INHALATIONS DE CHLOROFORME ET D'ÉTHER
auteurs, qui est incontestable, une agitation consécutive à l’inhalation trachéale ; Dogiel, Holmgreen, Ruther forci et Richardson ont attribué cette agitation à l’influence des vapeurs de chloroforme sur la terminaison des nerfs centripètes à la surface des bronches. M. Picard1 est revenu dernièrement sur ce phénomène et l’attribue à l’action que les anesthésiques exercent sur tous les nerfs sensitifs avant qu’ils en déterminent physiologiquement • la mort. Nous avons observé la période d’excitation, étudiée par M. Picard, après la section des deux pneumogastriques, ce qui démontrerait tout au moins que l’explication proposée à l’étranger n’est pas acceptable.
Il faut bien distinguer entre les effets du chloroforme pénétrant dans le milieu sanguin par la voie pulmonaire, et ceux du chloroforme entrant dans les premières voies respiratoires. Les premiers ont été beaucoup moins étudiés que les seconds ; aussi est-ce sur eux que nous vou - Ions nous arrêter quelque temps. Nous dé-irons surtout comparer à ce point de vue le chloroforme et l’éther.
Pour administrer ces anesthésiques par inhalations trachéales, nous fixons, comme tout le monde, une canule dans la trachée des sujets d’expérience (chiens), et, à un moment donné, nous faisons communiquer cette ca nule avec un grand flacon à deux tubulures. L’air appelé par les inspirations traverse le flacon au fond duquel sont déposés quelques grammes de chloroforme ou d’éther.
Nous jugeons des modifications du coeur à l’aide d’un tracé manométrique de la pression intracarotidienne ;
1 Recherches sur divers problèmes de physiologie animAle. Lyon. iS*ë.