MARCHE
Elle est rapide ou lente; lés symptômes , dans le premier cas, se développent et marchent avec une telle violence, qu’ils font périr le plus souvent le sujet du 3 .« au 4 *® jour , tant l’irritation est portée loin ; d’autres fois elle marche avec une lenteur extrême et ttellement insidieuse, qu’on peut méconnaître la maladie dans son début, et
Sy
confondre les premiers symptômes du spinitis avec le lumbago ou avec une affection rhumatismale.
terminaison.
Comme toutes les phlegmasies , l’infiammatLon peut se terminer par résolution, suppuration , épanchement de sérosité , et acquérir plus de consistance ou un ramollissement plus marqué que dans l’état naturel.
La résolution est la terminaison la plus heureuse , mais elle n’est, pas la plus ordinaire. Lorsqu’elle doit s’opérer, ,les symptômes décroissent progressivement du 4.® au 7.® jour ; néanmoins elle peut se prolonger jusqu’au 10.®, 12.® et i4.* jour. M. Reydellet, médecin de Lyon, rapporte une observation très-intéressante d’une demoiselle de 24 ans , sur laquelle il a vu cette terminaison favorable : lorsqu on 1 obtient, elle s’opère ordinairement par une crise qui a lieu par les sueurs , les urines , une hémorrhagie. Si les symptômes se prolongent au-delà du terme ordinaire de la résolution, le malade éprôuve des frissons, des sueurs froides, la douleur cesse tout-àcoup , les traits de la face se décomposent et la mort survient.
Les épanchemens de sérosité se forment du 5 .® au 6.® jour, et présentent à peu près les mêmes symptômes que dans là suppuration. Celle-ci s’opère du 7.® au 9.* jour, elle est annoncée par des frissons, pendant la nuit, des douleurs très-vives se font sentir le long de l’épine du dos, la paralysie des extrémités inférieures : tels sont les .symptômes ordinaires de cette terminaison.
L’inflammation parcourt rarement ses périodes jusqu’à la gangrène; la moelle épinière jouit d’un degré si éminent de sensibilité , que les foyers de la vie sont éteints avant qu’elle soit arrivée à cette période, en sorte que l’on peut dire que l’excitation ou l’inflammation a produit la mort générale , avant que la partie qui en est le centre et le point de départ ait pu mourir elle-même. D’autres fois un état chronique succède à l’inflammation de l’organe rachidien ; les symptômes qui indiquent cette terminaison , si elle en est une , se déduisent de ce qui s’est passé pendant la période d’acuité. La slu-
peur générale, rengourdissement dès membres, leur paralysre , les tremblemens , une blssitude extrême , l’incontinence des urines ^ l’inaptitude à l’acte de la reproduction , un affaissement moral , la perversion de la sensibilité ; enfin , ranéanlissement de plusieurs fonctions , terminent une existence en quelque sorte végétative.