‹ Recherches experimentales comparatives sur l'action du chloral, du chloroforme et de l'ether avec applications practiquesChapitre 27 sur 53 · ABAISSEMENT TOTAL I>E I.A · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT TOTAL I>E I.A

TEMPÉRATURE

AU

BOUT DE

MODE

d’administhation

REMARQUES

Chien

Injection froide 1

Dose anesthésique.

CO

CO

Injection tiède 2

Presque pas d’excitation.

Bon sommeil.

Injection froide j

Expiration plaintive.

Porte dose de chloral.

Dose faihle.

Expiration plaintive.

Tremblements musculaires.

Tous les animaux indiqués sur ce tableau ont survécu à la chloralisation ; par conséquent ils avaient reçu en injections veineuses des doses hypnotiques ou anesthésiques, mais non toxiques. On ne saurait donc s’étonner de ne pas voir figurer dans la colonne de l’abaissement total de la température des chiffres aussi forts que ceux qui furent relevés par M. Krishaber, M. Labbé et M. Vulpian.

Si faibles qu’ils soient, ces chiffres l’emportent sur ceux de l’éthérisation et de la chlorformisation. Faut-il croire

1 Injection froide signifie injection à la température du laboratoire (I l à lô').

2 Injection t.éde veut dire injection à la température de 36 à 38".

que le ckloral atteint plus gravement la calorification que l’éther et le chloroforme? Il est possible que le chloral jouisse de cette propriété à un plus haut degré que les deux autres anesthésiques; mais jusqu’à présent cette prépondérance ne nous paraît ]^as absolument démontrée. En effet, il faut tenir compte du mode d’administration de l’anesthésique. Nous avons donné le chloral en injections dans les veines ; or, nous avons déjà fait remarquer qu’en administrant le chloroforme et l’éther de la même manière, on obtient une diminution de la température plus considérable qu’en les donnant sous la forme d’inhalations. Dans ces injections intraveineuses, ce n’est pas l’introduction d’une certaine quantité de liquide à une température inférieure à celle de l’économie animale qui détermine le grand abaissement que l’on observe, puisque la colonne thermométrique descend aussi bien quand le liquide est chauffé préalablement à la température du corps. Le fait seul d’introduire dans les vaisseaux une certaine quantité de liquide suffit pour faire baisser la température. Nous avons vérifié expérimentalement cette assertion avec M. Oltramare, en poussant dans les veines de petites injections d’eau froide et d’eau tiède.

Par conséquent, jusqu’à ce que de nouvelles expériences aient mis de côté l’influence de l’injection, nous n’attribuerons pas au chloral une influence frigorifique plus grande qu’au chloroforme et à l’éther. D’ailleurs, sur l’homme, où le chloral est habituellement donné par les voies digestives, on n’observe pas un abaissement de la température aussi grand que chez les animaux, où l’on emploie de préférence la voie veineuse.

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