HISTORIQUE
La plupart des anciens médecins ne mentionnent pas la possibilité de la coexistence de l’hystérie avec l’épilepsie chez un môme malade. Sydenham n’en dit pas un mot; il fait seulement la remarque que l’affection hystérique produit quelquefois des convulsions horribles, et qui ressemblent à l’épilepsie.
Cullen, dominé par les idées de son temps sur la nature de l’hystérie, hasarde une comparaison anatomo-pathologique qui satisferait peu de personnes aujourd’hui. « La distension des vaisseaux du cerveau, dit-il, « paraît produire l’épilepsie, et la turgescence du sang dans les vais- » seaux du poumon occasionner l’asthme; en conséquence, on peut par » analogie supposer que la turgescence du sang dans l’utérus produit » les mouvements spasmodiques et convulsifs que l’on remarque dans » l’hystéricismc. » {Elém. de méd. prat ., trad. par Bosquillon, l. II, p. hbl, § 1523.)