‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 15 sur 35 · JIB · texte numérisé non relu

JIB

SeaiOefl (Unger einfluss des bedeas p. 178) , or Mr. Htg^elsohweUerCSciiweH zerpfanzen p. 115) observe que ces depuis devienneot beauooup moindres, si ces pUmtes croissent dans des iîeux bumides (où l'éYaporaUM doit être diminuée). £a même tems la température est baissée par cette ^vaporalien , et la chaleur des pays mitigée. — ^ Mais de Tautre côté si les végétaux ne contîeaMiit pas beaucoup d'eau, ou -si l'air est très humide les plantes absorbent aussi Peau de l'atmosphère; ce pouvoir absorbant diffère eon-^ sidérablement dans les différens genres de plantes; il y a des plantes qui contiennent beau-* coup d*eau et qui n'en reçoivent presque pas du sol p« e. des cactus, euphorbia, aloe^ sedum etc. Dans ces cas les plattes exercent une attraction sur les vapeurs d'eau contenues dans Pair atmosphérique, et si les vapeurs sont marécageuses et conlîeanent de l'acide carbonique, de l'hydro- carbone, peut-être mémo des crenates, humâtes, ulmates etc. ces principes seront décomposés par les plantes et rendus îanocens pour la vie des animaux. Que dans ce cas les piaules mêmes peuvent recevoir par leurs stomates des principes ou des germes qui nuisent à leur santé et les rendent makdes ne peut pas être méconnu.

IV. Exhalations odorantes, huileuses, narcotiques, acres etc. des plantes. Nous connaissons encore fort peu les diflTérenteâ excrétions gaa^ises des plantes, qui se répandent quelquefois au loin et sont nuisibles â la santé' de l'homme et des ani*maux. Les odeurs aromatiques de beaucoup de fleurs ont déjà donné occasicm a des ma^ ladies et à la mort de l'homme; les émanations narcotiques doivent avoir été délétères non seulement à l'homme, mais aussi aux animaux; les émanations du chanvre et du crocus le sont aussi pour tous les deux. On trouvera plus bas encore quelques exemples sur l'action de quelques plantes.

V. Transport du pollen des fleurs par le vent. J'ai déjà remarqué plus haut (p. 362) que le pollen des atriplex, des artemisia, et surtout des conifères remplit l'air en énormes quantités et est transporté très an loin, et encore dans ces derniers tems Mr. de Hûgel a décrit comme le pollen des Deodara dans le Cashmir couvre la terre au loin comme d'un drap d'or. Nous ne connaissons pas l'effet de ces pollen sur les aninmux, mais le phénomène prouve que sans doute aussi le pollen moins visible d'autres plantes, et de délétères, peut être répandu dans l'afar, et p^t agir sur les animaux.

YI. Transport des spores de plantes agames par l'air. Ce transport n'est pas une chimère; qui a jamais marché sur un champ de plantes couvertes de charbon ou d'exanthèmes (orge, colza, euphorbia etc.) aura vu s'élever de nuages de poussière, or ces plantes sont souvoit vénéneuses, et nous trouverons plus pas des exemples de l'action délétère de ces spores sur les animaux.

VIL Formation de l'humus. D'après ce qui a été dit en plusieurs endroits, on peut présumer que k formation successive de l'humus du détritus végétal, ne sera pas préjudiciable a la santé des animaux aussi long -tems que le sol est couvert d'une végétatioB saflisante pour consommer les principes de la décomposition, mais aussitêt que la

végétation viendra à manquer par des infloences atmosphériques, terrestres etc. la fonmition de malaria ne se laissera pas attendre long-tems.

VIII. De la décomposition putride des végétaux. La décomposition lente et successive des végétaux est nécessaire pour Texistence de la nature, mais la putréfaction accélérée des végétaux dans l'air empoisonne Pair, nous y avons trouvé la source du malaria et d'une foule de maladies , et nous n'avons pas besoin d'y revenir en ce lieu ; cepen* dant je mentionnerai ici un fait observé qui prouve comment des phénomènes météorolo* giques intempestifs peuvent exercer une inSuence délétère sur la vie de l'homme et des animaux, en amenant des décompositions irrégulières et la formation de malaria; c'est un phénomène qui arrive peut-être plus souvent dans les pays chauds et peut servir à expliquer des épidémies, il s'agit d'une défoliaison précoce des arbres et de la putréfaction consécutive des feuilles, qui causa une épidémie de fièvres de malaria dans des endroits où elles n'avoient jamais été endémiques , voilà le bit : lïUn eccessivo caldo insolite segui Fes- Tjtate delP anno 1837 che solo venue interrotto nel mese ottobre da vente e pioggîa aempre 9}Succedendo a questa il caldo insopportabile. Or awenne nei dintomi dî questa colta città «Cf^aiermo), dove sorgono deliziosi, ed ameni giardini, e flore, epidemicamente nel suddetto nmese un suiluppo délie febbri intermittenti periodiche; e quel che più monta in alcuni luoghi 99nomati Terrirossi, Pietrazzi, Olivuzza e Sanpolo, luoghi, dove non mai si udi essersi svi- 9»luppata una simiglante epidemia. Un tal successo recô meraviglia al villico ignorante, al )}dotto cittadino, a noi medici istessl; ed aguzzato l'ingegno volevano indagarne la causa 99principio dello sviluppo di un veleno, di cui se ne caricava l'aria atmosferica, la quale 9»venefica rendevasi per l'uomo vivcnte. Pcrocchè datoci ad un esatto scrutinio nell' osseryiVnre se mai qualche maremma occulta in quelle vicine campagne esistesse, se pantani; «richiamata la topografia di cotali luoghi vidimo non stagnante fiume, non lago, nissuna eosa 9»in somma che ci persuadeva del fatto che osservavamo: ogni travaglio quindi riusci in- 9)darno. Quando ecco, ponendo mente ai rigori délie vicissitudini atmosferiche, al gran caldo usuccesso in detto anno, al vento colla pioggîa avvenuta che affrettarono la caduta délie jjfronde degli alberl, una aile piccole piante erbacee, ail' insoflTribil caldo eziandio che sucïïCedeva alla pioggia, (utto ciô ci diè agio con nostra soddisfazione alla spiega délia subi- 9)tanea avvenuta macerazione di dette sostanze e dar sviluppo in taie chimica azione al detto rprincipio miasmatico, analogo a quel principio deleterio istesso che le paludi tramandano; 9»e perciô senza nissun dubbio trovammo la cagion dell' epidemia successa.^' Cdornale di Clinica medica di Palermo. IV. 1839. p. 72.) *-* Nous avons déjà mentionné plus haut que plusieurs auteurs qui ont écrit sur le malaria, ont ventilé la question, si le malaria où les produits de la décomposition putride ne seroient pas difTérens selon la difiërence des espèces de végétaux qui entrent en putréfaction, et certainement personne n'hésitera pas d'aiBrmer la question, p. e. la décomposition des solanées fournira sans doute des produits qui se ne trouveront pas dans celle des graminées, et les produits de la putrébction

des iridées seronl d'autref, que eeax de k décompotitioii des myeoîdées; et nous pouvons soaveni soupçonner ces produits et les principes délétères; ht chose est certakiement d'un grand intérêt pour Texplication des maladies qui sont produites; nais aussi long-tems que BOtts ne possédons pas des analyses complètes des végétaux, et des analyses des produite de la décomposition — on ne peut guère hasarder des explications. Je reproduirai ici quelques faits qui paraissent offrir plus d'intérêt: 1) En général la décomposition des fmils et des semences paroit être plus préjudiciable que celle des feuilles, et cela se comprend aisément; celle de beaucoup d'agames plus malsaine que celle des phanérogames etc. 2) Plusieurs auteurs ont déjà porté une attention plus spéciale aux plantes qui se décom*» posent dans les marais: Mr. Monfalcon (1. c. p. 335) faisant attention anx mangliers et aux mancenilliers croit que ce sont surtout les végétaux qui contiennent le plus de tannin qui gâtent le phis l'atmosphère, observation déjà faite par Mr. de Humboldt; mais la plupart des plantes qui se décomposent dans les marais de l'Allemagne, de la France, de l'Italie etc. ne rentrent pas dans cette catégorie. Dans les marais des pays chauds les Aroidées paraissent surtout nuisibles. Les conferves et les hippuris furent déjà accusé par An t. Jussien. Mr. Mayrhofer à l'endroit cité plus bas cite comme plantes qui empestent le plus l'atmosphère par leur décomposition, les Chara, les Potamogeton, les s^atiotes. Aux bords des mers ce sont surtout les Fucus, desquels sera question plus bas. 3) Mr. Troschel communique une observation, où toutes les personnes occupées dans une chambre à séparer les pommes de terre putrides d'un amas, furetit prises de vertige, de mal de tête et de vomissemens CBerlin. Med.Zeit. VII, p. 35). 4) Mr. Evans CEi^demic. fevers of the West-Indies p. 22) rapporte le cas suivant: Un shooner arriva en 1826 des Bermudas â Ste. Lucie avec une cargaison d'oignons, qui étoient pour la plupart pourris, de quatre hommes qui formulent l'équipage, deux étoient dangereusement malades de la fièvre jaune, et un troisième d'une fièvre rémittente, ils étoient malades depuis deux jours. 5) Mr. Macculloch cite comme singulièrement fétide l'atmosphère des capsicum en putréfaction. 6) Entre les végétaux qui doivent avoir plus souvent causé des maladies par leur putréfaction, on nomme surtout l'indigo, labixa orcllana, le café. Entre nos fruits on accuse surtout les pèches. Dans un collège en Angleterre on crut trouver la cause d'une épidémie de fièvres malignes dans un grand amas de choux en putréfaction à cdté de la maison CZimmermann von der erfahrung II, p. 220). On a peu d'observations sur Paction de ces influences sur les animaux. — 7) On a plusieurs fois observé l'influence sinistre des féculeries sur la santé des hommes et des animaux; mais une décomposition artificielle qui fait naître le plus souvent des maladies parmi les hommes et parmi les animaux, c'est celle qui s'effectue dans les routoirs de lin et de chanvre. C'est vrai de tous les tems il y a eu des médecins qui n'ont pas voulu reconnaître l'Influence malfaisante des routoirs, Villalba (Epidem. Espan. p. 159. 181) cite déjà plusieurs médecins Espagnols du seizième siècle qui l'ont combattu, Zacchiroli, Tessier, Parent

Dnchtitelety Giraudet etc. onl iut la même chMe, et de nés tems même 3 y a lmi« Jours des médedns qui la nienl; mais le plus grand nombre, et les médecins el les Tété* rinaires les plus éclairés se sont bien prononcé pour Taflirmative , et je pense, qu'avcon médecin sans préjugés ne pourra méconnaître leur influence très maîtrisante, et les routeire du chanvre paraissent être encore plus préjudiciable â la santé que ceux du lin. Nous pourrions bien reproduir ici les observations des anciens médecins Avicenna, Avenzoar, Atbanas. Kircher, Rolfinck etc., Lancisi a déjà énum^ré bon nombre d'auteurs qui attestent les tristes eflfets de ces routoirs, et il a ajouté ses propres observations concluantes (De noxiis paludum effluviis cap. VIII. Lib. I, p. 1), RamaEzini, P. Franck et beaucoup d'autres peuvent être ajouté; seulement des hommes do cabinet qui n'avoimil jamais vu la campagne, ont pu composer des rapports oiBciels pour défendre rinnocuité des routoirs. Mr. Monfalcon en parlant de ces émanations, qu'il nomme à juste titre pernicieuses eu plus haut degré, rapporte une observation qui édaire bien cette influence: i,Leg paysans d'un hameau avoient coutume de mettre leur chanvre dans un lavoir au sud des maisons, et presque tous avoient chaque année une fièvre intermittente automnale. Celte endémie paraissoit d'autant plus extraordinaire que le village étoit sur une élévation, sur un terrain sablonneux, et que les paysans y sont riches, relativement aux paysans des hameaux voisins. Interrogé sur les causes présumées de la maladie, Mr. Bourges repondit que la principale lui paraissoit être les émanations apportées de ce lavoir par les vents méridionanz. Il conseilla de faire â l'avenir rouir le chanvre dans une eau courante; on le fit et la maladie endémique disparut. Deux ans s'écoulèrent, elle ne revint point; mais un paysan qui avoit mis de nouveau du chanvre rouir dans le lavoir la rappela. Ses voisins profitèrent des leçons de l'expérience, et le firent renoncer â cette dangereuse pratique; la maladie ne reparut pointa (i. c. p. 163). Mr. Capsoni rapporte un fait analogue et non moins prouvant 0* Mr. De Renzi combattant les idées de Mr. Zacchiroli, inventées dans le cabmet, dit: jiSï sa che il nostro lago d'Agnano è addetto alla macerazione délia canapé 990 del lino délia maggior parte délia Campania, e non cessa di popolare di croniche e di

') «In un villaggio siloato io aria sana e tra le cui malattie popolari endemiche, certameote non npotevansi annoverare le febbri intermiUeDti, si videro invece dominare queste abbondantemento nel luglio 9ie agosto del 1827. H loro aumento straordinario avepdo in me destala giiuta riflessione, dovetti credere, ffche laie nuova mnlnitia (più fréquente altresi in un dalo qnartiere), aresae origine da poeo lino poeto a nmacerare in un lento rigagnolo: nel aeguente anno 1828 e nella alesaa atagione dominé pure ivi nna maitlaUia, che quantunque fosse accompagnata primitivamente o notabilmente da sintomi gastro-enterici, tenza ndubbio flogistici, pure e il tipo rémittente e Tintermittente, che in spécial modo assumeva sul suo termi- »nare, e il bisogno e utilità, cfae si ayeva a malattia inoltmia dalla china, e le récidive, che avrennero wtalora, dinostraYanmi a chiare note l'iadole periodteo-iarvala délia dominante malallia e k aaa dériva* nzione miasraaiico-paludosa. E laie causa veramenle non mancava. poiche anche in quesl* anno ponevaai na macerare qualche po' di lino, ed erasi in quei caldi mest spurgalo ono stagne servibile a pnbblico lanvalojo. Tralasciatesi lali nocive pratiche non si rtdero più comparire malattie.» Clima délia basaa Lombardia p. 77.

i»acote infemrité g^i spedali délia Capitote. Addefli al maœri sono iRegj Lagni e apargono npotentemenle la loro inaiefiea mOnenia per quel siti délia Campania da loro peroorat. Htile «altri fatti analoghi bi iulli i pnnti dei Regno provano qnesta influenza.» Topografia med. del R. di Napoll. p. 297. Mn Moriei déclare que la défense de faire rouir le Uii aaprèa des habitations a immensément eontribué à rendre plus rares les fièvrea inter-* mtttentea de la Sicile CF^^bbri peried. det dintorni di Messina. p. 9) 0- Kr. Toggia communique une observation qui aert a prouver que les rontoirs dn dianvre peu-» venl occasionner le charbon : »Dans un bien situé dans la comnnme de Trino régnoil chaque année une fièvre charbonneuse sur les veanx dans le commenceoient du mois de Septembre qui en faisoit mourir beaucoup. Appelé i guérir cette maladie enzoolîqve, et en rocher** ehant les causes, je découvris à peu de distance des fenêtres de Pétable, dirigées vers le and -est, plusieurs réservoirs, qui servoient de routoirs de chanvre; am lever du soleil Ha répandoient une odeur infecte dans l'étabie. A Tmatant je déclarai que ces routeurs étoienl la cause de la mortalité. Le propriétaire fit supprimer le rooissage, et il eut la satiaiiBetion de voir les années suivantes que ses veaux ne souflroient plus ni de cette maladie, ni d'aucune autre.<< Mal. dei buoi. I, p. 306. Que les eaux de rouissage bues ont souvent causé la mort des animaux et des hommes a été mentionné plus haut Cp« 410}, un exemple nouveau a été communiqué l'année passée par Mr. Dubaud: 9)Dix-sept vaches ou boeufs avoieut successivement péri dans l'espace de trois ans chez un même propriétaire, par le charbon. Mr. Dubaud ayant cherché la cause de cette mortalité dans une maison dont les étabies étoient bien tenues et bien construites, où les fourrages étoient bons, s'aperçut que les bords d^un grand vivier dans lequel les bestiaux alloient boire, étoient couverts d^une grande quantité de poissons morts. Ce vivier étoit alimenté par un ruisseau dans lequel on faisoit rouir du chanvre et dont Peau répandoit une odeur fétide. On empêcha les animaux d'aller boire de l'eau du vivier et la mortalité eessa.u La Clinique v été r. XY. (1844.) p. 1 90. Cette mortalité des poissons par les eaux de rouissage a été très souvent observée. Si c'est vrai que les routoirs ont été la cause d^une fièvre nriliaire? je laisse indécis, voilà le rapport: «L'épidémie de suette observée par Mr. Lcjeune, dans plusieurs communes de l'arrondissement de Laon, a régné pendant toute l'année 1838; elle prit naissance dans la commune de Bourg, située dans une vallée sur le bord de la rivière de l'Aisne; cette localité est très- humide et infectée par le voisinage de nombreuses fosses â chanvres, qui, quoi qu'on ait pu dire, sont dangereuses; et ce qui le prouve dans le cas présent, c'est que ce fut de ce côté que se montrèrent les premiers malades, et qu'il y en eut toujours un très grand nombre.^ Mém. de TAcad. de Méd. vol. IX. (1841.) p. 59.

') Lee bons médcciDS de Palermo et de Meisina, dont le» écrits j*ai devant moi, font tous dépendre les fièvres de la Sicile de Talr marécageux, dont il décrivent exactement les sources. Ils ne savent rien des récMt ftibuleux qui sont débité par des voyageurs allemands et anglais.

IX. De l'action gpeeifique des végélanx, el des amis de végétaux vivans sur l'air, et sur les animaux. Les planles agissent déjà les unes s«r le0 atttres, d*abord les végétaux morts sur les vivans par le détritus ou par le terreau qu^ib forment; ainsi Hr. Decandolie remarque bien: i»L'effet sera utile i la grande majorité des plantes, si les végétaux enfouis contiennent beaucoup de matières gommeuses, fécu^ lentes, sucrées ou ligneuses, ou en général de matières qui ne soient pas àeres: Teffei général sera ao contraire nuisible si les végétaux enfouis contiennent beaucoup de matières ftcres astringentes, alcalines, amères etc. Ainsi les agriculteurs savent très -bien qu'ils améliorent le sol en y enfouissant des pavots ou des euphorbes. Ils savent que les éoorces qui renferment peu de tannin et d'acide gaUique peuvent améliorer le sol, tandis que l'écoroo de cbéne le détériorent etc. Mais les plantes se comportent fort différemment d'après les principes , dont ils ont besoin ; on rapporte de l'Ecosse que lorsqu'on enfouit des fucus pour engrais, les pommes de terre qui croissent sur un tel terrain, deviennent très grandes, mais, elles ont un mauvais goût , et ne se gardent pas bien. Hais aussi les plantes vivantes agissent les unes sur les autres, laissant de côté Faction qu'elles exercent par l'ombre ou par l'entrecroissement et la voracité des racines, il se trouve des plantes qui doivent nuire d'une autre maniée; ainsi le cirse des champs nuit à l'avoine, l'érigeron acre et le lolium temulentum au froment, l'euphorbe et la scabieuse au lin, la spergula arvensis au sarrazin; au contraire la salicaire se plait auprès du saule, la truffe auprès du chêne Mrs. Plenck, de Humboldt, Decandolie, Wiegmann etc. expliquent le fait par l'excrétion des racines d'une plante qui pourroit être ou utile, ou nuisible â l'autre, et Mr. Macaire croit avoir prouvé cette opinion par des expériences. Cette explication ne pourroit pas convenir au moins dans un phénomène communiqué par Mr. de Martius qui seroit bien singulier, il dit qu'un botaniste renommé avoit observé que des tiges de Mais plantés entre des plantes du Sorghum cernuum, recourbent leur panicules à la manière du Sorghum (Kartoffelépidémie p. 41). On s'est beaucoup disputé, sans résultat, sur l'action délétère de l'épine vinette sur les blés (Decandolie Physiologie végétale. III, p. 1485). Les plantes de la même espèce paraissent quelquefois se repousser et croître solitaires, d'autres fois elles paraissent s'attirer et végéter sociales. Le phénomène de la socialité des plantes est bien connu (Moyen Pflanzengeographie p. 95), il produit les forêts, les prairies, les bruyères, les jungles, les touffes des charas, et en général de la végétation paludéenne et océanique etc., mais il n'est pas expliqué en tous les cas. Ces masses de végétaux qui couvrent des pays, doivent toujours exercer une influence marquée sur la vie des hommes et des animaux. Cette influence est connue en quelques cas, elle ne l'est pas encore en d'antres, où elle n'est pas encore expliquée. — 1) De ^influence des forêts. Les forêts agissent médiatement sur la santé des animaux a) en abaissant la température de l'atmosphère, les exemples données par Mr. Horeau de Jonnés (In fi. des bois p. 47) admettent des objections, mais ils prouvent toujours en général un abaisse*

méat de la températiira de quelques dégrés; b> elles rendent plus humides les pays et en augmentant la Quantité des pluies et en activant Tévaporation; c) en changeant la direction des vents, et même leur qualité; d) en changeant la qualité de hi végétation et la fécondité des pays, ce qui a une grande influence sur la culture artificielle des pays CMoreau de Jonnès p. 170. Bosson infl. des bois p; 7). Mais dans tons ces cas des modifications très considérables doivent être effectuées par les espèces d'arbres qui forment les forêts, nous n'avons pas encore pu évaluer les différences qui sont produites par les forêts de conifères au lieu d'autres etc., les premières rendront moins humides et moins froids les pays. Les forêts sur des hauteurs et sur des emplacemens secs ne causeront pas des influences désavantageuses directes, mais aussitôt qu'elles seront humides ou marécageuses eUes formeront du malaria, d'autant phis que la température sera plus chaude, et la végétation plus riche; mais aussi dans ce cas Finfluence de l'espèce des arbres doit être grande 0; de telles forêts empestent Tair quelquefois terriblement et fort au loin, comme Lord Valentia rapporte des forêts de Ceylon, Buchanan de celles de Mysore, Moreau de Jonnès de celles de la Colombie; Mrs. Spix et Martius rapportent qu'une fois ils observèrent dans les forêts vierges du Brésil au lever du soleil un brouillard blanc et épais d'une singulière odeur dans la forêt, et deux de leurs compagnons en gagnoient des fièvres intermittentes qui ne les quittoient pas pendant tout le voyage (Reise II, p. 689). Mr. Thoman (wechselfieber in Griechenland p. 25) rapporte qu'en 1835 tous ceux qui s'endormoient près d'une forêt d'oliviers dans la contrée d'Athènes, étoient sûrs d'être pris de fièvres intermittentes. (Mr. Gerlach [Ma gaz. f. thierh. 1845. p. 243] demande si la maladie connue sous le nom de maladie des bois, qui attaque les animaux qui paissent dans les bois, ne seroit pas quelquefois causée par les maladies et exanthèmes des feuilles? Elle pourroit aussi bien quelquefois être la suite du malaria, mais en général elle est causée par les feuilles saines dévorées, parcequ'elle se montre le plus souvent au printems, ou les feuilles sont saines.> 2) Influence des hydrophytes. Sur les bords de la mer les Fucus exercent une grande influence, rejetés par la mer ils pourrissent, ou on s*en sert comme engrais (Walker history of the Hébrides. I, p. 153), ou ils servent â la fabrication du kelp, leur décomposition qui infecte l'air doit être très nuisible, Mr. de Humboidt la regarde déjà comme une des causes de la fièvre jaune; Mr. Forchhammer (On the Influence of Fucoidal plants upon the formations of the earth. Reports of the Brit. Assoc. XIV. 1844. p. 160) a fait de remarquables observations sur la

0 Ce qui a été bien entrevu par Mr. Annesley (1. c. p. 21). «Another important cireumstanee wliich should be viewed in conneiion with the nozioua effects obferved to proceed from the woods co- ▼ering low sitoationfl, i» ihe nature of the wooda themaelrea and of the underwood. In temperate and cold climates they reaiat decay mneh longer, and contain more tannin and more of ihe terebinthinate principlea (?); ao that ihe emanationa proceeding from theae soarcea are leaa concentrated and leaa noiioua in elfeeUtt etc.

décomposition de ces plantes, dont la quantité est énorme, et la naaso d'hydrogène solforé dégagé est telle que dans les naisona aux borda de la mer près de Copeii|iague tous les objets d'argeot sont constamment noircis 0- L'aoteur calcule que seulement près d'Helsiogeur, dans les mois de NoYembre et de Décembre, 15,000^000 livres de fucus secs sont rejetées par la mer. Cependant les quantités paraissent être encore bien plus grandes sur les côtes de l'Ecosse etc. — Quant a la végétation des marais, noua avons déjà vu plas haut que Mr. Boudin (Fièvres intermitt p. 57) Ivî attribue le plus grand rôle dans bi genèse des fièvres paludéennes. Cela est beaucoup et sans doute trop; cependant aussi d'autres auteurs, déjà avant Mr. Boudin y ont fait attenticm: Mr. Mayrhofer COesterr. med. Jahrbb. n. F. VIL (1835.) p. 278) suppose, ce qui en vente n*est pas prouvé mais fort vraisemblable en beaucoup de cas, il suppose que les hydrophytes n'émettent pas autant d'oxygène que les géophytes, et qu'il arrive chez elles d^autres sécrétions gazeuses, il trouve p. e. que les Fotamogetons et les Characées, aussi fraîches et bien nettoyées, exhalent une odeur méphitique qui ressemble à l'odeur de la vase des étangs, ce qui est vrai. Outre les Algues il émimère comme hydrophytes des marais de l'Autriche: 1) rifippuris vulgaris, 2) les Chara flexilis, translucens, vulgaris, fragilis, aspera, hispida, tomentosa, il remarque avec raison que leur méphitis est des plus pénétrantes, et que les étangs qui les contiennent séchés répandent une odeur insupportable; 3) les Lemna minor, gibba, polyrhlza, trisulca, connues sons le nom de Sondera ou Senderich dana l'Autriche; 4) les Utricolaria vulgaris, minor, dont les utricules contiendroient au tems de la floraison du gas hydrogène, qui les fait surnager à Feau, et après la floraison du gas acide carbonique (q^i >u moins est bientôt remplacé par de l'eau); d'après l'auteur la méphitis de ce genre est fort grande; 5) Trapa natans; 6) Potamogeton pectinatus, pusillus, compressus, erispus, perfoliatus, lucens, rufesccns, gramineus, natans, densus. L'auteur trouve que leur méphitis est la plus grande après celle des Chara; 7) Ruppia maritima; 8) Yillarsia nymphaeoides; 9) Holtonia palustris; 10) Accrus calamus; 11) Alisma plantago, ranunculoides, pamassifolium; 12) 6utomus umbellatus; 13) Nymphaea thermalis, alba; Nuphar luteum Cnixblume) ^), sericeum,

') nThe sponianeous décomposition of the fucoîdal plants, and principally of the fucus resicnlosus, »»ic the foUowing: after having durîag soroe days been exposed tcthe action of beat and water, a fermcnfftation begins, in wbich a gr«8t qaantity of carbonique acid is producod, and aUo a volatile substance ffwbicb seems not to diiïcr from the common spirit of wine; thiis a complète vinous fermentatioa takes Mplace. When that bas ceased the wbole mass begins to rot, and a very compUcated action commences, fiby wbich the sulphates are changed into sulpfaurets; and whoever bas observed the masses of seaweed nlefl OB tbc ihore, will Ukewise bave observed the sneli of sulphuretted hydrogen diseagaged from the nalkaiioe sul^liurets by Uia carboalc acid of the deeomposin^ aeaweed aod the alnoapheric air. In tbe nneighboarhood of Copenbagon, tbe diseagagenent of sulphuretted kydrogea from seawead la aometimej mso strong, that tbe siiver ai tbe country-* places naaf the slMré is constantly blackened by tbe effect of nlbal gas.u

*) Grimm dentscbe mythologie p. 457. p. 020. Les Nymphaeas jouent un grand rAte dans la my-

pomiliioi; 14) Ranoocidfis iN|aatilis, fluilans; 15> Typki latUoIiâ, «ignstifolia 0; ^8) Zoslera marilima Celle empeste beawoup ée eMes de ner, p. e. en Italie); 17) Callitrkèe yerna, aatumaalui; 18) Najas major, miner; 19) Zamiiclienia pahtstris; 20) Sparganiam iiatans, sim-* plex, ramosnm; 21) CeratopliyHiim sabmersam, dem^sam; 22) Hyriophyliura spicatum, ver-» ticiUatam; 23) Sagfittaria sagittaefotia; 24) Valisaeria spiralis; 25) Hydrocharis morsusraBae; 96) Stratiotes aloides ; produit diaprés l'auteur une méphHis insupportable sur la Donau près de Vienne et dans la Hongrie. C'est à peu près la Tégétation des marais dans rSorope moyenne en général, p. e. de la Hollande, du Nord-Ouest de PAllemagne etc.: les jon-* cées sont surtout à ajouter. 11 me paroit toujours que la décomposition de ces végétaux exerce bien plus d'influence que leur action vitale; cependant celle -là mérite bien d'être éclairée par des observations suivies. 3) Nous ne possédons pas une connaissance aussi spéciale de la végétation des marais des pays chauds, qui cependant est fort spécifique '). Ce que nous connaissons le mieux ce sont les roseaux gigantesques ou les si dits jungles des colonies anglaises, sur Taction desquels nous allons communiquer les observations des médecins. Déjà dans l'Italie ces jungles sont plus dangereuses COastiglioni sur les fièvres d'Angera: Giornale délie scienze méd. chirurg. XII. (1840.^ p. 275). Dans la Russie méridionale les bords de la Wolga et do la mer Caspienne sont déjà cou-» vertes d'immenses jungles, qui sans doute comportent à la maladivité renommée de ces contrées; on les nomme dans les pays kamysch, et d'après Mr. Lessing ils sont formé par des Phragmttes, et la disette des bois les rend très utiles au pays; ils commencent déjà à Sarizin, mais ils sont fort étendus aux embouchures dans la mer Caspienne; parcequ'ils forment des grandes plaines noires composées seulement de ces roseaux on les nomme en Busse Tschern (Erman Archiv fur kunde von Russland. I, p. 109). Sur les ])ords du Nil dans l'Egypte les roseaux ne manquent non plus, mais les terres inondées se couvrent surtout d'une grande quantité de joncs, que les Arabes nomment dysse, et comme les brebis qui y paissent pendant plusieurs mois gagnent la pourriture, les Arabes croyant que c'est cette plante qui cause la maladie, la nomment aussi dyssa CJourn. théor. et prat. de méd. vét. V, p. 138); que la décomposition des joncs peut fournir des produits pareils à celle des roseaux est fort probable. Dans les Indes orientales c'est surtout la

thologie des peuples, dès la plus haute antiquité (Indes, Egyptiens) jusqu'au Sauvages de l'Amérique d'aujourd'hui (Rafinesque Médical Flora II, p. 42).

*) Nàk in waltikka. Grimm 1. c. p. 457. Aussi les roseaux jouent un grand rôle dans toutes les

mytbologies.

'} Moyen pflanzen géographie p. 64. Les Lemna de nos lacs sont remplaoéa dans les lacs tropiques par les PisUa: «Wenn auf dcr grossen Laguna de Bay, dem grossen see im innern der insel ,9 lançon, starme geherrscht baben, dann sind dièse pflanzen nach den kOiten getrieben, und weit und breit Ml»edecken aie daselbst das wasser mit eincr dicken pflanxendecke, wftrend banfen, mehrere fnss bocb, ron ,»aiesen pflanzen auf den kûsten aufgeworfen sind, und bei der fanlnlsf einen entseUlichen gestank Ter-

l>reiten.«<

Baoïbasa anindinacet qui forme les joagles si décriés pour les ièvres qui y règnenl et qui soni cooBoes sous le nom de ijiiiigle-fe¥er.<< Malheureiisemenl ils ne couvrent pas seul»» ment les bas -fonds, mais ils se retrouvent encore sur les hauteurs de Bootan, de Hysore etc. Cap. Turner dit du Boutan: qu'au {Âed des montagnes s*étend une plaine de la tar* geur de 30 miles couverte de jungles dont les fièvres dédmoi^it les forces du cap. Jones en 1772. Mr. Burnard et Stevenson ont donné une description de la cruelle épidémie de jungle -fever à laquelle l'armée anglaise succomba à Arracan en 1825 CTransactions of the med. a phys. Soc. at Calcutta, vol. III). Ces auteurs expUquent la formation du malaria par Pénorme quantité de détritus végétal qui est accumulé, lorsque le tems de la végétation et les pluies arrivent , la croissance des roseaux est immense, mais d'une organisation inférieure, et elle exclue bientàt l'action de la lumière sur le sol qui doit exhaler les produits de la décomposition qui ne sont pas consommé par la végétation hâtée. Mr. Anne s le y donne la même explication 0* Aucun de ces auteurs ne pense pas aux produits de la végétation vivante. Je voudrois bien demander, si dans ce cas ne se forme pas une quantité énorme de plantes agames? on est autorisé é le présumer. Des forêts de Mangliers qui bordent les côtes tropiques à la manière de nos saules nous savons en vérité par Mr. de Humboldt qu'elles mourrissent beaucoup de champignons. 3) Influence de quelques espèces de plantes sur les animaux. Dans ces derniers tems on a accusé quelques plantes d'être la cause de maladies par leur seule présence ou par leur décomposition dans un lieu; et il y a long -tems que d'autres ont été regardées ccnnme dangereuses; on peut proposer peut-être quelques explications, mais en général nos connaissances sont encore fort bornées, et l'on ne peut pas décider la question. Passons la revue de celles ou les assertions ont quelque apparence de vérité: a) Les Chara. Nous venons de voir que les Chara répandent une mauvaise odeur étant encore en vie, cette odeur est encore bien plus forte si elles viennent â se décomposer, à cause de cela on les nomme dans quelques contrées de l'Italie Pu ter a. Mr. Rafinesque dit déjà qu'elles contiennent un principe spécifique végéto- animal, la charine, et une huile verte et puiante (Med. Botany of North America. I, p. 207> Le peuple de l'Italie déjà les accusant, parcequ'on les trouve en abondance dans les Maremmes et dans d'autres marais de l'Italie qui sont renommés comme très malsains, deux des plus savans naturalistes de l'Italie Mrs. Passerini et Savi ont fait de recherches sur leur action (Ricerche fisiche e chimiche sulla Chara o Putéra etc. Pisa. 1831), Panalyse chimique leur fournit un

*) nlfot only are low situations, but also llie sides of hills, covered by this, of att the worst, spedes of végétation. Its thickaess, ezaberance, and the saccnlency of the plants shooting between the dease broshwood and reeds, offer a constant sapply of decayed parts as the nnremitttng regetation prooeeds, and prevent the son froro reaching the soil^ and a moist and stagnant atmosphère, which being seldom renewed, is Ihereby loaded wtth the accamoiated eihalations given ont from thèse prodnctÎTe sources* ete. 1. c p. 19. ^

principe spécifiqaey cause éê h puanteur, qu'ils nemrooienl Putérine, inhalée elle causa, méoie après peu de tems, de Phémicranie et des vomissemens, pendant la putréfaction de la plante cette substance sa rolaAise, et elle doit donc être contenue dans l'aria cattiva qui en vérité a ton odeur! Les auteurs sont donc de l'avis qu'elle pourroit être un principe délétère de Paria cattiva. Je crois on peut opposer l'observation qu'il y a des endroits ou croissent beaucoup de chares, et cependant il n'y a pas de fièvres intermittentes. Cependant Mr. Tartini CSul bonificamento délie Maremme Toscane p. 92) adopte l'opinion de ces savans. b) La f louve (Anthoxantbum odoratum). Le peuple dans la France accuse généralement cette graminée d'être la cause des fièvres; les médecins ne sont pas d'accord; Mr. Monfalcon Cl* c. p. 105) déclare la flouve n'est pour rien dans les émanatbns marécageuses. Mr. Nepple (Fièvres intermittentes p. 149) en dit: 9»0n est assez généralement persuadé dans la Bresse, même parmi les médecins, que la flouve, espèce de graminée très commune, est, à l'époque de sa floraison (Aoûl et Septembre), une des causes les plus actives de la fièvre intermittente. Mes observations à cet égard, de même que celles de Mrs. Chanel et Dutèche, ne justifient nullement la propriété fébrifère de cette plante. D'ailleurs sa floraison passée, la fièvre n'en règne pas moins, même dans les localités ou ce végétal ne croit jamais. Cependant il faut remarquer que cette plante, lorsqu'elle couvre un grand espace de terrain, et qu'elle est en plaine floraison, répand une odeur fade et nauséeuse extrêmement désagréable, et qui produit chez certaines personnes irritables des vertiges ou une céphalalgie sourde.^ Mr. Bottex s'exprime dans le même sens (Insalubrité de la Dombes p. 39). Au contraire Mr. Monfrin et Mr. Boudin CFièvres interm. p. 61) défendent cette influence délétère de la plante. c)Que des champs de chanvre, surtout durant la floraison, rendent malades les animaux qui séjournent près d'eux, a été mentionné plus haut, la même remarque est faite pour l'homme par Mr. Monfalcon et par Mr. Vulpes CPathol. I, p. 196). d) J'ai de même rapporté pins haut que dans l'Italie on plante le Mais pour se garantir de l'influence du malaria, e) Dans l'Amérique du Nord (\ti Louisiana) on sème dans la même vue l'hélianthus annuus. Il faut donc croire que ces plantes décomposent mieux que d'autres le principe du malaria, f) On dit que l'exhalaison de la Lobelia longiflora cause des accès d'hystérie, g) On dit que la Betoine enivre dans les fortes chaleurs ceux qui l'arrachent (Dici de Méd. en 18 voL XV, p. 220). On se souviendra que cette plante étoit très renommée comme le plus puissant remède chez Apulejus, chez les anciens Celtes et Allemands, Anglosaxons etc. h) Plusieurs plantes vénéneuses p. e. la Ciguë, la Jusquiame etc. agissent par leurs émanations intoxicantes sur les animaux et sur l'homme Cl^ict. de Méd. L c. p. 121. Savi Putéra p. 41. Walker History of the Hébrides. I, p. 361). i) Dans les deux Indes on croit que l'on gagne la fièvre en se reposant sous le Tamarindtts indica; Mr. Moreau de Jonnès (Infk des forêts p. 103) croit avoir expliqué le phénomène, parceque de tous les arbres sur lesquels il expérimenta, c'éloit

celui qui offrit It plus grande transpiralioii. k) D'après Lin«è m gagne la livre ea dormant scNia un noisetier. 0 I^ même cliose se dit du Sureau. Peot-èlre parcaiiiifil croit dans des lieux humides et sombres? ou parcequ*il ]k»rle souvent des cbampignonsf D'ailleurs cet arbre est renommé dans Tandenne mythologie allemande (Grimm p. 617). m) D'après Mr. Rostan ou ne tarde pas d'être pris d'un profond sommeil ^ si l'on se repose sous un sureau ou sous un Noyer (Dict. de Méd. 1, c. p. 230). n) La Myrica Gale» à laquelle aucun animal ne touche et qui est un poison au moins pour les bréhia (Walker Hébrides. I, p. 329) croit abondamment dans les tourbières et répand au loin une odeur aromatique et agréable; elle est réputée dans rAmérique du Nord pour corriger le mieux le malaria (Monfalcon p. 157). o) Les émanations de la Mimosa farnesiana doivent causer un état soporeux (Volney Reise nach Syrien, p. 220). p) Mr. Smith Barton a observé un accès de fièvre par les émanations de la Magnolia glauca et la Magnolia tripetala cause^des affections nerveuses d'après Mr. Rostan. q) Je ne sais pas de quelle espèce d'Euphorbia Mr. Pouqueville parle: 9»Die luft von Tripolitsa wird immer tnehr von den dûnsten der wol&milch erfullt» welehe besonders hâufig auf dem berge Roino wâchst, und den nervenschwachen weibern des harems schwindel verursacht. um diesem ûbel abzuhelfen bot der Fasha aile einwohner der stadt auf, um dièse pflanxen auszurotten und zu verbrennen.« Reise nach Horea p. 266. r) De l'influence nuisible des Azalea parlent plusieurs auteurs, s) Les Rhus radicans et toxicodendron offrent les exemples les plus connus d'une influence délétère d'émanations des arbres, elles causent des érysipèles et mêmes des symptômes d'apoplexie (v. Mons, Gleditsch, Lavini, Hunold v. Marx lehre von den giften. I, p. 135. Rafinesque med. Botany. II, p. 257). Au Brésil on dit que ceux qui reposent sous l'ombre du Schinus antarthritica (Aroecra), sont pris de douleurs dans les articulations CMartius Mat. med. Bras. p. 117). t) Un exemple souvent contesté offrent les Mancenilliers et les Mangliers (Rhizo* phora): Une ancienne croyance dans les colonies fait empester l'air par les racines des mancenilliers qui ne sont pas toujours couvertes d'eau v. de Humboldt Nouvelle Espagne IV, p. 180, qui cependant indique aussi que le malaria est formé entre les touff^a épaisses et sombres de ces racines ; les nouveaux observateurs connaissent bien l'action très délétère du suc du mancenillier s'il tombe par mcgarde, pendant des ouragans ou des pluies sur la peau, mais ils déchirent que ses propres exhalations ne sont jamais â craindre CGrall Topographie de St. Martin p. 21. Levacher Guide médical des Antilles p. 241), probablement on s'est laisser tromper par l'action du malaria formé en très grande quantité dans les forêts inondées des mangliers at des mancenilliers ; mais si ce malaria gé» néralement reconnu comme le plus puissant, ne doit pas ses propriétés en partie â la décomposition des feuilles très poisoneuses de ces arbres? u) Quant à l'Upas on a dernièrement prouvé que ce qu'on avoit avancé sur l'action de cet arbre sur tous les animaux qui lui approchent, étoient des fables. — 4) De l'action possible des plantes agames

et surtout des mycoidées sur l'atmosphère et sur les animaux. Nous mettons là une question sur le tapis, qui d*un côté nous fait demander s'il ne seroit pas mieux de n'en point parler, tant elle est courerte d'obscurités; mais de Pautre côté des auteurs célèlyres ont proposé des hypothèses si spécieuses sur les rapports entre la génération de certames plantes agames et l'existence des épidémies, que, malgré la hardiesse de ces hypo* thèses prématurées, il vaut au moins la peine de voir quel fondement elles pourroient avoûr, et de montrer ce qui l'observation pourroit encore faire pour en prouver la vérité ou l'impossibilité. D'après ce qui a été rapporté précédemment sur les rapports de l'atmosphère avec la nature organique, on ne peut guère être étonné que l'eau de pluie contient déjà de la matière verte, ainsi des protorganismes 0 (Dujardin. L'Institut. 1837. N. 216), le développement des Protocoocus sur la neige ne peut donc non plus nous étonner; Mr. Nées et Mr. W range 1 sont même de l'avis qu'il y a des Protococcus qui sont des aêrophytes qui tombent de l'atmosphère avec des pluies pendant des orages v. R. Brown botan. Schr. I, p. 351. p. 573. Je ne suis pas amateur du merveilleux, mais je ne vois pas d'absurdité dans la question : si sous des influences atmosphériques spéciales les protor*ganismes ne pourroient pas différer en quantités et en qualités ? Certainement je ne suivrai pas l'exemple des palhologistes qui ont fabriqué des hypothèses sur la cause d'une épidémie sans les observations nécessaires; mais je pense qu'il est bon de connaître encore des voies d'observations à suivre, qui ne sont pas encore épuisé. On se souvient bien du phénomène singulier de la coloration en rouge des eaux des étangs et des lacs qui arrive sans cause connue après un espace de 50 et de 100 ans, et qui fait souvent mourir tous les poissons; les naturalistes (Decandolle, Bhrenberg, Kunze) ont prouvé qu'il est causé par des petites algues (conferves, oscillatoires, palmelles etc.); mais quel concours d'influences fait qu'il n'arrive que dans des intervalles assez longs? (en quelques endroits souvent d'une manière enphy tozique , p. e. dans la mer rouge où après Mr. Ehrenberg il arrive par le Trichodesmium erythraeum, qui répand une odeur paludeuse et méphitique dans les mois d'été). D'après les faits publiés le phénomène a été observé plus souvent du tems du Choléra que plus tardi Je sais bien que l'on peut repondre: dans ce tems on y porta plus d'attention qu'en d'autres tems; mais on entrevoit qu'il importe que de tels phénomènes soient toujours publiés lorsqu'ils arrivent ! Il y a un autre phénomène qui a fait encore bien plus de bruit, ce sont les moisissures rouges ou noires (les si dits signacula) qui se sont montré quelquefois sur les maisons, sur les véteroens, les comestibles etc. (Nées v. Esenbeck ûber das rothwerden der speisen. Schweigger Journ. f. Chem. u. Phys. vol. L.

•) Et qoi Toadroit abiolameDl nier que ceox-iâ pourroient être différentt? J*Bi mentionné ptttf haut que dans les paya tropiqnea on aUribue une action très roalfaiiante aux premiérea plaies qui tombent après les sécheresses; j*ai trouvé depuv que la même opinion règne en ItaUe ches plusieurs auteurs, eteUe •at même professé en Allemagne, t. Gerlaob: Magas. f. tbierh. XI, p. 132. Je sais bien que Ton peut proposer différentes explications.

(1837.) p. 418), â ce qu'on dU du tems des épidémies; mais je ne veux nuUemeol dé«* dder si le phénomène est toujours bien prouvé, et non plus s'il est dû aux niémes influences qui causent l'épidémie, ou si la végétation maladive a une influence sur la vie des animaux; cependant le phénomène rentre dans la catégorie de la génération inattendue d'une grande quantité de mycedinées, de champignons etc. qui arrive quelquefois, et de laquelle j'ai rapporté des exemples p. CCCXCIX etc. p. DX. etc. >)» Je no demande non plus i décider si la génération est originaire, ou si le développement des spores est seulement favorisé, a) Action des spores et des exhalaisons des Mycedinées. Les spores des plantes agames sont si légères qu'elles se répandent fort aisément dans l'atmosphère^ p. e. un cultivateur se plaint qu'il est impossible dans les serres de préserver les pots de l'épansion des spores des Filicées CReports of Brit. Assoc. 1844. p. 74), les spores innombrables des mycedinées font la môme chose. Aussi il y a long-tems que le peuple craint la proximité de beaucoup de champignons, on croit que l'exhalaison de plusieurs entre eux fait avorter les vaches, ce qui seroit fort probable. L'exhalation de l'Agaricus gloiocephalus est vénéneuse pour Thomme selon Hr. Le tellier (Ann. Scienc. nat. II, vol.lll, p. 96). On cite encore des observations de l'exhalation vénéneuse du Pol y porus squamosas CBulliard champ. I, p. 346) et du Boletus luridus CLenz). Les spores de TAethalium septicum seroient très vénéneuses d'après une observation incertaine de Mr. Bue huer CUeber die pathogenet, Wirkung der Filzkeimkôrner. Jahrbb. d. ârztl. vereins in Mûnchen. II, p. 70). Le champignon des maisons C^erulius vastator et destmens v. Schwabe: Linnaea. 1840. p. 194. Siemssen naturgesch. d. hausschwamms. Leipzig. 1809) exhale dans les maisons où il réside, une odeur fort désagréable, et les médecins le suspectoient il y a long-tems, Mr. G. A. Jahn paroit avoir observé une intoxication par ses exhalations (Hufelands Journal vol. 62. 6. p. 3 et 63. 1. p. 45). C'est probable que le plus souvent les champignons agissoient par les spores, cependant Mr. Marcet (Ann. de Chimie. 1829. Mars. p. 318) a prouvé qu'ils gâtent aussi considérablement l'air, en absorbant de l'oxygène et exhalant de Tacide carbonique et de Tazote. b) Action des moisissures (hyphomycetes). On est bien autorisé de présumer que les moisissures n'agûront pas autrement sur l'air que les autres mycedinées , mais dans ce cas leur action doit être terrible dans les pays tropiques, où durant la saison des pluies elles couvrent tous les objects, l'air doit être rempli de leurs spores; nous possédons beaucoup de descriptions de cet état v. p. e. encore dernièrement Mr. Pritchett l c p. 123.

*) Si dans cet endroil et p. 282 j'ai soatenu qae l'électricité avoit une inflaence marquée «ar la génération dea champignons, je ne veux pas manquer d'ajouter que de très bons observateurs de champignons disent la même chose, comme Mr. Pries et Mr. Endlicher; le dernier dit (Encb. bot. p. 18) i l'oocaslon du Phallus impndicns: iJove tenante in silvis caedais nascentem, e longinqno foetore cadaTerino dignosdmuj; Taocis abortom procnrat. HynienopbaUns daemonwn (Buto-eeytan quati e diaboli nriMortm diceres) apnd Indos generator.«

Peat«6lre la maladie 46 Jfr. Olii^ier (phis kant p. 976) tt'éloH causée que par rinbalt-^ tion de Tair des moiaissnrea. Lea avAeim ont enlièremeiit négligé ce phénomène jusqu'à présent^ mais si Ton est anlorisé <le jnger 4e leur action sw les poumons par les phéno* mènes qui arrivent chez Thomme et ckes les animaux, quand elles sont avalées «vec la nourriture, nous ponyons bien nous édairer. Linné (Amoenit. aoad. V, p. 62) oon-i naissoit déjà l'action vénéneuse du pain moisi sur Thomme. Mr. Marchand rapporte un cas d'empoisonnement léthal : ^Le fils de Mr. X. se tronvoit à Paris , pour faire $e$ études en médecine: Un jour que nous fûmes i plusieurs occupés dans les amphithéâtres de dis*section, il vit sur une planche un morceau de pain tout moisi U paria avec un de ses camarades, qu'il seroit assez hardi de manger ce pain gâté; l'autre accepta le pari; le jeune homme imprudent le fit, le jour suivant il se trouva indiaposé, trainoit ifuelque tems une vie languissante, et finit enfin, victime d'une témérité déplacée, sa canière à la fleur de son âge. Ses médecins reconnurent unanimement le pain moisi pour hi cause de sa mort.<^ Propriétés nuisibles des fourrages, p. 110. Mr. Westerhoff CBijdragen tôt de natuurk. Wetensch. II, 2. p. 110) communique les symptômes, comme Linné, en deux cas qu'il a observé: Il fut appelé près de deux enfans appartenant a un ouvrier, et chez lesquels il s'étoit manifesté simultanément les mêmes symptAmes simulant un empoi* sonnement. Cependant ces symptômeis éloient moins prononcés chez le plus jeune, ftgé de huit ans, que chez l'ainé, âgé de dix: ce dernier avoit le visage rouge et gonflé; le regard étoit animé et hagard; la langue étoil sèche, le pouls faible accéléré; il se pkignoit de violentes coliques , d'étourdissemens , de maux de tête et d'une soif inextinguible. Tantét il éprouvoit l'envie de dormir, tantôt il ressentoit des envies de vomir. A la fin^ les vomissemens eurent lieu subitement; il eut presque aussitôt une selle abondante; il se sentit en* sidte très abattu, se montra très indiffèrent sur tout ce qui l'entouroit, s'endormoit de tems en tems. Quelques médioamens administrés i ce jeune malade firent cesser cet état, et le rétablissement fut prompt. L'autre enfant lut également soulagé par des vomissemens. Par suite des renseignemens pris euprès des pmrens et des enfans eux - mêmes , Mr. Westerholf apprit que ceux-ci n'avoient mangé la veille qu'un morceau de pain de seigle vieux et moisi. Quelques jours après, des bateliers, occupé i ramasser des coquilles pour les fours i chaux, ayant fait usage pour leur nourriture de pain de seigle également moisi, provenant d'une petite provision qu'ils avoient faite pour quelques jours, ils Aqrent également ma*hdes, et délivrés de leur maladie par des vomissemens qui survinrent. Mr. Wiegman (Pflanzenkrankheiten p. 110) a observé des coliques après l'usage du chocolat moisi. Je trouve une grande analogie entre ces symptômes et ceux qui sont observé dans les empoisonneroens par les champignons vénéneux; de l'autre côté je ne peux pas m^empécher de trouver la même analope avec les symptômes de rempoisonnement par les bon-» dins, fromages etc. gités, et probablement on fera mieux de chercher le principe, encere inccmna, sous le microscope, que dans le laboratoire. On eonnoit mieux encore les Mites

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