ET 11 EH
dessus clu niveau primitif. Si un süspend les injections d’éther, cet effet peut persister pendant 10 à 15 minutes.
L introduction de nouvelles doses, en même temps qu elle produit l’anesthésie, entraîne une chute graduelle de la pression artérielle. 11 faut excepter de très courtes périodes, qui suivent chaque injection, pendant lesquelles la pression subit une surélévation très fugace.
Si l’éther est injecté à fortes doses et sans addition d’eau, la courbe de la pression s’abaisse constamment, en présentant après l’introduction de chaque dose, de très grandes oscillations. Celles-ci coïncident d’ailleurs avec une vive excitation que les sujets témoignent toujours.
Voici, du reste, des chiffres qui donneront une notion plus précise du phénomène. La pression artérielle chez un mulet est de 0m,137 de mercure; on injecte dans les veines de cet animal 20 centimètres cubes d’éther ; la colonne manométrique décrit plusieurs oscillations dont les niveaux extrêmes sont Üm104 et 0ml44. Le sujet se calme, la pression s’établit à 0mi20, seize minutes après l’injection. On injecte alors 50 centimètres cubes d’éther, en trois doses poussées coup sur coup ; la pression oscille plusieurs fois entre O111 140 et 0,n098; peu à peu, elle arrive à 0m120, où elle se maintient.
Injection de 35 centimètres cubes d’éther; oscillations manométriques entre 0m122 et 0m074. Une minute après cette dernière injection, la pression est à 0m094, mais elle baisse rapidement, et en trois minutes elle arrive à 0m028. L’animal ne tarde pas à succomber. En résumé, on observe dans cette expérience de grandes oscillations de la pression artérielle, mais on remarquera qu au fur et à mesure que le sujet recevait de nouvelles doses d’éther,
les oscillations s’exécutaient entre des chiffres extrêmes de plus en plus faibles (voy. fig. 9 ; 4, 4', 4").
La forme du pouls se modifie aussi profondément. Au début, la pulsation est caractérisée tout simplement par une plus grande brièveté ; le levier inscripteur retombe plus brusquement qu’à l’état normal. Quand la chute de la pression se prononce davantage, le pouls devient polycrote. Et dans l’éthérisation avancée, on observe un catacrotisme très-accusé. Les pulsations sont beaucoup plus faibles et les accidents qu’elles doivent au dicrotisme prennent une si grande importance sur le tracé qu’on les prendrait parfois pour des pulsations supplémen taires (voy. fig. 10; 2).
B. Vitesse. — Si l’on enregistre simultanément le modifications de la pression artérielle et la vitesse de la circulation du sang, on observe sur le tracé de cette dernière les changements suivants :
1° Pendant la première période de l’éthérisation, la rapidité de l’écoulement du sang diminue dans les artères ; les minima des pulsations de vitesse s’élèvent fort peu au-dessus de la ligne du zéro. La vitesse systolique représentée par l’amplitude des oscillations du levier de l’hé— modromographe diminue légèrement, surtout durant les quelques secondes qui suivent l’introduction de l’éther.
2° Dès que la pression artérielle baisse, la vitesse de la circulation augmente constamment. L’aire de la figure comprise entre la ligne du zéro prolongée (0, fig:. 9 ; 2', 2") et la courbe des pulsations s’agrandit 'graduellement, et cette aire, on le sait, est proportionnelle à l’écoulement du sang.
*‘L La pulsation de vitesse ou la courbe que l’ondée san-