‹ Recherches et observations pathologiques sur le spinitis, ou inflammation de la moelle épinière, faites à l'Hôtel Dieu de MarseilleChapitre 11 sur 19 · IV · texte numérisé non relu

IV

Recherches sur guelcjues névrosés dépendant du Spinitîs^

II est Jes neVroses qui dépendent de l’inflammaeîon de la moeïïe épinière. Ce point intéressant de doctrine est prouvé par plusieurs faits qui s’accordent avec nos observations.

D'après ce que nous avons dit des fonctions dé ta moelle epinièr^, on sentira aisément que le tétanos , par exemple, peut être produit ^ ' §

par l’iiifiammation de la moelle épinière, quand il n’allaque que ies organes du tronc, et qu’il est sans lésion des lacultés intellec- Inelles. Dans une observation de spinilis, rapportée par Charles Bell, le malade J'ut saisi , le 7*® jour , d’im coup violent reçu sur la partie postérieure du cou et des épaules, de convulsions générales qui furent bientôt remplacées par un tétanos ; mâchoire serrée ; quelques heures après, fort mouvement convulsif de la mâchoire inférieure, qui dura encore cinq minutes; ici les convulsions se propagent et se ûxent à la mâchoire , mais elles ont commencé par affecter le tronc d’une manière générale.

Il est rare que, dans une inflammation de la moelle épinière, il n’y ait des mouvemens convulsifs des extrémités; ils paraissent avoir lieu quand rinflammation est peu vive ou la collection purulente peu considérable. La maladie commence par les convulsions des membres, et finit par la paralysie absolue,

Hoffmann parle d’un homme qui, après avoir reçu un coup sur le sacrum, fut saisi d’une violente affection convulsive, ressemblant presque au tétanos, avec perte de mémoire, prononciation difficile et délire* La douleur se maintint avec beaucoup de violence pendant cinq jours , et revint ensuite, pendant six mois , à des périodes presque régulières.

Burserius rapporte une observation analogue. On en trouve une autre dans les questions de M. Provençal, pour la dispute de la chaire de M. Méjan.

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