‹ Recherches Expérimentales & Cliniques sur les Atrophies des Membres dans les Affections Chirurgicales: Système Musculaire et Système OsseuxChapitre 16 sur 57 · COTES · texte numérisé non relu

COTES

—MOPÉTÉ MMS : 54

Du trou nourricier au sommet de la tête :

Coté San ets ee 30

= ODÉTC - 29 Articulation.—Sur la coupe verticale antéro-postérieure de Particulation du genou, on voit une néo-formationl atérale ostéo-cartilagineuse considérable, en longueur et en hauteur. On reconnait cependant la ligne de section du fémur, et, de ce point on trouve, au sommet de la tête, 46 millimètres 1/2 qui répondent à la longueur réelle de l'os. Il reste donc 8 millimètres appartenant à la néo-for-

mation latérale.

Cette masse d'ailleurs, au milieu de laquelle la rotule encore car-

tilagineuse est à peu près englobée, quoique reconnaissable et presque soudée, a bien la forme des condyles. Elle est fibro-cartilagineuse surtout, mais en haut on y trouve du tissu osseux, qui engaine la diaphyse fémorale. On ne voit pas de cartilage de conjugaison. Il y a union lâche entre le fémur et le tibia qui présente les mêmes caractères que l'os de la cuisse ; le tissu fibreux intermédiaire d’ailleurs, n’est pas compact ; il présente des lacunes, rudiments d’une synoviale, que l'exercice ultérieur du membre eut sans

doute développée davantage. La flexion est en effet très limitée. Tibias. — Longueur :

COTES AU 71 mm.

OPEL 56 — Du trou nourricier au sommet de la malléole : COLSISaine RC 46 mm.

SR RAODO TO Rte Le 44 —

Du point probable de section à l’extrémité inférieure : 48 mullimètres.

Péronés. — Longueur :

COtÉTSa IDE. nr, 65 mm.

T— HOpErE Me Ms 54 —

Les trois os opérés, au lieu d’être aplatis comme nous l’avons souvent constaté, dans des cas identiques, ont sensiblement la même forme que du côté sain: comme ils sont plus courts on les dirait plus gros ; mais la mensuration ne révèle pas de différence dans l'épaisseur des diaphyses ; les extrémités saines sont légèrement réduites.

Os coraux. — Longueur :

COTÉES ADEME 49 mm. 1/2 — OPDÉTÉ Et 0 ne à 50 — 1/2

Il n’y a pas de déformation bien nette du bassin ; mais du côté

opéré, l’os coxal paraît un peu plus grêle.

Il semble, au premier abord, qu’à part la perte de substance primitive, opératoire, le développement des os n’a pas été troublé. Mais il faut se rappeler les portions considéra bles des cartilages épiphysaires laissées dans la plaie, et qui

ane

sont devenues le point de départ d’ossifications nouvelles. Celles-ci se sont surajoutées à la diaphyse, de façon à donner, à un examen superficiel, l'illusion de son allongement normal. En jugeant de cette façon, et en faisant la part de ces néo-formations, on voit que dans cette expérience, l'accroissement du membre, fémur et tibia réunis, a, au moins, été entravé de 1/6, 3. — Encore ne pouvons-nous donner ces chiffres qu'avec une certaine réserve, l’appréciation parfaitement exacte, étant dans ce cas, hérissée de difficultés. |

Nous concluerons de ces quatre expériences, au point de vue du système musculaire d’abord:

La résection du genou, pratiquée chez le chat, le chien ou le lapin, pendant la période de croissance, qu'elle soit plus ou moins étendue, produit toujours une atrophie notable des muscles du membre abdominal. Cette atrophie,oseillant entre O0 gr. 30 cent. et 0 gr. 46 cent. par gramme, nous a donné une moyenne de 0 gr. 36 cent. Elle se présente dans les proportions suivantes dans les deux segments du membre, en moyenne :

CUISSE RE EDR JAMES O2 Prédomine-t-elle sur les extenseurs ou les fléchisseurs dans les deux segments ? les chiffres suivants l'indiquent : Atrophie des extenseurs de la cuisse 0 gr. 50 par gram. —- des fléchisseurs — 0 gr. 34 par — Atrophie des extenseurs de la jambe O0 gr. 27 par — — des fléchisseurs — 0 gr. 29 par —

Comme on le voit, il n’y a rien de bien fixe; comme dans les expériences précédentes nous trouvons, avec les résections du genou, où les causes d’atrophie sont complexes

mn ET ne

puisque l'effet de la mutilation se fait sentir sur la cuisse et la jambe, où l’on provoque de l’arthrite et de l’inflammation osseuse, tantôt les extenseurs plus atrophiés, tantôt les fléchisseurs. Nous ferons encore remarquer la façon irrégulière dont sont frappés les divers muscles, sans qu’il nous soit possible d’en découvrir la raison ; si le membre a été immobilisé un certain temps, c'est dans sa totalité et nous ne croyons pas que certains mouvements aient été conservés, pendant que d’autres étaient abolis.

En ce qui concerne le système osseux, cette série d’expériences montre que la résection du genou n’a pas, au point de vue de l’accroissement total du membre, la même importance quand même elle est pratiquée dans des conditions en apparence identique, c’est-à-dire chez des animaux en pleine activité de croissance : tout dépend de l’importance des portions enlevées, et surtout de l’importance physiologique de ces portions.

Mais laissant de côté ces points, sur lesquels nous croyons nous être suffisamment expliqué, nous ferons remarquer que non seulement l’extrémité osseuse enlevée contribue, suivant son importance physiologique, au raccourcissement, mais que la vitalité de tout l’os est troublée. En prenant comme point de repère, malgré le peu de rigueur qu’il offre, le trou nourricier principal, nous avons toujours pu constater que l'extrémité opposée au genou était plus courte. En second lieu, la forme de l'os change. Dans les cas anciens, et pour nous, l’expérience VIT où l’observation à duré six mois et demi, nous semble concluante, le fémur et le tibia s’aplatissent et deviennent moins cylindriques; le tibia, très étroit, très grêle était presque quadrilatère : En même temps son extrémité inférieure, de même que la tête

un, re

et le trochanter fémoraux, étaient moins volumineux que du côté sain.Ceci, d’ailleurs, ressort bien, des pesées qui ont été faites des portions correspondantes des os symétriques.

Les os plus éloignés, l’os iliaque par exemple, perdent de leur longueur et de leur poids. Il en est de même du calcanéum qui est plus court et plus léger. Ces altérations nous paraissent constantes, et quand nous ne les avons pas rencontrées, comme dans l'expérience IX, c’est, croyons-nous, à cause du temps trop court qu'a duré l'observation. .

Dans cette expérience, l’os coxal est un peu plus long et c’est toujours à la même cause que nous l’attribuons : c’est la phase d’allongement atrophique. Nous aurons d'ailleurs à y revenir.

B. — Résections de la hanche.

Nos expériences ont été faites sur des chiens et des chats. Elles ont consisté à enlever,par des procédés divers, la tête du fémur avec le col, ou bien, toute l’extrémité supérieure. Enfin, nous y joindrons une expérience où l’on n’a enlevé que l'épiphyse trochantérienne seule.

ExPÉRIENCE X. — Résection sous-trochantérienne de la hanche gauche.

Chien de deux mois et demi environ.

4 juillet 1880. — On sectionne l’extrémité supérieure du fémur au dessous de son cartilage de conjugaison de sorte que tous les éléments de l’accroissement en hauteur, par l’épiphyse supérieure, ont été enlevés : il n’est resté dans la plaie que des lamelles de cartilage adhérentes aux tendons des fessiers. On a d’ailleurs bien détaché le périoste et la capsule est intacte.

Ce n’est que le 17 juillet, que l'animal commence à se servir de

son membre : la plaie a suppuré.

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