‹ Recherches Expérimentales & Cliniques sur les Atrophies des Membres dans les Affections Chirurgicales: Système Musculaire et Système OsseuxChapitre 17 sur 57 · A TER · texte numérisé non relu

A TER

24 décembre 1880. — Autopsie. Poids total 4.809 gram. Pesée des membres postérieurs désarticulés dans les symphyses sacro-iiaque et pubienne (os et peau).

Cote San. . 0, 9327/gram.

M OBS ER à Nr IN O00 PES Tibias et Péronés. Poids.

Côté Sam Re 2 20 gram.

+ MOPÉTOIMEMS. 0, 2 15 — Hauteur.

COHÉRS AN ER 160 mme?

opéré tu, 14 n1 199 —

L’os, du côté opéré, est manifestement plus grêle, moins épais. Largeur des plateaux du tibia.

Coté ain re 31 mm.

HOPDOI Re re ne 29 — On constate de même, mais sans la mesurer;l’atrophie du péroné.

Fémur et os coxal, Poids.

COLCESAIN NT 40 gram. OP 28 — Fémurs. Loïgueur.

COTE SU NÉ ant = HOpere. Le 0 24 10e — Du trou nourricier principal à la ligne bicondylienne. COLÉRS AIDE N 80 mm.

ÆmOpéré CLR 77 —

L’épiphyse inférieure est portée plus en arrière que du côté sain : la diaphyse est moins épaisse. L’extrémité inférieure mesure transversalement.

CORSA 28 mm.

— opéré + . . . 27 —

Diamètre antéro-postérieur.

(CNE Eine ST, 33 mm. 1/2 — opéré . . . . 31 —

L'extrémité supérieure fendue montre une petite épiphyse tro-

chantérienne ossifiée, de 5 à 6 millimètres de hauteur, séparée du

reste de l’os par un cartilage de conjugaison.

UE

Os coxal. — Manifestement atrophié. Hauteur.

Côtésaimr Mons /014108 re n° — opéré . , ., 107 — Epaisseur de l’ischion.

COtO SD 11 mm.

— OPÉTO cr T — Largeur de l’aile de l'ilium.

Cote sain en. 34 mm.

AMOPOLO D Ne: 30 —

Toutes les saillies sont bien moins marquées qu'à droite.

La portion enlevée mesure : de la ligne de section au sommet du grand trochanter 10 millimètres : du même point au sommet de la tête 12 millimètres : elle comprend l’épiphyse, le cartilage conjugal

et la région juxta-épiphysaire.

Cette expérience présente plusieurs points intéressants :

1° L'arrêt d’accroissement du fémur est peu considérable puisqu'il se réduit à 14 millimètres, sur un os qui en mesure 128, soit le 1/9 de la longueur totale. Cependant, dans ce cas, toutes les sources d’allongement par l’extrémité supérieure avaient été supprimées. Si l’on compare ce résultat à celui qu'on a obtenu dans l'expérience VI, on voit qu’il est bien en rapport avec la loi de M. Ollier. Comme dans les expériences précédentes, on peut aussi constater que l'extrémité inférieure intacte du fémur a subi aussi le contre-coup de la lésion de l'extrémité supérieure.

2° Tout le squelette du membre inférieur a d’ailleurs ressenti cette Influence atrophiante : le tibia par exemple est plus court et moins large, et quant à l’os coxal, si ses dimensions longitudinales sont peu différentes de celles de l'os sain, par contre son volume et les dimensions de l’ilium ont été très sérieusement modifiées. Remarquons à ce propos que l'animal a vécu,plus de 5 mois,après l’opération.

Expérience XI, — Résection de la téte et du col fémoral gauche. — Procédé de la tabatière,

6 juillet 1880. — Chien de chasse de deux mois et demi.

Incision externe sur la hanche; on ne sacrifie aucun muscle. On coupe le grand trochanter obliquement, de façon à ce que le lambeau supérieur adhère aux insertions des fessiers. On relève ce lambeau, on dénude le col de son périoste après avoir ouvert la Capsule, on coupe le ligament rond, etavec lacisaille, on sectionne le col un peu au-dessous du cartilage de conjugaison de la tête. La plaie désinfectée, on suture le lambeau trochantérien au reste du fémur avec du catgut ; puis on suture la plaie cutanée. Suites très simples.

Mort le 24 novembre 1880, avec des vertiges. — L’arrière-train, bien dépouillé de la peau et de la graisse, on constate une atrophie notable du membre opéré. On désarticule les os iliaques et on pèse chaque segment :

Muscles et os réunis.

Coté AN 0 2 0: 5501 Notanr, —AODOTÉ Le ce à a AIO Muscles seuls.

CO SET NT NCA pra.

OPUS ER MEONTOULES Os seuls.

(DS SN ANS MORE MOMENT nt

= Opéro. Ms ee CIll-e/1.

Soit une différence totale de 132 grammes pour les muscles et os

réunis.

Os iliaques. — Hauteur.

Coté San ere ee Le 08 mm.

Le 200 DÉTO PET one sounte atlas. 108 mit

Du côté opéré l'os est plus mince, ses saïllies sont moins mar-

quées, il est plus transparent.

Fémurs. — Hauteur, de la ligne bicondylienne au sommet du trochanter.

COIN AC ML ET Se ODELE Rs aasies LL =

sÉRVO RS

Du trou nourricier principal à la ligne bicondylienne. COS SAR ER NE NA PE CNT SANTE LES VOPDÉTENS RAM GTS ES Le grand trochanter, bien qu’il ait été suturé au reste de la diaphyse s’est déplacé et porté en avant, en même temps qu'il s’inclinait dans le même sens : sur la coupe de cette apophyse on voit nettement le carulage de conjugaison non encore ossifié.

Diamètre transversal des extrémités inférieures.

COS EEE 05 En — opéré. 3; ee 4 +098 Diamètre, au niveau du trou nourricier principal. COS San Re M ELU ET SR TOPÉT OR ITR ET M NT Tibias et péronés. — Poids.

COST ER Caine = N'ODÉTÉ NT UE ETC — Longueur.

CO SIDE ER ESS Nan:

— opéré , . . « . . 136 — Longueur des péronés.

COST AMENER Sim = ODOTO ME Er ce Le CCD — Ces os, du côté opéré, sont manifestement plus grêles, plus droits. Calcanéums. — Longueur.

Côté Sn EP No te = Mopéré LME LEE LES? - Articulation de la hanche. — Le fémur se rattache au cotyle par

une capsule très épaisse qui remplace le col etla tête: elle est composée de forts ligaments qui laissent entre eux de petites lacunes; il n’y a pas, à vrai dire, de grande cavité articulaire, mais des interstices remplis d’une substance épaisse, demi-liquide, ressem-

blant à des bourgeons ramollis.

Nous ferons, à propos de cette expérience, les remarques suivantes :

A ee

1° L'arrêt d’accroissement a été encore peu considérable : ici, en effet, on trouve une différence de 9 millimètres qui représenterait 1/13" de la longueur totale, il faut considérer que, bien qu'ayant été suturé, le grand trochanter s’est incliné en avant et en dedans, ce qui lui a sans doute fait perdre plus de un ou deux millimètres de hauteur ; de plus la section osseuse n’a pas dû être sans influence sur l’ossification de la portion de la diaphyse voisine de son cartilage de conjugaison. Toutefois, il n’est pas moins vrai que l’ablation d’une portion osseuse telle que la tête et le col du fémur, qui ne contribuent en rien à former la distance condylo-trochantérienne a suffi pour amener l’atrophie du fémur entre le trochanter et les condyles.

2° L’atrophie a porté également sur les autres parties du squelette : l’os coxal a été raccourci et diminué dans son volume ; le calcanéum lui-même a subi la même influence. Quant au tibia, il est plus long, mais il n’en est pas moins atrophié, puisque, avec le péroné, il présente avec les os du côté sain un différence du 5 grammes, c’est-à-dire près du quart du poids des os sains : nous nous trouvons encore ici en présence de l'allongement atrophique.

Expérience XII. — Décapitation du fémur gauche.

6 juillet 1880, — Chien de chasse de 5 semaines.

L'animal anesthésié, on fait, dans la région de la hanche gauche, sur sa face externe, une incision dans la direction du col fémoral ; on n’intéresse que les fibres antérieures des fessiers, qu’on sépare: . aucun muscle n’est donc sacrifié. On incise la capsule et on dénude le col de son périoste : on sectionne le ligament rond et on coupe le col du fémur, à son insertion trochantérienne. Pas d’hémorrhagie. Désinfection soignée. Suture de la plaie.

16 octobre 1880, — L'animal est tombé malade depuis quelques

jours : il est craintif, méfiant, semble avoir de la contracture du

membre opéré et marche difficilement, au lieu qu'il courait très bien, et se servait du membre malade comme de l'autre.

On le sacrifie. A la dissection, on trouve les fessiers sensiblement plus pâles à gauche qu’à droite; les pelvi-trochantériens paraissent normaux.

Le fémur opéré ne ballotte pas : il est fixé par une capsule épaisse et dure, surtout en haut. Quand on l’a incisée, on trouve un tissu de granulations, légèrement rosées, qui semblent venir du fond du cotyle. Le grand trochanterest recourbé en crochet. On y constate, à la coupe un cartilage de conjugaison et une épiphyse osseuse.

Bassin. — Le bassin est déformé. La symphyse pubienne est oblique en bas et à gauche. Toute la portion ilio-pubienne du côté malade est moins plane et forme une concavité plus accusée, La portion gauche du détroit supérieur est plus excavée au niveau de la symphyse sacro-iliaque. La symphyse pubienne ne correspond pas au milieu du promontoire ; mais, elle est légèrement reportée à gauche et tombe sur le côté gauche de la vertèbre. En somme, l’ensemble du détroit rappelle l’aspect du bassin oblique ovalaire.

Hauteur des os coxaux.

COTÉES EE ne Sr ROPONO ES RE ee ON — Fémurs. — L'os opéré est sensiblement plus court que l’autre : il

a été cassé et on ne peut pas retrouver le trou nourritier principal, ni juger par conséquent l’atrophie subie par la portion sous-nourricière. Mais l’os est sensiblement plus grêle. Diamètre transversal de l'extrémité inférieure, Côté:sain ns, Wat nt Mme, œr l'OpÉRBR die NE MR MR Ce

Tibias. Longueur.

CORSA EU TE TON MENT EMaE

= MOPENC ren PAR ERA 107 — Poids :

Chiglsain nent enr 4 gram. 75

NO PÉTER es MEME da PRE 4 — 20

Du côté opéré il est manifestement plus grêle

Péronés. — Longueur de la diaphyse.

Cétéremnilse isue, der 6: mm.

PRODOTE et rte: ee he Comme pour les tibias, il y a entre les deux os une différence de

grosseur sensible.

Notons dans ce cas:

1° Arrêt d’accroissement du fémur ;

2° Atrophie de los coxal correspondant et déformation du bassin analogue à ce que nous trouverons ultérieurement dans le bassin coxalgique ;

3° Enfin allongement atrophique du tibia.

Il est intéressant de comparer entre elles l’expérience X d’un côté, et les expériences XI et XIT : il ressort de cette comparaison que la résection incomplète de la tête du fémur, c'est-à-dire celle qui ne supprime que les éléments de laccroissement en hauteur qui correspondent au col fémoral et à la tête, compromet à peu près dans les mêmes lnites le développement de cet os, que la résection totale, sous-trochantérienne, c’est-à-dire celle qui supprime la totalité des matériaux de l'accroissement en longueur par l'extrémité supérieure.

Il était bon de faire une contre épreuve et de rechercher les effets de la résection de l'épiphyse trochantérienne seule. C’est ce qui a été fait dans l’expérience qui suit.

Exrfriexce XIII. — Résection de l’épiphyse trochantérienne gauche.

Le 6 juillet 1880. — Chien Sage, de 5 semaines. — Le fémur mesuré à travers la peau a 9 centimètres. Par une incision externe, sans s.crifier aucun muscle, on met à nu le grand trochanter et on le sectionne, au dessous de son cartilage de conjugaison.

L'animal se remet très vite. Il était très agile, marchait et courait

sans diflic 1lté aucune.

bee

10 janvier 1881, — Autopsie.

Os coxaux.— Atrophie du côté opéré. Saillies moins épaisses.

Longueur plus grande.

Poids:

COHÉTSAINE SI ON AE GA 0) ODÉTO RL 50 Hauteur :

COLÉFSANS RTE RP PET mm ON ODÉTON CR LL —

Le bassin est à peine modifié dans sa forme générale.

Fémur. Poids.

COTE SAR TS AO Ta:

== OPÉTER Ne E Ere ol — Du côté opéré. l’os est manifestement plus grêle, et un peu plus court.

Hauteur :

ACOLÉTS IT 100 mm.

ES MOPOTO LE TEE Cu ETS — Du trou nourricier principal à la ligne bicondylienne : DONS SN à à à © 0 445 6 mm.

= OPÉTÉ I De OS — Largeur de la tête:

COTF SAN ER PUS mm.

= OPEN Dr LS —

Le col fémoral est plus redressé, moins oblique : ilest plus

grêle : l’ensemble de l'os est plus rectiligne.

Tibras et péronés. — Manifestement atrophiés. — Poids. CO San EEE Re 2 pra EMOPOTO Se M RE 20 — Longueur du tibia.

COTÉRS AIN RE SR nl I mm, Me OPOTO es ce OT LAS —

Longueur du péroné.

COTÉ SAN RE EN RE mm.

—AIOPÉrTOES Me NN BI 2 —

ro

Calcanéums et astragales. — Foiïids.

CORRE TR dE 0 2 0 de 6 gram. DO DO PER RS ee. se ul, D 5 —

Mêmes dimensions longitudinales et transversales. On avait pesé comparativement les membres inférieurs, désarticulés dans les symphyses sacro-iliaques, (muscles et os). CORRE CR 0 LL OAO0 M /ETa.

SRODETO NE del os rene ni AN

Nous ferons remarquer le peu d'importance que semble avoir la suppression de l’épiphyse trochantérienne sur le développement du fémur, du moins au point de vue de la longueur de l'os :

Il est bon néanmoins, de considérer qu’outre la différence de 4 millimètre qui existe dans la distance du sommet de la tête à la ligne bicondylienne, l’extrémité sous nourricière de l'os a subi un arrêt d’accroissement de 2 millimêtres 1/2. — A quoi tient donc que dans la mensuration totale de l’os, on ne constate qu’un millimètre de différence alors qu’on en devrait avoir au moins 2 4/2? Uniquement, croyons-nous, à ce fait que le col du fémur, au lieu de former avec l’axe de l’os un angle de 420°, se confond avec lui : il s’est redressé sous l’influence de causes difficiles à expliquer, et qui résident probablement dans les actions des muscles qui, normalement, s’insèrent au grand trochanter.

Ïl n’est pas moins vrai que l’os en totalité a subi une atrophie frappante qui se traduit par une diminution dans joutes ses dimensions et dans son poids (9 grammes de moins que du côté saïn).

Toutefois, nous insisterons sur ce fait, comme la déjà

fait M. Oilier (1), qu’au point de vue de la sustentation et de la marche, l'influence de l’ablation de l'épiphyse trochantérienne est bien peu de chose, mais qu'il est bien loin d’en être de même de la suppression de la portion épiphysaire, d’où procède la tête fémorale.

Notons enfin, latrophie de l’os iliaque, la modification de la forme générale du bassin qui en est la conséquence, et l'allongement atrophique du tibia.

H n’y à pas jusqu'aux os de la patte qui n’aient subi l’influence dénutritive, de cette mutilation, en apparence assez légère.

On a vu déjà que l’atrophie musculaire était toujours considérable après la résection de la hanche. Nous avons trouvé dans l’expérience X, le rapport 0, 36, soit 0 gramme 36 centigrammes par gramme de muscle.

Dans la résection de la tête seulement, nous avons trouvé 0 gr. 27 par gramme. La moyenne de ces deux nombres est 0 gr. 31.

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