‹ Recherches et observations sur l'hystéro-épilepsieChapitre 9 sur 27 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

Sandras regardait celle variété comme assez fréquente. « Les liysté- « ries épileptiformes, dit-il, sont des maladies plus communes qu’on ne » le croit chez les femmes. » {Traité des maladies nerveuses, Sandras et Bourguignon, 1860, l. 1", p. 278.) —Nous avons déjà signalé les deux observations qu’en a données M. Landouzy; en parcourant les thèses et les recueils de publications, on en rencontre plusieurs observations éparses. Dans la thèse de Maisonneuve, on lit sept observations intitulées : Épilepsies hystériques à origine utérine et h symptômes hytériques et épileptiques. Si on y ajoute la seconde çlla troisième de ses observations d'épilepsie liypoctwndriaque et les deux premières de celles qu’il intitule : Épilepsies difficiles à classer, lesquelles sont de véritables hysléro-épilepsies, cela fait un total de onze observations qu’il a presque toutes recueillies à la Salpêtrière.

Dans ce même hospice, M. Beau, en 1833, a rencontré, parmi 273 malades de la division des épileptiques, 22 hystéro-épileptiques; et M. Moreau (de Tours), sur 671 épileptiques, en a trouvé 61, ou un onzième, qui avaient été atteintes d’hystérie confirmée ou d’accidents nerveux de nature hystérique avant de devenir épileptiques. Nous avons tenu à continuer ces recherches statistiques dans les registres de la Salpêtrière, à partir de l’époque où M. Moreau les a laissées : nous avons trouvé que, du 1" janvier 1852 au 1" janvier 1860, détail entré dans l’espace de huit ans 253 épileptiques, 5ù hystéro-épileptiques, et seulement 23 hystériques. En admettant qu’il ait pu se glisser quelques erreurs dans les diagnostics ou dans les relevés, il n’en reste pas moins démontré que l’hystéro-épilepsie n’est pas une forme rare des névroses convulsives.

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