‹ Recherches de pathologie comparéeChapitre 19 sur 35 · Des migrations résalières des aniinau · texte numérisé non relu

Des migrations résalières des aniinau

Les premiers exemples données dans le chapitre précédant regardoient vratmeni seulement des propagations des espèces d'animaux sur une plus grande surface de la terre; les derniers au contraire peuvent déjà être regardé comme des migrations, mais des migrationn irrégulières desquelles sera encore question dans le chapitre suivant, cependant leur cause est probablement la même que celle qui produit les migrations régulières.

Les animaux par rapport a la terre sont tellement distribués qu'il y en a entre eux qui ont des stations fixes, ils vivent toujours ou dans l'eau ou dans l'air, ou sens tene, sur les hautes montagnes ou dans les basses vallées; il y en a d'autres qui changent de stations, qui passent une partie de la vie, p. e. dans l'eau, Pautre sur la terre ou dans l'air ; il y en a qui changent périodiquement et passent une partie de Pannée dans l'eau, l'antre sur la terre, ou une partie sur les montagnes, l'autre dans les vallées etc.

Toutes les espèces d'animaux ont aussi leurs habitations assignées sur la terre, ou certains districts géographiques plus ou moins limités, sous les influences desquels iln

peavenl seulement exister. Les habitations sont ou fixes y les animaux y restent toujours et ne les quittent jamais, ce qui arrive aussi bien quand Thabitation est très limitée que lorsque elle est très étendue sur le globe — ou elles sont alternantes; les habitations alternantes sont nécessairement plus étendues, l'animal passe seulement une période de Tannée dans une partie Choréale, australe, orientale, occidentale etc.) de son habitation, et séjourne pendant le reste de f année dans une autre partie de son habitation assignée du globe 0; ranimai doit donc faire, dans ce dernier cas, des voyages, des migrations périodiques d'une partie de son habitation dans Tautre.

Nous n'avons pas besoin de parler au long des phénomènes de ces migrations, cela a été fait par beaucoup d'auteurs, et dans ces derniers tems avec beaucoup de sagacité^ p. e. par Messieurs Jenner, Kirby, Burdach etc. Seulement les causes de ces migra-* tiens ont une grande importance pour nous, parcequ'elles servent à expliquer des phénomènes desquels sera question dans les chapitres suivans.

D*abord il faut remarquer que l^s animaux quelquefois sont pressés par des mfluences on des besoins présens pour entreprendre leurs migrations; mais le plus souvent ils entreprennent leurs migrations sans que des influences présentes les y forcent^ p. e. des oiseaux ne trouveroient plus de nourriture dans notre hiver, mais ils s'en vont à un tems où la nourriture est encore très abondante; beaucoup d'oiseaux ne pourroienl pas endurer nos hivers rigoureux, mais ils s'en vont lorsqu'il fait encore très chaud etc. et souvent ils vont chercher des influences qui n'existent pas encore dans le pays pour lequel Qs se mettent en marche etc. Cest ainsi un instinct de prévoyance qui les guide et les pousse, et ce pressentiment est encore prouvé par les modifications qui arrivent souvent dans les migrations. La cause finale des migrations est toujours, comme Jenner l'exprime bien: Increase and multiply! — Ce» migrations sont toujours très périlleux â cause des influences atmosphériques et du grand nombre d'ennemis que les animaux rencontrent, une immense foule succombe; elles servent donc à restreindre leur nombre et é rétablir l'équilibre de la nature.

La première cause des migrations est donc l'instinct de nutrition: p. e. les oiseaux frugivores ou herbivores quittent nos pays pour se rapprocher de Téquateur parcequ'ils devroient mourir de faim pendant notre hiver, les insectivores parcequ'ils ne trouveroient phis d'insectes chez nous, très souvent leur retour peut s'effectuer par le même instinct, car plusieurs d'entre eux ne trouveroient plus de quoi vivre sur les sables brftlés de l'Afrique ; des oiseaux carnivores nous quittent pendant l'été parcequ'ils trouvent une plus abondante

■) Les ornitbolofittes Mxeptmt Tbabitation de* oiseaux dans les pays où ils nichent; cela a déjA des inconvenances pour quelques oiseaux; mais cette maxime ne ponrroit s'appliquer sans graves inconvenances aux aulres classes d*animaui. La patrie de l'animal est partout où il passe nAoessairement une partie de sa vfe.

nourrilure dans les régions polaires. Selon Molina lesPailtaens choraeiis et jagfiiibBa qaKIent en immenses nombres pendant Thiver les Andes da Chili et du Pérou poar faire dos migr** tions dans les plaines fertiles de l'Amérique orientale, ils retournent vers le Ouest lorsqn*38 trouvent de la nourriture sur les montagnes, pendant l'été. — Les buflUos dans l'Amérique du Nord migrent pendant Tété jusqu'au 60^ vers le pôle, et pendant l'hiver ils se rapprochent de l'équateur jusqu'au SSième degré. — Les Musk Ox et les Rennes migrent entre les côtes polaires et le 6Vy pour trouver de la nourriture, selon Mr. Richardson, et dans la Sibérie les mêmes migrations ont lieu. — Dans l'Afrique australe et orientale ces migrations périodiques pendant les saisons sèches et pluvieuses sont encore plus générales.

Une seconde cause des migrations est l'instinct de la conservation de l'espèce: Les animaux cherchent des contrées convenables pour le développement, la nutrition, et la sûreté de leurs petits: Des exemples frappans oflBrent les crabes migrateurs, les tortues, bon nombre de poissons des genres Acipenser, Gadus, Salnio, Clupea etc. des oiseaux, et des mammifères.

Sans doute les causes des migrations sont quelquefois à chercher dans la fuite ou la recherche de différentes influences, de l'électricité, de la lumière, de la chaleur, de llinmidité etc. P. e. Mn Campbell croit que les Quaggas dans l'Afrique australe ckerchenl un climat plus chaud quand ils arrivent pendant l'hiver en troupeaux nombreux dans le pays des Bosjesman. Plusieurs Antilopes nous offrent le même phénomène.

D'autres fois les causes des migrations se trouvent dans la fuite devant des gtt«*«Mf^ p. e. Franklin est de l'avis que les buffalos et les rennes doivent quitter les forêts et chercher les plaines et les cdtes & causes des mouches innombrables qui les tourmratettt CReise an die kûsten des Polarmeers. I , p. 182), en Sibérie et en Lapponie on fait la même observation. Mr. Pôppig pense que c'est la même cause . qui fait émîgrer les singes dans les Andes de ^Amérique.

Nous ne possédons pas encore des observations concluantes, si les animaux fatenl les miasmes et les contagia de certaines localités.

Page 1