‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 16 sur 35 · II.* rMd»A, ti · texte numérisé non relu

II.* rMd»A, ti

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chaîne chmnne de fo» éloil idNMidaiimieiii fourni de nracor iiiueedo.ii II aJMie: «La mo-* ttaia rioemosa et le muoor macedo , s'étapt développds en grande quantité aor dn pain, qne j'avoia placé dans un endroit humide, je lea raaaembloia , les mélois avec du lait doux, et les présentots à un jeune ckat, qni lea reAiaa d*abord, mais y ayant ajouté dm aucre il ao* cepta et avala le germe de sa mort: le matin je lui Pavoia présenté, le aoir il ne fut plus.* Mrs. Wedemeier et Streclter crurent avoir observé que les moississurea avalées par lea htéHAs agissent par le lait sur les agneaux sans agir sur lea mères: En 1819 ils nourrirent plusieurs brebis - mères de différentes races et en pleine santé de trèfle infecté de roolssis'^ sures ; dans quelques Jours la paralysie se dédara ckez plusieurs agneaux. Si ce fourrage étoit à tems remplacé par du meilleur^ la maladie, i moins qu'eUe n*eut fait des progrés trop rapides, étaÉ encore ikeilement combattue et toutes les fondions rentroient dans leur état naturel.» Une observation semMaMe â la précédente a faitMr* ttildebfandt CBlut-aenche der aehafe. Berlin 1841. p» 55): >,Les brébis-mères du bien N« furent nourries pendam Taitomne et Thiver avec du foin de trèfle (souvent moisi) et des navets en partie pourris j les agneaux de ces brebis avotent llnir sain et bien portant, mais vers fo prinlems la maladie de sang aitaqua les agneaux de manière que chaque matin on en trouva morta cinq en plus; les mères restèrent saines 0- Aussi Mr. Gerlach CMagaz. fîlr tkierh. XI, p. 142) rapporte une observation, eu le foin moisi arvoit causé le charbon des bovines. Mr. Fore (Maladies des Ruminants p. 201» 202) observe bien qne si les moississnres ne se trouvent paa en très grande quantité dans le foin, il ne faut pas attendre les effets iunestea à l'instant, les suites d*one telle nourriture arrivent souvent après des mois. Nous possédons une analyse chimique de TAethalium septicum ou de la Retieularia hortensis par Braconnot, mais elle n'explique rien. Probablement pas toutes les espèces des faypbomycetes connues sous le nom de molssissures agissent de la même manière, il y en a peut-être qui sont mnocentes. 5) Pour l'expNcation des phénomènes susmentionnés, ainsi que pour celle des phénomènes qui seront rapportés dans le chapitre suivant, il seroit fort bon si nous eonnaisaiona bien Taction des champignons rénéneux en gé-* néral, malheureusement ce n'est pas le caa. Le principe vénéneux est encore inconnu, ramanitine de Mr. Letellier n'est encore trouvé qu'en peu de champignons. Chea l'homme les symptômes de Pempoisomement sont rarement observé après 5 â 10 minutes, communément quelques heures après l'ingestion, quelquefois même après l'espace d'une Journée. En général les symptômes ont plus le charactère nerveux, et ressemblent à l'en-» poisonnement narcotique, quelquefois i l'action des narcotico- Acres ^. L'action très favorable de l'opium ne parle pas pour l'idée qu'il y avoit inflammation essentielle. Je conviens

0 Je ponrrois cUer grand nombre d*eietip1es oa dei poigoiu m reiroavèreDt d«a* le lai^ tant avoir affecté les «lèrei .

*} Phoebvs Dentaehlanda cryptegamitcke giftf ewachae p. 7. p. 89. 88.

ate^ Mr. Phoebutf que les traees d^inlBnimttîeDS el de gangràiies peuvent iooTMt n'élro que des sympldmes de réaction, on même mal interprétés. BeaHconp d'expériences pandssem d'ailleurs prouver qu'en général ils agissent sur les animaux de la même, manière que sur rhomme; la même chose s'observe dans les empoisonnemcns fortuits qui arrivent quelquefois. De plusieurs on dit qu'ils causent l'avortement Mr. Paulet dit que des brebis empoisonnées par des diampignons, si elles guérissent, meurent pfais tard de maladies du foie et de l'àydropisie. Mr. Dobell CReisen in Kamscbatka etc. Ausland. 1830L N. 204) parle de l'action enivrante de l'Agaricus musearina sur les rennes 0* Une observation d'empoisonnement de beaucoup d'otes est rapportée par Mr. Mundesgruber é Zveibrûcken: ^Le 23 September les oies de la commune Gontwig par la négligence des patres sont ailé pattre dans une forêt L'attention des pfttres-fot éveillée f«r des oies qui se I toumoyoient en cercle autour de: soi, étoieot conme folles, se rouloient! sur la terre, et mouroient; ils chassoient les oies de, to forêt, mais ils dévoient en voir BM»urir encore ]riu« sieurs sous les mômes phénomènes: Effrayés et ignorans la cause de la, mort des oies, ils reconduiront le troupeau au village; mais elles ne cessèrent de mourir, de manière qu'au pAturage, sur le chemin, et dans le village jusqu'au lendemain à 10 heures 180 oies étoîeat mortes d'un troupeau de 600. Je trouvai à la section des morceaux d'Agaricus muscarius, A. neoator, bulbosus et pyrogalus dans l'oesophage et dans le. gésier; la muqueuse était rouge et noire aux endroits où se trouvoient des morceaux de champignons. Dans les oies qui n'étoient mortes que le 24 Sept, je ne trouvai plus de morceaux de champignons, mais une bouillie grise jaunâtre d'une odeur fort désagréable , la muqueuse fort brune , les intestins enflammés. Les autres organes étoient dans l'état normal Les jeunes oies mouroient les premières. Dans la forêt je trouvois les champignons a moitié mangés. << Hering Report. IV, p. 19. — On disoit autrefois dans les ouvrages qu'il n'y avoit pas beaucoup de champignons dans les pays chauds (Treviranus Biologie II, p. 146); cela paraitroit en opposition avec ce que nous avons avancé sur l'énorme quantité de moississures ou d'hyphomycetes qui dans ces pays couvrent tous les objets dans la saison luunide; nuds on les avoit probablement négligé , car ils ne sont pas rares du tout dans l'Italie , et j'ai rapporté plus haut Tobservation de Mr. Gmelin qu'ils se forment en grandes masses sur les terres jectisses de l'ancien sol de Rome; aussi nous possédons de Mr. Yen te nat la description d'un phallus qui dans la saison humide couvre les terres à Snriname CMém. de l'Instit. I, p. 503); nous savons la même chose des Indes orientales, et Mr. Forry dit du Floride: «During the summer, books become covered witb mould, fongi flourish hixuriantly,

') Oui d'aiOeHri eti déjà bien décrit par Sleller (Befchreib. t. Kantchatka p. 92). H rapporte qve ceux qui mangent la Wande d*an renne tné dam Tétat d'enpoisonnement tombent dam le mémo élat; il rapporte encore que le poUon eti toajonra excrété par l'urine qni peni servir à enivrer une flecondo peraonne, et Torine de cette seconde personne une troisième etc. Compares anisi: Langadorf Annalen der wettarniiiacben gesellncb. I, SL p. 349.

&• anlhor has knows a sobtlance of this kind spring vp in one nfgbt, and so incorporale itsdf mth the tiasiie of a woolen garment, as to render séparation InpractiGaMe.* (!• ^> p. 62.) X. Influ«nee des maladies des végélanx sur les animaux. Cette influence soupçonnée par des anciens médecins, a été mieux entrevue par quelques médecins de nos tems. Malheureusement k pathologie des plantes est encore fort peu avancée, cepen<dant on comprend bien qu'elle deviendra un jour fort importante pour la pathologie animale, en plusieurs égards: a} pour la pathogénie de plusieurs maladies; si aucun physiologiste ne voudra nier que l'anatomie et la physiologie des plantes a le plus possible contribuée au perfectionnement de la physiologie animale, aucun pathologiste instruit ne pourra méconnaUre que le développement, beaucoup plus aisément observable, des mahidies des plantes n^édairera pas moins la patfaogénie animale. Mais c'est une tàcbe fort épineuse, et il iattt agir avec une extrême circomipectiou; déjà Mr. Uager, l'auteur de nos tems qui a te pins mérité de la pathogénie végétale, s'est sans dMte égaré dam des famses routes^ en établis- •ait des comparaisons avec les maladies de ThOBune; de telles méprises, peut-* être însé^ palrables des recherches scientifiques , ne doivent pas nous détourner d'une route diflficile. b) Elle est fort hnportante pour l'éliologie des épidémies et des épiaooties; c'est ce que des anciens auteurs avoient déjà- deviné à) d'abord nous pouvons trouver qu'une maladivité générale de la végétation- reconnaitra les mêmes causes générales et atmosphériques que la constitution épidémique régnante, et Tune pourra édairer l'autre, /}) les maladies générales des végétaux et surtout des végétaux cultivés et comestibles , doivent exercer une influence sur l'atmosphère dans laquello vivent l'homme et les animaux, et surtout sur les êtres qui s'en nourrissent, c) BUe est d'une grande importance pour Pétiologie de quelques maladiea des anhnaux causées par Tinfluenee de maladies des végétaux, et dans cette vue nous sommes déjà bien avancé dans ces derniers tems.

La science elle même étant encore imparfaite, elle ne pourra pas encore nous fournir tous les résultats désirables; mais même ceux qui paraissent constatés, ne nous doivent pas occuper tous ici, il s'aj^t en ce lieu seulement des faits qui offrent des rapports avec l'étiobgie des maladies des animaux, et surtout avec les endémies et les épidémies, avec les ensooties et les épizooties. Nous observerons seulement en général qu'en quelques années tons les végétaux sont maladifs, en d'autres seulement des lamiUes, p. e. les graminées^ les céréales etc. , en d'antres seulement des genres ou une espèce, p. e. le cotes, le trèfle, le blé, les pommes de terre etc. Les épiphytosies so montrent quelquefois dans des pays okconsorits, dans une seule vallée, d'autres fois elles sont répandues par une grande étendue de la terre, p. e. la maladie des pommes de terre en 1845 etc. Les maladies sont bien plus fréquentes sur les plantes non entièrement acclimatées, que sur les plantes accli* matées , p. e. les céréales souflrent bien phts souvent dans la Russie, la Finnlande, la Suède que dans l'Europe moyenne CEhrenmalm Reise p. 321), les arbres qui soufiVent le pins souvent dans l'Europe sont les oliviers» les mAriers, les pêchers, les abricotiers etc.

entre les céréales le meys, le ris elc. — Les maladies se montrent aw tous les orgai des plantes 9 à l'endroit où elles restent topiques , on elles se répandent dans Torgarnsne de la plante; l'affection locale et Tinfection successive par les molécules de la sève pareil être prouvée par Mr. Unger (Beitrâge zur vergleichenden Pathologie p. iO)« Si des maladies attaquent les plantes , il y a toujours une tendance à la production de non-* velles plantes imparfaites, d*hystérophyies , capables à se reproduire et a devenir conta-* gieuses. Ce procès peut éclairer la nature des maladies contagieuses des animaux, mais jusqu'à présent nous ne sommes pas encore autorisé â supposer une parfaite conformité. -^ Si une maladie exanthémateuse se montre aux parties de la fleur, â la tige on sur les feuilles d'une plante a) sa génération peut être originairey et sa cause peut résider ou dans des influences atmosphériques, ou dans celles du sol, de l'engrais etc. ipii agissent sur la sève et déterminent sa formation «en parasites, au lieu de parties de la piaule ; ces parasites une fois formées peuvent se reproduire et infecter d'autres parties de la plante, el d'antres plantes; b) sa génération peut être due é la propagation de parasites existantes, émi les sporidies agissent sur ses stomates, les sporidies entiers ne peuvent pas entrer dans les stomates, mais bien leur contenu^ ce qui a déjà supposé Mr. Banks (Short aceount of the disease in corn), ou leurs germes (Corda icônes fungor. toL III. — Leveillé: Annal, d. Se. nat. Bot. voL XI, p. 5); c) les germes peuvent être pompé par les racines de la terre , et conduits par la sève ascendante dans les feuOIes on dans la fleur pour s'y développer; aussi dans ce cas ce n'est pas nécessaire de supposer avec Mrs. Fée, Morren etc. que les spores mêmes circulent avec la sève, ce qui ne sera guéra possible^ seulement le contenu des sporidies sera pompé par les racines, les racines ne reçoivent pas seulement des parties qui donnent la saveur et l'odeur aux fruits p. e. les excrémens humains au vin etc. , mais même grandes quantités de sels terreux p. e. la dumx carbonate qui est en si grande quantité déposée dans les feuilles de quelques plantes, elles pourront sans doute plus aisément se charger du suc des sporidies. La chose est d'aillenis prouvée par les nombreuses expériences de Mrs. Gleichen etc. (Moyen Pflanzenpa- Ikologie p. 113) pour la carie du froment Pour l'explication de la cause de quelques maladies c'est essentiel de savoir quelles plantes souffrent surtout, Mr. Marchand (Le p. 114) et Mr. Gerlach (L c. p. 253) en ont donné une longue liste; quelques plantes marécageuses surtout les cypéracées , les joncées en sont le plus souvent couvertes. Elles apparaissent souvent après les premières pluies qui tombent après des sécheresses.

En général beaucoup de maladies des végétaux offrent de l'intérêt pour le médecin, p. e. déjà réti(riement, l'hydropisie, car les années ou ces maladies régnent dans une grande extension, sont maladives pour l'homme et pour les animaux; elles sont coïncidantes avec les maladies des animaux et dues aux mêmes influences^ dont l'action nous devient plus clafane par cette coinddence, mais en même tems elles influent aussi de son cAté sur la santé des animaux. Ici je dois me restreindre aux maladies, sur PinAnence desquelles nous possé-

dons des obserrations ; ee seront la miellée, ralbngo, la roaiUe, la carie et le charbon, l'ergot etc.

1) La miellée on le miélat (melligo) 0- Cette maladie consiste dans Texcadation d*in flnide d*mie odeur nn peu désagréable, et d'une saveur sucrée nauséabonde qui couvre les feuilles, les tiges, les fleurs et les fruits de beaucoup de plantes. Cette maladie est toiyours nuisible a la végétation, tant en attrayant des insectes, qu'en aflMblissant la force de la végétation, ce qui fait souvent avorter les grains et les fruits, et par sa transition dansTalbigo. Mr. Sprengel (Agricultur-chemie II, p. 351) le trouva composé de sucre mucilagineux et d'une substance azotée. Mr. Langlois CAnn. de Chimie et de Phys. 3. VII, p. 348) a analysé le miélat des feuiUes de tilleul Csnriesquelles il est très fréquent) et y trouva: sucre de raisin, sucre incrystallisable , mannit, mucus, albumine, un peu de tannin et des sels à bases anorganiques , comme acétate de potasse et de chaux, chlorate de potasse et de soude. Mr. Napoli a analysé la miellée que Ton disoit être tombée du ciel dans la province de Capitanata avec une phrie, et qui convrit les feuilles des chênes; il trouva un sucre incrystallisable, différent du sucre de raisin el de la mannit, dn mucus végétal et une huile aromatique CAnnali di aspir. natural. I, p. XXXVIIl). — Quant à la formation de cette substance, déjà connue des plus anciens naturalistes, on a proposé différentes opinions: a) Mr. Reaumnr découvrit que les aphides rendoient un suc miellé qui couvre les feiniles comme le miélat et il soutint que celui-lé étoit toujours formé par les aphides (Mém. p. s. â Thist d. Ins. III. 2. p. 46)^ Mr. De Geer, Kyber etc. voyoient sortir le suc de l'anus, observation répétée sur plusieurs espèces et exactement décrite par Mr. Kaltenbach CNonographi^ der pflanxealftttse p. XVI), Mr. Treviranus CVermiscbte Schriften IV, p. 84) a prouvée par d'expériences directes cette source d'mi enduit sucré des plantes; mais chose étrange 1 non seulement Mr. Kaltenbach, auquel on peut pardonner une prédilection pour le sqet qu'il traite avec tant de mérite, mais depuis Mr. Lèche (Schwedische Abhandl. a. 1762. p. 91) jusqu'à nos jours le phis grand nombre des physiologistes et des météorologistes d*«i grand nom ont soutenu que c'étoit la seule source du miélat; et cependant il ne faut qu'un peu d'attention, pendant un seul été, pour se convaincre que le miélat général qui gftte p. e. si souvent le houblon, les céréales elc. n'arrive jamais de cette manière, b) Que le miéiat tombe tout formé du ciel dans une phiie est une ancienne opinion de beaucoup d'auteurs (Treviranus I. c. p. 82), qui trouve encore des partisans de nos jours, Mr. Wiegman CKrankheiten der gewftchse p. 102) rapporte des observations qui doivent prouver que de telles pluies sont aussi tombées sur la terre, sur des objets de bois et des pierres, qu^elies ont causé un picotement sur les mains et dans le

O Je regrette de n^aroir pas à le main le troisième Tolvme des Bydrogen X9i de natuurk. wedeascfiapea, où se trouve un traité de Mr. Tan Ho II sur celte maladie.

visage des hommes (atf ertei qui se. iranve déjà dies des andeiis aaCeuns) etc. On ne peul pas déclarer que la chose étoil lout-à-fait impossible, et s*il y avoii me senle observalion bien concbianle certainement elle seroit bien précieuse poar la météorologie et pour Pétiologie, car dans ee oas je ne pense pas que Ton puisse accepter l'expUealieB de Hr. Wiegmann, savoir que le sucre avoit été élevé dans Tair des plantes, p. e. des vignes! il faudroit bien accepter une formation atmosphérique; mais jusqu'à présent toutes les observations rapportées sont fort suspectes, aussi je ne les répéterai pas ici ')- o) Mais des auteurs de nos tems ont bien prouvé qu'il se forme en général des sucs des plantes et que c'est une excrétion maladive des plantes qui arrive aussi dans les serres et les diam* bres sans la présence d'aucun animal et sans pluies CTreviranus p. 86. Moyen Le. p. 221), j'ai bien observé aussi des phénomènes de cette sorte, mais toujours j*étois incertain S'il n'y avoit pas eu influence de l'eau atmosphérique. Mr. Sprengel (I. c. II, p. 351) pense que Pexcrétion arrive par une rupture des vaisseaux, cela est peu probable; elle n'arrive pas seulement par les stomates, mais aussi sur la surface supérieure des feuiUea et sur des parties qui n'ont pas de stomates. Mr. Sprengel et Mr. Gleitsmann CPohI Archiv d. d. K 1839. p. 241. Sept.) sont de l'avis qu'elle arrive par des changemens brusques de température Cque je n'ai pas observé) aux frais des substances amylacées des plantes, ce qui est prouvé par l'observation, Mr. Sprengel dit avec raison «aussitôt que les chaumes et les épis du seigle exsudent du miclat , il y aura toujours des grains moins bien formés, car ce qui devroit fournir de l'amidon et du gluten, est perdu dans le miélat sow la forme de sucre et d'une substance azotée.<( Mr. Schmidt CPohl Archiv. Dec. 1839. p* 471) observe mémo que la paille se conserve moms bien dans les années où le miélat étoit fréquent. J'ai toujours professé sur la formation du miélat la même opinion, que celle qui a été proposée par Mr. Cerutti (Pohl Archiv. 1840. Jan. p. 44). J'ai observé mille fois la formation du miélat dans les mois du printems et du commencement de Télé, surtout pendant des tems orageux et chauds: si durant la clarté du soleil une ploie très fine et peu apercevable tombe, et pas de pluie plus forte (qui enlève le miélat} ne suit; bien souvent j'ai dit : voilà le miélat I Or comme pendant les orages de l'acide nitrique se forme dans l'atmosphère , j'ai pensé que cet acide pourroit être contenu de préférence dans cette pluie, et que sous l'action des rayons du soleil il poiuroit influer sur la gomme et l'amylum des plantes et les transformer en sucre et mannite, en entraînant en même teaM des parties azotées. En général les miélats sont bien pins fréquens et plus forts dans les pays méridionaux que dans les pays boréaux; chez nous il n'arriv«ra guère que le miéiat forme par le dessèchement une croûte sur les feuilles, ce qui s'observe déji assez souvent

*) Encore pluf énigmatiqaes sont les pluies de Manna, desquelles ne parle pas seulement la Sainte Ecriture, maia elles sont encore rapporté de nos tems, comme arrivées dana In Syrie. V. p. e. Frnnkf. Oberpostamts-Zeitung. 1846. N. 48. p. 467.

h nrfdi de It France ev les feuilles des olmeni el des saides, c*est encore pins fréquent dans^ ritalie. Quelquefois presque toutes les plantes d*un jardin ou d'un champ sont couvertes de miélat; mais c'est une obsenration qui a frappé tous les bons observateurs, que le plus sou-* vent seulement Tune ou l'autre espèce de plantes, ou des plantes d'un certain Age, ou seule-* ment quelques tiges de plantes sont attaqué. Il y a deux ans j'ai observé un phénomène de cette sorte bien singulier: Je me trouvai au mois de Juin dans une chambre, ou toutes les croisées étoient ouvertes et remplies de pots de plantes; le ciel était clair et le solml chaud, tout-d'un*coup je vois arriver une pluie très fine; je dis d la dame: voilà le miélat qui va couvrir vos fleurs; elle faisoit aussitèt enlever les pots à l'exception de quelques myrtes, le jour suivant les myrtes étoient couvertes de miélat, les autres plantes étoient saines. J'entre le jour suivant dans mon jardin, i ma surprise les plantes étoient libres de miélat, i l'exception d'un carré sur lequel végétoient quelques dousaines d'Elichrysum de différentes variétés, en pleine vigueur et sans aphides. Toutes les autres variétés étoieni aussi saines et le restèrent, excepté seulement six tiges appartenantes à la variété que les jardiniers vendent sons le nom d'EKchrysum robustum, celles-lA étoient toutes couvertes de miélat, mais sans aphides, qui se montrèrent cependant bientôt et les couvrirent; après quelque tems je remarquai aussi des taches d'albigo qui s'étendoient et les plantes fleurirent bien mal, toutes les autres restoient saines 0* J® cre>< avofr observé plusieurs fois cette transition ou cette complication du miélat avec l'albigo. Pentp-étre cette transition est plus fr^ quente sur le houblon. Mr. Hartig CForstliches Conversationslexicon) vent avoir observé cette transition du miélat en alUgo sur le rosier. — On trouvera dans notre Pièce justif. N. 111. nombre d'observations où le melligo, un ros melleus corrosivus etc. doit avoir été la cause d'une épidémie ou d'une épizootie, d'après les médecins; un exemple bien frappant de l'action délétère du miélat se trouve mentionné pour l'année 1699. p. CLXXXIII. On ne peut pas se fier à ces observations, cependant on n'est pas autorisé à les rejeter entièrement. Mr. Tourne fort a déjé lait des essaya^ il faisoit laver des feuilles couvertes de miéhit dans l'eau , jusqu'à ce que celle - là avoit prise un goût sucré , U la donna à des hommes qui en fiurent purgés aussi bien que s'ils avoient pris de la manne. On dit que le miélat fait avorter les animaux. Mr. Andreae (Maulseuche p. 38) rapporte de l'année 1838: nOn étoit étonné par l'immense quantité de miélat qui tomba ^ surtout après des orages, les plantes en étoient tellement couvertes, que les feuilles des arbres devenoient noires et sédioient; on ne pouveit pas méconnaître que cette substance causa des maux gastriques, et surtout des diarrhées rebelles aux bovines. << Peut-être les anciens Findiquent encore plus souvent comme cause des aphthes des animaux, mais on ne peut pas s^y fier, parcequ'on confond trop souvent le miélat avec les maladies suivantes. Dans Schnee

0 Ui ptaatef doivent donc poméder nno cortûno dit position , probablo meni dépondonto de Tife, do la nntrition ete. lee Elichr. robnetwa font trèe verti et «nccolentf , «nmonrif.

Land- «nd hauswirl 1828. p. 364 on rapporta que les agricaila«a éclairéa de la Saxe ont ranarqtté que le aùélal ctuae des épiiooUes, el qae lea bergers ont la préeaulioii de déposer au soir, à la rrailrée du tronpeaa, leur bftion sur Tlierhe des prairies et de Text* iiiyM»r le matin suiTant avant de faire sortir le l>étail. S'ils remarquent que la rosée en déooole semblable à de Teau, les animaux sont de suite menés A la pAtnre; y reste-t-eHe au ootttraire accoUée comme de l'huile ou du miel, alors les troupeaux restent dans les étables, jusqu'à ce que la rosée ait été séckée.

2) L'albigo, blanc-meunier, mehltbau >)> mildew (moffa?). QncoafMid souvent sous ce nom différentes affections des plantes. Mais les auteurs modernes cohhprennent sous ce nom:

a) Les Erineum ou les Pbylleriacées, selon Mr. Link, Endlicber, Knnse etc. des mycoidées, selon Mr. Pries, Moyen et Mr. Unger des déformations exanthé<mateuses des feuilles, sdon Mr. Fée produites par des insectes, très fréquentes sur les feuilles des arbres, très rares sur les plantes herbacées. On n'en oonaoit pas d'action nud* faisante.

b) L'Albigo, mehltbau ou les Erysibe 0; maladie trop fréquente et très per« tticieuse pour les plantes, elle attaque à peu près toutes les plantes, et nous enlère sourent des moiflsons entières par ses épiphytozies. Ce sont des Mucédinées qui se dételoppeat sur les plantes vivantes; nous venons de voir que Palbigo se développe dans le suc du miéiat; très souvent il n'y a pas de formation de miélat qui précède, mais d'après Mr. Unger CExantheme p, 386) toujours la sécrétion anomale d'un suc anomal, et sa génération est épiphytiqoe, selon Mr. Meyen (L c. p. 175) il se développeroit aussi quelquefois sous l'épiderme et seroii entophytique. Entre nos plantes cultivées ce sont surtout les Légumineuses et le Houblon qui en souffrent le plus souvent Les causes ne sont pas entièrement connues, cependant il se montre enphyteaique dans les pays humides, sonriires, les vallées endoses etc. et épiphytozique dans les années qui offrent un charactère pareil; mais souvent ses causes sont très obscures. A ce qu'il paraît les plantages de la canne à sucre en sont souvent dévastées dans les pays chauds; aussi les cotonniers. On a dernièrement soutenu que l'albigo se développoit sur les céréales et sur les cotonniers par influence du scirocco (Hamburger Zeitschr. XXVIII. p. 221). C'est une maladie Pao*

') Ce MOI BOQTMU parait être «ne corraplio»; ri Ton compara kt noli aaciea«9 ou »o le dériver de mehl, farine; encore moins le traniformer en Dilbenthaui comme Teulent qnelqnea*nof; Mr. Fischer le vent dériver du grec {ji>.ro< rouille, ce qui n'est pas admissible non plus. Une remarque de Mr. Grimm (Mythologie p. 607) ponrroit laisser soupçonner une origine mythique dn mot: nSchOn iat aie eddlscae vorsieiinng, dass lieben and swaïuig vaUiyrian iiirch dîe lufl veHen, unà wem ikh Are rosse schQUeln, ans den mihnen tban in die tiefea thiler niedertrieft alto, meldrapi^ ags. meledeAT, ahd. militon, mhd. miltau ffibren sicb aof mol (Inpatum eqni) snrûdi.M

>) V. Wafiroth le rnneor erytipbe L. on l'Alphilonerpba. Yerhandl. Balurf. fr. tu Berlio. I, p. 1.

lion délétère de k^alle sur la santé de rhemme et des ammaiu est très pn>«?ée. Les anciens antenrs en parlent déjé très sowent. Mr. Kansck a pronvé qit'il est très souvent la cause du cimrbon des bovines^ surtout il s'en est aperçu l'an 1790 (Ueber dea milz« brand des rindvieks. Berlin. 1805). Mr, Beling raocose d'avoir été la cause d'une ^iaootie charbenneuse meurtrière en 1811-^1812 dans la SUésie (Kausek Memorabi-* lien I, p. 202> Mr. Rabe conuaumque une observafion bien instructive sur une épi« sootie charbonneuse des brebis causée par l'albigo de resparcelle CGasptrin ansteckende krankkeiten der sckafe, Abers* vonNiemann. p. 222). Mn Wiegmann CKrank* keiten der gewâchse p. 109) publie une observation, où une famille qui avoit mangé des haricots verts, couverts d'albigo, mais bien lavés avant la cuisson, fut prise de tous les symptémes d'une intoxication. Deux observations bien remarquables sur Paction du miélat et de l'allngo sur la peau blanche des chevaux ont été publié dernièrement: O La pre-i nnère observation est de Mr. Steiner é Gumbinnen: jyLa maladie en question étoît géné«* raie dans le cercle de Gumbinnen, et dans une partie des cercles de Insteri>urg et de StaUnpôhnen, sur le penchant nord -est des collines qui s'étendent de Jurgeitschen par Morgallen i Goldapp^ et exactement finissant avec ce penchant. Sans d^autres symptômes précurseurs, sans mouvemens fiM)riles les tâches blanches de la peau des chevaux s'enfloient, devenoient chaudes et sensibles, se ridoient après 2 à 3 jours, en formant une croûte sèche et coriacée, qui ne tmrdoit pas à être détachée par la suppuration; cette gangrène de la peau étoit toujours exactement circonscrite aux tâches blanches et limitée par les contours de celles-ci, sans jamais s*étendre sur la peau d'une autre couleur; lorsque sur des chevaux pies des morceaux de peau de la grandeur de plusieurs pieds carrés furent détachés, les animaux montroient aussi de la fièvre pendant la suppuration; la maladie étoit toujours bénigne et finissoit avec une entière guérison. Mr. Steiner trouva la cause de la maladie dans le fourage de vesces qui furent entièrement couvertes par le miélat, l'alUgo et les aphides; ces maladies des vesces régnoient dans une telle étendue, que des champs entiers en étoient détruits. La maladie se montra bientôt après l'usage de telles vesces; elle commença vers le miiîeu du mois de Juin 1841, et devenoit de plus en plus générale jusqu'au Mi- Juillet ou elle avoit atteinte sa plus grande extension. A ce tems on voyoit autour de Gumbinnen fort peu de chevaux tachetés qui n'étoient pas attaqués de k maladie; tous avoient reçu des vesces couvertes d'albigo, et où l'auteur voyoit un cheval pareil sain, il reçut sur ses questions toujours k réponse qu'il n'avoit pas reçu de ce fourage ou qu'il étoit originahre de l'autre côté des collines de Goldapp. Vers la moitié du mois de Juillet presque tous les champs de vesces de k contrée de Gumbinnen étoient dévastés, le peu des champs qui n'étoient pas entièreoMnt dévastés , avoient été nettoyés par la plaie tombée, aussi les agri-» cuHeurs ayant presque tous reconnu le rapport entre les vesces malades et la makdie des chevaux ne iaissoient plus usage du fourage des vesces, la maladie cessa bientôt entière» ment; mais il y avoit â la fin du umms ie Septendure encore beaucoup de chevaux k peau

dMqaels «'éleit pas entièrement régénérée.» Magai. f. thierbeilk. IX^ p. &3. 2) La féconde obaenration est de Mr. Schrebe i Strahnmd: «Pavois aossi occasiott d'obaarvMr dans les mois de Juin, Juillet et Août de Pâmée passée Cl^^^!) ^^ maladie décrite par Mr. Sleiner, mais elle étoit encore accompagnée d'antres phénomènes dont il n'est pas bit mention dans Tobservation de Mr. Steiner. La maladie apparat toujours sans signes précurseors, mais avec les symptAmes d'une légère fièrre caturhale, elle attaqua toiçours phisienrs chevaux A la fois et se répandit dans Tespace de quelques jours sur tous les chemux, et seulement des chevaux de couleurs foncées sans taches blanches furent exempts. Après ce tems on ne voyoit plus aucun pied blanc ou aucune tache blanche de la tète sains, ils for«moient après la desquamation de l'épiderme des plaies suppurantes. Le deeours de la ma^ ladie étoit le suivant: Les chevaux devenoient tristes, ne mangeoient pas, le poil s'élévoil et le pouls devenoit un peu fréquent; on ne remarquoit pas de trouble ni dans la respiration ni dans la digestion; Kintérieur de la bouche étoit au commencement chaud mais humide, la muqueuse du nez dans l'état normal. Vingt -et -quatre a trente -et -six heures après le commencement de la maladie, on voyoit se former au cèté intérieur des lèvres, des joues et surtout sur la langue de petites vésicules claires qui se réunissoient bientM, mais elles ne couvrirent jamais de surfaces larges, seulement de petits groupes, la muqueuse de ces endroits se détacha bientèt et laissoit A découvert la substance musculeuse, la sécrétion muqueuse et salivaire n'étoit pas augmentée. En même tems, à peu près, avec ces phénomènes se montra une inflammation intense des paupières, elles étoient tuméfiées, chaudes, la conjonctive engorgée de sang, la sécrétion des larmes abondante, plus tard nulle, les yeux étoient fermés; alors rinflammation s'étendit sur le bulbe, la cornée transparente fbt troublée^ avoit une couleur bleue terne ; dans les pâturages les chevaux restèrent immobHes , craignoient le soleil , et tomboient souvent. Toujours - les deux yeux étoient aflbctéu en même tems. Aux pieds qui avoient des taches blanches, la peau blanche devenoH dwude, enflée, tendue, et douloureuse, les poils se redressoient; après quelques jours les taches blanches se fironçoient et se détachoient peu a peu aux contours de la peau i couleur foncée, les marges se recourboient et les lambeaux tomboient, en laissant une surface en bonne suppuration i découverte; ces endroits guérirent toujours en peu de tems, les poils perdus lurent régénérés. Cette gangrène fut toujours limitée aux taches Manches et ne dépassa jamais leurs bornes, mais aussi elle n'épargna pas la moindre tache blanche, non seulement aux pieds, mais sur tout le corps. Les chevaux blancs souSroient considérablement de h maladie, mais rophthalmie étoit moins intense. Les chevaux foncés, sans taches blanches n'avoient pas cette maladie de la peau, mais rophthalmie étoit plus intense sur eux. La mabdie étoit toujours bénigne et guérissoit en peu de tems sans laisser de suites. La nmladie apparut seulement là, où les chevaux étoient restreints aux pâturages, bien pauvres eette année, et rece voient pour fourrage du vert, surtout des vesces, qui étoient entièrement couvertes d'albigo et d*apbtdes, qui lendoient tentes mires les piantes«« CMagas. i

Ihitrheilk. IX, p. 479 0- C'eai dminuige que les «meurs n'ont pas observé les cryptoganes de ces plantes (peut-être c'étoient des Poeeinia). L'action offre de Tanalogie avec celle de l'ergot — C'est une ancienne observation Cdéjà: Georgica Curiosa p. 421) répétée par tous les nouveaux observateurs, que les abeilles deviennent malades de la dysenterie, lorsqu'il y a beaucoup d'aibigo sur les plantes.

c) Le fttligo, russthau CCladosporium. Torula), Muoedinées probablement formées de la même manière que les Erysîbe, seulement épipbytiques. Je ne connois pas d'observations sur son action; on peut soupçonner qu'il agit A la manière des moississures.

d) Les Xyloma devroient probablement aussi être rapporté dans cette classe* Mr. Marchand (1. c. p. 114) nomme le Xyl. Crueiferarum entre les cryptogames le plus i craindre pour les animaux. — Probablement il faut encore ranger dans cette classe les hyphomy cotes qui se développent sur les plantes vivantes, comme les oideum, botrytis etc.; d'autant plus que les agriculteurs, les médecins etc. les confondent ordinairement avec les erysibes sous le nom d'aibigo.

D'aUIeurs l'albigo est aussi dangereux pour les arbres que pour les plantes herbacées ; nos pêchers sont souvent couverts d'erysibes qui les rendent stériles. — Probablement c'est une maladie pareille, qui attaque les oliviers dans les Alpes maritimes, et qui est décrite par Mr. Fodéré (Voyage aux Alpes maritimes II, p. 98), comme une maladie enphytozique et contagieuse qui rend les oliviers stériles. Selon cet auteur elle s'est ré-

') La gangrène des taches blanchea de la peaa s^observe aussi quelquefois sur les bovines. ~ Aussi singulières que sont ces observatlous, il y a cependant de Tanalogie dans l'action de quelques végétaux qui agissent aussi seulement sur tes animaux blancs et pas sur les noirs: Hr. Spinola (kranklieiten der icbweinep. 237) rapports qne te Samaia eaaae le verlige aux cochons blancs ou tachetés de blanc, pas aux noirs (-xu den bekaonten nrsachen dea schwindels ist auch noch der genuss des buchwaizens su rtàhlenf der, sonderbar genug! nnr auf weisse und weissbunte schweine und nur unter mitwirhnng des nsonnenlichts nnchtheilig wirkt, wfihrend er sich fUr schwarxe schweine nnschidiich teigt. Die ursache «tdieses im ganzen roerkwQrdigen phinomens ist noch nicht erroittell. Vielleicht dass die Arbung der haut ifund dio mit dieaer (wahrscheinlich) oorrespondlrende grôssera oder gerîngere pignentbildang im auge die nrsache davon ist, so daas von dem sehorgan «id dem mit den sehnerven znniclist verbundenen ge» nbimtheil der sohwindel ansgeht). Mr. Fnchs (Pathologie p. 145) confirme l'observation et ajoute que la peaa blanche s'enflamme aussi an soleil. — L'un des effets les plos singniiers de cette sorte est celai qoe rhyperieum crispnm (fumnlo) produit en Sicile et dans le royanme de Naples sur les moutons à laine blanche; lorsque ceux-ci en ont bronlé, on Tont senlemeat tooehé, l'irrilation produite par le suc excrété par les glandes de cette plante est telle, qoe, ponr Tapaiser, ils se grattent contre leur laine, et la font ainsi tomber comme par on épilatoire; puis leur face enfle, et la mort sait on bout de deux semaines. Cyrillo (Fnndam. bot. p. 135) el Marinosei de Maitina (Àtti del r. inst. d'incorrag. Il, p. 877) qni attesteat ces ffiiti, nssnran» qa*iU n*OBl pna lie* snr les bvé^is noiren, d'où il soit qn'on n'élève qne oellea-ci dans les pays on l*bypcrioam crispnm estcoaunno. D'après Jlenni dî Lecce (Ibid. p. 332) le fomulo a seulement celte action quand il oroit sur lea champs bas, c'est pourquoi on élève seulement des brebis noires dans le Tarenlino. Si ces faits soal constatés, il fanl aussi soupçonner que des substances peuvent agir diSéremmenl snr des hommes à pena Uaiiehe el à penn nolM^

pandae peu A peu du midi tu nord, «topnis 30 anaéM (en i820f). Ckes nou la plante c«ttivée qai en sooffire le plus c'eit le hooMon, qui porte Teryaibe maeaUria; eependaal jë crois qu'il a différentes maladies que Ton confond.

3) La rouille, rubigo, der rost, VE^ififj des Grecs 0» le Robigo des Romains; mais on ne peut pas savoir si ce que les anciens autevs nomment ainsi, appartieni toujours A la maladie qui porte ce nom aujourd'hui. On nomme rooille la maladie dans laquelle se forment les genres mycddés Cbrysomyxa , Uredo , Uromyces , Puccinia , Phragm»dium, Peridermium, Aecidium, Roesteliia, Cronartinm. Mr. Unger nomme ces formations Exanthèmes des plantes; il a prouvé qu'ils se ferment dans le suc intercellulaure et s'élèvent par les stomates (ou par des ruptures de l'épiderme) sur la face extérieure des feuilles, tiges etc. Mr. Unger démontre de même, que les causes qui détermment le soc intercellulaire a la formation de ces êtres sont le s(d, l'engrais, l'électricité, l'bumidtté, le défaut de lumière 0 etc. dans l'atmosphère ; leur nature contagieuse et la faculté de se propager sont encore douteuses; elles sont enphytoziques dans quelques contrées, et épipbytoaiques en quelques années. Ces maladies compromettent souvent la santé des animaux et de l'homme. Les médecins anciens ont sans doute confondu différentes maladies, mais ib ont bien soupçonné le mal que la rouille et le charbon des plantes pourroieni faire aux animaux; entre eux surtout le grand Ramazzini (0pp. Genev. 1717. p. 122 seqO • communiqué ses observations sur la rouille générale des années 1890 d 1694. 11 remarque surtout l'influence délétère sur les abeilles et sur les vers â soie: DNunquam parcius nobis mellificarunt apes, vel propriis in sedibus extinctae, vel aiio migrantes; bombyces quoque initio quidem catervatim peribant, qui vero superstites fuere in ipso opificio semianimes ignavi concîdebant,<^ Des observations pareilles faites par des médecins dans la France se trouvent dans notre Pièce justif. IIL — Mr. Niemann (Gasparin L c* p. 236) déclare que les brebis ne touchent pas aux pailles de froment, d'avome etc. couvertes de rouille ou de

*) E^êfiiqj de 8^ao^ ronge et ci^v — — peul-ètre = oai^? conp. fiuifkr. tiva feu» Uttuea. tibben éclair? da« rothblttien? du bUlarotk? d'eaUiet plofl qne Sai^^ eit la cause de la roaille (Coin* mella X, v. 338). Mr. K. 0. M Aller (Dorier I, p. 400) a d^A avee beaucoup de lafacilé loupçoBBé que reaneni de Cere» dans la mythe E^aiy^cnf («i3ov) est la rouille des blés; ses soeurs sontlE^ (la rosée) et Ileivdçoao^! Cf. Creuaer Symbolik IV, p. 274 (Mr. C. avee Schneider traduit nud^tHM^v par mehlthau, Mr. Maller an contraire E^tiujx^sn^ fort bien par Kornbrand).

*) Theophraste craint les rayons de la pleine lune; des médecins du 16i*«« sîéde cberchoient la cause dans une rosée maligne L. Vives Cemm. in Augustin, de civiL dei I. IV, c. 21. Ramaftaini L c. p. 141. Diogenes Laertius rapporte que le philosophe £mpedocles avoit préservé les champe d'Agrigent contre la rouille, en opposant des peanz d'aninianx an voni du nord. — Lee annalistes rapportent qne la rouille des blés avoit été observé peur la première fois en AUemagne l'an 1456, et qu*eUe avoit été ineonnne avant ce tems (v. p. CLXIil). Cela n'est pas probable. — Dans le midi de la France on est tellement penuadé que la roniUe du blé est duo aux bronOlards, que l'on nomme la maladie brouillard. Agriculture de la Frunee. Hnnto Garonne p» 140. Hautes Pyrenéea p. 807.

- an -

Pocemii. *- Mr. Gohier (Sur les effets des pailles rouilles* Lyon 18t)4) coinmunique des exemples d'épizoolies censées par les pailles rouillées. — Mr. Gerlach (1. o. p. 262) dit qne les paiiies couvertes de Uredo Knearis et Uredo Rubigo yera sont assez souvent la cause du charbon. ^- Le même a observé que des chevaux qui diarrieient du ootea furent pris de ptyaUsme, et il pense qu'il pouvoii être occasionné par la stellaria média qui 8*y trouva en grande quantité et qui est or<finairement couverte d^Uredo Caryo-» pbyllacearum , d'autant plus qu'il a aussi observé le ptyslisme sur des brebis qui paissoient sur la stellaria média. Le même a observé le charbon par les vesoes et les trèfles couverts de U. Leguminosarum; et le même auteur rapporte encore CMag. f. thierh. VU, p. 216) qne la puccinia pisi ou la rouille des pois a été la caose de l'avortement des brebis, de renversement de la matrice, et de la métrite puerpérale. Aussi Mr. Metaxa CAnnali IX, p. 68) a observé le charbon après l'usage de TUredo Rubigo. Mr. Marchand (L c. p. 114) déclare que celles dont on a principalement observé l'influence funeste sur les animaux domestiques, sont: PUredo ineonstaas, la puccinia graminis, puce, diadelphiae, aecidium confertnm et ranunculacearum. En général tout porte é croire que la rouille est souvent la cause des maladies charbonneuses des animaux.

4) Le charbon, der brand. Mr. Unger nomme entophytes, des mycédinées qui ne se développent pas â rextérieur comme les exanthèmes, mais détruisent plutôt les organes intérieurs des plantes et surtout des parties florales et du fruit, surtout des graminées céréales, des cypcracées, plus rarement d'autres plantes. Ces entophytes sont formés par des vésicules ou sporidies. D'après Mr. Unger elles se forment toujours dans le suc intercellulaire, Mr. Meyen (I. c. p. 104) dit qu'elles se forment dans les cellules, mais Mr. Unger (Beitrôge p. 23) déclare fausse cette assertion. On a beaucoup écrit sur les causes du charbon, mais elles sont encore obscures; elles paraissent résider aussi bien dans le sol et l'engrais, que dans les influences atmosphériques. Beaucoup d*observateurs sont de Ta vis que les sporidies, ou au moins le contenu des vésicules, puisse être résorbé par les racines, et infecter la plante. La même dissension règne sur la possibilité de la propagation des sporidies d'une fleur à l'autre; on seroit disposé de la croire impossible. On distingue les aflections suivantes.

a) Les Protomyces de Mr. Unger (Exanthème p. 342) dans le suc intercellulaire des tiges de quelques plantes; pas encore trouvés dans les chaumes des graminées, Ottis conune les céréales qui doivent souiTrir de l'ustilago sont malades avant la formation des épis assez souvent, il se demande si cette maladie ne se trouveroit peut-êtrop

b) La nielle ou le charbon Deo., nnabrand, fcgbnmd, staubbrand, liiligine etc. Ustilago segetum. Sur les parties de la fleur de Tavoine, du firoment, plus rareaneat des autres céréales et des autres graminées, mais très fréquent sur les cypéracées, quelquefois sur d'antres plmites, surtout les caryophy liées. Très fréquent encore sur le Maya.

c) La carie, sieinbrand, schmierbrand, faolbrand etc. Uatilago aitopliila. SealraieBl dans les gndiis de Triticum.

Pour Faction il faut concéder que quelquefois on peut ayoir confondu Turedo gismarum (speizenrost , spelzenbrand).

Le fromeni carié a déjA été analysé parFourcroy etVauqnelin (Annales du Mus. d'hist. nat. XXXV, p. 332) qui y trouvèrent 33,4 p. c. d*une huile verte et butyracée, une matière animale insoluble dans Talcohol, phosphate acide de chaux, phosphate ammonîomagnésien, et 20,0 matière charbonneuse 0- Le charbon du Mays a été analysé par Dolong (Journal de Pharmacie XIV), il trouva: Une matière semblable à la iimgine, qui forme la base; une matière semblable à Tosmazôme; une matière asotée; une matière grasse; une matière céreuse; des acides; une matière colorante brune; un acide organique libre et des combinaisons de cet acide avec la potasse et la magnésie; phosphate, muriate et sulphate de potasse, sousphosphate de chaux, sel ammoniac et oxide de fer; point d*amylum. — Dans le charbon de l'orge Mr. Einhof ne trouva point d'amylum, mais une matière charbonneuse, une matière animale et des phosphates (Gehlen Journ. VI, p. 91). Mr. Lucas trouva dans le charbon (ustilago segetum) de l'humin (Wdhler u. Liebig Annal, d. Pharmacie. B. 37. p. 90).

J'aurai plus bas occasion de parler de Faction du charbon du Mays (car je pense que ce qui Mr. Roulin nomme Tergot du Mays n'est que le charbon). Le charbon des céréales ne se mêle guère à la farine, mais la carie donne A la farine une mauvaise odeur et au pain une saveur fort désagréable. Les pathologistes disent que la carie est malsaine pour l'homme, et ils ont raison de le soupçonner, je pense; mais je ne connois pas de preuves directes de son action vénéneuse; car les observations communiquées par Mr. To de (Med. chir. biblioth. 1, 1. p. 156) sont douteuses, elles peuvent bien regarder l'ergot de seigle, Mr. Sarcone (Krankh. in Neapel etc. II, p. 291) n'a pas observé d'action délétère et Mr. Cordier (Journ. gén. de Méd. vol. 86. p. 98) en a avalé 3 gros, sans en éprouver d'incommodité. Je ne donne pas beaucoup sur cette expérience, parceque nous savons bien, que de substances semblables en doses assez grandes ne troublent pas la santé , si elles sont prises une ou deux fois, et cependant elles occasionnent les acddens les plus graves si elles sont prises en petites doses pendant long-tems. En vérité Mr. Imhof (Zeae Maidis morbus etc. Argentor. 1784. p. 30) a fait une expérience plus concluante avec la poudre du charbon de Mays : nfer quatuordecim dies mane, et venfftriculo jejuno eum pulverem sensim dosin ad drachmam fere usque augendo assumsi; praeter «haec adhuc excutiendo pulverem ex ejus carceribns et eum colligendo, insignis quantifcas «cgusdem mihi invilo degluttenda ^at, neque minorem quantitatem naribus attraxi, attamen ne nmiimam qutdem molestiam vel mutaUouem uUam in corpore inde s&m,^ Mr. Par m en*

tier (Mém. de TAcad. de Méd. A. 1776. p. 346) a donné aussi pendant pltunenra aemafaiea la pondre de la carie de ih^ment, à des oiseaux et aux chiens, sans suite !&-• cheuse. — Mr. Saroone (Kranklieiten in Neapel II, p. 22) assure aussi que le froment carié n*est pas malsain, cependant il avoue qu*il a observé des symptômes après son usage 0*

Déjà Mr. Tessier avoit donné 12 onces de la poudre du charbon â une poule, et é une autre autant de la poudre de la carie du froment, sans aucune suite fftcheuse. Mr« Gerlach au contraire rapporte que des oies et des canards, auquels on avoit donné le rebut des fromens cariés, étoient morts du charbon (Magaz. f. thierh. XI, p. 256); Le même dit: s^Dans les années 1842 et 1844 j'ai observé dans la même ferme une fièvre gangreneuse et le vrai charbon sur les chevaux. Au défaut d'avoine ils reçurent du fn>« ment, et encore le rebut du froment carié; peu après ils furent pris d'indigestion, les crottins étoient couverts de lambeaux de mucus, journellement il y avoit des coliques, et à la plus légère occasion (un refroidissement, des eSbrts etc.) se développa une fièvre typheuse et gangreneuse et le vrai charbon, de manière qu'en un jour deux A trois animaux tomboient malades et mouroient<< Le même auteur (Magaz. f. thierh. VU, p. 214) rapporte une observation qui doit prouver que le fourrage de froment carié a été la cause de Tavortement des vaches, et une autre observation pour démontrer qu'il a occasionné la si dite arthritis des agneaux. Il me paroit que nos expériences sur Taction du charbon sont encore fort manques. (Selon Mr. Menis [Topografia délia provincia di Brescia I, p. 305] la carie des grains ne seroit connue dans la Lombardie que depuis un siècle? Selon Mr. Rengger [Reise n. Paraguay p. 167] le froment souffre beaucoup de la carie dans le climat chaud et humide du Paraguay. — Mr. de Humboldt [Nouvelle Espagne II, p. 451] indique pour le Mexique une maladie du seigle et de Torge, nommée chaquistle.)

5) L'Ergot. Les observations très nombreuses d'une foule d'auteurs nous ont enfin conduit i une assez parfaite connaissance de cette maladie entophytique des semences on caryopsis des graminées, et surtout du seigle. — Sur l'époque quand se forme la. maladie, les opinions des auteurs différent: Selon Mr. Queckett (Linn. Transact. vol. XVIII) elle se forme déjà avant que la fleur s'ouvre, oA il Ta déjà observé sur TElymus sabulosus. Mr. Fée (Mém. sur l'ergot du seigle. Strasbourg 1843. p. 11) déclare: ^^L'ap-

') Je ne connois pas lef sources où Mr. Kolb (Bromiitolof ie II, p. 45) r puisé en éerirant: nSî le fremeni contient nne plus grande quantité de grains cariés, la farine qui en est préparée a une action tréa délétère; des maladies se développent qui deviennent souvent morfalles; après son usage eu observe pesanteur de la tèle, yeux larmoyans, sentiment de ebalenr et de séeheresee dans la bouche, soif très grande, naasées, envies de vomir, et troubles de Tesprit.» Peut «être une observation de Mr. Seott Alison rapportée plus bas regarde le froment earié, et dans ce cas ks assertions de Mr. Kolb seroient prouvées.

paritioQ de Tergol esl contemporaine de la fécondation, on bien elle k précède; fl ne paroil plus y avoir d'ergottsne possible lorsque la fécondation est opérée.« Cependant des observations exactes de Mr. Koerber (Spiering diss. de secali cornuto. Berol. 1830. p. 1 6 3 paraissent prouver la maladie peut arriver encore beaucoup plus tard, lorsque le grain a atteint la moitié de sa grandeur, et Mr. Moyen (Pflanzenpaihologie p. 201) dît avoir fait la même observation. Probablement Mr. Phoebus (Cryptogamische Giftgewâchse p. 103) a raison de soutenir qu^elle peut se former en différentes périodes du développement du grain. — Le premier phénomène que l'on observe consiste dans Feun** dation d'un suc visqueux, sucré, nauséabond, d'un vrai melligo, entre les glumes; cette exsudation est déjà indiquée par des anciens auteurs 0 9 et de nos tems surtout par Mrs. Leveillé, Courbant, Wiggers, Diez, Staudinger, Kôrber, Smith etc., suivant Mr. Fée et Smith Tentophyte seroit déjà formé lorsque cette exsudation commence, Mr. Korber dit qu'après cette exsudation un ramollissement du périsperme commence. — Cet entophyte apparoit au moins pendant cette excrétion, et a été reconnu par Leveillé qui lui donna le nom Sphacelia Segelum, de môme par Philippar, Smith et Queckett iq/à le nomme Ergotoeda abortifaciens) , par Kôrber, aussi vu par Courhaut; mais son déve* loppement a été le plus exactement observé par Mr. Fée (dans la description de l'orgam* sation il convient absolument avec Mr. Queckett), d'après lui il nait à la base de lalieor des graminées , entre la boite ovarienne Cou plus tard le péricarpe) et le corps embryonaire (ou plus tard de l'amande)^), il se présente sous la formo de filamens qui se dirigent de bas en haut , qui atteignent bientôt le sommet de l'ovaire. La présence de ces filamens (du mycélium) détruit la connexion qui, à l'état normal, existe entre la boite ovarienne ei l'amande; ils s'isolent l'un de l'autre; ainsi séparées, les enveloppes cessent de végéter; il

') M. L. C. Hellwig (Sendschreiben wegen des sogenannlen honigihaus. Lanaen* sali». 16^9. 4.) dans Tannée malhenrease de 1699 distingae déjà bien cette excrétion du miélat ordinaire (qni cependant lovjours doit être regardé conne un procès pareil). Il dit: iJ'ai très sonrenl etexadMNAft «observé cette matière, et j'ai tu 1) que de petites gouttelettes sortent du petit grain immature et se coangnlent i Tair, 2} si cette matière étoit un miélat, on en aurait di\ trouTer aussi sur d'autres fruits, mais «tefle se trouva seulement sur le seigle, 3) les gouttelettes avoient l'odeur de seigle pourri, 4) on ne la «Toit pas sur tons les épis, mais seulement sur quelques-uns plus gras et plus gros que les antres, 5) el ni présent le prouvent les grands grains noirs qui sortent des épis et qneTon nomme mnttcrkonu» Ccpeadant le miélat étoit aussi fréquent cette année.

') Si c>st à la place de la testa ou de la tunica nuclei etc n'est pas encore observé? Mr. Fée s>xprime de U manière suivante sur l'endroit du commencement du mal: »Quelle que soit la partie de Tembryun on de ses anneiea qui soit infectée la première; ^e ce soit Thypoblnste, comme le vent Hr. Raner, que ce soit le périsperme, comme le prétend Phoebua, on le léceptade, opmme nom sommes dispoié à le penser, il est certain que l'ovaire tout entier devient malade avec la pins grande rapidité.» p, 25. Pcnl* être la Sphacélie se peut elle fixer ou commencer aar un autre endroit; an moins je ne sanroM antreaunt «'expliquer le phénomènn qne qnel4|uefnis senlement In moMé dn grain «si eifnté^ obaenmiion que fai faite plusieurs fois, et qui a été faite souvent par Mr. Tessier«

n'en esl pas tmn du corps de l'ovaire; celui-ci recevant toujours les sucs nourriciers par le pédoncide, conifanie de s'accroître, mais s'accroît d'une manière anormale et s'alonge de manière A sortir bientôt par les enveloppes florales, il soulève la boile ovarienne (le péricarpe) qui ne peut pas le suivre dans son accroissement, la détache du disque, premier siège de l'affection, et la pousse devant lui; cette masse blanchâtre formée par les restes de l'épicarpe et le mycélium continuant â s'accroître est connue depuis long-tems sous le nom du sacculus terminal. La sphacélie, que Mr. Fée nomme Sphacelia abortifaciens, «se compose donc d'une traine filamenteuse ou mycélium, qui forme à l'ergot une sorte de gaine fibreuse dont les filaroens écartés les uns des autres, constituent un réseau A mailles irrégulières, lesquelles s'étendent de la base au sommet pour se terminer et se nicher sous le sacculus; les sporidies, d'abord formées dans toute l'étendue du mycélium, s'accumulent dans le sacculus et forment une masse cérébriforme mollasse, qui est la partie la plus considérable et, en quelque sorte, la partie fructifère du champignon. Les sporidies se développent sur toutes les parties extérieures de l'ergot; mais elles en sont facilement détachées, soit par les pluies, soit par le frottement; si elles s'accumulent dans le sacculus, c'est uniquement parce qu'elles s'y développent bien mieux qu'ailleurs, parce que, sans doute, elles y sont à l'abri de la lumière; leur nombre y devient tellement prodigieux qn'on peut isoler leur masse des filamens fongiques; comprimées sous cette enveloppe déchirée vers la base, elles s'écoulent et descendent sur le corps de l'ergot, et jusque sur les enveloppes florales, pendant les alternatives d'humidité et de sécheresse^ 0 (!• ^' p. 16). Ost donc la Sphacélie qui en couvrant l'ergot lui donne son enduit violet foncé, rarement on le trouve blanc et la Sphacélie manque sur luL — L'amande grossie et aiongée de la caryopsis qui forme la masse de l'ergot, est nommée nosocarya par Mr. Fée; l'embryon et l'hypoplaste sont détruits, on n'en trouve plus de vestige, c'est l'albumen qui a pris un accroissement démesuré et s'est changé dans son intérieur. 9)0n peut par des lavages multipliés, enlever les sporidies et les globules, sans que l'ergot perde sensiblement de sa couleur, et l'on trouve alors que le tissu extérieur auquel l'ergot doit sa couleur, est alongé, de couleur verte -olive, articulé et rameux. Telle est l'organisation de la partie extérieure de cet organe. Elle consiste, comme on le voit, en sporidies appuyées sur un tissu filamenteux faisant l'office de mycélium. Ces corps n'y adhèrent que très faiblement, souvent la couche qu'ils forment est plus épaisse vers la base du nosocarya que vers le sommet, ce qui leur permet de se détacher en squames minces; c'est A eux surtout que Tergot doit l'aspect glauque (pruineux) qu'on lui voit quelquefois. Au-dessous du tissu fibreux Cle mycélium) se trouve la masse cellulaire du nosocarya; elle se compose en abondance de mailles et de cellules plutôt rapprochées quintimement unies; ces mailles sont

0 Nr. Fée rtmar^e eneore qa*feii même tema avec Tergol, se déreleppeat ûmn§ \m épi§ d'entrés egamei, Feiarinm, Helminlbosporian, MaUeharla, qal peavenl en impoeer A rohtenratenr.

irrégoliAresy arrondies ei en anneau; eliea sont inooloretf, et monlrent à rinlérienr des gra* uules arnmdies 0 ; le masse de la nosocarya est absoliunent homegène dans toutes se$ parties, et sans sporidies« ^) C¥ée p. 143*

Cette exposition de Mr. Queckett et Fée nous donne une idée plus claire de la maladie, la rapprochant plus des autres maladies entophytiques , et même de la carie du rroment, le premier développement de laquelle nous ne connaissons pas encore.

C'est une observation ancienne que dans les épis qui contiennent des ergots, on trouve très souvent des grains entièrement atrophiés, on trouve les glumellnles vides ; d'autres grains sont petits, ridés et atrophiés, ce qui est peut-être important pour rexplicatîott de in maladie suivante, le rhachitisroe. Sur cette espèce d'atrophie Mr. Fée donne Texplication suivante; »Au début de l'ergotisme il peut arriver deux choses: ou bien le périsperme s'atrophie, il n'y a point alors de nosocarya, et Ton ne trouve plus qu'un grain de seigle ridé, flétri et facile a briser; ou bien le nosocarya se développe, oe qui a lieu par une sorte d'hypertrophie du périsperme, et Ton a le corps ergoté; mais alors il peut se pré«* senter deux choses: ou bien le nosocarya se développe en même tems que le champignon, et il y a un ergot vîdet parfaitement constitué et surmonté du sacculus; ou bien le noso«carya se développe seul sans fongus, et il n'y a point de sacculus, point de tissu allongé, poini de sporidies ; cette dernière circonstance est extrêmement rare, nous possédons cependant des ergots blancs sans trace de champignons. Les grains atrophiés ont une grande tendance a se couvrir de fumage; parfois ils montrent des débris d'organes sexuels; les grains hypeHrophiés doivent leur volume au périsperme ; les premiers ont été infectés assex long -tems avant la fécondation, et Içrsque le périsperme étoit à l'état d'amnios, arrêté dans son développement, ce périsperme perd ses parties aqueuses, et se trouve ainsi réduit i rien; les autres, au contraire, ont été infectés, lorsque déjà la liqueur amniotique étoit constUvée en périsperme, c'est-à-dire après la fécondation^^ ')• !• c p. 26.

') D'après Mr. Queckett iolublet dans l'éther, probablement haileoses.

') La formation du nosocarya dans l'ergot du Lolium pcrcnne est encore bien exposé par Mr. I^ees von Esenbeck Nov. Act. Acad. Net. Curîos. IX, p. 235 Bauer (Linn. Trans. vol. XVIII, p. 449) ne reconnoit pas la sphaeelia, et cbercbe à pronver que c'est rbypoblaste (le scatéUttRi) ifiii forme le noeoearyai ce qai s'esl guère poseible, Mr. Liok ne reconnoit non plus la spbacelia ei voit unoidinai daçs la description de Mr. Queckett, qui de son c6té veut avoir vu se multiplier les sporidies de l'ergot, qu'il définit avec ces mois: nsporidia elliptical, moniliform, finally separating, transparent and contaioing seldom more tban one, two or three well deffned granules.»

') Plmieprs auteurs on voaln trouver une analogie de l'ergot avec la maladie des fruits du pniBM donestica Jbien fréquente, conaue en Allemagne sons le nom de schafsicke, pfiaumenlascben (Ckrist wartung der obstb. I, p. 458); Mr. Pluskal (Oesterr. med Jahrbb. XXXV, p. 291) Ta aussi souvent trouvée sur le prunus spinosa, où je ne l'ai jamais vue. Je ne peux pas reconnaître l'analogie, eepMdant eett« maladie des immes mérite plqp d'aUention , eUe est aussi enphy logique (p. e. derrière ma maisea dana uae «zpMitiiMt êoakfe •« nord, au je ia vw chaqvu» année en dif érenu degi^i de déralappe*

Ifaihaiireuseiiient noua ne possédons pas encore d'imalyses séparées de la sphacélie ei du Qosocarya, mais seulement de Tergol entier, entre lesquelles celles de Hr. Chevalier et de Mr. Wiggers donnent des résultats fort égaux, Mr. Wiggers trouva en 10,000 parties: Une huile Manche et spécifique 3500, une graisse blanche et crystallisable 105, oerin 76, fuogin 4619, ergotin 125, osmaxom 776 , sucre se rapprochant du sucre des champignons 155, matière extracUve axotée rouge 233, albumiu 146, phosphate acide de potasse 442, phosphate de chaux et traces de fer 29, silice 14. — Mr. Fée s'explique les décompositions arrivantes de la manière suivante: «On doit penser qu'il se forme , aussitôt que le périsperme est infecté 0 » ^n acide , et probablement de l'acide acétique , lequel, agissant sur la fécule, détermine la rupture des tégumens, et fait passer la matière amy«lacée à Pétat de sucre et plus tard à celui de lignine: ce dernier changement explique Tanali^ie qui existe entre le tissu du nosocaiya et celui du tissu ligneux. Quelques grains de fécule, sans échapper précisément à cette action, peuvent cependant conserver leur forme» Le gluten du périsperme est soumis également à des modifications nombreuses. C'est â lui qu'il faut attribuer l'origine des principes ammoniacaux, si abondans chez l'ergot. L'huile qui existe en assez grande quantité dans le nosocarya, est aussi le résultat de réactions dûttiques dont il est facile de se rendre compte, si l'on veut se rappeler que les principes immédiats végétaux ne difl%rent entre eux que par de légères modifications dans la pro-» portion de leurs élémens constituans.<^ Dans l'intérêt de la pathogénie comparée il faut bien désirer des analyses séparées du nosocarya et de la sphaeélia, et des analyses dans les différentes époques de la formation de l'ergot, chose qui est en vérité très difficile.

Quelles sont les causes de l'ergot? c'est une question qui a beaucoup occupé les auteurs, et a fait naître une foule d'hypothèses; heureusement nous pouvons à présent diunger la question en celle: Quelles sont les causes de la naissance de l'eutophyte, spha<celia abortifadens, qui produit l'ergot? et nous pouvons d'abord présumer que les causes seront pareilles à celles qui font naître les autres champignons entopbytes, desquels nous avons déjA parié ; or nous savons des maladies précédantes qu'à la formation des entophytes précède toujours une dyscrasie des sucs de la plante ou de l'organe où ces êtres se forment, ou bien une infection des sucs. Je m'abstiendrai de faire mention d'une foule d'opinions qui ne sont plus soutenables dans l'état présent de la science. Hr. Fée, avec quelques auteurs plus anciens, pense que toutes les causes qui entravent la fécondation peuvent favo-*riser le développement de l'ergot: «Ainsi les ploies, les vents humides, le voisinage des marais, les terres dhargées d'eau, présentent autant de circonstances propres i faire éclater

nenl), et épiphy toxique daos \t$ «noéei pluvieosea; stûveBt Mr. Plu «k al en même temf avec Tergol, ce qui me paroit vraf.

*) Cela pourroll être un dcrra^ m^tm^ ^ — auaiHM q«« la femenUMlim dana le périspenuc a'MkUl k chmpignea comaaeace é pçaaaerl L'o^aervailon i^ pranver quel phéu^èue tal k pr«<»iart

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