MARCHE
Relativement à la marche, il y a trois espèces d’hystéro-épilepsies bien établies par M. Briquet.
1® L’hystérie et l’épilepsie sont coévales, elles ont débuté en même temps. « Quelquefois la complication existe d’emblée ; les deux maladies » se développent simultanément, et elles continuent à marcher en- » semble. » (Brachet, loc. cit.^ p. 387.)
« Qu’une émotion violente, et surtout une vive frayeur, car c’est « d’après nos observations la cause la plus fréquente, frappe une jeune » fille nerveuse, et dans le paroxysme qui naîtra sous cette influence,
» seront combinés les accidents de l’épilepsie et de l’hystérie. » (Landouzy, loc. cit., p,
Cette espèce peut se montrer sous les cinq formes mentionnées dans le paragraphe précédent.
2“ L’hystérie existait seule d’abord, l’épilepsie n’est survenue que plus tard. Willis, M. Landouzy, M. Briquet, ont chacun vu une fois cette marche de la maladie. Sandras aussi paraît l’avoir observée, car il dit {loc. cit., p. 205) : « 11 arrive assez souvent que des hystéries graves, » ayant tous les caractères de cette maladie, se transforment, lorsque » quelque cause trouble l’organisme, en une sorte d’épilepsie.» Dans cette espèce (obs. Vlll) il peut se présenter trois alternatives :
L’hystérie cesse et fait peu à peu place à l’épilepsie.
L’hystérie persiste et se complique de vertiges ou d’accès isolés.
L’hystérie devient épileptiforme, l’attaque devient attaque-accès.
3® L’épilepsie a paru la première et l’hystérie ne s’est déclarée qu’après (obs. H). « Quand chez une jeune fille atteinte d’épilepsie sur- » viennent des causes morales, telles que le chagrin, les contrariétés, » les peines de cœur, on voit alors apparaître les phénomènes princi- » paux de l’hystérie. » (Briquet, loc. cit., p. 400.) Ici encore trois alternatives peuvent se présenter :