‹ Recherches experimentales comparatives sur l'action du chloral, du chloroforme et de l'ether avec applications practiquesChapitre 26 sur 53 · ABAISSEMENT TOTAL DE · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT TOTAL DE

la ;

TEMPÉRATURE

au

BOUT DE

MODE

d’administration

REMARQUES

Chien

Injection

Excitation. Aboiem. plaintifs.

Inhalation

Sommeil difficile.

Caime.

Excitation assez courte, puis sommeil profond.

Etat simplement somnolent.

Un instant, le chien a failli succomber.

Là encore, la cause dominante du refroidissement ne réside pas dans la durée des inhalations ; ainsi, dans l’expérience n° II, on obtenait une diminution de 1°,3 en 15 minutes, tandis qu’on n’obtenait qu’une diminution de 1°,2 en 45 minutes , dans l’expérience n° V.

Si nous comparons les expériences IV et V, nous trouvons une différence de 0°,7 en faveur de l’expérience

n° IV. Cependant elle n’a duré que deux minutes de plus que l’expérience n° V. Mais, nous remarquons que dans l’expérience n" IV , le chien a dormi profondément après avoir présenté une période d’excitation courte, tandis que dans l’expérience n° V , le chien n’a jamais été bien endormi; connue nous avions failli le perdre au début des inhalations, nous nous sommes condamné à le plonger dans un simple état d’ébriété durant lequel ses expirations ont été plaintives et bruyantes.

D'où il suit que dans la chloroformisation le facteur dominant du refroidissement réside dans le calme etl’im mobilité du sujet.

Ici encore nous observons que l’introduction du chloroforme en injection adonné, proportionnellement, l’abaissement de température le plus considérable.

Dans la chloroformisation, peut-être plus que dans l’éthérisation, on note une élévation de quelques dixièmes au début des inhalations.

Duméril et Demarquay ont cru remarquer que le refroidissement est plus considérable pendant l’éthérisation que pendant l’inhalation du chloroforme. Nous n’avons pas fait la même observation. Cela tient à notre avis, au procédé expérimental adopté par nos devanciers. En effet, ils administraient l’anesthésique sans interruption jusqu’à la mort; or, celle-ci arrivait plutôt avec le chloroforme qu’avec l’éther ; par conséquent) la température n’avait pas le temps de se modifier aussi profondément dans le premier cas que dans le second. Du reste, une de leurs expériences vient à l’appui de cette interprétation. Dans un cas où 1 inhalation du chloroforme dura 1 heure 40', l’abaissement total fut de 4", 4/5;

amais ils n’obtinrent un chiffre aussi fort avec l’éther dont les inhalations durèrent au maximum 45 minutes.

Si la différence signalée par Duméril et Demarquay était absolue, le chirurgien pourrait préférer le chloroforme à l’éther, en présence d’un blessé dont il doit ménager la chaleur ; mais nos expériences démontrent que ce choix ne serait logique que s’il s’agissait d’une opération de courte durée.

§ III. Chloral. — Liebreich avait à peine signalé les merveilleux effets du chloral que Demarquay essayait le nouveau médicament sur les animaux et sur l’homme. Dans deux notes qu’il fit insérer dans les Comptes Rendus de l’Académie des sciences1, il nous apprend que le chlo ral injecté sous la peau, à la dose de 20 centigrammes à 1 gr. 20, détermine chez le lapin un abaissement de température de 1/2 à 1°; et, donné par la voie stomacale, à la dose de 2 à 3 grammes chez l’homme, il produit un abaissement très passager de quelques dixièmes de degré2. Richardson, Krishaber et Dieulafoy ont vu, sur le chien et le lapin, la température baisser de 2°, après l’administration de doses médicinales. Troquart a observé une diminution de 3 à 4 degrés chez des chiens qui avaient reçu en plusieurs fois jusqu’à 15 grammes de chloral dans les veines. Après une dose très forte, la température peut baisser de 8 à 9 degrés (Labbé), 10 degrés (Krishaber), et même 11 degrés (Vulpian). Quand le sujet a reçu des doses modérées, la température remonte progressivement vers l’état normal, dit M. Vulpian, au fur et à mesure que les effets de la chloralisation se dissipent.

1 T» LXIX, 2’ semestre, p. GAO.

2 'I'. L\IX, 2" semestre, p. 7üi.

UILORAL

Dans les expériences que nous venons de rapporter, on a omis de signaler le temps qui s’est écoulé entre l’introduction du cliloral et le moment où l’on a pris la tempé rature la plus basse. Nous avons cherché à combler cette lacune, afin de pouvoir mieux comparer les effets du cliloral à ceux du chloroforme et de l’éther.

Voici le résumé de nos expériences :

animaux

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