De l'actioD des idimiivc réauneu
Les patbologistes se sont donné beaucoup de peine pour parvenir A une définition exacte du poison 0 — vainement, le sens du mot restera relatif. La chose devient plus dilTicile encore si l'on a en vue les animaux, car il y a des substances qui sont des poisons pour quelques espèces d*animaux, et elles ne les sont pas pour d*autres.
Cela vaut aussi des poisons qui sont sécrétés par les animaux, ou des venins. Des venins sont des sécrétions de différens animaux dont la substance portée dans Porganisme de différens autres animaux, et en petite dose, est habituellement capable d'altérer la santé ou de détruire la vie, sans agir mécaniquement et sans se reproduire. Encore faut^il concéder que dans l'état présent de la science il est hasardé de dire qu'ils n'agissent pas mécaniquement, et nous verrons qu'il y a quelques virus qui ne se reproduisent pas toujours!
Beaucoup d'animaux C^^calephes, mollusques, insectes) sécrètent dans la peau un suc acre et vénéneux, mais les venins les plus puissans sont sécrétés dans des organes spé* eiaux, accompagnés d*une arme propre à l'inoculation. Ces organes sont quelquefois situés dans le voisinage de Tanus; mais le plus souvent dans le voisinage de la bouche, et dans ce cas ils se trouvent dans une telle relation aux organes salivaires, que l'on peut dire qu'ils prennent leur place.
Nous connaissons assez bien l'anatomie des organes sécréteurs du venin; mais quant à ses propriétés physiques et chimiques nous n'en savons rien, car les observations de Fontana, Redi etc. sur le venin de la vipère ne sont guère de quelque valeur à présent. Beaucoup d'animaux venimeux, surtout des serpens répandent une odeur fort désagréable ^3, Le venin séché de la vipère s'est conservé efBcace plus de deux années, celui du serpent à sonnettes même quinze années '), et du venin d'un tel serpent conservé dans l'alcool a
0 Stirk Pathologie I, p. 599. — Devargie Médecine lègiU. III, p. 7.
') On dil mèoM que cette odeur puante peut faire mal à l'hoaiMe: Kalm Schw. Abh. XV, p« 54.
') Auflfi celui des Ni^a de l'Inde: nThe spécimen in my possession has tlie appearance of «mail fragmeoU of gnm-arabic. It had been kept for fineen years when I tricd ils eCTecU on a strong rabbît. A grain and a haïr dissoWed in ten drops of water, having been introduced between Uie akin and muscles of Uie back, the animal in eight minutes became very fceble and aterse to atir, io Umt il reaiained aiiU
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enooire orné la mmt En Mia il coi!f|eBl dono ater foalqaef ikm qui ae eonsenroil'ausÉi Irda long «-tenus.
Cea venins ont ancore cela «de oopnanai aVac betfncoip de viras qa'iia n'agissent pas quand ils* soni avalés el portés dans Pestomac; un expérimentateur a avalé le venin de 7 glandes vénimeusas de la vipère, un AmérieaAk k^elni de deaz glandes vénimeaaes da serpent é sonnettas sans que des symptAnes d'intoxieation sont survenus.
Je trouve consigné nn autre fait fort remarquable cpn se reproduit aussi dans Tadion des vims: Hr. Sigaud (Maladies éa Brésil p. i20> rapportéi: «Le Cbnunandeur Joao An*» tonio de MIranda, président de la proviaoe de Maranhàm, a envoyé^ en 1841^ A la société d^agriculture et d'industrie de Rio -de -Janeiro, un bocal d'insectes, lesquels, comme une pluie de santerelies» avoient couvert le paya pendant Tété de la même aiinée. En secouant les ailes , ces insectes jetoieat une pendre de couleur obscure qui produiioit immédiatement des ampoules sar la peau quelle touchait* Ce qu'il y a de singulier^ dans ce rapport, c'est que les personnes qui ant une fois éprouvé ce contact en sont exemptes à l'avenir lorsque oeS insectes par nuées envahissent le pays.a Je me souviens d'avoir lu une observatian pareille de l'Argus persious 0- Robert Drury (Ad* veutures) raconte la> même chose d^uae tique dans le pays des Vizembeers (ou Vazimbas des neuv. voyageurs français, les haUtans nègres primitifs du Madagascar, presque exterminés), il dit que la moraure de cette béte cause une maladie qui dure six é huit semaines, mais seulement la première fois, la maladie ne retodme jamais une seconde fois; les Va«* zimbas se gardent 'bien de détraire b béte,» parcequ'elle leura sert de défense contre les farruplions des ennemis. Je ne connois paa d'observations sur l'effet de morsures réitérées par des serpens venimeux ^).
Les venins n'agissent pas avec la même force sur toutes les espèces d'animaux ; p. e. la morsure du serpent i soanettes, formidable pour presque tous les animaux, est cependant phis dangereuse pour le cheval que pour le chien (Kalm Schw. AUl XV, p: SO). Selon Mr. Belliol les chafta ne souffrent pas beaucoup par k morsure de la vipère. Suivant Mr. Rengger (p. 2W) les serpens meurent de leur propre venin, d'autres observateurs Cp» 6.
•vmi wfceii plaeed in irksoMe poitarea: oecMlonil lijfht twitchsf of di« linbs saperrtned; at leaglk il became exlremdy torpid, and brMibed ilowly by meun» of Uie abdominal miucle» aod diaphragme ooly, and in twenly-seven minutes it died exhausted.» Chris tison on Poisons. 4i>' éd. 1845. p. 629.
*) J'ai nommé plus haut le Bouton d'Aleppe entre les maladies desquelles il est surtout vraisemblable qu'elles sont causées par un insecte. Aussi cette maladie n'attaque A l'ordinaire Thomme qu'une seule fols, en général anx parties décoEvertea^ p« e. en vleage, i« Éndigéoet le plus souvent dans Tea^nce, mais les étrangers en toul Age.
*) Kalm CSchwed. Abh. XV. 58) a une observation d'un chien qui fut mordn deux fois par un serpent A sonnettes et en guérit, et d'un autre qui fut mordu cinq fois sans mourir. Mr. Schomburgk (Reisen p. 399) rapporte le cas d'un homme morde fort daegereuaement la seconde foia par un aerpent- A- sonnette t dont la vie fai aeovée.
Mr. BÉreten) disent le eontraîrei II paroii que «[«eiqiiM espèces d'aniMnz jooiMeiit ë'me immunité: Tous les quadrupèdes craignent le serpent é sonnettes, mais le cochon les recherche, lès mange avec avidilé et en détruit un grand nombre (Carver Reisen p. 400. Schôpf Reisen p* 486« Kalm Schwed; Abh. XV, p. 68. Collaine moyens de eoaserver la santé des cochons p. 123 et beaucoup . d'auteurs) 0* ^ cochon et le hérisson mangent de même nos vipères et n'en souffrent pas CUagnePrîne. d'AgricnlL p. 715). De l'autre côlé les cochons souffrent plus par la morsure Ai scorpion et par les chenilles (CoUaine p. 147). Les brebis recherchent et mangent les Tarenloles el d'autres araignées venimeuses pour d'antres animaux (Falk Beitr. z. topogr. L d. rnss. R. III, p. 443. *- Haupt 1. e. p. 62).
Une foule d'observations prouvent que les effets de Pintoxieation diffèrent eonsidérablement selon k disposition de l'animal mordu, la disposition de l'animal venimeux Rengger Paraguay p. 288 (selon quelques-uns d'après la qualité de la nourriture de l'animal venimeux), et selon les influences extérieures. Les efets sont toqours plus dangereux dans les climats chauds, et dans des saisons très chaudes; chez nous la morsure de la vipère ne devient mortelle que lorsqu'il fait très chaud dans l'été, et la morsure du serpent â sonnettes même se guérit souvent quand il bit fnrid. Si l'animal a évacué le venin il devient souvent innocent, p. e. dans une expérience de Haupertuis un chien piqué par un scorpion mourut après 5 heures, cinq antres chiens piqués par le mémo scorpion plus tard, n'en ressentirent rien du tout. Des observations faites sur le Cobra di Capello par Breton prouvent la même chose CCafcutta Transact. II, p. 170. 175).
Si un venni assez puissant est introduit imraédîateawnt dans un vaisseau, la mort suit souvent très tôt, sans symptômes locaux; mais si le venin a été introduit seulement dans le tissu cellulaire, des symptômes locaux se présentent d'abord, comme dans l'action des virus. Ces symptômes locaux ne sont jamais seulement ceux d'une irritation mécanique (qui est en général fort légère) et d'une simple inflammation, mais bien ceux d'un agent chimique, en général ce sont des affections érysipelatenses, exanthémateuses, ou gangreneuses. Déjà les douleurs sont ordinairement beaucoup plus grandes, que celles de plaies plus grandes d'animaux non venimeux: Mr. Dugès CPhysiol. comp. III, p. 65) rappelle avec raison la différence d'une piqûre de taon et de cousin: ^^La piqûre sanglante du taon n'est potni envenimée comme l'imperceptible blessure du cousin; celle-ci laisse pendant plusieurs jours un prurit et un gonflement bien connus; les reduves, les nèpes occasionnent par leurs piqûres une douleur plus cuisante mais plus passagère, cependant j'ai vu une larve de libellule piquée à la patte par une nèpe cendrée, moins grande qu'elle, périr en une on deux minutes.» Mn Sigaud C^&l- ^ Brésil p. 120) assure que la piqûre du Picun
*) Danf mn« 6tê expérienceB de Mr. natt«I an cochon morém par loCoInbcr granineas fat malade» naU Bc rétablit t mail robicnratioa n'etl pas conclaaDic, le «erpcot ayant déjà mords Uop fooTeet
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cMUie d*atroee8 dorieus; Leg momires de plusieiirs traignées causeat de très fortoe dMleurs (Keferslein 1. c. p. 302); Les B^rsores dooldiireuses de beaucoup de fourmis sont assez couMies* Les morsures des serpens étoieiit quelquefois très douloureuses quelq[uefois il n'y avoH pas de douleur du tout — De différens exanthèmes, vésicules, bul|es ou pustules se forment souvent, p. e. après les morsures des araignées (Amoreux Not. sur les insectes de la France rép. vénén. p. 213), surtout de la Segestcia cellaria. Mais aussi après la morsure par la vipère (Orfila Toxie. II, p. 438), les piqûres du scorpion; le plus souvent se développent des érysipèles, comme après les piqûres des abeilles, des frelons, c'est une observation remarquable de Fontana que le venin de la yipère , non inoculé mais scadement appliqué sur Ja peau dénudé des lapins ou des pigeons y produit une affection érysipélateuse. (Sur les exanthèmes A la suite des empoisonnemens par les serpens v. plus bas les observations de Kalm.) — Des syroptdmes gangreneux s'observent très ordinairement, même si aucuns syraptdmes généraux ne suivent. Même les piqûres du scorpion deviennent en général noires (Amoreux), de même les morsures des araignées. Après les morsures des serpens venimeux on trouve souvent noires et gangré** neuses les petites plaies, même si Tammal n'a vécu que quelques minutes (Breton: Calcutta Trans. II, p. 175), mais souvent on trouve une gangrène très étendue, aussi si l'bomme ou l'animal guérit. — Des extravasations d'un sang décompose ont ordinairement lieu autour de la plaie, mais, surtout après la morsure du serpent- à -sonette, quelquefois dans une très grande circonférence.
Les symptômes généraux manquent souvent cbex les animaux des dusses supérîeares, si les plaies sont faites par des animaux moins venimeux, et si la disposition n'est pas très grande, p. e. après les morsures des scorpions, des araignées etc. Mais lorsqu'ils se présentent ils sont la suite de la résorption du venin, de là l'observation qu'ils éclatent très tôt si des veines ont été lésées^ plus tard si le venin n'a été introduit que dans le tissu cellulaire; il s'en suit de même que le lieu de la lésion a une grande influence, plus près du coeur qu'elle se trouve d'autant plus dangereuse elle prouve, observation déjà faite par Fontana, confirmée par les nouveaux observateurs, p. e. par Mr. Reugger G* ^- P- 29^ Schôpf. I, p. 488). De -là l'avantage des ligatures, déjé recommaodée& par Galion, Aetius, les Arabes etc., connues des peuples sauvages et mises en usage par les nouveaux médecins, ainn que des ventouses, pour empêcher la résorption.
Où ces symptômes généraux se présentent ils montrent une très grande conformité quel que soit l'aniaml qui a produit l'intoxication; dans les cas mortels de morsures par des araignées, des scorpions etc. les symptômes o&ent la plus grande ressemblance avec ceux observés dans lea morsures par des serpens. D'un côté ce sont des symptômes nerveux qui prouvent que le venin agit sur les centres nerveux;, de l^aulre côté ce sont des symptômes septiques qui prouvent que le venin agit en décomposant le sang. En vérité en comparant les observation* il m'a paru que chea quelques animaux les symptômes nerveux
prédominent, c*est p. e. le cas chez le Cobra di Capello; clies d'autres m contraire ce mtâ les symptèmes sepliques qui paraissent prédomMer, o*est ce qu'on observe chea le serpent» â- sonnette. Les obserraliens de Mr. Butler oonviennent ayec l'idée qui m'éloit venue, y dH: ffThe symptoms folio wing the bite of the Indian venomous snakes, Xhe Cobra di Capello, the Karait etc. are very difhreni from those occasioned by the Qrotahs herridns Crattelsnake^ , and Coluber carinatus of the West Indies. I bave never observed any degrée of swelling beyond the edge of the wounds themselves; and even there, the evelliog when perceptible , was very slight : 1 couid peroeive no disooloration of the gênerai surface; and the .patients sometimes complained of pain in the bitfeen limb, bot in no olher situation'i CCalcutta Transactions II, p. 230). Mais enfai je trouve «pie loqours les deux classes de symptômes existent tellement liés qu'il me paroit très difficile de prononcer quelle classe est la première, et si l'action primitive du venin porte sur le système nerveaxy comme le pense Mr. Rengger, ou sur le sang (que le venin agît- par le sang ne décide pas la question), c-est la dernière opinion que professe Mr. Or fil a qui range ce venin dans la classe des poisons septiques, et le rapproche de quelques virus, p. e. de celui de la pustule maligne et du miasme putride; Mr. Chris tison le range dans la ciaMse des poisons flores. La première opinion seroit toujours la plus probable, mais je répète que- la soIuImni de la question me paroit difficile.
Mr. Dugès (1. e. p. 71) remarque, noii sans raison, que les symptômes locaux mentionnés l'empêchoient d-assimiler l'action du venin à celle de la strychnine et des autres poisons qui n'agissent que sur les centres nerveux. Mais quelquefois ces symptômes locaux manquent et les symptômes nerveux se présentent seuls: Cek arrive déjà quelquefois par le venin des animaux inférieurs , qui le plus souvent occasionnent seulement des symptômes locaux: Mr. Keferstein (1. c. p. 238) communique le rapport d'un missionaire de Cairo qui dit que le scorpion de l'Egypte par sa piqûre cause des douleurs atroces qui durent 6 à 7 heures, quelquefois plusieurs jours, des femmes ont souvent des défaillances et des enfans meurent quelquefois; un compagnon de voyage du général Minutoli, Mr. Ricd, Hat piqué dans la Thebaide par un scorpion dans le talon du pied gauche, il sentit une douleur atroce et peu après un spasme dans le larynx qui rendit difficile la respiration et le parler, U survint un état paralytique du côté gauche qui dura long-tems après son retour dans TEurope, une faiblesse et tremblement de la main gauche. — Un médecin Américain, Comstock, rapporte que dans le Connecticut une fille de 15 ans fut mordue par une araignée noire dans le dos de la main; après quelques jours elle fut prise de convulsions da bras et de la main , qui trois jours plus tard se chanchoient en convulsions générales qni devenoient toujours plus fortes. Après huit mois l'endroit mordu devint noir, un uloère s'établit et la fille fut guérie >)• C'est possible que dans ce cas un nerf fut piqué; mais d'accidents
«) (NiBfe Zeitfclir. f. ptych. Ae. I.) New-York med. Repof. VII, p I.
pareils qui nrriveni de lenui en tems dans les • pûys eluiads , peuvesi «voir occasionné la fable de la dans& de la Tarentule. — Mr. >Brefon (Calcutta Trans. I, p. ai) rapporte un cas où un soldat sans auouils symptdoies locaux fiii pris d'insensibilité , de paralysie et de eoDTulakAis , et succomba 17 heures «p^ès avoir été mordu par: un serpent venimeux. Le même auteur rapporte une série d'expériences sur des pigeons > et des. chiens qui tons n'offrirent liucin symptôme sepiique, mais seuieinent des . symptômes d'inaensibiiité^ de pa» ralyse et des convuls|k>ns (Ibid. II, p« 17i)» méqie dans des cas où le venin, agissoil bîeii tard^ p. e. nn jeune chien Ait mordu dans la jambe, il boiloil.â. J*inatant^ Jtoais pendant aae heure 1 ne montra aucun eymptôme de mainne; ce. tems passé il ét^i'M inquiet; la raspi** ratioa difficile, peu à peu il perdit Tusage du trahi postérieur, quelques convulsions, et H exspira 4 heures 8 minutes après avoir été mordu. Mr. Butler (Ibid. p. 231) qui a ob^ serve nombre de cas, déclare: nJe reçus ordinaireiient les malades 5.â 20 nyoutee après que l'accident étoil arrivé, dans un ou deux cas les seuls symptômes étoient lenleur de la circulation, froideur de la peau, nausée et vertige; dans le plus grand nombre ces symp* lômes étoieni accompagnés d'insensibilité et de dîEBculté de la déglolition, et quelquefois de violentes convulsions des muscles du dos et de profonde syncope. — Mr. Rengger dé-* daré que tous les serpens vénhneux du Paraguay, les Crotahis, Bothrops^ Lachesis, Cophias, Elaps ete. ont la même action* Tous les animaux qu'il voyoit mourir de ces morsures, chiens, chats, singes, poules, canards, ne lui offrirent d'antres symptômes que des convulsions et des paralyses des extrémités, des organes des sens et des poumons. D'après sa description les premiers symptômes chez l'homme sont toujours ceux d'une affection pu» ralytîque et spasmodique des centres nerveux, et les symptômes de la dissolution du sang sont seulement secondaires. La méaie observation fut faite sur les chevaux, les boeufs etc. (1. e. p. 29&>. La dissection offrit toigonrs le cerveau et la moelle épinière ramollie et comme dissonie. — Les symptômes diffèrent déjà un peu, selon les descriptions, après la morsure par la vipère -fer -de -lance, par la présence de symptômes locaux dénotant plus ou moins un état septique: P. e. le cas dernièrement communiqué par Mr. Grenier de Chassagnac (Voyage aux Antilles. I, p. 551), et les autres descriptions oen* viennent avec celui-là.
J'ai déjà mentionné que selon Mr. Rengger les symptômes septiques sont seulement secondaires , ce sont les suivans : la plaie enfle , sans inflammation , et devient bleue par du sang décomposé et exsudé; peu i peu rextrénûté mordue enfle, le cercle bleu de b pbie s'étend, la langue devient noire, quelquefois on observe seulement des pétecbies éparses, mais quelquefois du sang veineux sort de la plaie, du ne2, des yeux, des oreilles, est rendu avec les selles et avec l'urine; assez souvent tout le corps s'enfle, surtout le ventre. Chez les chevaux et chez les boeub ies hémorrhagies sont moins grandes, mais l'enflufo du corps très considérable (1. c. p. 296). Dans le cas que Mr. Pôppig (Reise II, p. 2T2) a observé sur soi «même les symptômes étoient é- peu -> prés les mêmes, déjà dans
les premier» hoil heures il evoit eu me hémorrbagîe da nez, qoe Ton regarde ordiiiairement comme mortelle. D'après les descriptions la morsnre dn serpent- é-sonaette daas r Amérique da Nord est suiyîe de bien près des symptômes septiqnes et locavx.
Les observateurs font aiention de quelques ph^omènes fort remarquables chèc ceax qui ont été guéris de morsures de serpens venimeux. Mr. Pô>pptg fîit guéri de gon empoisonnement Men promptement, malgré les symplAmes formidables, il avait d'abendaates sueurs critiques après quelques heures , il pouvoil quitter lé lit après qunue jours , la phie fut guérie en huH semaines, et il dit: M ne me resta pas de saites, pas même de donleurs périodiques qui tourmentent souvent ceux qui onl été guéris par des années; 1 ne m resta qu'une sensilnlité fort incommode^ de manière que le bruit d'une feuiHe tombante aie causa des tremblemens et des frisonnemens , et déjà la vue d'un serpent mort me donna des sentimens fort désagréables.» La plupart des auteurs conviennent que celui qui a été sérieusement malade par la morsure d'un serpent venimeux, se rétablit rarement entièreaieat Mr. Rengger observe que dans les cas de guérisons la plaie au lieu d'une enflure oedématique offre une inflammation, elle s'ouvre et secrète une sanie sanguinolente, des snean généraux surviennent après trois A sept jours, quelquefois aussi des selles biUeuses et des dépôts couleur de brique dans Purine; mais il reste long-tems très faible, a l'air cachectique, souvent il perd les cheveux qui cependant, au moins en partie, renaissent: Quelquefois il ne se rétablit jamais de cet état de faiblesse, il traine une vie maladive par quelqoes années et finit par succomber à une hydropisie générale. La plaie se guérit fort lentement, la peau et le tissu cellulaire meurent dans une très grande étendue et tombent, la plaie saigne au plus léger attouchement et secrète une sanie aqueuse mêlée de sang décomposé, ses bords sont bleues foncées; seulement à la rémission de la maladie générale les parties mortes tombent et une meilleure suppuration s^étaMît, mais la plaie reste toujours fongueuse; ri la plaie est an pied ou à la main ce n'est pas rare de voûr se nécroser et tomber les os; la cicatrisation se laisse toujours attendre des mois, môme des années entières, la dcalrioe reste bleue et tendre et montre la plus grande disposition de se réouvrir i la plus légère occasion intérieure ou extérieure. Les chevaux et les boeufs offrent les mêmes phénomènes d'après les observations du Dr. Pari et. On observe souvent après cet empoisonneneat connne maladie consécutive un exanthème qui ressemble à la gale et dure trois A quatre semaines; des oedèmes, des tumeurs glanduleuses et des hydropîsies avec une constitutioB faible et cachectique se trouvent souvent comme suites de cet intoxication. Aussi sur les chiens et sur les chevaux qui ont eu cette maladie, on rencontre souvent l'exanthème mentionné qui envahit le corps entier et fait tomber les cheveux CRcngger 1. c p. 299). — Déjà Linné CAmoen. acad. d. II, p. i32) rapporte: y^Ab hoc malo liberati semel quotannis eodem, quo vuinerati fuerunt, tempère, dolores peraentiscunt periodicos (id quod etiam evenit ex punctione Tarantuiar;im).« — CarverCReisenp. 400) rapporte: «Par ces remèdes on peut sauver la vie de celui qui a été mordu par le serpent- à* sonnette,
mais il lui sanrient chaque année un petit accès des mêmes symptômes qui suivirent la morsure. — Kalm, le voyageur instruit et estimable, lié avec les plus grands naturalistes et médecins de l'Amérique de son tems, Bar tram et Golden, dit: 9)11 arrive souvent que ceux dont la vie a été sauvée, perdent pour toute la vie leur teint fraîche, et gardent une couleur jaune livide, et comme marbrée de la peau. D'autres qui ont eu le bonheur d'être guéris, lorsqu'ils se croient d'ailleurs parfaitement rétablis, ils sont cependant pris chaque année, au même tems où ils ont été mordus, ou un peu avant ce tems, de douleurs du corps avec enflure , qu'ils guérissent avec une décoction de senega .... On observe la même chose sur les animaux mordus ; un habitant du New Jersey me raconta que son chien avoit été mordu, il lui donna une décoction de senega et il fut guéri, mais l'année suivante, au même tems où il avoit été mordu, il redevint malade, et fut guéri de la même manière. Quelque tems passé le chien fut mordu de nouveau et aussi guéri; mais l'année suivante au même tems où il avoit été mordu, le chien devint malade de nouveau et tellement enragé qu'il étoit forcé de le tuer<< (Schwed. Abhandl. XY, p. 57). — Schôpf (Reise. I, p. 484) communique le fait suivant: ^jUn pharmacien à Frederictown , le Dr. Fischer, me raconta l'observation suivante qui fut confirmée par tous ceux qui étoient présens; Un paysan^ Jacob Sim, demeurant à 8 lieues de la ville, fut mordu il y a onze ans par un serpent-àsonnette, dans le mois de Juillet. Dès ce moment il est pris chaque année, dans le même mois de Juillet, de fièvre et toute la peau de son corps devient tachetée de bleu et de jaune.<(
Les serpens venimeux paraissent être un grand fléau pour l'homme; mais ils servent à confirmer cette loi générale d'équilibre dans la nature: Les habitans de la Martinique témoins continuels des malheurs que cause la vipère fer -de -lance, concèdent cependant que leur lie seroit probablement ruinée sans cet animal dangereux, parcequ'il détruit une immense quantité de rats. On entrevoit aisément que la même loi s'applique aux insectes venimeux. — Si un scorpion, une araignée etc. piquent un animal supérieur, l'intoxication est plutôt un hasard, le but de son venin est de tuer les animaux desquels ils se nourrissent; la même chose vaut de la morsure des serpens etc. ils n'ont pas reçus le venin pour tuer des hommes, des chevaux etc. mais les écurueils, les souris, les rats etc. dont ils se nourrissent (en concédant que la loi d'équilibre demande aussi la restriction de grands animaux devenant trop nombreux). Si des mites, des cousins, des puces etc. piquent et enveniment de grands animaux le but probable est de se préparer le sang qu'ils sucent et duquel ils se nourrissent.
L'action des venins vue en général nous prouve qu'ils servent â l'entretien de l'espèce, leur but est la conservation des animaux, et l'acte de l'intoxication est le premier acte du procès de l'assimilation. Aussi bien la signification morphologique des organes en général, que le but physiologique de l'acte de l'intoxication le rapprochent nécessairement de l'insalivation. Cette comparaison devient d'autant plus concluante, si l'on se souvient des qualités vénéneuses que la salive des animaux et de l'homme acquiert souvent, par diffé-
renies conditioiis et par des maladies. Enfin, malgré l'opinion contraire des pfcysiologisles grossièrement matérialistes de nos tems, nne comparaison attentive ne peut pas maminer de reconnaître dans tont l'acte de l*in8aliTation une intoxication de la nonrriinre. — Si Ton compare attentivement la compensation physiologique entre les actes chimiqnes et mécaniques qui arrive si souvent dans le procès vital, on reconnaîtra aisément qu*ii n*y a pas de limites fixes entre les animaux venimeux et rapaces, surtout si Ton regarde les épizoaires.
Nous avions différentes fois l'occasion de rappeller les points de ressemblance dans l'action des poisons, des venins, des miasmes et des virus. Cette comparaison peut être poussée plus loin; mais avant tout il nous fiint nne connaissance pins exacte des venins et de leur action; sans vouloir méconnaître les mérites de Redi, Fontana, Rnssel, Paulet, Man* gili, Carminati, Amoreux, Configliachi, Rengger, Breton, Butler etc. Tétat présent de la science demande de nouvelles recherches anatomiques, microscopiques, chimiques et phy-> siologiques, qui peuvent fournir des résultats fort importans.
Dans la classe des Mammifères seulement Féperon de rOmithorfayndius éloil regardé comme organe d'intoxication cependant les observateurs modernes ne veulent pas reconnaître son action venimeuse. Si les plus grands dangers des plaies mordues par quelques animaux ne dépendent pas d'une espèce d'intoxication , me pareil encore une question indécise : Qae la salive des animaux en colère acquiert des qualités vénéneuses est fort probable.
Dans la classe des oiseaux il n'y- a pas d'animal venimeux, cependant les morsnres de quelques oiseaux sont suspectes.
Entre les Batraciens et les Cheloniens il n'y a pas d'animal réputé vémoienx, les sécrétions de la peau de quelques Batraciens sont irritantes. Cela vaut aussi des Sauriens. Les Ophidiens se distinguent par des genres venimeux, é peu près la sixième part des Ophidiens tuent les animaux dont ils se nourrissent par du venin. Dans l'Europe nous possédons seulement quatre espèces du genre Vipera, les deux de l'Allemagne causent asses souvent la mort d'hommes et de grands animaux. Les dernières observations sont de Mr. Bidault de Villiers (Oeuvres posth. p. 521), Wernekink (Abh. d. ftrzlL ges. in Munster. I, p. 84), et Czermak (Verhandl. d. ges. d. Aerzte zu Wien. I, p. 337). Le dernier auteur a aussi des observations microscopiques sur le venin.
Entre les moUusqpes il y en a qui ont des sécrétions irritantes et qui agissent peutêtre sur des animanx en mtoxicant
Les Arachnides sont de préférence des animaux venimeux, la plupart tuent les ani^ nuiux dont ifai se nourrissent par du venin. Les scorpions de l'Europe causent en général aux grands animaux et é l'homme seulement des symptômes locaux, mais il y a des cas où leur piqûre a été awrlelle, peut-être lorsqu'ils ont piqué une veine, quand il fait chaud et lorsqu'ils sont irrités; nuiis la piqûre du scorpio afer, cl de quelques scorpions des Indes est souvent mortelle. ^ La Segestria cellaria cause de petits ulcères gangreneux par sa morsure qui quelquefois est plus dangereuse, des morsures dans la paupière et dans le gland
sont derena mortellds. — La Malmigiiatle (Theridioii 13 gollalam), dans Pltalie, la Sardaigne, la Corse, PEspagne, soavent confondue avec la Tarentule, est une des plus dangereuse de l'Europe, en 1830 et 1833 plusieurs paysans de la Catalogne sont morts après ses morsures 0* — I^ Tarentule, Lycosa Tarantula, cause ordinairement des symptômes locaux qui durent 2 à 4 semaines, mais quelquefois des symptômes généraux surviennent — La morsure du Phalangium araneoides dans la Russie etc. cause de forts symptômes locaux, souvent des symptômes généraux qui ressemblent â l'empoisonnement par les serpens, et quelquefois la mort des hommes, des boeufs, des chameaux etc. Les araignées des pays tropiques sont plus dangereuses, de l'Amérique cela attestent les auteurs depuis Pison jusqu'aux voyageurs de nos jours, de même dans les Indes orientales, le plus souvent ce sont cependant aussi des symptômes locaux qu'elles causent, surtout des ulcères rebelles et gangreneux; mais les cas mortels par ces morsures, surtout chez les enfans sont bien plus firéquens qu'en Europe. Dans le Madagascar il y a une grande araignée venimeuse, la morsure de laquelle et à peu près toujours mortelle; le nègre mordu qu'observa Mr. Leguével de Lacombe CVoyage I, p. 84} avoit peu de symptômes locaux, mais des symptômes nerveux généraux qui augmentèrent tellement qu'il étoit mort avant 24 heures. Les anciens médecins Indiens disent qu'il y a 16 espèces d'araignées venimeuses, les morsures de 8 sont curables, mais celles de 8 autres sont incurables. Us disent que les symptômes sont les mêmes qu'après les morsures des serpens venimeux CWise Hindu System ofMedicine p. 406). — La plupart des Acaridiens contiennent une liqueur irritante, déjà le rouget Cl^eptus autumnalis) dans l'Italie et dans la France est la cause d'un exanthème; l'Ixodes crenatus dans le Brésil cause beaucoup de douleurs. Mais l'animal de cette famille qui a fait le plus de bruit de nos tems, c'est le Rhynchoprion persicum, qui habite la Géorgie et une grande partie de la Perse, surtout la contrée de Miana; le vieux Mandeville en parle déjà, et des récits de Mrs. Kotzebue, Loder, Fischer, Szovits, Ker Porter on sait qu'il cause souvent des ulcères gangreneux qui durent 6 â 8 mois, quelquefois une intoxication générale et une mort soudaine. — Différentes espèces de Scolopendres causent, surtout dans les pays chauds, les mêmes symptômes que les scorpions; ils tuent des insectes par le venin.
Les insectes offrent un grand nombre d'espèces venimeuses. Déjà les puces paraissent posséder une liqueur irritante. Beaucoup de fourmis ont un venin qui cependant chez les
animaux supérieurs cause seulement des symptômes locaux. Le gryllus verrucivorus et d'autres espèces, la gryllotalpa ont un venin qui cause des symptômes locaux. Les cousins si innombrables dans les pays chauds, ont un venin qu^ils laissent tomber dans la plaie qui
>) Raikem Recherchef, obsenrations et ezpériencei sur le tberidion mmnigDelte de Voltem. Bruxellef. 1839. 8.
flinflamine ; si leur nombre n'est pas très grand ils causent seolemenl des symptônes Ioca«x ou une fièvre d'irrilation; mais déjà dans b Hongrie, la Wallachîe des grands aniauiiix meorent qoelquefois en peu de tems après leurs piqûres, el déjà dans T Amérique du Nord il n'est pas rare qu'ils font mourir des brebis nouvellement tondues ') ; dans ces cas des auteurs ont supposé, é ce que je pense avec raison, que ce n'étoit pas seulement lirritatîoa locale, mais l'action de la grande quantité de venin (qui en vérité cause une mort soudaine à d'autres insectes) qui est à accuser, et ces auteurs sont de l'avis que ces insectes sont une des causes des maladies de ces pays. Les abeilles, les guêpes, les frelons etc. agissait de la même manière. — Une intoxication remarquable arrive souvent par des cbenilles: Déjà les anciens vétérinaires (v. plus haut p. LXXIVO et médecins (Galenus, Dioscorides, Paulus Aegineta, Aciuarius etcO connaissoient le poison des nitvonafinatj et les empoisoneurs de l'ancienne Rome s'en servoient, ce sont les chenilles de la Gastropacha pityocampa; beaucoup de chenilles pileuses agissent de la même manière, chez nous on craini surtout la Gastropacha processionea , Scheuchzer (Fliegender zungenkrebs p. 41) rapporte déjà que des hommes et des animaux en étoient morts; il y a une dixaine d'an* nées où ces chenilles fort fréquentes ont causées beaucoup de maladies et des morts da bétail, surtout les cochons en souffrent beaucoup (CoUaine p. 147); Mr. Nicolai qui les a observé de 1828 — 1832 dans la Westfalie, dit: «Si ces chenilles se trouvent dans les pâturages des brebis, des chèvres, des vaches, ou si ces animaux et les chevaux passent seulement les endroits où elles se trouvent, ils deviennent malades, les brebis souffrent surtout d'opbthalmies et de toux violentes ; la même chose arrive aux chèvres et aux vaches qui en outre sont attaqué par des inflammations internes et de tumeurs de toute la peau, les chevaux deviennent si farouches qu'ils fuient au loin et s'ils ont beaucoup de tumeurs de la peau ils tombent quelquefois morts, les ophthalmies sont souvent si violentes qu'elles amènent la cécité; les hommes en souffrent en travaillant dans les forêts de chênes, et surtout les enfans en cueillant des fruits eto., ils ont de violentes ophthalmies, des érysipèles des paupières, des urticaires, de phimoses, inflammations des parties génitales, des biennorrhées, les hommes qui mangent des fruits crûs sous les chênes, et les animaux qui reçoivent les herbes de ces endroits ont des angines etc. (Processionsraupe p. 26). 11 y a long-toms que l'on savoit que les poils de ces chenilles font mal, causent des inflammations et des bulles; mais on savoit aussi que ces chenilles sécrètent une poudre fine^ surtout pour en saupoudrer les nids, les cocons eto. c'est p. e. la matière de laquelle lait mention Mr. Dugès: «certains Cbombyx Neustriae) saupoudrent les cocons d'une matière jaune et pulvérulente, dont on n'a pu encore déterminer la vraie source*^ CPbys. comp. III, p. 81). Mr. Nicolai (1. c. p. 22. 28) a porté un peu plus d'attention sur cette substance, parcequ'il remarqua que c'est le vrai venin de la chenille, il trouva qu'elle est se-
') Aa. med. a. phiL Reg. I, p. 371.
crélée en très grande quantité de la peau aux côtés des grands écussons noirs du dos, ranimai l'expulse â volonté lorsqu'ils est irrité, sous la forme d'une poudre brune qui vu au microscope se montre composée de petites aiguilles, elle ne fait pas de mal sur la peau sèche, mais sur la peau humide elle cause une très vive démangeaison et bientôt après se forment des pustules fort douloureuses. L'observation suivante prouve les suites funestes que peut avoir cette substance: Une femme pansa le vésicatoire de sa fille de dix années avec des feuilles de betteraves de dessus lesquelles elle avoit secoué auparavant une quantité de chenilles; il suivoit une démangeaison insupportable et la gangrène du dos emporta l'enfant en deux jours (Journal compL XVIII, p. 184) 0- Mr. Martens (Italien. Il, p. 40 1 ) parle d'une chenille qui vit sous les toits â Venise et à Padoue et entre souvent les maisons CUthosia griseola) que l'on craint plus que le scorpion à cause de cette action, elle cause des pustules et des ulcères qui durent des semaines, on dit môme que des personnes en sont mortes. Dans les pays tropiques ces chenilles malfaisantes paraissent ôtre encore plus fréquentes (Quandt Suriname p. 222. Schomburgk Reisen p. 330), et dans la nouvelle Hollande se trouve une chenille (B. vulnerans) qui irritée expulse huit faisceaux de petites aiguilles. En général cette substance mérite une plus grande attention.