‹ Recherches et observations sur les causes des maladies scrofuleusesChapitre 28 sur 36 · INFLUENCE DES CLIMATS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES CLIMATS

dans les organes , mais surtout dans les poumons, et jettent incessamment les malades dans un état de consomption qui ne laisse bientôt aucun espoir de guérison.

J'ai traité environ une douzaine de nègres dont deux jouissaient d'une certaine aisance ; je n'en ai guéri aucun. Les hommes de couleur présentent des chances un peu moins défavorables : ils ne guérissent point , mais ils acquièrent par le traitement un état de santé comparativement meilleur.

C'est ainsi qu'on explique comment la plupart des animaux exotiques conservés dans nos ménageries périssent , dans un temps très court , tuberculeuxpulmonaires.

B. De [influence des saisons.

En général, la première invasion de la scrofule a lieu dans la saison du printemps , et par la suite les maladies scrofuleuses offrent des recrudescences spontanées à cette époque de l'année.

On voit fréquemment des malades qui sont ophthalmiques compter le nombre des ophthalmies qui les ont affectés par celui des printemps qui se sont écoulés depuis la première fluxion scrofuleuse qu'ils ont eue sur les yeux; d'autres qui portent des tumeurs tuberculeuses , et qui ont remarqué que ces tumeurs présentaient deux sortes de progrès : l'un général , assez lent , qui a lieu toute l'année ; l'autre plus marqué , plus rapide , qui revient à chaque printemps. 11 en est qui sont affectés de scrofule cutanée esthiomène, et dont la mala-

SUR LES MALADIES SCROFULEUSES. 3q3

die s'est étendue sur la peau par de nouvelles plaques de pustules qui sont survenues annuellement au printemps.

J'ai vu des cicatrices peu solides se rouvrir chaque année , plusieurs printemps de suite ; des abcès froids restés fistuleux suppurer beaucoup plus abondamment depuis la fin de l'hiver jusqu'au milieu de l'été; un ulcère tuberculeux sous le menton qui se fermait chaque année, pendant l'hiver, et se rouvrait en été, etc., etc. Les trajets fistuleux de toute espèce laissent écouler une plus grande quantité de pus dans le printemps que dans toute autre saison de l'année. Il en est de même pour toutes les maladie.' scrofuleuses en général : leur marche spontanée redouble d'activité lorsque la nature semble se réveiller après le sommeil de l'hiver.

La recrudescence de ces maladies m'a paru commencer avec l'accroissement des jours ; elle devient plus sensible et plus générale parmi les scrofuleux à mesure que les jours deviennent plus longs. Cette recrudescence , considérée d'une manière générale , offre elle-même un mouvement d'ascension et de décroissement ; elle commence dès les premiers jours de janvier ; elle est à son apogée clans le mois de mars , et elle décroît jusqu'au mois de juin inclusivement. Les neuf-dixièmes des scrofuleux offrent des recrudescences spontanées pendant le cours de cette période semestrielle qui embrasse toute l'époque de l'année pendant laquelle le soleil reste le plus longtemps sur notre horizon.

La recrudescence des maladies scrofuleuses au

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