvrirent les arbres et les plantes à faire rompre les tiges de la canne é sucre (Hoffmann gesch. d. geog- Bosie p. 505). Ces pluies de cendres causent d'immenses dégâts de la végétetion; mais

0 »Nor i8 Ihii alone aqaaoïu vtpoar, for il U «Gcompanied by a dry wetlerly wiod. The opacily of tbe air ia greatesi at noon, when de wind is highest, and fubsides wiih the wind afi aanfet; the iiighU are calm and hazy, and a slight earihy precipitate from the atmosphère takea place, Bometimes surficienlly intense lo be detected before sunnse on the leavea of plants. Dnring the continuance of thèse phenumena, whicb are peculiar to Ihe rnonths of may and june, no dew falls, evaporation is accelerated, tlie son is obscured , the skin parched , and more of the natives die at this , than any other season.*^

*) nAniong the meteoric phenomena observed in Canada, I may hère record the singular ooe wliich occarred in October 17B5 and in Jnly 1814. Thèse appearances (as described in the transactions of the Qnebec Lfterary and Horticnltaral Sodeiy> consisted of a dismal pitchy darknesa al noon-day, continning •beat len miaatea al a lime, and freqmeatiy repealod al Iwelve, Iwo, ihree ané four o'clock, the interTals being partially relieved by vas! massea of doads streaked witb yellow , driviag athwart the darkened sky, accompanied by sudden gusts of wind witb mnch thunder, lightning and rain, the latter eztremely black, ■nd in 1814 miied with ashes and black pooder. The Indiens accouni for this phenomenon by ascrtbing Il to a Tolcano, io Labrador. Il a r tin Colonial Li brary. I» p. 199,

91 Ton se sowieiil que ces cendres conUeBiieiil Maveni les siAsIanoes les pins délétères» on doil présumer qu'elles peuvent aussi avoir om grande influence sur k vie des animaux, O Par les volcans en action el à demi éleinls une immense quantité de vapeurs est émin qui contiennent une foule de sels, (Pasplmlte, de soufre , d'acides, des métaux et entre eux les plus délétères comme rarsénic, le plomb etc. (Hoffmann 1. c. p. 464); mais aussi sans la présence des volcans k température de l'atmosphère suliil pour volatiliser une knàt de substances. J'ai parlé phis haut p. 226. p. 250^ p. 272 de ces phénomènes. Aussi les grands défrichements de la terre ne fourniront pas seulement des exhalaisons organiqMs, nais aussi des substances inorganiques i l'atmosphère, d) A l'existence des vokans est exactements liée celle des mofetes et des sources gazeuses qui remplissent Tair d^une énorme quantité de gaz délétères CHumboldt Central Asien I, p. 52}; j'en ai déjà donné des exemples plus haut p. 272. 273; il y en a une foule d'autres (Corti délia émanazione dei fluidi aériformi délia terra. Venezia. 1820); les gaz qui se renoon« treni le plus souvent dans ces sources sont le gaz acide carbonique Cl^i^big Agricul» turchemie p. 128), l'hydrogène sulfuré, rhydrogène bicarboné, l'hydrogène protocarboné CPsr^nt Duchatelet 1. c. I, p. 177. Broochi L c. p. 176), mais aussi souvent le nitrogène, l'hydrogène, plus rarement plusieurs autres gaz. — 2) Une sonroe féconde de produits gazeux, de sels et de substances organiques émises dans l'air, sont les eaux de la terre. J'ai déjà indiqué cette influence plus haut p. 232. 233. 246. 265 ete» Beaucoup de ces eaux exhalent déjà des gas en grande quantité, p. e. les eaux thermales de l'acide carbonique, du nitrogène, hydrogène, hydrogène sulfiiré (v. Daubeny dans Reports of the Brit. Assoc. V, p. 36. 80); d'autres en exhalent seulement après lenr mixtion avec d'autres eaux, ou avec des substances organiques, ce qui arrive très souvent^ p. e. Mr. Henry à Paris fait mention d'une eau, qui à la source contenoit des sulfates de sonde, de magnésie et de chaux, mais point d'hydrogène sulfuré, dans son cours des eanx de blanchissage s'y mèloient, et elle contenoit de l'hydrogène sulfuré, formé aux dépens de l'acide sulfurique des sulfates. Le plus souvent ces décompositions arrivent par les substances organiques, et des quantités fort grandes de gas hydrogène sulfuré, carboné et phosphore sont exhalé dans l'atmosphère; bien que beaucoup de ces gas sont de nouveau décomposé dans l'air ^ cela n'empêche pas qu'en grande partie ils peuvent agir sur les animaux, et ils ont été reconnu dans l'air. Une autre source des gas délétères dans l'atmo* sphère est la décomposition des vapeurs salines dans l'air même, qui arrive par leur mélange avec les substances organiques dans l'air, comme nous avons remarqué plus haut. Dans ce dernier cas la qualité et la quantité des sels des eaux, la grandeur et la facilité de révaporation, et la quantité de substances organiques dans l'atmosphère doivent avmr une grande influence sur la quantité d'hydrogène sulphnré et d'autres gas formée dans l'air: si p. e. une livre d'eau contient dans l'Ostsee 87 grains de sels, dans la Nordsee 174 gr., aux côtes de l'Angleterre une once, dans la mer méditerranée 2 onces, et sons l'équateur

3 onces j on voil bien qoe soiui des conditions égales déjà le quantité des gas formés dans ^atmosphère devrait être beaucoup plus grande , p. e. aux côtes méridionales de l'Afrique, mais la quanttté doit être encore beaucoup plus grande par l'évaporation énorme, et par Timmense quantité de substances organiques que Tair reçoit dans ces pays tropiques; et pour Texplication de quelques phénomènes il ne faut pas oublier que sous la xône torrîde les vapeurs s'élèvent bien plus haut dans l'atmosphère, que sous la zène tempérée, et qu'elles y peuvent gagner des montagnes bien hautes, d'après ce que nous avons mentionné plus haut. Ce n*est pas étonnant qu'il y a des lacs où plusieurs conditbns se réunissent pour. empester l'atmosphère bien au loin dans les pays; nous avons déjà fait mention plus haut de tels lacs dans l'Italie, dans l'Asie; Mr. D ou vil le a découvert un lac dans l'inlérieur de l'Afrique orientale qui parait posséder ces propriétés au plus haut degré, c'est le lac Kouflbua ou Quiffoua; les montagnes qui l'environnent au nord et au sud exhalent une odeur fétide, qui leur a valu le nom de Monts de mauvaises odeurs, il en coule du bitume, les eaux du lac sont couvertes de cette substance, ainsi que de naphthe, qui s'élève du fond. Aucun poisson ne vit dans ces eaux; dont le goût est huileux et dont les exhalaisons causent une toux très forte. Aucun être ne vit dans ses environs, les nègres les fuient, et la végétation y est presque nulle; car les exhalaisons bitumineuses qui pendant le jour évaporent dans le haut de l'air, retombent sur la terre pendant la fraicheur de la nuit, et remplissent l'air de vapeurs qui rendent difficile la respiration (Douville Entdeckungen in Afrika. Ausland. 183i. N. 274). — 3) Aussi les fabriques et les usines fournissent une grande quantité de produits gazeux à l'atmosphère; c'est vrai leur quantité est bien petite en comparaison avec les produits des grands laboratoires de la nature; mais Pexpérience prouve cependant qu'ils ne peuvent pas être négligés; p. e. les chevaux et les antres animaux qui respirent les vapeurs mercurielles contractent des convulsions, des tremblements, le marasme. Nous avons déjA plusieurs fois mentionné l'action des vapeurs de plomb; dans les fabriques de minium à Tours on a vu le comage produit sur les chevaux, les chats y prennent des convulsions qui les font promptement périr (Trousseau: Journal de Méd. vét. et comp. IV, p. 162). De même les chats dans les fènderies des caractères métalliques, et dans les imprimeries contractent des affections nerveuses et meurent dans le marasme. On a remarqué que les rats des bâtiments où l'on prépare le blanc de céruse ne vivent pas long-tems, ils deviennent paralysés du train postérieur; A ajouter ce qui a été mentionné plus haut, et ce qui est contemi ^dans l'ouvrage de Mr. Fuchs. Une foule d*antres fabriques agissent d'une manière délétère sur la vie des aûnaux, comme sur celle de l'homaM. — 4) Les végétaux agissent de différentes manières sur f atmosphère; comme nous devons parler spécialement de l'influence de la végétation sur la vie des animaux, dans la suite, nous indiquerons son influence sur l'atmosphère ici en peu de mots: a) Nous savons que les végétaux durant la nuit et à l'absence de là lumière exhalent de l'acide carbonique (mis Fexchision prolongée de la lumière les fait

languir el mourir), sous rinflueoce de la hunière ils décomposenl Tacide carbonique el exhalent de roxygëne, ils paraissent donc eonirebalancer rinfluence des aninmix. Celle influence ne peut guère être soumise au calcul, mais sous les conditions ordinaires on peut bien présumer que la présence des végétaux doit agir favorablement sur la vie des animaux, ce qui Texpérience paroit prouver, car des vastes pays dépourvus de végctalioB ont une atmosphère qui n*agit pas favorablement sur la vie des animaux, cependant il n'y a pas d'observations sur les changements que l'air éprouve sous ces conditions. Les fleurs des végétaux supérieurs et quelques pbntes inférieures exhalent d'autres gas, qui penl-éCro ne sont pas tout- à- fait sans influence sur la vie des animaux, b) Beaucoup de plantes exhalent des vapeurs de résine et d'huiles éthcréos, en grandes quantités, quelque* fois probablement anssi d'autres substances, et même de vénéneuses. Des dernières sera question plus bas, quant aux premières, nous ne savons rien de certain de leur action sur les animaux, pour l'homme elles sont quelquefois agréables, d'autres fois elles l'incommodent, irritent les nerfs, causent des maux de tête etc. c) Aussi des parties solides des plantes s'élèvent dans Pair, quelquefois et par exception des parties solides grandes et des plantes entières, mais très souvent des parties légères, p. e. le pollen de quelques plantes, surtout des conifères, mais aussi d'autres plantes O9 remplit l'air et retombe en suite sur la terre éi sur les eaux en telle quantité qu'anciennement on l'a pris pour des pluies de soufre *;)• En général on ne connoit pas d'action malfaisante de cette substance, cependant cela pourroit être quelquefois le cas,, au moins Mr. Magne Cl- c. p. 43) assure que la poussière du chanvre vert est dangereuse à respirer pour les animaux, et produit fréquemment l'inflammation des conjonctives. D'ailleurs ce pollen est quelquefois transporté très loin par le vent, Mr. Ehrenberg Ql. c. p. 194) a reconnu le pollen pini dans Peau de l'océan des Antilles, d) Je ne me souviens pas que quelque observateur ait déjà trouvé des spores de plantes cryptogames dans l'air de l'atmosphère, cependant d'après l'analogie des faits mentionnés personne ne doutera guère qu'elles doivent s'y trouver souvent, et quelquefois en quantité notable, car il y en a beaucoup d'aussi petites et plus petites, et plus légères que le pollen et elles se développent p. e. dans les champignons parasites en immenses quantités; or nous verrons dans la suite que ces spores parraissent causer des maladies des pieds des animaux, et l'on sait que la poussière de la paille couverte de charbon est dangereuse pour les animaux, cause la toux et des ophthalmies; c'est bien possible que cette influence peut devenir quelquefois très malfaisante pour l'homme et pour les animaux, e) La décomposition des végétaux par la combustion fournit la fumée, qui contient toujours du charbon en poussière très fine, de l'acide cariMmîque , de l'acide acétique, de l'huile

') Mr. PalUt (Reise III, p. 470 observa dans les steppes de la Russie on brouillard très cpaû formé par le pollen des atriptex cl des arteniisia de la steppe.

') Vr. Ct4pp«rt (Pogf endorfa Aab XXI, p 579) a rassemblé «11 grand n«aibra de faits.

eapyremnatique (Pyrelain, Pyrostearin, Pyrretin, Kreosol, Pkamar etc.) 9 de l'amoioiiiaque, sonvent l6 gas oxide de carbone, de Thydrogène protocarboné et bicarboné; si c'est la houille ou la tourbe encore Tadde sulfureux et hydrosulfurique. Si la Tumée reste loBgtems dans Tatmosplière il y a sans doute des décompositions et ses principes doivent con* sidérablement différer. Ces Turoées ou brouillards secs couvrent souvent des pays entiers après les incendies des forêts, des pAturages, des bruyères, et des terrains tourbeux, qui arrivent par hasard ou se font à dessein. L'art de fertiliser les terres par l'incendie des bruyères ou du. sol tourbeux est fort ancienne, les agriculteurs Romains en ]parlent, on le fait dans la France méridionale, ou Ton connoit bien la fumée qui en est la suite, dans la statistique du dép. des Bouches du Rhône I, p. 193 on en dit: j^Les brouillards secs qu^an appelle Brumes, sont désignés sous le nom de Sa go et de Sagarés dans le département du Var, et de Néblo dans celui des Bouches du Rhône. Us ont lieu ordinairement en été, ;et on les a vu quelquefois régner pendant des mois entiers. Us commencent un peu avant le lever du soleil, couvrent les plaines et les vallées comme une fumée blanchâtre et ne se dissipent que vers les dix heures du matin. Durant ce brouillard le tems est parfaitement calme ^ et il règne une chaleur sèche qui rend la respiration difficile et inégale. Tout ce qui est exposé au contact de ce brouillard est comme brûlé, et souvent les plus belles récoltes sont anéanties. On a observé que l'époque où ces brouillards paraissent ^ est précisément celie , où les gens de la campagne brûlent des fourneaux, qu'on appelle Saquieros dans le pays, pour en rethrer une terre brûlée qui sert d'engrais. La quantité de ces fourneaux est teUement multipliée depuis quelques années, que dans les tems calmes la fumée couvre des espaces immenses et doit nécessairement séjourner, par sa pesanteur, dans les couches inférieures de ratmo8phère.<( Le procédé usité dans la Hollande et dans la Westfalie est connu en beaucoup de contrées de la France, p. e. dans les Landes, les Ardennes, le dép. du Nord, des côtes du Nord etc. sous le nom d'écobuage. Il est de même connu en Ecosse. On retrouve cette pratique dans les steppes de la Russie méridionale, où les incendies se répandent souvent très au loin, Mr. P a lia s (1. c. p. 469) observa un vent si chaud par un tel incendie que les poissons et les écrevisses mouroient dans la Sarpa et repandoient une puanteur insupportable, les brebis mourôient, et beaucoup d'hommes furent pris d'exanthèmes miliaires* Le brouiUard sec observé à Moscou dans l'Août 1831 avoit probablement une pareille source. La même pratique se retrouve dans l'ancienne Prusse, et dans les provinces Baltiqnes de la Russie. Mais le plus connu de ces brouillards secs on plutôt fumées, est celui qui se forme par les immenses écobuages dans les terrains tourbeux de la Westfalie et de la Frisie, il est connu dans toute l'Allemagne sous les noms de Uaarrauch, Hôbenrauch, Moordampf; Mrs. Finke et Egen surtout ont prouvé â l'évidence que cetto fumée est due seulement i l'écobuage dans l'Allemagne et dans la HoUande, Mr. Finke évalue la surface qui est annueUement brûlée en Allemagne, depuis les frontières de la Hollande jusqu'à la Weser A 59,460

morgea , el le poids de la Année qoi s'élève dans Tair A 1800 miiltona Hvrea. Elle est la plus forte près de son origine dans la Westfalie, mais elle esl encore très fcurte dans loole la vallée dn Rhin; elle nous arrive dans nos vaHées de la Hesse chaque printems, snrtonl dans les mois de Mai et de Juin avee les vents du Nord-Ouest et du Ouest, mais lorsqu'elle est une fois entrée dans nos vallées, elle y reste souvent des jours et même des semâmes, le ouitin elle s'élève dans Tair, le soir elle retombe et remplit les vallées, quelquefois elle (ait des singulières tours avec le changement du vent, et ce n'est pas si rare de la voir revenir avec le vent d'Est et du Sud 0 , des observations exactes et continuées de ces phé* nomènes seroient à désirer. Cette fumée se répand d'un côté jusqu'à Berlin, de l'autre oèté jusque dans la Suisse et jusqu*a Paris (y. surtout: Finice beschreibong des moordampfs in Westfalen. Hannover 1820. — Finke der moorrauch in West* falen. Lingen. 1825, — Arends abhandlung vom rasenbrennen. Lingen. 1825. — Egen der haarrauch und seine verbreitung. Essen. 1836. Il seroU A désirer que le gouvernement Prussien fit imprimer le grand nombre de mémoires qu'il a fait recueillir. Sur ses voyages comparez encore: Mon fa icon marais p. 77. Schmidtmann snroma observ. I, p. 10. Hoineken Bremen I, p. 121. — v. Pommer SchweiE. Eeitschr. V, p. 21 — 23 etc.). On se plaint partout de son action délétère sur la végétation, quant à son action sur la santé des hommes, les opinions des médecins sont contradictoires, cependant elle paroit au moins exercer une action malfaisante sur les yeux et sur les organes de la respiration; je ne trouve rien mentionné de son actbn sur les animaux. C'est surtout en Angleterre ou l'on est incommodé par la fumée de la houille, qui remplit l'an- dans les grandes villes , et forme les fameuses «Loodon bhcks ;« à cause de son action les arbres et la plupart des arbustes ne prospèrent pas dans la ville (Hogg London as it is. p. 193). La quantité de fumée de houille que l'on respire dans les grandes villes de l'Angleterre est énorme. D'après Thackrah (The effects of arts etc. on health. p. 23) les plantes no prospèrent pas dans les alentours de Londres jusqu'à une étendue de 10 milles angl. , et autour de Leeds jusqu'à 4 milles. Dans l'Amérique dn Nord les incendies des forêts et des prairies font quelquefois naître des fumées, qui se répandent par un espace de 10 degrés de longitude! elles obscurcissent le jour dans les grandes villes très éloignées des incendies qu'il faut allumer des chandelles, et l'eau de pluie est quelquefois noire comme de l'encre (Egen 1. c. p. 54). 0 La décomposition des végétaux par la pourriture, ou de la putréfaction dans l'air et sous l'influence de l'eau , doit fournir à Tair des produits diiférents selon les différentes espèces de plantes qui contiennent des principes différents et en différente quantité, mais les principes généraux qui sont contenus dans toutes les* plantes doivent aussi fournir les mêmes produits sous les

') Quelquefois cependaol il nous arrire une Aimée avec te rent dn nord, dont Todeur dilTère, |ieotêlro e'esl un renl do booUte qui boos arriro do la Batso Uoaso?

mêmes inflaences: à) d*abord avec lei vapeurs s'élèvent des particules dont la décompo* «lion n'est pas encore achevée et qui «répandent une mauvaise odeur dans i*aîr, d'après les lois chimiques connues ces particules, mises en contact avec les êtres vivants, auront tou-^ jours la tendance d*entrainer dans ces derniers une fermentation putride pareille A celle qui existe en elles-mêmes, la force do la vie s'y opposera, mais seulement jusqu'à un certain degré, p. e. les matières excrétées, le mucus etc. seront plus facilement entrainées, et Vcn ne peut pas encore savoir quelle infinence cela peut avoir sur les fluides, le sang de I'ot-* gaoisme. fi) On ne sait pas encore, si avec ces effluves peut-être aussi des organismes microscopiques, des inrusoires et des cryptogames sont entrainé dans l'air, mais la chose est fort probable, et est très digne de recherches, y) La matière végétale en putréfaction absorbe Toxygène de l'atmosphère, qui sert à oxyder le carbone, Thydrogène etc., l'air perd donc de son oxygène, et il reçoit â sa place de l'acide carbomque, de l'eau, de l'hydrogène carboné, sulfuré, phosphuré, de l'ammonium. La qualité et la quantité relative de ces produits dépend non seulement de l'espèce et des parties des plantes en putréfaction Ccar les parties qui contiennent plus de soufre et de phosphore, doivent nécessairement fournir aussi plus de sulfures et de phosphures etc.), mais aussi des conditions dans lesquelles se trouve L'atmosphère, si l'oxygène peut pénétrer la masse en putréfaction en plus ou moins grande quantité, de la température, de l'humidité, de l'état électrique, de l'état de mouvement ou de repos de l'air. Après que ces substances gaseuses sont entrées dans l'air, elles se combineront entre elles et avec l'air atmosphérique, l'eau, d'après les lois chimiques générales, et sans doute le plus souvent la plus grande partie d'elles est rendue innocente pour les animaux, p. e. elles sont absorbées par la pluie, la rosée etc. et ren-* dues au sol et i la «végétation , inais une partie plus ou moins grande peut agir sur les animaux. D'après ce que nous avons mentionné plus haut beaucoup dépend aussi des autres matières étrangères que ces effluves rencontrent dans l'atmosphère, et avec lesquelles ifai entrerons en action chimique, p. e. s'ils rencontrent des vapeurs chargées de sulfates, il y «ara de nouveau formation de sulfures etc. — 5) L'influence des animaux sur l'atmosphère. Nous traiterons aussi en particulier de l'influence des animaux plus bas, et nous indinquerons ici en peu de mots leur action sur l'atmosphère : a) Les animaux fournissent d l'atmosphère des produits gaseux. Après les travaux les plus nouveaux nous sommes plus surs que jamais, que nous ne connaissons pas encore les points les plus essentiels de la fonction la ptas importante de la vie, de la respiration, chez Thomme, encore moins chez les animaux I Cependant nous savons a) que tous les animaux conmiuniqnent a l'atmosphère nne grande quantité d'acide carbonique; nous savons que cet acide gaseux reste quelque tems répandu dans les endroits où séjournent les animaux et peut agir sur les animaux, mais aussi qu'après quelque tems il est absorbé par les eaux, le sol et les plantes, et qu'en derniers lieu les végétaux décomposent Tacide carbonique et rendent l'oxygène a l'atmosphère, qu'il y a donc compensation réciproque par la vie des plantes et des animaux pour entre-

tenir Téquilibre dans l'atmosphère. Il sera impossible de soumettre les résultats de cet fonctions au calcul et de décider A Topinion de Mr. Hulder est fondée, que par la rie des animaux la quantité de Tacide carbonique seroit toujours augmentée sur la terre, de manière qu*à la fin les animaux et les hommes ne pourroient plus vivre sur la terré, heurenaement il nous laisse espérer qu*il n'arrivera qu'après 2V) millions d'années que tout l'oxy* gène de l'atmosphère sera consommé ; cependant il a seulement en vue les hommes, il onMie les animaux, ou il suppose qu'ils ont été tous sacrifié par l'homme. Ce calcul est san^ doute une plaisanterie, et jusqu'à présent il ne paroit pas que Toxygène de l'atmosphère de la terre seroit diminué et l'acide carbonique augmenté. Si l'on demande si dans les villes, où plus d'hommes vivent, la quantité d'acide carbonique dans Pair seroit plus grande qu'à la campagne, on oublie toujours les animaux qui vivent en plus grand nombre à la campagne, et qui ont la même influence, il est plus important qu'au moins dans les villes plus grandes il n'y a pas de plantes qui consument l'acide carbonique. Il y a en vérité dans les grandes villes beaucoup d'autres sources de l'acide carbonique, et dans les climata froids surtout les matériaux d'échauflages et d'éclairage, Mr. Boussingault a calculé le produit de toutes les sources à Paris, l'expérience lui prouve cependant que malgré cela l'air que l'on respire à Paris ne contient pas sensiblement plus d'acide carbonique que l'air de la campagne , savoir il trouve que d'après un très grand nombre d'observations k moyenne d'acide carbonique dans l'air i Paris est de 0,000397., le 21. Mai 1841 à Paris 0,000414 et à Saint- Cloud 0,000413, et Mr. de Saussure trouva en 30 observations contemporaines la moyenne de l'acide carbonique à Genève 0,000468 et à la campagne à Chambeiay de 0,000439 (ainsi un peu plus de diflérence). Mr. Verver trouva à Groningue 0,000420, et Mr. Thenard é Paris 0,000400 (Boussingault. L'institut. 1841.«Août. p. 277) 0* En vérité les observations en différentes périodes donnoient des notables différences, et il y a probablement plusieurs conditions qui ont une influence, mais en général il paroit que l'acide carbonique dans l'atmosphère est bientôt décomposé ou plutôt écarté; cela n'empêche pas que l'acide carbonique, accumulé dans un endroit plus ou moins enclos, où beaucoup d'hommes ou d'animaux se trouvent ne soit pas très nuisible â la santé, comme cela arrive dans les écuries. /?) Les autres excrétions gaseuses de l'homme et des animaux sont encore beaucoup moins connu, cependant on ne peut pas douter, qu'ils ne communiquent i l'air du nitrogène, et de l'hydrogène carboné et sulfuré, probablement aussi phosphore. Nous ne possédons pas encore de recherches sur la quantité de ces gas que les animaux transmettent a l'air, p. e. dans les écuries. Mr. Boussingault et Mr. Verver ont en vérité prouvé que l'air atmosphérique contient, outre l'acide carbonique, des

'} On a •oatena non •eulement qoe ratmoiphère de LoDdrei conCeDOil plut d'acide carbooique, aiaû aiiMi qna Pair de Sovlhwark, la partie la plot bafte, en cantenoit p\m qae le reste de Londres. London ai il ia. p. 184.

composés d'hydrogène et de carbone. Ces gas poarroienl bien avoir une influence anssi funeste que l'acide carbonique; on n'y a pas encore porté TattenUon nécessaire. Sans aucun doute les dUTérentes espèces d'animaux, surtout d'après la dUTérence de leur nourriture, doivent agir diiTéreroment sur TaUnosphère; et probablement ce n'est pas sans raison que déjà les plus anciennes lois allemandes défendent de nourir des cochons dans les villes 0 ^o. — b3 Outre les produits gaseux l'excrétion des poumons et do la peau fournit des vapeurs d'eau, mais cette eau n'est pas pure, elle contient des très petites quantités d'acides (jàcé^ tique chez l'homme) et de sels, et une substance animale Cmucus, albumine etcO^ déjà de Phomme ces vapeurs doivent être très sujettes â la décomposition, et une atmosphère dans laquelle vivent beaucoup d'hommes, doit être gâtée de cette manière (encore plus, si les hommes sont indisposés ou malades, car tout porte à croire, que dans ce cas les substances animales sécrétées diflèrent considérablement de Tétat normal, malheureusement nous ne possédons pas encore d'expériences sur ces changements qui arrivent dans les excrétions}; or c'est fort probable que ces excrétions sont encore plus grandes dans les anhnaux, Phaleine de presque tous les animaux a une mauvaise odeur, chez beaucoup entre eux elle est vraiment puante, de même la peau transpire des odeurs, qui laissent soupçonner des substances animales; nous n'avons pas encore aucune connaissance de ces exorétions, qui peuvent agir d-une manière très notable sur l'atmosphère dans laquelle vivent beaucoup d'animaux ^). — c) Il y a long-tems que les médecins ont demandé, s'il no seroU pas possible que des animaux microscopiques pourroient remplir l'atmosphère, et l'on y a soupçonné les germes des maladies épidémiques et épizootiques; sans doute la fantaisie a joué un grand rôle , et beaucoup de suppositions sont fausses et ridicules. Cependant l'idée que des infusoires pouvoient s'élever dans l'atmosphère, surtout avec les effluves et les vapeurs, ne pouvoit jamais paraître absurde, encore moins après que Mr. Ehrenberg a trouvé les carapaces d'infusoires en grande quantité dans la poussière transportée dans l'atmosphère par des centaines de lieues CVerhandlungen der Berliner Akad. 1844 p. 194), et c'est un sujet de recherches qui promet les résultats les plus importants. — d) La décomposition putride des animaux fournit des produits pareilles, comme celle des plantes, mais pas tout- a -fait les mêmes, surtout ce qui regarde les quantités relatives, les animaux contiennent beaucoup plus de nitrogène, de soufre et de phosphore, et la plupart de leurs organes sont bien plus prêts A se décomposer que ceux des plantes qui se décomposent plus lentement. Les prodoits de la putréfaction qui se répandent dans l'air, sont, mais en des proportions très diflérentes: l'acide carbonique, le gaz ammoniac, hydro- MlAire d'ammoniac etc., hydrogène sulfuré, carboné est phosphore, mais avant tout des

*) V. plat bat de Tinfluence réciproque det animaax.

*) Mr. Grognier décril une fièvre d*éUiblo det animaux, analo|fae è la flèrre det bôpitaoz el det pritooj de rbomme.

matières encore en putréfaction qni s'élèvent dans Tair avec les yapeors d'eau , et qui pa* raissent agir sur les animanx â la manière d*une levure, comme nous l'avons d^a annoté pour les plantes. C'est clair que les émanations doivent différer d'après les conditions sons lesquelles se trouvent les matières en putréfaction, qui les rendent quelquefois, comme le prouvent des exemples, â Finstant mortelles, et d'autres fois innocentes; ces conditimis nous sont malheureusement encore fort peu connues dans leur action. Sans aucun doute ces effluves diffèrent aussi diaprés les espèces d*animaux qui pourrissent: P. e. notre histoire des épizooties offre des exemples, où l'on a supposé que des sauterelles pourrissantes les avoient causé, Thistoire des épidémies en offre encore plus; on a cru que c'étoient des exagérations, mais plus bas je ferai mention des faits, qui sont arrivés encore de nos jours, où les sauterelles pourrissantes couvroient des espaces de plusieurs lieues carrées, à la hau* teur d'un demi pied! On suppose que plusieurs épidémies ont été causé par des poissons en putréfaction (v. des exemples: Boot life of Armstrong. I, p. 572). La quantité des poissons qui pourrissent est quelquefois énorme, nous venons d'en mentionner on exemple observé par Mr. Fallas dans la Russie, plus haut nous en avons rapporté d'autres, Mr. de Humboldt CAnsichten der Natur. II, p. 159) rapporte que plusieurs lieues carrées furent couvertes de fange et de poissons, après l'éboulement du mont Carguairazo dans rAroérique en 1698, et sept années auparavant on trouva la cause d'une épidémie de lèvres putrides dans la ville d*Ibarra, dans l'immense quantité de poissons, que le volcan d'Imbabuni avoit rejeté. On a de même observé des épidémies dans l'Italie, dans la Belgique etc. après que des grands cétacés avoient échoué. Des cadavres d'homoMss et d'animaux non enfoués ou mal enfonés, ont souvent causé des épidémies et des épizooties. Mr. Motard (Hygiène générale. I, p. 224) a rassemblé nombre d'exemples sur l'action délétère des cadavres. Le plus souvent ces émanations sont observées par les tneries, les voiries, les fosses d'aisances, les boyanderies, fabriques de colle etc. C'est fort probable que ces émanations n'agissent pas de la môme manière sur les différentes espèces de nos animaux domestiques; d'après Mr. Grognier les herbivores résistent moins qne l'homme aux émanations animales; cette observation est remarquable, parceque aussi entre les hommes les pauvres, qui vivent seulement d'aliments végétaux, et encore grossiers, en paraissent plus soufrir, que ceux qui se nourrissent bien, et de substances animales.

Nous possédons quelques connaissances sur l'action des substances nommées sur l'organisme animal, mais â l'égard de beaucoup entre elles, elles sont encore bien fiables. L'homme et nos quadrupèdes et oiseaux domestiques respirent bien et se portent bien, seulement dans Pair atmosphérique, qui est un mélange constant d'oxygène et d'azote dans la proportion de 21 à 79, proportion qui est changée dans des lieus enclos par Taction chimique des corps anorganiques et organiques, mais qui se rétablit toujours dans la grande masse de l'atmosphère, et Mr. Dumas a bien prouvé que là même l'influence des hommes Cil oublie aussi dans le calcul les animaux) ne peut être que petite ou nulle (Statique

cbimiqiie des êtres organisés p. 16). Nous avons traité aiUears de Faction des vapears d'ean contenues en quantité variable dans Tatroosphère. Les autres variations locales et transitoires qui peuvent arriver dans l'air, sont donc les suivantes: a} Si l'oxygène de Tair est seulement diminué (ce qui pourroit quelquefois arriver par Pabsorption et l'oxy** dation de quelques métaux etc., ou par TabsorpUon de Tacide carbonique formé par la re* spiration etc.)» Tair ne devient pas positivement nuisible aux animaux, mais négativement par le défaut d'oxygène, et déji une diminution de quelques p. c* fait que la santé souffre; d'après les recbercbes de Mr. Moyle (Annales de Chimie. 3. IIL'p. 318) des mineurs travailieroient, dans les mines du Comouailles, dans une atmosphère qui ne contiendroit que 18 p. c. d'oxygène, mais on a lieu de douter de l'exactitude de ces recherches, b) Si la quantité de l'oxygène est augmenté dans l'air (ce qui n'arrivera guère dans les conditions sous lesquelles vivent les animaux) l'air devient malsain de même pour les ani* maux; dans un excès d'oxygène ils meurent au bout de quelques heures, et leur sang veineux a la couleur du sang artériel (Broughton Archives gén. de Méd. XXIII, p. 104). c) L'hydrogène pur ne se trouvera pas souvent dans l'atmosphère (mais vohr plus haut) ; en petite quantité il peut être respiré sans danger, en général on croit que les animaux qui le respirent pur meurent seulement par défaut d'oxygène, et il y a des auteurs qui pensent qu'il pourroit remplacer impunément l'azole de l'air atmosphérique, cependant d'autres observations paraissent prouver qu'il agit à la manière des substances vénéneuses sur le sang (Broughton 1. c. p. 241), d) Le protoxyde d'azote ne peut guère se trouver dans l'atmosphère, son action offre de la ressemblance avec celle de l'oxygène (Broughton p. 237). e) Le gas oxyde de carbone, prodait de la combustion, ne pourra pas souvent se trouver libre dans ralnu)sphère pour agir sur les animaux (peut-être dans les fumées d'écobuages, et dans le Nord dans les étables chauffées etc.), mais il agit souvent sur les hommes. Son action est très délétère, respiré pur, deux â trois inspirations peuvent causer la mort; un chien meurt bientôt, si l'air atmosphérique contient 1 p. c. de ce gas (Leblanc Annales de Chimie 3. YI, p. 226) et mêlé en très petites doses avec l'air atmosphérique il rend bientôt malade; i ce qu'il paroit en agissant sur le cerveau. (Nysten, Higgins, Witte etc. v. Devergie Médecine légale III, p. 80. — Wibmer Arzneimittel II, p. 41.) 0 Le gas hydrogène protocarboné est, comme nous avons vu plus haut, un de ceux qui se trouvent le plus souvent dans l'atmosphère^ et les animaux sont souvent exposés i le respirer. Le gas hydrogène bicarboné paroit agir de la même manière, i juger d'après les nombreux accidents qui sont arrivés dans ces derniers tems par le gas d'éclairage. Respires purs ces gas peuvent tuer après deux d trois inspirations; dans les cadavres on trouve le sang souvent non coagulé (cependant quelquefois coagulé dans le coeur), d'une couleur pourpre, la peau bleu pourpre, le foie toujours totalement changé de couleur. U change la composition du sang et paroit agfar sur le cerveau; mêlé avec 20 i 30 p. c. d'air atmosphérique on dit qu'il peut être

respiré pendant on quart d'heure (?), mais il survient vertige^ accélération et faibleme é» pouls, froideur de tout le corps, couleur bleue noire dos lèvres^ du visage etc., après cela arrivent syncope, convulsions et la mort CDavy, Nysten, Devergié I. c. p. 68. 78> Si ces gas sont contenus en très petites quantités dans l'atmosphère, niais respires continuellement, on présume qu'ils agissent sur le système ganglionafa-e , sur le foie et sur la rate, et rendent le sang plus noir, plus veineux (y. p. e. Stark allgem. pathologie p. 481). Celle présomption peut paraître vraisemblable, parceque sous des conditions où l'on peut croire à l'influence de ces gas, de tels symptômes sont observé sur les hommes et sur les animaux, mais malheureusement nous ne possédons pas encore dfes expériences directes sur ce point qui peut être regardé comme un des plus importants de la pathologie, g) Le gas hydrogène sulfuré est très délétère pour tous les animaux; pur il tue instantanément, Mr. Broughton Cl- <^* P- 240) dit: »Un lapin fut placé sons une cloche remplie de gas acide hydrosulfurique. II périt après quelques mouvements couvulsifs , en moins d'une demi minute. Je l'y laissai pendant à peu près deux minutes, après quoi je le retirai, et en ouvrant le thorax je trouvai que le coeur battoit régulièrement, que les mouvements péristaltiques des intestins continuoient a s'exercer, mais que le diaphragme ctoit immobile. Le sang dans toutes les parties du système circulatoire, avoit une teinte brune très foncée^ et de petites quantités de ce liquide transportées loin du lieu de l'expérience, exhaloient l'odeur înrecte du gas. La surface du foie et des intestins présentoit une teinte noirâtre dans presque toute son étendue. Cette expérience répétée sur des souris et des moineaux, me donna les mômes résultats. Ces expériences me semblent prouver évidemment que le gas hydrogène sulfuré pénètre dans le sang par l'intremédiaure des poumons qui l'absorbent, et que porté au cerveau avec ce liquide, il détruit les fonctions de cet organe, sans agir toutefois sur l'action des muscles involontaires.^ Chaussier a démontré qu'il causoît la mort quand il étoit injecté dans le tissu cellulaire, les plèvres, l'estomac et les intestins C*^ourn. de Sedillot* 1802. Oct. p. 19). Nysten a confirmé ces observations, et a de plus fait connaître cette circonstance, qu'il suffit de plonger le corps d'un oiseau dans une cloche contenant ce gaz^ tout en laissant é l'animal la faculté de respirer de l'air pur, pour que la mort survienne (Recherches etc.) 0* Nous avons vu que ce gaz se trouve très souvent en petite quantité dans l'atmosphère ; or d'après les expériences de Dupuytren et Thénard il peut faire périr un oiseau quand il ne constitue que la 1500^ partie de l'atmosphère; les chiens les plus forts sont asphyxiés dans un air qui n'en renrcnnc qu'un 800^, et les chevaux dans celui qui en contient un 250e. (Cependant Parent Duchatelet a vu des ouvriers ne pas être incommodés par la respiration d'une atmosphère qui en renfermoit un 100e, il a lui -môme respiré de Pair qui en

') Cei cxpcriencct ont été répétés par Mr. Or fila avec \m nièmet muluts, un lapin mouroit après avoir enfoncé seulement à» cuisse dans le gat.

GonteiioU trois centièmes [mais avec de Tammoniiun etc.]). Aussi a-t-on souvent observé des accidents funestes par l'action de ce gaz : P. e. on a remarqué dans la Provence» que l'iiydrogène sulfuré qui se dégage du résidu des savonneries, dit marc de soude, est nuisible à la volaille; dans le mois d'Août 1840, on y a perdu 17 poulets qui étoient restés logés pendant 48 heures dans un poulailler placé à cinq mètres de distance d'un tas de dépôt de savonnerie CAnnaL Provenc, d'agr. 1840). Halle a rapporté dans la Bibliothèque médicale vol. VI l'histoire d'une épidémie survenue, pendant l'été de 1803, chez tous les ouvriers d'une galerie de charbon de terre près Yalenciennes , dans laquelle il se dégageoit de l'acide hydrosulfurique. Comment ce gas agit lorsqu'il est respiré en petite quantité, n'est pas encore démontré; on présume, d'après les expériences mentionnées, qu'il change la composition du sang, qu'il agit surtout sur le foie et la rate, et par le sang sur le système cérébro-spinal; mais d'après les observations on doit présumer que des makdies surviendront, si l'air contient même moins que Visooy ainsi une quantité que l'analyse chimique très souvent ne trouvera pas. Le plus souvent l'air qui contient ce gaz et cause des maladies, contient encore beaucoup d'autres substances (v. plus bas), et l'on ne peut pas séparer leur action, h) Le gaz hydrogène phosphore est connu comme poison très énergique, en très petite dose, et il est facilement absorbé; cependant comme il ne se trouve qu'en petites quantités dans l'atmosphère, et toujours mêlé à d'autres gaz, il est difficile de dire quelle action il faut lui attribuer, i} Le gaz acide carbonique, pris dans une quantité un peu plus grande par la bouche et dans l'estomac a une action inébriante, qui auroit due faire présumer qu'il agit en général sur le cerveau; cependant on a accepté long-tems que le gaz acide carbonique en soi n'étoit pas délétère, mais qu'il faisoit fermer la glotte et empêchoit de cette manière la respiration; on se fonda surtout sur les observations de Nysten, répétées par plusieurs savans, que l'on peut injecter peu à peu des grandes quantités de ce gaz dans les veines des animaux, sans qu'ils en soulTrent, cet auteur a injecté pendant 23 minutes 1050 cenL cub. dans la veine jugulaire d^une chienne , sans autres symptômes qu'une faiblesse des muscles qui se passa, seulement quant on injecte plus que le sang n'en peut dissoudre il devient délétère; cependant Mr. CoUard de Martigny CArchives deMéd.XYI, p. 2033 a prouvé que dans le premier cas il est excrété dans les poumons; on s'est encore fondé sur l'observation que les animaux enfoncés dans ce gaz ne meurent qu'après trois minutes, tems après lequel la mort arrive aussi dans les gaz irrespirables, qui tuent seulement par manque d'oxygène, et sur les changements trouvés dans les cadavres C^ang noir dans tous les vaisseaux, poumons affaissés, coeur gauche vide de sang) et sur l'observation que les animaux asphyxiés peuvent être rappelles à la vie par l'insuiDation de l'air atmosphérique CBroughton 1. c. p. 242). D'après cette manière de voir on ne pourroit guère expliquer l'action délétère de petites quantités d'acide carbonique dans l'atmosphère, qui cependant ne peut pas être nié, et encore moins son action funeste quand il agit seulement sur la peau. Seguin CAnnaL de chimie XXXIX, p. 251).

annoiiça avoir vo Vso^ do ce gax mêlé à l*air produire pen d'effet, Vio^ picoter les poomow et causer un resserrement de la poitrine , V»^ ou Vê® délerminer l'asphyxie. L and ri an i CAnglada Toxicologie gen. p. 123) ayant enveloppé le corps d'une poule dans une vessie pleine d'acide carbonique, de manière à empêcher son accès dans les poumons, vit bientôt l'animal frappé d'une paralysie générale. Colard deMartigny Cl* c.') s'étani plongé dans l'air d'une cuve en Termentation , en s'enveloppant le corps d-un drap, disposé sous la forme d'un cylindre, dont une extrémité étoit adaptée i la cuve, tandis que l'autre étoit fixée à la tête, respirant d'ailleurs par la bouche A l'aide d'un tuyau commnniqnanl

avec l'air extérieur, commença â éprouver les symptômes de l'asphyxie dès la cinquième minute; mais ce ne fut qu'A la vingtième qu'il fut forcé de se retirer, l'abattement étani tel alors, quMl avoit abandonné le tuyau, appliqué A sa bouche, à l'aide duquel il respiroit Pair extérieur. Il a plongé des oiseaux dans des cloches d'acide carbonique, et de manière que la tête seule sortit d'un parchemin qui fermoit Pouverture de la doche; l'animal n'étoU pas étranglé, car il put manger au commencement de l'expérience; mais au bout d'une heure ou une heure et quart, il éprouva des symptômes d- asphyxie^ et succomba api*èsune heure trois quarts d'introduction dans la cloche. La même expérience répétée chez deux autres oiseaux, Pun vécut deux heures, Pautre une heure et demie; d'oà il faut conclure qu*il est impossible de comparer l'asphyxie par Pacide carbonique a celle qui survient par suite de la respiration d'un gaz non respirable, comme Pazote. En général les animaux supérieurs ne vivent pas long-tems dans un air qui contient 10 p. c. d'acide carbonique, s'il contient 4 A 5 p. c. on se trouve fort mal (Mr. Bird a même trouvé qu'un ahrqui contenoit 5 p. c. d'acide carbonique, tuoit un oiseaux en 30 minutes), et s'il contient plus d'un p. c. la plupart des hommes qui n'y sont pas habitués, sont pris do mal de tête el d'un sentiment désagréable A la poitrine, mais on peut s'habituer A une telle atmosphère. Nous ne possédons pas d'observations directes sur l'action d'un air qui contient de petites quantités p. e. 1 p. c. d'acide carbonique, s'il est habituellement respiré; mais l'homme et les animaux en souffrent, et si l'on compare les maladies et les symptômes qui arrivent, il paraitroit qu'on est autorisé de présumer, que dans ce cas Pétai veineux du sang prédo«» mine, il y a, au moins pendant un certain tems, disposition A la formation de la graisse, il y a faiblesse générale de l'innervation, et peu A peu un état dyscrasique se forme; mais c'est difficile de dire si l'action première porte sur le sang, ou sur le système nerveux, encore plus difficile de décider si Paction porte principalement sur les nerfs pnenmogas-> triques^ comme le pense Mr. Stark (Allgem. Pathologie. 2te aufL p. 479), si peutêtre les conditions électriques sont changées, ou le procès chimique de la respiratiion troublé etc. Ce n'est pas impossible que des expériences bien dirigées, mais difficiles, pourroieni nous éclairer sur ces questions, k) Le chlore ne peut être contenu dans Patmosphéra qu'autour de fabriques; lA les effets pernicieux de ce gaz s'observent aussi sur les animaux d*après Mr. Magne: 9»Lorsque les animaux sont pendant long-tems soumis A Paction de

06 corps, inspiré A polîtes doses, ils conirictenl des maladies do poitrine qui deviennent les et presque toujours mortelles: ces effets s'observent sv les chiens de garde des et sur les chevaux que ces établissements emploient pour mettre en mouvemeni des machines.* L c. p. 33. Aussi chez l'homme on a jusqu'à présent seulement fait attention aux effets locaux sur les poumons (Nysten L c. p. 140); mais Mr. Broughton (L c. p. 239) pense d'après ses expériences qu'il agit sur le cerveau; dans quelques fabriques on veut avoir observé une résorption de la graisse CQuarterly Journal of science. XVIII. p. 92), et d'après Mr. Christison (Treat. on poisons p. 763) il cause des maladies de l'estomac. 1) La présence de l'acide hydrochlorique a été acceptée dans l'air marin , par quelques auteurs , mais probablement • ce sont seulement des hydrbchlorates , et les vapeurs d'acide hydrochlorique se trouveront seulement autour des fabriques, ou elles produisent des irritations locales des organes respiratoires. Peut-être il se trouve dans les émanations volcaniques, m) Les vapeurs d'acide nitreux et d'acide nitrique en plus grande quantité, se rencontrent aussi seulement dans l'air des fiibriquea, elles sont extrêmement délétères, agissent en décomposant sur le sang et sur le cerveau (Wibmer L c. III, p. 355. Devergie L c. p. 65); mais s'il est prouvé par les expériences de Cavendish et de Liebig que par l'électricité une petite quantité d*acide nitrique est formé dans Tatmosphère, il peut aussi agir sur les animaux^ peut-être son action est plus grande sur les plantes Qv. plus bas végétation); robservation n'a pas encore rien prouvé, n) Les vapeurs d'acide sulfureux se rencontrent dans les émanations volcaniques, très irritantes pour les poumons et pour les yeux, elles ne pourront que rarement agir sur les animaux; cependant ce n'est pas impossible dans les pays volcaniques, o) Le gas ammoniac se rencontre très souvent dans Tatmosphëre, comme nous avons vu. Respiré pur il tue les animaux en peu de secondes, dans ce cas sans doute par irritation locale des organes de la respiration, mêlé encore avec beaucoup d'air atmosphérique il occasionne Tasphyxie. Très délayé et en petite quantité dans l'air, il cause encore des ophthalmies , et irrite fortement les bronches jusqu'à l'inflammation ; dans ce cas il, agit probablement aussi sur le cerveau, mais nous ne possédons pas encore des expériences exactes. — L'hydrosulphate d'ammoniac se trouve dans l'air sons les mêmes conditions, heureusement il est bientôt décomposé, car il agit localement comme l'ammoniac sur les yeux, sur la peau et sur les organes de la respiration, mais il asphyxie et tue plus promptement même en petite dose, il tue mémo les animaux injecté en très petite dose dans le tissu cellulaire; il agit sans doute sur le système nerveux. Respiré plus long-tems en très petites doses, p. e. Vsoo^ ou Vioo^ peut-être encore Ww»^ de l'air, il a sans doute encore une action très délétère sur la vie, mais nous ne possédons pas encore des observations exactes, p) Le gaz des cloaques ou le gaz qui ce développe dans les voiries, fosses d'aisance, égouts, tueries, boyauderies, des amas de fumier etc., ne peut pas avoir toujours la même composition, ni les matériaux qui se décomposent, ni

les conditions sous lesquelles ils se trouvent, étant toujours les mêmes; en général on trouve à) l'oxygène de Tair diminué^ et cette diminution est souvent très considérable, de manière qu*il ne peut plus entretenir la respiration, /?) l'azote est augmenté, 7) on trouve toujours de Tacide sulfhydrique , d) du sulfhydrate d*ammoniac, é) en général de l'acide carbonique, fj) du sesqui* carbonate d'ammoniac, -t^) des matières animales en puU'éf action , qui produisent surtout rôdeur caractéristique. On a rarement trouvé l'hydrogène cartN)né et phosphore. Le principe qui paroit rester le plus long-tems indécomposé et qui se répand le plus loin dans l'atmosphère, ce sont les matières mêmes en décomposition, malbeureusenaent on ne les a pas encore observé par le microscope, ni condensé et analysé, ce qui doit être possible. Dupuytren et Halle CR^cherches sur la nat. du méphitisme des fosses d'aisance) trouvèrent p. e. dans une fosse d'aisance: azote 89, oxygène 6, acide carbonique 5, et dans une autre: azote 94, oxygène 2, acide carbonique ou carbonate d'ammoniac 4. Mrs. Gaultier de Claubry et Parent Duchatelet (Hygiène publique I, p. 389) ont fait un grand nombre d'analyses du gaz des égouts de Paris qui donnèrent en terme moyen: azote 76,07, oxygène 18,01, acide carbonique 2,03, hydrogène sulfuré 0,09, mais dans un cas: azote 81,21, oxygène 13,79, acide carbonique 2,01, hydrogène sulfuré 2,991 Ce gaz ne pouvoit entretenir la respiration d'aucun animal supérieur, et il devoit empoisoner l'animal le plus fort. II y a assez d'exemples dans tous les pays qui prouvent que l'air puant peut être transporté par les vents jusqu'à la distance d'une lieue, après ce transport on n'a pas encore essayé d'analyser l'air puant, et probablement nos moyens d'analyse ne suffiroient pas ; cependant il y a tout lieu de croire, que les gaz men* tiennes ne s'y trouveront plus, mais seulement les atomes en putréfaction. Parent Duchatelet dans son Mémoire sur les chantiers d'écarrissage CAnnales d'Hygiène publique. VIII, p. 97. 137 etc.) fait plusieurs observations sur ce transport des émanations de la voiries de Monfaucon à Paris , qui sont importantes aussi pour ce qui je dirai plus bas sur Tair marécageux 0 : j^On sait que les odeurs infectes qui proviennent des substances animales en putréfaction, gagnent toujours les parties les plus élevées; nous en avons eu la preuve dans la caserne de la garde royale, située rue de Pépinière, derrière la voirie de la Pologne: lorsque cette voirie existoit, on ne sentoit rien au rez-de-chaussée, ni au premier étage de cet établissement, tandis qu'on étoit infecté dans les combles lorsque le vent arrivoit du côté de la voirie. On sait encore que, dans les circonstances ordinaires, on ne s'aperçoit de l'odeur de Monfaucon qu'à mesure qu'on s'élève vers la barrière du Combat, ou elle est permanente, et qu'on cesse de la retrouver, lorsqu'on y fait attention, aussitôt qu'on rentre à Paris, en descendant la rue Grange-aux-Belles. Dans quelques circonstances, l'odeur de Montfaucon se propage, non seulement jusque sur le boulevard du

'} Et en général pour Thygiène publique des yillet; car je vois toi^ours que Ton ne porte pas assez d'atUnUon sur ces modiScationi.

Temple et dans les mes du Marais qui y aboutissent, mais encore jn^n'an jardin des Tuile* ries, qui en est infecté : mais ceci ne se remarque qu'en été, lorsque l'air est presque calme, et dans les tems lourds et orageux. C'est surtout le soir, après le coucher du soleil, que cette odeur se fait plus particulièrement sentir; ce (foi peut très bien s'expliquer par la condensation des vapeurs aqueuses, qui amènent A terre les gfaz dont elles se sont char^ gées dans la partie supérieure de l'atmosphère. L'odeur infecte de Montfaucon disparoit sobitement lorsqu'il survient une pluie légère , une forte rosée, ou simplement un brouillard qui fait tomber les émanations déjà suspendues dans l'air, et les empêche de s'y élever de nouveau. La commission chargée, en 1814, de. faire brûler les 4000 chevaux, tués â la bataille qui se livra sous les murs de Paris, a eu plusieurs fois occasion de remarquer que l'odeur repoussante qui s'exhaloit des monceaux de cadavres accumulés auprès des bûchers, disparaissoit également sous l'influence des mêmes causes. «^ En général ces émanations deviennent toujours plus délétères si l'atmosphère se trouve chargée d'humidité, ce qu'augmente leur activité, les dissout, fait qu'elles adhèrent avec plus de force aux corps qu'elles touchent, et qu'elles agissent sur eux d'une manière plus directe. La qualité et la quantité relative des principes de ces émanations étant très diO%rentes, on voit aisément qu'aussi leur action ne peut pas être toujours la même. H n'y a pas d'observations exactes sur son action sur les animaux, mais nous avons déjà mentionné plus haut que d'après Mr. Grognier les animaux herbivores en souflfirent plus que l'homme et les carnassiers; selon cet auteur nies chevaux , les boeufs surtout, plongés dans une atmosphère putride mangent peu, maigrissent ; leur poitrine s'altère; ilà sont disposés aux fièvres adynamiques, charbonneuses, typhoïdes. Si les miasmes ne sont pas très abondants, ils produisent des fièvres de mauvaise nature; s'ils sont très concentrés ils peuvent déterminer la mort instantanée. Cependant il paroit que les animaux peuvent s'habituer, comme ils s'habituent â beaucoup d'autres influences délétères. Mais si les émanations sont très concentrées elles peuvent causer des maladies typhoïdes qui deviennent épidémiques et contagieuses, Mr. Toggia CMal. dei buoi I, p. 307) rapporte un cas où. 42 bovines d'un étable furent infecté par les émanations du fiimier accumulé. Mr. Youatt dit que les ophthalmies, la toux et la pneumonie, le farcin, régnent dans les écuries immondes sur les chevaux, et que les épizooties y commencent ordinairement (das pferd ûbers. v. Hering. p. 407). Nous avons communiqué dans la pièce justificat. lU. nombre d'épizooties qui doivent avofar pris naissance par de telles émanations cadavéreuses. La manière de laquelle agissent ces émanations n'est pas aiséoaent expliquée^ probablement elles agissent inspirées de la même manière, que si elles sont résorbées ou injectées dans le sang; déjà Vicq d'Azyr rapporte: «Des morceaux de peau et de chair pris à Mont -Real, dans des fosses où depuis plus de trois mois on* avoit enseveli des animaux morts de la contagion, et introduits dans plusieurs plaies faites à des animaux sains, les ont infectés. Nous avons perdu deux vaches après une pareille inoculation.» Les expériences de Mrs. Gaspard, Hamont, Dupuy etc. sont connues.

où après ri^eolkm de niasses ponrries dans les veines el dans les suembranes séreose% de maladies d'un caractère typheux se développèrent Je conviens avec Mr. Gaspard (Joarn. de phys. experim. vol. IV.) que dans ce cas les parties pulrides paraÎMent agir sur le sang a la manière d'une levure; dans d'autres cas on peut reoonnallre l'action des gaz mentionnés. Outre les témoins allégués par Mr. Gaspard, il y en a une foule d'autres qui prouvent l'action délétère de ces émanations sur l'homme. Mr. Bellinaye (Health and disease in communities p. 154) fait mention de deux exemples des derniers tems, d'une école à Clapham, et de la maison St. Mary -le -boue A Londres, oA des maladies dangereuses furent causées par les égouts immondes. Mr. d'Arcet CCotlection de Mémoires p. 140) fait mention d'hôpitaux el de prisons, oA la mortalité a été considérablement diminuée par l'assainissement des fosses d'aisance. Outre les fiûts cités par Vicq d'Azyr (dangers des sépultures. 1778) et P. Frank (Med. Polizei) il y en a une foule d'autres: A Saulieu en Bourgogne, dit Maret, on mit a découvert le cadavre d'une femme, vingt -trois jours après son inhumation dans Téglise de SL Saturnin, et de 170 personnes présentes dans l'église 149 furent atteintes de fièvres putrides. Pour inhumer le seigneur d*un village i deux lieues de Nantes, on dérangea plusieurs bières, dont l'odeur fétide causa une maladie mortelle à 15 assistans (Gaz. de santé 1774. 10 Févr.). Percy (Dict. d. Se. med.) cite le cas suivant: Chambon avoita démontrer devant la faculté de médecine, le foie et ses annexes, sur un sujet en putréfaction avancée; à l'ouverture de l'abdomen, une odeur horrible frappa les assistans, de manière qu'un des 4 autres candidats tomba en syncopé et mourut 70 heures après, deux autres furent malades, le célèbre Fourcroy, l'un d'eux eut un exanthème. Mr. Chevalier rapporte (Ann. d'Hyg. publ. VII, p. 216): Mr. Ollivier étant allé le 3 Nov., pour visiter un magasin de chiffons tenu par le sieur Mauriac, rue SL Germ. Taux., demanda à voir une cave voûtée, sans communication avec Tair extérieur, si ce n*est que par la porte d'entrée, qui est ordinairement fermée, cave dans laquelle le locataire renferme les os qui lui sont apportés par les chiffonniers: on le conduit dans ce lieu; il remarqua que le sol et la voûte étoient humides , et que les murs étoient d*un noû- verdâtre ') ; que Tair étoit infecte et avoit une odeur fade, nauséabonde; mais à peine fut il au milieu de la cave, qu'il fut pris de vertiges; il ressentit des nausées et des envies de vomir qui le forcèrent de s'éloigner surle-champ. Sorti de la cave, son état s'améliora. Cependant il ressentit un malaise pendant le reste de la journée. Après le diner il ressentit des pincemens de ventre très doutoureux autour du nombril; les pincemens devenant plus multipliés, et étant suivis d'un anéantissement général, il se fit transporter chez lui, les secousses de la voiture n'augmentèrent pas sensiblement la douleur; mais i peine fut -il arrivé il éprouva un vomissement qui loi fit rejeter une portion des alimens qu'il avoit pris. Ces vomissemens furent suivis de sueurs

^) Sass doute courerta de moÎMifiarefl.

froides, d'éirseualkaNi Uqiûdes, de syncqies oontîiiiieUes; de nouveaux vomissemens donnèrenl liea a Pexpulsk» du reste des alimens, ils forent saivis de nausées, de syncopes, de sueurs froides, d'éTacuations liquides très fétides. Ces évacuations se succédèrent jusqu'à ijuinze fois depuis sa rentrée jusqu'à cinq heures du malin. A sept heures les sueurs devinrent pins abondantes, il y eut des évacuations sanguines par les selles 0* Les pincemens de ventre qui n'ont pas cessé de se renouveler par intervalles son! aussi intenses, mais moins prolongés. Le malade éprouve un sentiment de brisure générale, les nausées cessent, mats il y a toujours des évacuations fétides, en partie jaunfttres, en partie sanguinolentes. Ces symptômes ont persisté le 4 et le 5, et ce dernier jour 11 y eut encore huit évacuations aivines sanguinolentes; dans la soirée du 5, les pincemens cessèrent de se faire sentir, le rétablissement se fit ensuite successivement, il étoit complet le 10. Cependant le jeudi Mr. OUivier ayant voulu sortir, il fut saisi d'un accès de fièvre, l'accès dura 11 heures.<( Mr. Chevalier ajoute: »Je.pourrois citer 1} â l'appui de ce fait, ce qui m'est arrivé à la suite de la dé^nfection des cadavres des victimes de Juillet; â la suite de celte désinfection, j'eus une ophthalmie crysipélateuse qui dura trois mois, puis un phlegmon charbonneux près de la nuque. >2) Ce qui m'arriva dernièrement, lorsque je visitai la gare du canal St. Martin: bien portant le matin, je ressentis le soir des coliques qui donnèrent lieu â des évacuations abondantes, évacuations qui cessèrent du jour au lendemain, mais après une diète de douze heures. Ces fait démontrant que quelques personnes peuvent être frappées vivement par les émanations qui s'élèvent des matières animales en putréfaction; tandis qu'il n'en est de même de celles qui ont contracté l'habitude de ces émanations^ En elTet le commissaire de police qui accompagnoit Mr. Ollivier, le petit bon -homme de Mr. Mauriac, n'en furent pas fAbcté.tf Mr. Parent Duchatelet dans son mémoire sur les égouts de Paris CHygiène publique I, p. 247) rapporte de soi-même: «Je n'ai rien- éprouvé en visitant les égouts du midi , soit parceque j'y suis resté fort peu de tems , soit parcequ'il faisoit froid chaque fois que je les parcourois ; mais en examinant ceux du nord je n'ai pas tardé à être pris d'un mal de tête très fort et d'une sorte de stupeur fort désagréable, accompagnée d'une gêne légère dans la respiration. Cette douleur de tète n'est pas ce qu'éprouvent le plus ordinairement ceux qui descendent dans les égouts ; ils sont plus communément pris d'une sécheresse très grande de la gorge, d'un besoin de boire, d'un dégoût et d'un empâtement de la bouche qui ôte tout appétit et même jusqu'à la possibilité d'avaler; je n'ai pas éprouvé ce dernier accident, mais j'ai ressenti avec la plus grande violence le mal de tète, il ne m'a même quitté qu'après plusieurs jours de durée. On croiroit que ces incominodités et ces petites indispositions, ti^ment à un défaut d'habitude et à une répugnance bien naturelle qu'inspirent ces cloaques, cebi est possible; cependant des ouvriers

') Ces symptômes ressemblent à ceaz obeervés par Mrs. Gaspard, Hamont et Dnpuy après rinjection à« matièrei poarrias dans If saag.

occupés dans l'atelier du Bord m*ont assuré qae tons les hommes n'étoieiit pas propres à leur métier , et ils m'ont montré un jeune homme fort et bien constitué qui , ayant voulu travailler avec eux, avoit été obligé d'y renoncer, â cause de Timpression pénible que lui causoit Tair des égouts, quoiqu'il ne fut en aucune manière susceptible d'être affecté péniblement par la mauvaise odeur. << Le même auteur rapporte un autre fait (1. c. p. 253): DUn jeune homme extrêmement avide de gain , avoit ^habitude d'employer les heures que les autres consacroient au repos, â chercher dans les fentes des pavés des égouts, des parcelles de métal ou d'autres objets qui s'y trouvoient entraînés; pour cela il étoit oblige de rester accroupi et de respirer par conséquent lés émanations qu'il faisoit sortir de ces fentes; il continua ses recherches pendant quelque tems, malgré les observations de Nansal et des autres anciens ouvriers, mais il fut bientôt pris d'une colique très forte, dont il fut guéri é la Charité; ayant repris les mêmes habitudes, la colique reparut avec la même intensité et fut encore soignée avec le même succès dans le mêmQ hôpital; mais averti par ce second, ou même je crois par un troisième accident, il cessa ses recherches et n*a plus rien éprouvé de semblable depuis ce moment. << Que ces émanations peuvent surexdter et paralyser les nerfs de l'odorat est prouvé par un singulier fait communiqué par Mr. Graves CDublin Journal N. 16): Un officier présida au curage d'un égout extrêmement puant, le lendemain il avoit perdu l'odorat, et ne l'avoit plus recouvré après 30 ans. Les maladies qui sont le plus souvent observé et qui sont incontestables, par l'influence des émanations putrides, sont: 1) des ophthalmies connues entre les vidangeurs de Paris sous le nom de mitte; Mr. Chevallier CNote sur les vidangeurs. Annales d'hygiène pabl. XXYIII, p. 50) qui la décrit exactement, croit, â ce qu'il me paroit avec raison, qu'elle est la suite des vapeurs d'ammoniac et du sulfhydrate d'ammoniac; ce qu^en dit Mr. Parent Duchalelet (1. c^ p. 367) ne parle pas contre cette cause assignée. 2) Les accidens le plus à craindre sont les asphyxies, connues à Paris sous le nom de plomb; ces accidens très souvent décrits, et dans les derniers tems le plus amplement par Mr. Halle, Chevallier, Parent Duchatelet aux lieux cités, ainsi qu'en Allemagne par Mr. Clarns, n'offrent pas toujours les mêmes symptômes, ni les mêmes résultats dans les sections cadavériques, quelquefois ils paraissent être la suite de l'acide carbonique ou de l'azote, d'autres fois plutôt d'un empoisonnement par l'acide sulfhydrique. 3) C'est une observation très digne de remarque que les affections syphilitiques sont tellement aggravées par ces émanations, qu'elles deviennent mortelles; cette observation se trouve déjà consignée dans le rapport par Mr. Cadet de Vaux etc. et Mr. Halle CRccherches sur la nature et les effets du méphitisme des fosses d'aisance p. 59) ajoute: «Ce qu'ont annoncé à ce sujet les auteurs m^a été confirmé par le témoignage de Mr. Verville, inspecteur de la salubrité a cette époque, qui ma même assuré que si un ouvrier en cet état continuoit son travail, en quinze jour la maladie feroit de tels progrès qu'elle deviendroit incurable et mortelle.<< Mr. Parent Duchatelet (1. c. p. 256) en dit: «Il paroit en effet constant

par tous les détails que j'ai recueilli, qu'elle aggrave d'uoe manière remarquable les affections vénériennes quelles qu'elles soient, et ceux qui s'obstinent â travailler avec une de ces maladies , périssent inrailliblement. Charpian m'a raconté é ce sujet quelques faits assez curieux, et m'a assuré qu'il avoit bien soin d'examiner tous les jeunes ouvriers qui lui étoient subordonnés, et qu'il lui étoit souvent arrivé d'éloigner de sa profession ceux qui portoient quelques vestiges de la maladie dont nous parlons ou qui n'étoient guéris que depuis fort peu de tems; il m*a nommé plusieurs de ses anciens camerades qui ont succombé misérablement, et dont il attribuoit la mort â cette seule cause. Cette action des égouts sur la maladie vénérienne, quoique inexplicable, me paroit cependant certaine. Charpian n'est pas le seul qui m'en ait parlé; et ce qui me feroit croire qu'elle n'est pas imaginaire, c'est que dans la visite que j'ai faite du grand égout, on m'a fait remarquer un ancien soldat qui ne pouvoit nombrer les affections vénériennes qu'il avoit eues, et qui depuis qu'il travaiUoit aux égouts étoit vieilli, cassé et affaibli d'une manière toute particulière, et cependant par la nature de ses travaux, il étoit rarement obligé d'y descendre.<< Cette observation est sans doute très remarquable, surtout de la bouche d'un auteur qui s'efforce â nous réprésenter comme innocente l'action des émanations putrides! car il seroit bien singulier si elles agissoient seulement sur les ulcères syphilitiques, il y a tout lieu de croire qu'elles agissent de même sur d'autres ulcères, et l'on peut expliquer de cette manière l'observation connue, que très souvent les plaies des blessés j et des ulcères en guérison empirent et ne veulent pas guérir, si l'on met à côté d'eux des sujets affectés d'ulcères puants, je crois qu'il faut expliquer de la même manière la pourriture d'hôpital dans les salles trop peuplées ou mal tenues, et de lé on expliquera les érysipèles malins de quelques hôpitaux; or s'il faut concéder ces explications, il n'y a plus de raison qui empécheroit de supposer une action pareille des émanations putrides sur d'autres fièvres exanthématiques et non exanthématiques. Hais il ne faudra qu'un concours d'influences pour que ces émanations agissent aussi sur les sains et produisent des fièvres typheuses et même la peste. Qui cherche des preuves, les trouvera dans les auteurs anciens sur la peste, sans doute entre des données superficielles et insoutenables, mais que l'on a coutume aujourd'hui de ridiculer sans raison, et sans se donner la peine de les fouiller; chez le plus sagace de tous, Ambroise Paré COeuvres éd. Malgaigne III, p. 365) on trouve déjà la réponse sur beaucoup d'objections que Ton a fait dans ces derniers tems. Les membres de la commission française envoyée en Egypte CPariset, Dumont, Lagasquis, Guilhon, Darcet, Bosc) sont d'accord à désigner comme cause de la peste, les émanations putrides terribles des cadavres d'animaux et d'hommes qui pourrissent à la surface de la terre et dans les habitations mêmes (Pariset sur les causes de la peste p. 127 etc.)- Les vétérinaires trouvent dans les mêmes émanations la cause de la peste bovine dans TEgypte. Mais c'est difficile d'expliquer leur action, ce n'est pas du tout probable qu'elles agissent par les gas développés, le plus probable paroit être qu'elles agissent sur les se*

et sur le sang méaie) A la manière d-one levure, par des myçodermes, dans ipiél^ ques cas (p. e. dans celui de Mr. OUivier) il se peut même ijue des spores de vrais chan* pignons étoient présens (voir pins bas, ce qve je dirai dans le chapitre de l'influence de la végétation, et dans la pièce justificat. N. IV. sur les maladies cliarbonneuses). Toutefois il faut concéder que les fièvres intermittentes ne se trouvent pas dans le nombre dos maladies occasionnées par les émanations putrides animales; mais je ne crois pas que l'on puisse soutenir l'opinion, qu'aussi la malignité de ces fièvres dans quelques contrées ne puisse pas être la suite de ces émanations I L'objection que l'on propose très souvent contre l'action délétère des émanations animales putrides, c'est l'immunité des maladies indiquées que l'on observe sur les gadouards, sur les écarisseurs, et sur les vidangeurs; celte immunité est déjà concédée Cmais la conclusion que l'on en déduit, aussi refutée) par Ambroise Paré (I. c.)? Mrs. Chevalier, Parent du Chatelct etc. la rélèvent pour Paris, Mr. Thackrah (The effects of professions etc. on healtl|eta p. 62), Mr. Carliste CMeans of preserving health p. 20) la font valoir à l'égard des nightmen â Londres, Mr. Clarus CWochenli. Beitr. III, p. 18) en fait mention pour ceux de Leipzig. Ces Messieurs sont assez bons de nous dire que ces gens travailloient é leur métier déjà 10, 20 et 30 années, ils étoient donc habitués I et Mr. Parent Du«chatelet (qui dans un de ces rapport va aussi loin de déclarer à l'autorité, que mêmes les cadavres des animaux morts du charbon sont innocents I Malheureusement j'ai chaque année plusieurs fois occasion de me convaincre du contraire), nous concède que les commençants souflArent, et qu'il y en a qui ne peuvent pas s'habituer. Je ne peux pas discuter ici toutes les raisons produites par les auteurs modernes en Allemagne, en France, et en Angleterre (Williams, Fletcher etc.) pour la nouvelle et dangereuse opinion de l'innocuité des émanations animales putrides, l'ancien Paré les a déjà réfutées. Si l'on se laisseroit en imposer par les calculs spécieux, mais trompeurs, qui se trouvent p. e. chez Mr. Magnus (Ueber die Cloaken grôsserer stâdte. Berlin. 1841), nous pourrions bientôt revoir la peste, comme an moyen âge, et comme aujourd'hui cnoMre dans l'Egypte et dans la Turquie. Certainement les égouts de Berlin ne peuvent pas corrompre l'atmosphère de Berlin, mais un égout etc. peut empester des maisons, des rues etc. et peut y développer des maladies mortelles et contagieuses; et du reste les produits gaseux que Mr. Magnus a en vue, ne sont pas l'influence qui est à crainder mais les atomes en putréfaction mêmes, q) Quant aux brouillards secs ou fumées qui remplissent l'atmosphère, leur composition doit différer d'après les matériaux qui les fournissent (bois, tourbe, houille) et d'après la manière de brûler. La poussière charbonneuse qui s'y trouve, est inspiré, nous savons de l'homme qu'elle s'accumule sur la pituitaire et se retrouve dans les crachats, il doit être de même chez les animaux; les parties terreuses de la fumée doivent agir comme une autre poussière ; ces parties charbonneuses ne peuvent qu^fariter les organes de la respiration, et des personnes qui ont la poitrine faible y sont très sensibles; elles

nriteroiit de même les yeux et la peau; les parties résiimises doiveni de mtaie irriter les organes; Facide acétique ou pyrolignenx ne peut pas être si dangereux que Tacide sulfureux p. e. dans la fumée de la houille; difEérens produits délétères de la combustion, p. e. le créosote ne sont probaUeroent pas encore formés dans la fumée. Notre expérience est encore faible, nous avons rapporté plus haut ce qu'elle a décélée quant a la fumée de récobuage; on s'est disputé sur l'action de la fumée qui remplit l'air dan» les contrées, où se trouvent beaucoup de fourneaux à charbons, il y a des auteurs qui la croient très dangereuse CHenke zeitscbr. 1836), il y en a d'autres qui la déclarent innocente Cibid. EB. XXIV, p. 1 et p. 12). La fumée concentrée, surtout de la houille, est délétère, et peut occasionner la mort C^i dans ce cas les gas développés, surtout l'acide carbonique et le cas oxyde de carbone, sont aussi à accuser est incertain). Mr. Gairdner (Edinb, med. chir. trans.) observa après le coucher dans une chambre remplie de fumée, sur un malade: vertiges, étourdissement, trouble de la conscience, véhément mal de tète, vomissemens, mais point de sentiment de suiTocation, et point de toux. Mr. King observa sur quatre mariniers qui avoient été exposés à une forte fumée pendant quatorze heures : suffusion de la face, rigidité des membres, stupeur, contraction des doigts des mains et des pieds, respiration difficile et stertorcuse, sur trois, le quatrième étoit mort. (Thackrah 1. c. p. 24). r) Sur Taction de la poussière, nous savons qu'elle irrite la peau et les yeux, cause des ophthalmies et nuit à la laine; sur son action sur les poumons Mr. Berger- Perrière (Recueil de Méd. vét. XVI, p. 623) a fait une observation sur le cheval qui mérite toute l'attention des médecins: il faisoit exercer trois chevaux pendant trois jours, chaque jour une heure et demie, sur une grande route, toute remplie de poussière, et dans l'écurie on suspendoit encore une musette en partie rempUe de poussière très fine à la tête dn cheval, et on y laissoit pendant deux heures le nez du cheval; immédiatement après répreuve du troisième jour ces trois chevaux furent abattus et ouverts avec soin en présence de plusieurs ofiiciers et des vétérinaires des régimens. On trouva la poussière dans les narines, mais ni avec les yeux nus, ni avec la loupe on parvint à découvrir un atome de poussière dans le larynx ou dans les bronches. D'autres médecins au contraire pensent que la poussière parvient dans les bronches et cause des bronchites. Il n'y a pas de doute que les animaux avalent les différentes poussières qui donnent occasion à la formation de pierres dans l'estomac et dans les intestins. Chez l'homme la poussière cause aussi des irritations et des inflammations des yeux. D'après plusieurs observateurs la poussière p. e. dans les carrières de grès, chez les sculpteurs, dans les houillières etc. est aussi inspirée et cause des bronchites. D'après Mrs. Lombard, Thomson, Thackrah etc. la poussière métallique p. e. chez les limeurs, dans les fabriques d'aiguilles etc. est inspirée et cause des bronchites, an moins ces ouvriers en souffrent souvent, s) Que les vapeurs salines dans Tatmosphère peuvent exercer une action très délétère sur les animaux, a déjà été remarqué plus haut

De l'air marécageux ou da malaria. Je n'ai pas fail mentioii en ce qui précède, des effets des émanations putrides des végétaux , parceque il y a trop de divergence d'opinions sur ce sujet, et je me propose d'en traiter ici séparément. Pour pouvoir me renfermer dans les bornes étroites, qui me sont posées en cet endroit, on ne pardonnera une légère petitio prindpii, les arguments de ce que je soutiens suivront à l'instante Sous le nom de Malaria nous entendons des principes matériels qui se développent toujours de matériaux végétaux en décomposition putride; les sources qui le fournissent, sont: a) les marais vrais et ouverts, tels qu'ils ont été décrits plus haut p. 228; il se comprend de soimême que dans la même catégorie rentrent les marais artificiels établis pour la culturp de certains végétaux, p. e. les rizières; ce n'est pas sans raison que Mr. MacCuUoch (Malaria p. 98. p. 106 etc.) rappelle l'attention des médecins sur les eaux omamentales — the dressed pleasure grounds — des jardins et des parcs, qui très souvent sont formées par des eaux long-tems retenues dans des réservoirs, remplies de détritus végétal, pourries et croupissantes, pour les faire alimenter des cascades et des bassins, la chose est très importante pour quelques grandes villes! b) Les marais souterrains, c'est â dire o) les marais dont la surface s'est couverte pendant le cours des siècles de couvercles en culture ou en pâturages, comme j'en ai fait mention plus haut p. 228. p. 244; la Hongrie, la Pologne, la basse Allemagne, quelques contrées de la France en sont rempli, de même l'Amérique (p. e. the hummocs duFlorida v. Forry Climate of the U. St. p. 314), le grand Sahel de l'Afrique en contient peut -être etc., /?) les marais qui se forment sur un soussol argileux, couvert par un sol en apparence innocent p. e. siliceux, comme j'en ai fait mention p. 225. c) Des sols qui n'ont pas Tapparence de marais et qui cependant en contiennent tous les éléments, savoir à) des sols formés par des marais et des étangs desséchés, qui, si l'humidité et la chaleur agit sur eux, causent en général pendant long-tems plus de mal que les vrais marais, jusqu'à ce que la culture a consommée toutes les parties végétales décomposables (v. des exemples MacCulloch 1. c. p. 67. p. 97); fi) des sols tertiairs, secs et souvent stériles, mais qui anciennement formoient le fond, des mers ou des marais, souvent avant des siècles, mais qui contiennent encore des masses décomposables; ces sols sont sains s'ils restent secs, mais ils deviennent très malsains aussitôt qu'ils sont humectés, et encore plus si l'action de la chaleur, probablement de l'électricité, et surtout l'action de matières qui hâtent la décomposition p. e. des sels, surtout des sulfates concourt; un tel sol forme les maremmes du Toscane, le fameux mattajone, sur lequel nous avons communiqué les observations de Savi et de Marte ns (v. plus haut p. 231), on peut encore comparer les observations de Mr. Ridolfi CA. delP acad. dei Georgofili. VIII, p. 166) et de Mr. Reumont (Ausland. 1832. N. 306), et un sol pareil dans les steppes de la Russie; je n'ai pas besoin d'observer, que de tels sols, surtout dans les pays volcaniques, peuvent aussi former des collines et des hauteurs, y^ Des sols très riches en humus ou en débris végétaux en décomposition. Ces sols sont souvent «a|gai»s sans col«*

Iqre O'^n donnerai des exemples de Madtgasear etc.), mais très souvent ils deviennent tels anssitôt qu'on les renne et que Ton donne accès â l'air atmosphérique; ils restent malsains jusqu'à ce que la culture les a épuisé; ce qui rend si dangereux le commencement de la culture dans les forêts vierges du nouveau monde ')• H y a assez d'exemples où tous les colonistes ou tons les ouvriers dans les défrichements ont été enlevés. Mr. P. v. Gmelin rapporte une observation assez intéressante pour une explication que nous donnerons plus bas, en parlant du sol de la contrée de Rome remplie de débris organiques, il dit: 3» Après une des premières pluies du mois de Septembre je passai par le Campe Vaccine , ou l'on avoit tenté quelques excavations , et j'étois surpris de voir toutes les terres jectisses cou* vertes de champignons et de tremelles.<( (Proriep Notizen. VI, p. 85). d) Ce n'est pas impossible que l'on peut accepter les marais aériens de quelques auteurs Cv. plus haut p. 232), c'est A dire il est possible que l'air contient des vapeurs aqueuses avec- des parties organiques qui ne seroient pas encore si malfaisantes, mais elles deviennent telles si dans l'air il y a admixtion de principes qui favorisent leur décomposition ultérienre, p. e. de sels, de l'air marin, peut-être des vents électriques etc. e) Mais ce qui «st hors de doute, c'est que la décomposition des végétaux dans l'ahr forme le même principe du Malaria, comme les marais. Plus bas en parlant de l'influence de la végétation je ferai mention d'un cas de formation de malaria survenu en Sicile, après une chute précoce des feuilles des arbres, qui fut suivie de pluies et de fortes chaleurs; de même du développement de malaria par la décomposition de masses de fucus rejeltées par la mer; au même endroit je rapporterai les fréquentes observations sur la formation du malaria dans les épaisses forêts des pays tropiques; j'y parlerai de même de l'influence des routoirs de lin et de chanvre etc. Malgré les déclamations de beaucoup d'auteurs modernes je reste donc convaincu que le malaria et les maladies qui la reconnaissent pour cause, surtout les fièvres intermittentes.

*) dIii Canada and the United Statei, il U a fact well known ftrom their earllest h'iêtoryj thakaUhongh wcultivalion renders a climale mora aalubrious, yet its endémie dUeases, for lèverai yearg after the soil i» ncleared from its more bulky vegetable productions, olten become more aevere than preyioualy, and not nonfrequently assume an épidémie character« etc. Forry 1. c. p. 313. nThe first settlers in New Engnland, New York etc., if historians and the old inhabitanis are to be credited, were subject to the same •diseasesv wich are now eadenle in the north-wasl territories. Intermittent fevers, a huaderd years ago, «were eommon in the lower towns of Hassachuaetts, where n single case has not been known to bave «originated witbin the last fifiy years.» BootLife ofArrostroag. I, p. 565. La même chose s'observe en Canada, car l'observation de Mr. Stratton ne s'eiplique pas autrement: »As the tidc of immingration advances westward the agues, the prevailing diseases of Canada, retire before it. Kingston, «situated at the eastern eztremity of lake Ontario, is ia 1840 very aiiieh healthier than it was in 1830; and ij)nnville, 200 miles, and AmherUburg 400 miles farther west, where now thero are several casea of agne •ia every bouse ia the course of the year, will probably in otber 10 or 20 years be as beaithy as King- »ston ts now. Besides Ihere being less fever at Kingston than at the other two places mentloned, iu type f»b intermittent, while at Dnnville aad Amhertsbnrg it is often rémittent. « Edinbnrgh med. a. snrg. I. Tol. LV. (1841.) p. 348.

sont lot^oors occasionné par des masses végétales en déeompositkHi , el en cela je connoM avec les auteurs les plus experts de nos teois '}. Déjà tant d'exemples, où après le des* sèchement des marais , ou par la culture des sols trop ricbes en humus le malaria a été éteint, suffiroient pour prouver irrévocablement cette proposition (v. p. e. Capsoni L c. p. 115 etc.)- On ponrroit nous opposer, que nous avions plus haut reproduit beaucoup d'exemples que le vent du Sahel ou le scirocco a causé des fièvres intermittentes, si c'étoît le cas ce vent seroit aussi sans doute chargé d^effluves marécageuses (des marais pestiférés des frontières du Tripolis, du Sennaar, des hics de l'Ethiopie etc.)» mais en vérité il ne cause pas de fièvres intermittentes dans les pays on il arrive tout droit du Sahel p. e. dans la Sénégambie, dans l'Egypte, mais seulement dans les pays où il a passé par des marais ou par les côtes de mer, où il s'est chargé d'humidité et d'effluves. Les auteurs qui nous ont voulu démontrer que des fièvres intermittentes régnoient dans des pays sans marais, n'ont pas connu toutes les sources du malaria, ni les lois de sa propagation. Mr. Heyne Cv. plus haut p. 289) nous a entretenu des fiè\Tes sur les parties arides et sèches du Deccan, et il nous a voulu persuader que leur cause étoit â chercher dans l'état thermosélectrique des roches, de la latérite. Au lieu de forger une hypothèse tout -é-* fait improbable, Mr. Heyne auroit mieux fait, s'il nous avoit dit, où étoient les sources les plus pnn chaînes de malaria (car nous savons fort bien que les pentes du Deccan, et les vallées du Deccan même sont rempli d'immenses djungles et de régions marécageuses), quels vents régnoient, à quelle hauteuf sous le règne des monsoons les émanations marécageuses peuvent s'élever dans le climat des Indes? etc. Les meilleures preuves sur Taction du malaria sont fourni par une topographie complète des pays marécageux, pr nous n'en possédons pas encore, celle de Mr. Monfalcon est fort incomplète et c'est avec raison que Mr. MacCuUoch se plaint que même les marais de la France n'y sont pas complètement décrits; Mr. MacCuUoch donne un assez bon recensement des marais des côtes de l'Europe; la description des marais par Mr. Capsoni est très succincte, mais peut-être la meilleure*).

') nCorchiudo dunque, su qualunque parte delta ierra avrâ luogo il concorso délie circovtanze cafilore, umtdità e corruzione di sostanse vegetabili, sia poi nelle rUaje, sia nei fontanili, tia ffueUe palndi propriamente dette o nelle maremme si avra inevitabilmeiite tra ooi ed in région!, che daUe nDOstre poco diversiflcano , le febbri inlermittenti e queste si avranno pnre in altri climi, qnando, per l'af- Dgiunta di speciali circostanze esse non restano la forma di febbre gialla.«« Capsoni clinia della bassn Lombardia p. 18Q. «vThese expcriments aford corroborative évidence of tlie opinion tbat malaria kts f»its sottrce in organie remains, Ihe connection between wkich doea noi dépend upon a iimited, but a oomnprehensire indaction of facts. Heretofore, the cUologist conld argne only from effécta; and when he fifonnd tbat certain results always followed the coiûoiaed opération of certain canses, he wu jostified, npon nevery prlncipie of analogy, to assume tbe eiistenoe of the relation of canse and efféct.' Forry Climate of the United States, p. 316.

') Je donnerai une aussi complète que poHible dans mon traité de Géographie aMîcale.

Nmis envisagerons a) les propriétés du malaria, b) sa nature probable, c) les mahdies de rhomme et des animaux qui en sont produites.

Ce qui regarde les propriétés physiques du malaria je ferai les observations suivantes : 1) Le principe du malaria est contenu dans les vapeurs de l'air, Tair tout sec et sans va-* peurs ne contient jamais du malaria CLuciani: Mem. diBologna v. II. (1840) p. 465); cela est prouvé par une foule d'observations, mais il se comprend de soi-même que peu de vapeurs peuvent contenir des émanations très concentrées, et de l'autre côté beaucoup de vapeurs peuvent quelquefois contenir fort peu d'émanations. Plus haut (p. 330 — 333) j'ai déjà parlé de ces émanations dans la rosée, les brouillards, la pluie; Mr. Johnson (Influence of Climate p. 62) rapporte des observations qui prouvent que le principe délétère étoit contenu dans les vapeurs. — 2) C'est une suite de la propriété mentionnée qu'il n'y a jamais du malaria, si la terre est gelée, parceque des vapeurs ne peuvent pas se former; cette observation est générale^ mais le premier dégel peut développer une grande quantité de malaria, p. e. Mr. Stratton (Edinb. med. a surg. J. LV, p. 351) rapporte des lacs du Canada: TjJe passai l'hiver de 1839^40 é Amhertsburg, et durant ce tems il y avoit fort peu de fièvres de marais; mais le 17 Févr. il y avoit un dégel^ les glaces des bords marécageux du fleuve furent enlevé, et la matinée suivante plusieurs personnes dans les maisons situées le long du fleuve, furent pris de fièvre.» — Hais la surface de la terre peut être toute desséchée par les chaleurs de l'été, et malgré cela les couches profondes, ou les supérieures humectées par les rosées de la nuit, peuvent continuer i développer les émanations les plus poisonneuses , comme il y en a beaucoup d'exemples dans les pays chauds. -- 3) Les vapeurs et les brouillards qui contiennent les principes du malaria se distinguent le plus souvent par leur couleur, qui est plus opaque, blanche ou grise, comme je* l'ai déjà annoté plus haut (p. 237), et comme il doit être connu é tout observateur un peu attentif; chacun peut l'observer sur nos marais, sur les tourbières de la Westfalie etc. Hr. Johnson peint bien la vue d'une contrée, dans laquelle il fut pris d'un accès de fièvre, c'étoit en Italie, entre Siena et Radicofani: 9»as the sun rose, and indeed for two hours ailerwards, the whole country presented the appearance of a placid lake, studded with small islands, each crowned with a town, village, couvent, or castle. The phenomenon is occasioned by a dense fog, which covers the valleys, and looks like a sheet of water, leavlng the tops of the hilb free , and on which almost the whole of the towns , villages etc. are built.» Changeofairetc. p. 99 C^t c'est une des contrées qui ne contient pas de vrais marais). Mr. Stratton 1. c. p. 352 rapporte du Canada: «Often in thèse marshes, early In the moming, I bave observed a siratum of air, two ar three feet thick, resting on the ground, and of a darkish colour, and at the same time bave felt a very offensive odour. Thèse I bave observed oflen in the evening aiso, and then along with them a peculiar sensation of beat Thèse three phenomena bave been noticed by persons walking with me, and who were not, like perhaps myself, looUng for them.<' Les mêmes phéno-

mènes ont été observé dans les deltas des emboaohores de Tlndus» da Ganges^ de Tira* waddy etc. 0* — 4) Le malaria se trahit souvent par une odeur spécifique , comme nous venons déjà de l'entendre par plusieurs auteurs , et comme je Tai déjA mentionné plus haut p. 237. La marne remarque a été faite par beaucoup d'auteurs, p. e. M. Webster qui soimême fut pris par la fièvre , rapporte: ncrebra mihi occasio data fuit in Palude Pontina, •quam saepius peragravi, sentiendi odorem quendam peculiarem bine inde per aérem difnfusuro, quem argumente esse certissimo inveni, in malo nos versari, atque a pestiféré aère Dcircumdari, qua de causa mos est, si quis odorem senserit cavendi, ne gravioribus ejus- «modi in locis somnus irrepat, in locis enim odore signatis pemiciosissima esse solet aéris i»indoies.<( Diss. de aère per Italiam insaiubri. p. 10. Mr. Gmelin observe aussi de la contrée de Rom: «La plus délélère espèce d'Aria cattiva est a craindre si ce qui «heureusement n'arrive que rarement, une pluie tombe dans l'été, qui est suivie de cha- «leur; dans ce cas la terre bout, et l'on remarque une odeur spécifique, fort appercevable, de «laquelle je peux seulement dire qu'elle diflëre beaucoup de celle de l'air marécageux commun.' Froriep Notizen. VI, p. 86. Mr. Luciani, natif et médecin dans les maremmes, dit des marais du Toscana «che per il fetore, che emanano anche da lunge ë avisato Tuemo délia mal aria, che ivi regna.<< 1. c. p. 433. On en fait mention delà Brenne de la France CFranquelin topogr. de la Brenne p. 44). Dans la Hollande on sent é peu près partout l'odeur des marais, un auteur hollandais en dit: «quam late effluvia ventorum auxilio possint diffandi, ipso odoratu saepe percipimus, ubi in média aestate, aliunde advenae ad agrum et urbem Amstelodamensem appropinquamus. Memorabile autem est, *aroma foetidom, quod eifluviis paludosis adhaeret, vix ad notabilem altitndinem per ventes nioveri, ita ut in hortis aliisque locis, quos mûri cingunt altiores, vix perctpiamus odores aliènes aêri inhaerentes.» Pekclharing de effluviis paludosis. p. 6. En général je trouve que les

') Je répéterai la description un poa moins connue de la contrée de Foule Pointe du Madagascar: nFor 30 miles north and south of the town, the conntry is a continned plain, raryiag in width from tkree wio ten miles, intersected by wbat are rivcrs in the rainy season, and presenting, at thaï period in par* fiticular, a rankness of Yegotation almost incredible. The rich dark soil spoken of, was found on digging nfor water when travelling, to vary in depth from two to five feet, and to rest on heds of sand or clay. filfo land could be better adapted for retaining molsture, or for the speedy growth and equally quick «putréfaction of the herbage it bore; and accordingly in the montha of December, Jannary and Febmary, wthe gênerai surface was a green putrid pulp. On going ont before aunrise, the atmosphère was, as in «the jungles of India, like the smoke from gunpowder, and in the interTals of sunshine the same sickening nvapour could be seen rising from the earth like a white cloud. Perhaps in this atmosphère was suspended nthe great remo4e cause of fever, at any raie, from Aprll to NoYember, no such atmosphère was percep* ittible, and piieople caicuiated then on healtb, with as mnch certalnty, as In the moat wbolesone dimatca nof the world> Allan: Lond. a. Edinb. monthL Jonrn. I, p. 549. «Pendant une grande partie de «l'année, les habitants d'Acapulco n'aperçoivent le soleil qu'à travers nne couche de vapeurs d'une teinte «olivâtre et qui n*affectent point rhygrométre placé dans basses régions de ratmosphcre.M De Hnmboldt Eaaai politique. IV» p. 169. Hais eUea TaifeeteroiM tmm donte le soir.

habitans des pays marécageux ne sentent pins Todenr, qni Grappe si fortement l'étranger. — 5) Déjà plusieurs passages comnramquées pins haut prouvent que le poids spécifique des vapeurs qui contiennent le malaria , doit être augmenté , chose de laquelle on peut se . convamcre, si Ton regarde an matin d'une hauteur un pays qui contient des marais Cp- o. déjà du Vogelsberg la Welteravie), on verra les épais brouillards blancs des marais s'élever beaucoup plus lentement que les brouillards sains circonvoisms, la différence est quelquefois fort grande, et il y a des joinv où ils ne se lèvent pas du tout, ib tiennent ensevelis des terrains, pendant que les autres sont visibles. Aussi les auteurs Italiens reconnaissent que ie Malaria se tient surtout dans les régions basses de l'atmosphère et qu'à cause de cette propriété il devient surtout dangereux de se coucher sur le sol ; la même remarque est faite de Mr. J. Davy pour les Iles Joniennes, et de Mr. Ferguson pour plusieurs pays de l'Amérique; Mr. Blane C^ed. chir. transact. vol. III.) observa dans l'épidémie de l'ile de Walcheren en i809 que les rez-de-chaussées des maisons étoient beaucoup plus malsains que les premières étages. Mr. Hardie (Calcutta Transact vol. V, p. 32) diserve de la vallée d'Oudypoor, empestée par le malaria, qne ceux qui marchent à pied sont les plus exposés à l'infection, qu'au contraire la marche sur éléphants donne la plus grande immunité >> Malgré cela l'expérience prouve que le poids spécifique de ces émanations n'est pas tel qu'elles ne pourroient pas être élevées peu à peu à une très grande hauteur , sans perdre de leur propriétés malfmsantes (ce qui prouve déjà qu^elles ne peuvent pas être formées par des gaz). — 6) En vérité l'expérience prouve que le malaria peutêtre transporté par les vents à de très grandes distances. On comprend aisément que dans ce cas le malaria doit être atténué peu à peu , et s'il n'est pas concentré il perdra bientôt son action malfaisante, mais s'il est très concentré il peut garder ses propriétés délétères jusqu'à de très grandes distances; encore il faut tenir compte des divers états de l'atmo-» sphère et des qualités des vents, qui peuvent favoriser sa conservation ou s'opposer à elle. Ce transport ne peut plus surprendre après ce que nous avons annoté plus haut Cp« 272. p. 344. p. 360 etc.) sur le transport des cendres, de poussières etc. En beaucoup d'endroits l'expérience a démontré jusqu'à quelle distance les énumations sont à craindre; p. e. dans les ports de mer on sait souvent qu'elles se répandent jusqu'à une distance de 2000 ou 6000 pieds et les navires prennent leurs mesures d'après ces faits connns. Mais il y a beaucoup d'exceptions, et sous certains états de l'atmosphère elles peuvent parvenir beau-

') »I haYe felt, the greatest possible différeoce, m regard to the purity of tbe atmosphère, between ntniTelUDg on foot, or in any way which removed me bal a ahort distanee from the sarfhce, and tranvelliag on an éléphant giTcn the ulmost immunity. In die latter caae, dnring Ihe aeason whea w» haow nmalaria to be produced in abnndaoce, I bave frequently had occasion to remark tbis différence , whtch fil need not add, is in favor of the latter mode of conveyance. It ii well known, thaï the feelings of fithose who bave suffered much from fever, bccome exceedingly acnte in thèse mattcrs, and I cannotthink ftihal my tentations bave bem altogether imaginary.*

coup plus loin; p. e. dans la France les efflaves des étangs de la Bresse «trarersenl la Sftone, et vont occasionner quelquefois des épidémies meurtrières dans les villages ordinairement si salubres du Beaujolais et même du Méconnais.*^ (Bottex Annal, de la soc. de Tagr. de Lyon. III, p. 284.) L'abbé Rosier observe déjà que les effluves des marais de la Sologne parviennent fréquemment jusqu'à Blois et à Orléans et y causent des fièvres CCours d'agrioult. art. riz.); Mr. Bisset CMedic. Constitution vonGrossbrittannien p. 233) comptoit de son tems que les effluves des marais de la Teese se répandoient jusqu'à une distance de 6 miles ; mais déjà les anciens médecins de l'Angleterre étoient de l'avis que les effluves de la Hollande étoient transporté dans PAnglelerre Qà^uis les épais brouillards nommés haars) et dans FEcosse, et causoient des fièvres dans le Suflblk, le Norfolk, et que les sentinelles du château d'Edinburg dévoient souvent à. elles des fièvres, observation qui a été confirmée de nos tems (Edinburg Review. 182 2, Febr. N. 72), et lorsqu'on 1826 la Hollande et la basse Allemagne furent désolées par les fièvres des marais, un vent d'est transporta tout- à -coup les effluves dans l'Angleterre et y alluma des fièvres , de manière qu'à Thôpital de Wooiwich , où l'on voyoit en dnq ou six ans tout au plus une fièvre intermittente , il y en eut alors 300, dans la seule commune de Marslon il mourut 25 personnes sur une population de 300 habilans. Aucun médecin du pays , je pense , ne doutera pas que les effluves de Chioggia , de Comaohio etc. traversent la mer adriatique et causent des fièvres à Trieste, dans l'Istrie etc. D'après ces faits on ne peut guère douter que les immenses effluves p. e. des deltas du Niger, de l'Indus, da

Ganges etc. feront des voyages de plus de 100 lieues. Aux Antilles on croit même, que

les vents du sud, qui ont passés sur les forêts humides de la Guyane et du delta de POrenoqne, apportent les germes de la fièvre jaune; au moins ils sont malsains. More a a de Jonnès. Forêts, p. 151. — 7) Déjà dans l'Europe il y a des marais dans des hauteurs très considérables de 2000 à 4000 pieds au dessus de la mer, dans la Suisse, le Tyrol, le Salzburg etc. La vaUée empestée d'Oudypoor dans les Indes orientales est dans une hauteur de 2000 pieds , et il y a dans la péninsule des jungles etc. dans des régions élevées de plus de 6000 pieds an dessus de la mer. Ainsi il y a aussi du malaria dans ces hanteuVs. Mais nous avons déjà vu que sous des conditions favorables les émanations marécageuses peuvent s'élever considérablement dans l'atmosphère; sans doute il faut toujoura tenir compte de la hauteur dans laquelle elles* se sont formées. C'est impossible de fixer la hauteur à laquelle le malaria peut parvenir, parceque cela dépend, comme observe déjà Mr. Annesley, de la quantité du malaria développé, de la température, de l'humidité de l'air Cqui exerce une attraction sur le malaria) , de la qualité et de la force des vents, de la forme des montagnes et de leur sol Cil rampe le long des flancs des montagnes et est attiré par le sol argileux), de leur végétation (les forêts parotssent aussi exercer une attraction). Mr. de Humboldt a observé pour la Mexique que Encero, situé 920 mètres ou à peu près 2760 pieds au dessus de la mer ne soufire plus de hi fièvre jaune Cnais d'après

cette observation on ponrroH croire que les émanations s'éleveroient plus haut, si la chaine Mexicaine s*éIevoit plus peipendiculairement de Vera Cruz). A Jamaica Stony HiU, dans une hauteur de 1300 pieds est rarement visité par la fièvre jauue. Dans les états Romains on a observé que des habitations situées seulement 150 pieds au dessus des rizières n'en souffroient plus beaucoup (Cap s o ni 1. c. p. 191). Mais dans Tile de Dominica, d'après Ferguson, un poste militaire, établi 300 pieds au dessus des marais trouva Tair si pestiféré qu'aucun blanc n'y pouvoit vivre, et dans Tile de Trinitad aucun créole espagnol ne ponvoit dormir impunément dans un endroit élevé de 400 pieds au dessus des marais. Le Monte Mario près de Rome, que Mr. Breislak juge aussi malsain que la Campagne di Roma est élevé 444 pieds au dessus de la mer. Terracina dans une hauteur de 114 pieds souffre encore des fièvres paludéennes, mais Tivoli 624 pieds, e Sezza 918 pieds au dessus des marais Pontins en sont libres. Le couvent dei Camaidoli sur un mont escarpé à 3 lieues du lac d'Agnano souffre de ses émanations; et Mr. Irvine fait mention de plusieurs villes de la Sicile situées sur des hauteurs et qui souffrent du malaria. Assez souvent les hauteurs dans les pays marécageux paraissent être plus malsains que les basfonds, comme le capitaine Smyth prouve cela pour la Sicile; et dans la Bresse on a fait une observation assez curieuse: 9)0n plaça, sur dix à douze clochers situés au point le plus élevé des mamelons les plus hauts, des draps floltans, tous de toile blanche de la même qualité, tandis qu'au fond des prairies les plus basses et les plus humides, on en disposa d'autres en nombre égal étendus et soutenus chacun, par des perches, à la hauteur de trois ou de quatre toises: tous restèrent dans la même position pendant un même nombre de jours et de nuits; et ce tems écoulé, ils furent examinés avec soin. On reconnut a) que les draps placés dans les basfonds et les prairies nuirécageuses étoient imprégnés d'humidité, bien qu'il n'eut pas plu pendant lour exposition; b) que ceux des hauteurs étoient au contraire couverts de taches noires, jaunes, vertes, livides, qui attestoient le dépôt d'émanations délétères. Les Bressans ont constamment remarqué que les fièvres se manifestoient presque toujours sur les hauteurs avant de paraître dans les lieux bas.^' Monfalcon hist. m éd. des marais 2de éd. p. 80. Cependant cette observation peut seulement valoir des monticules dans les pays marécageux mêmes, car pour la partie montagneuse du pays Mr, Bossi, ancien préfet de l'Ain, a hien prouvé qu'elle étoit plus saine, en 1802 — 1804 il y avoit un décès annuel dans les communes de la montagne sur 38,3 habitans, dans les communes de rivages sur 26,0, dans les communes de la plaine emblayée sur 24,6 et dans les communes d'étang ou de marais sur 20,8. On a fait la même observation dans l'Afrique occidentale, à Sierra Leone le miasme étoit plus actif, et la mortalité plus grande, sur des hauteurs de 400 et de 500 pieds que dans la plaine. Tulloch Statist. Reports p. 10. En général le malaria en s'élevant est atténué, et perd peu é peu de sa force délétère; ainsi Mr. Boudin (Géographie médicale p. 27) remarque: j^dans certaines régions marécageuses de l'Afrique on voit, en été et au niveau de la mer^

les fièvres se manifester sous le type continu, puis en des hauteurs de phis en plus élevées se montrer successivement rémittentes, puis mtermittentes , quotidiennes, tierces etc., jusqu'à ce qu'une très haute élévation vienne mettre un terme définUif à leur existence.<< Mr. Blane (Medic. chirurg. trans. III, p. 1) rapporte d\me épidémie de fièvre jaune à Ste. Lude : Le 90e régiment anglais , campé à Ste. Lucie , sur le morne Fortuné, â 840 pieds au dessus du niveau de la mer, y perdit 271 hommes, le 91e, qu'on avoit barraqué sur le penchant du morne, en perdit 318; et le 89e, qui s'étoit établi au pieds de la montagne, et presque au niveau de l'océan équatorial, perdit 486 hommes. — 8) Les observations prouvent que le malaria est arrêté dans son cours par des objets qu^il rencontre, et mémo répercuté par des obstacles qui s'opposent à son cours. Les auteurs qui ont écrit sur les marais de l'Italie, de même Mr. Napier pour les lies Joniennes contiennent beaucoup d'exemples que des collines garantissent contre les émanations, les forêts paraissent encore mieux retenir le malaria, des exemples sont mentionnés par Laneisi, Capsoni C330), Annesley, Cassan (Alîbert), Ferguson etc.; que des murailles, des remparts ont garanti des villes, des couvents, des caravanserai etc. est de même comm CReider, Witt); par les .obstacles, et par la répercussion il faut expliquer la cause de l'infection de singles maisons, étages, chambres etc. (Johnson L c. p. 112). Des énuH nations gazeuses ne pourroient jamais se comporter de cette manière. — 9) Il y a des en» droits qui développent une trop grande quantité de malaria, ou qui sont mal aérés ou mal éclairés , qui sont généralement ensevelis dans les vapeurs, sur eux le séjour est dangereux le jour et la nuit; mais pour la plupart des régions de malaria c'est un fait généralement connu dès les anciens tems, que l'on peut y séjourner sans danger pendant la journée, seulement depuis le coucher du soleil jusqu'après le lever elles sont pestiférés; c'est pourquoi les sentinelles et en général les soldats souiTrent beaucoup plus que les officiers (Davy L c. II, p. 250); les Autrichiens dans la dernière guerre de Naples perdoient beaucoup de monde par les patrouilles de nuit. On explique cela avec raison par la formation des va-* peurs par l'action du soleil, par le mouvement des vapeurs qui retombent sur le sol an soir et le couvrent pendant la nuit, par la rosée qui est surtout dangereuse, parceque par Peflet de la radiation de la chaleur elle est déposée des couches inférieures de Tatmosphère qui sont remplies d'effluves. — 10) C'est une observation générale que les marais tropiquei sont surtout extrêmement malfaisans pendant les calmes ; sans doute parceque les émanations s'accumulent et ne sont pas emportées par les vents % peut-être encore d'autres influences

*) filn warm dimates Ihcir aceumulatioii is te sone degree prevented dnriof the Imdwindf wMeh blow Uiroogh the night But thèse wSnd« are frequeoUy too lighl to aweep away tbe exhalatâona , which are coUected in ravines and sheltercd valleya. It iê chieSy diiring tbe calnu whicb précède and follow the night windi that the accumulation of effluTia in low places takes place; and as thèse calnu, with their attendant Tapeurs, are usually about snnset and sunrise, eiposure at those times should be avoided. Annesley I. c. p. 34.

agissent en même teros (v. plus haut p. 278). — 11) Si le malaria se trouve accumulé dans des endroits enclos p. e. dans des bétimens, aussi dans des forteresses, il devient extrêmement pestiféré CReider I. c. p. 66. Witt Clima der Wallachei pi. 1.). Probablement sa décomposition continue dans ce cas. — 12) Dés la plus haute antiquité on a reconnu que le feu étoit un des meilleurs moyens pour détruire ou rendre innocentes les émanations marécageuses; Mr. Monfalcon (1. c. p. 200) a rapporté les observations d'Acron, de Ramel, de Desgenettes, Blane, que Ton pourroit aisément augnïenter; Mr. Monfalcon croit que c'est seulement un bon ventilateur et qu'il n*a pas d'action désinfectante; cependant il se pourroit bien qu'il agiroit aussi en détruisant le malaria *)• — 13) Une observation bien remarquable, si elle est conflrmée, est celle, que Ton évite les mauvais effets du malaria en respirant par un voile. La connaissance de ce remède prophylactique nous paroit être parvenue de Torient, ou Pon s'en sert toujours, surtout les Arabes dans l'Asie et dans l'Afrique, et de lé l'habitude a passée en Malte, en Espagne etc. Mais comment ce voile agit -il? Mrs. Moreau de Jonnès, Macculloch pensent à l'analogie de la lampe de Davy, ainsi contre les gaz, cela n'est guère probable; Mr. Eisenmann (die vegetativen krankheiten p. 181) veut qu'il agit en éloignant l'électricité, je ne comprends pas cela. A ce qu'il paroit le voile doit être un peu épais, en général on se sert d'un mouchoir, et dans ce cas il agit probablement, en retenant les vopeurs avec les molécules putrides. D'ailleurs les observations des auteurs nommés sont assez remarquables pour être reproduites ici, d'autant plus que les pathologistes y ont fait peu d'attention. Mr. Moreau de Jonnés C^ction des forêts p. 158) dit: r,An milieu des marécages les plus redoutables des Indes occidentales, il nous a sufD, pour éviter l'infection, de sommeiller enveloppés d'un tissu qui, sans intercepter l'air, arrétoit les miasmes pernicieux, a peu près comme la toile métallique de la lampe des mines, laisse passer la lumière, sans permettre aux moffettes de s'ouvrir un passage.<( Mr. Macculloch (l-c. p. 299) rapporte: «The fact, as it is stated, Is simply this; that by surrounding the head with a gauze viel or conopeum, the action of Malaria is prevented, and that thus it is possible even to fileep in the most pemicious parts of Italy without hazard of fever. In Malta and elsewhere this belief is uuiversal : and hence the popular practice of covering the mouth and nose with a handkerchief, in the moming on gotng out, or in other suspicions circumstances. Thus aiso in Spain and Portugal, it is a common or universal habit to draw the mantilla ovcr the mouth when in suspected places, as aIso in foggy weather and east winds. Perhaps however it is a fact yet wanting confirmation; but it is not improbable on theory^ be-

*) Les MOTtges du Madaguctr coimaiMent ton action aussi bien que les ^tres des marais Pontins: iiTbe Hadagascans, believing tbat the cause of ail the evil is a kind of Tanghuiu (>» indigeoous vegetable poison} in tlie atmosphère, and tbat this poison can only be destroycd by flre as it rises froro the earth during the night, erery hoose bas in the centre of each apartment a raised box of sand, on whicb wood ii kept smonlderiiig after nuêtl,^ Allas 1. e. p. 556.

cause we can thus conceive an atmosphère from the lungs, accumnlated withm the veil, capable of decomposing the inalaria.<( Mr. Magendie (Phénomènes phys. de la yie. IV, p. 199) s'explique en ces mots: ^^ce sont même ces exhalaisons putrides qui donnent lieu aux fièvres intermittentes des marais, fièvres que l'on évite quelquefois en se couvrant pendant le sommeil la figure avec un voile. L'air, en traversant son tissu, se trouve pour ainsi dire tamisé, et arrive à Torgane respiratoire épuré des molécules végétales et animales dont il éloit chargé. « Aussi Mrs. Rigaud de l'Isle et Ferguson conseillent l'usage du voile. — 14) Des observateurs attentifs ont bien remarqué, ce que nous avons annoté plusieurs fois, que les divers états de l'atmosphère exercent une grande influence sur la facilité avec laquelle s'effectue la propagation du malaria. Nous avons déjà tu que l'humidité de l'air, en le dissolvant, la chaleur en le développant, l'air stagnant en l'accumulant et décomposant, le favorisent, probablement ^électricité négative le favorise de même; nous avons vu antérieurement que le scirocco active sa formation et sa propagation d*une manière très visible, mais c'est probablement une erreur si des auteurs dans l'Angleterre, et dans les Indes (Hardie) accusent en général les vents d'est; l'attraction exercée par Teau et par les vapeurs fait que le malaria suit souvent le cours des fleuves et des vallées humides; mais de l'autre côté s'il n^y en a pas trop, il est souvent absorbé par des masses d'eau, action favorable qu'exerce souvent la mer. Une action pareille à l'eau exerce le sol argileux. — 15) Une attention spéciale mérite encore l'action des végétaux sur le malaria. Si d'un côté nous avons remarqué que le malaria est souvent le produit d'une végétation excessive des forets vierges, des jungles etc., nous avons aussi vu de l'autre côté que des massifs d'arbres et des forêts mettent un obstacle au malaria et garantissent les pays contre son mfluence. Cependant on s'est bien aperçu que cette action mécanique en beaucoup de cas ne pouvoil pas être la seule, le déboisement causant des maladies où il n'y avoit pas de marais derrière les forêts, chose de laquelle on s'est convaincu dans le Florida, on a cru que l'ombrage des arbres avoit empêché la formation des émanations, et qu'elle fut mis en jeu par l'acUon des rayons du soleil sur le sol dénudé (Forry Climate of the U. St. p. 313. 314. Cassan dans les Antilles Monfalcon 1. c. p. 94); cela est possible en quelques cas, mais TexplU cation ne suffit pas, parceque souvent de simples rideaux de plantes, des allées présentoient l'avantage désiré; on a dit que les arbres exerçoient une attraction aux vapeurs malfaisantes comme humidité (Annesley 1. c. p. 36), je ne doute pas que cela arrive; cependant eu remarquant que la même bienfaisante action étoit exercée par des plantes herbacées, on devoit en inférer que les végétaux agissent en décomposant le malaria, si c'est seulement en décomposant les gaz hydrogène sulfuré, carboné etc. comme le disent Mr. Monfalcon. Savi, Luciani (1. p. 461), ou s'ils agissent même sur les molécules putrides, reste indécis. Pas tous les végétaux agissent avec la même force sur le malaria, il y en a ractum desquels a été trouvée bien plus puissante que celle des autres; p. e. le saule, arbre sacré de Mahomet, a cette renommée dès les anciens teras, l'aune et le gale sont préférés dans

rAmériqoe du Nord, le mais a été préconisé dans l'Amérique et dans l'Italie, chose sur laquelle nous reviendrons, en parlant de l'influence de la végétation. C'est vrai que les plantes aquatiques , notamment la lentille d'eau, dans les lacs peuvent quelquefois être utiles en absorbant pendant l'acte de la végétation les produits de la décomposition, qu'elles hâterons de cette manière, et elles peuvent empêcher la formation des émanations putrides. (Marc: Annales d'Hyg. publ. I, p. 337. 346.)

Quant a la nature intime du principe malfaisant du malaria, malgré la foule innombrable d'hypothèses, les recherches les plus nécessaires manquent encore. Ce qui a été dit d»is les remarques antécédentes suffit déjà pour prouver que nous avons à faire avec un principe matériel , et non gazeux , mais plus matériel. Cependant jusqu'aux derniers tems les auteurs ont souvent continué a voulohr trouver le principe actif dans des influences, qui en vérité concourent dans l'action du malaria, mais qui sont néansmoins pas du tout le principe essentiel. Nous passerons la revue de ces influences, dans lesquelles on a cru trouver le principe actif, et nous ajouterons ce qu'on peut en soutenir avec quelque raison: i) L'électricité a été assignée comme la cause des maladies marécageuses, notamment de la ièvre intermittente par Mr. Eisenmann Cplns haut p. 276), Mr. Heyne (p, 250), les doctrines desquels ne pourront guère subsister devant les lois de la physique, mais aussi les vues empiriques de Mrs. Brocchi (P- 286), Pritchett (236), Johnson (286) etc. ne peuvent pas être admises dans l'extension que ces auteurs leurs ont donné; les idées de Mr. Bartels (nervôse fieber I, p. 256) et de Mr. Reider (Sumpffieber p. 77) etc. sur le concours de cette influence sont moins reprouvables. Ni la matérialité prouvée du malaria, ni sa manière d'agir supportât que Ton puisse mettre Téledricité « sa place; mais ce qu'il faudra concéder, c'est: a) que Taction de l'électricité sur l'organisme animal exposée plus haut, le doit rendre plus disposé aux maladies marécageuses, b) que l'action de Télectricité négative favorise le développement du malaria, en hâtant la décomposition putride, peut -être aussi en secondant la formation d'organismes inférieurs. — 2) On a voulu trouver une cause des maladies marécageuses dans l'exclusion de la lumière. Aussi lé les idées forgées ne peuvent pas être reçues, l'action du malaria dans les caves et autres lieux enclos (Bartels I. c. p. 256) a été expliquée plus haut, celle de la nuit et de l'absence de la lumière solaire se borne: a) a la déposition des vapeurs malariens des couches hautes de l'atmosphère dans les basses, par le refroidissement, b) a la déposition du malaria dans la rosée sur les corps terrestres par le rayonnement de la chaleur. Cette influence est sans doute très importante. — 3) On a pris la chaleur pour le principe générateur des maladies marécageuses. Outre plusieurs anciens médecins de nos tems Mr. Raimond Faure • professé cette opinion; mais Mr. Monfalcon, Macculloch, Capsoni (p. 164) ont prouvé que même dans les pays les plus chauds il n'y a pas de maladies marécageuses, sll n'y a pas de corps organiques en décomposition; de l'autre côté c'est bien sAr que sans un certani degré de -chaleur il n'y a jamais de maladies maréca-

fdttset CPorry p. 308}, ptas dnnds qse sMt les ifBjs d*a«lanl plus fréquentes sout foi ttitla4i«6 marécageuses (Forry p. 277) et leurs formes d'autant j^ns importantes et dangereuses (Annesley p. 520), de même dans les ctiaMits tempérés, plus chaudes qnesoni les saisons d'autant plus Tréquentes et d'autant pins dangereuses deTienaent les maladies «wrécagenses CKopp denkwûrdigkeiien. III, p« 3 etc.). Cette iniuenoe de la cha'* leur s'explique aisément a) par ce qui a été dit de l'aotim de la chaleur sur l'organisme animal (plus haut p. 313) et sur ses maladies (p. 316) et b) par son influence sur les marais et sur le développement du malaria Cplvs haut p. 236). — 4) On a accusé comme cause des maladies marécageuses les vicissitudes de la température Cet Thumidilé i|ni en est la suite). Surtout des auteurs Italiens, témoins de ces changeaBens subites ée la température qui arrivent à peu près journellement, ont soutenu cette opinion, eomme Targioni Tozzetti, Cosse (Maladies rhumaloides. Genève. 1826), Folchi CAnnaL univers, di medic. LI, p. i56), Bergonzi (Strambio giornal. anaL di m éd. 1828. Nov.) etc. A peu près tous les auteurs reconnaitrout l'actâon délétère de ces variations de température, mais elles agissent principalement en causant la déposition du malaria dans les vapeurs aqueuses de l'atmosphère (ce qui, soit -il dit en passant, ne ^urroit jamais arriver, si c'étoient des gaz)! C'est difficile à comprendre comment ce phénomène e pu en imposer aux observateurs. — 5) Nous venons de voir que des auteurs ont présumé que c'étoit seulement l'humidité qni agissoit dans ces vapeurs. Sans donle rkifluence de l'hunûdité ne peut être méconnue (v. plus haut p. 327); eUe doit disposer aux maladies, et l'on s'est encore laissé gvder par l'action mystérieuse de Peau sur les reclmtes de la fièvre intermittente que j^ai maintes fois observé moi*» mémo (plus haut p« 265) 0 ; mais beaucoup d'auteurs ont déjà prouvé que l'humidité seule ne suffit jamais pour produire des fièvres intermitlenles , p. e. Mr. Rigaud de Tlsle CBiblioth. univ. II, p. 35): TïJ'ai beaucoup fréquenté les hauts pAturages des Alpes, et j'y ai long-teum nmel-néme tenu des troupeaux qui ni'appartenoient: or j^ ai vu en automne surtout, les •nouloas presque plongés dans les brouillards épnis; il y lait souvent très chind, souvent •aussi très froid; la température y change farusquemment et fréquemment; les gélé^ blanches i»et les rosées y sont plus abondantes et moins rares que dans les plaines; les troupeaux #«nfin y sont toujours en plein »r, e^osés à toirtes ces imtempéries; leurs canducteurs le lisent guère moins , et cependant les uns et les antres s'y conservent en pariaile sanlé; 4^destendeot-iis sur la c4te, les uns el les au«ees y sont exposés à des épidémies et des

') nHeltê VttHe \t^ oiaetnto «ella mit diaicâ per la citti, «fc« flladivldnl ^«atill 4^ «la leruna vi MBD rioaëflli dopoché ••■o Halo odpiti dalla pioggitL^ od ia «pnlMqv^ aAtra modo si «ou» «^^sti 4 umido d«U* aUnoslera. Ala è il tolo unido qoello ^ per cui Taria de* looghi paludMl foatra la fabbri pa^ nodicbe? In altri liti l'aria umida, meiitre col iodorre la lopprcMione del perspirabile cuUneo di ori^tna ai reaaa ad allo atesta Ulano, non produce Tebbrl intarmitienU.tt \nl|ea f aialogia generala. 1841. i, p. IM.

fféfbootieft fréqnentes.^^ Et Mr. Capsoni (L c pt 125) dil de même: »Se in «n cUoit «nnido non esistoaa ê nmi si «ùscmo i reqniaiti oecesrarî alla generaiione del quid parlî- «colare e Marbifero» non vi stikippa q^ella malatlia: dô si veri&ca a Pk^burgo» noUo «isole Orcadi^ nelle isole di Sheitland, nelie vicinanxe dd laghi di Scosia» sitî mnidissimi »aNi dove ignote aoao le fiebbri intenmitentt: inrece nel biogo pM allô, sidnbre e asduito «ai piio ad arle produire la malatlîa miasraatico-^paludosa col pcoouirare k genetazione di fttnle principio maléfice nellc riaBJe, uA maceralcj e negli stagm.«^ — 6> Des vents oui été réputés de causer des fiètres intermittentes et autres maladies marécageuses* L'expé-* lience a prouvé p. e. qu'en Angleterre les épidémies de fièvres Intermittentes arrivoient toujours après des vents d'Est (Maccullock Malaria p. 317. 323 etc.>, smûs. Mr. Maccvlloch démontre que ces vents dans quelques contrées de l'Angleterre arrivent de k Hollande, en d'autres ils ont encore passé par des marais. Mous avons vu antérieurement que les vents d'Est sont malsains dans quelques régions de TAsie, et Hs ont cette mauvaise renommée déjà dans l'ancien testament, probablement ib ont une origine marécageuse, car dans la plus grande partie du continent de l'Entope ces vents sont ceux qui apportent le moins de malaria. Depuis Hippoerate jusqu'à nos jours les vents méridionaux ont une très mauvaise réputation, cependant ils ne la méritent pas dans l'AUemagne et dans l'Angleterre, seulement dans k Grèce, dans l'Italie, une partie de k France et de l*Espftgne ils sont pestiférés, parcequ'ils appartiennent au sirocco qui, comme nous avons vu, a une si grande affinité pour les émanations marécageuses qu'il les emporte très au knn^ ou par sa sicdté ou par son étfit électrique, ou par les purttes salines de la men On voit donc que les venta en soi sont innocents, ils nuisent seulement par le makria duquel ils se ckergent — 7) Aux yeux de beaneoup d'auteurs, et de très renommés c'est le sol qui doit contenir toute la oanse des fièvres intermittentes, et souvent d'une manière très énigmatique; d'après ce que nous avons dit sur les difiërens sok (p. 320. 223. 230. 231. 245. 249. 331 etc.) noos savons bien qne le sol a une inftoenoe, mak seukment a) parcequ'il contknt des parties végétaks déconqiosables qui avec l'imaûdité et la chaleur peuvent firamir du makria, coiMie le terreau, la tourbe, les anciens fimds de marak et de mers; b> parcequ'il contient des sek qui favorisent k décomposition putride, comme le sol saUn et le volcanique ; c> parcequ'il kvorke k Carmation des marais , ou d) parcequ'il attire le makrk, coaune le sol argH leux. Ainsi dmis tons ces cas il reste toujours te principe du makria qui agit — 8) Enfin on présume que ce sont des principes gazeux, surtout l'hydrogène carboné et sulfuré, qui constituent le principe actif du malaria. Déjà avant la fondation de la chimie moderne ks médecins CLuuusi , Baglivi , Uoilmann, Home etcO supposoient des agens chimiques dans le makria, après les découvertes de Lavokkr on ne pouvoit pas douter que des gas, surtout l'hydrogène carboné, sulioré et phosphore dévoient se développer dans les marais; en vérité Volta, Moscati, Thénard, et après eux beaucoup d'autres les ont trouvé dans l!air qui s'élève de k vase des marak, comme nous avons rapporté phis haut. Cependant

Gattoni^ de Saussure et d'autres chimistes ne pouToient pas recoimallre ces gas daiw l'air au dessus des marais et des régions marécageuses, et assez généralement on éloil disposé d'admettre que ces gaz se décomposoient dans le moment de leur formatioB, et qu'ils ne se trouvoient plus dans l'air marécageux ; mais l'odeur trahit souvent l'hydrogène sulfuré, de même son action^ car dans des lieux très marécageux c'est une observation très commune de voir se noircir tous les objets d'argent; en vérité ce gaz et aussi l'hydrogène carboné') a été trouvé dans l'air marécageux par Parent Duchatelet (Hygiène I, p. 479), Morichini (Valentin Voyage en Italie p. 98), Savi Cplus haut p. 235), surtout Gardner Cp* 238); on devra donc admettre ces gaz dans l'air marécageux, et où ils sont présens, ils doivent aussi agir, probablement ils modifient les maladies mwécageuses. Malgré cela nous pouvons affirmer avec assez d'assurance que ces gaz développés des marais et du sol et élevés dans l'air ne peuvent pas être le principe actif du malaria: a) parceque les phénomènes mentionnés du transport du malaria, et sar«* tout de sa déposition dans les vapeurs, ne conviennent nullement avec les lois de la dîB^ sion des gaz; b) parceque ces gaz agissent autrement sur Porganisme aoimal, causent d'autres maladies; c) parceque dans des cas où ces gaz se trouvoient en grande quantité dans l'air, pas de fièvres marécageuses se sont développées: P. e. à Birigazzo près de Modène la terre exhale beaucoup d'hydrogène sulfuré, mais il n*y a pas de fièvres inter* mittentcs (Spallanzani), il y a des lieux pareils en Toscana et dans le royaume de Naples, où il n'y a pas de fièvres non plus (Capsoni p. 144). (J'ai parlé plus haut de l'hypothèse de Mr. Daniell qui croyoit avoir trouvé l'hydrogène sulfuré dans l'eau de mer des côtes de l'Afrique, déjà Mr. Davy (1. c. II, p. 243) a relevé la cause de son erreur, mais toujours est il prouvé que l'eau de mer stagnant avec les détritus végétaux forme beaucoup d'hydrogène sulfuré) *). — Au contraire les faits mentionnés sur le transport et sur la déposition du malaria conviennent tout- à -fait avec la présence de matières fluides ou plutôt solides. Que des molécules solides peuvent être élevé très haut dans l'atmosphère et qu'elles peuvent être transporté à une distance de contâmes de lieues a été abondamment prouvé dans nos recherches précédentes. Que dans l'acte de la putréfaction de telles molécules s'élèvent dans l'atmosphère est l'opinion des chimistes les plus distingués, Fourcroy, Berzelius, Thénard, Orfila, Devergie etc. (v. plus haut p. 237). Nous verrons à Pinslant que les anciens auteurs admettoient déjà de telles molécules dans l'air marécageux'), mais

') Mr. Baumes pour prouver It présence du gaz hydrogène carboné, observe qa*en 1780 oo a vu le fe« prendre de lai -même et s'étendre sur plus de 1900 loises carrées d'un èo\ marécageux, .et les m* cîaes être brûlées jusqu'à deux pouces de profondeor. (Gazette de santé. 1780i) De amMables exemples se trouvent dans le 4* vol. de Thistoire naturelle de l'air de l'abbé Richard.

*y Mr. J. Davy (Jonian Islands II, p. 247) produit une foule de laiu qui ne sont pas inexplicables d'après nos remarques précédentes.

•} Anibr. Paré (Oeuvras éd. Malgalgae III, p 364) p. e. • sms dovie aonreel raiseii lors-

elles ont été prouvées par robserralion seulement de nos tems: C'est, vrai déjà Henshaw, dans son essay sur la rosée, avoil trouvé une matière organique dans l'eau de la rosée, et Tbouvenel Cl* c. vd. IV) avoit reconnu le même principe dans Tair marécageux; mais l'auteur qui le premier ces molécules a condensées dans Pair des rizières, et les a pris pour le principe actif du malaria déjà en 1795, c'est le célèbre Moscati '). Les observations les plus nombreuses furent instituées sur Tair marécageux, dans les marais les plus pestiférés de l'Italie, par Rigaud de l'Isle, dans les années 1810— 1812, comme membre de la commission des marais Pontins, et il les répéta sur les marais de la France, par un procédé plus commode que celui de Moscati (Biblioth. universelle. 1816. Mai, el 1817. vol. 5. p. 13. 112)*), les analyses furent faites par Vauquelin; ils trouvèrent dans l'eau de la rosée de l'air marécageux toujours des flocons de matière organique, qui ne se trouvoient pas dans la rosée de l'air sain. Mr. Brocchi condensa de même la rosée de l'air marécageux dans un des endroits les plus malsains de la contrée ^ de Rome, selon le procédé de Moscati {z\ où il fut pris soi-même d'un accès de fièvre, et son compagnon d'une fièvre intermittente qui dura plusieurs semaines; les habitants n'osoient pas passer la nuit dans leurs maisons, pendant le tems où il fit %^s expériences). En même tems il faisoit une analyse eudiométrique de l'air, qui ne donna de diiFérence étant composé de 79 azote et 21 oxygène, l'électromètre indiqua une nuit l'électricité négative , l'autre positive. L'analyse de l'eau instituée , avec Mr. Morichini ne donna aucun résultat '), et l^ croit que la matière organique formée étoit la suite de l'attouchement de l'appareil avec les mains. Ces recherches furent imprimées pour la première fois dans la Biblioteca Italiana. 1818 et elles se trouvent réimprimées à la fin de son ouvrage Dello stato fisico del suolo di Roma. Roma 1820. De nombreu/es recherches selon le procédé de Rigaud fiirent instituées sur les marais de l'Espagne et de la France par Julia Fontenelle (Recherches sur l'air marécageux. Paris. 1823); l'expérience principale donna les résultats suivant: «Quatre litres de rosée firent l'objets de mes recherches. Cette eau étoit inodore, incolore et assez claire; elle tenoit en suspension quelques petits flocons qu'elle déposa sur le filtre. Soumise à l'action du calorique, j'en dégageai seize centilitres d'un gaz, qui soumis à diverses expériences eudiométriques, donna pour cent parties: acide car-

q<i*il dit: fOr ces vnpeuri pourries, lesquelles nons avons dit chasser les besles delenrs cavernes, s*eslévent en l'air et causent grosses nuées, et tombent quelquefois sur les fruits, mais aussi font mourir les arbres et les bettes, comme boeufs, vaches, chevaui, pourceaux, moutons, poulailles et autres volatiles, comme nous avons dit. Sur quoy tu dois observer, que les bestes à quatre pieds sont plustot saisies et frappées de œste peste que les hommes, pareequ*eHcs paissent les herbes imbues des exhalations putrides de la terre.M

0 11 croyoit avoir trouvé aussi les m^mea molécules dans lea eoniagia. Corn pend io di cognisioni vetcrin. p. 81.

'} Ces savantes recherches qui mérltoient bien d'être plus répandues,^ doivent avoir été réimprimées à Paris, mais je 'n*ai jamais vu cette réimpression.

*) L*assertioD contraire de Mr. Monfalcen est fausse.

bonique 2^7, gaz oxygène 30,3, gas asote 67,53 la raaée eonliait Vis d'air ataao-

sphérique, de l'acide carbonique, de l'hydrochlorale de chaBX, de tiiydrocUorate de sovide, an sulfate, du carbonate de cfaaux , et une sobataDce animale (?) sous foraae de lloqpBs . . . C!omme point de comparaison , je me suis livré à Tezamen de la rosée ordinaire , et je nu obtenu que les mêmes produits à l'exception des flocons précités.» II ne pouvoit trouver ni gaz hydrogène carboné, ni sulfuré. Mr. de Renzi CTopografia med. del regno di Napoli I, p. 62} condensa aussi Tan 1827, près du lac pestiféré d'Agnano, la rosée pendant deux nuits; il n'obtint qu'une livre et demi, les résultats de Panalyse paraissent incertains, cependant il croit avoir trouve une substance organiqae, et de l'ammoniaque. (Ce dernier principe devoit paraître fort singulier, mais la chose s'explique, pareequ'on a vraiment découvert dans la contrée des sources d'ammoniaque! v. James et Magendie voyage à Naples. P. 1844. p. 17.) Mr. Boussingault (Journal de Chimie mecL X, p. 620) a publié ses recherches faites dans différentes contrées marécageuses de la France et de l'Amérique: ^jEn 1817, Mr. Boussingault, se trouvant dans le département de FAln, remarqua que l'acide sulfurique placé dans le voisinage d'une mare ou rouissoU du chanvre, noircissoit prompteroent, tandis que, loin de ce centre de putréfiMstioa, M ne noircissoit au contraire que très lentement. A cette époque, il y avoit sur un très graad nombre de points des rouissages de chanvre, et la fièvre régnoit dans les campagnes. Il étoit probable que la maladie des hommes, et la couleur noire de l'adde, éloient dus à une même cause, la présence dans l'air d'une matière organique qui se charbonnoit par Paclion de l'acide sulfurique. Plus tard, se trouvant en Amérique, dans des lieux très insafaibres, Mr. Boussingault reprit avec Mr. Rivero les mêmes expériences dans les environs de Valencia. En 1829, se trouvant à Cartago, dans le Cauca, lieu où l'on a souvent à souffrir des miasmes que le vent y apporte des parties supérieures de la vallée, il recommença ses expériences en modifiant le procédé. Peu après le coucher du soleil, je posai, dit-il, deux verres de montre sur une table placée au milieu d'un pré marécageux. Dans l'un des verres, je versai de l'eau distillée chaude, afin d'en mouiller la surface, et de lui coaununiqucr une température supérieure à celle de Pair. Le verre froid en abaissant la température par l'effet du rayonnement nocturne, ne tardoit pas à se couvrir d'une rosée abondante. Le verre chaud ne pouvoit évidemment condenser de rosée; en ajoutant une goutte d'acide sulfurique distillé dans chaque verre, puis évaporant à sec, on voyoit toujours une matière charbonneuse adhérente au verre dans lequel la rosée s'étoit déposée, tandis que le verre qui n'en avoit pas reçu étoit parfaitement net après la distillation de Pacide. Cette manière d'opérer présentoit l'avantage d'exiger peu de tems, et si un moustique venoit à tomber dans l'eau des verres, il étoit facile de Penlever avant de faire agir Paeide. J^avais opéré comparativement en deux vases à différentes températures, pour repondre aux objections que l'on élevoit contre les expériences de Moscati, en prétendant que les matières organiques, les poussières qui voltigent dans Pair, avoient bien pu se fixer à la surface

Iioande de son matras. Or dans mes expériences, la poussière orgaiyqoe, s'il y en stoR eu, auroit dû également s'attacher à ia surface de l'eau distillée chaude, et dans ce cas, l'acide suirurîque auroit {produit une trace charbonneuse, ce qui n'eut point lieu. Je con^ iinnai ces expériences pendant plusieurs soirées; mais bientôt je ressentis sur moi-même rinpressiofi des miasmes dont je cherchois â constater la présence. Je fus atteint d'une fièvre qui me força d'interrompre mes recherches.» L^autenr reprit ces expériences ft la Vega de Sapia; le viUage de Sapia occupe Je fond d'une étroite vallée sujette é de fréquentes inondations, les fièvres sont très fréquentes dans ce lieu humide et chaud« elo. D'après ces observations, qui paraissent en vérité capables d'être perfectionnées, la phiparl des naturalistes ei des médedns sont i présent de l'avis que le malaria contient des molé^ eûtes organiques en sohtion» Mais cela concédé, la question se présente de nouveau en quel état ces molécules se trouvent -elles? C'est l'observation microscopique qui doit repondre, et elle ne sera pas impossible <ii y a une douzaine d'années j'ai déjd vivement faR sentir la nécessité de telles observations). Les auteure qui croient que tout est découvert avec cette matière organique se trompent, car il y encore différentes possibHîtés: I) les molécules çn décomposition putride peuvent être amorphes et le procès de décomposilîon peut toujours continuer en elles, jusqu'à ce qu'elfes se résolvent enin en hydrogène caNboné, et, surtovt si elles rencontrent des sulfates dans l'air Cp« ^- des vapeurs de l'eau de mer, ou de terrains volcaniques etc.), de l'hydrogène sulfuré. C'étoit probablement d^ la manière de voir de Thouvenei CH, p. 149), Maltebrun, Keraudren, sans doute oellede Mr.Savi exposée plus haut, celle de Mr»Luciani Cp-465) etc., probablement aussi celle de Mr. BoussingauU. C'est vrai il restera toujours l'objection que Tactien du malaria ne convient pas avec l'action connue de ces gasl cependant nos connaissances sont assez faibles à cet égard, et quelque reseemUance avec l'action de l'hydrogène carboné se trouvu, et il se trouveroient là des composés dont l'action nous est inconnue. 2) Mais il se pourroit que ces molécules agiroient indécomposées, surfont respirées et mêlées au sang, onmme des matières putrides injectées dans les veines, ce que nous avons mentionné plus haut 3) Maïs c'est fort possible que les molécules sont organisées, ce que l'on pourroit iaCérer de l'observation que le malaria le plus puissant n'a plus d'odeur putride; dans ce cas a) elles pourment être des animalcules. Ces animalcules atmosphériques ont été supposé par des grands médecins dès la phis haute antiquité, p. e. par Varro O? Coinmella, Palladius, Vitruvlua, A. Paré, Mouffet, Hauptmann, A. Kircher, Lange, Cagrossl, Corte, Lancisi, Vailisnieri, Hartsoeker, Plenciz, Desault, Legendre, Bonomo, Linné, Didier, Zeviani^ Scaramucci, Scuderi, Acerbi,

*) iiA4vertead«B eliam nî qw aran looa pil«iu-i«, el prapiar «aidam csatM, tl qnotf «raftem, macuai asinmlM qoaedaa mMiBta, qvaa wn poiMot ocsUt aon«eq«i, M i»«r aéra ialaa io eorpora par of ae aarea parraaimrt alqaa «ffiimal dinuiaa narfcasj* Da re raiiftc. 1, 1).

de maraig elc.; et les étals de rAmériqoe du nord orientaux sout lellenient assainis Cv. pins haut p. 267 etc.) ^ue Ton n*aurA jamais plus à craindre les épidémies terribles de fièvre jaune» qui ont désolé co pays jusqu'au oommencemenl de notre siècle; Guiana, autrefois ta cimetière des Européens, est assaini par les desséchemens el la culture CHalliday Ihe West Indies p. 245). — 2) Que ces maladies, surtout les fièvres intermittentes et marécageuses pernicieuses , la fièvre jaune etc. sont vraiment occasionné par les marais , est prouvé par la comparaison des contrées , où elles sont endémiques et enzootiqnes, avec d'autres contrées du même climat, mais non narécageuses , et par les eOels du desséche* ment, ainsi que par les {diéaomènes de Tiarection qui sont souvent très apparens, comme cela est prouvé par Mr. Reider (Sumpffieber p. 82) et surtout par Mr. van Geuas CMoerassen en moerassieliten p. 136). *- 3) Comme é presque toutes les inOuenceSy les animaujc et les horoaies s'habituent aussi au malaria, au moins jusqu'à un certain point, comme nous avons vu précédeaimeat (p. 377. 380) qu'ils h'abitucnt aussi aux émanations putrides animales. Nous avons déjA fait mention de ce pouvoir de Tbabitude en parlant des brebis des maremmes, des rizières et des marshes (p. 249). J'en ai vu un exemple pendant plusieurs années: Un fermier de rOhmthal, où la pourriture est déjA un peu enzoolique, voulant améliorer son troupeau de brebis indigènes et habituées au pays, où elles souffroient bien de tems en tems de la pourriture, mais sans des pertes très considérables, fit venir pendant plusieurs années des mérinos de la Saxe, toujours elles mouroient la première année de la pourriture. Mr. Rigaud de l'isle Cl* c. p. 54) a fait des observations semblables: sion s'accotttume<< dit-il «au mauvais air qui est un poison, comme on s'accoutume à l'opium , à la cigué, dont on peut chaque jour augmenter un peu la dose.«* 8) C'est la cause qui fait que les étrangers, les nouveaux - arrivés souffrent toujours plus dans les pays marécageux que les natifs du pays. C'est le cas dans le malaria terrible do Madagascar, dont j'ai fait mention plus haut 0* Mr. Annesley fait la même remarque pour les Indes orientales (1. c. p. 43), et de l' Amérique c'est assez connu que très souvent seulement les étrangers sont attaqués par la fièvre jaune ; déjà en Italie les étrangers, surtout les Anglais et les Allemands risquent beaucoup plus dans les contrées marécageuses que les Italiens; et déjà dans nos pays de malaria, p. e. dans la Wetteravie, les indigènes souffrent considérablement moins que les étrangers, même des provinces toutes voisines. — 4) Les hommes de couleur ne soîjffrent pas autant du malaria que les blancs: c'est assez

*) vAmongfli tke natives, oal of lome btmdredi treatod, more thao 50 per cent, recovered. It was calcttlaled, tfaat aboai 300 in erery 1000 were aUacked, aod thii greal imiminity (whilst not one Earopean ivlio alepi on ahore eacapcd) cas oniy, ai en oUier eountries, bo attribiited lo aeclioializatton. At St. Mary's, where blood-letttag, blistcring on arms and legs, kermès minerai, tisanes, and lavements wero trasted lo, it bas been staled tbat recoveries were 10 per cent. At Fonl Point, wbere venesection iraf parsned, crery nran died; so also did 41 men belonging to tbe French corvette at Zanaibar, trcated on the same plan.c Ail an: Edinb. a Lond. m, Journ. I, p. 555.

connn par beaucoup d'observateurs, qu'en beaucoup d'épidémies de la fièvre jaune , le» nègres et les mulâtres restoient entièrement libres, et en d'autres ils en furent pris, mais li^ maladie étoit moins dangereuse. Mr. Tulloch (Statistical report of Ceyion p. iO) rapporte l'histoire de la fièvre marécageuse rémittente terrible à Alîponta, où d'un détachement anglais de 254 hommes, 209 mouroient en trois nwîs, et les 45 évacués doivent être morts avant la fin de l'année^ entre 40 Malais qui y servoient en même tems, 52 cas de fièvre intermittente furent observé, mais 1 seulement mourut; mais de 60 nègres qui y étoient en service seulement 8 avoient 14 légers accès de fièvre intermiltenle, et tous furent guéris 0- Dans ce cas la différence du type, selon la plus ou moins grande disposition mérite d'être noté. Les rapports de Mr. Tulloch prouvent que les nègres souffrent peu du malaria dans l'Arrique occidentale; un peu plus, mais beaucoup moins que les blancs, dans les Indes occidentales* Mais M les infioences sont trop compliquées*); beaucoup phs concluantes sont les observations de la dernière expédition du Niger, entre 145 blancs de l'expédition, 130 avoient la fièvre rémittente marécageuse, et 40 en moururent; de 25 hommes de couleur entrés en Angleterre, 11 avoient de légers accès de fièvre intermittente, aucun n'en mourut; de 133 noirs entrées en Afrique aucun ne fut atta*qué de fièvre. (William I. c. p. 126 et Pritchett L c. tab. XX YI.). On remarquerai aussi l'influence de la disposition sur le type de la fièvre. — 5) Quant â l'âge qui souflfre de préférence, Mr. Vil 1er mé avoit soutenu que c'étoit l'enfance qui en souffrit le plus, d'autres médecins contestent cette assertion CMonfalcon p. 138>. Au moins il paroitsûr que l'âge qui souffre le moins est celui qui suit l'entier développement du corps et la virilité; Jackson assure qu'a Pétersbourg dans la Virginie A son tems aucun blanc né dans le pays n'avoit atteint un âge de 23 ans, il y vit un seul individu de 21 ans; le même assure que dans la Basse Géorgie les femmes blanches nées dans le pays atteignent rarement rage de 40 ans , les hommes presque jamais 50, mais ceux qui immigrent après l'âge adulte deviennent en général vieux. Quant aux animaux il paroit sûr que les jeunes ani-

') 0I11 no pari of ihe.Wesi Indies, nor even on thé We»i Coist of Africa, ku fever evcr asffumed M rarere and fatal a form. Whelher it woald be tbe same fn ail yeara in Uiai part of thé counlry we iMTe no meana of determioing, as white troops baTO not aince been atalloned Ihare. The black soldiera were noi alTecled to tbe iame extenl; a party of SO negroei, for inatance, who were preaent dnrin; tbe whole of tbe aickneti, exhibited a similar exention to tbat enjoyed by tbe aame race daring epidcmiei of rémittent or yellow fever in the Weal Indiea and Wealern Africa, for no faul caae oceurred among them, and only 8 came under trealment, witb 14 sligbt cases of inlenniuent. The Malays were more suacepiible, thovgh with them the fever aatomed gcnerally the intermittent type, as 52 were treated for that form of dUeafe, and one deaUi took place, in a party of 40 doing duty in the district, dnrlng the prevaleoce of this épidémie.**

') Les observations les moins éqnivoqnes i|ul prouvent ce que nous avançons, se trouvent ches Mr. Arnold on the bilious rémittent fever« L. 1840. pi. I. Jamaica, dont le climat est assea dange* reux poar les blancs, doit être nie la plus favorable à la santé des nègres, lenr morUlité n*étant qne de 25: 1000, dnna les entras Antilles de fi: 1000. 1. e. p. 948.

manx en soaOrent le plus. — 6) Le période de rincabalion après raclion da malaria offre une notable différence. La maladie se développe souvent presque instantanément après l'influence du poison, d'autres fois il y a une fort longue période d'incubation. II y a beauooup de personnes qui sont averti à l'instant par Podeur et par la saveur du danger qu'ils courent, et l'accès de fièvre suit souvent immédiatement: II y a beaucoup d'exemples de cette sorte des marais Pontins; Mr. J. Johnson (Infl. oT trop, climates I, p. 62} raconte que se trouvant, au soir, sur le tiilac du vaisseau en voyageant sur le Ganges, un brouillard abondant tomba, et en même tems i\ fut surpris par une odeur spécifique, qui ne pouvoii pas venir de la terre, parceque le tems étoit très calme; bientôt après il se sentit défaillir, la tète lui tourna, il avoit des envies de vomir, craignant un accès de fièvre endémique il se copcha, le lendemain il se trouva mieux, mais pendant plusieurs jours il étoit encore faible et abattu. Lind rapporte déjà un fait remarquable: Quelques personnes qui chassoient vers l'embouchure de la Gambia, arrivèrent auprès d'un étang très vaste, et se sentirent incommodées aussitôt; elles furent affectées de nausées, de vbmîssemens, d^une violente céphalalgie, et d'envies de cracher continuelles, occasionnées par une odeur fétide adhérente en quelque sorte â leur gosier et à leur palais. Nous avons communiqué plusieurs faits pareils de Mr. Johnson de l'Italie, et de Mr. Cas sa n de Tile Ste. Lucie, plus haut; plusieurs autres sont cités par van Geuns (p. 194}. Deux faits bien remarquables, qui prouvent en même tems que les couches basses de Talmosphère sont beaucoup plus a craindre, sont communiqué par Mr. de Renzi CTopograf. med. del regno di NapoIL I, p. 61) 0- Plusieurs histoires très démonstratives sont communiqué par Mr. Evans C Epidemie fevers of the West-Indies p. 20), desquelles je reproduirai deux, la première regarde l'auteur même: nK une occasion je devais aller visiter une plantation dans le voisinage de Castries (Ste* Lucie), pendant minuit, et la route m'obligea de passer le marais, situé au nord de la ville; c'é^oit un clair de lune fort agréable, le ciel serein sans

') nNoi fummo coBsulUti da ob gentiluomo che per affsri d'intéressé ir conduMe monlato iv i» c»-> vallo alla eoêï deUa Torre di S. Chiara, posia neUa grande piaonra che da Qoarto esleodeai flno al lago di Patria, e ctù verso il terminar di settembre. Egli venoe accooipagnata da una persona di serviiiè cbe !• •égal pedoile neli* andare e nel ritorno. Appena ripatriaii in Napoli un grave languore ed un abbattimealo di fo^ze si manSfeslaroiio in enirambi. La febbre si sriluppù in essi la sera con grau freddo, ma piô Irggiera nel padrone» ed accompagnata da letargo e prostrasione di forae nel serro, che succnnibè alla quinta accessione, mentre il primo al 14** giorno si travô apiretico. ->~ Il doU. Rossilly, Inglese resideou» in Napoli, ci ha favorito raccontarci di aver egli osservaio tre Inglesi, i qnali, passando per lo paludi Pontine Bel venir io Kapoli, videro degli uccelU alquanto discosU dalla sirada e sroonlarono dalla vettura per tirarli eo* fucili. Uno di essi reslù fecmo in piedi presso la caroiza, e due altri mettendosi carponi sut terreno cercarono awictnarsi agli uccelli, ma anche uno di essi due annojatosi fermossi, mentre TaUro prosegni innanzi inchè oilenne il suo. acopo. Nel rimetlersi in vetinra tutti tre furono affetti da nansea, e quindt da vomilo, che fu violentissimo in. quello che fece maggior tragillo carpone, men grave in qnello ch*eraai fermato a meta délia strada » e lêggiero in cl i erasi rimasio fermo piesso. la veUiira , e la febbre che im loro si svilupp6 segul la «tessa gradaxione per la intensiU» per la dnrata, e per le coosegnenae.»

aucun nuage, el une rosée bien abondante tomba. En n'approchant du marais je sentis une odeur fort désagréable, s'élevant de ses émanations et de la végétation humide et pourrie de sa surface et de ses alentours. Après cela je ro*aperçus d'une saveur singulièrement désagréable, diOlcile à comparer, dans la bouche et dans le gosier, qui produisit un faible vertige, de nausées et même des vomissemens. En arrivant sur la plantation, ce qui fut peu après, je pris un verre de punch chaud, dans Tespoir de faire cesser les nausées, mais envain , il fut rejeté à Tinstant, un accès de fièvre arriva et je fus obligé de me cou^ cher, et de rester au lit jusqu'au l'après-midi du jour suivant; après une transpiration abondante j*étois â même de retourner en ville , mais toujours très souiTrant. Au soir les symptômes retournèrent avec une telle sévérité qu'une saignée du bras et rapplication de sangsues à Tépigastre devenoient nécessaires, par ces moyens l'accès fut fini après 18 heures, et son retour fut prévenu par Tusage du sulfate de quinine en fortes doses. Avant et après cet accident j'ai passé le marais, a toutes les heures de la journée sans inconvience, à Texception de l'odeur infecte qu'il exhala toiyours. J'ai aussi passé deux fois pendant la nuit les marais Pontins, du lems où les fièvres régnoient dans la Campagna, à Rome, Velletri et Terracina, la seule chose que je remacquai étoit une légère odeur, ressemblante a celle du vin de Champagne.» Le cas suivant fut communiqué à Mr. Evans par le doct. Chevalier de la Martinique, mais qui du tems où il arriva, exerça la Médecine a Ste. Lucie: 99 Vers les huit heures du soir deux bateliers, après avoir fini l'ouvrage de la journée et en retournant chez eux, étoient occupés à tirer leur bateau en haut dans la baye, tout. près de la partie la plus dangereuse du marais mentionné, lorsqu'ils remarquèrent du côté du vent un léger nuage de vapeurs s'approchant d'eux , et peu après ils ' en furent enveloppés. L'un d'eux tomba sans connaissance, en apparence dans un état d'asphyxie, et l'autre étoit tellement afiecté qu'il n'étoit pas à même de lui rendre de l'assistance. Le nuage de vapeurs avoit bientôt passé, el le moins afiecté recouvra assez de forces pour assister à son compagnon qu'il trouva étendu sans connaissance dans la boue ; mais après peu de tems il revint à sol, et se reuût de manière â être reconduit chez soL Dans le cours de la nuit le doct. ChevaUier fut appelle pour le voir, et il le trouva dans un accès de fièvre bien intense, la surface de son corps étoit froide, il avoit Texpression d'une grande anxiété, le pouls étoit petit et à peine perceptible^ le malade étoit insensible, et dans un état comateux, interrompu de tems en tems par des fortes convulsions. Le froid dura a peu prés trois heures^ et i la réaction qui succéda les convulsions cessèrent, mais le coma continua, et alterna avec le délire; parfois arrivèrent des vomissemens de mucosités avec grands efforts et douleurs apparentes; la pression de l'épigastre causa des regunbremens et des contorsions de la face. Après 18 heures il y avoit remission ou plutôt une légère mitigation des symptômes, avec retour partiel de la connaissance; la remission étoit de courte durée et fut suivie d'un autre accès, aussi violent que le premier, avec la seule exception que le froid du paroxysme fut à peine perceptible. Le malade succomba 40 heures après l'exposition

iiu éoMnatioiis» A la sedion on (roura le sang fluide, eflhnon d'âne fiefte quantité de aemm entre Fanichnoidea et la pie mère, les poumons nn peu engorgés, ânflammalion in« tensiTO de l'estomae qui contint deux à trois onces de sang dans sa eavité. L'autre homme ne souffrit jamais pbis rien ; il rapporta que les vapeurs n'aroient pas d^odeur percepUble^ qu'elles étoient chaudes et humides, et înterceptolent momentanément la respiration et causèrent la sensation de défaillance, et un frémissement de tout le corps. << (On conviendra qu'aussi ces observations doivent éloigner chaque doute quant é la matérialité du malaria>. 11 seroit bien aisé d'augmenter considérablement le nombre de ces observations d'une action instantané du malaria. Mais de l'autre côté ce n'est pas moins remarquable que le sladîum de l'incubation de la maladie après l'action du malaria, est quelquefois fort long;' presque chaque année j'ai Toccasion de vérifier ce fait sur des ouvriers qui ont travaillé pendant l'automne dans la Wetleravie, et souvent des semaines après leur retour les fièvres éclatent; j'ai vu des ouvriers, venant des bords du Rhin entre Frankenthal et Bruchsal, sur lesquels la fièvre intermittente se développa des mois après qu'ils étoient arrivé ici, car dans notre ville et aux alentours il n'y a jamais de fièvres intermittentes, elles commencent seulement à apparaître, et encore bien rares, sur le terrain argileux du pied du Vogeisberg volcanique , a deux à trois lieues d'ici. Les écrits des auteurs sur ce sujet sont rempli d'observations pareilles. Surtout après la désastreuse expédition de 111e de Walcheren, les médedus français et anglais ont observés des militaires qui furent pris de la fièvre six mois après leur retour de Walcheren, dans différons pays. J'aurai encore occasion, plus bas, de rapporter d'observations semblables faites sur des animaux doinestiques; aussi Mr. Magne CHygiène vétérinaire p. 51) en dit-il: ijLes effets pathologiques des effluves se montrent quelquefois long*tems après que les animaux ont été soumis aux influences marécageuses. On voit même fréquemment des individus soumis à l'action d'un marais ne devenir malade qu'après avoir quitté le lieu malsain , et présenter cependant des affections analogues à celles qui se développent dans la localité marécageuse. Les habitans du Bogey, qui vont faire les moissons sur la rive droite du Rhône, n'ont la fièvre, si commune dans la Bresse, qu'après avoir quitté cette province et être rentrés chez eux» 0- — 7) Si d'au-

'} C'eii arec raison que Mr. Boudin (Pierres intermittentes et continues etc. p. 47) insiste sur cette obserration pour l'explication des Serres qui doivent être arrivé sans la présence du »•laria, en ajoutant: nRien de plus ordinaire, A Toulon et à Marseille, même aux époques où nul habitant de nces deux cités n*est atteint de fièvre intermittente, que de voir des militaires arrivant de l'Algérie être pris «de cette maladie sous l'influence du froid etc., alors même que pendant plusieurs années de séjour en «Afrique ils en avoient été complètement exemU.M — Aussi d'autres maladies marécageuses, même la fièvre jaune, ofl'reat les mêmes phénomènes, elles se développent quelquefois après que les infectés ont quitté les payi marécageux. P. e. 3lr. Erans remarque: »I left St. Lucia at the latler end of July 1835. During Ihe «passage, three of the people were attacked, one with inlermittent Nenralgia of the intestines, or interfinittent colle; a second with quotidien ague, and the third died of black vomit, witbin a day's saîl frora «the coast of Ireknd. Veaaels learing St. Lucia afier the first oÊ Aegnat, erea thongh the crew nny be

très mahdîes qui ne sont |^ {Nropres aux pays marécageux, p. e. des maladies oontagieusei se développent 4»m ces pays, elles revéteni, i peu près kNijours, an caractère plus dangereux, et causent une ph» grande morialUé qu'en des contrées non marécageuses. Ce sont surtout les maladies, exanlhématîques qui offrent souvent roccasion de vériier cette labaervaUen y pour rbomme p« c. la petite vérole, et la fièvre scarlatineuse , pour les animaux lie claveau* Oa remarque une grande adynamîe nerveuse, et surtout une tendance a la dissolution du sang et é la gangrène. Un exen^ple frappant est ' communiqué par Mn Evans Cl* c. p. 23): U régnoit â Castries (Ile Ste. Lucie) une fièvre scarlatine d'un caractère fort bénin, Tété 1830, lorsqu'on exécuta le dessèchement d'un marais pour des Iravaux publiques, qui donna occasion au développement d'une grande quantité de malaria; aussitôt le caractère de la searlutine Ait changé, elle devenoit maligne et très généralement mortelle: vTbe first effect perceived was the smell which èxpanded itself over a considérable portion of âbe town in ils nelghbourbood ; thc next was in a sudden change which thé épidémie underwent. Thc efOoreseence, instead of scarlet became dnsky red, occasionally approaching to purple; the lonsils, moulh, and pharynx were inteosely infiamed, and of a dark colour, as if lalling into gangrené; the blood drawn from the arm was of a deeper colour than in health, and the crassamentum did not separate from Ibe sérum; the puise was small and rapid; the méninges became aSected, the patient fell into a low nuttering delirium, and in a spaee of lime, Midom exceedîng three days died The exceptions of this termination were rare; eut of seven or eight cases which H feil to my lot to see, two or three only recovered.^ Sans doute ce n'est pas impossible que le malaria pourroit aussi avoir une influence favorable en quelques maladies. D'anciens médecins croyolent déjà que la phthisie pulmonaire éloil rare dans les pays où régnent les fièvres intermittentes. De nos tems beaucoup de médecins, surtout Mr. Wells en Angleterre ont défendu la même opinion; il y a 25 ans je me suis prononcé dans le même sens, guidé par des, vues physiologiques, et par les observations que j'avais faites dans quelques pays p. e. dans fai Hollande; dans ces derniers tems c^est surtout Mr. Boudin Cl^ièvres intermittentes etc. p. 10. 71 etc.) qui a combattu pour la même sentence. Cependant il y a des exceptions. Le même auteur CP' IIS* 165) et Mr. Chervin Cidentité des fièvres d'origine paludéenne p. 42 etc.) soutiennent que les fièvres typhoïdes et marécageuses S'excluent réciproquement La décision est difficile, le sens du moi typhus n^étant pas fixé» — 8) L'action du malaria n*est pas toujours exactement la même, c'est ce qui prouvent déjà les observations rapportées jusqu'à présent, c'est ce qui sera encore prouvé plus bas, en parlant des maladies causées par le malaria. Cette différence d'où provient -elle? De différentes causes, savoir: a) Surtout de la quantité de malaria développée; l'action con-

nin perfeet licallh «t Ihe ttme of departare, seldora »rrlre fn England, withoak having had casea of fever nOn board, and death in conséquence îj not ancomnion.«« 1. c. p. 27.

tinnée d'one très petite dose de nalaria n'est peut- être pts encore assez bien obsenrée, probablement elle porte senleuent snr la constitution physiqne et psychique de rhomme; rinfluence la plus connue du degré de concentration^ du malaria c*est la différence des fièvres qui se fait remarquer dans leur type. C'est atec raison que Mr. Cher vin (Identité des fièvres d'origine paludéenne p. 77} dit: ^La conversion des types dans ffles fièvres d'origine paludéenne, et par conséquent dans la fièvre jaune est un fait connu «depuis long-tems, et qui a été signalée par une foule d'observateurs, perticnfièrement par 9)les médecins qui ont exercé dans le midi de l'Europe , dans le sud des Etats Unis d*Améffrique, dans les régions équinoxiales des deux continens, et récemment dans le nord de ffl'Arrique. Ces fièvres se présentent d'abord sous la forme d'intermittentes simples; plus fftard elles montrent plus de gravité, prennent dans certains cas un caractère pernicieux et «offrent dans d'autres un type rémittent. Enfin lorsque l'épidémie est parvenue à son sum- «mum d'intensité, lorsque le malaria est dans toute sa force, elles revêtent fréquemment le «type continu. Puis à mesure que la saison s'avance et que la température s'abaisse, la «maladie suit une marche rétrograde, elle va en s'altenuant peu é peu et finit par revenir «é son type primitif et disparaiire â peu près complètement dans la saison froide. «^ De même Mr. Boudin (Traité des fièvres interm. rem. et cent. p. 123) parvient é la conclusion: «En comparant entre eux ces faits d'une incontestable vérité, en les rapprochant «de certains phénomènes pathologiques d'une vérification facile dans la pratique médicale, «on arrive en quelque sorte irrésistiblement d considérer les divers types des fièvres de «marais, depuis le plus rare jusqu'au type continu, comme l'expression d'une intoxication j9 progressivement croissante par le miasme pyrétogénésique , intoxication dont le degré le «plus élevé repond, la résistance de l'organisme étant supposée la même, à la «continuité la plus complète, comme la plus faible détermine les accidens morbides lei «plus distaos, les plus intermittens.^^ Mais nous savons déjà par les recherches précédentes, que la concentration du malaria dépend: o) De son transport en latitude, plus éloigné du foyer de son développement, d'autant moins concentré il est. /9) De son élévation en hauteur^ où il devient de même de plus en plus dilué; et c'est connu que dans les pays les plus dévastés par le malaria, où dans les plaines régnent les fièvres continues, comme la fièvre jaune, des collines ont des fièvres rémittentes, et des hauteurs plus considérables encore des fièvres intermittentes, qui évanouissent enfin sur des montagnes plus hautes encore. C'est ce que a été observé p. e. dans l'île de Jamaica 0 9 dans celle de Ste.

■) Arnold (The bilioas rémittent fever p. 26) dit, é Toccnfion de U Serre jaane : Ai seMom noccurs, even in the warinest counlries, on elevated plains considérable above tbe level of ihe aea; ao Mthat in this island, and in other tropical countries, the inhabitanla of hillf are comparatively safo from nthis disease. Yet it bas, to my knowledge, sometimef occurred in élévations above one nthousand fect from the level of the sea, thougb it tbere assamea a mlld rémittent, and noccasionally an intermittent form.«

Lucie 0 ^0- Y^ La quantité de malaria développé dépend souvent du degré de chaleur, et les maladies changent avec les dégrés de chaleur que montre le thermomètre, cependant dans ces changemens des maladies d'après les saisons de Tannée il ne faut pas oublier, qu'aussi Thumidité, l'état électrique de l'atmosphère, la présence des sels Csurtout p. e. dans les tics volcaniques des Indes occidentales) etc. exercent une influence sur le d^é de développement du makria. Déjà Lancisi dans son ouvrage de noxiis paludum effluviis remarque qu'au printems dans la contrée de Rome apparaissent les fièvres intermittentes »adaucto vero aestu, febres continuae atquQ etîam exitiales urgent'' Cleghorn dans sont raitc On the épidémie diseases of Minorca a observe qu'au prinlems il y a dans cette Ile des fièvres intermittentes, mais dans les mois d'Août et de Septembre elles changent de type, elles deviennent rémittentes et continues, la peau se colore en jaune, et il y a des déjections et des vomissemens de matières ressemblant au marc de café (jinsi de légères fièvres jaunes). Arnold (I. c. p. 210 etc.) dans le recensement qu'il donne des maladies qui ont régné dans la Jamaica de 1815 é 1820 etc., remarque toujours cette transition, au commencement de l'année des fièvres intermittentes, dès le mois de Juin des fièvres rémittentes et en quelques années des fièvres jaunes. Mr. Boudin (Fièvres intermittentes etc. p. 42) s'exprime ainsi: ytCe que j'avance ici ne sauroit faire l'objet du moindre doute pour quiconque a observé, soit en Morée, soit en Algérie, la série ou la succession des fièvres dans l'évolution de l'année: intermittentes en hiver, elles y deviennent successivement rémittentes, puis continues, â mesure que, sous l'influence des chaleurs de Tété, il y a augmentation de matière miasmatique absorbée.'' d) Mais ce n'est pas toujours l'augmentation du développement de malaria qui influe, souvent il est plus concentré par les cahnes, par les refroidissemens subites, par la fraîcheur des nuits, la rosée etc. b) En second lieu il ne faut pas oublier, que la qualité du malaria peut difiérer et causer la différence des maladies développées par lui. a) D'abord nous avons été conduit déjà plusieurs fois â présumer que la différence des espèces de plantes en décomposition devoit influer sur la qualité de ses produits et sur l'espèce de malaria formé ^), et nous avons prévenu que nous en traiterons dans le chapitre sur l'influence de la végétation. Jusqu'à présent ce n'est qu'une présomption, et Mr. Boudin me paroit aller un peu loin, ou plutdt je crois qu'il tombe dans un faux raisonnement, qui ne se comporte pas avec les faits prouvés, lorsqu'il veut que le malaria étoit le produit des plantes vivantes, non de leur décomposition. CCar ce n'est pas qu'il a en vue notre explication proposée plus haut sur Taction des mycoidées, des mycodermes etc., il parle des cabmus, des rhizophores, des chara.) Il dit: «En effet, l'observation clinique autant que les expériences physiologiques les plus Droodemes établissent que la matière organique décomposée semble plus propre à faire naitre

*) LoTScher Gnîde med. des Anlitles. p. 64. *) Comp. plus iiaiii p. 235.

«des typhus on des affections iyphoiques que des fièvres Nilermiltenles ; d*aulre part, il n'esl «pas rare d'observer ces dernières dans des localités où Tinvestigation la plus rifoureuse «ne rencontre souvent aucune trace actuelle d*eaa croupissante, mais où, par contre, avec «un peu d'attention, on ne manque jamais d'apercevoir une végétation spéciale, caractéris- «tique en quelque sorte des contrées marécageuses, et que, pour cette raison, j'appellerai «végétation paludéenne, bien qu'elle appartienne également au sol depuis iong-tems aban- «donné par l'homme. Favorisée dans son développement par la stagnation des eaux, par le «défaut de culture, enfin par la nature volcanique du sol, cette végétation paludéenne «semble au contraire ne pas s'accomoder à une inclinaison considérable du lit des cours

«d'eau D'après cette opinion , la stagnation de Peau et la matière végétale décom-

«posée joueroient encore un rôle très important dans la pathogénésie des fièvres de marais; «seulement au lieu de produire ces dernières directement et de toutes pièces, elle ne leur «donneroient naissance que d'une manière médiate, c'est-A-dIre en favorisant le développe- «ment d'une végétation spéciale dont les émanations seroient les causes réelles et directes

«de l'intoxication des marais C'est à la diversité de la végétation paludéenne dans

«les diverses parties du monde que Ton pourroit rapporter la diversité correspondante dans «les manifestations pathologiques. On expliqueroît enfin d'une manière plausible conunent «l'intoxication paludéenne se phénoménisc successivement dans trois grands deltas, tantôt «sous forme de peste, tantôt sous celle de choléra, on de fièvre jaune: Hic segetes, hic «veniunt felicius uvae.<< Fièvres intermittentes etc. p. 60. Je m'abstiens de réfuter les assertions qui ont été discutées dans nos recherches précédentes; je renvois la disons*» sion de l'influence de la végétation dans un chapitre suivant, et je répète seulement qu'il est assez vraisemblable, que la qualité spécifique do la végétation qui entre en décomposition, a une influence sur ses produits intoxicans, soit gazeux ou solides, soit organisés, infusoires ou plantes mycoidées. fi) Aussi le mélange des différons sels du sol et des eaux avec Tair marécageux, peut produire une différence dans la composition du malaria et dans son action, y) Hais i peine peut on douter qu'une grande modification dans l'action du malaria doit être produite, par l'addition d'une plus grande quantité d'émanations animales pntrides C^ar une petite quantité s'y trouve toujours). Nous avons vu pins haut (y. p. 235) que quelques auteurs no trouvent pas de différence entre Taction des émanations animales et végétales, et en vérité le cas susmentionné d'intoxication animale, arrivé a Mr. OJIivier Cplus haut p. 376), ne pourra être distingué de beaucoup de cas d'intoxication paludéenne aiguë. D'autres auteurs au contraire sont de l'avis que leur action est très différente ; Mr. Bar tels (Nervôse fieber. I, p. 228) croit que les émanations animales agissent sur le système nerveux cérébro-spinal, les émanations végétales sar le système gangiionahre, il croit que les premières causent des maladies lypheuscs et les dernières des maladies marécageuses. Mr. van Geuns (I. c, p. 10) en citant nombre d'auteurs qui sont de la même opinion, y consent de méme^ en disant: «Yele schrijvers meeaea, dat de rottende

dierBjke stôffen reeleer typhus en pest le weegf brengen, mel welke meeningf wij geneigt Eijn 01» le vereenigen ; zoodal te onderscheiding tnsschen een zoogenoemd dierlijk en vegetabel miasiiit ong niel onbelangrijk vooriKomt.** Mr. Capsoni se range bien décidément du Blême côté: 99 Je ho veduto piccolissime vasche, nelle qnali cadevano e corrompeTansi vegelabili, farsi altretlanli Tocolai di mîasmi, cagioni poi di pertinaci febbri periodiche: ail' inconiro osservai raccolte di acqua stagnante veramente in mezzo ai villaggi ad uso di pub-

bfico lavatojo, e neile qiiaii per conseguenza moite sostanze escrementizie animali si depo*

sitavano, tramandare bensi al intomo gran felore nelle sere di calde giomate, ma non mai generare tali febbri. « 1. c. p. 177. Mr. Boudin combat pour la sentence que les fièvres marécageuses excluent le typhoid ou Tentérodothiénie, qui ne s'observe jamais avec les fièvres intermittentes, rémittentes et jaune (pour la dernière Mr. Rufz consent aussi avec lai dans sa relation de la dernière épidémie de la Martinique), mais elles n'excluent point le typhus qui se joint souvent â elles 0- (Fièvres intermittentes etc. p. 115. Géographie médicale p. 82.) Les auteurs qui opposent avec tant d'assurance les maladies marécageuses aux maladies typheuses, entreprennent une charge bien dilBcile; une fièvre intermittente pure et un typhus péléchial se distinguent fort aisément, mais la chose devient très diffirile pour tant de formes intermédiaires et compliquées: p. e. pour les maladies de Phomme la Peste est classée sous le typhus par Mr. Bartels et par beaucoup d'autres auteurs, mais tous les nouveaux écrivains sur les makidies marécageuses la regardent comme une maladie marécageuse; la même chose peut arriver â l'égard de la Peste bovine etc. La vérité est qu'il y a des maladies marécageuse -typheuses, et je pense que Ton peut accepter avec quelque assurance que dans leur développement il y a concours d'action d'éma*- ^nathms végétâtes et animales ^ comme nous tâcherons de le rendre vraisemblable en parlant des maladies marécageuses in specie. 0) La différence des maladies marécageuses peut être la suite de l'action simultanée d'influences concomitantes. Les agens les plus puissans de aalte sorte sont les diitéreas dégrés de l'humidilé, de la chaleur, les 'changemens de température, la diflérence de nutrition, les efibrts musculaires, l'état moral de l'individu etc. d) Les modifications les phs grandes sont effbctuées dans les maladies marécageuses par la difërence des dispositions des sujets: a) Les hommes de couleur oui moins de disposition pour lès mabMfies marécageuses. Nous avons prouvé cela déjà plus haut A l'égard des fièvres marécageuses du Madagascar (p. 402), des fièvres rémittentes de l'Ile de Ceylon

0 Je coavîeiM avec Mr. Boudin contre set aéverfslres, qne pour la pathogénMe il faut distinguer l'entérodoihioDio du typhua, mab la maladie développée c'est bien le même élat typhenx. Il seroit extrèmemeai Important poar la pathêséaie, si la loi d*exelution établie par Mr. Boadio seroit prouvée; jusqu'à présenl jaurois plutôt présumé le contraire, car après avoir vécu pluaieurs années dans une contrée on l'eatérodothienie étoit très fréquente, je me trouve à préaent dans une telle où elle est très rare, mais la contrée oé elle se montre encore plus fréquemment «est justement Im même où les fièvres internritlentes commencent.

(p. 403) y des fièvres des cèles occidentales de P Afrique ObidO? pour la fièvre jaane c*est une observation généralement connue, qui a été prouvé de nouveau dans les dernières épidémies de Tannée 1838 dans les Indes occidentales. Dans ce cas il y a modification des formes, pendant que les plus disposés ont la fièvre jaune, les hommes de couleur n'ont que des fièvres intermittentes ou rémittentes. La même chose s'observe en Egypte é Fégard de la Peste; mais là ce seroient les nègres qui seroient les plus disposés, les Européens les moins; si c'est vrai! CClotBeyPestep. 7.) /}) L'habitude entraine les mêmes modifications des formes, la fièvre jaune p. e. qui attaque les étrangers, ménage les acclimatés ou habitués, si ceux-là tombent malades, la forme de la maladie est plus bénigne, et diffère souvent considérablement; c'est une observation connue de tout le monde, et elle a été prouvée encore dans la dernière épidémie de Martinique par Mr. Rufz ^). /) U y a encore d'autres diversités de la constitution qui amènent les mêmes modifications (Evans L c. p. 252). d) Chez les aniroaux il y a des observations semblables, la peste bovine est moins dangereuse, souvent peu développée dans les races bovines des steppes , elle est 1res meurtrière dans les races étrangères (Lorinser Rinderpest p. 85. Jessen Rinderpest. p. 109). La même observation vaut encore des races d'animaux habitant les Ma-> remmes et la Campagne di Roma, en opposition aux races étrangères. Vu le grand nombre d'agents modificateurs la grande diversité des maladies marécageuses ne peut plus surprendre, et Mr. Anne s le y (1. c. p. 40) a raison de dire: «The fever proceding from marshy ^effluvia^ and from the miasms generated by vegetable and animal matter, assumes varions «formes and types, according to the parUcular ciroumstances in which they orighiate, whe* nther conditions of the locality, the nature and concentration of the raiasm, the warmth of «the climate or season , the state of the air , or the peculiarity and state of prédisposition ^ «of the individuel afiected. As thèse vary, so does the particular character of the dîsease; «and accordlngly wo bave intermittents of varions types and grades; rémittents of every «dagree of severity, and variously characterised ; some assuming the bifious character, other» «the inflammatory; some being both inflammatory and bilious, and others being malignaBl «and quickly fatal, or assuming a typlioid and putrid form towards their close; coatiaued «fevers of every form, grade aod complication, mild in the one case, inflammatory in the «other; in this case marked by excitement at ils origin, and soon tenainnting in depi

') Ce pOBvoir de l'habitude paraitroit bien limité toujours sur une certaine espèce de malaria, d'après des observations remarquables: P. e. il n'y a rien de aiarprenanl que les habîtnns dé Martifljqae snccombent dans l'tle tvèê Toisioe de Ste. Lucie à la fièvre jaane, el les habilMs de Ste. Lucie ne aonfreni pam en Tenant à la Martinique (Renonard Statistique de 1» Martiniqne II, p. 255), car la Jfartinique est beaucoup plus saine et Ste. Lucie très marécageuse; mais c'est fort remarquable que Je« natifs de Vera Crua, endroit peut-être le pins empcsié par le malaria au monde, vrai foyer de la lièvre jaune, ont été ▼os péric victimes de cette maladie i la Uavaae, i la Jamaîqae et aux £taU Uaia. (Ilamboldt Essai politique IV, p. 193.}

jision; in tife other case beginning mildly, but însidiously , and terminating in great local 9»derangement and diaorganisation; and in a tbird case, marked by great vital dépression, «which never rallies , by a most offensive and unnatural state of ail the sécrétions and ex- «crelions, and a tendency to putréfaction, which rapidly advances the moment that rcspi- «ration ceasea^ — 9) L'atrium par lequel Torganisme reçoit le plus généralement le malaria, c'est Torgane de la respiration; cependant si des principes pareils entrent dans l'organisme par d*autres voies, cela pourroit peut-être nous servir à nous rendre plus claire, par l'analogie, l'action ordinaire du malaria. S'il est prouvé que le principe actif du malaria consiste dans les molécules des corps en putréfaction, élevées dans l'air, on peut croire que les liquides, l'eau chargée de ces molécules (en qu'elle forme qu'elles se trouvent; mais cette eau contient un grand nombre de cellules organiques, d'algues et des infusoires, souvent des humâtes, crcnates, quelquefois de l'hydrosulphate d'ammoniaque, et les gaz se développant hydrogène carboné, sulfuré, phosphore, outre les principes ordinaires des eaux), je dis que cette eau agit probablement d*une manière analogue à l'air qui reçoit ces principes de l'eau. Les observations faites sur l'action de ces matières sont les suivantes: a) Mrs. Gaspard, Magendie, Leuret et Hamont, Dupu|y, Bouillaud ont injectés des matières putrides dans les veines d'animaux, expérimens si souvent cités et reproduits, que je n'ai pas besoin de les indiquer plus amplement, les animaux mouroiei>t avec des symptômes que l'on pouvoit comparer a ceux des fièvres jaunes', typheuscs , putrides etc.; beaucoup de ces expériences ne furent pas faites avec beaucoup de circonspection, sans les précautions nécessaireSi sans distinction exacte des matières injectées etc. Les meilleures sont sans doute les dernières de Mr. Magendie (Leçons sur les phén. phys. de la vie. IV, p. 186. 198. 220. 226 etc.). 11 s'est servi d'une eau pourrie préparée avec des substances végétales et des moUnsques, bien filtrée, il n*a injecté qu'une dîxaine à une vingtaine de gouttes dans les veines des chiens; ils furent pris de convulsions, devenoient très faibles, rendoient des matières noires et sanguinolentes par des vomissemens et par l'anus, et mouroient après, deux â vingt -et- quatre heures. A l'autopsie on trouva le sang liquide et noirâtre, en beaucoup d'organes transsudé, et formant de pétéchies, le coeur flasque , surtout les capillaires du canal intestinal distendues par du sang noir, toute la muqueuse remplie d'exsudations albumineus s et sanguines.^ Nous ne doutons pas que l'on pourroit obtenir encore plus de résultants en varient et en modifiant ces expérienoes. On ne peut pas nier qu'il y a de la ressemblance avec les phénomènes qui s'observent dans les fièvres marécageuses graves ; ce que n*a pas été méconnu par des médecins experts (Evans I. c. p. 30* Forry I. c. p. 315). b) Mr. Gaspard introduit des matières putrides dans les membranes séreuses, l'animal mourut de même, et offrit des phénomènes semblables à ceux auxquels on avoit injecté les matières putrides dans les veines; Mr. Gendrin enfonça des niasses putrides dans le tissu cellulaire des animaux, ils moururent après six i huit heures , et offrirent 1m nineft phénomènes, toujotu*s le sang

liquide et noir et des transsudelions. Les avteurs de ces esstys sont de l'avis que dans ces cas il y avoit décomposition chimique primaire du sang, empoisonnement par le sang; et dans ces cas ils pourroient avoir raison, mais ce n'est pas du tout nécessaire qo*il en soit ainsi, comme nous verrons plus bas* c) On peut citer des observations ou les matières putrides ont eu une action spécifique suc la peau qui en Tut imbue; plusieurs fois j'ai observé la formation d'anthrax (bénin) sur des gens qui avoient travaillé dans des routoirs de lin, et dans un cas même la formation d'un charbon Cinalin); des faits semblables ont été observé par d'autres médecins C^. la Pièce justiflcat. N. lY. Maladies charbonneuses), d) L'usage des eaux pourries comme boison a souvent eu des suites fâcheuses. Quant aux animaux c'est une ancienne croyance que ce breuvage cause des maladies charbonneuses , dans notre Pièce justificative Nr. IIL on trouve nombre de cas oi l'on a supposé que des épizooties charbonneuses éloient arrivé parceque les animaux s'étoieni abreuvés dans des mares; d'autres auteurs présument que les émanations marécageuses ou le malaria donnent naissance à ces maladies Cp« c. mon ancien camarade de guerre Mr. Wendroth Ursachen des contag. Carbunkels. Sangerhausen. 1838. p. 73); l'opinion prévalante a présent , et à laquelle je souscris , c'est qu'elles sont causées par des plantes mycoidées des fourrages; peut-être les trois opinions sont vrais et dans les trois cas c'est la même influence qui devient funeste, les algues et les mycoidées dans les fourrages, dans l'eau et dans l'air. Quant à l'homme Hippocrate C^e aère, aquis et locis c. 29. 121) déclare déjà qu'elle cause des hypertrophies de la rate, des fièvres etc. Mr. Boudin remarque avec raison: il n'y a pas de raison pour que la matière paludéenne, qui exerce une action délétère à l'état gazeux, c'est- a -dire a l'étal de ndasme, perde ses propriétés pathogénétiques en s'introduisant, dissoute dans l'eau, par la muqueuse gnslrointestinale; et il communique un fait remarquable et bien démonstratif: «Au mois de Mlfel 9)1834, le navire sarde TArgo, parti de Boue avec 120 militaires en santé, arrive au Iwarel ?9dc Marseille. Treize hommes sont morts dans cette courte traversée et ont été jetés A la 9)mer, 98 sont déposés à l'hôpital du lazaret, offitini les signes les moins équivoques de fjrintoxication paludéenne, sous tontes les formes, sous tous les types, et portés ches i>quelques-uas au plus haut degré de gravité, ou mieux on aime de pernicosité. Tandis i^qne ces militaires se montrent atteints de fièvres cholérique, épilepliqiie , comateuse, té- 9itaniqae et autres, qui cèdent comme par enchantement au sulfate de quinine à haute dose, «l'équipage du navire contraste d'une manière frappante par une santé intacte. Or quelle tipouvoit être la cause d'une telle différence chez des individus qui avoient, en apparence uau moins, subi des influences identiques? C'est !à une question sur laquelle une enquête i»oflicielle dont je reçus la direction me procura les reuseignemens les plus complets. L'en- «quéte démontra que si les hommes de l'équipage avoient conservé la santé ils le dévoient 9)i la pureté de l'eau qui consliluoit leurs provisions particulières, tandis que les militaires navoient été contraints de boire me eau puisée près de Bene, dans un hça marécageux.

«et embarquée avec précipitation au moment du départ. Les militaires qui avoient échappé »a cet enpoisonnement étotent ceux qui, ayant quelques économies, avoient pu acheter de «l'eau aux marins sardes. << Fièvres intermittentes, p. 66. II ajoute encore que deux autres batimens partis en même tems de Bone avec 620 hommes arrivèrent avec leurs équipages en parbile santé. Géogfraphie méd. p. 55. Un auteur rapporte de la Russie, que dans le mois d*Août 40 enrans burent Teau d'un routoir de lin, tous furent pris d'angines Cgangréneuses , charbonneuses?), seulement 3 ftarent sauvés, tous les autres moururent dans Tespace de 4 à 5 jours. CR^is^n in versch. Russische Gouvernem. II, p. 201.) Dazille (Obs. sur les malad. d. clim. ch. p. 39. 67) fait mention des funestes eifets de Tusage des eaux marécageuses sur la santé de Thomme et des animaux dans les Antilles, Cassan, Yolney etc. ont fait des observations pareilles. Les équipages des vaisseaux ont souvent souffert d*une manière pareille â celle rapportée par Mr. Boudin, p. e. Mr. Rochard C?togr. d'un cours de maladies épidem. P. 1828. p. 56. 57) rapporte un cas pareil: «En 1778 la frégate la Consolante fit une relâche de huit jours, et «ne put remplir ses tonneaux que d'une eau saumâtre, â S. Jago du Cap -Vert. A ce mo- «ment les haUtans venoienl d'éprouver une .épidémie de fièvre jaune développée sous Tin- «fluence d'une sécheresse extrême el prolongée. Quatre jours après le* départ de la frégate »att passage de la ligne, la fièvre jaune fit irruption sur l'équipage avec une telle violence «que les deux tiers des hommes en furent atteints, et que 150 soldats ou matelots succomobèrent dans l'espace de cinq semaines. La preuve que la mauvaise qualité de l'eau en «fut la seule cause, c'est que les personnes composant la table du capitaine, et qui avoient «A elles des jarres remplie d'eau d'Europe, en furent préservées.^' Enfin outre Uippocrate, Galion, Rhazes une foule de médecins modernes déclarent que Tusage en boisson des eaux marécageuses cause des fièvres intermittentes et des hypertrophies de la rate. Cependant je crois qu'encore plus souvent après cette boisson, chez l'homme et chez les animaux surviennent des dysenteries, qui de même sont aussi une suite très fréquente du malaria; nombre d'auteurs attestent la vérité de cet énoncé, et encore dans ces derniers tems on a eu assez d^occasions de s'en convaincre dans TAIgérie (Perier infection palustre en Algérie. 1844. p. 12.) Mais on comprendroit mal la nature et le traitement de cette maladie, si l'on vouloit la prendre pour une simple inflammation de la muqueuse intestinale; c'est bien au fond une neurose du grand sympathique. C'est donc l'un et le même principe qui agit dans l'eau et dans l'air. Probablement c'est encore avec raison que quelques auteurs voient dans l'usage des eaux ùingueuses, comme boisson, une cause fréquente des maladies anthracoides de la peau (ce mot pris dans le sens que nous lui attribuons dans la seconde partie de cet ouvrage); Yolney croit que le bouton d'Alcp est la suite des eaux bues dans les pays où il est endémique; Pugnet croit avoir observé sur soi-même que les boutons du Nil sont la suite des eaux limoneuses de ce fleuve. Cet auteur, qui, en ne buvant que de l'eau de citerne, recueillie avant raccroissement du Nil, avoit échappé

8 cette éruption en l'an VI, en Ait l'année suivante couvert de la tdte aux pieds, pour n'avoir bu que de l'eau nouvelle. Or si ces molécules agissent dans les boissons, il seroil bien singulier si elles n'agiroient pas de la même manière, introduites dans le canal alimentaire, avec les alimens solides. En vérité nous pourrions citer bon nombre d'observations de l'action délétère d'alimens pourris^ et qui ressemble â l'action du malaria; mais pour ne point devenir trop long, je me bornerai à rappeler dans la mémoire dos lecteurs une observation bien remarquable, c'est celle que des animaux aquatiques, des mollusques p. c. les huitres et les moules, et des poissons paraissent recevoir dans leur corps, dans Ja chair Cpeut-élre aussi de préférence dans le foie) les molécules malfaisantes: C'est ce que prouve le goût de fange qu'acquièrent les poissons (p. e. les carpes) qui vivent dans des étangs fangeux (et qui se perd quand on les nourrit quelques semaines dans une rivière), les hommes qui mangent de tels poissons deviennent souvent malades, et quelquefois ils causent des fièvres de mauvais charactère et même la mort, des anguilles prises dans un étang près d'Orléans causèrent des coliques et des vomissemens aux hommes et tuèrent des animaux domestiques selon Mr. Vir'ey; Cul le n observa des exanthèmes, Mr. Thues* sink l'empoisonnement par des anguilles qui avpient le ventre jaune CAutenrieth Fisc hgift p. 1), et beaucoup de poissons qui vivent ordinairement dans la fange, p. e. des moraines, sont vénéneux; les huitres vertes, tenues dans des bassins à eau stagnante, deviennent souvent délétères. — 10) Mais quelle est l'action du malaria dans l'organisme, sur quel système, sur quels organes agit elle pour produire des maladies? Pour décider cette question on a souvent eu recours à la constitution générale de la population et des animaux des pays marécageux Cv. Monfalcon p. 117. 444. Macculloch p. 432. Luciani 472. Monfrin p. 5. 17. Le vacher p. 31. Evans p. 16. 19); c'est ai§é de voir dans cette constitution, qui fait vieillir les hommes avant le tems et abrège la vie d'me manière bien surprenante (Motard Hygiène. I, p. 168. Macculloch p. 450), nne cachexie générale du sang; mais on feroit bien mal si, avec la plupart des auteurs, on vouloit en tirer la conséquence, ainsi c'est le sang sur lequel agit le malaria primairement, car ces phénomènes peuvent fort bien n'être que les effets secondaires d^une affection du système nerveux; de l'autre côté la sensibilité morbide, la fréquence des neuralgies dans ces pays invoquée par Mrs. Macculloch, Johnson, Clarck etc. ne peut pas nous en imposer non plus, car ces affections pourroient être les effets secondaires d'one cachexie du sang. Les observations précédentes nous ont prouvées que l'infection de l'écononîe animale peut s'établir par différentes voies, par la muqueuse des voies digestives, par la surface cutanée, et par la muqueuse des voies respiratoires 0; aussi on ne peut pas nier

') Les discatsions de Quesnaf, liallé, Rocboux, Grisollei, Malgaigne, Collard de Martigay etc.

doivent conduire i ce résultat. Par quelle voie qu'arrivera la résorption du malaria, cela sera toujours

le sang qui le doit recevoir; toutefois une action primaire peut anssi arriver par les nerfs de l'odorat et de la peau.

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qfO'elle' arrive , et peut-être plus souvent chez les animaux que chez rhomme, par les deux premières voies, mais après tout ce qui a été mentionné plus haut nous voyons bien que la respiration est l'atrium ordinaire de leur action, et par la surface pulmonaire le principe actif du malaria doit entrer dans le sang. En cela je suis parfaitement d'accord avec Mr. Boudin') 9 ^^^ conclure pour cela avec Hr. Magendie C^- plus haut p. 414) ainsi l'action du principe du malaria consiste dans une décomposition chimique du sang, parce-» qu'on observe une telle décomposition, c*est une assertion exclusive de la pathologie humorale qui ne pourra jamais convaincre les sectateurs de la nevro-* pathologie; car dans ce cas il faudroit expliquer de la même manière l'action de beaucoup d'autres poisons qui certainement dans le sang et par le sang agissent primairement sur le cerveau ou sur la moéile épinière ^); outre cela la mtftière injectée par Mr. Magendie contient un principe Cl*h7<lrosulpbate d'ammoniaque) qui probablement n'est pas contenu dans le malaria, et s'il y éioit contenu, nous savons que ces sels agissent en décomposant sur le sang en doses minimes s'ils* y sont ajouté immédiatement, mais des doses beaucoup plus grandes n'ont pas la même action, s'ils sont absorbé par la muqueuse. Que le sang est le véhicule de l'agent infectant ne nous autorise pas encore à supposer une déviation sanguine ou une dyscrasie (hétérochémie de Mr. Boudin), car le sang peut contenir les poisons les plus terribles (encéphale - spinaux , p. e. la strychnine) sans que sa composition est sensiblement changée avant que le système nerveux ne souffre; aussi, jusqu'à présent au moins, je ne peux pas regarder comme prouvée la proposition de Mn Boudin: nQuant i la nature des affections limnhémiques , celles-ci ne constituent ni des siphlegmasies ni des névroses; on doit les considérer comme des déviations ou altérations 9 du sang (hétérocbémies) , se phénoménîsant sous les formes et les types les plus variées «avec localisation phlegmasique ou nerveuse sur telle ou telle autre portion du solide vivant, «suivant mille circonstances dépendant tantôt de l'organisme, tantôt de la matière miasma- «tique absorbée.» (Les données que la chimie peut fournir dans ces maladies ne peuvent guère être d'une très grande valeur; cependant il faut mentionner qu'en vérité Mrs. Andral et Gavarret n'ont pas trouvé de changement dans le sang, au commencement des Gèvres intermittentes.) U y a eu de tous les tems des médecins qui en observant les

') Qoi de même peut «Toir raison, lonqu*il dit: wToutefoif , bien que Tabsorption pnlnonaire Mit, rtana contredit, la principale roie d'introduction du miasme, cependant la grande perméabilité de la peau wchei ta femme ainsi que ches Tenfant doit faire jouer ches eux un rôle important i l'absorption cutanée, ■et c'est peuUètre i cette circonstance, autant qu'à une sensibilité plus grande, qu'il fcnt imputer le cachet wdo gravité que roYètent ches cette classe de sujets les fièvres de l'Algérie^ Fièvres interm. p. 63, La fréquence de la fièvre intermittente ches des^enfans très Jeunes a été aussi relevé dernièrement en Aile* magne par Mr. Petsold. Journ« fflr kinderkrankheiten, V, p. 161. Ces faiu parlent en faveur des asserlions de Mr. Vil 1er mé (plus baut p. 403).

') Ltê neuvelles observation* sur Taction des poisons Bareotiqnef» ■filler Arcblv. 1844. p. 125^«

affoêiions da foie et de la rate qui suivent n souvent ces makdies, p. e. le gonfiemânl de la rate qui ne manque jamais dans les accès des fièvretf intermiitentes (eï qui souvent passe en liyperirophie) , ont supposé une affection primaire de la veine porte. Du nombre de ces auteurs sont de nos tems p. e. Mr. Audouard, Mr. Luciani, Mr. Piorry etc. Mais justement le characlére passager de ces affections dans les accès auroit du faire présumer plutôt une affection primaire des nerfs de ces organes, et leurs affections organiques comme des suites. Je sais bien que ceux qui regardent les fièvres intermittentes, toujoora la forme modèle des maladies marécageuses, comme des névroses, n-ont pu prouver leur opinion non plus, et cela ne peut pas être le cas dans Tétat de nos connaissances sur les fonctions du grand sympathique 0; il seroit.donc une prétension bien mal fondée de vouloir décider la question; mais tout bien pesé, je dois pencher du côté de ceux qui pansent que l'action primaire du principe du malaria porte sur le grand sympathique, et que les altérations du sang (si elles n'arrivent pas primairement par des influences jointes à celle du malaria) et les affections organiques, ainsi que Taffection du système nerveux enoéphalospinal en sont les suites.

Ce qui regarde les formes des maladies marécageuses, observées sur Thomme, ce sont les suivantes: 13 Les fièvres paludéennes; je sens fort bien que le mol «fièvres « ne convient pas, et dans Tavenir ibdoit être rejeté du système nosographique; mais pour a présent c'est difficile d'en substituer une expression convenable, les vues des pathogénistes étant encore trop opposées. Heureusement nous avons déjà vu de ce qui précède qu'il n'y a pas la même dissension entre les médecins de nos tems, sur les mala» dies qu'il faut rapporter au même genre; malheureusement nous ne pouvons pas expliquer avec la même sûreté les causes de la diversité des espèces; car nous avons vu qu'il y peut avoir divers agens modificateurs ; mais la transition de ces fièvres a été observée dans tous les climats '3* O Fièvres intermittentes. Elles sont l'effet le plus pur du

0 Si des aulearf parlent d'inflanmalioa «te da graod tynpaUiiqae , Je ii*y donna rian, aachant trop bien que les auteurs se sont souvent trompé. Aussi Mr. T. Me taxa s'est derniéfement prononcé poor l'opinion que les fièvres paludeuscs de l'Italie ne sont que des névroses du Grand Sympathique v. An n ail medico-chirurgici vol. IX, p. 69. nln ogni modo coteste nevrosi del Gran Simpatico cui da origine «Il miasma palustre, o si manifeatano aotto il versatile proteiforme periodo, ovvero sotto specie dî febbre ficontinua talvolta contagiosa eaantematica di cui per avventura la piA benigna forma son le gastricbe dî vcbt è parola.«

*) Pour le climat de la Franoe écontei p. e. Mr. Monfria dans la Bresse: nOn observe aseea géaé* «ralcment, que les fièvres y sont intermittentes « quand la température est modérée; rémittente* lersqnella aoflre un degré de plus do cbaleor; continues lorsque la chaleur est laleMe. Les eontinues passent facUa- «nienl i Tétat de bilieuses cérébrales ou muqueuses ataxiqnes. Il eal da renurque encore qne les iater* nmlNeates se cachent, se masquent presque tonjonrs par quelque phésomène extraordiaaîre, suaceplible d*aa «imposer, tel qne le choiera -morbus, le flux dysentérique. In cardialgie violente, les sueurs colliquattfaa, »le délire, la douleur néphritique etc. Que de fièvres de ceUe espèce prises pour de véritablef apepleziM, nftuxion» da poitrine, de véntnblea hépaUtaa** nie. 1. e. p, ISw Pear l'Aaérlqae da Nord ▼. M. Forry

laria le plus simple, el on aimereit bien les nommer nne névrose des centres du grand sympathique; aussi elles se montrent d*abord avec les mêmes symptômes et sous la même forme, en tous les climats, comme un témoin oculaire déclare: «The malaria fevers of Rome are exactly of the same nature, botb in tbeir origfin and gênerai cbaracters, as tbe fevers which are so coramon in the fens of Lincolnshire and Essex, in our own country, in Holland, and in certain districis, over the greater pari of the giobe.« Clark on climate* 34 éd. p. 225, tôt ou tard chaque fièvre intermittente amène un vice dans la sanguification, et des vices organiques dans la rate; le foie, l'omentum etc. (Si des auteurs parlent de l'aifection des fibres trophiqnes des nerfs, cela n'a pas du bon sens, la nutrition s'eflectue par Faction des fibres sensitives et motiles des nerft, mais les sensations de la vie organique ne parviennent pas é la connaissance), la première suite est ordinairement une per« tnrbation dans la nutrition des organes de la vie organique, plus ou moins profonde; l'inl* tation répétée et plus forte, peut faire parvenir à la connaissance les sensations dans les organes, nous aurons les douleurs gastriques, coliques, lienales, néphritiques dans ces lèvres, et des spasmes plus apercevables peuvent naître, b} La cause des fièvres rémittentes i la place des fièvres intermittentes, peut être posée dans la quantité ou dans la qualité du malaria, ou dans d'autres agens modificateurs (électricité, température, humi- (fité, disposition etc.) CMacculloch neuralgia. I, p. 6. 27 etc.}; l'explication de l'ac* tion sera toujours hypothétique, elle est probablement compliquée (pour une déseriptioii détaillée du décours de ces lèvres v. p. e. Allan I. g. p. 550), on peut crofare que l'irritation plus forte du sympathique amène un état paralytique (v. p. e. Witt Clima der Wallachei p. 13), ou l'affection des nerfs organiques peut amener dès le commencement une profonde altération de la sangutfication, ou Taffection du grand sympathique peut entraîner, par irradiation une pareille affection du système cérébro-spinal etc. c) La fièvre jaune ne peut être distinguée des fièvres rémittentes par des signes U*anchantes, ce qui attestent une foule d'auteurs, déjà Gilbert dans son hist. de l'armée française é St. Domingne. Mr. Forry dit: «As to fhe proper distinction between the blKous rémittent fever of warm dimates and the genuine febris icterodes, an arbitrary classification bas been puraued by our médical olficers as well as the British^ the majority of them reportîng ail thèse cases uader the common nosological term ef «rémittent fever.» In the

I. c. p. 285. Pour ]es Indes orienUlea t. M. Anncsiey: »ThiM in tfearly aU the parts of India, the first nrains which follow the hot and dry aeason are productive of rémittents, bilious levers etc. according to «the habtl and eonslîtotion of the patient Dnring the rainy and cold seasoifd, intermittents and dysentery i»are premleni; and dariof the hot aeasoas, fevers of a cotitinoed type are most freqnently obserred. In nall thèse forma of diseasos, terrestrial exhalations or noxious miasms, are tht chief exciting causes, the natmospherical vicissitudes acting conjointly with determinate degree of energy of the exciting causes, and ffWith the habit, constitution, and prédisposition of the individual, in forming the type and character of «tua diaease.M 1. c p. 590. Det exemples des fades occideatales, de TAlgérie etc. ont été cités pins haut.

présent sUte of oar knowledge, we are net, however, wtrranted in admUlingf thaï Ihe aaiiie miasm which causes common remitlenl fever can, in ils more vimlenl form, induce yellow fever.<( 1. c. p. 285. Cependant p. 289 ii indique les phénomènes qui prouvent que ce sont les émanations marécageuses qui produisent la fièvre jaune , et il rapporte les obser* valions nombreuses sur ses transitions, faites par Bush, Caldwell, Ramsay. Mrs. Rufz et Chervin ont rapporté grand nombre d*exemples de ces transitions (1. c. p. 51* 57. 65. 66. 75. 93). Aussi je no doute pas que des cas parraitement identiques avec la fièvre jaune ont été observés dans T Afrique, les Indes orientales, dans TAlgérte, dans la France et même dans 1* Allemagne, comme cela est prouvé par les observations de Mr. Tulloch Statistical Reports. Western Africa p. 9 et Ceylon p. 12, Perier 1. c. p. 5, Audouard, Hallé etc. Malgré cela c'est aussi sûr que des épidémies de fièvres jaunes ont été observées seulement dans TAmérique et dans TEspagne, en général sur les côtes de la mer, mais dans les 'dernières années aussi dans les provinces intérieures des Etats Unis. Quels agens modificateurs produisent la fièvre jaune ? nous ne le savons pas. U y a déji des auteurs qui accusent les émanations putrides animales mêlées au malaria, dans la production de la fièvre jaune; mais l'action simultanée de ces émanations est a peu prés prouvée pour les maladies que nous pouvons nommer pestes; je ne veux pas m'arréler ici à rechercher s'il ne faut pas nommer en cet endroit plusieurs maladies de ranliquîté, seulement pour la fameuse febris hungarica je dirai qu'elle appartient à ces maladies; des maladies de nos tems nous connaissons: d) La peste de la Wallachie, Wallachische seuche, endémique dans les plaines aux deux côtés du Balkan. Mr. Witt Cdas clima der Wallachei und Moldau. Dorpat. 1844) a bien prouvé que cette maladie est une maladie paludéenne, qu'elle se développe après et avec des fièvres intermittentes de toutes les formes, et pernicieuses, surtout avec le si dit hemUritacus Daciae; cet auteur démontre que dans ces pays avec le malaria végétal une immense quantité d'émanations animales agissent sur l'homme. La maladie offrit la mémo adynamie nerveuse, la même dyscraaie du sang comme la fièvre jaune, Taffeclion du cerveau comme dans les maladies typhenses, mais le système lymphatique étoit plus généralement affecté, très souvent se formoient des charbons et des bubons. L'auteur a bien prouvé que la maladie étoit née dans le pays, que ce n'étoit pas la peste de l'orient importée; mais elle ne ressemble é aucune antre maladie plus qu'à la peste de l'Egypte I et on aura raison de la nommer peste de la Dade. Nous sommes redevables é l'auteur et â plusieurs autres médecins des armées Russes, pour la connaissance de la maladie qu'ils nous ont procurée. II y a plusieurs autres formes de peste, non plus importées de l'Egypte, mais développées dans les pays, que nous ne connaissons pas encore si bien, p. e. les pestes Asiatiques (F. Porbes on the Plague in the north western provinces of India. Edinb. 1840), dans plusieurs provinces de l'Asie. Aussi dans les dernières guerres de la Grèce de maladies pareilles ont été observées, e) La Peste d'Egypte. Je crois que les raisons alléguées par Mr. Boudin

CGéographie médicale p. 43) safBsenl pour prouver que la peste rentre dans la classe des maladies paludéennes , el qu'elle montre presque autant d*alfinité avec les fièvres intermittentes que la fièvre jaune. L'exclusion entière du typhus que cet auteur prononce, ne me paroit pas prouvée, je crois plutôt que c'est une maladie marécageuso-typheuse. Que les émanations putrides animales agissent dans sa production me paroit prouvé par beaucoup d'observateurs de la nouvelle Egypte , p. e. par Mrs. Pari set, Hamont etc. — 2) Des névroses d'autres nerfs que du grand sympathique, se présentent comme maladies paludéennes, en second lieu, après les fièvres mentionnées. Pourquoi l'action du malaria se porte sur d*autres nerfs? Probablement par l'action des agens modificateurs nommés, d'après les lois de Tirradiation , de l'antagonisme, et surtout de la contreirritation ; aussi dans ces affections les formes peuvent différer, ou il y a seulement exaltation de l'action instinctive des fibres sensitives et motiles dans l'action de la nutrition — des si dites neurophlogoses se forment, ou surexcitation des fibres sensitives — neur algies, ou des fibres motiles — des spasmes, ou épuisement de Finnervation — des paralysies; mais plusieurs de ces formes peuvent arriver en même tems dans le même organe, a) C'est une chose toute naturelle que le plus souvent l'affection, si elle ne reste pas limitiée sur les centres et sur les plexus lienalis et hepaticus, se porte sur d'autres sphères du sympathicus Cet du vagus), nous aurons des névroses abdominales, des gastralgies, vomissemeng, coliques, et dysenteries et choléra, des deux dernières affections, plus fréquentes, sera encore question toute à l'heure; quant aux affections paludéennes des organes de respiration eUes ont été négligé par les médecins jusqu'à présent 0* b) Quant aux névralgies des nerfs spinaux sensitifs, et du toucher, personne ne voudra pas aller si loin de soutenir qu'elles étoient toujours ou même le plus souvent, l'effet du malaria; mais que c'est souvent le cas, Mr. MaccuUoch Ta déjà démontré. COn marsh-fever and neuralgia. Lond. 1828. 2 voU. 8. surtout II, p. 321.) Que dans ce cas le cinquième nerf soufflre en général de préférence , et que souvent le nerf facial ou le nerf motil correspondant est affecté, ne surprendra aucun médecin qui réfléchit sur la dignité de ce nerf, et sur son rapport avec les nerfs de la vie organique; c'est donc souvent le tic douloureux qui s'ob-

■> Mr. B 0 a d i o partant teuleineDt d« la dèriaUoD préflamée dani la eompof lUon da tani^ , ne pou- ▼oii pat kronrer la clef de TexplicatiOD de cet maladie»; cependant U entrevoit dej analogies, p. e. dam r«ction du plomb: wEn ce qui concerne la forme des maladies limnhémiques, leur figrande variété n^ezclut point une cause productrice commune. Les émanations de plomb ne produisent- «elles pas les formes morbides les plus Yariéês, la colique, la manie, Tanemie, Tépilepsie saturnines? Par- «lant de cette ehservation, et considérant en ontre qne, dans lea trob delta du Nil, du Gange et du Mia* iisisipi, les formes morbides appelées peste, choléra et fièvre janne, apparaissent constamment précédées, «•accompagnées et suivies de fièvres des marais; qne, d'antre part, il n*est pas rare, en Algérie surtout, «de voir ces dernières revêtir la forme de la fièvre jaune et spécialement celle du choléra, j*ai fait presrsentir Pidentité de nature qui semble rallier entre elles ces formes variées de l'Intoxication marécageuse** etc. FièTfes internitt. p. 8.

serre, de même le mal des dents, et la migraine; qnant à la dernière maladie Mr. MaecuUoch remarque judicieusement: 9I must not therefore be hère understood to say tiial j»periodical headach is necessarily or exclusively the resuit or malaria, or that, being a «Yariely of intermîltent in ils symptoms, and cired by the same remédies, it is invariably «produced by the same causes ; however freqaenlly this may be the fact, as in Spain, wbere ^the Migrania is endémie in ail marshy situations throughout the country.» Ces némlgies sont souvent prises pour des rhumatismes, p. e. Mr. Hardie dans la topographie de la rallée d'Ondypoor, empestée de malaria, rapporte: 9)Besides fever we bave numerous cases of rheumatism , which I do not hesitatc to refer to malaria as a cause. This disease is exceedingly common in the valley , footh in its common form , and in the ibrm of neuralgia etc. exhtbiting regular intermissions; and I hâve myself suflTered from this last disease, which made its appearance regularly every moming, about 8 o^dock, continuing for two or three hovs, and then disappearing tiil next day. Intermittent head-ach, and cases of ophthalmia, are very common, some of the latter of the rémittent kind; while amourosis is also of fréquent occurrence.» Calcutta Transact. Y, p. 8. L'auteur a mal appliqué l'expression rhumatisme; il se peut fort bien qu'une affection rhumatique (névralgie rhama-> tique) occasionne la métastase de la névrose malarienne, mais on s'égareroit bien, si Too vouloit prendre le rhumatisme en général pour une maladie paludéenne. En lisant le traité de Mr. Malcolmson (Essay on the history of Béribéri. Madras. 1835) on etl tenté de soupçonner que le malaria joue «m rôle dans la production du Béribéri, ou rhumatisme des men^ranes de la corde spinale, si fréquent dans les districts malariens de In péninsule antérieure des Indes orientales, c) Nous venons d'entendre que Mr. Hardie observa souvent des oph thaï m les et des amauroses, dans la vaiiée d*Oudypoor. DéjA IHiéméralopie est Q^ moins presque exclusivement) endémique dans des pays marécageux, et les amauroses sans autre cause connue sont fréquentes dans ces pays, comme je me suis en convaincu plusieurs fois; et les ophthalmies y sont aussi fréquentes; les médecins reconnaissent en général seulement les vraies ophthalmies intermittentes CChelius Augen-' heilk. I, p. 271) mais il y a dans ces pays des ophthalmies rémittentes et continues du. même charactére, qui sont confondues par les auteurs sous les noms d'ophthalmies catarrhales, rheumatico-catarrhales, etriieumatico-abdominales; c'est Mr. Macculloch CNenralgia II, p. 249) qui a le plus amplement traité de cette maladie, mais il me paroit être allé un peu trop lom; c'est vraisemblable que la maladie commence avec une neuralgie du premier rameau du cinquième nerf. Quel rôle le malaria joue dans le développement de la si dite ophthabnie d Egypte est difficile à décider. Mr. Magendie voit aussi une snil» de la décomposition du sang CPhénomènes physiques de la vie IV, p. 131), parcequ'il a observé des ophthalmies après des injections décomposantes dans les veines, cependant ses propres expériences sur les suites de la division du dnqnièmd nerf auroient pu le conduire sur la voie d'une autre explication, d) Si Factâoo

s'étend sur le cerveti, différentes maladies mentales et spasmodiqoes penrent être k suite; surtout fréquentes sont les morts apoplectiques dans tous les pays marécageux, connues p. e. â Rome depuis des siècles, mais aussi dans la France, dans la Wailachie etc. CMacculloch I, p. 33. 311. Monfrin p. 22. Witt p. 13. 68. 71. 72}, elles arrivent sans fièvjres, dans les fièvres et après des fièvres ou des névroses. Dans les cas, comme nous en avons rapportés plus haut, où Thomme bien portant tombe â l'instant après l'action du malaria, il faut bien croire que c'est une paralyse primaire ou du système ganglionaire qui entraine celle du cerveau 0> ou du cerveau même, dans d'autres cas elle peut être secondaire, suite de la décomposition du sang, ou des obstacles mécaniques de la circulation par les viscères du basventre obstrués. — - 3) Dysenteries et Choléra. Nous avons déjà indiqué plus haut la facilité de la transition de rintoxtcation paludéenne en dysenterie, mais il faut bien se garder de vouloir voir dans celte maladie une simple proctite ou colite, c'est bien une n^urophlogose dans le sens que nous avons attribué â ce mot plus haut, avec état spastique bien prononcé, avec plus ou moins de tendance â la paralysie (non exclues les différentes complications qui peuvent amener des formes différentes). 11 y a assex d'exemples où des émanations végétales et animales ont causé des dysenterie sporadiques (Hauf die ruhr p. 336 ff.}; aussi tous les observateurs reconnaissent dans tous les climats la dysenterie comme une des maladies les plus fréquentes, causées par le malaria (Monfalcon p. 497. MaccuUoch I, p. 216. Reider p. 89 etc.). Pringle a déjà rapporté une observation, où d'un côté du camp regnoient des fièvres intermittentes, de l'autre cdté la dysenterie; et la même coexistence s'observe souvent; mais il y a des contrées ou seulement les fièvres sont endémiques, d'autres où c'est la dysenterie. Pai déjà plusieurs fols mentionné ma contrée ; dans ma ville il n'y a jamais de fièvres intermittentes, et les dysenteries y sont si rares que des années se passent avant que j'en vois; mais i une lieue de la ville, dans des villages où il n'y a jamais de fièvres non plus , les dysenteries C^n vérité généralement bénignes) se montrent a peu près chaque automne, et é deux lieues plus loin commencent aussi les fièvres. Les agens modificateurs qui produisent les dysenteries au lieu de fièvres peuvent être divers; quelques auteurs ont tâché de les expliquer, p. e. Mr. Perler I. c. p. 6 rapporte de l'Algérie: «Ce que nous remarquerons, c'est que ces deux états morbides, que l'on peut aussi considérer comme endémiques dans les pays de marais et sous les climats chauds, sévissent principalement sur les contrées ravagées par le choléra, la peste et la fièvre jaune. Quelquefois même ils annoncent l'invasion de ces épidémies, ils en empruntent

*) itDie tcbleanigen lodeffllle, die nicht telten in unserer armée tich erei^^neten, hiogen indeuen, nach meinen beobachtunj^en , nicht allein von der oomittelbaren affection des (^ehirns und rûckenmarks ab, ioedern auch luweticn ron einer subilanen aflTéction def soanengeflechts, darch SQmprmiasma bedingt, deren folgen plotalidie aufliebong* der digettlon und «angniflcalion und paralyse dièses nerfengefleclito weren.o yfHu

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