‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 17 sur 35 · IM^^^^H · texte numérisé non relu

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«named Kindol.^ CaUoiia med. a. pbys. Tranaack V, p. 441. On peut bien sap* poser qae dans d^autares pays chauds el marécageux des phénomènes pareils arriveront, el non senlemeni dans les céréales, mais aussi dans les autres graminées. — Le rie diffère considérablement des céréales nommées par ses paleae connatae, qui poorroient bien empêcher la formation d'un vrai ergot, sans le garantir pour cela du sphaceliat Dans ce cas la maladie du riz décrite par Mr. Tytier pourroit être un ergot, cependant comme cela ne peut pas ôtre prouvé j'en parlerai plus bas. Mr. Tilesius (Choiera I, p. 40 et p. 113) qui dit avoir observé Tergot du riz, ne Pa malheureusement pas décrit; ses mots sont: «Aussi bien au moulin de riz de St. Miguel dans le Brésil, que dans les champs inondés de riz de la Chine, je me suis convaincu que le riz est sujet aux mêmes maladies que le seigle, le blé et l'avoine, on y trouve aussi bien l'ergot que la carie.^' — r>Le riz est sujet aux mêmes maladies que le seigle et le blé, j'ai vu à St Miguel un esclave noir qui souffrit d'une espèce de convulsion céréale, par l'ergot du m<^ etc. Nous y reviendrons plus bas. — L'organisation des organes iloraux du Ma y s est toute la contraire du riz, mais aussi si différente de nos céréales que son ergot, s'il existe, devoit de même différer considérablement; Mr. Roui in a déclaré que Pergot du Mays étoit fréquent et très dangereux dans la Colombie, et seulement dans la Colombie; mais il n'en a pas donné de description, le peu de mots qu'il en dit, laissent plutôt soupçonner que ce n'est que la maladie connue chez nous sous le nom du charbon du Mays. Mr. Galama (Over het Moederkorn p. 3. 51. 52) déclare qu'Imhof (Zeae Maydis morbus ad nstilaginem vulgo relatus. Argent. 1784) avoit déjà décrit Pergot du Mays*); mais Imhof décrit bien la maladie que nous connaissons sous le nom de Charbon du Mays, il est seulement de l'avis qu'elle diffère du charbon et de la carie du froment etc. Je conviendrois volontiers avec lui, si des botanistes nouveaux célèbres n*avoient pas reconnu l'identité du charbon de Mays et de celui du froment; toutefois la maladie diffère considérablement de Pergot des autres graminées. J'en ferai mention plus bas. — Mr. Brocchi a observé des variétés de dourra (holcus sorghum) dans un des pays les plus malsains du globe, dans le Sennaar, dont quelquesunes pourroient bien être des maladies; mais il décrit une maladie qu'il compare avec l'er-

') fiHet venvondert mîj, dat tl dexe flchrijrera, iiisinede Lorinier, Wiggen en Dietz, in hume be* kroonde verhandeliiigevy niel renoelden, dat het gesegde vas Roulin, dal naroelijk de Mais alleen in America door bel Moederkorn wordt aangelaft, en het Hoederkom in Enropn nimmer bij de Maijf i» waarge* nomen, onwaar is, Zij, die met de geachiedenîs van ons vak bekend agn, weten, dat bel Moederkorn reeda langen tijd nîet alleen in Duitachland, maar ook in Frankrijk bij de Maijs ia bekend geweeit; Af- •eboon betselre door de Franicben, vooral Bonnet, Ttfifier en Tillet, roor eene gewone xiekie gohonden en met den brand verwiaaeld werd. Onder de Dnitachen werd (zoo ala wij la ter sien znUen) betseUe reeda rroeg voor eene aoort von Lycoperdon gebouden. Imhof leverde in 1784 eene uitvoerige verbandeling over deie siekte van de Maija, waarin hij het moederkorn zoo nauwkearig afbeeldde, dat men de bewerktniging der zwam' vrij dnidelijk kan zien. H^ kende ecbter den aard dezer ziekte niet, dewijl de zijnen tijd de Mycologie, aU het waro, aog km bnre kindachhetd verkeerde.**

goi, mmà il m diilingile (as le dernier do la carie et Ai riiacUtiiiiie, 1 M oonMit fm eea analadtea: «La dora va aoggelta $4 una nnlattia che ë qteUa aleasa per coi il bumento e la segala dîTOitaiid apronatî» U grano acqtuBta «aa fonna oonioa rihin^ta, ad è piaaa 4k mm pidv«re nera. Ne ho neimio herbarie; Tedi se produee aiig«lielle.« Giornale dl viaggi Vy p. 469. Le Semiaar est désolé per les fièvres et par ene maladie eetanée que Pon <fit syphilitiqoe. La donrra est presque la seole nourriture do peuple* Mr. Brocchi rapporte mètaè p. 598 qu'entre autres oondiments Uen singuliers les habitants se servent de la dourra malade: «Ma de che Seminrerâ assai singolare ai è^ che il gnmo spronato della dura, fl quale non contiene die una polvere neray viene eseo steeso usato per condimento mescolate con le bammie, Quai sapore abbia sel so, peixhe uon ho ¥ofaito ani assaggiare di queslo ■mniearetto «mile nel colore ai kicUosinK^^

L'ergot des entres graminées n'est nuHenent sans importance, car plusieurs entr^elles sont , surtout en quelques ennées et en quelques localités , très généralement infestées , et elles peuvent rendre naïades les animaax qui les reçoivent dans les Courages. Dans la KM suivante des graminées où Te* a trouvé l'ergot^ o* remarquera aisément que celles qui en soufirent le ptas souvent, habitent lee marais, les fosses humides ou les côtes de mer: Tritieum repeus (où je l'ai vu moi-^méme assez souvent), Tr junceum, Blymus arenarius Cil est rouge, très fréquent), E. maritimus, européens (de môme v. Mrs. Main^ Smith, Quedoett), Loiiom perenne (très fréquent, v. Main, Diets p. 9, Wallroth, Nées, fui en a donné des figures au lieu dté, Galama p. IS), L. temulentum, AIepe« curus pratensis, géniculatus, Phleum prêteuse, Phalarts aqualica (fréquent V. Smith), Ph. canarieasie (Teeder p. 431), Paspalum setacium (très fréquent dans l'Amérique boréale, surtout dans la Carolme v. SdnrefadtB, Fries syst II, p. 268), Pani* cam miliaeeum, Holcus lanatus (Unger einfi. d. beden p. 229), H. aveaaceus, H. spicàtuis (Tytler), Agrostis stolonifera^ Arundo arenaria, cinnoide^, Phrag* miles commuais (très fréquent v. Galama p. 12. Dielz p. 9. 1^), Aira coerulea, cristata, caespitosa (très fréquent v« Unger, Dietz 1. c^), Arrhenaterum elatiss (T^teier), 'Sesleria coerulea (fréquent ttager), Poa fluitans> trivialls, pratensia (très fréquent, surtout sur la P. pratensis dans l'Amérique boréale; dans l'état de Newyork on croit qu'U est la cause d'épizooties gangreneuses, v. Pièce justif. III, p. CCCCLXXI.), Glyceria fluitans (très fréquent, ansd chez nous chaque année, Tessier, Wàllrotb, pro» baUement déjé observé par Mr. Lecrs etc.), Molinia coerulea (très fréquent, Galama, Unger etc.), Festuca duriuscula, hordeiformis (et probablement sur plusieurs espèces très fréquent, déjA observé par Thalius^ Tessier, Mdn etc.), Dactylis glomerata, Bromus secalinus, mollis. Probablement toutes les graminées lui sont quelquefois exposées. Probablement il est aussi très fréquent sur les Cyperacées, jusqu'à présent on Va trouvé sur plusieurs espèces de Carex (Desfontaines, Thiébaud de Berneaud), Scirpus palustris (Wallroth dans unée losiée en grande quantité aur cette plaote et en même

tems sur la CHycem floitauM v, PboebiM ^ 105;), «nr un Cyperus de la IiAuiaiaao CLeveiUé), ei en trèi grande quantité anr l'Hellocharis CscirpiuD paluatria (Godron, Fée p, 10). Peat-ètre Faction nalGEmnte daa Cyperacées sur nos aninaux domesU^ues a'expliqueroit elle quelquefois par cet ergot? Touftefoia ai tcNis oas ergata sont produits par des sphacélies , ils doivent offrir dans leur organisation de notaUes différences selon la dif* féarente structure des semences, coomie nous savons cela p. e» de l'ergot du Paspalum CSchweinitz, Michaux) et de celui de THeliocbaris (Fée p. 28). Leur action sur les ani* maux est probablement la même, au moins fort semblsble, comme noua pouvons inférer cela des expériences faites par Mr. Dieta (p, 1423 «veo Tergot de Faire, de la phragmites et du lolium perenne 0*

L'action de Tergot des graminées mur les animaux doit élre encore bien plus véné* neuse, que celle de l'ergot des. céréales sur Thomme; car nous savons par expérience que son action est beaucoup phis intoxioante avant l'entière maturité des grains qu'après elle Câ cause de cela plusieurs pharmacopées prescrivent secale cornutum ante messam lectum), or les animaux les reçoivent immatnrs dans les herbes et dans le foin. Cette action délétère sur les animaux nous est connue par les maladies qui ont été observées en même teara avec l'ergotisme des hommes Csaas celui«4à et si seulement des graminées souf<^ firoient, la cause de ces épizooiies nous est restée inconnue probableaient assez souvent; p. e, les épizooties gangreneuses et cutanées des animaux sauvages, du gibier, des cha^ mois, des alpacas etc« pourraient. bien avoir été causées par l'ergot des graminées), elle nous est encore mieux connue par les expériences nombreuses (aites per beaucoup d'au* leurs '> entre lesquels se distinguent Tessier, Hertwig, Lorinser, Dieta et Wright. Je n'ai pas besoin d'ôtre long sur ce sujet qui a été traité par beaucoup d'auteurs, et les résultat^ se trouvent consignés cbea Mr. Hecker (Geschichte der neuern Heilkunde p. 303) ohex Mr. Phoebus Cl* c. p. 106), et Wibmer Cwirkung der araneimittel und gif te. V. p. 81). En général c'est un poison pour tous les animaux, mémo pour les mouches et pour les sangsues» Son action principale paroit porter sur les nerb motils de la moelle épinière et du système ganglionaire, d'abord il active les contractions, mais plus tard il y a paralyse; il agit de préférence sur les nerfs de Tuteros et fait avorter les mam^ mifères et les oiseaux, puis il agit sur les contractions du canal intestinal, des vomissemens arrivent et ou la constipation ou des diarrhées, après cela il agit quelquefois plutôt sur les muscles volontaires, quelquefois plutôt sur les nerfii des vaisseaux, dans le premier cas arrivent des convulsions et des paralysies surtout des extrémités postérieures, dans le second

*) SdoB Mr. Sidney «rergpl da bU, gai est plus fréqueul qu'on ne le croix ordiDairement (enAnicl#tem7), a dea propriélés véoéDeiiaea plna ôoergiquaa que celui da aeigie que l'on a ai aouvani étudié." Jottrnal agricole de Belgique. III. (1844), p. 204.

■) Dea eoBpoiaoïiBeneiia aporadiquea par Tergot ae aout aaaea aouveat offerta aux obaervaliiu», encore dana lea demiérea «nnéea, aurtont aur lea cochona; Je ne jnge pea à prppoa de lea répéter ici.

— âfiA —

CHS des sigilkiions ei des stases du sang, la gangrène de la pean, des extrémités et des oreilles, du bec se forment, la mort suil après une débilité extrême. Après la mort on tronve le sang luide et très noir, des stases, des exsudations de sang, et même des pointa gangreneux se trourent sur les membranes muqueuses génitales, urtnaires el digestives, quelquefois dans les poumons et le cerveau 0*

Sur Phomme il agit de la même manière, son action première porte aussi sur les nerfs de Tuterus, duquel il provoque les contractions, et cause ravortement, mais il agit aussi sur le foetus, le tue souvent, les nouveau-nés souffrent de Tergotisme, et les enlans à la mammelle ont souvent plus soufferts que les mères, qui Assoient usage de Tergot C^n quelques épidémies le contraire doit être arrivé). L'usage continué de Pergot provoque chez rhomme la maladie connue sous le nom de Tergotisme, que Ton a distingué en ergotisme convulsif et en ergotisme gangreneux, d'après la même différence qui a déjà été mentionnée pour tes animaux, savoir dans la première forme l'action porte surtout sur les nerfs des muscles volontaires des extrémités, dans la seconde sur les neris des vaisseaux. Quelquefois les deux formes sont réunies, comme en plusieurs épidémies de l'Allemagne et même de la France; mais en général c'est l'ergotisme convulsif qui a régné dans TAIIemagne et dans les pays du nord, l'ergotisme gangreneux au oontraire dans la France ^3* Nous ne connaissons pas les raisons pourquoi en quelqes pays plutôt l'ergotisme convulsif, en d'autres l'ergotisme gangreneux se développe, je suis cependant fort disposé de chercher la principale cause dans la quantité d'ergot prise avec ta nourriture; qui lit les traités de Tessier se convaincra aisémeni qu*il n'y a pas de pays où les bahitans avalent de telles quantités d'ergot comme dans la Sologne, exceptées peut-être quelques provinces des Indes orientales.

Nous ne connaissons pas encore exactement te princ^le actif de l'ergot; l'ergotnie trouvée par Mr. Wiggers est un poison très actif, mais elle n'agit pas tout à fait comme l'ergot , les vues de Mrs. Wright, Hooker etc. ne sont pas encore prouvées non plus. L'analogie entre Taction de Tergot, et celle des champignons vénéneux me paroit être la plus grande.

Mr. Gruner a déjà taché de montrer que l'ergotisme était une maladie très ancienne, et j'ai fait voir que l'on pouvoit soupçonner qu'elle étoit indiquée par des chronistes du Sième et Siène siècle;- cependant seulement dès le lOième siècle nous possédons des dé-

0 IVr. Wright dit aroir retroHvé riiuUe de Tergot dant !• fiiiig.

*J On trouve la Symptomatologie de cea denz formes en tous les ouvcagea de Médecme pratique, je n*ai pas besoin de les répéter ici. Dans la dernière grande épidémie de Lyon en 1814 les malades soaflfroienl dans les premières semaines des mêmes symptômes que ceux qui ont l'ergotisme conrulsif commençant et plus tard l'ergotisme gangreneux se développa. En général je ne peux pas concéder Tezlrème différence des deux formes que beaucoup de médecins veulent reconnaître. Mes vues sur Taction de Vergot ne conviennent pas avec celles de la plupart des auteurs, mais elles s'accordent avec TexpérieBce. Des inSammations n'arrivent pas pur racClon primaire de l'ergot, seulement des atases; il n'y a pas de signes de dtssoluliou du sang non plus, seulement neo -'coagulabililé.

scriptiaiui moins donteuses, qui dans les siècles snivans déTieiment très fréquentes pour la France, au 12i*ne siècle aussi dans TEspagne Cpeut-éire même ayec Tergotisme con- ▼oisif, sous le nom gafedad. ▼. Villalba pour l'an 1256). La maladie éloit alors connue sous le nom de Feu de St. Antoine ou Mal des ardens. L'ergotisme convulsif est décrit dans TAllemagne seulement dès le IGî^me siècle. Bn 1630 Thuilier, et dans les années suivantes Dodard et Perrault reconnurent que l'ergot étoit la cause de TergoUsme gangreneux. En 1556 Remb. Dodoens savoit*déjâ que Tergotisme étoil la suite du blé corrompu y et en 1597 la faculté de Harburg déclara que l'ergotisme convulsif étoit occasionné par Tergot. Dans le IQîème siècle les épidémies ont été plus rares dans la France et dans P Allemagne; nous trouvons les causes de sa phis grande rareté: 1) I^cms le dessèchement des marais opéré en tous les pays, 2) dans la culture plus soignée des céréales, 3) dans la culture des pommes de terre, qui en beaucoup de pays forment é présent la base de la nourriture des pauvres. Mais Passertion de quelques auteurs quMl n'y avoit pas eu d'épidémies d'ergotisme dans ce siècle est bien erronée, il y en a eu asses d*ergotisme convulsif et d'ergotisme gangreneux , et de très formidables même %

6> L'avortement on la rhachitis du blé. Cette maladie connue en Allemagne sous le nom de Gichtkorn, keimtod ou Rausch, en anglais earcockle, purple, pepperkorn, en italien grano ghiottone, est encore obscure. Les grains affectés de cette maladie sont plus courts, plus ventrus qu'à l'ordinaire ou bossus, et leur surface est d*on vert brun luisant, Pintérieur ne contient pas de farine, mais une matière glaireuse avant la maturité, blancbe fibreuse et cassante après la maturation. Mr. Wiegraan (1. c. p. 93} dit que cette maladie se développe sur les .blés dans un sol humide et très pauvre; on le trouve souvent dans les épis des blés qui sont attaqués de la rouille, on le trouve de même lians les épis qui contiennent aussi des grains cariés. Nous avons vu plus haut que des épis de seigle qui contiennent de grains ergotes, contiennent aussi très souvent de tels grains rhacUtiques, et dans se cas il paroit que c'est une rétention du développement de Pergot, un ergot incooiplei 11 seroit possible que le rhachitisme seroit toujours produit par une fermentation pareiHe é ceDe qui précède la formation de Pergot, peut-être il y auroit même formation d'une sphacélie, mais les observations manquent, nous savons seulement que Pembryon avorte, en même tems les chaumes deviennent livides et les feuilles se crispent. Mr. Ginanni Coialattie del grano in erba. Fesaro 1759. p. 35) expose déjà fort bien que ces grains contiennent un grand nombre d'animaux microscopiques (vibrio tritici), qui sont à même de revivre si les grains, secs depuis long-tems, sont humectés; il savoit de même que si Pon sème de tels grains avec des grains sains ils in-

*) Je ne doit paf ne laifter entmiaer de traiter iia tHJel do^el je oe tcu pas m'occoper ici, cepeodaal je deaaerai dans le HUeaa d'épiphytoiief q«i va tuivre» an apetçn complet dee épidéaiiefl d*ersotitne d« iOiéaie sièele, je crois en vérité qoe la plot remarqnakle de cef épidémiet a été méeoaaae.

feoleni tes demiera de maniera qu'ils porteni anssi des vibrioiis dans leurs grains. Ces ax«> périences ont été souvent répétées fRoffredi: Rosier Journ. de Pliys. V. Jany* 1775). Dans ces derniers tems Mr. Bauer CP^ilosoph. Transactions. — Ann d. Se* nat. II, p. 1540 a bi^n éludié ces vibrions, et il les a fait dévelo^ier a volonté dam des plantes de blé, en les inoculant par une incision dans la rainure du grain à sa gemii<^ natiom Mr. Henslow (The microscopical Journal 1841. p. 36.) a répété cesex«> périences, primitivement il les trouva seulement dans le froment^ cependant en moindre nombre il les pouvoit aussi communiquer au seigle, à l'orge et à l'avoine, si les grains de ces plantes furent semés avec les grains malades du froment. Malgré cela je doute encore que ta maladie soit seulement produite par les vibrions (qui sont peutrétre la suite de la fermentation ergotante), en général on- la trouve dans les mêmes localités, dans ies mémee années, sous les mêmes circonstances que Torgot dn seigle. Elle demande encore des recherches de la part des botanistes et des chimistes. (Selon Mr. Menis [Topografia délia provincia di Brescia I. p. 305] le rhachitisme des grains est surtout fréquent dans quelques contrées de la Lorabardie).

Presque tous les pathologistes (p. e. Mr. Stark p. 542.) disent que le rhachitisme occasionne Us mêmes maladies que l'ergot dn seigle, cependant aucun n'apporte des preuves d'une telle assertion; je ne connois que Zimmermann (von der erfahrung p. 503) qui rapporte que le rhachitisme a causé la gangrène 0* J's^i défâ remarqué plus haut que je ne sais pas si l'observation de Mr. Scott Alison (Propagation of contagious poisons p. 147) regarde la carie (que les Anglais nomment smut et de laquelle nous ne connaissons pas encore de mauvais effets). ou le rhachitbme, il dit: lylh this eomktth wheat which has been bligfated or infected with that parasilic plant called mildew; bas sor metimes produced very bad effects, net unlike the severe buming at stooHach, and the moiv tification which sopervene on the use of spurred rye on the Continent. Not long ago, se» veral familles living in England were neariy destroyed by their nsing some diseased grmn, which a fermer, knowing it to be bad, bat sold at a reduced price.ic

A l'exception des maladies desquelles je traitend i Tinstant, j^ai mentioené cellea l'influence délétère desquelles nous est connue; que le reste des maladies des plantes cet nullement sans importance pour la pathogénie comparée et pour la doctrine des qndémies et des épizooties'), a déjà été indiqué plus haut; elles peuvent même avoir une influence

') Un médecin anglais dans les Indes ayant observé nn cas de gangrène sèche svr nn indigène lonpçonna qu'elle ponvoit arotr été causée par du raaaTais froment, et ajoute.* «iln the cases of Dr. Cbarlow Woolostan the évidence in ftivor of this opinion was yery strong.« Cale, trans. l, p. 290. Je «e codnois pas ces observations.

*) Apr^ oe qno nons avons Iroinvé dau les rechorcbes préoédantes on jngeni moios aévéveBient ko pressentimcns des antows andons, des pestolognea oie. q«i parlent si sonvent de la naissance des chaa^ pignons, des maladies des plantes etc. nomme sigaes de k peste fntnre; outre Paré, Athaaatine Kir-

directe , mais nous ne la coiMudAmis pas encore. Je ferai aenlement mention des riiizoo* hmies, de h maladie vérolease des vignes, de la teigne des pins. La rhizoetonia est an flmgis parasitique qai aTec nn réseau de fils, entrecoupé par des renflores nodeuses, couvre les racines des plantes, les fait mourir promptement , et infecte avec une grande céiéitté les plantes voisines, même â une certaine distance, et détruit de cette manière des champs entiers; l'extrême contagiosité de ces êtres les rend surtout intéressans pour la patbogénie comparée et ils méritroient bien l'attention des expérimentateurs. La première espèce qui ftit reconnue, est la R. crocorum déjà décrite par Duhamel, Fougeroux, Bulliard et enfin par Decandolle; elle dévaste avec une grande rapidité les salranières dans le midi de la France. Mr. Decandolle a découvert la R. medieagînis qui cause les mêmes devas«tations sur les champs de Luceme en presque toute l'Europe. Mr. Duhamel connaissoit déjà des R. de l'asperge et de I^èble. Mr. Decaisne vient de décrire une R. de la garance. Une R. mali détroit quelquefois nos pommiers. Mr. Pries mentionne en outre des R. allii, batatas, muscorum, orobancfaes. Mr. Risso parle d*ttne raoissisure blanche des racines de Polivier qui pourroit bien être une rhizoetonia. Mr. Menis (Topografia di Brescia L p. 306) parle d'une maladie contagieuse des racines du mûrier que l'on seroit tenté de rapporter aussi à un tel parasite^ Probablement beaucoup de plantes sont attaquées par des rhizoc«tonies encore inconnues. Jusqu'à présent on ne coanoit pas encore d^aetion malfaisante de ces êtres, mais Us méritent l'attention des médecins. --« Depuis queiquee années une mala-dies parasitique des feuilles des vignes, comme sous le nom <le la maladie véroleuse des vignes, a fait beaucoup de rumeur dans rAUemagne (Finteimann etNietnen AHgem. gartenzeimng p. 273. p. 233. Moyen pflanzenpath. p. 205). — Sur la teigne des pins qui cause d'immenses dévastations dans les forêts de tems en tems, p. e. 1762^95 et 1635^36, l'anoienae divergence d'opinions subsiste toiq^urs entre les savans de nos tems, les ans ne voient que l'oeuvre des insectes, les aufres pensent que les insectes sont seulement attiré pur une maladie des arbres.

Influence de lu culture des plantes sur la santé de l'homme et des animaux. Ce n'est pas l'endroit d'eutnsr ici dans la doctrine, tant controversée aujourd'hui,

chcT etc. p. c. nn des derniers, Mr. Bôttîtlicr, en dit! n hinc qnoque non incongrue ftd pandeniîo-

nm «lassMn morborvm, Teferri hU poisunl aiorbi, qot ex vore verakiMO mehlthau, ex fragibus sydenfU^ secall wii generig el aiOD«Ux>si longioris^ «t cornicuUU «I nigricantis^ hinc ab AgrkoHf nartiask^o, nuii* terkôrner^ mehlmutter^ todenkdpfe isUi gênera appellanlur, corrupto et lolio tcmulenio infecto ortum trahunt Buum» etc. J. G. de Bôtticher pestis descriplio. Havniae. 1736. p. 79. Ou un ancien célèbre pestologue: 9 pestem futuram enunciant si pascoa animantibns morlifera^ aul insalubria videris,

Tel alia terrae nascettiia degenerare cognoveris , ui fraeliM omnes el grana caetera , ut pnla si en m tritidb infelicis lolii copia nascatur^ -vel eliam m «Iîm oleribos mirtatlones appareani, a quorum esn seqnnntur aaepe angastta et aniielales slomacbioae ; vel etiam si sierilis terra effecla sit, iu nt non germinent plantae, suo tempore, anl non nascantor semina, sen quae sponte nasci deberent, vel qned orta monstrosa sint.« Nie. Hassae de febr. pestii. Venet 1556. p. 18, et je pourrois citer nombre d*aaitres.

des assolemens; nous ne demanderons pas si* o*est seulement réptisemeni du sd m principes organiques et anorgfaniqnes , ou Teffiritement et l'excréfion des racines, ou l*im« possibilité de digérer les produits du propre organisme ^. qui nécessite l'altemation des cultures (Liebig cliemisclie briefe p. 298. Hlubek beantwort. der wichtigsten fragen d. ackerbaus p. 63. Decandolie physiol. végét. p. 1494); mais il nous importe de prouver qu'un changement dés cultures et de Pagriculture arrive après des périodes bien plus longues , après des siècles et des dixaines de siècles , par nécessité et mm par hasard ; et ce changement porte sur la végétation naturelle aussi bien que sur la si dite artificielle. C'est un fait généralement connu qu'en Amérique les anciennes forêts brûlées ne produisent jamais les mêmes espèces d'arbres mais des espèces fort difiérentes de celles qui couvroient le sol; cependant cela ne peut pas dépendre d'un épuisement du sol, car ces forêts vierges par leur détritus ont formé un terreau de dix â vfaigt pieds de liauteur et ont rendu au sol tous leurs produits '). Nous savons bien que nos forêts de chênes, de hêtres, même les mieux cultivées, abattues, ne veulent plus bien produire les mêmes aribres qu'elles ont porté pendant des centaines et des milliers d'années, nos forestiers se voient forcés d'y cultiver des conifères. De l'autre côté on a observé en Angleterre qu'à la place d'une forêt de pins qui fut brûlée, le sol se couvrit de chênes (Prichard physical history of mankind. I, p. 37). Mr. Mackay rapporte que le pin (pinus sylvestr.) ne se rencontre plus en état sauvage dans l'Irlande, et cependant Tlle en étoit tellement couverte, que Ton trouve encore de grandes quantités de troncs et de racines ensevelis dans les marais, et l'on en fait un commerce (Flora Hibernica I. p. 259) ^. Des exemples bien frappans sont rapportés dans la Statistique classique des Bouches du Rhône par le comte de Villeneuve: non seulement il remarque â Toccasion de la végétation naturelle: 9 C'est une chose bien digne d'attention que ces grands changemens qui sont survenus dans la végétation naturelle de la Provence. Tandis que les arbres les plus anciens disparaissent, on voit végéter des espèces nouvelles qui ont été apportées de l'étranger, et qui se sont tellement acclimatées qu'elles croissent spontanément, se multiplient avec la plus grande facilité, et commencent même â devenir nuisibles à l'andenne végétation qu'elles semblent vouloir repousser et détruire. De ce nombre sont les Mûriers, les Jujubiers, les Grenadiers, les Sycomores, les Acacias, les Gainiers, les Platanes et quanKté d'autres arbres, sans compter une multitude d'arbustes et de plantes herbacées<< O- P* 5810; niais il prouve aussi que les cultures introduites dans la Provence par les Grecs 600 ans avant notre ère, ne peuvent plus être continuées; les figuiers, dont les produits étoient encore très renommés

* ') Dws ee cas c*ett bien égtl »i c*eft rhommo qui brûle ou ]*écUir, on lef inseclet qw devortnt, rhomme n'est là qu'un instranent de la nature, comme réclair, lei fourmii etc.

*) Nombre! d'aulret eiemplef de cea reraplaeemens naturels, ou de cette alternation des arbres des forèy^ établie par la nature ▼. Voyage dans les Landes de Gascogne par le Baron de Morte* mart de Boisse p. 169.

el exportés en grandes quantités il y a im siècle^ ne donnent plus que de mauvaises récoltes qui ne suffisent plus à la consommation locaIe<< ; de PoUvier^ qui autrefois donna une huile excellente, pour l'exportation, il dit: «Depuis long-tems on s'apperçoit que cet arbre dépérit, ainsi que le figuier et la vigne. Sa vigueur diminue; la zone dans laquelle il croit se retrécil sensiblement et abandonne peu à peu ses anciennes limites septentrionales. Il succombe plus aisément aux impressions du froid; enfin le ralentissement de sa végétation le laisse en proie â des maladies et à des insectes .... Pour Tolivier , comme pour tous nos autres arbres, dont la culture est très ancienne, il n'y a que deux moyens à employer pour prévenir leur disparition progressive de notre sol, c'est de renouveler l'espèce par le semis et de changer leur emplacement, toujours d'après les lois de Palternance des cultures. « (III. p. 76. p. 432. p. 445. etc.> Il prédit même que les Provençaux doivent s'habituer à voir finir la culture de la vigne. Aussi une autre culture a déjà commencé, le Mays, la Batata, le Sorgho, le Bananier, les Cactus, même la canne à sucre etc. commencent â pro* spérer; mais quel changement de face du pays! qui peut* se représenter la Provence avant l'arrivée des Grecs, sans figuiers, sans vignes, sans oliviers? et peut-être dans un ou deux siècles avec une culture Américaine â la place de l'orientale t Si l'Italie n^avoit pas mis le Mays, le Sorgho, le Riz à la place de POrge et du Blé qui formoient encore la base de l'agriculture dans le moyen âge, elle seroit probablement aifamée il y a long-tems I et PAl-* lemagne le seroit sans les pommes de terre, dont la culture devenoit indispensable par les maladies des blés annuellement retournantes et amenantes la disette et les épidémies. Ces cbangemens dans les cultures n'arrivent pas par hasard, mais ils sont une nécessité naturelle I Or ils ne peuvent pas manquer d'exercer une influence très puissante sur l'état physique des animaux et de l'homme, et même sur l'état psychique du dernier. L'espace nous manque pour poursuivre ce sujet intéressant de l'Anthropologie; nous pouvons seulement faire quelques remarques sur des objets d'un plus haut intérêt pour nos recherches. L'agriculture influe sur la santé de l'homme et des animaux: a) par la manière de cultiver la terre, la manière de fumer, des irrigations etc. variant d'après les plantes cultivées ; b) par tous les actes de la végétation qui ont été énumerés plus haut, mais qui diffèrent selon les plantes cultivées; c) par le changement de nourriture qui en est la suite; d) par les maladies des plantes qui différent selon les espèces cultivées; e) par les décompositions que l'industrie fait subir aux plantes cultivées; 0 mêmes par les mauvaises herbes, souvent importées, ou au moins croissantes en pins grande quantité avec certaines plantes, et qui sont souvent nuisibles à la santé. Une histoire des maladies et surtout des épidémies dû genre humain, doit être basée sur l'histoire de l'agriculture et de Pindustrie des peuples, mais les auteurs y ont fait fort peu d'attention. Nous ne pouvons ici qu'ajouter quelques remarques sur quelques cultures, pour compléter le cadre précédant des maladies etc. des végétaux, et de leur influence sur la santé*

1) Le riz COryza sativa]), originaire dans les Indes orientales, où il étoit, comme

nt p<^n^l et (•s9(!iiUol dd» )iPDplr«. D(i In il ■ cfé I liiiti Ira {I ' osi AMi-x i-tiiiud iti MMx liumidc pour «a caliiiru. Le» (

cl Iv» llt'i' l'i'nl coinoiL' rempile ol commo mlinit'iil: mais ils iie coiuuitt

pn* In iiliinU', il«i lo rfwvtHMil par lo commerce rfo* liiiteif. Les ArilHM introduisirsd

i-uliiiro tlaiM l'B^(il(t, iiiwl dm» l'Hspnifne , «ir Mr. Capunni (i. c. p. 260) ai ifig

(uiluUnt ipu «isnninl que c'fliiit VMsni iln Gatna qui I'iitiiK rnpporti'i des Intlca,

tcQT, Mr. VMullio (B|ttilifRiti4lniita I, p. 74) a fwl vnir qia'il y o aiu) loji^

13-12 qui d(^tvn<l «a rullure it VHkin(.-ifl v\c.; cp» lob prohititllvr^ fnrmt rrp^l^»^

l'I^;!: L'Ile* fat rcditreîiilo par Im lt>if de IT'iT etc. ku\ I' > i .

U'itutri-k fniiU, au tfui miil i-liM|rnite d^A villrn. L'i-|<< <

nVitl pnt lili>n rtinoiio, dans lu coaiiucncunient du i-vn < i : i

i'Bfypie, lie Majore* el do lu l'Espiiipiv, on croil «rpoiidant avnj ntiun qoo le* 1

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pramliT rU il Vérone en l.'r^2, en 1534) U LiUlun.< ilu m fui 1VJ4 florusaM

NJIllll. Huns la C4irotrnu la cdIIpfd du rit joiiae a cuuimi-ni-n irn tnsi. celle I

i!fi intK). L4!.f provtniM!* niaritimee ée l'E^painie «I le PurtiunU cullivent Immw

inals |ia« «mi!» p<nir l'ctportiilion. Dans l'IUlie, où le rit lonne une irriu

INMirrHiira du peuple, lo Piémont el lei provincei Auiricktenne* crIIIvoiM faeii

pour ruxporlalian . duis In aulru pays d« riitlie en mllare esl f»tl rctinûrtt

pnthllief pnr Im lois.

I.<r ris csl nno plante des niaralti, puiir le cultiver ii fnul établir dvs mnrnii a On rt'Jlcnl I'mu d<-s Deuv<!*, «u on elnblil dos puiUt forcii, qui aUmonlrnl ff* iMMfait ( Itnliiiu lies foiilaaili «ir lef<ineli on n lanl rcril v» luliet-, un «iini- lu ri> duns la hiiil| inonde In rlxiéro; u lo rùt a ponïM^ im lu mei p>uir i{nali|uc l«ii> ù n-c, pour lui 1 plus di> ruri-e i4 li> earoniir conlres les nioihisiiaiw cl le» iDseck's aquntils. In boHi iil lea nnbituuK menreut t>n grande partie, olora o« inonde de nouveim Jiuqn'iî < conimvn»' ù jaunir, où on le met «nilVtreiiifnt li sec jiuqa'ii l« ritrolle qui ao I inenccmeni <(ii Seplenibre. (BiirKor reiae durcb tlburilalien I. p. il6U^4 llnlieii II. p. 125.) Cnlla dâseripUon proure que l'un u un niuniif bien ia»p la •iinie de l'Imninie ol det uuimnax , d'après oe qui a été dit plus bnul ftUr le» I

La planle ilu rix c«l Irèii Mjelle il don maliidJeiT q>i »<> *vnl pu ennirs UbrA tiMCt, nialuTO bcancoup dVrrils qui eu Iralleol; les lUiliem Ws i <: 1 . ,.1 t (■■rolo '3 el ilulinKsonl Corolo blnn^o, giaHu a riero, si cl ■

U in^mu moindio t*n difft-niilw l'pwjues du nu» doveloppi'mcni .

t«dle ÛxoT^ per Mr. tianilri C^nWa onu&a del rerolo del ritu. \i<i»n

«Il une inulHillD vnlophytique , puretlln i la ntuillo de* Ut'», dot uredo eouvtul l«a i

*t Amh Utl«, ru|[9JM, Mnrlm»da, briK^ont, itntttm*.

lt0 feoilles et les gràiiM, qui souvent «vorlent^ les pluntes commeac^nl i jaunir, sur quelques liges elle apperoit d'abord, et d'elles elle se répand, pfir contagion à ce que pense Mr. Sandri, peu A peu sur. les autres. — Des maladies des graines mêmes les auteurs Italiens ne parient pas; nous avons fait voir plus haut que Mr. Tilesius di^ avoir observé l'ergot du ris, mais sans le dédrire (p. 4813. Les variétés do riz cultivées dans les Indes sont très nombreuses, un auteur anglais, Mr. Mo on dit qu'il y en a Gl a Ceylon, Mr. Drayton I. c. rapporte que Mr. Jefferson en a reçu 104 des Philippines, sur la côte de Coromandel on en connoit 140, et Mr. Leschenault CMém. du Mus. VI, 308) connoit 18 variétés du Nelu-*Samba et 11 de Nelu-^kar. Sushruta (^utrasthana c. 96) en enumère déjà un grand nombre, mais chaque mot de cet ancien ouvrage mystique demande un con^nentaire. Mais la différence la plus essentielle que les anciens Indiens faisoient déjà 0 aussi bien que ceux de nos tems, est celle d'après les deux moissons que Ton fait chaque année dans le Bengale, le riz de la première moisson, dans la saison froide, dans le mois de Février , est très bon , mais celui de la seconde moisson , après la saison des pluies , en Octobre, est fort mauvais^). Mr. R. Tytler déjà cité plusieurs fois de nous, médecin très bien mérité de notre art dans les Indes, a eu la malheureuse extravagance de dériver le choléra et presque toutes les épidémies de l'usage de blés et de grains malades, sans doute parcequ'il avoit eu souvent occasion d'observer, dans le Tirhoot, leurs mauvais effets; mais comme observateur il mérite toute notre confiance, et nous avons déjà vu plus haut qu'il connaissoit bien l'ergot de Porge et des autres graminées; il par}e aussi de la maladie du riz ^ : 9)Post tempestates pluviales , scilicet in mensibus autumnalibus , semina oryzae quae indice Ausi^) Ballum, Patcherry, Mungy, Satte et Rarha vocantur, et anglice coarffe rice, cargo et yellow patna nominantur, tumefacta sunt, colorem nigrum, rubnun, vel flavum exhibent, foetorem putridum exhalant. Super grani utriusque .superficiem, tonica densa, crassa, oleaginosa, venenifera, quam Indi Kura et Eun vocant, extendens

0 Dans la RamayaDa Cl> 5. 94) le ria de la première moiMPD «aali.

*) Voilà ce qa*ea dit Mr. Aiaslie (Mater. Indic. I, p. 340): nTbe two great crops of rice in Southern lodia, are the caar and 0 a m bah crops, the last of which is abo called the peshannm crop; it is reapt in the months february and march. The produce of this crop, Agafltya informa us, in his Vytia Anyauru, is peculiarly strengthening to the body, he adds, Uiat «the very sight of it înduces appetice, in fact it is worthy of being served up to the goda.** The prodace, on the other hand, of the caar crop, which is reapt in October, he considers as of a différent quality; this he says nwill bring on indigestion, flatulency, éruptions on the skin, and other evils;« he finishes by saying, that «a person had beltcr beg bis bread, tban eat the rice of caar crop.»

*) Je n'ai jamais élé a même de me procurer leMorbusoryzeus de Mr. Tytler, traité qui doit être devenu fort rare ; je dois donc citer le Hamburger Magasin.

«) Sanskr.: Bshn ¥rihi (h. e. ria précoce)^ patalah. ▼. Amaracocha p« Amarafinba éd. Loiseleur Deslongcbamp. I, p. 205.

visa est '), quamobrem animalhi, ex illios orysae usa maxime aegrotant Fréquenter alionim framentomm semina, sciUeet tritici et secalis, a pluviis miiUis yitiosa ûnxAy sed oryza qvotannis depravata fit, cujus quantitates immensae pro cibo hominum atqae animalium, ad mercatorum fora introdiietae sant.« (Hamburg. Magaz. IV, p. 184.) Bn établissant ses vues sur la cause du Choléra Mr. Tytler^ dit: »La moisson du rfie se fait deux fois Tannée dans le Bengale; la première dans le mois d'Août ,« (les mois diff^ent sans dente un pen selon le climat des provinces) ntout après la saison de pluies, et donne un riz que Ton nomme Au si dans le pays, qui est onctueux, humide et très malsain, de manière que les habitans n'en mangent que la troisième part de ce qu^ils mangeroient du riz vieux. La seconde moisson se fait au mois de Décembre, ainsi dans la saison sèche et froide, et fournit le riz a mon (patna, dissi, arra, dlnkin, pilibit), qui est sec, dur et très sain. Ce dernier manquant plus souvent que le premier, et étant destiné pour les riches et pour Texportation et pendant huit mois faisant l'aliment ordinaire des habitans jusqu'au mois d'Août, il devient rare et chère à la fin de ce tems, ils se portent donc avec empressement, aussitôt après la moisson ; sur le riz Ausi qu^ils peuvent avoir à bon marché, et très souvent ils tombent malades après son usage. Chaque année dans les mois d'Août, de Septembre et d'Octobre, bqiBUcaup de monde tombe malade et meurt à Jessore , Calcutta et en tout le Bengale, d*une maladie que Ton nomme u la ut ha (sus et sous) ou Mupet (bouche et ventre). C^ phé* nomènes à comparer avec ceux qui suivent l'usage des blés rouilles ou cariés, étoient surtout violens l'année 1817, parceque à cause de la disette le riz fîit réeoUé avant la mainration, et parceque sa peau que l'on nomme kura dans le. Bengale, et kon dans les provinces supérieures, étoit plus forte qu'à l'ordinaire, et outre qu'elle fut composée d'une substance acre et non nourrissante, elle contint, comme l'odeur prouve! t, une huile essentielle très délétèce. D'ailleurs les altérations que subit le riz Ausi après la moisson sont les snivantes: Après que le riz a été exposé a l'air pendant quelques mois, la peau extérieure, lisse et unie du tems de la moisson, devient inégale et rugueuse, et |a couleur du grain d'abord jaune claire devient brunâtre et rouge foncée, quelquefois noirâtre; cette apparence ratatinée et cornée est la suile de l'humidité dans le riz, et il ne reste de tout le grain qu'une petite masse de substance farineuse, et cette éoorce cornée, indigestibie et délétère, nommée kura. La couleur foncée est la suite d'une hypertrophie de Técorce interne^, qui se trouve au dessous de l'écorce extérieure 0> immédiatement sur la superficie du grain.

') Peut-être une Sphacelia! qui à cauje des piilete fermés d& peut pu former un vrai ergot? C'est nue chose étonnante que les Médecins anglais n'ont pas encore fait Tenir de ce m,

') D'ailleurs les meilleurs médecins, témoins oculaires du premier développement du Choléra, Or ton, Scott, Ranken» sans entrer dans les Tues de Mr. Tytler^ concèdent que le riz Ousee peut causer des Choléras.

') Ainsi du péricarpe.

*} Les paleae?

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Celte écorce inlenie, Acre et délétère se tnmve toujours dans le riz Ausi, mais l'année 1817 elle étoit si extraordinairement développée, que deux livres de riz donnoient quatre, six et mènes huit onces de kura. Lorsque le riz arriva dans les provinces supérieures, on trouva le kura en grandes quantités sur les grains et répandant une odeur acre et empyreumatique. Une chèvre qui dès le midi du 6 Avril 1818 reçut du riz Ausi mourut le 8 A 7 heures du matin; elle mangea le premier jour deux livres de riz, le jour suivant elle ne Taisoit que boire, devint maigre et caduque, avec les oreilles pendantes et les yeux larmoyans; l'aprèsmidi les crotins devinrent verts foncés et glaireux, pas ronds comme à l'état sain, le ventre se météorisa, et 42 heures après avoir mangé le riz elle étoit morte. Aussi plusieurs poules é Jessore , après avoir mangé de ce riz , .furent prises de vertige , se retoumoient plusieurs fois autour de soi, vomirent des masses aqueuses, tombèrent sur le* côté, et moururent avec des convulsions. << (Ibid. p. 226.) Je trouve encore une observation sur Taction délétère de ce riz malade, mais sans description de la maladie même: nL'état languissant de Pagriculture dans le Bengale fait qu'on y cultive le riz dans des marais trop profonds pour pourvoir les dessécher. On le laisse croître dans ces eaux stagnantes et empoisonnées; il y contracte une maladie semblable à l'ergot du seigle. L'effet de cette altération dans la nature du végétal le rend peu nutritif et le prive de la farine, qui foit sa propriété comme aliment, et les hommes et les animaux qui se nourrissent de ce grain empoisonné en ressentent les effets les plus terribles. Nous ne craignons pas de l'affirmer, c'est l'usage de ce grain vicié qui occasionne dans l'Inde, a Maurice, depuis longues années, le retour de ces maladies endémiques qui, assez périodiquement, y causent les plus cruels ravages.» Transact. de la soc. agricult. et horticult. de l'Inde. I, Sept. 1830.

Le riz est celui de nos grains céréaux qui contient le plus d'amylum, et il est très nourrisant. Si quelques auteurs ont soutenu qu'il ne nourrissoit pas si bien que les grains panifiables qui contiennent beaucoup de gluten, ils pourroient bien avoir raison; mais si le riz est bon et sain il ne sera jamais cause de maladies; aussi il ne sera pas la cause du pellagra, comme plusieurs auteurs ont cru. Cependant on pourroit bien demander si les grains de riz dans l'Italie ne sont pas attaqués de maladies pareilles à celle décrite par Mr. Tytler? et si les pauvres ne mangent pas le mauvais rebut du riz?0 — Les*paU(ps du riz rouillécs sont délétères pour les animaux.

>> Mr. Tytler a décril une naladifr de la peau. éeetUevfe et ganfréiiease , nonmé» Naraby, endé» miifae à Bencoolen dans le Sumatra qa*il croit être caaaé par l'nnge du ris malade. DtseafesorBencoolen: Calcatta Traiif. II, p. 197. Si Mr. Ward (Topogrephy ef Malacca) aienre qae le ao«veau ns i Malacca cause dea diarrhées et dee dyfeateriet, c*éloît probablement anui du riz malade; la péuiafale iraBigangéttque est probablement un dea pays les plus humides de la terre. J*at proposé Thypothèse que la maladie observée par les médecins anglais, dèa l'anBéo 1836, dana les Indes orientales, et décrite sous le nom burniof of the feet étoit probablement une maladie analogue à Tergotisme, et causée par du

li y a Uen eu quelques auteurs, surtout des agrtouHears el des ingémeors qui ont voulu défendre Kunocuité de la culture du riz pour la sauté, p. e. Mr. Decandolle (Rapports de deux voyages botan. et économ. P. 1810), Biroli CTrattato del rîso Hiiano. 1807), Racchetti (D^He Risaje. Crema. 1833), les deux derniers auteurs ont produits des tableaux statistiques qui pourraient en imposer, mais ils sont défectueux et en opposition avec des tableaux bien plus exacts donnés par Capsoni CL c. p. 51), qui prouvent que dans le Milanais la population de communes avec rizières avec 7630 ha*» liitans avoit augmenté dans les années de 1805 à 1833 seulement de 1535, mais celle de communes sans rizières avec 7640 habitans dans le même espace de tems avoit augmenté de 3898! et le nombre des médecins qui ont prouvé Tinfluence délétère des rizières est fort grand; il y a asse£ d'observations sur des endroits avant et durant rétablissement des rizières et après leur suppression, qui donnent des résultats sûrs (v. p» e. Fa chéris dipart, del Serio p. 188. Bellingeri Prospetto clinico. Torino. 1841. p. 55. Sorgoni: Builet. deile Scienze med. di Bologna. 1843 febbrajô. De Renzi L c. I, p. 59 etc. aussi plus haut p. 382 etc.), la mortalité étoit toiyours plus grande, là vie de rhomme plus courte dans les rizières. Les maladies les plus communes de Fhomme dans les rizières sont les fièvres intermittentes et leurs suites, les maladies scorbutiques, les hydropisies, et selon plusieurs médecins aussi la Pellagra, qui devoit être développée dans le pays de Bologna seulement après l'établissement des rizières (Capsoni L c. p. 280). Selon Mr. Toggia (MaL dei buoi I, p« 316) les fièvres charbonneuses des bovines sont très fréquentes dans les rizières, surtout du tems de la réoolte du riz. Eu générai tontes les maladies paludeuses y régnent.

2) Le Mays. Ancienne plante cultivée de F Amérique chaude et tempérée, nul part trouvée sauvage'); rapporté par Columbus le Mays fut déjà cultivé en grand dans l^Espagne en 1525 selon Oviedo. Dans l'Italie sa culture fut introduite dans le Polesine en 1560, en 1571 elle étoit répandue dans la Lombardie (MartensLc. II,p. 127); cependant sek» les preuves produites par Sette sa cultuse n'est devenue générale en Italie qu'à la fin du

riz et des blés malades (y. die von den engl. Aerzten unter dem namen burning of tbe feet bescfariebene knnkbeit, Ton C. F. Heusinger. Med. Jan us I, p. 257).

*) Que malgré l'assertion de Rifaud qa*il a trouvé da Hays avec une momie, la plante n'a pas existé dans Tancienne Egypte; qu'elle n'est pas venue du tems des ccoisades dans l'Europe et que la charte d'Incisa ne prouve pas cela, est assez prouvé; qu'elle ait été cultivée dans U Chine ou dans le Japon avant la découverte de l'Amérique n'cat pas vraisemblable. Histoire naturelle, agricole et économ. du Hays par Hr. Bonafons. P. 1836. Mais je regnstte de ne pas poaaéder ee eplendide ouvrage aMii* même, je le cite d'après l'aaalyse de Mr. DeeanddUe. Sur aa eultare dans TAmérique v. de Hum bol de nouvelle Esp. II, p. 407. Sur sa culture par lea sauvages de TOrendqne v. J. Gnmiln faist. de rOrenoque. m, p. 171, 191. Par les habitans de risUime de Darien: Wafer Allfem. hist. d. reiaen XV, p. 275. Par les ttnrons: Uennepin détcript. de In Laaii iane p. 64. Tkeodal voyage dn pays des Horons p. 137.

17ii»e riède. A présait il est l'objet* ]irincipal de la cnltore dans tonte ^Italie et en queU qnes provinces de l'Espagne; dans la France sa colture pins générale n'a commencée qne dans le 19<tee siècle^ Sa culture demande à pen près la même température moyenne , que celle de la vigne, pour être profitable* Il demande un sol riche, mais sa culture n'offre rien qui puisse nuire é la santé; seulement ses palHes très riches en sucs nutritifs aiment A se couvrir de champignons parasites après la mort de la plante, et en ce cas sont préju-* didables à la santé des animaux qui s'en nourrissent.

Ce qui regarde ses maladies elles sont fréquentes sous quelques conditions, mais pas enc<Nre assez bien connues, a) DéjA Aymen a décrit une maladie qui affecte seulement les anthères des fleurs mâles, où je l'ai vue aussi plusieurs fois (Uredo antherarum?). b) Mr. Imhof (De zeae maydis morbo p. 16.) a une seule fois observé une affection qui ponrroit peut-être se rapprocher de l'ergot, d'une graine charbonneuse il dit : «Hac occasione memorabilis exempli, quod semel mfti tantum otcurrit, mentionem faciam, quod demonstrat Ipsum corculum quandoque eUam adesse, cortîce licel utroque, interiore quidem non intègre , morboso. In eodem semine morboso observavî , rostellum longttudine p<rilicari, absque censpicua plumnla, corticem intemum tumidum et vix ad quartam partem farina caeteruB sans impletum, in vaginam cylindricam brevem protrusisse, hacque perfossa inira utramqne membranam corticis exterioris panier morbosi ulterius progressum esse, e quo loco rostellum puivere conspersum extraxi.« 0} Une maladie pareille au rhachitisme du blé se rencontre souvent, surtout sur les tiges affectées de charbon, d) Je ne sais pas si ce sont des graines dès le commencement malades , ou seulement immatures , que Mr. S e 1 1 e décrit et croit préjudiciables à la sanié; ne possédant pas le Journal de Mr. Strambio, je cito d'après Mr. Nardi (Causa e cura délia pellagra. Milano. 1836. p. ISl): itQuesta causa materiale si ritiene risultare da un' acre degenerazione dell olio grasse, e forse anco délia zeina che il dette céréale conliene. Bi conobbe rolterazione del framentone da una crosticelia ne' contomi deUa regione ombelicata, nerissima in conlatto dell' «ria, giallastro-nericcia qnando se ne trovava difesa per mezzo dell' epidermide intatta: quesio colore oiltescava con tinta decrescente dair esterno aU' intemo il solloposio albume, mos^ trsndo di non rispvmiarla neppure ailo stesso germe *)• Qneste condizioni appunto davano al grano délie Indie quel!' opparenza in causa dclla quale dal volgo è chiaaMto macchiato,

*) Mr. Borger (Nataffi^esch. d. ffayt. p. 128) qui décrit anssl etXxe maladie, et dit qvê la Uiclie BOire repoad toujaurs è la baae de reaibryoa, déclare qu'aile se nait fa à la gevmIoaliaB, et ifaé ces grains produiscul des plantes saines $ au contraire Mr. Unrasti soutient qu'ils produisent toujours des plantes affectées du charbon. C'est probablement encore la même maladie que Mr. fialardiui décrit sous le nom deverderame et ««'il croit être produite par vn sporisoriom. Je regrette de n'avoir reçu le Mémoire de Mr. Baiaréini (Ann. ubît. d. Mad. «84S« CXiV, p. 261) qae pendant rtapretston de cette fenille, je tiicherai d'en proSter auuint que possîMe daaa la suivant.

6 camtriaYaiio in amaro il di lui sapore dolcigno. C<mo8ceiido boussimo egli l'inoocente e copiosissimo uso che si fa del grano délie Indie nella primitiva sua patria originaria, e riflettendo sugii anni più feraci di diffusioni pellagrose nelle provincie ch^i percorreva medîcando, gli fu agevole il rilevare a chiare note che questo diflîisioni seguivano sempre gli auUinni piovosi e freddi, e che anzi tanto maggiormenle ne andava infestata la popolazione, quando malauguratamente si combinava. che più autunni saccessivi fossero trascorsi freddi ed umidi Tuno dopo Taltro senza Tinterposizione di qualche annata calda ed ascinUa, propizia cioè alla compléta maturazione, ed ail' essiccamento del maiz^ e quando il prezzo di queslo céréale era alto. Visitô perciô allora nel principio deir invemo i granai dei facoltosi, ove sgranato si conservava il maiz, e ve lo trovô nella massima parte ben nutrito, secco e bello; ma in un angolo de' granai medesimi noto quasi sempre delF aUro mûz alquanto ammuffitto, macchiate di nero, e malamente seccato. Visitô le credenze e gli altri rispotigli de' miseri lavorâtori délie campagne, classe sola, che a preferenza invade la pellagre, e vi rinvenne ordinariamente del fromentone più o meno alterato. Chiese conto deir uso che dai facoltosi si faceva di quel frumentone alterato che stava nell' angolo separato, e gli si rispose, per darlo in consume ai lavorâtori quando verso la primavera avessero consumato gli scarsi loro depositi domestici; montre il monte più beUo si conservava per il commerdo in grande. A ventre digiuno mangiô délia polenta preparata con frumentone macchiato di nero, e gli destô un sapore amaro, alquanto acre in bocca, e poco dopo del senso di bruciore suUo stomaco. Domandô a tutti i pellagrosi nuovi e di primo stadio, che in primavera se gli presentavano , se avevano mangiate del frumentone macchiato , e le risposte gli venivano sempre in appoggio dei fondati sospetti. Verificô che tutti i pellagrosi aveyano fatto un précédente uso più o meno copioso di un alimento si acre« etc. e) Mr. Roui in a décrit une maladie du Hays qu'il nomme l'ergot du Mays, mais sa description ne prouve pas que c'étoit l'ergot, au contraire elle paroit repondre plutôt à. la maladie que nous nommons le charbon du Mays^ mais la description est incomplète. «J'ai eu, dit l'auteur: pendant mon séjour en Amérique, l'occasion d'observer l'ergot sur une plante céréale qui , en Europe, n'en a jamais été attaquée, sur le mays qui, dans toutes les parties chaudes de la Colombie, entre, pour beaucoup dans la nourriture du peuple. Les symptômes ressembloient bien, sous certains rapports, à ceux que produit le seigle ergoté; mais sous d'autres ils en différoient sensiblement Cet ergot se présente toujours sous forme d'un petit tubercule d'une â deux lignes de diamètre, et de trois A quatre de longueur. Ce n'est point, comme dans le seigle, un allongement de tout le grain, mais un petit cône ') enté sur une sphère représentant une pobre; sa couleur est livide; son odeur n'a rien de remarquable.

i) Le cône f%^ï\ creux! cOBltent^il k pondre noire dn charbon on non? mais ce qni tnit provvc ^ae l'anleor ne Ta pat même obtenré tnr la plante vivante ! il fandroit encore demander si le cône repond à la place de l'embryon ? s*il y a nae aphacilie etc.

sans 4<mle parceque le grain étoil anciemieiiieiit cueilli. Quelquefois plusieurs plantations voisines sont attaquées en même tems de l'ergot; mais il est rare que la maladie envahisse à la fois tout un canton. On donne au grain ainsi altéré le nom de mays peladero, c'est-à-dire qui cause la pelade. II fait en effet tomber les cheveux des hommes qui en mangent, et c'est un accident remarquable dans un pays où la calvitie est presque inconnue, même chez les vieillards. Quelquefois aussi il cause Tébranlement et la chute des dents; mais il ne produit jamais la gangrène des membres ^ ni maladies convulsives. Les porcs ont d'abord quelque répugnance pour le mays peladero, cependant ils finissent par le rechercher avec avidité» Mais après quMIs en ont mangé pendant quelques jours, leur poil commence A tomber, sans que d'ailleurs leur santé en paraisse altérée; plus tard on remarque de la gène dans les mouvemens du train de derrière; les membres abdominaux semblent s'atrophier; l'animal peut à peine s'appuyer seur eux, aussi dès que l'animal commence à maigrir, on le tue: sa viande ne produit aucun accident filcheux. Les mules mangent très-bien aussi le Mays peladero; leur poil tombe par cet aliment , les pieds s'engorgent, et quelquefois même le sabot. On le relègue alors dans les pâturages éloignés, où l'animal se rétablit Les poules qui s'en nourrissent, pondent assez fréquemment des oeufs sans coquille. Mr. Roulin croit que, dans ce cas, l'ergot produit une sorte d'avortement; en ^n mot qu'il excite, dans les organes destinés A Pexpulsion de l'oeuf, des contractions qui chassent ce produit de Poviductus avant qu'il ait eu le tems de s'y revêtir de son enveloppe calcaire. Dans les champs de Mays atteints de l'ergot, il n'est pas rare de voir des singes et des perroquets tomber comme ivres, et sans pouvoir jamais se relever. Des chiens indigènes et dei cerfs qui vont la nuit manger du Mays dans les champs , éprouvent le même sort Le vol des zamuros C^autours) indique le lieu où ils ont été' nourris. Il est cependant un fait digne de remarque, et attesté par nombre de gens dignes de foi^ c'est que l'on assure qu'aussitôt que le Mays peladero a passé les Paramos, montagnes élevées, où règne un froid étemel, il se trouve dépouillé de toute propriété délétère. Il ne paroit pas que ' Tei^t du Mays soit une maladie fort répandue; on ne la connoit point au Peru , au Mexique , ni dans les républiques du centre. Le docteur Roulin n'a jamais appris qu'elle existât hors les provinces de Neyba et de Mariquita. Dans ces provinces, on ne Pobserve que dans les parties chaudes, quoique d'ailleurs le Mays prospère dans les climas constamment froids.» Journ. de Chem. m éd. V, p. 608. e) Mais la maladie la plus commune est le si dit charbon du Mays. Déjà indiquée par Bonnet, Tillet et Beckmann, Aymen, le plus exactement décrite par Imhof qui trouve qu'elle ne convient pas avec le charbon et la carie des céréales. Mr. Wallroth qui la nomme Erysiphe Maydis dit ad receptacula zeae maydis rarissime, aussi Mr. Bûrger la dit rare, Mr. Beckmann dit déjà qu'elle est endémique dans la France et dans 4a Suisse, Mr. Gartner l'a vu fréquente é Hanau, aussi plusieurs auteurs Italiens la connaissent comme fréquente sous le nom de gozzo dei formentone, chez nous elle l'est certainement C^est singulier quelaplu-

pari des auteurs la connéiaMui aeulemenl aur Vwm^ ou Taiatre partie de ja plante, mais ettelnlasle tons les erg ânes de la plante, sans exceptian, on la troUYe sons l'épidenoe de la tige» des feniile^ de l'épi, surtout dans le diadiyme des glumes et dee paieae, setis l'épicarpe des grains ; sa formation eaiopiiytique est Jnen claire, Pépiderme ne se rompt pas, mais recouvre les Jiosaes qni varient de la grandeur d'un grain de millet , ji»qu'à celle d'un oeuf de poule et même de dinde; d'abord remplies d'un tissu oellnleux aqueux, elles se remplissent de sporules innombrables noires, qui lormeai une poudre très fine >>• ^ous avans déjà vu plus bout que les observateurs disent qve ces bosses ne nuisent pas à la santé 4es animaux et de rUonune ; aussi Mr. Nardi Cl. c. p. 130) dit »GU animali mangiano U mais col carbone e nidlo soffrono^K Je ne voudreis pas encore me fier à celte assertion, surtout si la «Mdadîe a son siège sur les grains. Mr. Menis 1. g. p. 306 dit: «Svolgesi più faoilmeote negli anni ^voffl e frigidi, e nçi terreni bassi, umidi e mal ventiiati,<^ et la pluplart des observateursconviranent avec cette assertion.

Le Mays forme la nourriture ordinaire de ia plupart des babilans de rAmérique du Nord et du Sud^ de beaucoup de provinces de l'Italie, de l'Espagne, de la France; ils s'en trouvent fort bien et lU^ont pas de maladies que l'on puisse dériver de l'usage du Mays. Le

lainislre , Afar. Duchesne et d'antres ont mêaie avancé que les habilans étoient devenus

plus sains et plus iforts après l'introduction de la culture du Mays, c'est vrai d'autres ont nié le fait (Arcbives gén. XXIII, p. 451). Les Chinois, Mr. Duchesae, Bonafous etc. disent qu'il est diurétique; on a même avancé, que les peuples qui font usage de bouillies avec la farine de Mays, n'ost ni calculs urinaires^ ni maladies de vessie, assertion dont ia foisseté on peut faoilenient démontrer; on dit qu'il préserve de l'hypoohondrie, de la dysenterie, de répilepsie etc. Les animaux vivent fort bien du mays, et engraissent aisément. Cependant H y a beaucoup de médecins qui blâment l'usage exclusif du mays comme préjudidable à la santé, ils disent que les hommes deviennent cachectiques, que Ton observe des oedèmes , des aphthes , le scorbut , des diorriiées et le pellagra* Ayant égard à la composition du mays *) on voit que le mays se distingue des autres céréales qilt sont panifiables, et se rapj^oche du riz, par la grande quantité de fécule qu'il contient et la très petite quantité de matière azotée, le défaut de ghtten, et une ieUe nourriture exclusive, sans viandes ne suffit probablement pas pour donner une bonne constitution, elle disposera aux capbexies; mais des maladies sérieuses sont probablement causées par le anys malade: P. e* dans la dii»cussion devant l'Académie de Médecine de Parts, Mr« Hedelbôfer déclare: aqu'il a «reconnu l'eifet laxatif du mays; en 1811, l'armée de Portugal fut presque entièrement mise

0 La même maladie paroil avoir été obserTée aur lef tige» de phragmile»: Wallroth 1. c. De l'antre côté j'ai trouvé sur les tiges du Mays la Puccinia qui infeste si souvent les phragmiles.

') V. les quatre dernières analyses du Mays par Gorham, Lespes et Mercadiea, Biaio, Payen et Uonafons, c^ez Pallas: Hém. de la B^oe. 'd'vgrîeaJl. d« St. Orner. I, p. 12.

«i l*i»a|fe de cet aliment, et presque UmB les. soldats eurent one diarrhée chronique.» (Archiv. gén. de Méd. XXIII, p. 452). Maie un médecin priecipal de cette armée raconte: i^Bien qile le pain de roays'd'aprèa les principes qv^ll contient^ deyroft être nour-rissant et sain, il pèse cependafnt sur l'estomac et cause à peu près toujours des diarrhées; il me paroit cependant probable que l'on doit expliquer cet accident de cette manière: Le mays que nous recdtames dans la vallée nommée de Gelegati, avoit été moissonné par les habitans il y avoit quelque teros, mais ils ne pouvoient phis le rentrer, il restoit donc sur les champs, qui furent inondés par le fleuve, et il ne devint jamais entièrement sec; car mêmes nos chevaux qui dans l'Espagne étoieni habitués de manger de l'orge avec de la paille, furent pris de diarrhées, lorsqu'ils reçurent du mays.<< Der feldzug von Por^ tugal in historischer und medicinjscher hinsicht Stuttgart 1816. p. 32. Plusieurs médecins de Pltalie croyoient trouver la cause chi Pellagre dans les maladies du kiays duquel se noivrit le bas peuple: P. e. Marzari (Saggio medico-poL sullt pellagra. 1810) indique comme cause «ifli sorgoturco e tardive ed iasmataro, ed in pri^ mavere anche spesso ammuflHo.^ Mr. Nardi Clause e cura délia pellagra. MiL 1836. p. 130. 133) est du même avis, et les vues de Mr. Sette ont été oommumqnées plus haut. L'année passée cette idée, que le verderame ou le sporisorium maydis étoit la cause de la Pellagre, a été le plus amplement développé par Mr. Balardini (Annal, univ. dl Hed. 1845. Aprtl). Je regrette de ne pouvoir phis me servir de ce traité.

Cette action délétère du mays malade ou corrompu me phroit bien plus probaUe que l'idée, professée par Mrs. Frapolli, Fanzago, Ghiarugi, Strambio, Liberali, Farinietc, que le mays en général étoit la cause du Peilagra. Cette idée, combattue en vérité par Hiidenbrand, Nardi, Bonafoiis ctc«, a dans les deruers tems trouvée des partisans, surtout dans la France: P. e. un auteur, qui cependant a aussi en vue surtout les maladies du mays, professe la doctrine que le Pellagra avoit toujours suivi la culture du mays, qu'il s'étoit développé d'abord dans l'Espagne, parceque là le mays étoit cultivé le plus ancienne* ment dans l'Europe, puis dans l'Italie, enfm dans la France (Echo du monde savant 15 Juin 1845). L'auteur est de Tavis que la makdie se montre seulement au nord du 35i^ino degré de latitude, parceque le mays trouve un climat trop froid pour pouvoir se bien développer et devient maladif, et elle se développe quand le peuple est réduit é ne plus vivre que du mays. Ce traité contient cependant des suppositions qui ne sont pas encore prouvées, et d'abord celle que le Mal de rosa, le Pellagra, et l'Acrodynie sont les mêmes maladies. Qu'il y a beaucoup de traits de ressemblance ne peut pas être nié, de même il faut convenir qu'elles ressemblent à l'ergotisme, et à la maladie décrite par Mr. Roulm dans la Colombie, aussi é celle décrite par Mr. Brocchi dans le Sennaar sous le nom de cak, et probablement encore à celle qui dans les Indes orientales est connue sous le nom burning of the feet. Mais l'histoire de ces maladies est aussi obscure.

Ce qui regarde le Mal de la rosa nous en possédons une seule description par Casai (Historia natural y medica de el principado de Asturias. Madrid 1762. p. 327); Thiery (Phys. med. beobacht in Sp. gea. Il, p. 146) ne fail que le copier; Townsend (Reise d. Spanien I. p. 335) qui a vécu à la campagne, et a TU les hôpitaux n*en dit que quelques mots; Bobillier CR^<^Q<)il de Mém. de m éd. etc. VI, p. 247) qui a vécu plusieurs années dans les Asturies n'en dit pas plus; Wiliaume (Notice phys* etc. de PEspagne. Paris 1812) ne paroit pas Tavoir vu. D'un cAté 1) c'est vrai le Mays est généralement cultivé dans les Asturies; 2) il forme encore la nourriture générale et presque exclusive des habitans O9 comme il l'étoit du tems de Casai qui avoit déjà le soupçon qu'il pouvoit causer la maladie *) , 3) le climat est tel que les ceréaies doivent souffrir de maladies , et ce que npas avons dit sur les blés du pays plus haut Cp. 480) prouve que c'est vraim^it le cas; humide toute l'année, plus froid que le reste de l^spagne, exposé a des ahernations brusques de la température, les moississnres couvrent tous les objets etc. — De l'autre côté l)*nous ne connaissons pas du tout Thistoire de la maladie, Casai dit seulement qu'il l'a observée dès l'année 1735^ qu'elfe étoit très fréquente dans le district d'Oviedo, et pas dans le reste de la province, où les habitans vivent cependant de la même manière. 2) Du tems de Casai les Asturies fourmilloient en« oore de lépreux de toute espèce, que Casai a observé en plus de 20 hôpitaux destinés à les recevoir ; aujourd'hui ils sont plus rares. 3) Le scorbut et les scrofules étoient très fré-* quentes et le sont encore aujourd'hui.

Quant au peliagra de l'Italie nous ne eonnaissoBs pas bien son commencement non plus ; cependant c'est juste que beaucoup d'auteurs ont finit valoir la nason que , si hi maladie étoit plus ancienne^ certainement les grands médecins du 17ièiiie siècle, qui portoieni beaucoup d'attention sur les maladies èpidémiques et endémiques p. e. Ramaudui, Fallopia, Mercurialis etc., n'auroient pas manqué d'en faire mention, et une ordonnance du Ifiitee siècle dans laquelle se trouve le mot pellareUa (Jos. Frank Prax. med. I, 3. 2. p.263), ne prouve rien. Il me paroit qu'une lettre de Terz^aghi à Pierre Frank,* éerite en 1794, d'après laquelle son grand-père doit avoir vu fai maladie avant 1750 (Ibid. p. 264) ne peut pas beaucoup prouver non plus. Les premiers auteurs qui ont observé le peliagra restent donc Zanetti, qui en 1775 écrit que Ton observe la maladie depuis 6 années et que

*) »Dc las céréales son las prineipales cosechas la de mair, cuya harina y pa», Itamado boront, forma el principai sustento de las fientes del campo^^ etc. Minnano Diec. geagr. est de Ëspanma. I, p. 313.

') fiMaisium seu Miliom iadicum est praecipuan alîmentam omnium fcre, ea labopaoUiim alTecttooe: nam ex farina ejusdem conGcttur illorum panis, ipsaque fiant paltes .... Rarissime carn«s récentes^ ino et raro sale conditos comedunt, omnes enim ferc, qui isto morbo teaentur pauperes agricolae sant« etc. Casai I. c. p. 339.

personne n'a pas encore écrit sur la maladie 0; Odoardi (1776), Frapolli (1771) etc. Dans ces premières années de son existence le pellagra n'avoit que deux foyers dans les collines sousalpines, le premier dans la contrée de Belluno, et le second dans le Haul Milanais, mais d'année en année il s'est tellement répandu,* qu'il règne é présent depuis les soorces du Var en Piémont jusqu'aux Alpes Juliennes dans le Friuli, dans tout le pays sousalpin ; on dit mène qu'il a commencé â se montrer d'un côté dans les départements limitrophes de la France, et de l'autre côté dans la Carinthie; ce qui est plus sûr et prouvé^ il est descendu des collines dans les plaines du Milanais, du Bolognese et du Toscana. — Ses progrès n'ont pas été égaux, mais ils éloient toujours bien plus rapides dans les années de disette (et de maladies des grains) p. e. 1775 et 1815—1818, et 1829— 1830 (Meni» Brescia I, p. 139.) Lorsque j*ai visité les hôpitaux des Fellagreux en 1827, la moitié des malades datoit des années 1816 et 1817 ^). — Déjà les premiers auteurs et beaucoup d'autres qui ont écrit sur le pellagra lut ont trouvé de la ressemblance avec le Mal de la rusa (Jansen p. 3. Strambio trad. allemande p« 3(X Soler et Facheris Malattie del dipart. del Serio p. 66, Hildenbraad Annal. I, p. 108); d'autres auteurs p. e. Gherardini ne veulent pas reconnaître cette ressemblance; à mon avis il y a plus de ressemblance que de diflërence. — Il y a eu des auteurs qui ont trouvé que le Pelitfgra ressemble à l'ergotisme, surtout Guerre se hi et Jos. Frank (I. c. p. 290)^ d'autres ont nié toute ressemblance p. e. Mantesanto (Liberali cond. phlog. della mania, peliagr. p. 15), Nardi (1. c. p. 138); la forme la plus fréquente de l'ergo^ tisme convulsif ne ressemble pas du tout au pellagra ordinaire, mais .en bien comparant on ne manquera pas de reconnaître des formes transitoires, et intermédiaires^ — Il seroit bien important pour l'étiirfogie du pellagra, si les animaux domestiques étoient aussi attaqué de la même maladie^ mais outre les assertions de Mr. Buniva CMém. de TAcad. de Turin, vol. III) il n'y a que des notions fort éparses^ desquelles j'ai fait mention dans la Pièce justificat. sur les maladies enzootiques 0-

*) nKeioo, qaem ipi« icinm, usque iidhuc de hac cutù aCTecUone pecullariter scripaU Coiii->

munia Insubrium incolarum cibarin suapte natura dura, sunt, acria terrestria: scilicet leguminum fercula; pultes ex panico, vel milio decorticato cum aqua simplid incoctae; panis ex secale, milio, ac praecipue ex firagibus, qaas Itali vocantMel^, Melgone o grano turco confecliM, maie coctus, nimisque fermeutaluAt^ etc. Kov. Act lYat. Cvr. YI, p. 190. Le célèbre Moacati affirma qa*avaiil les années indiquôef Ct770?) pendant trente annéee de ta pratique il a'avoit jamais va le Pellagra. Jan^f en de Pellagra p. 5.

') Mr. FarlBÎ (Nem. della aoc. di Bologna II, p. 186) nomme encore les années 1801 et 1814.

*) En écrivant ces mots je ne connaissois pas encore le traité de Mr. Balardinî; cet auteur a ex* pérîmenté avec le mays affecté de verderame sur des poulets, et il a prouvé son action déictère, il rapporte anssi une observation faite sur an chien. Le même anteor prouve encore avec beaucoup d'exactitude la connexion de la culture du mays et de la présence de la pellagre dans les provinces de Tltalie.

On Bvoil déjA vu le Pellagfi ilans la Ffaniee dès raiméé 1844, mate o'éloient des oaf importés de l'Italie CAlib&rt Dermatoses i^ p^ 21}; dèa Faimée 1^20^ selon d'autres 1818, on eomnvefiça i parier ça et la d^im cai^ développé dans la France, mais Taimée 1829 Mr. Hameau annonça dans le Jourinrl de la Soa de Médec. de Bordeaux que le PeDegra étoit endé* micjae daits le canton de la Teste de Boeb da départ des Landes, dès Pashée 1818, et comme datis ce département (o«fre ceux des Hautes et des Basses Pyrénées^ el dans la Boorgogne) le collm*e du Mays a été répandue le plus généralement, on croyoit que c*étoit la suite de cette culture. Dans une séance de ^Académie de Médecine en 1680 plusieurs membres dissuadoient Tintroduction de la culture du Mays dans la France, de peur que Ton n'intro-* duit pas en même tems la pelagre qei s*observe dans les Landes CArchives génér. XXIII, p. 451). Cette maladie fut observée et décrite par plusieurs médecins (Laies* que, Ardusset, Beyris, Artaud, Gintrac etc.). Mr. de Mortemart(Voyag. dans les Landes de Gascogne p. 132) dit des bergers: nCes sauvages despotes de ces vastes 99ptalnes finissent souvent par succomber à la pellagre, maladie que Mr. le deotenr Hameau 9)attrîbue a Taction permanente du chaud et du froid sur ces malheureux, et é leur contact «avec les moutons qui vivent dans les endroits bas et marécageux.» ^^ Mr. Léon Marchant (Esquisses sur les grandes épidémies. Paris. 1836. p. XIIO dit deses causes: ^^C'est une infirmité particulière aux individus pauvres qui vivent d'une mauvaise nnouiTitinrè et qui sont logés d'une manière insalubre ; on croit qu'elle dépend plus spéciale» ytmeni de l'usage habituel qu'ils font des coquillages et de millet.« Ce même auteur lit en 1843 un mémoire sur cette maladie dans une séance de l'Académie de Médecine, dans lequel il annonce que la pellagre sévit dans les départements de la Gh*onde et des Landes, dans xm développement de 40 lieues de cOtes sur 5 é 6 lieues de largeur (Archives génér. 4ième gér. II, p. 482). En 1845 le conseil de saM)rité de la Gironde envoya les documents sur Tétat de la Pellagre dans la Gascogne au ministère de l'intérieur, dont la publication est à attendre. A cette occasion Mr. Joli y rapporte dans FAeadémie de Médecine: 9)11 est constant que Pendémie pellagreuse exerce plus particulièrement ses ravages dans les contrées qui bordent le golfe de Gascogne, c'est-à-dire sur le sol le plus stérile, le plus ingrat du pays, au milieu des circonstances les plus débilitantes, M où tout souffre et languit, là où tout meurt avant le tems, hommes, animaux et plantes.... U existe probablement un principe étiologique inhérent aux localités, inconnu dans son essence et quMl convient de poursuivre dans la décomposition et Pétude particulière des mille élémens constitutifs de la misère, dans la nature et les productions du sol, dans Paltération de Pair, dans les qualités accidentefles des alimens et des bolssons<( (Archiv. gén. VIII, p. 368). Dans une autre séance de l'Académie Mr. Roussel écrit à l'Académie que la pellagre fait chaque jour des progrès, non seulement dans les Landes de Bordeaux, mais encore dans les départemens voisins, dans l'Aude, la Haute Garonne etc. (Ibid p. 368. Mr. Roussel L c. p. 75.)

— Mft —

II mê peroil mipartaDi de texte remarqner ici cpi^ea pras^ue tous les pays do VEnr* rope oH le peuple se naurrit de Mays, on bit en même tems usage du millet et du 84»jrgiio, céréales qui demandent « peu près le même dimat. Or aous Avons yu plus haut qne ces céréales ne Bouffirent pas senfemeiit dn charbon (p. 471), msjs fue selon Mr. Tyt-» ler une espèce de Uolcns dans les Lsdes orientales est affectée d'ergot (p. 480), et que dans le Sennaar s^n Mr* Brocchi des espèces 4e Uolcns, l'aliment presque exclusif dee habitans, souffrent aussi généralement on 4e Tergei ou d'une aulse maladie (p. 480)» Hais dans ce pays éclate de tems en t^ns, p. e. i817, une épidéoue meurtrière, nommée C a k , qui offre des traMs de ressemblance avec la Pellagre dja la Colombie, décrite par Mr Rouit n, la peau s'exeorte, les angles et les cheveux tombent, la Aéte s'enfle, des hémoT'ragies par le nez et par la bouche arrivent 0« H seroit doue important de faire de recherches, pour voir si les Panicum et les Holcus cultivé dans l'Italie et dans la France sont sujels à ime maladie pareille.

Beaucoup de rinneur faisoit une épidémie, bien singulière, qui éclata dans l'hiver 1627 — 1828 à Paris, à Meaux, a Troyes et dans la oontrée; elle offre dans ses symptômes et dans son déoours une forme intermédiaire entre la Pellagre, TErgolisme convulsif et l'Er*^ getisme gangreneux. Elle a été déctito par Mrs. Cayol, ChomeJ, Genest, Dulmas, Chardon, Dozeimoris, Datice') etc. Quelques-uns des observatears la nommoieat Ergotisme, cependant ne pouvant point treover de l'ergot, et les sympftdmes offrant des différences on s'est arrêté au nom d'Âcrodynie. Sous ce nom Mr. Rayer en traite au lieu cité dans le chapitre de la Pellagre. Mr. Alibert C^cruiatoses I, p. 17) en traite sous, le nom d'Erythème épldémique à côté de son Erythème endémique ou Pellagre. Cependant dans son décours elle offre autant de diOërences du Pellagra que l'Ergotisme. On n'a pas pu trouver les causes de l'épidémie, ni dans les pommes de terre que l'on soupçonna , ni dans les céréales ; mais je ne sais pas si l'on a eu en vue toutes les maladies des céréales, p. e. le rhachitisme du froment, la carie etc. Comment on a pu songer au Mays, je ne le comprends pas, car la culture duMays n'e&t pas si répandue dans ces contrées de h France , et que l'on auroit importée de la faoine de Mays n'est pas à présumer non plus. Le nombre des malades étoit grande et elle revint au printems 1829, mais elle finit dans l'hiver rigoureux de 1829—1830. (Il vaut la peine de comparer les maladies épidémiques qui régnoient en même tems en d^autres contrées de la France: Or en plnsieurs garnisons les stomatites étoient très générales en 1828 et en 1829 (Mém. de Méd. Chir. et Pharm. mil. XXVIII, p. 129), et dans la maison de la légion d'hon-

») C. F. Heufîagcr der Cnk in Sennaar, eine dem Jflaispellagra âhnliche cpidcmijcUe krankheît.

Mediu. Janus. I, p. 296.)

•) Pour des ciUtioni r. Eaycr Maladicf de la Peau. IH, p. 893. Les observations de Mr. Genest se Ironvent a«Ml extraites dans les Annal en de Mr. Hecker. 1829. p. 194 et 1830. p. 209.

nem* A St. Denis une Angine gangrénease formidable se pré^nta en 1827 — 1828 CHém. de TAcad. de Méd. IV, p. 93); dans le d^ari. dlndre et Loire uaediplilherilis (Journ. gén. de Méd. 1828. Août), et une Slomacace dans TAUeniagne CHecker Annalen XXVII, p. 425> Pour les épisooties nous trouvons laStomacace des chiens en Allemagne en 1827 — 1829, et la nialacUe apthongulaire des bovines en Allemagne 1827. — Mr. Menîs Cl* c. I, p. 304) en remarquant qu'il croit que les maladies des plantes sont 'souvent la cause des maladies des animaux et de l'homme, ajoute pour Tannée 1827 que le miélat et le blanc-meimier étoit général en même tems avec le choléra: ffin quel anno s'ebbe copia strabocchevole di frutli del infima qualité, e supralutto di angurie e poppani nei luoghi che furono i più colpiti dal choiera.*' L'année 1829 étoit une année d'ergot assez généralement.)

Le fait peut-être le plus important et le plus remarquable, quant â l'influence de la culture du Mays sur le développement de la Pellagre, seroit celui communiqué par Mr. Vallenzasca; cet auteur rapporte que la Pellagre n'existe plus dans les Alpes de Belluno, localité où elle fut observé pour la première fois parOdoardi en 17761 et elle a disparu depuis que l'on cultive généralementles pommer de terre^ et que ces tubercules forment la base de la nourriture des pauvre s ! C^u lieu du Mays qui la forma auparavant) ')• C'est sans doute un fait qui mérite des recherches ultérieures.

Mr. Sigaud CMaladies du Brésil p. 315) attribue au Mays la cause de la Chlorose ou de rhypoémie intertropicale; il dit que les esclaves noirs, qui, dans les habitations au-delà de la Serra dos Orgaos, s'alimentent exclusivement de Maïs, sont très sujets â la maladie. Or. les premiers symptômes de cette maladie que le Dr. Jubim nomme, sont: T^paleur de la face et du corps; couleur de la peau jaunissante, presque transparente, quelquefois verdâtre; les noirs qui en sont attaqués, perdent leur couleur et deviennent blafards etc. Plusieurs médecins brésiliens accusent même le Mays d'être une des causes de la lèpre tuberculeuse (Ibid. p. 382).

') ni prodoUi del diftreUo di Agordo sono il framento, il grano tnrco, poco grano faraiMio, h nfegala, Torzo ed i pomi di terra, i qaaii formano, quasi fi puô dire, la porxione maggiore del loro giornnaliero nutrimeoto. Nel 1776 regnava tulle Alpi Bellunesi moltissimo la pellagra, e Odoardi che la ebbe «ad oaaervare scrisse una bella memoria intorno a quesla affeziooe, che chiamô scorbolo alpino. Dope nrintroduzione délie patate io queste alpestri comniuni la pellagra a ndè a poco a poco »'f comparendo per modo che in oggi è affatto eftinta.» Vallenaasca délia Falcadtoa. p. 190. Je trouve dam lea traité de Mrs. Balardini et Ronssel plusieurs témoignages qai attestent, que la pellagre n'existe plus dans les Alpes de Belluno. Le dernier autenr (p. 189) rapporte plusienn exemples pareils, qui paroissent prouver la dépendance de la pellagre de Tusage da mays.

Enfin c'esi encore ié lieu kd de faire nentioii ^d'ane autre maladie, leproide^ savoir de la Pi nia dans la Uerra caliente des penles occidentales de la Cordillère du Mexique, et de la Car a te 5 qui est absolument la même maladie, dans les parlies chaudes et raontag- ■euses de la Colombie. Cette maladie consiste en des singulières décolorations de la peau des parties découvertes du corps, du visage, du cou, des mains et des pieds; la maladie commence avec des irritations gastriques, mais plus tard elle subsiste sans aucun trouble de la santé générale. Dans les deux pays le Mays est la nourriture presque exclusive du peuple I et de la Colombie nous savons déjà qu*il y est souvent malade. Pour la Pinta il faut comparer les traités et les voyages de M'Clellan, Burkhart, Mûhlenpfordt; pour la Cafate ceux de Mrs. Zea, Boapland, Daste, Roulin et Alibert. — C'est encore la môme maladie qui a été observée sur les Indiens Catavixis et Puru-Purus au Brésil par Mr. Ribeiro de Sampaio (Sigaud Mal. du Brésil p. 117) et par Mr. v. Martius (Reise III, p. 1147). C'est une espèce de Pellagre qui a été observée au Brésil par Mr. Saint-Hilaire (Voyage II, p. 160) et par Mr. v. Martius (Buchncr Report, n. F. XXXIV, p,. 25) sur les Indiens du Brésil, qui doit ôtre la suite de l'usage immodéré des noix de Lecythis C"^ Us mangent ordinairement du Mays); le dernier voyageur l'a aussi observée sur les chiens. — Il ne peut presque pas rester de doute que c'est encore la même maladie que Mr. d'Orbigny a observée sur les Américains de la Bolivie, limitrophes du Brésil et des nations nommés, savoir sur les Yuracarès, Mocéténès et Tacanas, et qn-il prend pour un trait caractéristique de son rameau Antisien: «Un autre ca- T^ractère, qui paroit néansmoins avoir pour cause quelque maladie cutanée, ainsi que nous Tjavons pu le reconnaître, mais qui n'en est pas moins presque général, parmi les individus vue ce rameau, c'est d'avoir la figure et tout le corps couverts de larges taches plus pâles, «ce qui les rend comme tapirés. Cette singularité se manifeste surtout généralement chez ifles Mocéténès, chez les Tacanas et chez les Yuracarès des parties les plus septentrionales nie leur territoircu (L'hompse Américain. I, p. 344, comp. aussi p. 356. 369. 375). Le Mays est presque l'unique culture de ces peuples , qui habitent les gorges profondes et sombres des pentes orientales des Andes; la maladie ne se retrouve plus sur le haut plateau; elle doit être fort ancienne, car les Yuracarès en tirent peut-être leur nom, de yurac, blanc, et kari, homme, dans la langue des Incas.

Mr. Dieffenbach CTravels in New Z.ealand. II, p. 18) est aussi de l'avis que le Mays introduit dans la Nouvelle Zélande, y prouve un aliment bien malsain.

Toutefois il faut revenir sur ce que nous avons avancé au commencement de ce

cha|titre, qu'il y a des pays où les habitans se nourrissent de Mays, et ils ne souffrent pas

de la Pellagre ou d'autres Leproides; mais peut-être il faudroit le concours de plusieurs

influences? d'être mal velu, exposé aux rayons du soleil etc. avec la nourriture exclusive

du Mays? et encore du Mays malade?

3. Ciiltare des Pomni«»^4e terre. La pomivie de terre éloit généralement cultivée dans le Perti et le ChiU, loraque ces paya ftirent décoavert par les Buropéeis. On dit auaii qu'à présent encore plosieurs des rarlétés cultivées dans ees pays de rAmériqoe sont meilleures qne celles de PEurope. Elle a été trouvée sauvage snr la Cordillère elaor les côtes du Peru^ où elle porte le nom ancien Péruvien «Papas^^, par Ruix, Paven et Dombay; Mrs. Molina 0? Meyen et Pôppig l'ont trouvé sur la Cordillère de Peni et de Chili, où on la nomme ^Pogori,« Mr. Darwin sur les côtes du Chili et snr les lies de CUloe en grande quantité CReisen II, p. 40), de même elle a été trouvé a Monte- Video; mais d'une plante cultivée si répandue on ne peut plus savoir dans quel pays deTAmérique méridionale elle est originaire. Au Mexique elleétoit encore inconnue du tems de la découverte et sous le règne deMontezuma, comme Pa bien prouvé Mr. de Hum bol dt C Nouvelle Espagne II, p. 451) ^). Mais à ce qu'il paraHroit elles ont été apporté dans la Virginie avant la découverte ^). — Les écrivains qui l'observèrent après la conquête du Pera C1533) dans ce pays, Pierre Martyr, Cieca, Lopez en Tout mention dès Tannée 1553. Probablement elles ont été introduites de bonne heure dans PBspagne, et peut-être en roéme tems avec les Botates douces (Convolvulus Batatas), elles y sont encore connu sous leur nom péruvien papas ou patatas; Mr. Guillermo Bowles de son tems ne douta pas que ces tubercules étolent arrivés de l'Amérique d^abord dans la Galicie, et que de lé ils sont passé dans l'Irlande 0* — S'ils sont passé de l'Espagne dans l'Italie, où s'ils y ont été apporté par les mtssionaires de rAmérique, est incertain. On dit que Cardanus Ci557)

') Ses obsenraUoM tur les pommes de terre do. Chili sont constaté par ses successeurs, il dit: f«Cette racine d'Amérique porte le nom de papa^ pogny, patata. Mr. de Bomare regarde le Chrii comme la patrie des pommes de terre: elles y crois&ent effectivement dans toutes les campngnes, mais celles qui tiennent sans culture , oo les sauvages, que les Indiens nomment m a g 1 i a , font des bulbes très pelils, d'nn goAt un pe« amer. On compte deux espèces différentes de pommeii de terre, et plus de 30 variélèf , dont plusieurs sont cultivées avec soin; la première est notre espèce commune, la seconde, que Ton ponrroil nommer solanum cari, diaprés le nom du pays, porte des fleurs blanches avec un grand nectair au milieu, sa racine est cylindrique, fort douce. Hist. nat. du Chili p. 102.

*) De nouveaux voyageurs disent que la pomme de terre est sauvage dans le TeJM (Greg>g Carawanenzîige I, p. 97. Kennedy Géographie von Tejas. p. 85), mais probablement ce nest que le Solanum stoloniferum Schlecht. qui est indigène du Mexique.

') Ou elles y étoient originaires? à ce qu'on dit (*l]es y ont un nom indigène: nOpenawk« selon le rapport de Hariot sur la Virginie, publié en 1585. Chez les Chippeways elles onr le nom «tO-pin<' et en pluriel O-ptn-neeg, ainsi probablement Openawk est aussi le pluriel. V. Martius p. 53. Howse Grammar of tke Crée and Chippeway langaage. t. 1844. p. 181. Anjoerd'biii les pommes de teire ne sont pas bonnes dansTAmérique boréale, on en importe beaucoup de Tlrlande. Brauns d. lib System. I, p. 228.

. *) Lââ Papas 6 Palatas vinieron de America trahidas por los Rspanotee é Gahcia, de donde se han propagado despues por toda Europe, y sirven de alimente à millonea de persooas. Adonde primero fserea llevadas de Galicia, fué A Irlanda .... Las Batatas de Malaga son de diferente especic qne las Papas ô Patatas de que vamos hablando, aunque tambien son originarias de America, y trahidas de allé por los Espanoles. Historié naturel de Espana. En Madrid 1775. p. !23t.

- fiW -

\»$ comiaiasoil déjà dm» l'Italie ^ aa nmns en 1697 ipi ambassadeur do piye les porta de Rome dans les Pays-Bas, où un Mr. Sivry de Walhain en reçut quelques tubercules qu'il envoya à son ami le célèbre botaniste Clusius é Vienne, sous le nom de Tartouf^ foli| Clusius en donna une description en ajoutant en 1601 qu'ils étoient déjà communs dans les Jardins de TAlIemagne 0* Cependant en même tems le plus célèbre botaniste de ce tems, Cas p. Bauhin d Bàioi reçut une figure de la plante, en 1590, de SchoLs à Bres-^ lau, sous le nom péruvien de Papas, qu'il publia en 1596 dans son Phytopinax, en nommant la plante Solanum tuberosum. £n 1625 ils ont été introduits de TEspagne dans le Toscane (Targioni Tozzetti Lezioni di agricoltura. Fir. 1813). Cependant en 1613 C. Bauhin étoit déjà incertain sur la voie d'introduction de ces tubercules, dans ses additions à Therbier de Tabernaemontanus il dit, que les pommes de terre sont très communes dans l'Allemagne , l'Angleterre , la France , l'Italie et l'Espagne , elles sont venu de * l'Ue de Virginie dans l'Angleterre, maïs d'autres veulent savoir qu'elles étoient venu de l'Amérique dans l'Espagne et de là dans l'Italie. — Les auteurs anglais ignorent ces preuves qui parlent pour une introduction des pommes de terre par l'Espagne C^ l'exception dç Mr. Banks qui les reconnoit bien); Mr. Macculloch (Dictionary of Commerce p. 998)* convient en vérité que durant le seizième siècle beaucoup de Bâtâtes furent introduites de PEspagne et des Iles Canaries, mais il pense que c'étoient des Bâtâtes douces? ^). Que ce n'étoit pas Sir Francis Drake ') qui les auroit apporté, peut être regardé comme prouvé. Mais il y a des auteurs qui prétendent que c'étoit un marchand d'esclaves, John Hawkins, qui les auroit introduit en Irlande en 1545. D'autres disent que SirWalterRaleigh les avoit introduit de la Virginie dans l'Irlande en 1565 (ce qui me paroit impossible), et que de la elles étoient venu dans le district de North Meols en Lancashire; d'après d'autres c'étoit en 1586 que Sir Walter Raleigh les apporta de la Virginie en Angleterre. En 1597 on ancien botaniste anglais, Gerarde, raconte dans son Herbal qu^il les avoit cultivé dans son jardin a Londres dès l'année 1590 et qu'elles y prospéroient aussi bien que dans la Virginie d'où il les avoit reçu. En 1613 elles sont mentionné dans un registre des dépenses de la cuisine de la reine Anna. On dit que les premières pommes de terre furent envoyé par Sir Walter Raleigh en 1610 de l'Angleterre en Irlande, pour être planté dans son jardin i Youghal. Enfin en 1663 sur hi demande d'un Mr. Buckland en Somerset, la société royale de TAnglelefre recommanda la culture des pommes de terre pour prévenir les fa-

') Ilis casUnearum aat pasUnacae in raoduiu vescchalar, ut intelligo, Legatus ad firmandas Tires, qnia erat valde imbecilla yaietudine; non minus auUsm alere puto quam castaneas et pastinacas, flatulentas lanan «fse, proplerea ad prorilandain Veoerem nommUos uti.M Histor. planta r. rarior. III, p. LXXXÎ.

*) L'anglaia potato ne derive-t-il pas de l'espagnol pat a tas? Bowles distingue batatas et patatas.

*) Maia Drake rapporta de son voyage dos balaies, et probablement c'étoit unssi le cas avec Uawkina. Dana la relation du voyage 4e Draào on ne fait pas mention des ponvea 4e terre; ei la 4éscriplion des Patates par Hawkina ne convient pas avec la pomme de terre.

dAineff. Maifi elles furent UMtjmirs cultivées dans les jardins des riches josq«*en 1684 ùù commença leur culture dans les champs duLancasbire (PbîUips history of Cnilivated Vegetables vol. II).* — Dans TAUemagne (où ils étoient communs dans les jardins déjà en 1613) ces tubercules furent introduits dans le Voigtland, en 1647 par H ans Régler, un paysan de Selb, et surtout en 1712 par un autre paysan Cl^imroer). En 1682 de Hochberg (Georgica Curiosa I, p. 640) en donne une figure sous les noms de Tartouffles, Papas Indorum, et ajoute qu'ils sont fort communs*) (cependant seolement dans les jardins); en 1692 Colerus expose leur culture dans son fameux ouvrage qui étoit dans les mains de lout le monde. Dans le commencement du dix*huitième siècle leur culture dans les champs commença a se répandre dans les difiërentes provinces de l'Allemagne (1708 le Mecklenburg, 1710 Wurtemberg, 1715 mais probablement beaucoup plus tôt dans la Franconie, 1716 le Palatinat, 1717 la Saxe, 1738 le Magdeburg, 1748 la Silésie etc. , mais ces dates méritent d'être vérifié). Ils furent introduits dans la Suède jen 1726, dans TËcosse en 1728. Malgré cela leur culture n'est devenue générale qu'après les années de disette de 1771 et 1772; c'est dès ces années qu'ils sont devenu la base de la ' nourriture du peuple en Allemagne. — Dans la France la culture des pommes de terre est très ancienne (de 1590 é 1600 â peu prés) dans TAisace^ la Lorraine, le Lyonais; cepen* dant elle s'étendit peu par les soins de Parmentier entre 1770 et 1780, et elle ne me paroit être devenue générale qu'après les années de disette de 1816 et 1817 ^). — Ainsi si l'on veut juger de l'influence de la culture de la pomme de tfrre sur Pétat sanitaire des populations, il. faudra fixer le commencement de cette culture â peu près & 1700 pourPAn* gleterre et l'Irlande, 1750 pour PEcosse, à 1775 pour l'Allemagne, à 1820 pour la France. Elle n'a jamais été la base de la nourriture dans l'Espagne , encore moins dans PItalie.

Sans doute les changemens que l'introduction de la pomme de terre a apportés dans Pétat des populations sont immenses; l'influence heureuse de cette introduction a été reconnu par les économistes généralement; mais on l'avoit exagéré, et dans ces derniers tems, surtout en Angleterre, des voix se sont élevé pour prouver son influence fâcheuse. Les avantages de sa culture sont sans doute: a) Elle ne dépend pas autant du sol que les céréales et les légumineuses, elle prospère encore en des sols qui ne sont plus propres à la culture âes céréales; b) sa culture est favorable au sol en Pouvrant, et en Pexposant au libre accès des influences atmosphériques; c) ces tubercules sont moins dépendants du dimat , ils ont suivi Phomme aux pôles , comme dans les régions tropiques ; d) ils souflrent

*) nSie sind allhîer go fraehtbar und niebrei» sîch m géra, &m9 mfin fûrgibty i» Ctiiftdv ielhtt amfwn Mit BÎcht ao viele su finden, als bei ons.«<

*) Le célèbre Liiter, dant uo voyage qu'il fil à Pari» en 1698, rapporte qae les poamei de lem^ ipii étoient déjà très conmaMs parmi le people à Londreâ, étoient enaore \iè$ rarei sttr lea mardiéf é Parifl. A journey to Paris. L. 1699. p 148.

beaocoQp m^M par les inflaeiices météorologiques, et par les animaux; e) sa culture est bien plus faeile que celle des céréales, il y a épargne de forces des hommes et des ani-* maux, qui peuvent être utilisé d'une autre manière; 0 ^n général on a prouvé que leur culture n*a pas diminué et ne doit pas diminuer la culture des céréales (Centralbl. d. landw. vereins in Baiern. 1840. Jul. Aug.)» car ce sont surtout les terres incultes qui sont rendu cultivables , les défriphemens et la suppression des jachères ont en général fourni le terrain pour cette culture; g) la quantité du produit du sol est plus grande, que dans la culture des céréales; déjà en beaucoup de pays ou les céréales ne peuvent pas donner deux moissons, les pommes de terre peuvent être récoltées deux fois par an, p. e. déjà aux bords du Rhin, généralement dans le midi de la France; mais encore un champ qui ne produit que 6 setiers de céréales produira 17 setiers de pommes de terre sèches; ou en supposant que 1 livre de froment est égale à 4 livres de pommes de terre en matières nutritives, selon le calcul de Hr Young un acre en Irlande produit 22,960 1. de pommes de terre, dont la quatrième part =: 5,740 1., Tacre ne produit que 1,920 I. de froment ou Vs de l'aliment que donnent les pommes déterre (Macculloch I. c. p. 999); h) cette augmentation du produit donne la facilité d'augmenter considérablement l'élève du bétail; i) les pommes de terre contiennent plus de principes nutritifs que les céréales cultivées sur un terrain. .Mr. Newenham calcule que 3 livres de pommes de terre équivalent déjà à 1 livre de froment, ou d^près le calcul de Mr. Thaer si une personne a besoin, par an , de 3 setiers de seigle ou de 828 livres de pain, il lui foudra 3650 livres de pommes de terre; et selon le calcul de Mr. Bazin et Gnénié un arpent de terre produira assez de tubercules pour la nourriture annuelle de 3 chevaux, tandis qu'il faut 3 arpents en avoine pour nourrir 1 cheval, k) Nous verrons que le médecin ne peut pas entièrement consentir avec ces calculs des économes, mais malgré cela il n'y a pas le moindre doute que les famines et les maladies après les années de disette, qui désoloient l'Enrope avant l'introduction de cette culture , ne $eront jamais plus à craindre au même degré. De Tautre côté on peut nommer les dangers, suivans de cette culture: a) La facilité de la culture et le nonexercise des forces rend les habitans paresseux, et est nuisible aux progrès de la civilisation 0* Cette objection ne peut pas valoir dans le climat de l'Europe moyenne, où

') P. e.: fiMuch ground is at pretenl uied for the growCh of thîs rool, whtch tni^t, with greater «dvantage to tbe phyiieat and moral imprayemeat oi Uie eviUf ators, be employed io (he g rowing of some of ihe farioaceous feeds, Wherever food suflicUnt to serve the popul»ti*oa can be reared easily, the inhabitants of tbat country will acquire habits of sloth, idleness^ and filthiness. Being sure of what is ne«ceasary to support life (?!), they are deprived of a most powerful stimulus to constant exertion, which when once formed, by ose increases in the individuel, and does not rest of mère food, but eitends and ttipends itself on tfa» improveuent and advmncemeiK of those things which contribulo to comfort and even

lunry the peasantry of Ireland are a laxy, idie, alotliful race, because the fayourite potatoe is the

most certain crop , and cultivated with the least labour of any. This is the potatoe thcory fot the eviU of Irelaad^ aie. Ktlgonr on tlic ordin«ry agents of life^ p. 256.

-Moles besoins de l'homme soni encore si nombrepx que le stisMilas é Texercise de ses foroee ne manquera jamais, et elle suppose un gouveroemeiU qui néglige la culUire spirilueUe du peuple, b) La pomme de terre eoute beaucoup d*engrais et nuit â la culture suivante des céréales. D'abord on peut repondre si la pomme de terre coûte beaucoup de fumier , elle en fournit aussi beaucoup par le plus grand nombre de bétail qu*eUe nourrit; puis d'après ses principes constituans on doit présumer qu'elle appauvrit le sol en principes carbonaoés, beaucoup moins en principes azotés, aussi c'est une observation générale que la céréale, semée après les pommes de terre, rend plus en grain qu'en paille CAgriculture fran* çaise. Hautes Pyrénées p. 179 etcO; sussi c'est une observation connue que seule^ ment les blés d'byver, semés en automne après la récolte des pommes de terre ne végétait pas bien, mais qu'elles ne nuisent pas à la végétation des blés d'été semés au printems suivant, Hr« Sprengel explique ce fait par une excrétion délétère des pommes de terre, c) L'extension de la culture des pommes de terre diminue la culture des céréales qui cependant restent (comme nous verrons plus bas) indispensables pour l'alimentation de l'iiomne et des animaux. Absolument parlant l'objection n'est pas fondée, comme nous avons vu plus haut, au moins dans les pays oà les cultures s'exercent avec la prévoyance hécessaire, la culture des tubercules s'exerce aux frais de la jachère et des défrichemens , et l'expérience a prouvé que les pays ne cultivent pas moins de céréales; maïs relativement elle est vraie, car après l'ancien proverbe, où croit un pain là nait un homme, la population a considérablement augmentée par la culture des pommes de terre, cependant ce déficit est amplement contrebalancé par les avantages de ces tubercules: De l'autre cdté on ne peut pas nier qu'en .quelques pays on a commis cette faute de trop étendre la culture de ces précieux tubercules; en prévoyant les malheurs qui doivent être les suites d'une telle culture démesurée, surtout pour la fabrication de l'eau de vie etc. , des savans économistes ont bien dissuadé un tel abus 0* d) Les pommes de terre sont une nourriture malsaine pour l'homme et pour les animaux. Nous verrons tout -à -l'heure qu'une alimentation exclusive') avec ces tubercules , est une source intarissable de maladies de l'homme et des animaux I et c'est sans doute la reproche la phis grave que l'on ait faite â cette culture, surtout si encore d'autres fautes sont commises , et même dans le Parlement d'Angleterre on a entendu parler. Tannée passée, de la peste des pommes de terre! Cependant aussi dans ce cas la pomme de terre est innocente; les pommes de terre ne peuvent pas suffire â l'aUmentation, parcequ'eles contiennent trop peu de principes azotés; pour les anknaux une sage prévoyance dans les cultures des tubercules en rapport des foins et des grains préviendra les maux;

*) EcoBlei p. «. le cemle B«rcblold die Kartoffelo etc. p. 426. La seuk émue ée V «ion dsaiéMirée el ■niiibla d« k eollure dca lobercidet esl i« ftiliriciaion de l'eas de vie el de fécule et pominet de terre.

*) Selon MacCulloch let pooMnet de terre femefoient dent rirlaede % de la Bowritim.

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quant A Phomiitt to T9mèie esl é eAlé Ai mal, -sll confiiaie seoledieiil une partie de la yiaade dea aniarianx qoMI nourrit en même tmoa Bvtc aoi; ai ie miaérable Irlandaia vend aea cochons pour boira de l'eau de vfe , an lien de les manger , si nous apprenons qve les saurages de la NouTelle Seelande agissent de la mftme mmière, eh bien leurs maladies i^nt les punitions des fautes commises 0* ^!) Les pommes de terre ne peuvent se garder qu'une année, si elles venoient manquer dans une moisson seulement, la disette et la famine sera irrémédiable* Sans doute , et c'est une nouvelle raison de ne point trop étendre la culture aux frais des céréales et des légumineuses. 0 L^r grand poids fait qu'elles ne peuvent être avec avantage ni exporté, ni importé.

Sans doute une foule de maladies cruelles sont la suite d'une alimentation défectueuse avec les pommes de terre, cbes l'homme *") et chez les animaux; nous nous en rendrons compte en étudiant l'action de ces tubercules sur l'organisme animal. La quantité relative des principes que contiennent les pommes de terre diffère considérablement d'après les variétés cultivées^ et même d'après l'engrais, le sol et le climat dans lequel elies sont cultivé. Ces principes sont: 1) Eau dont la quantité diffère entre 60 et 80 p. c,

2) Amylum, la quantité varie entre 5 et 30 p. c. aussi chez nous d'après les variétés, les années etc., on accepte pour moyenne 15 p. c. En comparant les analyses oki est tenté de présumer que les pommes de terre crues dans des contrées plus chaudes contiennent plus d'amylum, et qu'elles dégénèrent probablement peu é peu dans des pays plus froids *>

3) 3fucilage à peu près 5 p. c. 4) Asparagin 1 p. c. 5) Silicates, phosphates, citrates de fer, manganium, aluminium, natronium, kalium. Magnésium et chlorure de cal-

cium é peu près 5 p. c. 6) Albumine 1 é 1,5 p. c. 7) Colle 0,5 p. c. 8) Extractif et pigmentum 1 à 4 p. c. 9) Gomme 0,5 p. c. 10) Tannin des traces. Les principes nommés sous 8, 9 et 10 sont principalement contenus dans Pécorce, les principes suivans paraissent seulement résider dans Pépiderme et immédiatement sous Pépiderme. 11) Solanin, la quantité n'est pas encore déterminée, Mr. von der Mark trouva en 10

*) Je conviens volonlien que c'esl un si^et très grave pour Técononiie publique ! Car je suis persuadé qu'un* peuple mangeant des pommes de terre — caeteris paribus — > ne vaincra jamais une nation vivant de blé et de viandes!

*) C*est avee raison que le comte Berchtold remarque: nDen Phjsiologen nnd Psycbologen mBsle die onlersuchung von boben intéresse sein, ob uad in wio fem ein volk, das sich frdher von cerealien nftbrte, jetzt abcr von kartoffeln lebt, und welcbes das krftftige bier mit dem scbarfcn, fuseligten karioffelbranntwein vertauschte, sowobl der biidung des geistes, als auch der entwtikelung des kôrpers nacb, metamorphosen ertitt, und welche folgerungen beziîglirh der kOnfligen generationen , beim fortbestande erwabnter scbâdlichkeilen , sicb tiehen lassen.K 1. c. p. 388. Oui, sans doute, mais la recbercbe est dif*fteile et très épineuse, et ce qui est pire elle n'est pas encore commencée; elle demande beaucoup de matériaux difficiles à atteindre?

*) Probablement on feroit bien en Ini^snnt venir de tems en tems des tubercules des pays méridionaux pour la plantation, et de renouveler de cette manière les variétés.

livres de pouunes de terre , mabdes ed vériM, 3 grains de solaiuMi, qwntilé petite , toujours plus ginande, xpie Von pouvoit soupçonner. i2) Un principe acre, pas encore séparé du solanin. 13) Une résine aromatique el cryslalUsable, trouvée par Mr. Vauipielin, John et Jasnâger, en très petite, mais probablement très différente quantité selon les variétés. 14) Graisse en très petite quantité. — On voit de cette analyse que les principes nourrissans sont Tamylnm et la cellulose, qui ne contiennent pas d'asote, le principe aaoté, Talbumin, entre en si petite quantité dans la composition de la pomme de terre, qu'elle n*est pas seulement inférieure en cette raison aux foios et aux pailles, mais même à beaucoup d'autres racines qui servent à Talimentation de Thomme et des animaux. Elle pourra donc bien suppléer â la formation des principes carbonacés, de la graisse, du lait etc., agir sur les fonctions de la peau, des poumons, du foie, mais elle ne pourra jamais réparer les pertes de l'organisme animal en principes azotés, ni servir a la formation des organes albumineux et fibrioeux; c'est ce que nous observons, elle engraisse bien les animaux, mais elle ne produit pas de viande, et ne répare pas les forces; elle ne peut pas remplacer entièrement les céréales. Cependant les principes contenus dans le tubercule même n'ont pas d'action malfaisante; la chose est différente pour les principes résidant dans Técorce! ces principes, dont la séparation nous attendons encore de la chimie, doivent être présens en quantités extrêmement différentes, selon l'apparence, dans les diverses variétés de la pomme de terre. Ces principes délétères agissent conjointement,, ils paraissent intimement liés ensemble, et résider surtout immédiatement sous l'épiderme; le solanin, poison des pins puissans, a été trouvé dans Fécorce des tubercules murs et sains par Mrs. Baup, Witting, Otto etc.; la graisse ou l'huile, qui paroit surtout entrer dans la composition de l'eau de vie préparé des -pommes de terre, a été observé par Stickel, Becker, Michaelis, Henry etc.; le principe acre et volatil est surtout indiqué par Viborg, Pfaff, Krûgelstein CHenke Zeitschr. f. staatsarzneik. 1839. h. 2. et 1841. h. 2), on s'en aperçoit bien en pelant des pommes de terre crues, surtout de quelques variétés, il cause un sentiment de picotement dans le nez, quelquefois même dans le gosier et dans les yeux, et sur des personnes â peau fine il rougit la peau des mains. Ce sont ces principes réunis dont on a recommandé Tusage thérapeutique pour le traitement de quelques maladies.. Mr. Nauche (Journal de Chimie médicale VII, p. 372) recommande Tappiication des pommes de terre râpées C^l surtout de l'écorce) comme irritant et épispastique de la peau, plus doux que la moutarde, le raifort etc.; et ce sont ces principes qui sont contenu dans les infusions et les décoctions de pommes de terre recommandé par le même auteur pour le traitement de plusieurs maladies. Ce sont encore les mêmes principes qui, contenus dans l'eau qui a servi à la cuisson des pommes de terre , ont quelquefois causé des empoisonnemens et la mort des hommes; Mr. Duhamel a déjà rapporté un cas de ce genre, et Mr. Decandolle (Essai sur les propr. mcd. d. plant. 1804. p. 83) rapporte que Lemonier a vu une pauvre famille empoisonnée par des pommes de terre, qu'on avoit lait

cuire dans de Teau, qui avoil déjà plusienrs (o\é servi m médie usage; eelte cau étoil dMorgèe de tout l*extractif, qu'elle pouroit dissovdrey et au boul de quelques jours, letir nouvelles pommes de terre cuites^ ne pou voient plus s*en dépouiller. Ce sont probablement encore les mêmes principes, surtout I^huile avec le solanîft el Textractif modifiés qui entrent dans Teau de vie, fabriquée des pommes de terre, et rendent son usage si malfaisant' pour l'homme (Pelletier, Peletan. Journal de Chimie médicale I, p. 76* p. 81). Qu'îl y a des variétés de la pomme de terre qui contiennent ces principes en plus grande quantité que d'autres ne peut pas être méconnu; ce sont surtout des variétés à écorce épaisse et dure, ou tachetées dans Tintérieur, on nomme surtout la pomme de terre anglaise (the Champion) jaune et vermqneuse, la pomme de terre deSuriname ou de Howard jaune et écaiileiise, la pomme de terre sauvage CCluster potatoe, Pomme de terre rustique) très irrégulière rouge de feu et dans rinlérieuf tachetée de rouge, la pomme de terre bâtarde ou de Langmann (Drake^s honour} rouge de sang; oes ponunes de terre ont déjà causé tant de symptômes, gastrodynie, vomissemens, coliques, vertiges, lipothymies, que des autorités ont défendu leur culture (Rahn gemeinn. m éd. Hagaz. IV, h. 1 —3. — Paulitzky Anl. zur gesundheitspfl. $. 12. — Krûgelstein: Henke zeitschr. 1839 et 1841) 0* Comme ces principes sont enlevés par la cuisson, et Ton ne fait pas usage de cette eau^ ni de Técorce ou de tubercules crus, l'homme n'en a pas beaucoup à craindre, mais la chose est diflTérente pour les animaux, qui reçoivent des tubercules crus, ou Teau de cuisson^ ou mémo l'écorce seule; enfin on les alimente souvent avec les tiges ou les feuilles, or celles -la contiennent beaucoup plus de solanin. Mais 1 é 4 grains de cette substance suffisant é tuer un lapin en 6 à 8 heures, et 4 livres de pommes de terre contenant déjà 1 grain de solanin, on entrevoit bien qu'une telle alimentation continuée ne peut pas être sans influence sur la santé des animaux. Nous allons d'abprd rapporter ce qu'on a observé de Faction des tubercules sur Phomme, et puis j'ajouterai ce que Ton observe de son influence sur les animaux.

C'est une observation ancienne et générale, et nous avons chaque jour Poccasion de la vérifier^ que la où les pommes de terre entrent en trop grande quantité dans TaUmentation, le peuple présente un état hypoémique ou hydroémique bien prononcé, et une foiblesse musculaire fort apparente. Mr. Kilgour objecte que cela n'est pas le cas dans l'Irlande, mais tous les voyageurs disent le oontraire; on a encore opposé que ce n'étoit pas le cas dans l'Ecosse où les hommes sont forts, mais on n'a qu'a lire le dernier Sanatory Report of Scotland, pour se convaincre que les pauvres de l'Ecosse mangent bien plus de

*) C*eftt probablement encore une des deux demièrea variétés, de laquelle Mr. Brinkmann parle: n\tê pommes de terre très ronges sont sartout nuisibles, elles contiennent sous Tépiderme un sac acre et un goût amer, et elles causent souvent des accidens. Schr. d. Berlin, ges. naturf. fr. 1782. p. 216. Cependant il se peut bien que les tubercules mentionnés étoient rendus nuisibles par la frisole qui régnoit -alors.

Tiande qie le» {movres en Allemagne* La joalesae de robservation indiquée a déjà été entrevu par Linné et Camper, el rexpUealioa eat bien faeife» l'homme ne reçoil pas de qnoi former du sang et des mascles*

S'il y a afieclion de Tencéphale et des nerfs, il fmit croire que le solanin ou Thnile des tubercules agit sus Thomme; c'étoit le cas après l'usage de quelques variétés de la pomme de terre, et en quelques années où les pommes de terre étoient malades (v. pins bas)* Cela doit encore être le cas avec Peau de vie fabriquée des pommes de terre, à ce qu'on dit la plus délétère est celle qui est fabriquée de pommes de terre qui ont d^à poussé des jets^ de maniée que des auteurs ont déjà demandé que cette fabrication soit défendu (Preiss Prag. zeit. 1841. N. 135 etc.); cependant on n'y a pas encore trouvé le solanin. Que cette eau de vie cause plus souvent le delirium tremens ne peut pas être nié, cependant l'assertion de Mrs. Diel et Hûhnefeld, que c'étoit seulement cette eau de vie qui causoit cette maladie, est fausse, on l'observe sur les buveurs de arrack dans les Indes orientales etc.

Les écrôuelleS et la rhachitis peuvent être regardé comme une hypoémie plus développée, en quelques égards, et depuis long tems les médecins accusent les pommes de terre d'être une des causes de la fréquence de ces maladies dans notre siècle. H a lier et bon nombre de médecins après lui (Kortum, Weber, Neumann) ont défendu cette opinion, et je crois qu'il y a quelque chose de vrai dans cette manière de voir: c'est un phénomène assez curieux que les indigènes de la Nouvelle Seelande ne connaissoient pas du tout les mabdies scrofuleuàeS avant la découverte, et ils en sont cruellement tourmenté après l'introduction de la culture des pommes de terre et du mms CSwainson Climate of New Kealand p. 63. ^ Dieffenbach Travels in N. Z. II, p. 20), mais aussi de la Syphilis et de l'eau de vie? Mr. Szokalski CD^r weichselzopX Ârchiv f. physioL heilk. IV, p. 374) assure s^que la culture de la pomme de terre, qui s'est répandu des frontières de l'Allemagne dans l'intérieur de la Pologne, a contribué à repousser la pli(pie dlBS bords de la mer baltique; mais de l'autre côté ce n'est pas douteux qu'avec cette noovelle culture les scrofules sont devenu beaucoup plus fréquentes; on pourroit même dire que les scrofules ont remplacé la plique» etc. Mais Haller, Tôttelmann, Weber (Von dén skrofein p. 96) etc. vont trop loin en accusant cet «aliment des cochons ,« et les «édetins qui veulent voir dans les pommes de ^rre ie seule cause de la rhachitis , soni certainement en erreur: Glisson rapporte que la rhachitis avoit commencé en Angleterre après Tan 1620 (chose de laquelle je doute encore), et qu'elle étoit très fréquente en 1660, ainsi long tems avant la culture des pommes de terre, qui en cette période n'apparaissoient qu'à la tablé des rièfaes.

Après cela on poutroil s*étonn^ que beaucoup de médecins, Blane (Krankheit d. seeleute), Crïllespie, Guyton, Nauche, Roussel de Vauzème etc. ont trouvé dans les ponunes de terre crues un excellent remède contre le scorbut (Samml. auserL

abfaftndl. b. XII. -^ Journ. d. chimie meiL 11^ p. 129. p. 267. -^ Annales d'hyg; pubL XI, p. 362), dans ce cas le principe acre et l*aeide libre des pommes de terre étoieni sans dente les principes actib.

La décoction des pommes de terre a une action purgatîTe , probablement par les sels qa'elle contient; les bonnes pommes de terre n'ont plus cette action, mais les raainraises qualités dont il a été question, ont toujours causé des coliques, des diarrhées, et même b dysenterie.

Selon Mr. Nauche la décoction des pommes de terre agit sur le foie et aide la se** crétion de la bile.

Au commencement de son introduction on crut que la pomme de terre étoit la cause de la lèpre (nom commun d'exanthèmes chroniques), déjà Bauhin rapporte «Apud Burgnn-* dos, qui ex ramis in terram reclinatis, terraque tectis, solanum propagabant, quo plura tubera acqnirerent, harum radicum usum interdictum, ut quibus persuasum sît, earum esnm iepram causare.a Cela est fort probable! car avec cette manière de propagation on reçoit des tubercules verts, qui agissoienl probablement de h même manière que les pelures et les jets agissent sur nos animaux encore aiqourd'hui. — De l'autre côté nous avons vu plus haut que selon Mr. Vallensasca dans les Alpes de Belinno la PeUagre seroit disparu de^ puis que la culture jde la pomme de terre a pris la place de celle du Mais.

Non seulement Mr. Nauche de nos tems, mais déjà Spielmann et Lobb ont observé une action résolvante des pommes de terre sur les reins, et Camper le» nomme entre les causes qui ont rendu la pierre plus rare dans la Hollande C^t peut-être en beau* coup de pays;). La chose est fort probable, parcequ'elles contiennent si peu d'azot et tant d'eau, et le principe ftcre activera la sécrétion urinaire. De l'autre côté il n'y aura guère un aliment qui favorise plus la sécrétion du sucre dans la meiiturie, que ces tubercules.

Nous avons vu plus haut que déjà Clnsius recevoit la notice, que les tubercules exerçoient une action stimulante sur les organes sexuels; Bauhin dit de même que de son tems plusieurs s'en servoient tisd Venerem excitandam, semenque augendunuc^ Bergius, Herrmann, Lippert, Garn etc. les regardèrent déjà aussi comme un aphrodisiacum, et je pense qu'à peu près tous les médecins seront de leur avis. Vouloir expliquer par cette action l'accroissement de la population, est une opinion hasardée; mais elle mérite bien notre attention à l'égard des enfans, chez lesquels cette nourriture peut produre na développement précoce de la sexualité.

Jusqu'à présent nous avions en vue seulement les tubercules murs et non végétans, mais la chose change, si l'on en fait usage pendant l'acte de la végétation I

Il y a très long tems que les médecins avoient observé que les pommes de terre immatures étoient malsaines, causoient surtout des dysenteries, et les autorités publiques flveieni défendu le débit de ces tubercules immaturs. Plus tard des médecins célèbres, Pfaffy Viborg etc. sousiinreni qfie i^étoit un préiiigé et qu'ils n'étaient pas oHdtfainsi aussi

jon û reUché les lois, mais sans raison: leur éeorce n'est pas encore développé, IVpidemie s'enlève avec diflicaité, leur odeur est plus forte, ils contiennent moins d'amyhun, plus d^eau, de mucilage et de sels, s'ils contiennent aussi plus de solanin, n^est pas encore décidé, mais leur action le laisse présumer. Les symptémes qui suivent leur usage sont quelquefois seulement des vertiges, gastrodynies et coliques, mais en d'autres cas surviennent des tremblemens convulsifs, des vondssemens, choléra, dysenterie etc. Ces observations ont été faites par Heim CHorn's n. ArchivYII, 2), Rehfeld etHecker CHermbstaedt Bulletin III), Bremer Clhidem), Schmidt CMed. Centralzeit. 1841. p. 580), Schachert CSchmidt Jalirbb. XXYII). Je crois avoir observé plusieurs fois des symptômes pareils, mais il faut avouer que dans ces cas il devient souvent difficile de désider si le post hoc ergo propter hoc est applicable.

C'est bien phis sûr que l'action délétère des pommes de terre qui ont poussé des jets dépend de la présence du solanin; ce sont surtout les jets nouveaux et encore courts qui contiennent le plus de solanin, de manière qu'à présent les chimistes s'en servent de préférence pour la préparation du solanin. Mr. Otto reçut de 32 onces de ces jets 20 grains de solanin, mais Mr. Winckler obtint même de 46 onces de jets secs 100 grains de solanin. Aussi a-t*on observé plusieurs fois des empoisonnemens par de tels tuber-* cules, p. e. Mr. Kahlert (Clarus u. Radius beitr. I, p. 287), Schachert 1. c. Il y a 15 ans je fus appelé un soir auprès d'une famille do 5 personnes adultes qui offrirent toutes des symptômes bien forts d'un empoisonnement par une substance narvotico-àcre; je trouvai sur la table encore un grand plat vidé qui avoit contenu une salade de pomme de terre; en donnant à chacune un vomitif je me fis apporter le vinaigre, Phuîle et les pommes de terre^ l'huile et le vinaigre étoient purs, mais les pommes de terre commençoient à faire des pousses; toutes lurent rétabli, mais en demandant des tubercules pour faire des expérimens sur des animaux on avoit déjà eu soin de les tous rejeter. C*est le seul cas que j'ai observé qui n'étoit pas douteux.

Aussi des pommes de terre qui avoient été gelées, ont quelquefois causé des accidents.

En comparant à présent les effets d'une alimentation avec les pommes de terre sur les animaux, nous trouverons la plus grande analogie, seulement Faction du solanin se rencontre bien phs souvent, parceque ils le reçoivent plus souvent et en plus grande quantité, dans les tubercules crus, dans les pelures, l'eau de cuisson, les jeunes pousses, les tiges et les feuilles; et encore on se sert souvent des mauvaises variétés que nous avons mentionné pour l'homme, parcequ'elles donnent beaucoup de produit, p. e. de la pomme de terre Howard.

Selon Mr. Hoverden 100 livres de pommes do terre ne contiennent pas phisd^aUment que 25 1. de foin, 25 I. d'avoine, 22 1. d'orge, 21 1. de seigle, 18 1. de froment; mais un champ qui produit 500 L de pommes de terre produit seslement 25 l d'avoine, et

TaimieDtation avec les tubercules esl donc très profitable ')• Malheureusement la nutrition ne peut pas encore être égale, 100 livres de pommes de terre ne formeront jamais autant de chair que 18 livres de froment, et un cheval qui recevroît 150 livres de pommes de terre n'en gagneroît pas autant de forces que par 25 livres d^avoine. Les remarques faites à l'égard de rhorame doivent s'appliquer de même aux animaux, une alimentation exclusive avec les pommes de terre, surtout des jeunes animaux, aura les mêmes suites fâcheuses pour la santé. Souvent nous cherchons des produits qui peuvent être fourni par les pommes de terre p. e. la graisse, aussi le lait. On calcule que 25 livres de tubercules cuits nour«* rissent autant que 32 livres de tubercules crus, mais c'est une observation curieuse que les tubercules cuits donnent plus de graisse, les tubercules crus plus de lait aux vaches, il faut donc supposer que les principes enlevés par la cuisson (surtout sels, principe acre, solanin) stimulent les organes de la sécnrétion du lait et portent Taliment sur ces parties. Les conclusions que l'on peut tirer de telles observations, qui se présentent souvent, sur l'effet du concours de diflërentes influences sur rorganisme animal, sont, on n'en doutera pas, d'une extrême importance pour la physiologie et pour la pathologie.

Si nous avons observé sur l'homme, comme effet de l'alimentation avec les pommes de terre, l'hypoémie et les scrofules, nous faisons une observation pareille sur celui de nos animaux domestiques, qui. est le moins fait pour une telle alimentation, savoir sur le cheval, le ventre devient gros et prominent, la peau se relâche, les ganglions lymphatiques s*enflent, la peau se couvre d'exanthèmes impétigineux, les pieds s'infiltrent, les membranes pituileuses se relâchent, ce que l'on peut observer chaque jours dans les écuries des paysans.

Si chez rhomme le système osseux et les articulations souffrent si souvent, surtout chez les enfans et chez les femmes, on phénomène pareil s'offre sur les animaux : Plusieurs médecins sont de l'avis que la maladie articulaire ou la rhachitis des agneaux se développe surtout si les brebis -mères reçoivent trop de pommes de terre, surtout cruesi V. Mr. Kuers CDîâtetik), Hontreton etc. C'est fort probable que l'alimentation avec des pommes de terre, surtout avec le résidu des distilleries d'eau de vie de pommes de terre, est une des causes de l'ostéite épizootique.

Les pommes de terre crues, les tiges des pommes de terre, le résidu des distilleries etc. agissent fortement sur le canal intestinal, causent des diarrhées et des dysenteries et souvent la mort; on observe cola p. e. sur les veaux dont les mères sont nourries de ces alimens (Rhein. San. Ber. 1839. p. 4); mais de même sur les boeufs, les brebis, chevaux et cochons v. Kuers, Sprengei (Erdmann Journ. 1829), Malik CHenke Zeitschr. E. B. XV, p. 187).

L'action des mêmes substances sur la peau des animaux, a été l'objet de beaucoup

') On comprend bien que ces ca{cu1s doivent coniidérablement «différer d'après la qnalilé des alU nwais; mais poar noire bot II nlaiporte pas ici, de regarder si prés Inexactitude de ces calcols.

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Si l'on compare ces effets des tubercules sor la santé des animaux, avec ceux mentionnés pour Phomme, on trouvera aisément que les uns éclairent les autres.

Les maladies de cette plante sont nombreuses et très importantes:

a) La stérilité, ou la propriété de ne point fleurir ou ne porter de semence, est regardée par Mr. Aitken comme le premier signe de la vieillesse ou de la caducité de cette plante, cependant les premiers observateurs de la plante dans le iTième siècle la nomment déjà très fréquente.

b) Le charbon des fleurs (U. antherarum?) s'observe souvent. Je l'ai vu dans des années où II n*y avoit de maladies des tubercules.

c) Après la destruction des feuilles par la grêle, en 1818, Mr. Kauscb CMemorabilien III, p. 330) observa une espèce d'hydropisie des tubercules qui eau* soient des maladies au bétail; cependant les symptômes mentionnés senties mêmes que ceux que Ton observe après Talimentation avec les pommes de terre crues en général. Après la destruction des tiges les tubercules se développent toujours fort mal

d) Le mîélat et le Blanc- meunier a été souvent observé sur les feuilles des pommes de terre Csouvent par moi-même); dans ce cas les tubercules sont toujours mauvais et mal développés, ce que les anciens observateurs ont déjà remarqué. Il y a des auteurs qui pensent que la frisole est toujours la suite de ces maladies CLôbe die krankheiten der kartoffein p. 77).

e) La rouille des feuilles n'est pas rare; cependant aucun botaniste, à ce que je sais, n'a pas encore décrit Tespèce de Puccinia qui en est la cause.

0 Les moississures, botrytis, s'y observent de même fréquemment, et couvrent souvent les tiges.

Quant aux maladies des tubercules mêmes, ils deviennent mauvais :

g) par différentes espèces d'engrais dont on fait usage, la composition de la pomme de terre paroit être changée, et ello devient un aliment moins sain. Tout engrais qui con** tient beaucoup d*ammoniac est nuisible à la pomme de terre, elle demande un engrais qiû contient surtout du carbone, et elle réussit le Ynieux avec un engrais purement végétal. Le fumier frais gâte entièrement le goût des tubercules, fait qu'ils ne se gardent pas bien, et les dispose sans aucun doute aux maladies (est-ce que peut-être la quantité et même la qualité de l'albumin seroit changé?). L'instinct des animaux est bien fin à cet égard, seulement la faim les force à mangef des pommes de terre qui ont été cultivé dans du fumier d'hommes ou de brebis. Les tubercules sont aussi très mauvais lorsqu'ils sont fumé avec des fucus, ce qu'on est habitué de faire sur les côtes de la Grande Bretagne^ comme le remarque Mr. Sjm d'Ayrshire, ils deviennent très grands , nais ont un mauvais

goût et ne se gardent pas bien (Sanatory Reporlsof Scotland p. 218); dé|é Texpert Walker avoit fait la même remarque *)•

h) L'écorce des pommes de terre paroit être sujette à une espèce dMcbth y ose héréditaire; il y a des variétés de pommes de terre qui forment des écailles plus on moins larges, plus ou moins épaisses. Il y a de ces variétés qui sont fort bonnes » mais dans ce cas Técorce n'est pas succulente; nous avons parlé plus haut de variétés qui ont récorce très épaisse acre, et colorée (pas toujours en rouge) qui ont des propriétés délétères, et en général tous les tubercules qui ont cette organisation doivent être regardé comme suspects.

i) Le double accroissement du tubercule. Il y a des tubercules rintérieur ou le noyau desquels est dur et de mauvais goût, la partie extérieure du parenchyme est tendre et bonne. On explique cela avec raison par une rétention ou une interruption dans l'accroissement, survenu par des influences atmosphériques, ou par des maladies on des blessures des tiges (PohI Archiv. 1841. Febr.).

k) Tubercules à parenchyme marbré ou tacheté. L'expérience prouve que des tubercules qui ont ce défaut, possèdent très souvent des qualités nuisibles* Dans tous les cas où le pigmentum de Tccorce se trouve dans Tintérieur du parenchyme, il faut craindre qu'aussi les autres principes de Técorce se rencontrent dans Tintérieur. V. plus haut, et Allgem. Landwirtsch. Calcnder. 1774. p. 61.

I) Tubercules verts. On observe très souvent des pommes de terre dont Técorce est verte; cela arrive si la terre est enlevée et les tubercules sont exposé à la lumière, ou dans les années* sèches s'ils sont couverts par une couche trop mince de terre, on aussi dans quelques sols argileux dans des années très humides. L'instinct pousse déjà les animaux à n*y point toucher, s'ils ne sont pas très affamés. On a même soutenu que de tels tubercules plantés donnent des produits qui ont des qualités délétères; ils ont une odeur désagréable, un goût acre et amer, et contiennent sans doute beaucoup de solanin. On a plusieurs fois observé les symptômes d*intoxication sur l'homme et sur les animaux après 1

Tusages de tels tubercules. Y. Putsche Monogr. p. 33.— Bourgeois: Journ. gén. de Héd. 1825. Juillet. — Berchtold die Kartoffeln p. 411. — Preiss dieKarloffelpflanze p. 71 (ils peuvent caus^ la mort). — Reim, Rehfeld, Hecker I. c. m) Tubercules aériens. Quelquefois, surtout dans des expositions ombragées, et dans des sols argileux et humides, des tubercules se forment dans l'air, aux tiges. Nous vivons vu plus haut que Bauhin raconte qu'après la première introduction des pommes de terre, les habitans de la Bourgogne les multiplioient en couvrant les liges de terre, et

') nSea weedt are an improper manare for the potatoe crop. They render the potatoe» waxy and ivatery, which are neither io good fur présent use, nor for long keeping, as the dry and mealy potaloe.«& EcoB. htstory ofthe Hébrides. I, p. 259.

quHls prodttifloient de celte manière des tubercnles malsains, ce qni fit défendre la culture de la plante. Ils ressemblent entièrement aux tubercules verts et sont vénéneux. Walker 0 les connaissoit bien, il dit même qu'on en avoit formé une variété, et il croyoit qu'elle pouvoit être la cause de la frisole. Au moins Thypothèse est très ingénieuse.

n) La tuberculose des germes CKnoIIigwerden der keime. Preiss die Kar-* toffelpflanze p. 11). Surtout en quelques années, ou si les tubercules restent trop long-tems dans la terre, et de préférence sur quelques variétés^ les germes forment de jeunes tubercules, qui sont quelquefois sessiles, mais d'autre fois ils sont suspendu â des fils 0« I^t^ns ce cas les tubercules primaires aussi bien que les secondaires ont un mauvais goût, et probablement ils ressemblent dans la composition et dans leurs effets aux tubercules verts et germinants; cependant je ne connois pas d'observations faites sur leur usage.

0) La gangrène sèche des germes et du stolo. Je connois cette maladie telle qu'elle a ét^ décrite par Mr. Preiss Cp- 64, das propfigwerden, die zâpfchenkrankheit) et par Mr. le comte Berchtold (p. 500, das propfigwerden der augen), elle est aussi décrite par Ackermann en 1783; mais beaucoup d'auteurs qui l'ont décrite dans les dernières années l'ont confondu avec d'autres maladies. Les parties nommées sont brunes ou noires, coriaces et se laissent retirer du parenchyme qui paroit être sain, ces tubercules ne se gardent pas bien, et souvent ne germent pas.

p) La pourriture des germes. Accident fort connu depuis long-tems.

q) La gangrène sèche du parenchyme. Connue depuis long-tems, surtout en Angleterre sous les noms de Dryrot, Taint; les taches noires qui forment cette maladie ressemblent aux mômes taches de la maladie régnante Cen 1845), qui en vérité consistent aussi en une gangrène sèche du tissu cellulaire, mais il y a déjà la grande difi'érence que dans la maladie qui nous occupe ici les taches ont très souvent leur siège dans l'intérieur du parenchyme, même peut-être le plus souvent au milieu, le parenchyme extérieur et Técorce étant parfaitement sains, ce qui n'arrive jamais dans la maladie de 1845. Très souvent des cavernes sèches, vides, entièrement closes, ne communicant point avec l'air extérieur se forment au milieu de ces taches, et dans ce cas on trouve souvent tapissées leurs parois

') ffThere Is «ometimes a growth of knots on the êXemê of potatoes, immediately above ground, and ot the siie of tha aaaHer rootj. They are ealled oukles by tbe common paople. Thèse knoU, by exposure to tha air, are of a differenl coloor from tbat of the roots below g^ound, bat they are rery fnll of eyes, which grow freely. The bave been long propagated in Lancasbire, and there is reason to tbink tbat ât 10 from thèse that tbe early Lancasbire potatoes bave derived theîr origîn. Being tberoselyes a sort of moDStrons prodnction, it is not unlUiely, that they may bave occasioned sach an onnatnral luxoriancy at the cnrl in tbe leaTei.» L c. p. 265.

*) Cette maladie étoit pins générale et a étéobsenrée, par Gleditsch, en 1769. Cet auteur raconte qu'en cette année les grands tubercules, pourris, étoient cachés dans un tapis de racines et de petits tubercules (rerm. Abhandl. I, p. 190). Depuis que j*ai porté mon attention sur les maladies des pommes de terre Je Pal vu sporadique çè et là chaque année ^ deux à trop fois sur des champs eatien.

pur des hypIiQinyceles blmches. ou rosacées, sans doute entièreineoi accidenteUes 0 Cisais peut-^tre des espèces distinctes, car cela dépend entièrement du sol). De telles posmes de terre ont quelquefois causé des accidens.

T) La pourriture des tubercules. Mort et fermentation, tantôt Tineose, tantôt putride des tu))ercules. Les causea de la gangrène et de la pourriture ont été trouvé dans les influemoes de la température, d\\ sol, de Tengrais, de rhumidité.

s) La fris oie, the curl, die Kr&uselkrankbeit« C'est la première makdie épiphytozique qui a été observée sur les . tubercules , déjà dès l'année 1760 en Angleterre, et une dixaine d'années plus tard dans PAlIemagne. Malheureusement on n'est plus à même de concilier entre elles le$ différentes descriptions des auteurs, et probablement ils ont confondu plusieurs maladies» — Il y a des auteurs qui disent que la maladie s'étoit montré pour la première fois dans l'Irlande; Mr. Walker (Le. p. 256) déclare qu'on l'avoit observé pour la première fois dans la contrée de l'Angleterre où la culture de la* pomme de terre a copimencé et a été le plus répandu, savoir dans. le Lancashire, avant Tannée 1760; comme cette province étoit toujours renommée pour posséder les meilleures variétés de tubercules, elle a été dissén^iné avec le semis provenant de ce comté, dans les autres provinces de: l'Angleterre. En 1265 Mr. Walker. (1- c. p. 266} reçut d'un ami des tubercules précoces du Lancashire, qu'il planta à Moffat (comté de Oumfries), ils étoient affectés du curl, et il dit que c'était pour la première fois que la maladie avoit été observé en Ecosse. Mr. Sinclair (Statistische nachrichten von Schottland. I, p. 195) dit que la maladie, déjà bien connue en Angleterre, s'étoit montrée pour la première fois dans l'Ecosse, dans la contrée de Hamilton, comté de Lanark, en 1771. Elle fut observé pour la première fois dans les , L o t h i a n s , et surtout dans la contrée d'Edinbourg, en 1773, le^ années suivantes elle se répandit dans les autres comtés du milieu et du midi de l'Ecosse, mais dans les Highlands elle étpit encore inconnue en 1808 (Walker p. 257). Le tems de sa première apparition en Allemagne n'est pas. bien fixé, selon Mr. Ackermann elle se seroit montrée dans la Saxe pour la première fois à peu près entre 1772 à 1774 ^), et seroit devenue plus fréquente d'année en année. Entre 1776 et 1779 la ma^ ladie régnoit dans la principauté de Gôttingen, devenoit d'année en année plus fréquente.

') Sans dopte cette genèse est une des raisons les plus puissantes pour la génération antomntiqiie des hyphomycetes. C'est connu que l'on a plusieurs fois observé cette génération intérieure des ksrphomycetes, p. c. Mr, Bischoff (Botanik. II, p. 516) dans l'intérieur des racines d'Iris etc«

*y Jl écrit en 1784: nliiezu kam noch eine andre krankheit der kartoffein, die die landurirte isa VoigtJande erst etwt seit 10 bis 12 jahren beobachtet haben, nnd die man swar seit dieser seit an einzelnen kartofTelpflanzen aUe jahre, in diesem aber besonders hâufig gesehen bat ... Gnns unftreitig wird dièse krankhjQit nach nn^inach bei uns hâufiger, und anch in gnten Jahren sehr hâufig in allen arten àm landes, anf kâftoffelfeldern angetroffen. Im jahre 1783 war sie so hftufig, dass anf mehroren aeckern eia driuheit des Landes davon getroffen . war.«« Baldingers n. ntagasin fAr uetitteL VI, p. 369.

et en une telle extensien, que l'on craignoit qu'elle deviendroit toute :gfénéride, 6n paidft déjé d'abondonner enttèrement la culture des ponmiès de terre (HanndvèrisoliesMa*- • gazin XVI. [1779] p. 1129 et 1819). Depuis ces années jusqu'en 1784 la maltdiç paroit avoir été répandue dans toute rAllemagne. Mr. Krûnitz (Encycl. XXXV, p. 3 02) en fait mention pour Tan 1777 dans le nord de TAlleniagne. De Tannée 1779 Mr. Sprenger (Oeconom. beitrâge auf 1780. p. 58) rapporte du Wurtemberg: ^^En beau- «coup d'endroits on trouve chaque année des plantes de pommes de terre, qui ont les nfeuiUes singulièrement frisées, et portent peu ou point de tubercules; ce mal augmente ,)d'année en année, et menace la perte de cette cuUure.« Du Badois les mêmes plaintes sont rapporté par Mr. Sander (Carlsrufaer Wochenb). 1780. N. 11), et du Bas*- Rhin par Mr. Mûller. En 1781 Mr. Simon publia un ouvrage sur la maladie régnante (Physik. praktische abhandl. I. Von der jetzigen verderblichen abartung der Kartoffeln. Frankf. a. H. 1781). En 1782 et 1783 la maladie étoit encore fréquente en Angleterre (A. Young Annalen d. ackerbaus. I, p. 45). En 1783 la maladie causa beaucoup de pertes dans l'Allemagne C^. pour la Saxe Mr. Ackermann 1. c. pour le Wurtemberg Sprenger 1. c. ann. 1784. p. 38). Elle ne paroit pas avoir été aussi fréquente les années suivantes, cependant on en parle toujours dans TAngleterre et dans rAllemagne. Encore en 1790Mr. Thaer (Englische landwirtsch. p. 418) Tobserva dans le Hannover, mais limitée sur un endroit. En 1801 Mr. Stockmar en paria dans la Prusse méridionale CUeber den verderbl. Misswacbs d. kartoffeln. Kalisch. 1801). Mais en général elle paroit avoir été toujours plus rare, malgré l'assertion de Mr. Walkcr Con 1808) qu'elle est connue en Allemagne, en France et en Italie. En 1833 Mr. Main dit que la maladie est rare dans l'Angleterre (I. c. p. 281. i>At one time the curl was very prévalent in the south of England, now it is rariiy and only partially seen.«)

La description des symptômes n'est pas tout- a- fait la même chez les différons auteurs. Le plus ancien observateur, Mr. Walker, la décrit comme une simple variété à feuilles frisées, aussi la compare -t- il avec le persil frisé, il dit: 9»les tiges sont grosses et succulentes, les feuilles frisées et crépues , sont plus nombreuses et plus lourdes que sur une plante saine; elles produisent moins de fleurs et de fruits^ et meurent plutôt en automne que les tiges saines; les tubercules sont peu nombreux, petits et de mauvaise qualité. « La description de Mr. Ackermann diffère déjà considérablement: » Aussitôt que les plantes commencent à pousser, ou peu après, leur apparence est bien diverse de celle des saines, leur couleur est plus claire, les tiges sont minces et pauvres, les feuilles plus courtes, plus près de la tige, les plantes croisseAt lentement, fleurissent moins et portent peu de fruits, les tubercules, aussi dans les meilleures années, sont petits, écaiUeux, durs et le phis souvent creux, de mauvais goau^ Mr. Sinclair remarque encore que souvent un germe du tubercule est seulement attaqué, duquel se lève une tige iMtlade, les autres tiges du même

lid>eroiiIe sont saines. Mr. Pntsche qui convient avec plusieors anleurs allemands, dit: «Les « plantes qui sont attaqué par cette maladie, ont l'apparence bien pauvre, les tiges sont sim» pies f brun - vertes ou variées, ça et là couvertes de taches de rouille, qui pénètrent jusque dans la moelle; les feuilles ne sont pas lisses comme celles des autres plantes, mais ridées, minces et crispées, le pétiole est court et les rend plus sessiles, la couleur des feuilles n*est pas verte foncée, mais variées de taches vertes foncées et claires, brunâtres et jaunâtres. Les tiges meurent au tems où Paccroissement devoit être le plus grand. Les tubercules peu nombreux sont petits, d'un goût acre et désagréable, malsains, leur écorce est tachetée de brun et de jaune.<( Quant à l'état des tubercules tous les observateurs disent qu'ils sont peu nombreux, petits, souvent creux, de mauvais goût, acres et malsains Cselon Mr. Krûnitz L c. p. 302 ils causoient la dysenterie); de toutes les descriptions on peut inférer qu'ils étoient affecté de la maladie que nous avons nommé gangrène sèche du parenchyme et des germes; mais quelques descriptions laissent soupçonner qu'au moins en Allemagne aussi les maladies suivantes de nos tems y étoient présentée.

Quant à la nature et aux causes de la maladie les opinions (hi5s savans étoient divergentes dès le commencement: a) Il y avoit des personnes qui croyoieni qu'elle étoit causé par des vers, des insectes ou des larves dans les tubercules, p. e. Ackermann, Wundram etc. Mais les mêmes larves ont été trouvé cent fois sans cette maladie, et des animaux fort divers et purement accidentels furent trouvé dans les tubercules malades, b; Parceque des accidens analogues s'observent quelquefois sur les feuilles qui sont lésé par des insectes^ on crut que la frisole étoit l'effet de l'action des insectes, des aphides surtout, p. e. Mr. Riem, mais Mr. Walker a prouvé que le plus souvent aucun insecte étoit présent et qu'ils étoient accidentels ou ils se trouvoient. c) On a soutenu que la maladie étoit la suite d'influences atmophériques, surtout d'une grande chaleur et sécheresse, p. e. Mr. Ackermann dit qu'ils n'y avoit pas de doute qu'elle étoit en 1783 la suite de la chaleur et de la sécheresse; mais Mr. Walker prouve que pendant la période de son règne elle n'a jamais été {dus rare dans une année que dans Tannée très chaude et sèche de 1800; il a de même avec raison remarqué qu'elle a sévi dans des années d'un charactère très différent, il a avec raison opposé Tendémicité et l'épldémicité de la maladie, et sa circonscription sur certaines variétés, de la manière que l'on trouva sur le même champ et planté en même tems, une variété malade et l'autre parfaitement saine C^oung L c. p. 45). Cependant il concède que la maladie a fait des progrès plus rapides dans les années humides et dans des sols humides, d) D'autres soutinrent qu'au moins la mahidie avoit commencé sur les feuilles, par certaines influences, p. e. par le miélat, par des épiphytes développées sur les feuilles, (Main p. 281), mais Mr. Walker prouve victorieusement que cette opinion étoit insoutenable, et qu'il Calloit chercher la cause dans les tubercules, e) On accusa la qualité du sol, de Tengrais etc. Mr. Walker concède qu'un wri humide et trop riche , un engrais animal trop riche et trop

ftcre ont favorisé le déyeloppement de la maladie, el qu'ils ont été une des causes de sou premier développement, mais que du semis entièrement sain donna aussi des plantes saines même dans les circonstances mentionnées, e) On a encore voulu que des tubercules qui avoient resté trop long-tems dans la terre, ou des tubercules trop petits, découpés, ou qui avoieut été gelés occasionnoient la maladie; aussi ces opinions sont refiité. 0 En supposant que la propagation continuée par des tubercules étoit la cause de la maladie, on prit le parti de les propager par la semence, mais très souvent on obtint plus de malades que par les tubercules plantés, g) Mr. Walker (et en Allemagne Mr. Thaer) est donc bien décidément de l'avis que la cause réside dans le semis, que la maladie est endémique? Caussi Main p. 281), qu*elle n*est pas contagieuse (p. 268), mais héréditaire. — Mr. Walker veut que la frisole étoit une variété analogue au persil, aux chous etc. fri«ses 0» il y voit une luxuriance des feuilles, et se rapporte sur Tobservation que les plantes qui forment beaucoup de foliage ne forment que peu de fleurs et de racines, il allègue pour exemple le persil a feuilles lisses, qui forme des racines souvent de la grosseur d'une carotte, tandis que le persil frisé, cultivé d*abord dans un riche sol de là Hollande n'a que des racines fort minces etc. Il croit donc que Ton a commis dans la culture de la pomme de terre des fautes qui ont amené une surabondance dans le foliage aux frais des tubercules : d'abord il blâme la manière que l'on a mis en usage dans le Lancashire pour former des variétés hâtives, il dit que Ton a pris des tubercules aériens, ou que l'on -a forcé les pommes de terre de former d'abord des pousses dans Pair avant de les planter, avec la hativeté ces tubercules verts et ces pousses ont eu la tendance de végéter plus en foliage épais et succulent (p. 267); puis il remarque qu'on les a planté dans les sols les plus riches et humides, surchargés d'engrais animal, dans le Lancashire si renommé pour la culture des pommes de terre hâtives; il pense que cela a fait uaitre In monstruosité, devenue héréditaire, et répandue par les semis recherchés du Lancashire dans les autres provinces de l'Angleterre et de l'Ecosse, et qui a du finir par annéantir les tubercules. — Le remède qui paroit avoir fait cesser la maladie dans TAngleterre, a consisté dans les soins que l'on a mis à ne point plus cultiver des tubercules attaqué de la maladie, et à faire venir toujours des semis des contrées où la maladie n'exista pas, p. c. des Highiands. — Si les maladies des tubercules, d'après celte manière de voir, étoient aussi les suites de la monstruosité des feuilles, nous ne connaissons plus leur nature, quelques auteurs (p. e. HoIIins: Transact. of the soc. of encourag. of arts. VIII, 1790) disent qu'ils étoient petits, de la grandeur d'une noix muscade, rouges comme la rouille et raboteux etc. conune nous avons dit plus haut D'ailleurs c'étoit durant le règne de cette maladie que l'on, a le phia

*) Le phyllorrhyssëme et la phylloiyslrophie de Mr. Re. V. HoqaÎQ Tendon Tératologie végétale p. 171.

souvent parlé de maladies des hommes et do bétail cassées par lot) pommes de terre, comme on peut voir par les citations rapportées plus haut Les mêmes phéBomèaes n'étant jamais observés dans la maladie de nos tems, on pourrait peut -être en inférer que les deux ma* ladies sont diverses.

t) Les pustules bleues Chiaue poeken). Je ne connois pas cette maladie que l'on veut avoir observé sur le Harz, dans la Saxe et dans le Bohème. Peut-être eUe ne diffère pas de la maladie suivante, ou elle seroit la même que je mentionnerai plus bas, ressemblante a un rhizoctone. Mr. Preiss en dit: j^ce sont, des pustdes bleues, noirâtres ou couleur de terre, elles apparoissent sur la peau, s'enfoncent dans le parenchyme du tubercule; souvent le développement d'un parasite cryptogamiqne n'est pas à méeofinoltre« (p. 62). Mr. Marti us (p. 8) rapporte la communication de Mr. Hampe: »d'abord se pré* sentent des taches bleues et des bosselures de l'épiderme, et plus tard un tissu foncé ressemblant à une rhizomorphe, probablement le mycélium d'un champignon, qui entoure et pénètre môme le tubercule, après cela des taches et des stries apparoissent dans Tintérieur du tubercule. On dit que la maladie est la suite de mauvais engrais de balayures*^ etc. Probablement ce n'est pas une maladie distincte.

u) La teigne des pommes de terre (der kartofTelschorf, kartoflelgrind). Je suis a présent de Tavis que cette maladie est en vérité essentiellement la même que la suivante, qu'elle n'en diffère que par des phénomènes accidentels (plus grande accumulation de la matière, nommée Protomyces sous l'épiderme, épaississement de l'épiderme, accroissement démesuré du parenchyme sain de la pomme de terre autour de ces pustules de Protomyces, et en général non - développement de vraies mycoidées), et qu'elle est aussi produite par des causes accidentelles, surtout par quelques espèces d'engrais. C'est la maladie de laquelle j'ai dit (Pièces justif. p. CCCCXXY) que je l'avois vu pour la première fois dans ma contrée, en 1838, c'étoient deux champs sur lesquels il n'y avoit pas une seule pomme de terre saine, les variétés étoient diverses et mêlées rouges et jaunes, l'un champ dans un sol sablonneux très stéril (Schlossberg) , Tautre dans un sol argileux et ferrugineux lourd (Michelbach), mais l'engrais de tout les deux consista en ordures de toute sorte, balayures, excrémens d'hommes et de cochons; l'an 1839, je n'ai pas observé la maladie moi-même, mais un cultivateur bien attentif m'a dit que les tubercules de son champ, tout près de la ville, avoient été entièrement dévasté par la maladie, et qu'il avoit fumé ce champ avec les balayures des rues de la ville ; aussi quelques autres personnes m'ont communiqué des observations pareilles, toutefois on n'en parla pas; en 1840 j'ai vu la maladie sous des conditions semblables qu'en 1838; dans les années suivantes je ne l'ai pas vu, mais elle a été observé sur quelques champs des pauvres par d'autres. *Lorsqu'en 1845 la maladie suivante apparut, j'ai observé beaucoup de tubercules de champs très divers, je recevois des tubercules de toutes les contrées de la province, je ne voyois pas une seule fois la teigne y c'étoit toujours la malldie suivante bien caractérisée , et je me formols (avec

la plupart ddfl olMieFvateurs du Bas-Rhki) l'idée que c'étoienl en vérité, comme on l'avoil fVOçoBé^ deux maladies bien différentes; mais à la récolte, où je n*avois pas le tems de voir, pllis qu'une centaine de champs, je trouvois trois champs qui se comportoient tout-d- £EUt comme ceux observés dans les années précédantes, c'est à dire tous les tubercules avoient la teigne, pas. un éloit sain (tandisque la maladie suivante étoit très souvent fort aporadiqne) , tous les trois champs appartenoient a des pauvres gens, et Pengrais avoit con* sisié en toute sorte d'ordures, d'excrémens d'-bonne et de cochon; mais je voyois beaucoup de transitions A la maladie suivante , et en même tems je me souvenois que j'avois bien vu çA et là la maladie suivante , dans les années précédantes , mais si rare et de si peu d'impcMtance que l'on n'en parla pas, je l'avois pris pour la gangrène sèche mentionnée plus haut , et je n'y avois pas fait attention, la teigne se présentant d'une manière bien plus frappante. Mais dès -lors je ne crois phis à une différence essentielle des deux maladies:

v) La maladie de 1845, je la nommerai ainsi pour ne rien préjuger. L'histoire de la maladie est obscure; c'est bien possible que la maladie s'est déjà montré çà et là il y a long -r tems, mais personne n'y a fait attention: Si quelques auteurs ont avancé que l'on connaissoii la maladie au moins depuis fiO années Cp* e. Hr. Ehrenberg: Ërdmann und Marchand Journ. XXXYII, p. 87), ils ont sans doute en vue la Frisole; en vérité j'ai remarqué plus haut, qu'il y a des auteurs qui donnent des descriptions, qui, peut-être, ponrroient faire soupçonner que c'étoit notre mabidie de laquelle ils parlent, ce sont des exceptions, j'ai déjà rapporté des différences notables, et j'aurai l'occasion d'en indiquer d'autres^ et je ne crois pas que l'on est autorisé d'identifier les deux maladies. J'ai déjA annoté Ct^ièces justif. p. CCCCXXIV) que des personnes vouloient avoir observé la maladie sur les hauteurs du Westerwald en 1817 (année dans laquelle des maladies de pommes de terre ont régné en beaucoup de contrées), il y en a qui la veulent avoir vu dans les années suivantes, cependant la première observation non équivoque date de l'année 1829, dans cette année la maladie apparut pour la première fois épiphytosique et déstruante sur les hauteurs du Westerwald, dans le bailliage Nassovien de Marienberg Oy où elle n'a plus cessé de sévir depuis 15 années dans une extension plus ou moins grande. L'année indiquée, froide et humide, éloit surtout désastreuse pour le Westerwald. En aucune autre contrée, ni de l'Allemagne, ni de l'Europe en général, on n'en parla pas encore. -*- En 1930 elle paroit avoir envahi tout le sol argileux et basaltique du Westerwald ^).

■} n\n dem frûhjahre von 1829 zeigte sich zuerst auf dem hohcn Westerwalde^ ohne irgend einc vorheris^ lefficnde oder roahnende cncheinuDg^ bei der kartoffol jene krankheit, welche einen grosen UmU der crçae«ns mUntbea lieu. Sohon dia seUkartoffel belraf ein destruirter, in viel«n selitifien bereits befeîçhneler suatand — die trockanliole.» Su Julien kraakkeit der karkoffel von 1639 bis 1845. Goblens 1845. p. 6.

*) Outre les auteurs indiqués P. j. p. CCCCXXIV. V. Bericht d. naturf. versammlung su Mains p. 166 et p« 320.

Dans le reste de T Allemagne on n'en paria pas encore; mais eUe pareil aroir été àé^ tarés répandue dans l'Irlande, l'Angleterre et l'Ecosse CW. Aitken The polato res» cued from disease. Lond. 1837), et dans ces pays elle s'est totyours plus étendue dans les années suivantes, ce qui fit proposer une qaestion de prix par la Société d'agriculture de l'Ecosse en 1834. — En 1831 et 1832 elle descendoit peu à pea la pente occidentale du Westerwald dans la vallée du Rhin; je ne possède pas de renseignemens de sa marche par la pente orientale de ces montagnes, mais elle doit avoir montée par la vaDée de la Sieg. — En 1833 elle doit avoh* passé les frontières de la Prusse Rhénane (P. j. 1. cO — En 1834, 1835, 1836 elle s'est de plus en plus étendue vers le Ouest dans la Prusse Rhénane, où l'Eifel en doit avoir été libre encore en 1837. — En 1837 elle avoil déjà envahi vers TEst toute la vallée de la Sieg, il y a des personnes qui disent l'avoir déjà vu dans la vallée de la Lahn à Harbourg. Mais dans cette année elle étoit aussi déjà en beaucoup de contrées de l'Allemagne : Dans le Bohème Cl^nterhaltungsbL fur den Landm. Bôhmens. 1841. p. 250), dans la Saxe, la Thuringie^ Pommeranie, le Meckienbourg CAlbert: N. Ann. d. Mecklenb. landw* 1841. p. 250). Cependant les plaintes n'étoient pas générales, la maladie ètoit sporadique, en général elle paroit d'abord s'être présenté dans les autres pays, comme dans ma contrée, c'est- â- dire il y avoit bien des champs entièrement dévastés, mais la plupart n'a rien souffert; cela est très important, parcequ'il prouve que ce n'étoient pas les influences atmosphériques qui Tont causé. — Dans l'année 1838 elle a été, à peu près au même degré, observé dans tous les pays nommés; surtout au Bas -Rhin, et dans la Hesse rhénane elle paroit être devenue plus générale et allarmante. — En 1839 et 1840 outre les pays nommés les plaintes éloient grandes dans la Bavière rhénane, où l'on croyoit qu'elle étoit arrivé de la Hesse rhénane (v. Martius 1. c. p. 10); mais aussi dans ce pays il y avoit des districtes entiers qui ne la connaissoient pas encore, tandis qu'en d'autres elle étoit très dévastante, ce qui prouve de nouveau que sa première cause n'étoit pas à chercher dans les influences atmosphériques. — En 1841 la maladie avoit envahi, d'après les rapports officiels, dans la Bavière rhénane: les arrondissemens de Kaisersiautern, Cusel, Pirmasens, Homburg, Zweibrucken, Kircheim et Frankenthal; elle n'étoit pas encore arrivé dans les arrondissemens de: Neustadt, Bergzabern, Speyer, Germersheim et Landau C Martius 1. c. p. 10). Or, si l'on veut prendre la carte à la main, on trouvera que la partie infectée est au Nord -Ouest, aux frontières de la Prusse et de la Hesse riienane, d'où elle doit être arrivé; la partie pas encore infectée étoit au Sud -Est, aux frontières de la Bade et de la France: Ce phénomène parle bien pou/ une propagation par contagion, d'autant plus que l'on observe aisément que ni le sol, ni la hauteur du pays, niPhumidité ont eu une influence sur cette extension de la maladie en général 0- — En général

') Sans doute l'histoire de la mwche qae la meladie a suivi, est très importante! Les giMveneneas

elle a été, dans tous les pays, moins sévère dans les années plus chaudes et plus sèches de 1841 et 1842. — Dans les années de 1843 et 1844 la maladie mit bien en frayeur presque tons les pays de rAIlemagne, mais cependant elle ne fut nul part générale, et il y avoit toigours encore des contrées, où Ton n*en parla presque pas, p. e. dans notre Hesse électorale, au moins dans la Haute Hesse. La plupart des rapports de la France que j'ai pu consulter 0 > assurent que la maladie n'avoit pas été yu dans la France , avant Tannée 1845; cependant Mr. Durant assure Tavoir observé les années précédantes dans le pays d'Ange. — C'est dans Tannée désastreuse de 1845, que la maladie a étendu ses ravages sur presque tous les pays de l^urope, dans la Hollande et dans la Belgique les tubercules furent entièrement dévasté , de même A peu près dans le Nord - Ouest de TAllemagne et elle sévit dans une grande étendue dans le reste de PAlIemagne et dans la France, et causa des pertes énormes. EUe régnott de même dans le Piémont et dans la Savoie. Ce qui est remarquable c'est qu'elle s'est montré partout à peu près en même tems^ c'étoit dans le mois de Juillet que l'on a proclamé son apparition, aussi bien dans le midi de la France que dans le nord de l'Allemagne, et c'est une observation encore plus curieuse que Ton a faite, au midi de la France comme aux bords du Rhin, que les tubercules qui étoient murs à cette période, étoient sains et se conservoient bien, au contraire ceux qui furent planté dans cette période furent attaqué par la maladie '}.

En donnant la description des phénomènes de la maladie, tels que je les ai vu moimême, je dois prévenir que je ne pouvois dérober que peu de momens aux occupations de ma charge, cependant je ne manquois pas de matériaux, et ils m'avoient occupé en partie déjé les années précédantes. — D'abord dans la Belgique, et dans la France, aussi çà et la dans l'Allemagne, l'opinion a prévalu que les tiges et les feuilles des pommes de terre étoient toujours malades, et même malades avant les tubercules: C'est surtout le savant botaniste Mr. Morren qui a défendu l'opinion que c'étoit la Botrytis epiphylla qui se développant sur les feuilles et sur les tiges, étoit la cause de la maladie des tubercules, parceque les spores y étoient déposé par la sève descendante; un autre savant connaisseur de la cryptogamie, Mr. Montagne, y voyoit même une espèce particulière, la Botrytis infestans, d'autres comme Mr. Chatin CComptes rendus de l'Aoad. d. Se. XXII^ p. 217) voyoient an moins le commencement de la maladie dans l'étiolement et dans l'hydropisie des fanes. Presque tons les auteurs allemands, de même en France Mrs. Durant,

da NaaMu^ de la Prute, de la HeMe rhénane ^ de la Bavière elc. aériteroient bien de la science^ s*ili vonloient faire des recherches exactes sur la première apparition de la maladie dans les différentes localités.

*) Malheoreusement je n'ai pas été A même de me procurer les rapports des sociétés dans les déparlenens.

*) Peodani l'impressioB de cette leaiUe je reçois le 2ième cah. roi. VU. des Annalen d. landw. i. d. prenss. st., où je troave p. 996 des rapporta qui pronrent que la même maladie a ravagé les pommes de terre dans les Etato de rAmériqoe dn Nord en 1843 et 1844. Aussi dans TAmérique eUe étoit neure et entièrement inconnue aux cultivateurs, et sur ses causes régnoient les mêmes dissensions comme en Europe.

Girardin et Bidard, Gaudiohaad ele. se aoni déclaré contre cette opinion, elle est erronée par les raisons suivantes: a) La génération des botrytis étoit un phénomène ex* Irémement fréquent en beaucoup d'années, et en beaucoup d'expositions ^ sans que jaaMûs eette maladie des tubercules se soit développé ; b) quelle opinion que l'on entretienne sur les moisissures des tubercules , ce n'est pas une botrytis , nais un genre bien différait qd y apparoit, mais c'est contre toute analogie, contre toute probabilité que les spores d'une botrytis se développent en un autre genre de plantes dans le tubercule; c) Mr. Bhrenberg a observé avec beaucoup d'attention les vaisseaux des tiges qui entrent dans le tubercule, et il n'a pas observé que la maladie y commence; c'est juste sans doale, si Ton trouve quelquefois malade cette continuation de la tige dans le tubercule, c'est une autre maladie de laquelle j'ai parié plus haut; d) enfin on peut observer très souvent, et bon nombre d'observateurs (entre autres Mrs. Bhrcnberg, Gaudichaud etc.) ont observé en vérité que, dans des champs entiers où les fanes étoient noircies, couchées mortes sur le sol, et chargées des altérations diverses qui ont été signalées par les observateurs, les tubercules, tous, se sont rencontrés parfaitement sains, que dans d'autres champs, où les ftnes se trouvoient dans le môme état, on n'observoit qu'un petit nombre de lubercnles altérés; que dans d^autres localités, ou les fanes étoient restées vivantes, vertes et fraîches, se trouvoient beaucoup de tubercules malades.

Quant au nombre et â la grandeur des tidiercules malades, il faut concéder, que Id où la maladie a commencé de très bonne heure, les tubercules étoient peu nond^vax, ce qui dans les années précédentes est arrivé assez fréquemment; dans l'année 1845 cela étoit rarement le cas, et les observations dans notre pays conviennent avec les remarques de Mr. Ehrenberg etc. les tubercules malades et sains des plantes affectées élOient nombreux et grands. Soit- il noté en cet endroit qu'aussi ce phénomène distingue la maladie régnante de la Frisole du siècle passé, dans cette dernière maladie les tubercules étaient toujours fort peu nonlbreux et très petits.

En donnant la description des altérations des tubercules je dois revenir sur les remarques faites plus haut, en observant la forme de la maladie régnante en 1845 (l^ Â dite gangrène sèche) et en ne voyant au commencement la maladie que j'avcris observé les années précédentes et de la contagiosité de laquelle j'éteôs persuadé, je n'hésitoia pas de dé» clarer dans mes rapports ofltciels au gouvernement C^^^^^ tous les antres observateurs en Allemagne) que la maladie régnante, étant la gangrène sèche, différoit essentiellement de la maladie pustuleuse; des observations postérieures, en automne, me présentant assez souvent la maladie pustuleuse et ses^ transitions,^ je dois déclarer que c'étoit une erreur, et que les deux maladies décrites par Mr Martius, savoir h maladie pustuleuse et la gangrène sèche, ne sont que deux formes de l'une et même maladie. — Mr. Ehrenberg CEr<i'mann et Marchand Journal XXXVIt, p. 86) reconnoit a) )a maladie pustuleuse de Mr. Martius, b) la gangrène aèch(^ CTrockenlaule) de Mr. Martius^ mais il ajoute encore.

e) la gangrèM dM fMunm^s d^ terre CKiirtoff0lbf«iid) , pa« dans le sens dans lequel naos avons pris ce noi plus hsal Cv. soos 9, p. 521)^ nais comme l'affection la plus coniimune en 184$. Atoo tout le respect que je porte pour les observations de Hr. Ehrenber^ je dois présiHser qne ce savant n'a pas observé le commencement de ces maladies » et ses trois maladies ne sont qpie des formes diverses de développement de la même maladie.

Pour voir le premier comaiencemeiit de la maladie, il faut prendre des tubercules atta^vés Cle hasard le laisse encore trouver sur des tubercules qui p«aisseiit encore entière* ment sains), et contempler avec une lonpe les endroits de l'écorce qui â l'oeil nu ont encore Tapparence d'être parfaitement sains, on trouvera des taches légèrement colorées jaunâtres ou rougeAtres; si l'on coupe des tranches minces de ces taches, et on les observe sous le nâeroscope , on ne manquera pas d'iq^rcevoir de très petits molécules sous l'épiderme, encmre parfaitement sain, on dans la seconde couche corticale, qui n'existent jamais dans les tubercules sains; ces molécules s'agglomèrent et forment de petits amas d'une couleur jaunâtre, rousse ou brunâtre. La première question qui se présente, c'est de fixer exactement le lieu où se trouvent ces granules d'abord? La plupart des auteurs n'y a pas fail attention; Mr. Payen déclare qu'ils se trouvent dans le suc intercellulaire et hors des cellules, où les amas s'appliquent sur la paroi de la celhde; Mr. Martius parle du suc interceUutaire , mais les figures de ses tiAles les représentent dans les cellules ; je les ai vu dans les grandes lacunes interoellulaires , mais je crois être sir de les avoir vu aussi très tôt dans les grandes cellules incolores ou vertes de la seconde couche corticale, qui contiennent le chloropbylL Pent-ètre l'oeil exercé de JMr. Unger décidera la question. Au moins bientôt augmentent les amas de granules et formeot une t&che plus ou moins ronde, et visible A l'oeil n« , jaunâtre, rougeâtre, rousse ou noirâtre. Les granules sont solides, dans les amas plus ou moins plats; mais qu'elle est la nature de ces granules? Beaucoup d'auteurs n'y voient que des dépôts chimiques et inorganisés d'extractif etc. Mr. Martius reconnut k plus grande andogie avec les Protomyces de Mr. Unger, et les nomma Proto- «ay^es. Mr. Link a d^ rejeté ce nom, parcequ'il est fondé sur une hypothèse pas encore prouvée. Mr. Ehrenberg trouve de l'analogie avec le charbon des céréales, et préfère le nom Ustilago; A mon avis cela serait préjuger encore plus, car si Ton veut ausai refiiser le nom de spores aux corpuscules du charbon (avec quelques auteurs), on ne pourra pas iner que ce sont des vésicules, ce qui, A ce qfie je sais, personne n'a .pas encore observé aux granules de la maladie des tubercules* — Saqs rien préjuger je retiendra^ le nom Protomyces; la question sur sa nature ne peut pas être décidé par un fait isolé, c'est bien une question de prindyel l'analogie du Protomyces aolani avec les Protomyces de Mr. Ungfr est lelle^ que celui qui la rejeté, ne devra non plus reconnaître toute la doctrine de Mr. Unger sur ces maladies des pbmtes.

Toutefois qu'elle que soit la forme de la wdadie qui se dérvieioppera» la production du Pirotomyoes précède toujours. Dans le cas où se dévelc^pe la maladie pustuleux, il

paraitroit que le Protomyces exerce une espèce d'irritation sur le parenchyme da tubercule, à la suite de laquelle une hypertrophie du parenchyme s'établit, qui s'élève en one espèce de bosse ou de verrue, l'épiderme se déchire, on a une crevasse, tantôt longitudinale et partagée bientôt par des crevasses transversales, tantôt étoilée dès le oommencement, qui pénètre dans le parenchyme, l'épiderme est enlevé et Ton a une excrescmice mamelonnée de différente grandeur; sur quelques tubercules il n'y a que peu de ces tumeurs, sur d'autres toute la surface en est couverte. Cependant le parenchyme du tubercule reste intacte et sain Cs*il n'y a pas en même tems une autre forme de la maladie), mais ces tubercules se couvrent ordinairement dans les caves d'hyphoroycetes accidentdset ne se conservent pas bien. J'ai déjà dit plus haut que l'engrais me paroit avoir une grande influence sur le développement de cette forme, et qu'elle me paroit être plus contagieuse que les autres, parceque le plus souvent on ne trouve pas un tubercule sain sur un champ qui en est infecté.

Quelquefois les Protomyces se forment en grande quantité dans des taches ou des bosselures qui ressemblent aux tumeurs du charbon de Maïs, avec induration du tissu cellnlaire, c'est probablement la forme que Mr. Ehrenberg nomme la gangrène sèche Ci- cp. 86. 10. e. Kartoffelbrand); d'autres fois il y a avec la propagation des Protomyces dans l'intérieur des indurations et des ramollissemens et formations de plantes mycetoidées.

Les granules se répandent peu à peu de la couche corticale dans le parenchyme intérieur. Sur la manière comment cette propagation arrive, il y a dissention entre les auteurs, les uns disent que les granules sont charrié par le suc intercellulaire et déposé sur la paroi extérieure des cellules CPayen), d'autres laissent arriver l'infection de cellule en cellule. Ge qui est sûr c'est que l'on trouve beaucoup de granules dans le suc întercellulaire , et des amas de granules dans les cellules.

Il y a des auteurs qui distinguent une seconde période de la mdadie qu'Us nonmient période du ramollissement CPotzold die kartoffelfdule p. 8. p. 11>; ce ramollissement, suite d'une désagrégation des cellules, et de l'accumulation dtm fluide sentant le fromage, arrive surtout dans un sol humide aussi dans l'intérieur des tubercules, mais dans ce cas le tubercule passe à l'état de pourriture humide, sans passer A l'état d'induration; plus souvent seulement les taches de la périphérie se ramollissent, aussi dans ce cas la pourriture humide s'empare de la partie ramollie , qui se détache , et donne au tubercule Papparence d'une ulcération; parfois les parties ramollies se dessèchent et latosent i leur place une masse noire, formée de protomyces et de cellules désagrées et décomposées, accollée â Pépiderme qui se détache après la cuisson; dans eet état le tubercule est couv^ d'enfoncement de couleur noire. Mais très souvent ce ramollissemenl ne précède pas les indurations singulières du parenchyme.

Dans tous les endbDits du parenchyme du tubercule, où te suc interoellnlaire , augmenté en quantité» charrie des granules de Protomyces, et où des amas des Protomyces

mut déposé dans rintérienr des ceUates, s'ils ne passent pas â l'état de pourriture humide Cce qui peut être regardé comme une exception, et arrive surtout dans les caves;), les parois des cellules sont peu â peu altéré, d'abord leur suc devient jiaunfttre, en laissant inaltérés et normaux les granules de fécule, puis la quantité de suc diminue et le parenchyme devient plus sec et plus dur. Quant â l'altération des parois des cellules mêmes les vues des auteurs diffèrent: Quelques -• uns y voient seulement des déchirures, cela est vraiment le cas plus tard et lorsque le tubercule se décompose, mais les contours des cellules d'une partie indurée et pas encore décomposée se dessinent sous le microscope bien pins nets et plus clair que ceux des cellules saines. Mr. Martius Cl- c. p. 16. fig. 18. 21) décrit de petites éminences on excrescences de la paroi interne des cellules qu'il présume être le commencement des noississures. Mr. Payen (Comptes rendus 1. c. p. 587), par un procédé un peu violent et destructif, croit avoir démontré positivement des moissis* sures remplissant les cellules: «On aperçoit distinctement, sous une amplification de 500 à 800 diamètres, le mode de pénétration et l'arrangement des parties du champignon parasite qui se sont le plus avancées de la périphérie vers le centre des tubercules. Le lacis inscrit concentriquement à la cellule doit son origine â quelques filamens qui ont pénétré au travers des parois et se sont anastomosés ou croisés avec d'autres filamens remplissant le même rôle dans les cellules voisines. Quelques gouttes de solution aqueuse d'iode laissent incolore h cellule, comme sa paroi interne, et montrent ainsi que la cellulose est restée, tandis que la matière organique azotée et la substance grasse ont disparu, absorbée sans doute par le champignon. Celui-ci sous l'influence du réactif, acquiert une nuance plus foncée virant au jaune qui accentue plus fortement ses traits. L'addition d'une goutte d'acide sulfuriqne à 80^ complète ces phénomènes , en offrant une jolie vue microscopique : alors , les parties de la fécule non dissoute par l'eau acidulée, mais trop fortement agrégées pour être sensibles à l'iode, se désagrègent au contact de l'adde plus concentré, puis on les voit se teindre aussitôt en beau bleu indigo au milieu des lacis filamenteux de couleur jaune orangée, qui enveloppoient tous les grains de fecule« etc. Les mémoires de Mr. Payen contiennent des suppositions qui ne sont point admissibles, et la plupart des auteurs persistent é dire qu'ils n'ont point vu de moississures dans les cellules; cependant aucun n'a répété les procédés de Mr. Payen O9 et sans ceUr on n'est pas auUMrisé â rejeter entièrement ses observations. Mr. Bhrenberg CL c. p. 85) dit de ces observations: uLe procédé d'un savant Parisien, où les cellnles malades des tubercules ne se désagrègent pas par la cuisson comme les saines , et où l'addition de l'adde suUuriqua â ces cellules malades* faisoit apparaître beanoeop de filamens de moississures, m'a présenté les mtees phénomènes; cependant je ne crois pas que ce sont des filamens de moississures , mais plutôt des coagdations dentritiques du suc des cellules.^ Les portions indurées acqdèrent la dureté du bois très

*]| Je n'en avolf pM oonaakienoe i temt opporlan.

dur et ne se ramoDissenl pins ptr la cnissoB« Ce (pii est certain é'eil: qne les parois des cellules sont épaissies , colorées en jaone, et inégales A leur fiace interne, probaUement par le dépôt d'une substance quelconque que la chimie devroit reconnaître.

II faut séparer de ces ronnations mycoidées intérieures des ceUnles^ desquelles partail les auteurs et sur lesquelles nous derons laisser indécise la question, la conmdération des moississures extérieures qui se forment. D'abord il ne pent pas être question des moisis^ sures qui se forment, lorsque les tubercules coumencent à entrer en ponrrilBre, car dans cet état elles se forment toujours. Mr. Ma r tins dit que sons Tépidenne, sur les taches malades, entre les cellules et dans les ceUnles, qui contiennent le Protomyces, se forment de petits points blancs qui sous le microscope se présentent conune un myeelinm, quelquefois ils restent dans cet état, deviennent très nombreux et donnent aux tiAercuIes Tapparence coanM s'ils étoient couverts de craie, la substance est dure comme du liège, et eDe est fonnée par un feutre dense de filamens de champignon; mais très souvent s'en élèvent des filamens sporulif^es qui charactérisent un hypfaomycèle du genre Furiaporium Fr., que Mr. Martîus nomme Fusisporium soiani, qui porté sur des tubercules sains les infecte et s'y développe 0- ^ 0 ^ègne une grande dissention entre les observateurs sur la valeur et la signification du développemost de ces Fusisporia : Les uns les regardent, avec Mr. Martins, eonme un phénomène tout-â'-fiiit essentiel de la maladie, et qui sert surtout à sa propagalîoo; les autres n'y voieift qn*un phénomène tout accidentel, parceqne la formation de ces êtres arrive généralement sur des substances organiques en décompositiim; si c'est toqours la même espèce cela ne change rien, car nous avons des champignons qui se développent seulement sur une substance en décomposition, p. e. sur une plante, sur la fiente du chîeo, ou sur les excréroens de rhomme seulement etc. : De Pautre côté Tandogie d^autres mdadies des plantes, expliquées par Mr. Unger paroitroit parler pour les vues de Mr. Mar* tins. Mr. Ehrenberg même, les vues duquel sont en opporilion avec celles de Mr. Martîus, conseille cependant d'éloigner scMgneusement les tubercules malades de la planta* tation. La question n'est pas si facile A décida., et l'on fera bien de suivre Texemple des commissions des corps savans, encore dans les derniers tems (p. e. de la Commission de l'Académie de France composée de Tbg. Boussingault, Gaudiehaud et Payen, et de la Commission de l'AssemUée des Natnralistea Allemands en 1845), qui avec nue sage retenue n'ont pas osé la décider. L'an 1845 j'ai reçu un très giund nombre de tiÉOTfulnr du sol sablonneux et sec des alentours de Marbourg, les taches desquels n'offinrcÉl pas ue vestige ni de myœthim, ni de Fusisporium CC&ugrène des tubercnks Ehrenb.), AimI aip* leux et humide de l'Oharihal je n'ai vu presque pas un tubercule sans meisiaauns (Fi tnre sèche Mart.).

>) Si Ton trouve seolement le myoeliam, on n'a qa*A mettre les tubercnles dans l'eaa, et mieiu encore dans l'air hnmide, et après une heure d^à 1m aianmiis des Pnaiapmia s'^toH.

Les réfalUits de Tnaalyse dnnqiie dilèreHl eoasidéraUeineiil, cepeAdant il y a quelqteê rétuUals constese et importau»

Les parties malades sent plus abondantes an matière asotée que les parties sem* bkMes des tissus non envidus d'un même lubercole, ou de tubercules sains récoltés sur le même sol (Rapport de l'Ac. Contptes rendus XXII, p. 239. — Petzold p. 33)«

L'albumine est modifié dès le oonmencemeni de la maladie (Chatin: Comptes rendus XXII, p. 217. — Von der Mark: Arnsberg. landwirtseh. mittheiL 1845. p. 74). Selon Ifar. Liebig lUbunuto est changé en caséine.

L'extraclifest modifié et se trouve en beaucoup plus grande quantité. Quelques auteurs le regardeal comme formant entièrement les Protomyces, p. e« Mr. Chatin dit: nL'extractif incolore et dissous dans les âios des tubercules sains se colore chez les tissus malades é mesure qu'ils se laissent pénétrer par Pair; l'eztractif altéré ou bruni se fixe sur les parois des cellules de la pomme de terre comme les diverses matières colorantes se fixent sur le coton ; tous les tubercules malades sont colorés par Pexlractif , principe de la coloration des fruits et des feuilles mortes etc.; Pextractif est donc la seule cause générale de la coloratimi brune.* Mais le mot extractif est une expression bien vague qui n'a pas de sens fixe, et ne peut rien expliquer.

A peu près tons les auteurs conviennent que la maladie n'afitete pas essentieUemenI la fécule; celle là se trouve sans alléretfon dans les cellules pendant toute la première période, et même plus tard encore.

Quelques auteura disent diminuée la quantité d'eau (Martius p. 25. Chatin I. c), d'aulres l'ont trouvé augmentée; cela dépend probablement du sol, de l'humiditc etc. et n'est pas très essenlieL

Ifar. Petzold (1. c. p. 37) a trouvé que dans les tubercules malades la quantité des cendres, ainâ des principe anorganiqnes est considérablement augmenté.

Mr« Gaudichaud (Comptas rendus XXII, p. 271) trouve la quantité décris* taux d'exalate de chaux aussi grande dans les tubercules, sains que dans les malades.

Mr. Petzold (L c. p. 40. 47) regarde comme un résultat très important que les tubercules malades coniwoient UN^onn plus de magnésie et d'acide phosphorique, mais moins d'alkalis, d'acide sidftiriqim et. d'acide muriatique^ que les tuborcules sains?

{(eus ne connaissons pas encore la quantité de soknm que contiennent les tubercules sains» la quantité trouvée dans les tubercules. malades, par Ife von der Mark paraitroit grande, savoir 3 grains. en 10 livres.

La Covce de germer ei de former des pouases est très grande dans les tubercules BMiades jusqu'd l'état de pourriture* C'est une observaibu générale.

Sur les cannes de la maladie règne une grande dissention entre les auteurs.

D'abord ayott Seulement en vue la maladie dans Tannée 1645, on a voulu e^qiitiquer non déveletpeaient par les influences atmosphériques de cette année. Mr.Ehren-

berg veat que des lésions par des insectes aient disposé les IniMrcales A la maladie, «pu s'étoit développé dans les mois d'Août et de Juillet â la snite de rhvmidité et da froid, de la même manière que les fruits pourrissent sous les mêmes Influences; il ajoute que ce n'est pas une maladie interne, parcequ'elle ne commence pas dans llntérienr du tubercule, à la surface (I. c. p. 88). Mr. Bhrenberg cependant sait trop bien que ce qu'on l'intérieur chez les animaux, est bien plutôt l'extérieur chez les plantes, et l'endroit où elle commence repond en vérité â ce qu'on nomme Pintérieur chez les animaux, savoir la* couche sousépidermique. — Mr. Chatin dit que les tubercules n'ont pas mûri en 1845 (ce qui est contraire à l'expérience), que les fanes ont été étiolé (ce que personne n'aura observé) et que les tubercules étoient amenés â un état de pléthore aqueuse par l'abaissement de la température moyenne, par les pluies, et par l'état brumeux et humide de ^atmosphère, et cette pléthore (que personne n'aura reconnue I) a amené une variété de la décompositioD spontanée distinguée par la simultanéité et l'état ammoniacal et de la coagulation de l'albumine. — Beaucoup d'observateurs accusent la grande sécheresse suivie par les pluies, p. e. Mr. von der Mark, Mr. Nohl (Arnsb. mitth. p. 115) qui pense que les tubercules étoient étouffés dans le sol dur et desséché jusqu'au 15 Juillet, et rendu encore plus imperméable par les fortes pluies qui survinrent des ce jour. Cette opinion étoit aussi géntelement répandue dans mon pays, parmi les agriculteurs et parmi les autorités publics de la campagne. (Quant â moi je n'ai jamais pu me convaincre que le sol des champs, surtout le sol très sablonneux de notre province, seroit devenu trop humide. Du reste chez nous les champs humides n'ont guère plus souffert que les champs très secs.) — La première remarque que l'on doit toujours opposer â ces explications, sera toujours celle que la même maladie qui en 1845 dévasta universellement les tubercules, a été aussi dévastante dans les années 1837 — 45 en certaines localités, et le charactère météorologique de ces années étoit très divers, en général la sécheresse étoit prédominante; aussi Mr« Marti^us a-t-il déjà déclaré en 1842 qu'en comparant les observations on ne pouvoit pas supposer que les influences atmosphériques seules auroient causé la maladie (p. 36). On peut ajouter que plusieurs observateurs, p. e. Mr. Hagen, ont trouvé des tubercules qui avoient végètes dans les caves, par conséquence soustraits aux influences atmosphériques, atteints de la maladie (Arnsb. mitth. p. 88). La même observation a été faite par Mr. Yiguier dans la France (Compt. rend, de l'AcXXII, p. 345). Mr. Sonore trouva que des ponunes de terre plantés A la fin du mois de Jnfllet, qui ainsi n'avoient pas soufferts de la sécheresse et de la vicissitude de la température, étoient attaqués de la maladie (Arnsberg. mitth. p. 81). Des faits bien graves qui militent contre l'opinion généralemmit prévalante des influences atmosphériques, ont été publié par Mr. Gasparin i Lyon, les voflâ: «Nous faisais «dans le Midi deux récoltes de pommes de terre la même année. La première plantée en iiMars, se récolte en Juin; la seconde plantée en Juillet, après la récoke du blé, se réi»eolte en Octobre: or la première de ces récoltes a été absolument préservée dn fléau qui

«a atteint la seconde. Nous poavons donc comparer l'on A Tautre, l'état météorologiqae de 9ces deux périodes de quatre mois, et nous demander ensuite si nous trouvons, dans les ^différences qu'il nous présent, des motifs d'attribuer le mal aux causes de température et ^d'humidité qu'on vouloit lui assigner. Le tableau suivant présente les données au moyen «desquelles on pourra comparer entre elles ces deux périodes, et les comparer aussi i l'état

«moyen du clinratO D&n^ l'ensemble de ces deux tableaux nous trouvons d'abord:

9I) que la température a été inférieure A celle d'une année moyenne, soit qu'on la consi-

ffdère sous le rapport de la température moyenne, de celle des minima, de la température

«solaire, et enfin de celle de l'intérieur de la terre à 1 métré de profondeur; 2) que le

«nombre de pluies et la quantité de pluie tombée ont été supérieurs i la moyenne gêné-

«raie; 3) que Tévaporation a été moindre; 4) que le ciel a été un peu plus nébuleux;

«5) que les vents du nord ont été â peu près aussi fréquents. Cependant une des récoltes

«a été préservée et l'autre a été attaquée. Et quelle est la récolte qui a été attaquée?

«c'est celle qui présente les plus hautes températures, dont le nombre de pluies et la quan-

«tité de pluie tombée ne s'éloignent pas plus de l'état moyen que l'autre, dont l'évaporation

«a été relativement plus active; en un mot une période qui s'éloigne peu de l'état moyen

«sous lequel les récoltes ne souffrent pas. Pendant la première récolte qui a été saine, la

«température moyenne a été de 13^,5; pendant la seconde, qui a été frappée, de 19^. La

«première recevoit 31 %7 de chaleur solaire â 2 heures, la seconde 40^,1; la température

«de la terre étoit, pendant la première, de 10% et pendant la seconde de 17%. Il a tombé

947 pluies pendant la durée de la végétation de la première récolte, et 38 pendant celle

«de la seconde; et, si la lame d'eau de pluie a été de 100 HM. de plus dans la seconde,

«comme cette chute d'eau a succédée â la sécheresse de l'été, elle n'a jamais imbibée la

«terre de manière de faire obstacle au labour, trois ou quatre jours après la pluie, tandis

«qu'en 1844, année où les pommes de terre n'ont pas souffert, beaucoup de terres du

«Midi n'ont pu être ensemencées, â cause de Tétat fangeux où la continuité des pluies avoit

«mis le soi* Nous devons donc conclure, de cet examen, qu'aucun des phénomènes météo-

«rologiques que l'on observe habituellement n'a été la cause du mal, que, dès lors, on est

«obligé de s'abandonner â des conjectures qui sont dénuées de tout moyen de vérification

«pour l'attribuer a des modifications de l'atmosphère; enfin qu'ici, comme pour le choléra

«asiatique, la météorologie est impuissante à révéler cette causer CComptes rendus de

l'Ac. d. Se. XXI, p. 1340). De même la Commission de l'Académie (Payen, Bons-

aingault, Gaudichaud) rapporte: «Les variétés hâtives qui sont parvenues â maturité

dans chacune des localités avant l'époque de l'invasion du mal, ont été recollées

et se sont la plupart, conservées dans les magasins bien disposés. « Mr. Boussingault

a publié un tableau comparatif des observations météorologiques faites i Grignon, en 1844

*) Pour ménager r«0pace Je dois omettre cet tableaux méléoroiogiqnes.

-Hasek en 1845 y da&s les mou de Mai, Juin, Juillet, Août et Septembre, qvi ^ore qoe les différenees entre les deux années éteiefnt petites dans le nord de la France, et qu'dlee n'expliquent pas le développement de la maladie (Comptes rendus XXII, p. 251). — Enin j'ai déjà mentionné plus haut, que l'expansion de la maladie a été favorisé par les influences atmosphériques , et je crois que la forme de la maladie étoit souvent dépendante de la constitution météorologique; mais les raisons indiquées me suffisent, pour prouver que son développement étoit dû à une cause spéciale, indépendante des influences atmosphé*

riques 0*

Beaucoup d'auteurs ont cherché la cause de la maladie dans l'état des tubercules

plantés O, savoir:

0 L'finpretiion de cette feuflle se fait au eommencement du mois d'AoAt 1846! CeUe année fournit aMei de preuves que la maladie n'est pas produite par les influences atmosphériques supposées. Pendant tout Tété nous avons enduré une chaleur tropique, sans pluies et sans orages, les champs des pommes de terre offrent un triste aspect, il y a fort peu de tubercules; il y en a beaucoup qui sont attaqués de la gangrène sèche du parenchyme (plus haut p. 52f. q), qui probablement est la suite de la sècherease. Mais les premiers tuberooles hâtifs que je reços, au mois de Juillet, étoîent tons attaqués de la teigne (plus haut p. 526. u.), sur tout le champ il n'y avoit presque pas un seul tubercule sain. Dans la suite j'ai trouvé qu'à peu près la moitié des champs de pommes de terre hativcs est atteinte ou de la teigne ou de l'autre maladie de 1845! La plupart des propriétaires de ces champs étant des gens peu aisés et usant souvent de mauvais engrais, on peut encore espérer que le mal ne sera pas aussi étendu snr les champs des grands propriétaires et sur les tubercules tardifs. (En recevant la dernière épreuve, dans le mois de Septembre je peux ajouter: 1) les variétés tardives ne souffrent pas tout-à-fait autant qu'en 1845 et 2) il y a une notable, cl probablement heureuse, différence, en ce que la maladie en 1846 est très superficielle, purement exanthématique , dans Técorce, le plus souvent sans gangrène du parenchyme.)

*) En recevant l'épreuve de cette feuille j'ai aussi reçu de l'Angleterre : Robert Arthur the potaio problem solved. Edinb. 1845. — G. Phillips the potato disease. Lond. 1845. — Un traité anonyme dans: The Dublin Quarte ri y Journ. I. (1846), p. 211- — Le premier de ces auteurs déclare (mais avec beaucoup de suppositions erronées, comme aussi le second), que toutes nos pommes de terre sont infectées et qu'il n'y a pas d'autre remède que de faire venir des tubercules de leur patrie, de l'Amérique. Probablement ils seroient infectés aussi bien que ceux de l'Europe! Le dernier anienr anonyme (le pins expert et le plus instruit à ce qu'il me paroit) résume son opinion dans ces mots : nThe cause of this brown ^déposition evidently acts from witbout, for the appearance which betrays it always présents itself prinmarely at the surface. It bas been stated by several observers, that ihc disease first occurs at the junction f»of Iho pedicle with the tuber: we bave parlicularly studied this point, and feel satisfied that the diaeasc nnay eonnence indiscriminately at any portion of the surfhce: The moet asual saperficial appearance ts nthat of an excavation or ulcer, coated internally with a brownish grumous matter; but we hâve satîsSed nourselves that, previously to its assuming this uicerated appearance, it exists nnder the form of a blister, nprodnced by the séparation of the cuticle from the bark, by a brownish granular maUer interposed. nWo hâve found similar appoarances on ihe surface of snperterranean stem. We even «think that the disease can be traced to an earlier stage, in which it exists nnder the appearasee of a •yellowish or black dot, immediately beneath the cuticle, and ail observers agrée, that the first tking thai nattracted attention to the potato crop this season, was the occurrence of black spots upon the leavcp. «How taking ail thèse drcumstances into considération, we confess we do not see how the indnelioa can fibn avoidedy that the diaeaae haa ba«n predaoed by • fnag «a« a«c.

DaM une dépravation svccesaive des toberciiles; cnlâvés dans un sol et aona m climat bien différent de lenr patrie originaire Cv. Martius p. 51. Lobe p. 107. 117 otcO- An moins le conseil de les propager par la semence, a été donné en nûn^ car ces tubercules ont été aussi attaqué par la maladie. — Peut -être doit on rappeler ici la loi générale de raltemation périodique nécessaire de la végétation naturelle et artificielle développée plus haut? Dans ce cas la période de la culture des pommes de terre auroit été bien courte, et sans doute Tattention et la diligence de Fhomme la pourra prolonger considérablement.

On a défendu l'opinion que la plantation fréquente de tubercules immaturs avoit donné occasion au premier développement de la maladie. L'opinion est dénuée de preuves; cependant c'est fort probable que dè^ fautes nombreuses commises dans la culture des tubercules entrent pour une bonne part dans les causes de la maladie.

D'autres au contraire ont prétendu que la cause étoit a chercher dans la plantation de tubercules trop maturs, et qui avoient été laissé trop long tems dans la terre; on a prétendu que ces tubercules contenolent plus de principes azotés (Martiusp. 43).

On a accusé la plantation de tubercules verts, dans laquelle on a aussi cherché la cause de la firisole du siècle passé.

On a cru que c'étoient surtout certaines variétés de tubercules qui avoient souffertes d'abord. Au moins dans ma contrée cette observation n'a pas été constatée, des tubercules de toutes les variétés ont été attaqué indistinctement.

Bon nombre d'auteurs ont cherché la cause de la maladie dans la manière de cultiver les tubercules.

On a dit qu'elle étoit la suite d-une culture trop souvent répétée des tubercules sur le même champ, et de la non-altemation des cultures. C'est sans doute une faute bien grave qui a été commise bien souvent; cependant il n'y a pas de preuves qu'elle ait été la cause de la maladie.

Tantôt on a accusé la plantation trop précoce, tantôt la trop tardive.

On a voulu trouver la cause du développement dans la plantation de coupures de (ubercuies, au lieu de tubercules entiers. C'est toujours une mode de propagation qui expose les tubercules à beaucoup de chances, et qui est à blâmer.

On a accusé l'exposition des coupures A Pair atmosphérique, et surtout A l'influence de la rosée ou de Thumidité de l'air. Sans doute ces observations sont difficiles a constater, cependant je ne pourrois pas trouver absurde Tassertion.

On a accusé la mauvaise conservation des tubercules A planter, pendant l'hiver.

Très souvent on a accusé l'influence du sol. On a vu que la maladie a commencé on 1829 sur le sol basaltique du Westenvald, et aussi plus tard on a souvent accusé le sol basaltique. Fréquemment on a observé que les tubercules ont plus souffert dans le sol argileux, aussi dans la France CChatin 1. c). Quelques auteurs accusent surtout

le sol ferrugineux CI^^l^^ P* 87 etc.) 0* On a dit que la maladie pnalnleuie ae In»voit de préférence dans le sol calcaire (Waila. Marlius p. 33). Mr. Petzold «pu trouve la cause principale de la maladie dans le sol, dit qu'dle se dérelo^e dans un sol qui contient trop de magnésie et d'adde phosphorique, trop peu d'alcalis, d'acide sulphurique et muriatique. Dans notre pays la maladie a régné indistinctement dans tous les acris, seulement on pourroit peut- être concéder qu'elle avoit été un peu plus générale et plus sévère dans le sol argileux et basaltique.

L'influence des fumures est, sans aucun doute, très grande en favorisant l'expansion , et le développement de certaines formes de la maladie ; il n'est pas improbable que dans le concours des influences qui ont donné occasion au premier développement de la maladie, l'engrais figure en premier lieu: Pour la bonne et saine végétation la pomme de terre demande un engrais végétal, riche en carbone, il faut l'addition de l'engrais animal pour rendre les tubercules plus nombreux et plus grands, ce qui arrive cependant toujours aux frais de leur goût, et ils se conservent toujours plus difficilement; mais un engrais animal trop azoté, trop frais et trop acre, comme les excrémens d'homme, de cochons, des balayures leur donne un très mauvais goût, et a été la cause la plus fréquente du développement de la forme pustuleuse, laquelle j'ai observé seulement sous ces conditions.

La question si la maladie est contagieuse? est le sujet de beaucoup de controverses entre les auteurs. On a fait des expériences sans nombre, j'en ai devant moi un nombre assex grand communiqué dans les rapports officiels de la province, je les ai répété moi-même; mais quiconque connoit les débats des cootagionistes et des anlicontagionistes â l'égard de plusieurs maladies de l'homme et des animaux, sait fort bien que malgré toutes les expériences la décision reste fort difficile I II ne serviroit â rien si je voulois entamer ici une question, qui est rendue encore plus difficile par la diversité des opinions sur b nature des maladies des plantes, qui peut-être offrent de l'analogie avec la notre, et sur la mycetogenèse; j'avoue seulement que mes observations me forcent de me ranger du côté de ceux qui croient que la maladie est contagieuse. La contagion a déjà été reconnue par Hr. Martius (1. c. p. 53. 59 et Ber. d. Mainz. Vers. p. 320); un observateur qui s'est occupé de la maladie dés son commencement, en est persuadé CWirtgen Mainz. Vers, p. 361), de même Mr. Payen (1. c. p. 587) et beaucoup d'autres. Mr. Petzold trouve indécisives les expériences (p. 84); Mr. Eh r en b erg concède seulement une infection, de la même manière qu'une pomme pourrie infecte les autres.

Je ne fais pas mention de l'hypothèse que des animaux étoient la cause de la maladie ; car U n'y a pas de doute que les infusoires et une foule d'animaux parasites arrivent

") Dm obsenratioiii BonTeUes lendent à pronrer !• coomire. Ann. d. Undw. îa d, prensf. Su VII, a. p. 350.

A la suite de la maladie; d'autres animaiix qui attaqaent les labercales les peuvent disposer A la maladie par les lésions mécaniques qo'ils produisent.

Enfin je suis persuadé que Ton ne peut pas expliquer la maladie par une simple gangrène sèche ou une pourriture humide des tubercules, états qui en sont seulement les suites. Je crois que l'on doit reconnaître que la maladie consiste dans une nouvelle formation, dans la formation des Protomyces dans les sucs de Pécorce, qui se propage dans l'intérieur et amène la gangrène ou la pourriture 0- Ce qui regarde la nature de cette nouvelle formation, du Protomyces, c'est une question générale, dont la décision il faut attendre des recherches des botanistes. Quant A la génération des Fusisporia elle n'est pas nécessaire, car elle manque souvent; mais son rapport A la génération du Protomyces est aussi une question générale de la mycetogenèse, pas encore décidée. — Je crois que la maladie est contagieuse, et je pense que surtout sa propagation, dès l'année 1S29, dans le Nassau, le Bas -Rhin, le Palatinat etc. fournit des preuves de cette assertion. — Je crois que la maladie doit son origine A un concours d'influences, et que son extension générale est due A une disposition générale des tubercules, amenée par des fautes dans la culture. La culture répétée de la pomme de terre sur les mêmes champs, a fait que la plante n'y trouva plus les matériaux nécessaires A sa végétation régulière; une fumure trop abondante et mal choisie a fait donner A la plante un produit beaucoup plus abondant, mais aux frais de sa composition normale; enfin la négligence dans la conservation des tubercules a fini A les disposer A cette maladie. — La pomme de terre, étant devenu un moyen indispensable de la vie du peuple, a pris une place trop considérable dans nos cultures, ayant passé dans les mains du fabriquant. Une des mesures les plus puissantes pour garantir nos champs contre le fléau de cette maladie, sèroit probablement la défense de fabriquer la fécule et l'eau de vie des pommes de terre; mesure violente qui en général ne peut pas être approuvé par l'économie publique, et qui n'est pas possible, sans graves incovéniences, par un seul état allemand, mais bien par tous ensemble; mais qui seroit encore justifié par la mauvaise, et même délétère qualité de ces produits de la fabrication.

Quant A l'influence de cette maladie sur la santé de l'homme et des animaux, heureusement les observations dans tous les pays sont d'accord que les animaux les ont mangé, et par expériment même des hommes, sans aucune suite fAcheuse, on en a nourri des animaux pendant des semaines sans qu'ils en ont souffert. Outre les observations contenues dans les feuilles périodiques en grand nombre, j'ai devant moi nombre de rapports de notre province qui attestent le même fait Au surplus personne ne mangera pas les parties malades des tttbOTcules, et les animaux y touchent non plus s'ils ne sont pas forcé par la

0 En éerivanl ces ligiMs je reçofe le naméro deMws de Zeitschr. d. Ges. d. Aerite la Wiea» •a Mr. Eadlieher (p. LVllI) profefse, je croif , one opioion pereUlOi

faiin. On aurott pa soupçoimer que la netritioo continuée arec les tnberciilea attaqués pon« voit avoir une influence fâcheuse sur la santé des hommes: j'ai été très attentif A l!état de la santé des pauvres, pendant tout Phiver, mais je n*ai remarqué rien d'extraordinaire qn^un état très cachectique des pauvres au commencement du printems, et qui fais<fit succondber beaucoup d'enfans à des maladies fortuites et annuelles, probablement cet état étoit seulement dû à la disette plus grande qu'en d'autres années; un seul symptôme m'a frappéi, c'étoit un picotement et chatouillement dans les pieds et dans les mains, duquel se plaignoient beaucoup d'enfans qui souffroient de fièvres gastriques et vermineuses; cependant il étoit trop vague pour pouvoir en tirer quelque conclusion. Aussi sur les animaux je n'ai remarqué aucune altération de la santé, qui auroit pu être une suite de l'usage des tubercules malades 0*

w) La rouille des tubercules. Je ne connois pas cette maladie qui est vaguement indiquée par Mrs. Putsche, Hampe etc.; peut-être ce n'est que la maladie précédente dans laquelle les taches sont quelquefois rouges, surtout au commencement de la ferme pustuleuse (c'est p. e. la forme décrite par Mr. Wallroth v. Lobe p. SI).

x) Les dartres (die flechte) des tubercules. Mr. Lorum (Mainz. versamml. p. 353) dit de cette maladie: ^^On a découvert cette maladie l'année 1841, dans le cercle de Saaleisenberg; elle consiste dans une plante parasitique, qui entoure avec ses filamens rouges le tubercule et doit y puiser sa nourriture. Sur les tubercules frais elle se présente sous l'aspect de ramifications rouges de sang, sur les tubercules secs on la voit A peine; elle ne fait pas de tort aux tubercules; je Tai déjà vu, il y a douze ans.<^ J'ai vu cette maladie aussi, il y a long-tems, non seulement sur les pommes de terre, mais aussi sur les tubercules des Dahlia (qui dans ce cas se sont toujours gâté pendant l'hiver), mais les filamens étoient quelquefois blancs, quelquefois roses, et quelquefois rouges de sang; ils ressemblent aux rhizoctones, mais ils n'ont pas de renflemens ou tubercules; sur les Dahlia je les ai seulement vu blancs. La maladie étoit seulement sporadique.

y) Des sclerotium (Periola tomentosa Pries. Syst. II, p. 267) se développent

') Pendanl rimpression de ces feuilles je reçois la Dublin Hospital Gazette 1846. Feb. , où Mr. 0 'Sri en décrit une nouvelle forme de gastro- entérite, arec urticaire bien forte et douleurs dans les muscles des bras, qu'il croit produite par Tusage de pommes de terre malades. Mr. O'Brien rapporte 5 cas et dit qu'il en a vu à peu près encore une vingtaine; la forme est en vérité singulière. A cette occasion je trouve que j'ai eu à traiter aussi plus do cas d'urticaire gastrique qu'à l'ordinaire dans cette saison; mais il faudroit posséder les observations d*un plus grand nombre de médecins pour pouvoir décider. — Encore un autre médecin de Dublin, Mr. Banks rapporte une observation, où toute une fanilla fut empoisonnée après avoir mangé des pommes de terre malades: The Dublin Quarterly Journal New Séries. I. (1846) p. 267. Mais les symptômes sont les mêmes que ceux observés il y a longfems, et avant la maladie dei tubercules, dans des cas isolés d'empolsonnemens par les pommes de terre, ft desquels j'ai fait mention plus haut p. 515 et 516.

sur les tnherouies Cseolement dans les caves?). On en peut craindre nne action délétère sur les animanx.

Les exemples mentionnés suffiront pour prourer quelle influence exercent les cultures, et les changemens qui surviennent dans les cultures avec le tems, sur la santé des animaux et de Phomme. Je pourrois continuer de traiter de l'influence des cultures du lin, du chanvre, du tabac, de l'indigo, du coton, de la canne â sucre, même des changemens arrivé par Pintroduction des cultures du colza, des lurnips, des betteraves etc.; mais certainement ces recherches seroient trop longues pour cet endroit Cependant une telle hisUnre de la santé reste â faire, et elle est une des bases de Thistoire des maladies ')•

Une chronologie des maladies des végétaux et des phénomènes remarquables arrivés dans la vie des végétaux, que j'ai composé en lisant, pourra peut-être servir de base â d'autres qui voudroient la compléter, et ne sera pas sans intérêt pour l'histoire des épidémies, je la laisse suivre Oes citations sans nom se rapportent aux deux volumes de notre ouvrage).

580. p. C. Les arbres fleurirent une seconde fois en automne, dans les Gaules. Grégoire

de Tours.

587. p. C. Après la vendange les vignes portoient des fruits une seconde fois dans les

Gaules. Signacula frequens. Grégoire.

589. Les arbres fleurirent une seconde fois. Grégoire. 591. p. CXL. Probablement Ergotisme dans les Gaules, d'après la constitution de l'année,

et d'après les maladies régnantes des hommes et des animaux. 857. p. CXLIU. Probablement Ergotisme dans les Gaules. (922). (944. 945). (992—996). (999. 1000). Ergotisme gangreneux dans les Gaules,

ainsi maladies des céréales. Les parenthèses dénotent que les observations se trouvent

déjà consignées dans les historiens de Tergotisme. (1039). 1041. p.CXLVII. (1042). 1048. p. CXLVIIF. (1085). Ibidem. (1089). (1090). (1092).

(1094). (1096. Fée p. 2. Dietz p. 65. Courhaut p. 24). (1098 Rouille. 1099). p. CL.

Ergotisme.

1103? (1109). (1110). (1115). (1125). p. CLL 1127—28. p. CXF. 1129 et probablement

jusqu'en 1131. p. CLII. (1141). (1151). (1180. v. aussi VîUalba Epidem. Esp. l. p. 48).

(1189). (1196). Ergotisme.

0 Ces recherches sont très épineuies, comme le pronre le noorel oavrage de Mr. F us ter sur les ehangemeni vnirés dans le climat de Fraoce. Cet oayrage très raéritable on beaucoup d'éfards contient cependant des assertions mal fondées en bon nombre , p. e. les dattiers n'ont jamais pu être cnlUvè aree avantage dans la France; si Mr. F. avoit lo l'histoire de la culture des cannes à sucre dans la SicUe el dans TEspagne^ il se seroit bien aperçu des raisons, indépendantes du dimat, qui ont fait abandonner cette enltnre etc.

12..p. CLV. 1213 — 15. p. av. 1230 ViUalba I, p. 57. (1336). YillallMi I, p. 62. IKsetles et Ergoiisme gangreneux el conyvlsif en Espagne et dana la France.

1342. La cuHwre du Riz étoU déjà générale dam l'Espagne, p. 490.

(1347). C1373). Ergotisme.

1440. Introduction de la culture des Mûriers dans la France.

1456. p. CUaiI. Rubigo? nouvelle maladie dea céréales dans T Allemagne. (An moins pas la Rouille, mais peut-être la carie? conf. plus bas Tannée 1736 et Tannée 1540.

1483—1486. Maladies des cérédes; si dit scorbut ou Ergotisme (gangreneux ou scorbutique) en Allemagne. J'ai déjà déclaré en plusieurs endroits que le si dit scorbut épidémique de la moyenne Allemagne n'étoit que l'ErgoUsme; comme il a été méconnu par les auteurs, Thistoire de TErgotisme en Allemagne reste entièrement A refaire.

1500 — 1525. Le Mais y rapporté de l'Amérique par Columbus, doit avoir été répandu bientôt dans PEurope. Déjà en 1525 il fut cultivé dans la contrée d'Oviedo. Bock, Ruel, Lonicerus, Tabernaemontanus, Valerius Cordus le connaissoient bien, sans connaître sa patrie. Les mots de Dodoens prouvent qu'en 1565 il étoit déjà très connu, il dit que les auteurs sont en erreur en supposant qu'il étoit venu de l'Orient, qu'il croit en Amérique d'où il a été apporté dans l'Europe; il connoit déjà plusieurs variétés que Ton cultiva dans la France, dans la Belgique et dans l'Allemagne. Il ajoute: s^Caeterum in nutriendo frumentum istud Turcicum, triticeis omnibus, ipsoqne non solum secali, sed et hordeo longe est inferius. Panis ex eo apparatus mediocriter quidem candidus est, absque furfuribus concinnatus; sed durus ac siccus, velnti biscoctus, nihilque lentoris habens. Concoctu eas ob causas dilBcilis, corporique nullum aut exiguum alimentum praebens, tarde descendens, alvum constringens , veluti ex milio aut panico factus.u Histor. frument. p. 81. cf. plus haut p. 494.

1500—1503. Fréquente apparition des signa cula. p. CLXIV.

1510. Les oliviers gelèrent en beaucoup de contrées de l'Italie.

(1530). Ergotisme gangreneux dans la France.

1538. Si dit scorbut ou Ergotisme dans l'Allemagne.

1540 — 1544. Champier (mort en 1560) et Van Helmont ÇmorX 1544) disent que la carie du blé est une maladie nouvelle dans la France^ de leur tems. Beckman Landw. 6te ausg. p. 189. H. Bock (mort 1554) en parle comme d'une maladie généralement connue. C^es mots de Mr. Beckman sont é rectifier d'après ces dates.)

Entre iS30 et 1&55 la culture du Riz est devenue générale dans l'Italie. p. 490.

1556. Ergotisme dans les Pays-Bas et dans l'Allemagne décrit, comme dans les années suivantes, sous le nom de scorbut. Je ne nie pas entièrement la constitution scori>utique épidémique du Ib^éme et 16ièm6 siècle défendue par Mr. Hecker et d'autres (Langheinrich scorbuti ratio historica. Berol. 1839), mais surtout dans l'Allemagne moyenne

00 ne peut pas méconnattre Padion du seigle ergoté, el des symptômes de Tergotisme gangreneux (plus haut p. CLXVII et p. 485). Pour prouver qu'un des plus grands médecins de ce tems avoil reconnu Taction de Tergot du seigle dans la production du si dit scorbut de FAilemagne et des Pays-Bas j'ai cité les mots de Rembert. Dodoens (Rembert. Dodonaei Medic. Observ. exempl. rar. C!olon. 1581, cap. XXXIII, p. 81): Le même auteur se prononce encore bien pins positivement dans son histoire des plantes alimentaires, en pariant du seigle (le secale de Plinius, je pense avec raison, contre l'avis de Mr. Unk) il dit: «Alimentum autem corpori solidum ac firmum praestat, neo mali sucd, si ex bono frumeato coctus fuerit, ex maio autem frumento et corrupto paratus, pravos et cormptos succos ingenerat, et diutumiores morbos procréât, veluti morbum Germanis scorbuk aut scoorbuyk dicturo.« Histor. frument. Antverp. 1569. p. 53. Aussi B. Ronns reconnut l'action du seigle ergoté dans cette épidémie, de même Beverwyk qui nomme la maladie malum a corrupto secali. J. Weyer la décrit de la Westfalie soua le nom de loopende Varen (De varenis, morbo endemico Westphalorum. Francof. 1611. 80* L'abus du mot scorbut est déjà signalé par le grand Mead qui, en traitant du soivbut dit: le scorbut des auteurs n'est pas une maladie, mais bien une collection de plusieurs maladies très différentes (Monita et Praecepta>

1562. Ergotisme très fréquent en Allemagne, sous le nom du scorbut. B. Ronss.

1581. Ergotisme dans la basse Allemagne très meurtrier. B. Ronss.

1587. Ergot. Ergotisme convulsif dans la Silésie. p. CLXIX.

1591. A ce qu'il paroit miélat (robigo) général dans l'Allemagne qui détruisit les fourrages et les céréales. Epizooties générales, p. CLXIX. 1591—1592. Ergotisme convulsif des hommes dans la Silésie.

1596. Ergot dans une très grande partie de l'Allemagne. Ergotisme convulsif général. Programme de la faculté de Marbourg 1597; qui indiqua l'ergot du seigle comme cause de la maladie.

1597. Ergot général dans l'Allemagne. 1598. Ergotisme convulsif, epizooties. p. CLXIX. Les mots cités do Ampsing sont les suivans: »Refert Diomedes Comarius cum anqo 1598 et 1599 per universara fere Germaniam quaedam boum pestis immaniter grassaretur*... medici responderunt duas potissimum occurrere causas, unam remotiorem nempe astrok>gicam , alteram propiorem, quam ille appellat physicam, quasi prier non esset vel maxime physica. Astrologicam quidem allegarunt hanc quod 1597 in tauro visus est cometa, tum etiam conjunctiones multae in signis ruminantibus. Deinde et hanc alteram addiderunt rationem physicam, quod diutuma praecessit nebulosa constitotio et humiditates terrae ob inundationes inductae, unde pascua infecta essent ex ejusmodi humiditatibus , alque aer contagiosus redditus.^'

1600. Les oliviers gelèrent dans l'Italie. Horst dit qnll a traité Tergotisme convulsif

dans la Haute Uesse.

A ce qiifon dit c'est dans le cours du iTi^ste sièeh que la cuUure du Mais est devenue générale dans f Espagne.

Les pommes de terre furent probablement introduites dans l'Espagne dasis la seconde moitié du 16(ème siècle; avant 1687 on les avoit cultivé en Italie; entre i586 et 1590 elles ont été cultivé en Angleterre; en 1690 elles étaient déjà communes dans la Bourgogne et dans F Allemagne ^ mais seulement dans les jardins! p. 505.

1630. Ergot dans la France. Dietz p. 66. Ergotisme gangreneux.

Cette année arriva un phénomëne après le tremblement de terre en Pem^ qne j'ai regardé comme fabuleux jusqu'à ce que nombre de pareils, consignés dans ce tableau, sont venus à ma connaissance, je laisse parler Mr. Tscbndl: «L'effet que les tremblemens de terre exercent quelquefois sur la productivité du sol est très remarquable. Des observations multiples ont prouvé qu'après des tremblemens forts des champs très productifs appauvrissoient de telle manière qu'ils ne portoient plus aucune plante pendant une série d'années. Dans plusieurs Quebradas de la province de Truxillo, qui se distinguoient jusqu'alors par la grande fertilité en blés, le sol resta entièrement stérile pendant plusieurs décennies après le tremblement de terre de 1630, le sol refusa de porter aucune plante C^eîjoo Relacion de la provinda de Truxillo del Peru. Madrid 1763). Les céréales sont surtout sensibles, il y a des cas où des champs de Hais qui fleurissoient, séchoient en peu de jours, après des faibles secousses qui eurent lieu.* Reiseskizzen. I, p. 251. V. plus bas 1687 et 1727.

1637. Epidémies A Messine en Sicile, et à Malaga en Espagne, par des blés importés et gâtés. Schnurrer II, p. 180.

1641. Dans PAmértque du Nord épidémies causées par les blés de cette année.

1648. Ergot dans l'Allemagne. Dietz p. 60.

1650. Ergot dans la France. Dietz p. 66.

1654. Maladie des blés dans la Suisse. Schnurrer H, p. 316.

1661. WiUis croit observer un ergotisme dans l'Angleterre.

1663— 1665. p. CLXXII. Miel a t et rouille dans rAlIemagne. On dit que la rouille désastreuse dans l'Amérique boréale avoit commencé en 1664?

1669. p. CLXXIIL Rouille dans la Suisse. 1670. Ergotisme gangreneux dans la France. Dietz p. 66.-

1672. Ergotisme convulsif dans la Westfalie.

1674. 1675. Ergot en plusieurs contrées de l'Allemagne et de la France. Ergotisme convulsif et gangreneux. Dietz p. 60. 66. Couriiaut p. 23* Peut*élre mssi en Angleterre.

1687. UUoa rapporte qu'avant le tremblement de terre de cette année on cultiva A fim» beaucoup de firoment qui rapporta très Irien; après ce tremblement le sol reftasa absohiment d'en porter, mais le riz que Pon mit A sa place réussit fort bien.

1688. Intradudiim de la etUture du riz dans Pjénérifue du Nord. p. 490.

1689—1695. Maladies des végétaïuc Crooille, charbon, ergol» moisissures etc.) très fréquentes dans ritalie, la France, l'Allemagne et PAngleterre. p. CLXXIX. p. 470. Forster disorders of heajth p. 162. Beaucoup de maladies des hommes et des animaux Dans ces années Tergotisme convulsif et gangreneux dans l'Allemagne et dans la France. Dietz p. 60. 66. Hecker p. 322. 1691 etc. aussi maladies des blés dans l'Amérique dtt Nord (rouille). (Dans ces années les plamtes y étoient extrêmes, cependant encore plus tard on s'en plaignolt chaque année, p. e. encore 1783 (Schôpf Reisen I, p. 53), mais encore aujourd'hui les blés souffrent beaucoup de la carie dans les provinces maritimes de TAmérique boréale.)

1699. p. CLXXXIIL et Hellwig sendschreiben wegen des mutterkoms. Langensalz 1699. Miélat et Ergot extrômemenl fréquent dans l'Allamagne.

1700. Commencement de la culture générale des pommes de terre en Angleterre.

D'après les recherches de Mrs* Zanon, Fâcher îs, Marzari et Sette les pre* miers vestiges de la culture du Maïs dans différentes contrées de r Italie se rencontrent dans les années 1690, i€82, 1666; mais c'est seulement après Ï700 que cette culture figure parmi les produits iigricoles , et seulement après 1770 elle est devenue générale.

1701. Maladies des végétaux fréquentes dans l'Allemagne p. CLXXXIV. — 1702 Ergotisme convulsif dans l'Alleiflagne. Wibmer V, p. 133.

1709. 1710. Ergotisme en beaucoup de contrées de l'Allemagne (aussi gangreneux) el

de la France. Dietz p. 60. 66. Courbaut p. 23. 36. Aussi dans le MUanais? Ginannî

mal. d. grano.

1715. Tous les cacaoyers périrent dans l'ile de Hayti. Placide Justin histoire de Hayti.

p. 105. (Les premiers y avoient été piaulé en 1665.) 1715. 1716. 1717. Ergotisme dans ta Suède, l'Allemagne, la Bohème, la Suisse, la

France. Dietz p. 60. 67. Courhaut p. 23. Wibmer p. 133. 1719. p. CCVL Les fourrages malades dans la Hongrie. Ergot fréquent dans l'Allemagne (HaUer). 1722. Ergot dans la Russie (Schober) et dans la Prusse. Dietz p. 61.

1725. La rouille plus fréquente en Angleterre qu'on ne l'avoit jamais observe. TuU horseshoeing husbandry p. 74.

1726. Aussi cette année le miélat eX la rouille fréquens en Etu'ope. p. CCVIII. Epizooties fréquentes.

1727. »A ta suite d\in tremblement de terre qui eut lieu cette année, les cacaoyers dans la Martinique commencèrent a éprouver une mortalité qui depuis lors a continué d'année en année. Bu 1769 on comptoit encore 1,184 hectares plantés en Cacao, en 1835 il n'y en avoit plus que 492.a Notices stat. sur les Colonies franc. I, p. 97. La cuUure du cacao a commencé é la Martinique en 1660. — Un autre auteur dit:

«après ce tremblement de terre le sol refusott absolument â cette prodaction ... la désolation étoit générale parmi les habitans» etc. Renonard Statist d. I. Mart II, p. 175. 182.

1730. L'albigo fréquent dans la Suisse. Epizootie. p. CCX. Ergot (et disette) dans la France. Courbant p. 34. Fuster p. 45.

1735. Première description du Mal de la Rosa, mais qui n'étoit pas nouveau, p. 500.

1736. Ergot dans la Silésie et dans la Bobëme. Dietz p. 61.

Ginanni assure que Ton a vu pour la première fois la carie du froment dans la Lombardie en 1730, i Cesena en 1738.

1740. Disette des grains dans l'Europe. Très grande mortalité, p. CCXXIII. Corrigan Lond. a. Edinb. Mag. 1846. 1. p. 226. Melier Mém. de TAcad. de Méd. vol. X, p. 195.

1741. Ergot dans T Allemagne. Ergotisme convulsif et exanthématique scorbutique C^omme dans le 16ième siècle). Dietz p. 62.

1745—1747. Ergot dans la Suède. Dietz p. 63. Rouille dans rAllemagne. Numan p. 43. Beaucoup d'épizooties p. CCXXIV. seq.

1748 — 1753. Maladies des végétaux très répandues dans toute l'Europe. Bpizooties. Ergotisme. p. CCXXVIII. Dietz p. 67. Courbant p. 25. Wibmer p. 136. Oecon. Abh. I, p. 278.

1750. Commencement de la cuiiure générale des pommes de terre dans F Ecosse, p. 6(07. Miélat et ergot dans l'Allemagne. Pbys. œcon. abhandl. I, p. 278.

1754. 1755. Ergot dans la Suède. Dietz p. 63.

1757. Commencement de la grande épiphytozie et mortalité des mûriers en Italie, décrite par Re, Alberli CSalo 1773), Bettoni (Venezia 1788), Castallet (Torino 1795) etc.

1760. Commencement? de la maladie des pommes de terre, dite tbe curl, la frisole, der krâussel, dans TAngleterre. Walker Hébrides. I, p. 256.

Première description du cbarbon du Maïs par Tillet, Aymen etc. Imhof p. 12.

1761r Rouille dans la France; épizooties. Desmars p. CCXXXVL Charbon. Imhof.

1763 — 1769. Ergot dans la Suède, en Angleterre. Beaucoup de Maladies des végétaux dans la France, p. CCXLI.

1764. Ergot dans la Suisse. Guggenbûhler p. 28. Dans la France, probablement aussi maladies des grains (carie?) à Naples. Sarcone.

1765. Première apparition de la frisole des pommes de terre dans TEcosse. Walker I, p. 267.

1766. Miélat, rouille dans plusieurs pays. p. CCXLV. 1766 et 1767 maladies des céréales, des mûriers etc. dans la France, p. CCXLYI. et dans lltalie CNerucci). 1767. Maladies des céréales en Angleterre, épidémies et épizooties des chevaux. Forater p. 168.

1769—1772. Ergot et mite» maladies des céréales en beaucoup de contrées, p. CCXLVIll. seq. Disette générale en Europe. Heclcer p. 141. — 1769 aussi dans les Indes orientales et en Egypte* Maladies du riz. Schnurrer II , p. 349. Aussi dans la Lombardie.

1770. jÉprés cette année désastreuse de 1769 — i770 la culiare des pommes de terre générale dans P Allemagne, p. 607,

1770 est Tannée la plus renommée de ce siècle par Timmence quantité d'ergot, et la fréquence de l'ergotisme, surtout en Allemagne ^ mais aussi en Suède, Danemark et dans la Russie. Gaiama p. 22. Dietz p. 63, où Pou trouve nommé le grand nombre d*auteurs qui ont écrit sur cette épidémie. Jos. Frank Prax. med. II. I. 2. p. 271.

1769 — 1776, et surtout 1775. Commencement de la Pellagre en Italie, p. 500. (On peut bien supposer que dans ces années les maladies du Mais en Italie étoienl aussi fréquentes, que les maladies des autres céréales dans l'Europe.)

1770 — 1784. L'épiphytozie de la frisole des pommes de terre en Angleterre A son aome.

1772 — 1774. Commencement de la frisole des pommes de terre en Allemagne p. 522. Cette épipbytozie y fut à son acme entre 1776 — 1785. Ackermann p. 369. En 1777 on dit surtout qu'elles causoient des maladies des hommes et des animaux. Krunitz enc. XXXV, p. 290«

1776. Première apparition de la maladie destructive de i'indigoéla Martinique. Kastner Arcfa. f. Meteor. I, p. 411.

1780. La rouille des céréales fréquente.

1782 — 1795. Grande mortalité des Pms en plusieurs contrées de l'Allemagne, par la teigiie des pins. Wlegman p. 80.

1783. Pendant que l'on se plaignoit dans PAIIemagne et dans la Hollande de l'influence délétère des brouillards volcaniques de cette année sur la végétation CFinke, Brugmans. p. CCLXII), aussi dans l'Amérique du Nord (Forster p. 172), on trouva bienfaisante leur influence dans l'Italie: 6. Lapi délia caligine del anno 1783. Firenze 1783 0- -* Charbon du Mais fréquent en Allemagne. Imhof p. 11. — Frisole des pommes de terre générale en Allemagne.

1784. Famine dans la Mexique. Humboldt I, p. 336.

1785. Céréales mauvaises en Allemagne. Baldinger Magaz. VIII, p. 20. Ergotisme dans la Suède et dans le Toscana. Moscati: Weîgel Ital. Bibl. III. 2. p. 41.

1785—1787. Ergot très fréquent dans la Russie, surtout A Kiow, Stefanowitch-Doncow : Jos. Frank Prax. med. II. I. 2. I. p. 271. L'ergotisme très fréquent et anciennement connu dans la Russie se montre sous la forme gangreneuse et convulsive.

') Cenx de TAUenagiie et de l'Amérique «rrivoieiit d'bUnde, ceux de Tltalie de U Calabrie.

1789. Ergfotisme é Turin. Weigel I. c p. 41.

1790. L'albigo des trèfles très fréquent dans ^Allemagne, cause de maladies charbonneuses dans la Silésie. p. 467. p. CCLXIX. Dans 111e de Madeira les cannes à sucre succomboient par une épiphytozie d'aibigo. History of Madeira. Lond. 1821. — C'est peut-être vers cette année qu*a commencé une maladie contagieuse et destructive des Oliviers dans les Alpes maritimes qui s'est répandu et dure encore, mais Tes auteurs ne sont pas d'accord si c'est une épiphytozie ou épizoozie dès le commencement. Foderé voyage d. 1. A. m. II, p. 97. Risso etc.

1793. Diaprés Mr. Ronchî Ergotisme dans la Province de Capitanata dans le R. de Napies. Renzi CSavîsmo. p. 61. (Mais malgré la ressemblance des symptômes oniiepeiil pas croire à l'ergot, on y cultive le froment et l'orge surtout, et Von parle seulement de mauvais grains et moisis, par la manière de les conserver, Manicone Fisica Apula. II, p. 152 — 164.)

1795. Ergotisme dans la maison des orphelins â Milan. Moscati: Weigel L c. p. 28L Aussi P. Franck déclara que c'étoit Pergotisme convulsif; cependant on n'a pas- observé d'ergot qui probablement n'exista pas. Mr. Roussel (p. XXYII) trouve que la maladie ressemble à la Pellagre , je ne le trouve pas.

1797. Rouille dans l'Angleterre. Ranks: Voîgts n. Mag. X, p. 380.

^4 la fin du 18^*^'^ siècle la culture du Maïs est considérable dans U Midi de la France y mais c'est mrtaut dans le IS^me siècle q^k'eile s'est répanêiL Roussel Pellagre p. 355.

Dans le 19iinie siècle l'ergotisme devient bien plus rare; mais peat-èlre il n'y a pas eu d'année dans laquelle il n^auroit existé dans Pune on Panlre contrée de la Russie, de la Finniande ou de la Suède. •

1800. Albigo du froment en Angleterre. Banks 1. c. p. 380.

1801. Frisole des pommes de terre dans la Prusse fréquente, p. 523.

1802. Après des chaleurs prématurées dans les miits du 14 au 19 Mai gelèrent les ponsses des arbres des forêts, et les feuilles entré en putréfaction répandirent une psantenr insupportable. Wildungen Taschenbuch 1803. p. 117. Çi^ eomaranique ce fait ea opposition de celui raconté pour 1837, parcequ'il pourroit avoir des suites semblaUesO

1803. Rouille fréquente dans New South Wales. Banks 1. c. p. 381.

1804. Rouille extrêmement fréquente dans les blés et les trèfles, surtout dans PAngle« terre (Arth. Young Landwirtsch. Zeil. 1816. Nr. 12. — Banks on tke blight, the mildew and the rust. L. 1805. Voigis n. Magas. X. 4. p. 371), mais aussi dans les autres pays de l'Europe, p. e* dans la France (Gohier sur les pailles rooîUés. Lyon 1804), en Sicile (P. Balsamo sopra la ruggine ed il catl. rie. dei grani nel 1804 in Sidlia. Palermo 1804). — Epizooties par les pailles rouillées. Ergotisme en beaucoup de provinces de la Russie. Jos. Frank 1. c; aassi dans la Suède.

- Ml -

1805. Ergol fréqveni dans la Prusse. Ergotisme oonvubif. Knape. Lorinser.

1806. Les épiphyles 1res fréqnens selon Mr. Hoppe.

1809 — 1810. Ergotisme dans les départ, de laCorrèze, Saène et Loire, et Ailier. Courhaut »In the summer of 1810, almost ail the plane trees ^ distinguished by ihe rough bark Plaianns occideatalis became dîseased in the neighbourhood of London, and for many miles aroond; very few of wUch, in coroparison with the ivhole number decayed, recoTered so far as to throw forth buds the ensuing spring; while the smoolhrined plane trees Platanus orientatis, and sycomore trees, Acer pseudoplatanus, remained healthy. The same faci was notieed aiso in distant parts of the country, in Ireland, in ScoUand, and even in countries still more remote from our own. The seaspn was not either remarkably hot nor very particularly dry; but there were aU those circum* stances denoting an unusual slale of the atmospherical electricity.a Forster disorders of health p. 13.

1811. Des arbres et des vignes fleurissent de nouveau en automne, et des blés portent fruits une seconde fois. — Epiphytes très fréquentes selon Mr. Hoppe. — Dans la SUésie Talbigo très fréquent sur les herbes Ait accusé d'être la cause de maladies charbonneuses. Kausch Mém. I, p. 202.

1812 — 1814. Dans ces trois années l'ergot étoit très fréquent dans les départemens de Sa Ane et Loire, de l'Allier, de l'Isère. Janson (Mélanges p. 379). Gourhaut* Ergotisme gangreneux et convulsif. — La Pellagre très répandue dans l'Italie.

1816. 1817. Dans ces années de disette et de famine toute la végétation étoit malade, au moins sur toute l'hémisphère boréale (la Russie peut-être exceptée). Dans l'Allemagne les pommes de terre étoient malsaines (Krûgelstein). Les blés éioient couverts de charbon et de rouille dans toute l'Europe; l'ergot étoit fréquent, ergotisme dans l'Allemagne (Lorinser), dans la Stîrie (SchôUer), dans la Bourgogne et dans la Lor« raine (Courbant, Raige-Delorme). Dans Titane le riz et le mais malades, c'étoit l'année la plus malheureuse pour l'expansion de la Pellagre, le nombre des pellagreux de cette année se faisoit encore remarquer en 1626, comme je Pal observé moi-même. La disette étoit la même dans le Nord de l'Afrique, la maladie enpkytosique de la dourra en Sennaar étoit peut -être aussi très répandue (Brocchi). Dans les Indes orientales la même disette, et la maladie enphytozique du riz étoit tellement répandue que des médecins anglais l'accnsoleat d'être la cause du choléra» (p. 492).

1818. La végétation souffrit encore dans plusieurs pays. Le charbon des blés etc. étoit fréquent dans l'Allemagne, peut-être que la fréquence des malafies charbonneuses du bétail et même du gibier étoit b sdte de ces mabdies des végétaux, p. C6XCV. Blsner Mdgiinsche Ann. VIII, p. 109. Kausch Mém. L o. p. 301. Ergotisme dans b Silésie.

1818—1820. Commencement de b Pellagre dans la France, p. 501.

1819. Ergotisme dans la Russie (Jos. Franck) et dans la France {Coorhaat).

1820* Mortalité des oliviers dans la France C^asparin). Ergotisme dans la France, Saône et Loire (Courhaut).

1823 — 1826. Grandes sécheresses et disettes dans T Afrique orientale (Rappel, BroccbO; de même dans les Indes orientales, où le riz étoit plus malade qu'a rordinaire. La même chaleur et sécheresse dans la Russie en 1826. — 1826 — 1829 maladie épidémique dans la Péninsule transgangétique, dite Burning of the feet, espèce d'ergotisme, probablement causée par le riz malade (Heusinger Janus I, p. 257).

1827? Rouille des végétaux dans l'Italie supérieure (Menis I, p. 304}.

1828 — 29. Acrodynic dans la France, probablement causée par quelque maladie des céréales. (Peut -être la carie?)

1829 ---30. En 1829 la végétation malade dans une grande extension. Mortalité des oliviers dans la France (Gasparin). Dans le Nassau, dans les Pays-Bas etc. les épiphytes des arbres et des fourrages étoient fréquens, le miélat, Talbigo, la rouille régnoient et causoient des épizooties, surtout des maladies charbonneuses (Numan préface). Disette des grains en beaucoup de contrées. La pellagre iiréquente en Italie, p. 501.

Commencement de la maladie des pommes de terre dans le Nassau, p. 527. La même maladie fréquente dans la Grande Bretagne. Aitkin. Cette maladie gagne en extension dans les années suivantes, p. 528.

1830 — 1833. Fréquente apparition des algues colorantes dans des lacs où ellescausoient la mort des poissons. En général fréquente observation d'épiphytes. (Voir ces années dans la Pièce justif. 111.) L'ergotisme des hommes et des animaux fut observé dans le Brandebourg, le Magdebourg, la Saxe royale et Prusienne, au Rhin (Sanitâtsb. v. Brandenburg, Sanitâtsb. v. Sachsen. Henke Zeitschr. XXVI, p. 225. Wagner: Hnfelanda Journ. 1831 et 1832. Buchner Report. XLV, p. 454). Dans la Russie on observa en 1831 une énorme quantité de moisissures épiphytiqnes (Haupt. p. IO83. La coincidence de ces phénomènes avec Tapparition du choiera reste toiijours remarquable. — 1833 en Août beaucoup de champignons dans TAngleterre. Whîstle* craft Climate of England. p. 120.

1834. Les maladies charbonneuses fréquentes, comme en beaucoup d^autres contrées dans le Magdebourg, où Ton chercha leur cause dans Talbigo et dans d'autres maladies des végétaux, p. CCCXCU. La carie du froment fréquente en quelques contrées de la France. Duvivier de St. Hubert p. 20.

La maladie véroleuse des vignes commence A Potsdam. — La teigne des pins fréquente sur le Harz en 1834 et 1835. Wiegman p. 68.

1835. Dans la Prusse, où aussi les maladies charbonneuses étoient fréquentes, la fréquence de Tergotisme des brebis fut extraordinaire, p. (XCXCVL

i637. La maladie des ponmes de lerre déjà répandue dans tonte l'Allenngne.

Dans nne contrée près de Païenne, où Ton n'ayoit jamais obsenré des fièvres périodiques, en Octobre i837 se développa une épidémie de fièvres intermittentes. L'été avoit été extrêmement chaud et sec, dans le mois d^Octobre gfrands vents avec des averses qui faiaoient tomber inlempestivement toutes les feuilles des arbres, la chaleur intense qui suivit de nouveau causa la putréfaction de ces feuilles et le développement du malaria, p. 444.

1838. En plusieurs contrées de rAIIcmagne le miélat étoit fréquent, et il causa des diarrhées aux animaux. PohI Arch. 1838 et 1839. Andreae mauls. p. 38. — Dans le Magdebourg on observa un exanthème aux pieds blancs des chevaux qui fit tomber les crins; ces animaux avoient marché sur des pâturages couvert dISuphorbia Cyparissias et E. helioscopia, Fobservateur est de Tavis que c'est le pollen de ces plantes qui a causé la maladie (p. CCCCXCI), mais c*étoient plutôt, peut-être, les uredo et les aecidium qui couvrent ordinairement ces plantes, que Pou devoit accuser?

184D. Miélat et albigo fréquens en beaucoup de contrées; à Berlin la Botrytis épiphylla fréquente, p. CCCCXXVIII.

1841. Gangrène de k peau blanche des chevaux épizootique dans la Prusse, occasionné par Tusage de plantes couvertes de miélat et d' albigo. p. CCCCXLVIL La même maladie par la même cause dans la Pomeranie en 1841 ou 1842? p. CCCCXLDL et en 1842 à Anclam. p. CCCCLIL

Ergotisme dans la Finnlande, aussi les années suivantes.

1842. Dans TAmérique du Nord une maladie épizootique bien délétère des pieds des vaches, que l'on croit produite par l'ergot de la Poa pratensis, plante très fréquente des pâturages de ces pays. p. CCCCLXIX. (k fréquence de celte plante dans les pâturages est déjà remarqué dans les voyages de Kalm. J'ai déjà rappelé l'attention des agriculteurs sur Tergot des graminées sauvages, p. 482).

Dans la Haute Hesse développement d'une énorme quantité de champignons, en même tems que k maladie aphthongukire du bétail et le muguet des enfans se développa, p. DX. CMais je répète que je ne crois pas du tout A la nature épiphytique du muguet 1)

En général les épiphytes, et surtout l'uredo leguminosarum, étoient très répandues sur les fourrages dans l'été 1842, et les maladies charbonneuses du bétail très fréquentes dans l'été et dans l'hiver 1842 — 43, p. e. dans la Haute Hesse, la Saxe (Gerlach: Hagaz. f. thierh. XI ^ p. 129. 136. 138. 153. 266. 391 etc.) etc.

La Pellagre n'existe plus dans son premier foyer, les Alpes de Belluno, depuis que les pommes de terre forment la base de k nourriture des habitans, au Ueu du Mais. p. 504.

très nombreux ces quadrupèdes devenus sauvages, ils délmisirent tovtes les jeunes pousses, les vieux arbres niouroieni et toraboient, le jeune sous -bois étant détruit il s*en suivit qu'après Tannée 1724 ces districts étoient des déserts arides et stériles, comme Tesl encore le district de Sandy Bay qui en 1709 étoit encore couvert d*arbres ; mais plus tard des gra-> minées ont poussé et â présent ces districts sont de très bons pâturages.

Par cent liens diiTérens la présence d'une espèce d'animaux peut devenir cause dm maladies pour les autres.

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